Tag: Marseille

  • Fête des écoles dimanche 31 mai au parc Borély, 90 000 minots et agents de la Ville mis à l’honneur

    Fête des écoles dimanche 31 mai au parc Borély, 90 000 minots et agents de la Ville mis à l’honneur

    Ouverte à toutes et tous de 10h à 18h au parc Borély (Marseille 8e), cette fête « sera une grande rencontre populaire autour de l’enfance et de l’éducation », annonce la Ville. « Elle donnera à voir une ville à hauteur d’enfants, pensée pour leur permettre de s’épanouir, de grandir et de devenir de jeunes citoyennes et citoyens. »

  • [Sénatoriales] Dans les Bouches-du Rhône, des unions mises à l’épreuve

    [Sénatoriales] Dans les Bouches-du Rhône, des unions mises à l’épreuve

    « Cette fois, le scrutin se prête moins aux manœuvres qu’en 2020 », sourit-on dans les états-majors. À quatre mois des sénatoriales, les candidats multiplient les visites sur le terrain à la rencontre des élus du territoire, et de ces 3 600 grands électeurs du département des Bouches-du-Rhône qui auront à élire huit sénateurs, le 27 septembre prochain, alors que les regards se tournent déjà vers la présidentielle. Six ans en arrière, chaque camp était parti divisé. L’union de la gauche faisait face aux guérinistes, les Républicains et Renaissance faisaient bande à part. Mais le contexte politique a drastiquement changé, et les lignes de force ont bougé sur le territoire : en retrait dans le département, la gauche peut compter sur sa progression à Marseille, qui pèse pour un tiers des voix, tout comme l’extrême droite qui a aussi mis la main sur plusieurs municipalités.

    Reste à savoir si cette progression, moins importante que ce qu’escomptait le camp lepéniste, suffira à ouvrir les portes du palais du Luxembourg au RN. « Nous espérons bien faire deux sièges », avance son délégué départemental Franck Allisio, quand bien même il ne comptabilise que 400 grands électeurs dans son camp. Ce qui n’assure qu’une seule place au Sénat. « Systématiquement, les listes RN ont dépassé le nombre de grands électeurs du RN », argumente-t-il. Le parti d’extrême droite a ainsi misé sur une tête de liste confiée à une transfuge de la droite, la vice-présidente du conseil départemental Marie-Pierre Callet, pour grappiller ces voix (notre édition du 19/05). Un choix dans lequel beaucoup voient la main du vice-président du RN Sébastien Chenu, et dont s’est désolidarisé le député Romain Baubry. Mais il faudra composer avec une autre liste à l’extrême droite emmenée par le sénateur (ex-RN) Stéphane Ravier, qui risque de diviser les voix et coûter un deuxième siège. « Ça a toujours été convenu comme ça », assure Franck Allisio pour écarter tout soupçon de trahison après l’accord des municipales. Au-delà de ses proches élus à Marseille, le sénateur sortant avait déjà grappillé plus de 200 voix hors de son camp lors du dernier scrutin. De quoi réduire les marges de manœuvre à droite.

    Celle-ci compte pourtant bien réaliser « 3,75 sièges », calculait Renaud Muselier. « Il y a un rapport de force très majoritairement à droite », souligne la très droitière sénatrice LR sortante Valérie Boyer. Candidate à sa réélection en attendant la commission d’investiture de son parti début juin, elle assume l’union avec le président (Ren.) de Région, qui s’est déclaré début avril pour conduire une liste d’union. « Je prêche pour l’entente, c’est dans l’intérêt commun », défend aussi Valérie Boyer, en assumant qu’« une liste, ça représente des courants divers ». Mais tandis que la sénatrice UDI Brigitte Devesa annonçait ne pas vouloir descendre sous la quatrième place, elle avertit : « Le courant centriste est très faible. C’est bien d’avoir des grandes ambitions, mais il faut faire des sièges. » « Il n’y a aucune décision prise, Renaud Muselier avance et travaille avec Gérard Larcher et les élus locaux », explique son directeur de cabinet Romain Simmarano. Avec l’annonce vendredi du retrait de la course de la ministre déléguée Sabrina Roubache, officiellement pour se concentrer sur son action gouvernementale (notre édition du 23/05), « le jeu s’éclaircit un peu » estime-t-il.

