Tag: Marseille

  • Place de Rome à Marseille : faire la misère aux locataires pour les déloger

    Place de Rome à Marseille : faire la misère aux locataires pour les déloger

    Procès en vue pour le gestionnaire du Manhattan, un hôtel meublé en péril, situé 3, place de Rome. Hamid Yahiaoui avait succédé au marchand de sommeil, Morde Khai Didi, mis en examen pour sa gestion de 14 établissements miteux mais juteux dont le Manhattan. Ce réseau d‘hôtels pouilleux était conventionné par l’État pour l’hébergement d’urgence des familles en grande précarité.

    Vendredi dernier, le tribunal a fixé le procès au 4 décembre 2026. Avec sa société Alamar, M. Yahiaoui répondra de « menace ou acte d’intimidation en vue de contraindre une personne vulnérable occupant un local insalubre ou en péril à renoncer à son droit au relogement » et de « refus de relogement ». Cet Algérien de 58 ans qui gère deux résidences hôtelières aux Catalans (7e) et avenue de Toulon (5e), avait repris l’exploitation du Manhattan. L’ensemble immobilier très dégradé, propriété de Georges Sabbah qui lui loue aussi les murs de l’hôtel aux Catalans, est frappé d’une série d’arrêtés de mise en sécurité depuis novembre 2018 et de quatre arrêtés d’insalubrité.

    Coupures d’électricité

    et faux policiers

    L’immeuble à deux pas de la préfecture est formé d’un bâtiment donnant rue de la Palud de 41 logements, des bouges de 11 à 25 m². Le second en retrait comprend huit logements dévastés. En septembre 2023, les enquêteurs entendaient les occupants de ce Bronx, parmi lesquels de nombreux Nigérians qui payaient Didi ou ses sbires alors que les loyers étaient suspendus. Dans une écoute fin août 2023, Didi menaçait de « virer tout le monde, de couper l’eau et l’électricité » et « qu’ils peuvent crever dedans ».

    Faire peur pour déloger, c’est ce dont est aussi accusé Yahiaoui alors que la situation déjà dangereuse était sanitairement intenable (notre édition du 26 octobre 2023, L’hôtel Manhattan en péril sombre avec ses occupants). Les agents de la Ville rapportaient des coupures d’électricité répétées, autant de manœuvres pour rendre la vie infernale que la mairie dénonçait le 14 février 2024 au procureur. Yahiaoui était devenu gestionnaire au terme d’un deal avec Sabbah : un « bail offert gracieusement en échange de refaire tous les travaux » dans cet « immeuble tout pourri » et « sans évoquer plus que ça les locataires ». Le loyer de 8 000 euros devait débuter en janvier 2026.

    Un chantier démarrait en site occupé avec des ouvriers pas payés. Sous pression de la Ville, Yahiaoui prenait un contrat d’électricité qu’il résiliait le lendemain, promettant de se réabonner sans jamais le faire. Des locataires ont témoigné de menaces et de tentatives d’évacuations forcées avec des individus se présentant comme des policiers en civil portant un brassard de police ou en tenue « pour faire peur ». Les agents de la Ville ont aussi surpris le propriétaire tambouriner aux portes pour demander aux occupants de partir invoquant faussement une demande de la Ville alors qu’aucune évacuation n’était prévue. L’évacuation officielle et complète était ordonnée le 13 mars 2024 par la Ville qui tente depuis de recouvrer les frais de relogement d’urgence des occupants qui s’élevaient en avril 2025 à déjà plus de 50 000 euros. Interpellé en mai 2025 dans sa villa hollywoodienne avec piscine sur un hectare aux Pennes-Mirabeau, le gérant a nié toutes menaces, distinguait entre les squatteurs, les 27 anciens locataires de Didi et les siens. « Je n’ai jamais fait d’intimidation. Au contraire, j’ai payé les gens pour qu’ils s’en aillent. Cinq locataires ont accepté de partir avec 1 000 euros. J’ai récupéré trois locataires dans un hôtel qui appartient à ma femme. »

  • Le procès contre « La Marseillaise » renvoyé à 2027

    Le procès contre « La Marseillaise » renvoyé à 2027

    Rendez-vous dans un an… La présidente du tribunal correctionnel de Marseille a donc choisi de fixer la date du procès au fond au 6 avril 2027. En pleine campagne présidentielle, alors que l’extrême droite est annoncée aux portes du pouvoir, le rendez-vous aura forcément un goût particulier. D’ici là, quatre audiences intermédiaires sont programmées en juin, septembre, novembre et février.

