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  • Les Spartiates affrontent des Ducs en grande forme

    Les Spartiates affrontent des Ducs en grande forme

    Le défi est loin d’être impossible à relever, mais il s’annonce particulièrement de taille. Les Spartiates de Marseille, cinquièmes de Ligue Magnus, s’apprêtent à défier les Ducs d’Angers, troisièmes du championnat, ce mercredi (à 19h), à l’occasion de la 34e journée. Invaincus sur leurs cinq dernières rencontres de Magnus, les Angevins ont connu leur dernière défaite dans cette compétition le 23 décembre, face aux Brûleurs de Loups de Grenoble. « C’est un bon match test avec les play-offs qui se dessinent devant nous », soutient Fabien Colotti, capitaine de la formation phocéenne, conscient que cette équipe angevine peut être un futur adversaire à la suite de la saison régulière. Cette saison, les Marseillais n’ont toujours pas réussi à s’imposer face à eux, malgré trois tentatives où le score s’est révélé serré à chaque fois, dont une confrontation qui s’est prolongé jusqu’aux tirs au but. « C’est justement une source de motivation à nos yeux », glisse l’attaquant international français âgé de 29 ans, persuadé que des « systèmes bien appliqués » et des « efforts collectivement soutenus » peuvent leur offrir leur 20e victoire de la saison. Les Spartiates, qui restent sur une défaite sur la glace des rapaces de Gap, affichent de très bons résultats à domicile. Ils ont notamment été victorieux à six reprises sur leurs neuf dernières journées dans leur Temple.

    Qualification pour les play-offs dans le viseur

    Entre temps, Luc Tardif, l’entraîneur marseillais, a vu trois de ses protégés faire leur valise : le Finlandais Kalle Myllymaa et les Canadiens Alexandre Lavoie et Brett Thompson, casque d’or du groupe phocéen. Avec son demi-frère Jonathan Zwikel, directeur général des Spartiates, ils se sont employés à palier ces départs, avec le recrutement des Finlandais Micke-Max Asten et Julius Valtonen. Avec ces nouveaux éléments, les Marseillais envisagent et visent la qualification pour les play-offs. Elle pourrait arriver plus vite que prévue.

    34e journée de Ligue Magnus

    À 19h, au Palais omnisports
    de Marseille.

  • De l’audace !

    De l’audace !

    Chaque saison est rythmée par des rendez-vous décisifs, ceux qui orientent une campagne européenne vers l’ivresse ou la frustration. Pour l’OM, la réception de Liverpool en Ligue des champions peut en être l’illustration parfaite.

    Sur le plan comptable d’abord. Une qualification dès ce mercredi relève d’un scénario complexe, tant les résultats concomitants à espérer sont multiples. Mais un résultat positif offrirait aux Phocéens la possibilité de garder la main sur leur destin et de s’approcher sérieusement de la qualification, avant l’ultime match à Bruges, le 28 janvier. L’occasion de passer un cap.

    Prestige

    Sportivement, les hommes de Roberto De Zerbi, irréguliers mais portés par une dynamique offensive impressionnante, semblent d’attaque pour défier des joueurs de Liverpool qui traversent une période de doutes. Mais gare à la bête blessée : malgré ses turbulences, le club anglais demeure une machine d’élite, capable de frapper à tout instant. L’OM, qui retrouve un effectif assez large, devra conjuguer les ingrédients nécessaires pour espérer faire douter le club légendaire : intensité, combativité, discipline
    et panache. Le match victorieux face aux Anglais de Newcastle,
    fin novembre, doit servir d’exemple.

    Enfin, le prestige.
    Ces rencontres de gala
    au Vélodrome, qui plus est face à un sextuple vainqueur de l’épreuve, livrent une saveur singulière, une atmosphère enivrante
    qui laisse le champ
    ouvert aux grandes performances. Dans
    un stade plein prêt
    à s’enflammer, avec 3 300 supporters reds, l’affiche fait saliver.

    Alors, sur la pelouse comme dans les tribunes, pas d’appréhension :
    de l’audace !

  • Le RC Toulon retrouve les 8e de finale de la Champions Cup

    Le RC Toulon retrouve les 8e de finale de la Champions Cup

    Ils devaient tout faire pour ne pas repartir du nord-ouest de l’Angleterre avec une défaite, sous peine de voir leur aventure européenne s’arrête précipitamment. Les pensionnaires du Rugby Club Toulonnais ont réussi leur mission samedi soir sur la pelouse de Gloucester, lors de la 4e et dernière journée de poule. Ce troisième succès dans cette compétition leur permet de décrocher leur qualification pour les 8e de finale, où ils sont assurés de recevoir le futur adversaire au stade Mayol.

