Après deux saisons passés à l’OM, Geronimo Rulli change d’air. Le club olympien avait trouvé un accord avec Manchester City, le 6 août dernier. Il restait quelques détails à peaufiner, comme le passage de la visite médicale. C’est chose faite. L’OM va toucher 3,5 millions d’euros d’indemnité de transfert.
Tag: Marseille
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![[C’est l’été] Les petits débrouillards au stade nautique à Marseille](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/079e214a2af53b97cf0e74babf021a1c.jpg)
[C’est l’été] Les petits débrouillards au stade nautique à Marseille
Les expériences scientifiques permettent d’aborder des questions concrètes comme le changement climatique, l’énergie, l’alimentation, la santé ou la biodiversité. Les Petits Débrouillards montrent que la science aide à comprendre les grands défis contemporains.
L’objectif n’est pas seulement d’acquérir des connaissances, mais aussi de permettre aux habitants de participer aux débats de société en disposant d’informations solides et d’outils de réflexion.
Le temps d’une semaine, Les Petits Débrouillards ont posé leur modulothèque « Notre mer Méditerranée » au Stade nautique Florence Arthaud à Marseille avec Nina pour animer tout cela. L’exposition pédagogique interactive invitait le public à participer à des activités scientifiques ludiques pour explorer l’histoire, la biodiversité, les grands fonds, déconstruire les idées reçues autour des mobilités, mieux connaître les usages partagés.
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![[C’est l’été] Nature peinture à Marseille](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/7fe7732404166522e88a2a6bb3197975.jpg)
[C’est l’été] Nature peinture à Marseille
On appelle nature morte des tableaux représentant des ensembles d’objets. Les peintres vous invitent à découvrir un monde silencieux où règne la beauté des fleurs, des fruits et des objets.
Pour les enfants entre 3 et 5 ans
rendez-vous à 10h.À partir de 6 ans rendez-vous à 14h30.
Gratuit.
Réservation obligatoire : 04.91.14.59.30
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![[C’est l’été] Une série d’énigmes sensibilise les enfants à l’écologie à Marseille](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/070ff7fd56233402d99640f7e5c44910.jpg)
[C’est l’été] Une série d’énigmes sensibilise les enfants à l’écologie à Marseille
« Je suis venue parce que c’était à côté de chez nous, je pensais pas rester longtemps mais mon fils s’éclate », rigole Pauline, dont le fils de 7 ans participe à un atelier. Les enfants, projetés en 2050, voient leur monde en danger, ils doivent libérer le gardien du parc en répondant à des énigmes. Cette activité, proposée par L’été marseillais dans différents parcs de la ville, sensibilise les enfants aux enjeux écologiques.
« Le but était de reprendre les grands classiques de l’enfance et de demander à des collectifs d’artistes locaux de s’emparer du jeu de piste, et de le réviser à une sauce créative et accessible pour le public », explique Manon Bernard, chargée de production. Les enfants, répartis en groupes, vont d’ateliers en ateliers proposés par quatre artistes de la collective Panthera, guidés par un robot.
Le premier atelier est tenu par Juliette, les enfants cherchent à identifier des odeurs ou à composer des formes avec du slime. Clara incarne un cafard qui a survécu à la destruction de la planète et s’amuse en tenant une kermesse avec ce qu’il a pu récupérer. Au bout du pont, Nicol, incarne « une fleur ». « Il y a un jeu de mémoire sur les aliments et les plantes, et pour les petits, ils recomposent une fleur à partir des couleurs ». « Ces activités ludiques permettent aux enfants d’avoir un rapport concret à la nature », ajoute Nicol.
Équilibrer l’écosystème
du parcUne fois les ateliers réalisés, les équipes récupèrent une clé USB pour avoir le dernier indice donné par le robot. « Il faut récupérer une carte au trésor », crie une petite fille en courant vers les buissons. Cette carte mène à un coffre dans lequel se cachent les éléments pour reconstituer le gardien du parc. « À quels éléments de la nature cela vous fait-il penser ? », demande le robot. « Au feu ! », « À l’eau ! », « À l’air ! », chaque enfant crie une réponse, ravi. Petit à petit, chaque équipe reconstitue le squelette du gardien. « Vous avez réussi ! », tonne le robot, la musique est lancée, les enfants hurlent de joie : ils ont libéré le gardien qui pourra équilibrer l’écosystème du parc.