    L’éclaircissement ne devrait pas tarder à gauche aussi. « L’idée, c’est d’avoir une union la plus large possible, dans la mouture de ce qui s’est fait la dernière fois », avance-t-on dans l’entourage du maire de Marseille. « Nous avons décidé de partir sur une liste commune, avec la même configuration et les mêmes candidats qu’en 2020 », complète le sénateur (EELV) Guy Benarroche. Les communistes doivent ainsi avaliser leur stratégie cette semaine, Marie-Arlette Carlotti tient la corde au PS. Mais chez les écologistes, ils sont quatre candidats face au sénateur sortant, dont l’adjoint des 2-3 Thomas Laffare et l’ancienne responsable de la tutelle des Écologistes Paca, Samia Lakehal. Élue suite à la condamnation de Jean-Noël Guérini qui avait conduit sa propre liste en 2020, Mireille Jouve (DVG) a de son côté entamé une tournée des élus du territoire. Au risque de diviser les voix à gauche, alors qu’à la tête de la municipalité marseillaise un veto est mis contre sa présence sur une liste d’union.

    Le 27 septembre prochain, quelque 63 départements – dont les six départements de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur – auront à renouveler 178 sièges au Sénat, la moitié de l’hémicycle. Au total, 87 000 grands électeurs devront élire leurs représentants, au nombre de 22 dans la région : un dans les Alpes-de-Haute-Provence ainsi que dans les Hautes-Alpes, élu au scrutin majoritaire, trois en Vaucluse, quatre dans le Var, cinq dans les Alpes-Maritimes et huit dans les Bouches-du-Rhône, élus au scrutin proportionnel. Un vote obligatoire, sous peine d’une amende de 100 euros. Première étape, les conseils municipaux éliront leurs délégués le 5 juin prochain, représentant seulement une partie des élus dans les communes de moins de 9 000 habitants, l’ensemble du conseil jusqu’à 30 000 habitants, et des citoyens supplémentaires au-delà, auxquels s’ajoutent les élus départementaux, régionaux et les parlementaires. Les listes devront être déposées du 7 au 11 septembre, avant le vote du 27 septembre.

  • L’âge d’or de la musique arabe revit à Marseille

    L’âge d’or de la musique arabe revit à Marseille

    « Du plus loin que je m’en souvienne, c’est Fairouz qui m’a donné envie de chanter », confiait il y a deux ans, à La Marseillaise, Hind Chraïbi, qui écumait alors les scènes de la région avec un projet reprenant l’œuvre de la diva libanaise. C’est lors de l’un de ces concerts que cette Casablancaise installée à Aix rencontre le joueur tunisien de oud, Oussama Bounawass, avec lequel elle décide de former le Zaman Trio, complété par le percussionniste Nicolas Derolin, qui se produit vendredi 29 mai à Archipel 49 – Maison du Chant à Marseille.

    De Oum Kalthoum à Warda

    Mais cette fois-ci, outre Fairouz, le répertoire du Zaman Trio s’étend à « l’âge d’or de la musique arabe ». Et ce, pour un « voyage entre nostalgie, émotion et héritage culturel », indiquent les trois compères. « Je veux partager ma culture musicale et mettre en avant la beauté et la richesse du chant arabe, souvent méconnu du public occidental », espère Hind Chraïbi qui déploiera entre autres sa voix sur différents medleys, l’un d’eux étant dédié au chanteur égyptien Mohammed Abdel Wahab. L’une des escales d’un « voyage dans le temps » qui rendra également hommage à « l’Astre d’Orient », Oum Kalthoum, au virtuose du oud syro-égyptien Farid El Atrache, ou encore à la chanteuse algérienne Warda.