    À l’origine de ce marathon judiciaire, le député d’extrême droite du Gard, Alexandre Allegret-Pilot, présent mardi à la barre du tribunal sans son avocat, accuse La Marseillaise de diffamation. L’objet de son action ? Deux articles. Un premier portant sur des tweets si outranciers que son compte avait été désactivé par la plateforme X qui n’est pourtant pas la plus prompte à modérer les publications injurieuses. Le second relatait la validation par ce député, lorsqu’il était haut fonctionnaire à Bercy, d’une aide publique à une entreprise privée pas encore créée… Une affaire révélée par Le Monde que notre journaliste Tristan Arnaud n’avait fait que rapporter et pour laquelle le quotidien national n’est par ailleurs pas inquiété.

    Procédures bâillon

    Un deux poids, deux mesures qui interpelle les nombreux soutiens rassemblés mardi devant le tribunal pour suivre l’audience. Comme il y a six mois, lorsque Tristan Arnaud et Léo Purguette, président de La Marseillaise, ont été entendus par la juge suite au dépôt de plainte de l’élu d’extrême droite, ils étaient des dizaines sur les marches du palais de justice pour affirmer leur attachement au journal et à la liberté de la presse, pilier de notre démocratie et de l’état de droit. Des mots dans toutes les bouches.

    Les Amis de La Marseillaise, et leur président Serge Baroni étaient en première ligne dans ce combat. « Une évidence », glisse ce dernier plus déterminé que jamais en rappelant « toutes les péripéties depuis la reprise du journal à la barre du tribunal de commerce ». À ses côtés des représentants du monde associatif et militants progressistes.

    Parmi eux, Annick Karsenty, la présidente de l’association féministe Femmes Solidaires 13, Bernard Eynaud, président de la Ligue des droits de l’homme 13, Horiya Mekrelouf, la présidente du Mrap 13, Cathy Aubron, la présidente du Mouvement de la Paix, Patrice Kantarjian, le secrétaire régional de la CGT, un représentant du MNLE, ou des jeunes communistes du MJCF 13. « Je suis venu soutenir ce journal qui nous accompagne et qui plus est face à un député du Front national. RN, FN, pour moi ce sont toujours les mêmes… Ils portent plainte pour diffamation mais il faut qu’ils se regardent dans la glace et se mouchent leur nez », persifle François le Verne, secrétaire de l’USR CGT Vitrolles.

    « La Marseillaise et CPMM ont une histoire intimement liée par rapport à notre mission qui est de distribuer la presse pour la rendre accessible partout et pour tous. Le journal a toujours soutenu notre coopérative dans ses combats de la liquidation de Presstalis à la création de la CPMM, et encore aujourd’hui dans l’évolution de nos activités », apprécie Jonathan di Ruocco, adjoint de direction de la Coopérative de presse et de messagerie méditerranéenne.

    « Nous avons naturellement appelé à la mobilisation, poursuit Dylan Zeitoun, du PCF 13. On ne peut pas cautionner les procédures bâillon qui musellent la presse a fortiori quand elle porte les luttes sociales. C’est une méthode traditionnelle de l’extrême droite qui s’en prend aux médias progressistes », note le représentant du PCF 13, faisant le lien avec le poids croissant du journal dans le Gard.

    « Ce député ne respecte en rien les usages de notre République », abonde de son côté Sylvain André, maire PCF de Cendras, commune de la 5e circonscription du Gard où est élu Alexandre Allegret-Pilot. Il est venu « soutenir la liberté de la presse et la démocratie ». Il rappelle cet épisode où le conseil municipal de sa commune a décidé d’afficher le drapeau palestinien, le jour de la reconnaissance de l’État de Palestine par la France à l’ONU. « Il devait être retiré le lendemain, le préfet était au courant mais ce député s’est filmé dans la nuit en train de le retirer. On est dans le trumpisme, il ne vit que par le buzz et la petite vidéo », conclut Sylvain André. Hier encore, alors que Léo Purguette remerciait les présents et achevait son discours par un « Vive La Marseillaise et vive la résistance », l’élu d’extrême droite, lui, se mettait en scène en vidéo…

    Attachés aux valeurs de La Marseillaise

    Bernard Eynaud LDH 13

    « On doit résister ensemble mais on est inquiet car on voit aussi à droite, cette tendance qui fait bon ménage avec l’économie de marché capitaliste. Dès qu’ils peuvent supprimer des libertés fondamentales, ils s’y emploient. L’extrême droite, elle, c’est son boulot, elle est en embuscade, ce rapport de force a toujours existé, et on gagnera si on est capable d’avancer collectivement sur la justice sociale, d’égalité des droits. »