Gabrielle Cartellier
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Une maxi fripe à prix mini à Marseille
À La Mûrisserie, au 44 cours Julien, du vendredi 21 au dimanche 23 août.
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![[C’est l’été] Visite ludique d’une ferme marseillaise](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/c8390bb5d80e1c1fc6392f2703f0e784.webp)
[C’est l’été] Visite ludique d’une ferme marseillaise
Tous les mercredis, samedis et lundis, en fin de journée, la ferme pédagogique du Roy d’Espagne, dans le 9e arrondissement de Marseille, organise un marché durant lequel le site est ouvert au public. Il est possible de visiter la ferme gratuitement en famille et le site est accessible aux personnes en fauteuil roulant.
Enfants et parents peuvent rencontrer les animaux de la ferme : poules, brebis, chèvres, oies, canards, et les ânes. Il est également possible de découvrir le jardin et le rucher pédagogique. Au marché sont en vente la production des champs, des œufs et des produits d’agriculteurs locaux.
La ferme organise également des séjours de deux à cinq jours pour les enfants. Le but : leur faire découvrir la vie de la ferme en prenant soin des plantes et des animaux. Les inscriptions se font lors de certains marchés, les informations sont communiquées sur la page Facebook de la ferme.
Gabrielle Cartellier
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Sur le boulevard Rabatau à Marseille, la voiture va enfin laisser une place au vélo
Le boulevard Rabatau est en travaux. La Métropole Aix-Marseille-Provence a engagé la semaine passée un chantier de réaménagement entre le square Paul-Mélizan et la place du Général-Ferrié. Une opération à 2,7 millions d’euros qui doit s’achever au printemps 2027 avec l’objectif affiché de « redonner de l’espace aux mobilités douces et améliorer le cadre de vie des habitants » et sécuriser les abords de l’école Teisseire.
Piste cyclable bidirectionnelleSur près de 400 mètres, soit un peu plus de la moitié du boulevard, une voie de circulation sera supprimée pour créer une piste cyclable bidirectionnelle de trois mètres de large, séparée de la chaussée. Le projet prévoit aussi une réorganisation du stationnement, l’installation de 40 arceaux à vélos, la désimperméabilisation de certains espaces et la plantation d’arbres autour du square. La Métropole précise que les accès aux logements et aux commerces seront maintenus pendant les travaux.
Au-delà du réaménagement de voirie, le tronçon concerné par l’opération à la particularité de s’inscrire dans la ligne cyclable n°5 dite « Nord-Est ». Destinée à relier les plages du Prado à Château-Gombert, elle est intégrée au Plan vélo de la Métropole adopté en 2019 pour structurer un réseau sécurisé à l’échelle du territoire. Or sept ans après son lancement, le déploiement du Plan vélo est toujours au ralenti et emprunter son tracé relève de l’exercice à trous.
Il y a sept ans, la Métropole s’était engagée à doubler la part modale du vélo grâce à un investissement de 60 millions pour la création progressive d’un vaste réseau cyclable de seize grandes lignes représentant plus de 280 kilomètres, à l’horizon 2030. Huit traversent Marseille. Mais comme le note le collectif Vélos en ville qui suit l’avancement du programme avec son observatoire du Plan vélo, seuls 47 kilomètres ont à ce jour été réalisés, soit 39% du total.
Les critiques portent moins sur l’ambition du plan que son exécution, car plusieurs tracés structurants, destinés à offrir des continuités cyclables sécurisées dans une ville pensée pour l’automobile, peinent à voir le jour. Rabatau illustre bien cette situation. Axe majeur du sud marseillais, très fréquenté et marqué par une circulation dense, il ne compte aujourd’hui qu’une « bande cyclable à hauteur de trottoir » sur 463 mètres entre le rond-point du Prado et le square Paul-Mélizan où elle se termine sèchement.