    « On est très content de la victoire, ça faisait un moment qu’on ne gagnait pas à l’extérieur », reconnaît Andréa Masi, entraîneur de l’attaque varoise. « On a dominé, mais il y a un peu de frustration, parce qu’on a manqué de précision. Pendant la période de Noël, on ne s’est pas trop entraînés, il y a un manque de repères collectifs et de rythme. Mais nos avants ont dominé physiquement, même si on n’est pas encore au top. Ça nous tenait à cœur de gagner à l’extérieur, ça va nous faire du bien pour la confiance. Maintenant, on veut aller le plus loin possible. On veut jouer des gros matches, il faut les vivre pour gagner de l’expérience », poursuit le technicien italien.

    Un plein de confiance

    « C’était un match très dur, c’est toujours difficile ici, contre une équipe qui se bat. Le plus important, c’était de gagner », martèle Lewis Ludlam, le troisième ligne toulonnais, conscient que ce genre de succès rebooste les troupes. « Nous, les avants, on devait donner une bonne plateforme à nos trois-quarts. On doit rester comme ça chaque semaine. On a beaucoup perdu à l’extérieur, là c’était important de gagner, ça donne confiance à l’équipe. L’ambition, c’est les trophées ! On veut en gagner un. On est contents, on a l’occasion de le faire maintenant », ajoute l’international anglais, auteur de l’un des quatre essais inscrits à Gloucester, aux côtés de Mathis Ferté et d’un grand Gaël Dréan. Les Rouge et Noir peuvent désormais se concentrer sur la réception de Montpellier, samedi 24 janvier (à 16h35).

    GLOUCESTER 14 (7)

    TOULON 31 (21)

    4e journée de Champions Cup

    Kingsholm Stadium, à Gloucester

    Arbitre : Eoghan Cross (IRL)

    Gloucester : 2 essais (Clement 31’ ; Williams 68’), 2 transformations (Barton 32’, 69’)

    Toulon : 4 essais (Dréan 9’, 80+1’ ; Ferte 13’ ; Ludlam 37’), 4 transformations (Domon 10’, 14’, 38’, 80+2’)

    GLOUCESTER : Barton – Hathaway, Butler, Atkinson, Cotgreave – Atkinson, Williams (cap.) – Clement, Ludlow, Trenholm – Alemanno, Eite- Laulala, Crane, Bleuler. Remplaçants : Knowles (65’), Ruskin (44’), Knight (44’), Gwynne (64’), Venter (55’), Austin (79’), Byrne (60’), Morris (60’).

    Manager : George Skivington

    TOULON : Domon – Dréan, Brex, Cowie, Ferté – Albornoz, White – Mercer, Ollivon (cap.), Ludlam – Ribbans, Alainu’uese – Sinckler, Baubigny, Gros. Remplaçants : Toevalu (78’), Ametlla (68’), Priso (47’), Javakhia (55’), Abadie (60’), Serin (55’), Garcia (78’), Sinzelle (68’).

    Manager : Pierre Mignoni

  • Rugby – Champions Cup : Gloucester, du jeu et de la jeunesse

    Rugby – Champions Cup : Gloucester, du jeu et de la jeunesse

    Avec 8 défaites en 9 matches de championnat (10 en 12 matches toutes compétitions confondues), et des classements peu flatteurs (9e sur 10 en championnat, 5e de la poule en Champions Cup), Gloucester a connu une première partie de saison compliquée. Le quart de finaliste de Challenge Cup l’année dernière peut ainsi sembler, sur le papier, à la portée du RC Toulon si celui-ci parvient enfin à montrer un autre visage hors de ses bases. Mais les hommes de Pierre Mignoni ne partiront la fleur au fusil : « Ce sera encore un match très dur. C’est une équipe très jeune qui joue énormément et met beaucoup de rythme dans ses matches. Il va falloir bien défendre, ne pas trop leur laisser le ballon non plus car c’est une équipe dangereuse », prévient l’entraîneur varois.

    Kyle Sinckler, qui connaît bien cette équipe pour l’avoir souvent affrontée dans le championnat anglais, est du même avis : « Ils ont beaucoup de talent et de potentiel, surtout derrière. Devant, ils ont de bons joueurs comme Val Rapava-Ruskin. J’ai joué contre lui de nombreuses fois, c’est un très bon joueur de mêlée. C’est une très bonne équipe dans ce secteur. Ils ont probablement été dans le dur sur quelques matches, mais on ne les sous-estime pas, et on leur montre beaucoup de respect. » Il ne faudra pas trop en montrer non plus, car le RCT « n’a pas le choix », comme le rappelle Mathis Ferté : il faut gagner, et par la même occasion, enfin mettre un terme à la mauvaise série à l’extérieur.