    Serge Baroni Amis de La Marseillaise

    « Ces attaques en justice ont pour but de mettre le journal en difficulté financière mais on peut compter sur tous les soutiens que l’on a. On sera plus fort qu’eux. Les Amis de La Marseillaise se développent dans le Gard et partout, on a des adhérents a qui le pluralisme tient à cœur en Belgique, dans les Ardennes, le sud-ouest, bien au-delà de la zone de diffusion. »

    Thierry Camusso Filpac CGT La Provence

    « Je suis là pour soutenir un journal qui nous soutient dans toutes les luttes et est toujours là pour nous. On ne comprend pas pourquoi ils sont encore attaqués par le Rassemblement national… c’est un journal libre qui s’exprime pour la pluralité de la presse. L’extrême droite gagne du terrain et ces gens veulent nous museler. On ne laissera pas faire. »

    Horiya Mekrelouf Mrap 13

    « C’est la place du Mrap et des antiracistes que d’être aux côtés de La Marseillaise pour contrer les attaques de l’extrême droite. Quand on l’attaque, on attaque la liberté d’expression mais aussi les fondements même de ce que représente ce journal né dans la résistance, qui s’est battu contre le fascisme, l’extrême droite et le racisme du gouvernement de Vichy, et continue ce combat. »

    Agnès Daures Élue d’opposition à Aix

    « On sait que le RN est l’ennemi mortel des travailleurs, il défend le grand capital, vote toutes les lois antisociales. Si il arrive aux affaires en 2027, il commencera par museler la presse, on en a l’exemple aujourd’hui. En plus d’être raciste, sexiste, l’extrême droite est hautement liberticide et c’est tout ce qu’on combat. »

    Pierre Rochard FSU 13

    « C’est important de soutenir La Marseillaise face à cette extrême droite qui essaie de la museler ou de s’approprier les médias. La FSU a toujours lutté contre l’extrême droite et continuera. Ce député s’exprime beaucoup sur X qui n’est pas un réseau impartial mais il s’est fait sucrer sa publication… il y a un problème. Il y a deux poids deux mesures. »

    Annick Karsenty Femmes solidaires 13

    « On est très liées à ce journal avec qui on mène un combat commun. Il y a la liberté de la presse, la possibilité de s’exprimer librement et il faut la conserver. Femmes Solidaires se bat là-dessus aussi. Ces attaques de l’extrême droite me font penser à 1938 quand on brûlait les livres, les journaux, qu’on interdisait la presse… il y a des relents nauséabonds qui arrivent dans ce pays, où qu’on soit. »

    Sylvain André Maire PCF de Cendras

    « Au-delà des idées de l’extrême droite, se replier sur soi et pointer des boucs émissaires, ce député est très virulent et ne respecte en rien les usages de notre République et de la démocratie. Il ne vit que par le buzz, la vidéo, le coup de com’, l’invective avec, je dirais même, avec un brin de méchanceté gratuite sur des élus de gauche. Il ne faut pas lui laisser un mètre. »

    Jonathan di Ruocco CPMM

    « Alors qu’on croule sous les informations mensongères et les polémiques, avoir un journal de presse quotidienne régionale qui fait un travail sérieux et porte une ligne éditoriale imprégnée par l’éthique journalistique au service des combats progressistes qu’elle met en avant, est important, comme montrer notre solidarité face aux attaques mensongères et politiques de ce député FN. »

    Cathy Aubron Mouvement de la paix

    « En tant que pacifistes, nous défendons la liberté de la presse qui est un des huit points de la culture de la paix dont nous faisons la promotion car pour nous, il n’y a pas de paix sans liberté de la presse. La Marseillaise est attaquée injustement quand on voit que Le Monde n’a pas été attaqué pour les mêmes informations. Pourquoi ? L’atmosphère est très particulière avec une banalisation de la haine. »

    Romane Massip MJCF 13

    « On est là pour soutenir La Marseillaise poursuivie en justice pour avoir simplement bien fait son travail. On sait que les élus d’extrême droite vont être à l’offensive que ce soit contre nos médias qui se positionnent à gauche ou contre les élus de gauche qui vont venir porter des politiques sociales. On ne laissera pas faire. »

    Patrice Kantarjian Comité régional CGT

    « C’est symptomatique de la période. On sait que les paroles de progrès qui n’entrent pas dans l’idéologie dominante seront contestées voire réprimées. C’est ce qui a été révélé par la presse progressiste justement avec le plan Sterin. On est peut-être dans ça et c’est bien que La Marseillaise incarne cet esprit de résistance qui donne voix aux travailleurs. »

  • La Métropole entame un acte 3 « apaisé »

    La Métropole entame un acte 3 « apaisé »

    Derrière le pupitre installé au cœur de l’hémicycle pour sa première prise de parole, Nicolas Isnard s’empresse de célébrer : « La Métropole des maires est en marche ! » Seul candidat en lice, le maire de Salon-de-Provence a été élu ce mardi midi président de la Métropole Aix-Marseille-Provence par 199 voix pour, et 38 votes blancs. Sans les voix de l’extrême droite, donc. De quoi ouvrir un nouvel acte pour cette institution de tout juste dix ans, après les présidences successives de Jean-Claude Gaudin et Martine Vassal.