Les travaux engagés devraient permettre de la connecter à d’autres aménagements déjà réalisés. Il sera en effet possible de rejoindre en sécurité la ligne 3 qui traverse la place du Général-Ferrié le long du nouveau tracé du tramway entre Dromel et Castellane, ouvert en 2025. Ils permettront aussi de se rapprocher de la ligne 5 dont la portion la plus aboutie a vu le jour sur le Jarret entre 2020 et 2022, avec les réaménagements des boulevards Maréchal-Juin, Sakakini, Françoise-Duparc et Jean-Moulin : une piste cyclable qui n’avait alors pas été raccordée à la place du Général-Ferrié.
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![[Entretien] Rémi Giuitta, président des BYers : « Nous avons perdu cette capacité à être un groupe de combattants »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/08/2a3d94a2d2e3914d7048bcd9cba6f020.jpg)
[Entretien] Rémi Giuitta, président des BYers : « Nous avons perdu cette capacité à être un groupe de combattants »
La Marseillaise : Vous sortez d’une saison réussie sur le plan sportif, avec une deuxième place en championnat, même si l’aventure s’est arrêtée en demi-finale d’accession à l’Elite 2. Quel bilan tirez-vous de cette saison ?
Rémi Giuitta : Je pense qu’on avait le talent, une équipe équilibrée et les moyens d’atteindre notre objectif, même si certaines blessures importantes, notamment celle de Sadio Doucouré, ont pesé sur notre équilibre. Mais au-delà de l’aspect individuel, ce qui nous a manqué, c’est surtout la dimension collective. En Nationale 1, le talent ne suffit pas : l’engagement, la cohésion, la solidarité et la dureté défensive sont des éléments déterminants. Nous avons parfois su retrouver ces valeurs, mais nous nous sommes aussi trop appuyés sur nos qualités individuelles au détriment de notre force collective. Cette combativité et cette envie de faire les efforts ensemble, font pourtant partie de l’identité du club. Par moments, nous avons perdu cette capacité à être un vrai groupe de « fighters ». Avec plus de constance dans cet état d’esprit, je pense qu’on aurait pu atteindre notre objectif.
Votre aventure vers la montée
a été stoppée par Mulhouse. C’était, selon vous, une marche encore trop haute à gravir ?R.G. : Sans manquer de respect à Mulhouse, qui reste une très belle équipe, la marche était haute en termes de valeur collective. En revanche, sur le papier, nous avions un effectif plus riche, avec davantage de profondeur et de qualités individuelles. Mais la différence ne s’est pas faite uniquement sur le talent. Elle s’est faite sur la cohésion, l’envie, la dureté et la force mentale. C’est justement dans ces domaines que Mulhouse a su se démarquer, en affichant une vraie identité collective. À mes yeux, c’est ce qui leur a permis d’être au-dessus de nous et de prendre l’ascendant sur d’autres équipes.
La construction de cette nouvelle saison a pris un peu plus de temps que prévu. Quelles ont été les principales étapes avant de pouvoir véritablement lancer
le projet sportif ?R.G. : La construction de la nouvelle saison s’inscrit dans un contexte particulier. Il a d’abord fallu attendre la mise en place de la nouvelle collectivité à Fos-sur-Mer afin de définir une nouvelle feuille de route et partager une vision commune autour du club. Cette période nous a permis de clarifier notre budget, nos ambitions et notre stratégie avec l’ensemble de nos partenaires publics et privés, tout en consolidant l’écosystème autour du club. Ce travail de fond explique aussi pourquoi la construction sportive a débuté plus tardivement. Après une fin de saison en play-offs, le temps était limité, et il était nécessaire de poser des bases solides avant d’écrire un nouveau chapitre sportif. Je connaissais bien sûr les rouages du club, puisque j’avais déjà occupé des fonctions très larges par le passé aux côtés de Jean-Pierre Barnès. Mais malgré cette connaissance de l’environnement, certaines choses demandent du temps à être maîtrisées. William Raffa et Guy Christophe, qui étaient déjà présents les saisons précédentes, avaient également un rôle important dans le fonctionnement quotidien du club. Il a donc fallu assurer une transition, prendre le relais progressivement et s’inscrire dans une continuité.