    Vendredi 29 mai à 20h30

    49, rue Chape Marseille 4e

    www.archipel49.fr

  • 12 444 observations lors du « City Nature Challenge »

    12 444 observations lors du « City Nature Challenge »

    « Pour la troisième année consécutive, les Marseillaises et les Marseillais ont relevé le défi en dépassant cette fois les objectifs fixés et en faisant de Marseille la première ville de France métropolitaine du City Nature Challenge », se félicite la mairie dans un communiqué. Avec 12 444 observations recensées, Marseille se classe deuxième après la Guyane et dépasse largement son objectif initial de 10 000 observations.

    Deux nouvelles espèces de Gobies

    « Cette performance permet à la Ville d’intégrer pour la première fois le Top 100 mondial sur 754 territoires participants, en se hissant à la 52e place, mais également de devenir la 1ère ville de France métropolitaine de ce défi pour la deuxième année », souligne la Ville. Parmi les surprises de cette édition, deux espèces de gobies ont été observées pour la première fois dans les eaux marseillaises : le Gobie de Lesueur (Lesueurigobius suerii) et le Gobie de Massutí (Buenia massutii).

    Les observations ont couvert une grande diversité de milieux, des rues urbaines jusqu’aux espaces naturels protégés, en passant par le littoral. « Cette approche globale permet une meilleure connaissance de notre biodiversité ordinaire et remarquable, au service de la recherche et de la préservation », souligne la mairie.

  • L’alerte des avocats face au Pacte sur l’asile

    L’alerte des avocats face au Pacte sur l’asile

    « Nous sommes sur un flou et une impréparation totale, et ce qui nous inquiète encore plus, un nombre important de personnes seront privées de liberté », alerte Me Morgane Belotti, membre du bureau du Syndicat des avocats de France (SAF) à Marseille. Après trois jours de formation dans la cité phocéenne, le syndicat se mobilise face à l’entrée en vigueur, le 12 juin, du Nouveau pacte européen sur la migration et l’asile. Prévue depuis deux ans, sa retranscription dans le droit national, susceptible de modifier jusqu’à 40% du Code du droit des étrangers, risque de se faire sans le moindre débat au Parlement. « Le gouvernement a sollicité l’autorisation de passer par voie d’ordonnances parce qu’il sait qu’il n’a pas la majorité nécessaire pour faire passer une nouvelle loi », déplore Me Morgane Belotti, s’alarmant de voir que « rien n’a été fait pour préparer les conséquences de ce pacte ».

    Celui-ci prévoit en effet de filtrer les exilés aux frontières pour examiner leur demande d’asile, avec la possibilité de garder « à disposition des autorités » les demandeurs pour une durée pouvant aller jusqu’à 12 semaines. En clair : de les maintenir en rétention ou assignés à résidence le temps de l’instruction de leur dossier. « C’est une nouvelle maltraitance des demandeurs d’asile », pointe la responsable du SAF face à cette privation de liberté, dont le cadre n’est pas encore défini à deux semaines de son entrée en vigueur, que ce soit pour l’accompagnement par un avocat ou le contrôle du juge des libertés et de la détention. Si Roissy est la principale zone d’arrivée, Marseille est aussi concernée avec des zones d’attente à l’aéroport et au port. « En zone d’attente, il y a un état de délabrement psychique des personnes très inquiétant, cet allongement amènera à une mise en danger de ces personnes », souligne Me Morgane Belloti. En 2024, une personne s’était suicidée dans la zone d’attente de Marseille.

  • Léna, une enfance fracassée en quête d’émancipation

    Léna, une enfance fracassée en quête d’émancipation

    « Comment se construire quand sa vie commence par un infanticide manqué ? » La question traverse chaque page de Léna, le roman coécrit par l’actrice aixoise Mylène Jampanoï et le réalisateur marseillais Samuel Massilia. Un récit sombre et sensible, porté par une héroïne cabossée qui tente de se frayer un chemin vers elle-même dans la France des années 1990.