    Pas candidate à sa propre succession, celle-ci avait eu « la responsabilité exigeante et fondatrice de mettre en place cette Métropole », lui a rendu hommage le doyen de l’assemblée présidant la séance, le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux. Mais s’il salue sa « détermination », il n’en appelait pas moins à franchir « une nouvelle étape dans la clarté, la confiance, l’efficacité ». « L’équilibre à construire est connu, une Métropole stratégique et des communes pleinement respectées dans leurs responsabilités », insistait celui qui, par deux fois, s’était porté candidat à la présidence de la Métropole.

    Équilibre de l’exécutif

    Ce respect des communes faisait figure de programme pour le maire de Salon-de-Provence, depuis de longs mois en campagne. « Cette Métropole n’aura de sens que si elle est pleinement au service des communes, défend-il après son élection. Ce que nous avons entre les mains, c’est un outil de coopération, qui doit être le fruit des communes de travailler ensemble. » Et notamment avec la première d’entre elles, Marseille, « qui doit enfin prendre toute sa place dans l’institution ». La distribution des vingt vice-présidences, après une longue interruption de séance, illustre la recherche de cet équilibre à la fois politique et territorial. Les quatre premières vice-présidences sont accordées aux quatre premières villes, une suggestion qui avait été faite, il y a deux ans, par le député Éric Woerth chargé d’un rapport sur les compétences locales. Surtout, la majorité marseillaise, enfin, hérite de cinq vice-présidences. « C’est un grand soulagement, cette élection à Marseille nous a permis de provoquer le grand changement espéré dans cette Métropole », célébrait son maire (DVG) Benoît Payan qui en arrivant au Pharo attendait « des preuves d’amour » du futur président. La gauche métropolitaine au total hérite de huit vice-présidences, proportionnelle à son poids dans l’hémicycle. L’extrême droite n’a aucun siège, « une ligne que nous ne voulions pas franchir », se réjouit Gaby Charroux. « Mais il y a un vrai trou à l’Est de l’étang de Berre », déplore le maire (PS) de Vitrolles, Loïc Gachon. Face aux menaces de suspension de séance, la désignation des onze autres membres du bureau est repoussée au 16 avril.

    Pour ce nouvel exécutif, la priorité est donnée à la décentralisation de la Métropole. « Avant d’avoir des ambitions, il faut d’abord organiser la maison », explique face à la presse Nicolas Isnard. « Cette Métropole a trop souffert de ces querelles du quotidien, ces difficultés à gérer les compétences de proximité », déplore-t-il. Dans l’hémicycle, il redit sa volonté de laisser aux maires « la possibilité d’exercer ou de co-exercer ces compétences de proximité que nous connaissons mieux que quiconque ».

    Décentraliser les services

    De quoi répondre aux attentes des maires. « Sur la collecte des ordures ménagères, la gestion de l’eau et de l’assainissement, si demain il y a un arrêté, je signe ! » fête Gaby Charroux. « C’est depuis la Métropole que Marseille s’occupera de ces questions-là », défend pour sa part Benoît Payan, demandant deux ans au moins « pour commencer à voir des résultats ». Même s’il reste « des cliquets législatifs à lever pour aboutir sur les transferts de certaines compétences », alerte la maire (UDI) d’Aix-en-Provence, Sophie Joissains.

    Cette décentralisation prendra une forme concrète à travers des Maisons de la Métropole, « de véritables antennes métropolitaines installées au cœur des territoires qui auront vocation aussi bien à accueillir les habitants qu’à être des espaces de rencontre pour les maires », présente Nicolas Isnard, qui souhaite les associer à des contrats de projet. Elles devraient servir de point d’appui à une réorganisation de l’administration, avec l’installation de directeurs et la décentralisation de certains services. « Si on ne se dispute plus pour un abribus ou un passage de benne, nous aurons plus d’énergie à dépenser pour trouver de vraies solutions aux vrais problèmes de la Métropole, le premier d’entre eux étant le transport », résume son nouveau président. Une priorité suivie du développement économique, de la construction de logements, de la transition écologique, de la gestion des déchets… « Nous avons un devoir, de réussir ensemble dans un climat apaisé », conclut-il. Même si le maire de Marseille reconnaît : «Il y a des sujets qui seront éminemment plus politiques, et nous aurons des débats, qui seront peut-être compliqués. »