  • Champions Cup : le RC Toulon joue son avenir sur le terrain de Gloucester

    Champions Cup : le RC Toulon joue son avenir sur le terrain de Gloucester

    Avant cette 4e et dernière journée de Champions Cup, le RC Toulon n’a que deux certitudes : il ne finira pas dernier, ni premier de la poule. Après avoir manqué le bonus de peu face au Munster, il aurait fallu un improbable match nul non-bonifié entre Bath et Edimbourg pour encore espérer jouer la 1ère place, qui lui aurait offert le luxe, comme l’an dernier, de recevoir en huitième, puis en quart de finale. À défaut, il se contentera largement, en cas de victoire, d’une 2e place qui lui permettrait de débuter les phases finales à Mayol. « On veut se qualifier, c’est un de nos objectifs de début de saison. Il faut le faire. On a notre destin en mains pour la 2e place », annonce Pierre Mignoni. Mais s’il venait à perdre sans prendre de point de bonus, il aurait de fortes chances d’être éliminé et reversé en Challenge Cup (sauf en cas de nul non bonifié entre Castres et le Munster).

    « Pas trop de pression »

    Au-delà des calculs, qui attendront la fin du match, le challenge s’annonce de taille, au vu de l’opposition, mais surtout, et c’en est presque lassant de le répéter, de l’incapacité toulonnaise à performer à l’extérieur depuis quatre mois, et son succès inaugural à Montpellier. « C’est le bon moment pour faire un grand match à l’extérieur. C’est un vrai 16e de finale. À Montpellier, on avait fait un bon match, à Bayonne on n’avait pas été mauvais mais depuis on ne peut pas dire qu’on fait des performances. On retrouve des forces, et gagner peut nous aider pour la suite », veut croire l’entraîneur toulonnais. « On doit gagner et bien gagner. Ce sera une grosse étape pour le reste de la saison », ambitionne Kyle Sinckler, qui prévient quant à l’atmosphère du Kingsholm Staidum de Gloucester « l’un de [ses] stades favoris en Angleterre, avec des supporters très bruyants », ce qui n’est pas un élément à galvauder dans un match à enjeu.

    Pour se préparer au mieux, Pierre Mignoni a misé sur une semaine légère, avec deux entraînements, un plus tranquille mercredi, et un plus intense jeudi. Pour dédramatiser l’événement et l’aborder avec sérénité ? En tout cas, « je n’ai pas senti trop de pression », affirme Mathis Ferté « mais c’est sûr qu’il y en aura car c’est [comme] un match de phase finale, mais plus de l’excitation et de l’envie. Je pense qu’on a tous hâte d’être samedi ». Une rencontre qui ne marquera pas encore les grands débuts du prometteur 2e ligne anglais Junior Kpoku, prêté par le Racing jusqu’à la fin de saison : « Il joue 4 ou 5, peut jouer 7. Il a 21 ans, c’est un jeune encore à développer que je suis depuis un moment. Il a de grandes qualités athlétiques. C’est un renfort de poids, on a mis longtemps à le trouver, on voulait quelqu’un qu’on désirait vraiment, pas prendre un jouer pour prendre un joueur », se réjouit son nouvel entraîneur, qui espère pouvoir l’utiliser samedi prochain face au MHR.

    Repères

    Mignoni rend hommage à Courbis

    Pierre Mignoni a rendu hommage à Rolland Courbis, disparu lundi : « C’était un grand monsieur. Il aimait beaucoup Toulon, le club, le rugby. On était copains, j’ai des souvenirs avec lui. Je le voyais jeune à Toulon, avec le Sporting, au stade Mayol, j’avais beaucoup d’admiration pour lui. J’ai toujours aimé sa philosophie. Ce n’était pas un sensible, et moi j’adorais ça. »

    Sinckler va rester au RCT

    L’entraîneur du RCT a coupé court aux rumeurs renvoyant son pilier en Angleterre l’an prochain : « Il est dragué par la fédération anglaise ? Il n’y a pas de débat, il reste là. »

    Gloucester – Toulon

    4e journée de Champions Cup

    Samedi 17 janvier, 21h

    Kingsholm Stadium, Gloucester

    Arbitre : Eoghan Cross (IRL)

    Gloucester : Bleuler, Crane, Laulala ; Eite, Alemanno ; Trenholm, Ludlow, Clement ; Williamas (c), Atkison ; Cotgreave, Atkinson, Butler, Hathaway ; Barton