    « C’est une enfant, puis une adolescente, qui n’accède jamais vraiment à l’âge adulte », précise Mylène Jampanoï. Elle a imaginé cette histoire il y a une dizaine d’années, alors qu’elle était pensionnaire à la Fémis, l’École nationale supérieure des métiers de l’image et du son, à Paris. « Cette jeune fille cherche sa voie, même si elle n’a pas les mots pour s’exprimer ou pour fuir les milieux qui lui semblent menaçants. Elle cherche sa liberté tout en étant constamment contrainte », poursuit-elle. Marquée dès l’enfance par une tentative d’infanticide, Léna développe un instinct de survie presque viscéral. Elle tente de se construire dans un environnement hostile, tout en cherchant sa propre identité, entre la précarité de sa vie avec sa mère à Aix-en-Provence et le dandysme parisien auquel elle aspire pour s’élever.

    Un roman féministe, engagé et pas manichéen

    Pour ses auteurs, Léna refuse les oppositions simplistes. « Le livre n’est pas binaire. Ce n’est pas elle contre le reste du monde. Elle n’est pas seule non plus », insiste Mylène Jampanoï. Le roman pose aussi le regard sur une époque, les années 1990, « où l’on voyait des adolescentes traverser des situations extrêmement gênantes ou violentes que l’on ne tolérerait plus aujourd’hui ». Très attachée à la féminité de son personnage, l’autrice explore les contradictions de Léna, ses fragilités autant que sa force.

    À cette écriture intime
    répond l’approche plus cinématographique de Samuel Massilia. Journaliste, réalisateur et scénariste, il apporte une attention particulière à la psychologie du personnage et à la question du déterminisme social. « Quand on lit le livre, on comprend d’où elle vient, notamment à travers ses origines vietnamiennes », explique-t-il. « Quand on est issu de l’immigration, il existe parfois une forme d’injonction à effacer son passé, à ne pas regarder d’où l’on vient. La société préfère parfois gommer ces héritages plutôt que les comprendre. » Mais Léna refuse cet effacement. Au fil des rencontres -tantôt lumineuses, tantôt destructrices-, elle tente de se réapproprier son histoire pour construire son propre avenir. Une quête d’émancipation, cœur battant du roman né de la collaboration entre Mylène Jampanoï et Samuel Massilia, entamée il y a quatre ans et pensée pour une adaptation au cinéma dans un avenir proche.

    Une soirée pour « célébrer ce livre » est prévue le jeudi 28 mai
    à partir de 18h à la librairie – galerie Rupture Art & Books à la cité radieuse le Corbusier,
    dans le 9
    e arrondissement

  • [Exclusif] Pollution aux Riaux : l’État savait depuis un an

    [Exclusif] Pollution aux Riaux : l’État savait depuis un an

    Pour la mairie de secteur, l’alerte est tombée inopinément à la fin du mois d’avril, lorsque l’Agence régionale de santé (ARS) a demandé à publier sur son site internet un message pour informer les habitants des risques de pollution. « Dans le cadre de la mise en sécurité du site de la société Recylex, en liquidation judiciaire, une pollution aux dioxines et furanes a récemment été découverte sur le terrain », expliquent l’ARS et la préfecture dans une communication conjointe à destination des riverains. Et d’annoncer la réalisation de prélèvements dans le voisinage de ces 80 hectares de friches situées sur les hauteurs des Riaux, dans le 16e arrondissement de Marseille.