    Grand Avignon mercredi, Toulon PM jeudi

    Les 73 élus communautaires du Grand Avignon ont rendez-vous ce mercredi matin (9h30), à la salle polyvalente de Montfavet, pour élire le président de l’Agglomération. Comme indiqué dans notre édition de ce week-end, le renoncement de Joël Guin, président (DVD) sortant, à briguer un second mandat, ouvre un boulevard à Olivier Galzi, nouveau maire (DVD) d’Avignon.

    L’élection du président de la Métropole Toulon-Provence-Méditerranée (TPM) aura lieu ce jeudi 9 avril à 9h, en préfecture du Var. La présidence de l’institution devrait revenir à Josée Massi (SE), réélue maire de Toulon au second tour des municipales.

  • La liste des vingt nouveaux vice-présidents de la Métropole Aix-Marseille

    La liste des vingt nouveaux vice-présidents de la Métropole Aix-Marseille

    Il a fallu une longue interruption de séance, ce mardi 7 avril, avant de pouvoir présenter une liste de vingt présidents, un nombre inchangé par rapport à la dernière mandature. « J’ai d’abord souhaité que les quatre premières places soient données aux quatre plus grandes villes de la Métropole », indique son président (LR), Nicolas Isnard, précisant que les autres « ont été choisis pour des questions de compétences ».

    Les onze autres membres du bureau métropolitain seront quant à eux désignés le 16 avril et les représentants dans les différents organismes le 28 avril. « Ceux qui voudront s’investir pourront le faire savoir rapidement et pourront rejoindre ce grand exécutif œcuménique que j’aspire à conduire », glisse le président de la Métropole, soulignant que l’exécutif sera plus restreint qu’auparavant, les représentants de conseil de territoire ne siégeant plus.

    1er vice-président : Pierre Huguet (G.s), adjoint au maire de Marseille
    2e vice-présidente : Sophie Joissains (UDI), maire d’Aix-en-Provence
    3e vice-président : Gaby Charroux (PCF), maire de Martigues
    4e vice président : Robin Prétot (LR), maire d’Istres
    5e vice-président : Georges Cristiani (SE), président des maires des Bouches-du-Rhône
    6e vice-présidente : Olivia Fortin (MadMars), maire des 6e-8e
    7e vice-président : Pascal Montécot (DVD), maire de Pélissane
    8e vice-président : Arnaud Drouot (PS), adjoint au maire de Marseille
    9e vice-président : Alexandre Doriol (LR), maire de La Ciotat
    10e vice-présidente : Capucine Edou (EELV), adjointe au maire de Marseille
    11e vice-président : David Ytier (LR), adjoint au maire de Salon-de-Provence
    12e vice-présidente : Pascaline Lécorché (Place publique), adjointe au maire de Marseille
    13e vice-président : Frédéric Vigouroux (DVG), maire de Miramas
    14e vice-président : Laurent Simon (DVD), maire de Plan-de-Cuques
    15e vice-président : Serge Perottino (LR), maire de Cadolive
    16e vice-président : Eric Garcin (DVG), maire de Jouques
    17e vice-président : Anne Reybaud, maire de Vernègues
    18e vice-président : Jean-Pascal Gournès (DVD), maire de Meyreuil
    19e vice-président : Martial Alvarez (DVD), maire de Port-Saint-Louis-du-Rhône
    20e vice-président : Maxime Marchand (div. écol.), maire de Sausset-le-Pins

  • Nicolas Isnard élu à la présidence de la Métropole Aix-Marseille

    Nicolas Isnard élu à la présidence de la Métropole Aix-Marseille

    Par 199 voix pour face à 38 votes blanc, le maire de Salon-de-Provence Nicolas Isnard a été élu président de la Métropole Aix-Marseille-Provence, ce mardi 7 avril. Seul candidat en lice, il ne lui a manqué que les voix de l’extrême droite.

    « La Métropole des maires est en marche », s’est-il empressé de célébrer sous les applaudissements, rendant hommage à ses prédécesseurs, Jean-Claude Gaudin et Martine Vassal (DVD), qui ont « eu le mérite de lancer et d’installer » cette Métropole « mal née ».

    Des Maisons de la Métropole

    « Cette Métropole n’aura de sens que si elle est pleinement au service des communes », défend le Salonnais de 55 ans, qui souhaite laisser aux maires « la possibilité d’exercer ou de co-exercer les compétences de proximité, qu’ils connaissent mieux que quiconque ». Marseille, insiste-t-il, « doit enfin prendre toute sa place dans l’institution ».