    RC Toulon : Gros, Baubigny, Sinckler ; Ribbans, Alainu’uese ; Ludlam, Ollivon, Mercer ; White, Albornoz ; Ferté, Cowie, Brex, Dréan ; Domon

  • Champions Cup : même s’il a raté le bonus, le RC Toulon se satisfait de l’essentiel

    Champions Cup : même s’il a raté le bonus, le RC Toulon se satisfait de l’essentiel

    Dans une poule B de Champions Cup plus qu’indécise à l’abord de cette 3e journée, la donne était simple pour le RCT : il fallait l’emporter à Mayol, face au Munster, pour ne pas se trouver en difficulté avant le déplacement à Gloucester samedi prochain. Si l’essentiel a été assuré, la manière reste à revoir, et la fin de match laisse un sentiment mitigé malgré les motifs de satisfaction.

    Dans un début de rencontre joué sur un faux rythme, les 30 premières minutes toulonnaises pouvaient se résumer en un mot : indigentes, entre imprécisions, indiscipline – offrant à Crowley les 6 premiers points sur pénalité (17e, 32e) – et fautes de main qui auraient pu coûter cher sans un retour salvateur de Dréan sur un ballon perdu dans les 22 mètres irlandais et tapé à suivre par le Munster (23e). Le symbole d’une certaine fébrilité ? « Non, ce n’est pas le bon mot », affirme Pierre Mignoni. « On était dominant, mais on a voulu aller beaucoup trop vite. On est tombé dans ce piège pendant 30 minutes, après on a pu alterner. On a été beaucoup plus entreprenant qu’eux, mais on a fait six en avant en première, c’est beaucoup trop. »

    Maladresses et mauvais choix, à l’image d’une situation de supériorité à 5 mètres de l’en-but mal négociée par Ribbans, qui préférait y aller seul et était sanctionné pour avoir rampé, alors que le Munster évoluait à 14 (38e). Mais heureusement, dans la foulée, Marius Domon, homme du match (1 essai, 2 pénalités, 3 transformations), parvenait à s’infiltrer dans la défense irlandaise pour donner l’avantage au RCT à la pause (7-6, 40e). « Il a prouvé maintes fois son niveau et qu’on avait besoin de lui. Il a été parfait sur sa couverture et au pied », salue Esteban Abadie.

    Une fois n’est pas coutume, les hommes de Mignoni faisaient même fructifier leur supériorité grâce à Ben White (14-6, 44e). Et si le Munster réagissait immédiatement par Nash, qui ramenait l’écart à un point (14-13, 46e), rappelant le RCT à son agaçante propension à flotter après avoir planté, Dréan, sur un superbe par-dessus, ne tardait pas non plus à redonner de l’air aux Rouge et Noir (21-13, 50e). « C’était bien mieux en deuxième. En première, dans les rucks, on consommait trois joueurs, eux n’en consommaient qu’un ou deux, donc ils étaient en surnombre et on n’arrivait pas à casser la ligne. Mais après, on a fait des choses bien meilleures », commente Pierre Mignoni. « On a dû prendre de la profondeur. Ça ne marchait pas forcément mais les espaces étaient là donc il fallait continuer à jouer et en deuxième, ça a plus payé », complète Marius Domon.

    La fin de match laissera un sentiment mitigé. Après avoir sécurisé trois points de plus sur une pénalité de Domon, alors qu’on s’attendait à une pénaltouche pour aller chercher le bonus – « On était à 14, on voulait faire tourner le chronomètre », justifie l’intéressé – les Varois ont vu leurs adversaires fondre sur eux sur un essai d’O’Donoghue (68e), puis leur passer devant quatre minutes plus tard grâce à Farrell (24-25). Mais ils ont vite repris le lead sur une ultime pénalité de Domon (76e). Et auraient même pu glaner le bonus sur une dernière phase durant laquelle ils ont eu plusieurs occasions d’aplatir, en vain.

    Pierre Mignoni : « Je veux rester positif »

    De quoi laisser un goût amer aux supporters, pas tellement partagé par l’entraîneur toulonnais et ses hommes. « Il y a deux ans on avait perdu contre cette équipe, qui était assez similaire. Aujourd’hui on a été bien meilleur, même s’il y a plein de choses à redire. Mais dans cette période difficile, je veux rester positif. On aurait pu prendre le bonus, mais il fallait d’abord gagner. Je ne pense pas que ce point changera beaucoup de choses. On va jouer un vrai 16e de finale à Gloucester », se projette Pierre Mignoni. « On a réussi à rester calme et confiant », plussoie Esteban Abadie. « On a cette force à domicile depuis deux saisons qui fait qu’on est quasiment invaincus. On a du mal à l’avoir l’extérieur, c’est sur ça qu’on doit progresser. » 3e de sa poule, le RCT serait inspiré de faire taire cette rengaine samedi prochain, pour optimiser ses chances de bien figurer dans cette Champions Cup.