    « Cela a créé un petit affolement pour l’école de l’Estaque », reconnaît le maire (PCF) du secteur, Jean-Marc Coppola, même si finalement l’établissement n’est pas dans le périmètre des prélèvements préconisés. Certes, la pollution n’est pas un sujet nouveau pour les riverains de ces sites industriels exploités en continu de 1883 à 2001 pour produire sulfate de soude puis plomb avant de traiter les minerais de cobalt et aurifères. L’alerte avait ainsi été déjà donnée aux habitants sur la présence de plomb et d’arsenic. « Ceux qui ont connu l’exploitation des usines ont déjà eu des analyses il y a quinze ans, explique Jean-Marc Donjon, le président du comité d’intérêt de quartier (CIQ) des Riaux. Mais les nouveaux Estaquéens découvrent le sujet. Ils ont été surpris de cette communication abrupte de l’ARS. »

    Un chantier jusqu’en 2027

    Les analyses qui ont décelé la présence de ces nouveaux polluants avaient pourtant été réalisées en novembre 2024, et leurs résultats transmis à la Direction régionale de l’environnement (Dreal) début 2025. C’est une expertise rendue en novembre 2023 suite à la liquidation en 2021 de l’entreprise propriétaire du site Recylex (ex-Metaleurop) qui a sonné l’alerte. Au moment de recenser les travaux de dépollution restant à réaliser, elle relevait qu’il n’existait aucune donnée concernant les concentrations en dioxines et furanes dans les sols. Classés parmi la « sale douzaine » des polluants organiques persistants, ces composés chimiques peuvent endommager le système immunitaire et provoquer des cancers, explique l’Organisation mondiale de la santé. Et les services de l’État, dès 2008, avaient exigé de Recylex que ces analyses soient effectuées. « Les investigations, réalisées en novembre 2024, ont permis de mettre en évidence des concentrations significatives de dioxines et furanes sur l’ensemble de l’emprise investiguée, relate le rapport d’une inspection réalisée le 20 juin. Au vu de l’historique de la zone et de la présence d’une zone résidentielle à proximité du site, il est fort probable que de tels polluants soient présents aux abords. » Un an et demi après, l’ARS recommande aux habitants de se laver soigneusement les mains après avoir joué ou travaillé en extérieur, de passer la serpillière plutôt que le balai, d’éviter de consommer œufs, fruits et légumes du jardin.

    « Il faut qu’on dissipe le caractère anxiogène du message pour ceux qui le découvrent », rassure Jean-Marc Coppola, qui a réuni ARS et préfecture après avoir été informé. Une rencontre qui a débouché sur l’organisation d’une réunion publique d’information ce jeudi au centre municipal d’animation Estaque-Riaux afin de faciliter le travail de prélèvements auprès des habitants. Et connaître, enfin, les conséquences de cette pollution, alors que la mise en sécurité du site, initialement prévue pour 2002 avec une enveloppe de 40 millions d’euros, reste encore inachevée. Poussant la préfecture le 9 septembre dernier à mettre en demeure le liquidateur judiciaire, en lui ordonnant de finir les travaux d’ici au 30 octobre 2027.

  • Une décision de justice cruciale pour la posidonie

    Une décision de justice cruciale pour la posidonie

    France nature environnement (FNE), partie civile dans l’affaire, s’était félicité de la décision du tribunal maritime de Marseille, le 22 novembre 2024 qui avait créé une jurisprudence, reconnaissant le préjudice écologique porté aux herbiers de posidonie causé par les ancrages illégaux. Deux capitaines de yachts, hongrois et turc, le Take Off et My Falcon, avaient mouillé dans des zones interdites par arrêtés du préfet maritime de la Méditerranée et avaient été condamnés à verser respectivement 86 537 euros et 22 423 euros.