    D’ores et déjà, il promet de créer des Maisons de la Métropole au cœur de chaque territoire, adossées à un contrat de projet avec les maires concernés. De quoi permettre à l’institution de se concentrer sur ses compétences propres, en premier lieu les transports. « Nous consacrerons plus efficacement nos énergies dès lors que nous serons débarrassés de ces contrariétés », pointe-t-il, partageant son espoir de « réussir ensemble dans un climat apaisé ».

  • À Marseille, les motards sur les routes pour traquer les nids-de-poule

    À Marseille, les motards sur les routes pour traquer les nids-de-poule

    C’est désormais coutume du lundi de Pâques. Pour la 6e année consécutive, les deux-roues de la Fédération française des motards en colère (FFMC) se sont levés tôt pour aller déposer, dans les nids-de-poule paille, œufs et poule en plastique. L’objectif : attirer l’attention des pouvoirs publics sur la dégradation du réseau routier français.

    À Marseille, la dizaine de personnes mobilisée s’est donné rendez-vous au pied de la mairie centrale (2e), avant de prendre la route, en groupe et à moto, vers le boulevard Oddo (15e), une « rue abandonnée et dangereuse », d’après Eric Grégori, coordinateur de la FFMC des Bouches-du-Rhône. « On est passé de la 1ère place au niveau mondial en 2012, à la 18e place en 2019 pour l’état des routes, se désole le coordinateur, surnommé « Gus ». 0,5% des accidents sont dus à un problème technique sur nos engins. 30% à l’état des infrastructures et des rues. Ce qu’on demande, c’est un contrôle technique des routes et des rues. »

    Car, d’après les motards mobilisés, les trous se rebouchent, mais « mal » ou, en tout cas, « pas de façon durable ». Il suggère donc la mise en place d’une instance de contrôle des réparations. En observateur sur le boulevard Oddo, un riverain confie son défaitisme : « Le problème, c’est que cette action ne marche pas, personne ne les écoute. » « Ça n’avance pas comme ça devrait, reconnaît Eric Grégori. À Aubagne, ça a mieux fonctionné, la mairie nous a écoutés. Ici, il faudrait qu’on soit plus nombreux à se mobiliser ».

  • À Marseille, une Snim qui restera dans les mémoires

    À Marseille, une Snim qui restera dans les mémoires

    Justine Mettraux a apporté un petit air de grand large sur la rade marseillaise.

    Première femme du dernier Vendée globe, elle a été une marraine inspirante pour la centaine d’équipages venus en découdre dans une soixantième édition de la Snim qui aura révélé, une fois encore, le potentiel exceptionnel de la rade de Marseille.

    « Nous avons bénéficié de conditions météo favorables, ce qui nous a permis de proposer des régates très affûtées », souligne Henri Escojido. Le président de la Société nautique de Marseille est satisfait de ces quatre jours « qui sont un peu le tremplin d’un autre temps fort qui nous attend l’année prochaine ». Il évoque ainsi les 140 ans à venir d’une association toujours dynamique.

    Nouvelle classe

    Ce que ses membres ont offert aux 118 équipages engagés en est la preuve. « Avec cette année une nouveauté, puisque nous avons accueilli des J-70, une classe qui permet aux jeunes talents de se révéler », relève Henri Escojido. Les participants de cette classe étaient en répétition générale, Marseille devant en accueillir prochainement les championnats de France.

    Concernant la Snim en elle-même, « elle a permis de mettre en valeur les atouts de la rade de Marseille. Voir tous ces bateaux va sans doute susciter des vocations auprès des Marseillais », estime le président. Un président tout heureux de remettre deux nouveaux trophées à l’issue de cette 60e Snim. Celui du meilleur jeune en J-70, et une récompense pour la meilleure féminine.

    Avant de donner rendez-vous pour la 61e édition, dans tout juste un an.

    Site internet : www.lanautique.com

    Facebook : SNM La Nautique

    Instagram : SNMMarseille

  • [Maj] À Marseille, Olivia Fortin reconduite pour un « nouvel élan » dans le 4e secteur

    [Maj] À Marseille, Olivia Fortin reconduite pour un « nouvel élan » dans le 4e secteur

    « C’est avec une détermination joyeuse que j’ouvre ce nouveau mandat », assure Olivia Fortin devant le conseil d’arrondissement réuni en séance en plein air, sur le parvis de la mairie, à la Villa Bagatelle.