    RC Toulon 27 (7)

    Munster 25 (6)

    3e journée de Champions Cup

    Stade Mayol (16 776 spectateurs)

    Points : 3 E Domon (39e), White (45e), Dréan (50e) ; 3 T Domon (39e, 45e, 50e) ; 2 P Domon (65e, 76e) pour le RCT ; 3 E Nash (48e), O’Donoghue (68e), Farrell (72e) ; 2 T Crowley (48e, 72e), 2 P Crowley (17e, 32e) pour le Munster.

    Avertissements : Abadie (58e), Ollivon (68e) pour le RCT ; Beirne (37e), Nankivell (55e) pour le Munster

  • Champions Cup : Un match couperet pour le RC Toulon face au Munster

    Champions Cup : Un match couperet pour le RC Toulon face au Munster

    La nouvelle correction reçue à La Rochelle dimanche dernier (66-0, plus large défaite de l’histoire du club en Top 14 et de la saison) n’a semble-t-il pas laissé trop de traces dans les têtes toulonnaises, tant celle-ci était attendue, au vu du nombre d’absents du jour (19) et du choix de Pierre Mignoni de faire confiance aux jeunes (10 joueurs du centre de formation, dont 3 n’ayant jamais évolué en pro). Mais ce revers n’a tout de même pas laissé indifférent. « Ce n’est pas facile de voir ton équipe en souffrance. En revanche, on était content de l’enthousiasme et que certains aient pu faire leur première. Il y avait cela et un peu de déception, car le club ne peut pas se permettre de prendre des scores comme ça », réagit, entre deux eaux, Teddy Baubigny, laissé au repos dimanche dernier.

    Face au Munster, l’équipe alignée aura une autre allure, malgré une infirmerie toujours bien remplie (16 joueurs sur le flanc) : « C’est un gros match, on a récupéré des forces vives. On aura des joueurs frais qui doivent être prêts pour ce que va proposer le Munster, avec beaucoup de rythme », prévient Pierre Mignoni, qui espère que cette « période difficile » sera utile pour la suite : « Il faut se serrer les coudes, passer entre les gouttes, c’est-à-dire gagner des matches, même de justesse. Le staff médical travaille comme des fous, le docteur ne dort plus tellement il a la pression. L’UBB avait connu ça l’an dernier à la même période et avait fini très fort le championnat. J’espère que ça nous servira. »

    « Plus de calcul à faire »

    Pour retrouver du jus, la Coupe d’Europe peut s’avérer être un bol d’air : « Je suis content d’être dans un club qui la joue à 200%. C’est une compétition incroyable à jouer, avec un niveau de jeu qui se rapproche du niveau international. C’est un vrai test pour faire progresser l’équipe et nous emmener vers le très haut niveau », se réjouit Teddy Baubigny. Mais la pression sera de mise dans une poule indécise, dominée par Bath avec 6 points, devant les cinq autres équipes à 5 points. « Tous les points comptent. C’est très, très serré », résume Pierre Mignoni. « Il n’y a plus de calcul à faire. Si tu n’es pas dans les bonnes dispositions, tu risques de rentrer à la maison plus tôt que prévu », avertit Teddy Baubigny.

    Pour éviter une désillusion, il faudra retrouver un liant moins évident depuis quelques semaines, en raison, certainement, du manque de continuité au sein du groupe : « On espère avoir quelques retours bientôt. Il faut le temps de retrouver notre système. On a un nouvel ouvreur, ça va peut-être redonner du dynamisme à l’équipe, même s’il faudra attendre que Tomas [Albornoz] prenne ses marques. Ça va repartir », veut croire Marius Domon, dont le retour, après sa commotion face à l’USAP, fera aussi le plus grand bien aux Rouge et Noir.