    « Une dizaine d’affaires de ce type ont été audiencées » en première instance devant ce même tribunal mais cinq capitaines ont fait appel explique Judith Sébert, juriste à FNE. Deux premières affaires arrivent ce mardi 26 mai en cour d’appel d’Aix-en-Provence. L’une concerne le capitaine du Belongers, un grand yacht d’environ 50 mètres qui avait écopé de 15 000 euros d’amende à Villefranche-sur-Mer pour avoir fait fi de la réglementation. L’autre, le capitaine du Saharet of Tyre, un voilier de 33 mètres, qui s’est fait prendre dans une zone interdite au nord de l’île de Porquerolles mais aussi près de la Corse, a été condamné en septembre 2025 à régler une amende de 100 000 euros.

    Un calcul pour évaluer

    le coût de la destruction

    « Tout va être redébattu avec le concours de biologistes ou de l’Office français de la biodiversité », précise Judith Sébert, car FNE ne compte pas lâcher l’affaire. « C’est une jurisprudence vraiment ambitieuse, impulsée par notre association », insiste la jeune femme.

    FNE présentera de nouveau son calcul pour étayer sa démonstration avec l’évaluation du coût écologique de la destruction. « Un calcul fondé sur les valeurs écosystémiques de la posidonie » qui apporte beaucoup à l’humain, rappelle la juriste. Cette plante à fleurs « endémique de la Méditerranée qui peuple les petits fonds côtiers, produit énormément de services » poursuit-elle. La posidonie constitue à la fois une zone d’habitat pour tous les invertébrés, tous les poissons des côtes, puits de carbone et assure aussi une production d’oxygène. « C’est vraiment [un garant de] la bonne santé de notre mer Méditerranée », martèle Judith Sébert.

    Concrètement, après une synthèse de nombreuses recherches scientifiques sur le sujet, FNE en arrive à 86 676 euros par hectare. Sachant qu’il faut, selon l’association, 25 ans minimum pour qu’un herbier se régénère tel qu’il était avant l’impact, que le tribunal maritime a lui retenu 13 ans, considérant qu’à partir de la première année la repousse est déjà effective, « on multiplie, donc, 86 676 euros par 13, par la surface abrasée par le mouillage », conclut Judith Sébert.

    S’il reste possible de renaturer l’espace détruit, « la transplantation de boutures de ces herbiers [doit être effectuée] par des personnes expertes » détaille FNE, car la manœuvre reste « très technique. » Raison de plus pour éviter de les anéantir au départ…

  • Les bénévoles de la Croix-Rouge en quête de générosité

    Les bénévoles de la Croix-Rouge en quête de générosité

    À l’arrêt du tram de la Joliette, avec leur chasuble fluo et leur timbale au logo de l’association auxiliaire des pouvoirs publics, Jacob, Greg et Jean-Paul sont immédiatement identifiables. Ils accueillent avec un large sourire le flot de passagers débarqués de la rame, « en espérant que sur 50 personnes, l’une d’elles donnera quelques euros ou centimes », explique Greg, qui participe à cette quête pour les Journées nationales de la Croix-Rouge française.

    « 3 euros, c’est un paquet de lingette pour bébé, 4 c’est un panier-repas, 10 ce sont 50 couvertures de survie… », précise ce bénévole de 54 ans, engagé depuis dix ans auprès de l’association après avoir lui-même « bénéficié de colis alimentaires quand je me suis retrouvé en difficulté ». Cette semaine est « un levier indispensable pour permettre aux bénévoles de poursuivre leurs missions et de s’adapter aux réalités de leur territoire, souligne la Docteure Caroline Cross, présidente de la Croix-Rouge française. Chaque don collecté est utilisé localement ». À Marseille l’opération permettra de financer Le Carrefour des Solidarités, épicerie solidaire et boutique vestimentaire, ouvert il y a quelques mois à la rue Simone Sedan, l’achat de véhicules et l’augmentation de l’offre de formation aux gestes qui sauvent. « Nous sommes quelques équipes sur le terrain, place Sébastopol, Place Castellane, et ici à La Joliette. Il y a aussi une campagne d’appel aux dons sur les réseaux sociaux », indique Greg. A 46 ans cet aide soignant salarié depuis 20 ans de la Croix-Rouge, regrette : « Il y a de plus en plus de besoins et c’est plus difficile pour les gens de donner car de plus en plus se retrouvent face à des difficultés financières, je le constate clairement quand j’interviens à domicile ».