    L’élue du Printemps marseillais, qui avait recueilli 51,51% au 2d tour, a été largement reconduite à la tête du 4e secteur, qui regroupe les 6e et 8e arrondissements, grâce aux 32 voix de son groupe, obtenues à la majorité absolue. L’élection s’est déroulée sous la présidence intérimaire de Micheline Abours (PCF), doyenne de l’assemblée et 10e adjointe, accompagnée d’Espérance Laggiard comme secrétaire. Le maire de Marseille Benoît Payan (DVG) et son adjoint (EELV), Amine Kessaci, étaient présents, accompagnés du sénateur (EELV) Guy Benarroche.

    L’opposition fait figuration

    Huit élus de l’extrême droite (UDR), emmenés par Jean‑Baptiste Rivoallan au nom de Franck Allisio (RN), sont dans l’opposition. Deux élus divers droite, conduits par Catherine Pila pour la liste « Marseille je t’aime » de Martine Vassal, complètent l’assemblée dans l’opposition. Les deux têtes de listes étaient d’ailleurs absentes de ce premier conseil. Aucune autre candidature n’a été présentée face à celle du Printemps marseillais, et aucune prise de parole n’est intervenue.

    Cela n’a donc pas empêché Olivia Fortin de faire élire les 16 adjoints d’arrondissements proposés par le Printemps marseillais, soit le maximum autorisé. La maire présente une équipe décidée à « fédérer et cultiver du lien », une force « à partir de laquelle construire un projet de transition écologique, économique et sociale », en partenariat avec « la Métropole au service de tous », et dans un « nouvel élan construit ensemble » pour ce deuxième mandat. « La fraternité est exigeante car elle n’est jamais acquise, elle mérite qu’on se batte pour elle », conclut Olivia Fortin. Les embrassades ayant ponctué la remise des écharpes en témoignent.

    Les adjoints

    Jean-Marc Pantalacci-Bonnaffous, 1er adjoint ; Anna Sinsoilliez, 2e adjointe ; Cyprien Vincent, 3e adjoint ; Bania Medjbar, 4e adjointe ; Pierre-Emmanuel Vidal, 5e adjoint ; Marie-Hélène Amsalem, 6e adjointe ; Anthony Canali, 7e adjoint ; Dominique Morand, 8e adjointe ; Eliott Perenchio, 9e adjoint ; Micheline Abours, 10e adjointe ; Christophe Monnier, 11e adjoint ; Pauline Rossell, 12e adjointe ; Zacharie Bruyas, 13e adjoint ; Dona Richard, 14e adjointe ; Laurent Benac, 15e adjoint ; Camille Langlais, 16e adjointe.

  • [Maj] Éléonore Bez, la digue brisée et le bruit dans le 5e secteur

    [Maj] Éléonore Bez, la digue brisée et le bruit dans le 5e secteur

    Au milieu de leurs soutiens, les élus RN multiplient les selfies dans le parc de Maison blanche. Pour la première fois depuis 1995, la droite a perdu son fief des 9e-10e à l’issue de ces municipales et, ce dimanche après-midi, la conseillère régionale Eléonore Bez ne dissimule pas son plaisir au moment du décompte des voix.

    Élue maire du 5e secteur avec les 36 voix de la majorité d’extrême droite, elle célèbre « l’aboutissement d’une campagne de terrain longue, rude, comme notre ville en a le secret ». Une campagne « à l’écoute permanente des Marseillais des noyaux villageois des 9e et 10e arrondissements », lâche la fidèle militante du RN, face aux députés de son camp – Gisèle Lelouis, Franck Allisio, Emmanuel Taché, Romain Baubry et le numéro 3 du parti, Sébastien Chenu. Malgré cela, elle le promet : « Si nous sommes élus par des personnes, nous sommes élus pour tous ».

    « Trop tendre »

    Autour d’elle, quelques visages sont déjà bien connus dans le secteur. L’ancien premier adjoint Blaise Rosato, désormais rallié à l’UDR, est renouvelé dans ses fonctions, tout comme l’adjoint d’arrondissements Guil Darmon. « C’est le principe du changement maîtrisé, on change ce qui devait être changé, on garde ce qui devait être gardé », sourit Franck Allisio, assumant de récompenser « le courage et la compétence ». Face à la presse, sa tête de liste dans les 9-10 se vante : « Nous sommes la droite, il y a des élus qui viennent de tous les horizons de la droite ». Et celle qui a débuté aux jeunes UMP d’assurer avoir reçu les félicitations de l’ancien maire LR du secteur, le très droitier Guy Teissier, « ravi que j’ai gardé le secteur à droite ». Le rideau de la normalisation est plus que jamais tiré devant les convictions de l’extrême droite.