Vous avez nommé Abgué Barakaou pour succéder à Emmanuel Schmitt sur le banc de votre équipe fanion. Qu’est-ce qui a motivé votre choix, alors que le technicien suisse a eu de bons résultats
la saison passée ?R.G. :Manu (Schmitt) n’était plus sous contrat, il ne s’agit donc pas d’une séparation à proprement parler. Le seul joueur encore engagé était Mounir Bernaoui, dont le départ s’est fait à sa demande. L’ensemble de l’effectif était donc en fin de contrat. Après le constat dressé sur la saison, nous avons choisi de replacer « l’identité BYers » au cœur du projet avec Abgué, qui connaît parfaitement le club et incarne cette culture collective. Ce n’est pas une volonté de changer d’équipe chaque année, car la stabilité reste une valeur forte du club. Mais le contexte nous a amenés à insuffler une nouvelle dynamique, certains joueurs ayant aussi souhaité relever de nouveaux défis. Ce choix relève donc davantage d’une orientation stratégique liée aux exigences de la Nationale 1 que d’une remise en cause du travail de Manu, dont les qualités sportives et humaines ne sont pas en question. Finir deuxième et perdre en demi-finale des play-offs relève davantage de la déception que de l’échec.
Et concernant les joueurs ?
R.G. : Nous avons intégré trois jeunes au groupe professionnel élargi et recruté des joueurs expérimentés comme Mathis Keïta et Rajon Kelly, capables d’être de vrais relais pour Abgué. L’idée est de construire une équipe moderne, avec beaucoup de polyvalence, de création et une forte identité défensive. Des jeunes profils comme Maydden N’nah-Ndong, Jacques Eyoum ou Melvyn Da Silva viennent apporter du talent, de l’énergie et un potentiel de progression, tandis que Yannis Mendy, l’un des rares rescapés de la saison dernière, conservera son rôle de joueur de devoir et de collectif. L’objectif est clair : bâtir un groupe complémentaire, capable de retrouver la Pro B tout en faisant progresser chacun de ses éléments. Il nous reste encore quelques ajustements à finaliser pour compléter l’effectif.
Vous avez bouclé votre première année comme président, après avoir été pendant près de vingt ans au poste d’entraîneur. Comment avez-vous vécu le fait d’être éloigné des parquets ?
R.G. : C’était un choix de ma part de ne pas trop m’impliquer dans le sportif au départ, notamment en m’appuyant sur Manu, un entraîneur expérimenté, afin de me concentrer sur la situation financière et structurelle du club. Le chantier était plus important que prévu, avec de nombreux ajustements à mener après la descente de Pro A : organisation, fonctionnement interne et nouvelle dynamique à construire. Cette transition a donc demandé plus de temps et d’investissement sur les aspects extra-sportifs. Même si ce n’est pas mon rôle premier d’être uniquement dans la gestion administrative et financière, cette étape était nécessaire pour remettre le club sur de bonnes bases. Mon ambition reste d’impulser des projets, d’accompagner les équipes et de créer une dynamique collective, aussi bien sur le plan sportif qu’humain.
Fos Provence Basket a toujours eu l’habitude de délocaliser certaines rencontres au Palais des Sports de Marseille. Cela ne s’est produit qu’à une seule reprise la saison passée. Est-ce que vous comptez poursuivre ce rendez-vous avec davantage de dates ?
R.G. : L’objectif est de continuer à délocaliser certains matchs à Marseille. C’est une démarche engagée depuis une douzaine d’années, avec la volonté de faire rayonner le club au-delà de Fos et de renforcer notre statut de club de référence en Provence. Cette saison encore, le succès était au rendez-vous avec près de 3 500 spectateurs pour un match de Nationale 1, preuve qu’il existe une réelle attente autour des BYers. Nous poursuivrons donc dans cette direction, même si le nombre de délocalisations dépendra du calendrier, de l’attractivité des affiches et de la disponibilité du Palais des Sports. Notre volonté est intacte.
Quels sont les objectifs fixés pour la saison à venir ?