    « 50 personnes vues

    en une soirée de maraude »

    Dans la rue également, témoigne Jean-Paul, 58 ans, sans emploi et bénévole depuis 3 ans : « La semaine dernière on a vu 50 personnes en une soirée lors de notre maraude entre Timone et Belsunce, des étudiants, des familles… et les places d’hébergement sont saturées dès le matin ».

    Chaïla, vendeuse chez Sephora en pause méridienne, se dirige spontanément vers eux pour déposer des pièces dans la tirelire. « Quand on peut, on aide, c’est absolument nécessaire de rester solidaires quand le système s’effondre » est convaincue la jeune femme qui se dit « consciente des enjeux de société, avec les prix à la hausse des matières premières, le manque de logements et les aides sociales à la baisse ».

    Un habitant du 15e arrondissement glisse un billet de 5 euros dans chacune des boîtes. Un couple de touristes allemands envoie leurs filles, ravies, contribuer aux dons. « Donner un peu c’est se sentir utile », confie un retraité en vidant sa petite monnaie. Rayan, 14 ans, s’excuse de ne laisser « que 70 centimes. C’est tout ce que j’ai mais je les ai et il y en a qui n’ont rien ». Jean-Paul le remerciement pour son geste et lui remet l’autocollant des donateurs.

    Hakima, ex-bénévole, reconnaît son ancien coéquipier de maraude et vient le saluer. « Je suis restée un an à la Croix-Rouge, explique-t-elle, mais j’ai eu des soucis de santé et il faut aller bien pour pouvoir aider les autres ». Une femme, visiblement en détresse, vient à la rencontre des bénévoles : « Je suis à jeun depuis quatre jours. J’ai droit aux colis alimentaires je ne sais pas où sont les points de distribution ». La collecte est aussi l’occasion « de prendre contact, d’informer, de discuter, de rompre l’isolement », ajoute Jacob.

    Avant d’enchaîner avec leur maraude les trois bénévoles font le compte : « Près de cent euros récoltés seront toujours une bouffée d’oxygène pour aider les Marseillais les plus démunis ».

  • Water-polo : les Marseillais prennent une « petite » avance

    Water-polo : les Marseillais prennent une « petite » avance

    Le plus dur a été fait, ils n’ont plus qu’à ne pas craquer au match retour. Les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille ont disposé des Croates de Jadran Split (19-16), samedi 23 mai à domicile, lors de la phase aller de la finale de l’Euro Cup.

    Titrés en 2019 dans cette même compétition, les poloïstes phocéens ont clairement démontré leur envie d’ajouter une deuxième étoile sur le maillot du club. Entreprenants dès le début du match, les Marseillais – emmenés par le serial-buteur Thomas Vernoux (4 buts) – ont pris suffisamment leurs distances au tableau d’affichage pour maîtriser le cours de la rencontre. Bien soutenus par le millier de supporters présent dans les tribunes du bassin Pierre-Garsau, les protégés de Milos Scepanovic ont à la fois été performants en défense, grâce aux nombreux arrêts de Petar Tesanovic, mais aussi en attaque où sept joueurs différents ont trouvé le chemin des filets. Une performance collective qui a fait la différence.

    Avec un avantage de +7 au score juste avant la mi-temps, les joueurs du CNM pouvaient espérer plier le duel sur les deux derniers quart temps. Mais les Croates ont montré qu’ils n’étaient pas en finale pour rien et ont progressivement remonté la pente. Les Phocéens, légèrement épuisés, ont résisté jusqu’au bout afin de conserver une avance de trois buts avant de voyager jusqu’à Split, le 6 juin. Où, mis à part un cataclysme, le CNM soulèvera le deuxième trophée européen de son histoire.