    RC Toulon – Munster

    3e journée de Champions Cup

    Dimanche 11 janvier, 14h

    Stade Mayol, Toulon

    Arbitre : Karl Dickson (ANG)

    RCT : Gros, Baubigny, Sinckler ; Ollivon (c), Ribbans ; Ludlam, Abadie, Mercer ; White, Albornoz ; Ferté, Sinzelle, Brex, Dréan ; Domon

    Munster : Loughman, Barron, Ala’Alatoa ; Edogbo, Wycherley ; Berine (c), O’Donoghue, Coombes ; Casey, Crowley ; O’Connor, Nankivel, Farrell, Nash ; Daly

    Alainu’uese à Bayonne, retour d’Adelaïde ?
    Au club depuis 2018, Brian Alainu’uese jouera à Bayonne la saison prochaine. « C’est un regret, mais il a été honnête, il est venu me voir. J’aime beaucoup le joueur et sa personnalité, c’est un relais dans le vestiaire. Il est amoureux du club, mais il doit aussi gérer sa fin de carrière », explique Pierre Mignoni, qui est revenu sur le cas Thomas Adélaïde, prêté à Coulommiers et annoncé à La Rochelle, qui pourrait revenir garnir la 2e ligne, l’an prochain : « J’ai lu qu’il avait signé ailleurs, c’est faux. On est en discussion avec lui pour savoir si la meilleure solution est qu’il revienne ou qu’il reste en prêt une saison de plus. »
  • Top 14 : Le RCT signe une dernière victoire poussive en 2025 face à l’USAP

    Top 14 : Le RCT signe une dernière victoire poussive en 2025 face à l’USAP

    Dire que les hommes de Pierre Mignoni étaient attendus au tournant après une énième contre-performance à l’extérieur relevait de la lapalissade. Et même si l’USAP, qui sortait de deux victoires lors de ses trois derniers matches (dont la première de la saison en Top 14 contre Clermont la semaine dernière), et montre un autre visage depuis quelques semaines, avait le profil du trouble-fête par excellence, le public de Mayol n’attendait rien d’autre qu’une victoire pour ce dernier match de l’année 2025.

    Le RCT tente d’emblée d’asphyxier l’USAP, mais les Catalans, dans la lignée de leur prestation de samedi dernier face à l’ASM, mettent beaucoup d’énergie pour résister aux coups de butoir des coéquipiers de Charles Ollivon. Il faut attendre 15 minutes pour voir ces derniers récompensés, sur une passe au pied de Garbisi, sauvée in extremis par le revenant Domon, qui sert Ludlam d’une astucieuse chistera pour le premier essai du soir (7-0, 15e).

    Mais en cette période de Noël, fidèles à leur mauvaises habitude, les Rouge et Noir font des cadeaux. Sur une mêlée en leur faveur, la passe de Sinzelle en direction de Garbisi est à contre temps. Une aubaine pour l’USAP, qui ne se fait pas prier pour contrer et égaliser grâce à Granell (7-7, 19e). Puis pour prendre les devants, Reus sanctionnant l’indiscipline de Toulonnais visiblement dans le doute sur pénalité (7-10, 28e). Une illustration parfaite de la récurrente perte de momentum de ses joueurs dénoncée par Pierre Mignoni depuis de longues semaines. Et la conclusion d’un triste premier acte, à la fin duquel ses nombreuses imprécisions, en dépit d’une nette domination, n’ont pas permis au RCT de rentrer aux vestiaires avec l’avantage, mais bien sous la bronca de Mayol.

    Les entrants font la différence

    La pause fait du bien aux Varois, en supériorité suite au carton jaune de Beria avant la mi-temps, qui poursuivent et concluent leur domination grâce à Alainu’uese, fraîchement rentré, sur un maul porté consécutif à une touche (14-10, 46e). Un coaching gagnant qui en appelle un autre. Entré à la place de Domon (suspicion de commotion), Villière signe ses premières minutes de la saison d’un essai qui permet au RCT de respirer (21-10, 49e).

    Mais l’affaire est loin d’être rendue. En dilettante, toujours aussi imprécis dans ses enchaînements, le RCT se met à la faute (62e, 67e), offrant à Reus l’opportunité de ramener les siens à 5 points (21-16). Heureusement, il va s’offrir une fin de match digne de son rang. Alainu’uese signe d’abord le doublé sur un nouveau maul porté (26-16, 76e) pour l’essai du bonus, avant que Tomas Albornoz, malheureux sur ses deux transformations, ne signe son arrivée d’une superbe diagonale à destination de Dréan, auteur de son huitième essai de la saison (31-16, 78e). Sans briller, le RCT signe un sixième succès bonifié en sept matches à Mayol et retrouve le podium, avec son meilleur total de points depuis 10 ans. De quoi faire oublier la manière et conclure 2025 sur une bonne note.

    RCT 31 (7) – USAP 16 (10)

    13e journée de Top 14. Stade Mayol, 16 776 spectateurs.