R.G. : L’accession à la Pro B reste l’objectif sportif principal. Mais elle doit s’inscrire dans un projet plus large, avec la volonté de continuer à développer nos valeurs club, nos actions sur le territoire et notre engagement autour du basket. La formation reste également un axe fort, avec de vrais progrès réalisés ces dernières années, notamment chez les plus jeunes.
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Marseille appelle l’État à agir face au crack
« La responsabilité de l’État doit être pointée », insiste l’adjoint (PCF) à la santé, Anthony Gonçalves. Trois ans après les premières alertes médiatiques sur l’arrivée du crack à Marseille, riverains et associations ont multiplié les interpellations auprès des autorités, au fil de l’été, face à l’explosion de sa consommation. Une situation qui s’est encore aggravée avec la fermeture temporaire depuis le mois de mai du Centre d’accueil et d’accompagnement à la réduction des risques pour usagers de drogues (Caarud) Sleep’in.
La droite marseillaise n’a pas tardé à se joindre aux alertes. Dans un courrier adressé à l’adjoint à la santé ce lundi, le conseiller départemental (DVD) Sylvain Di Giovanni, l’élu d’opposition (Ren.) Romain Simmarano et la secrétaire générale (Ren.) du mouvement Une génération pour Marseille Sandra Blanchard réclament la mise en place « dans les plus brefs délais possibles » d’une halte soins addictions en milieu hospitalier, couplée à un soutien renforcé aux associations de terrain. « Les Marseillais, comme les malades, ne peuvent plus attendre », écrivent les signataires. Tout en refusant la moindre implantation en centre-ville, dans la droite ligne de la pétition lancée pendant les municipales contre « la salle de shoot voulue par la gauche » (notre édition du 21 février).
Nouvelles places dédiées« La lutte contre les trafics de stupéfiants, le maintien de l’ordre et de la sécurité publique, la politique pénale et une grande partie de la politique sanitaire en matière d’addictions relèvent de l’État », réplique l’adjoint communiste à travers un courrier publié ce mardi. Mais il partage les alertes : le maire (DVG) Benoît Payan avait déjà interpellé le Premier ministre, le 28 mai dernier, pour réclamer un plan d’action interministériel, tandis que la maire (GRS) Sophie Camard des 1-7 a écrit à la ministre de la Santé le 17 juillet. Sans réponse.
« Nous n’avons pas renoncé à l’objectif d’une halte soins addictions, même si ce n’est pas le seul élément et qu’elle n’est pas suffisante à elle seule », réaffirme Anthony Gonçalves auprès de La Marseillaise. Si les échanges ont repris avec les diverses autorités, sans écarter les pistes d’une implantation en milieu hospitalier, près des lieux de consommation ou associant les Caarud, « il faut un portage politique, sanitaire, un financement et une impulsion de l’État », rappelle l’adjoint à la santé, l’expérimentation restant soumise à un feu vert du ministère. « Mais même si nous sommes au-delà des compétences régaliennes de la Ville, nous essayons d’apporter des solutions », insiste l’élu communiste. Un budget de 160 000 euros est consacré à la réduction des risques et des addictions, les actions de ramassage ont permis de retirer 5 000 seringues de la rue au premier semestre – autant qu’en 2025 – et 40 000 euros ont été débloqués pour mettre à disposition du matériel supplémentaire pour la réduction des risques.
La municipalité va également prendre en charge, à parité avec l’Agence régionale de santé, le poste de coordinateur du dispositif Tempo mis en place au début de l’année par les associations de terrain pour agir collectivement et mieux documenter cette crise sanitaire, sous l’égide de Médecins du monde.
La municipalité soutient également l’ouverture de deux nouveaux centres d’hébergements dans les jours à venir avec l’associ ation Habitat alternatif social (HAS), l’un de 17 places à Belsunce (1er arr.), et un autre de 10 chambres individuelles pour les femmes, dans un bâtiment municipal du 9e arrondissement. « Cela préfigure une réponse plus globale et plus coordonnée d’une échelle nouvelle, défend Anthony Gonçalves. Pour peu que l’État mobilise les moyens nécessaires. »