    Le premier adjoint du secteur, lui, apprécie cette nouvelle compagnie. « J’aurais plus de liberté de m’exprimer, célèbre Blaise Rosato. Avant, quand on n’obtenait pas satisfaction, on ne communiquait pas. Maintenant, on va le faire savoir, on va embaucher des community managers ! » Assurant encore que la droite « était trop tendre ».

    Les adjoints

    Blaise Rosato, 1er adjoint ; Gisèle Triaire, 2e adjointe ; Guil Darmon, 3e adjoint ; Claude Goulon, 4e adjointe ; Marc-Antoine Ponelle, 5e adjoint ; Brigitte Bénichou, 6e adjointe ; Thomas Gensollen, 7e adjoint ; Nicole Gaudin-Toussaint, 8e adjointe ; Pierre Couve, 9e adjoint ; Roza Saadi, 10e adjointe ; Stéphane Collet, 11e adjoint ; Sylvie Roux-Cogoni, 12e adjointe ; Jean-Bernard Butavand, 13e adjoint ; Yannick Drayon, 14e adjoint ; César Gervais, adjoint de quartier ; Mireille Casassa, adjointe de quartier ; Cyril Kestellikian, adjoint de quartier ; Jane Sampol, adjointe de quartier.

  • [Maj] À Marseille, pour Jean-Marc Coppola, « les 15-16 sont l’avenir »

    [Maj] À Marseille, pour Jean-Marc Coppola, « les 15-16 sont l’avenir »

    À chaque nom d’adjoint, ce sont des acclamations, des applaudissements nourris. Ce dimanche soir, la mairie de secteur des 15e-16e était comble, dans le Parc François-Billoux, pour l’élection de l’ancien adjoint PCF à la culture, Jean-Marc Coppola, qui succède à Nadia Boulainseur (DVG). Une élection avec vingt-six voix sur son nom, au-delà des seuls rangs du Printemps marseillais dans le secteur.

    Dans le fond de la salle, le député LFI Sébastien Delogu reconnaît avoir voté pour l’ancien syndicaliste cheminot. « Le pire a été évité et on a le meilleur », rit-il. Allusion directe à la rumeur d’une candidature de l’ex-adjoint (PS) aux sports, Sébastien Jibrayel, condamné pour violences en juillet dernier.

    Les bulletins dépouillés, c’est la maire adjointe (DVG) Samia Ghali qui remet à Jean-Marc Coppola son écharpe tricolore. « Nous avons souvent mené des combats ensemble, nous nous sommes aussi confrontés, mais toujours en partageant les mêmes objectifs », salue celui qui était candidat face à elle en 2020. Il rend surtout hommage aux maires communistes qui ont dirigé ce secteur jusqu’en 2008, le ministre François Billoux, les anciens députés Guy Hermier « qui aura formé toute une génération de militants » et Pascal Posado. « Je suis l’héritier de leur abnégation d’être au service des autres, de leur attachement aux valeurs de solidarité », partage-t-il.

    « Au moment où nous vivons des guerres, des conflits que nous n’aurions pas imaginés, au moment où les forces de l’argent attisent et profitent de ce chaos, nos enfants et nos familles ont besoin d’être protégés. La ville a besoin qu’on répare ses fractures et qu’on prépare son avenir », martèle le nouveau maire du secteur. Il promet d’ores et déjà d’œuvrer pour développer les services publics, renforcer la tranquillité, défendre l’accès au sport et à la culture, le droit à vivre dignement. « Les 15-16 sont l’avenir de notre cité », appuie-t-il.

    Pour cela, il peut compter sur une équipe largement rajeunie, qu’il réunira mardi, « pour aller très rapidement sur le terrain ». Après vingt-cinq ans de mandats dans le secteur, Nadia Boulainseur, de son côté, n’a pas désiré y reprendre de responsabilités, espérant un rôle d’adjointe au conseil municipal, qu’elle n’a pas eu. « Je suis surtout ravie de savoir que c’est Jean-Marc Coppola qui reprend les rênes du secteur, sourit-elle. Nous allons pouvoir pérenniser ce qui a été mis en place ».

    Les adjoints

    Saïd Ismaila, 1er adjoint ; Férouz Mokhtari, 2e adjointe ; Karim Djebali, 3e adjoint ; Sadjia Oudina, 4e adjointe ; Anthony Biondo, 5e adjoint ; Aïcha Mansouri, 6e adjointe ; Eugène Christo-Foroux, 7e adjoint ; Catherine Vestieu, 8e adjointe ; Nadia Zerdab, adjointe de quartier ; Akim Benrezkallah, adjoint de quartier ; Sabrina Hout, adjointe de quartier.