    Arbitre : Jonathan Dufort

    Points : 5E Ludlam (15e), Alainu’uese (45e), Villière (49e), Alainu’uese (76e), Dréan (78e) ; 3T Domon (15e, 46e), Garbisi (49e) pour le RCT ; 1E Granell (19e) ; 1T Reus (19e) ; 3P Reus (28e, 62e, 67e) pour l’USAP

    Carton jaune : Beria (40e) pour l’USAP

  • Basket : Fos-sur-Mer retrouve le sourire à Marseille

    Basket : Fos-sur-Mer retrouve le sourire à Marseille

    La petite visite à Marseille valait le détour. Les basketteurs de Fos Provence Basket, qui restaient sur trois contre-performances d’affilée en championnat, ont retrouvé le chemin de la victoire face à Saint-Vallier (111-98), samedi soir au Palais des Sports de la cité phocéenne, à l’occasion de la 17e journée de Nationale 1. « C’est une très belle victoire », se réjouit Emmanuel Schmitt, entraîneur de la formation provençale. « On avait déjà à cœur de casser cette série de défaites, surtout face à une équipe qui va sûrement se qualifier pour la poule haute et devant un beau public pour lequel on se devait de montrer un beau spectacle », enchaîne le technicien suisse, conscient que les rencontres des « Marseille Basket Series », dont ce premier acte a fait « sold-out », sont des occasions pour ses joueurs de sortir de leur routine à la Halle du Dr Henri Giuitta. Sous les yeux du récent président et ancien entraîneur des BYers, Rémi Giuitta, les Fosséens ont atteint pour la première fois de la saison la barre des 100 points. Au-delà de l’apport habituel du meneur international bahamien Dominick Bridgewater, l’ailier américain Kareem Thompson a su tirer son épingle du jeu avec ses 30 points. « Il a été agressif beaucoup plus que ses derniers matchs », remarque Emmanuel Schmitt. « C’est un garçon qu’on a choisi pour qu’il amène de l’agressivité, de l’intensité et de la percussion. On attend de lui qu’il prenne davantage ses responsabilités », ajoute-t-il, fier de l’état d’esprit de ses protégés après une première partie du mois de décembre compliquée. « La saison est très longue en Nationale 1, il y a donc forcément des hauts et des bas », souligne l’arrière provençal Tom Dary-Sagnes. « Après, on est au courant qu’on a une cible dans le dos, donc forcément toutes les équipes vont vouloir nous faire déjouer. Mais à nous de rester concentrés, de continuer à travailler sur notre jeu, sur les attitudes et ne jamais se relâcher. Et je pense que si on est dans ce mindset-là, on va être difficile à prendre », poursuit le natif de Lyon, lucide sur la rude concurrence autour de la troisième place au sein de la poule B. Fos-sur-Mer a pour l’instant l’avantage, mais Mulhouse et Berck se rapprochent dans leur rétroviseur.

    FOS-SUR-MER 111 (53) SAINT-VALLIER 98 (46)

    17e journée – Nationale 1

    Au Palais des Sports de Marseille.

    1/4 temps : 30-28, 23-18, 30-27, 28-25. FOS-SUR-MER : Merignat, Bridgewater (25 pts, 2 rebs et 10 pass), Thompson (30 pts, 5 rebs et 2 pass), Dary-Sagnes (11 pts, 3 rebs et 3 pass), Doucouré (13 pts et 2 rebs), Bernaoui (14 pts, 10 rebs et 3 pass), N’Goli, Mendy (9 pts, 6 rebs et 1 pas), Karabi (8 pts, 6 rebs et 2 pass), Bourama (1 pt et 2 rebs). 23 fautes personnelles, dont 2 exclusions (Karabi et Bridgewater).

    Entraîneur : E. Schmitt

    SAINT-VALLIER : Archinard (15 points, 3 rebonds et 4 passes décisives), Hoyaux (7 pts et 6 rebs), Derradji (7 pts, 2 rebs et 7 pass), Sidibe (4 pts et 5 rebs), Thimon (3 pts, 1 reb et 1 pas), Jogminas (21 pts, 6 rebs et 3 pass), Rasolonjatovo (16 pts, 3 rebs et 6 pass), Bosc (2 rebs et 2 pass), Houblon, Yao-Delon (20 pts, 1 reb et 2 pass), Neree (5 pts et 1 reb). 32 fautes personnelles, dont 3 exclusions (Yao-Delon, Bosc et Hoyaux). Entraîneur : A. Casimiri

  • Un double test pour le RC Toulon sur le terrain de l’Union Bordeaux-Bègles

    Un double test pour le RC Toulon sur le terrain de l’Union Bordeaux-Bègles

    C’est une rengaine depuis de longues semaines : souvent solide, presque inébranlable, voire brillant à Mayol, le RC Toulon l’est beaucoup moins hors de ses bases. Au-delà du score, qui n’a jamais été à son avantage depuis le début de saison, hormis lors du match inaugural à Montpellier (17-27), c’est le contenu, aussi irrégulier que frustrant, qui interpelle, donnant l’impression répétée d’une équipe aux deux visages, capable de bien démarrer ses rencontres avant de s’écrouler, comme il y a deux semaines, à Édimbourg.

    Cet aspect a donc été au cœur de la préparation du déplacement sur le terrain de l’Union Bordeaux-Bègles (UBB), concurrent direct au top 2 qui reste sur une défaite à Chaban-Delmas face à Pau (33-34), il y a un mois. « On en a parlé avec les joueurs, pour identifier à quel moment, pourquoi », livre Pierre Mignoni, qui décèle un problème d’état d’esprit : « Quand tu loupes quelque chose, il faut repartir pour en faire du positif. Il nous arrive d’être trop négatifs et de ne pas réussir à basculer. L’adversaire met beaucoup de pression, tu ne trouves pas de solutions, tu t’énerves, tu commences à perdre le momentum. Il faut déjà retrouver les bons gestes techniques, prendre les bonnes décisions et avoir la bonne attitude. Si tu as déjà ces trois éléments-là, ça va t’aider à retrouver le fil. »

    Communication et jeunesse

    Pour l’entraîneur varois, l’une des clés réside dans « la communication. Ils doivent s’aider beaucoup plus, pas que le 9 et le 10, qui ont un rôle essentiel dans ces moments-là. Mais il y a des joueurs à côté qu’on ne voit pas qui ont un rôle primordial ». Un travail renforcé « depuis 15 jours, et on a montré de choses très positives contre Bath », mais que le staff mène depuis plusieurs saisons : « Je vois la différence en trois ans. Aujourd’hui, les garçons sont beaucoup plus dans l’échange. C’est un cheminement à mettre en place. Mais sur le terrain, on doit encore progresser sur ça. Le rugby est beaucoup plus simple comme ça. Des fois, on l’oublie, ou on ne le fait pas bien et on laisse des joueurs à des postes clés », déplore Pierre Mignoni.

    Autre facteur de développement, la jeunesse, avec plusieurs joueurs (Ametlla, Sorhaindo, Toevalu…) présents dans le groupe et qui auront un rôle à jouer au vu des nombreux blessés, auxquels se sont ajoutés Gros et Lucchesi, respectivement out pour 6 et 3 semaines : « On les prépare. C’est un peu tôt pour les aligner parfois, mais on est contraint par les blessures. On essaye de ne pas les mettre en même temps, mais dimanche, on va devoir en aligner plusieurs. On en a lancé quelques-uns, il va y en avoir d’autres, donc c’est bien », se satisfait l’entraîneur, en espérant que le péril jeune soit (enfin) fontaine de jouvence.

    REPERES

    Garbisi parti pour rester ?

    Contrairement à ce qu’annonçait la presse italienne ces dernières semaines, Paolo Garbisi devrait rester au RCT : « On a libéré Enzo (Hervé), et Paolo ne sera pas là pendant le tournoi des VI Nations. Quand tu perds deux joueurs au même poste, comme on l’a vu avec Marius (Dolmon) et Melvyn (Jaminet), c’est compliqué », explique Pierre Mignoni pour justifier l’arrivée dans les prochains jours de l’ouvreur argentin Tomas Albornoz. « Ca ne condamne ni Matéo (Garcia), ni Paolo, annoncé partant alors que ce n’est pas vrai du tout, en tout cas pas que je sache », affirme l’entraîneur toulonnais.

    UBB –RC Toulon

    12e journée de Top 14

    Dimanche 21 décembre, 21h

    Stade Chaban-Delmas, Bordeaux

    Arbitre : Adrien Marbot

    UBB (probable) : Perchaud, Lamothe, Sadie ; Gray, Coleman ; Woki, Vergnes-Taillefer, Matiu ; Lucu (c), Jalibert, ; Bielle-Biarrey, Moefana, Depoortere, Penaud ; Buros.

    RC Toulon (probable) : Priso, Baubigny, Sinckler ; Rebbadj, Alainu’uese ; Querre-Karaba, Abadie, Ollivon (c) ; Serin, Garcia ; Tuicuvu, Smaïli, Brex, Dréan ; Ferté.