Tag: Marseille

  • Le festival du Nouvel an kurde se clôture en musique à la Camaraderie

    Le festival du Nouvel an kurde se clôture en musique à la Camaraderie

    C’est en concert – en accès libre – que se clôtura la 4e édition marseillaise du Festival Newroz, co-organisé par Solidarité et liberté Provence et le Collectif Solidarité Kurdistan 13 à l’occasion du Nouvel an kurde. Pour animer cette soirée festive, qui s’ouvrira à 19h30 à la Camaraderie (3e) : Ezgili Kervan, la « caravane mélodieuse », groupe de musiques et chants traditionnels d’Anatolie. « Portée par une énergie dansante, cette caravane vous invite à monter à bord pour un périple musical, des ruelles animées d’Istanbul aux villages kurdes, en faisant un détour par les rivages de la Mer Noire et les îles grecques baignées de soleil », promettent les artistes dans leur fascicule de présentation. Composé d’une voix et de cinq musiciens, le groupe propose un répertoire où langues turque, kurde, grecque et arménienne se mélangent, « dans des mélodies qui traversent les frontières ». Sabine Amar, qui, depuis une dizaine d’annéesds, explore les chants traditionnels des rives de la Méditerranée, tiendra le micro, accompagnée des clarinettes eurasiennes de Manon Champel, de la trompette balkanique de Thomas Mornay, du violon virtuose d’Alexia Parry-Jansen et du saz mésopotamien d’Okan Fidan.

    Organisé pour la quatrième année consécutive, le festival est soutenu par la mairie des 2-3, la Ville de Marseille et La Marseillaise, qui avait accueilli la semaine dernière dans ses locaux une escale littéraire sur le Rojava, Kurdistan syrien.

  • Le festival fait résonner les accents à la Criée

    Le festival fait résonner les accents à la Criée

    Conférences et animations seront au rendez-vous pour cette deuxième édition du Festival des accents. « Ça parle des accents de notre région, des autres régions… bourgeois, de banlieue, mais aussi du monde », explique le linguiste d’Aix-Marseille Université Médéric Gasquet-Cyrus, organisateur de l’événement. Au fil de la journée, différents scientifiques présenteront leurs travaux entre deux activités animées pour les enfants. Des invités sont également attendus, comme le duo de comiques Les Jobastres, fervents représentants de l’accent marseillais, ou l’actrice Ariana Ascaride, « ainsi que différents artistes qui viendront chanter avec leur accent », précise le chercheur. Forcément, tous les accents ne seront pas représentés, « il en existe beaucoup », mais le festival a pour objectif de s’inscrire dans la durée et de grandir… « Le but, c’est qu’il soit repris dans d’autres endroits au même moment et qu’il devienne international », rajoute Médéric Gasquet-Cyrus, toujours aussi enthousiaste.

    Du loisir mais pas que…

    Et de rappeler la démarche : « C’est du savoir présenter de manière joyeuse. On est des chercheurs en linguistique et on explique nos recherches à tout le monde », détaille le linguiste. En effet, la journée servira également à collecter des données pour étayer leurs recherches : « On enregistrera les accents de ceux qui le voudront bien à travers nos différents ateliers. » Le temps est également à l’innovation, puisqu’« il y aura des machines qui permettent de mesurer l’accent », assure-t-il.

    Programme complet sur le site : festivaldesaccents.org

  • L’OM assure sans rassurer

    L’OM assure sans rassurer

    Monaco étrillé par le Paris FC (1-4), pour l’OM, la soirée avait plutôt bien débuté.

    En recevant Metz, les hommes de Habib Beye pouvaient réaliser plusieurs bonnes opérations. Reprendre une marge de manœuvre sur des Monégasques qui avaient plombé leur fête de Pâques. Recoller les morceaux avec les supporters, dans un Vélodrome qui n’était pas à guichets fermés, mais qui avait retrouvé sa ferveur. Et, surtout, offrir un cadeau de bienvenue à leur nouveau président, Stéphane Richard, porté sur les fonts baptismaux un peu plus tôt dans la journée par Frank McCourt.

    Les Messins restaient sur trois nuls lors de leurs dernières venues au Vélodrome. Restait à voir si la lanterne rouge serait capable de prolonger cette série, ou si, comme lors du match aller en Moselle (0-3), l’OM ne ferait qu’une bouchée d’un Graoully aux griffes émoussées.

    Dès les premières minutes, la différence de niveau était flagrante entre les deux équipes. Mais s’ils étaient régulièrement dangereux sur le but mosellan, les Marseillais manquaient encore une fois de réalisme dans le dernier geste. Il faudra attendre qu’un vent de panique souffle dans la défense des Grenat pour assister à l’ouverture du score, signée Pierre-Emerick Aubameyang.

    Les Phocéens avaient leur attitude d’élèves appliqués. Mais encore un peu trop brouillons dans une première période qui laissait tout le monde sur sa faim. Il restait 45 minutes aux hommes de Habib Beye pour approfondir les choses et envoyer un signal fort à leurs rivaux pour la troisième place.

    En doublant la mise rapidement après les citrons, Igor Paixão aurait pu mettre son équipe à l’abri. Mais la défense marseillaise devait encore faire un cadeau qui réveillait le Graoully. Et ce duel qui aurait pu être une promenade de santé devait finalement rester crispant jusqu’au bout. Avec un OM manquant visiblement de sérénité, malgré son avance au tableau d’affichage, trop ténue pour être une assurance tous risques.

    Le succès, et la remontée provisoire sur le podium, ne seront assurés que dans le temps additionnel, avec le troisième but libérateur, signé Hamed Traoré.

    OM 3 (1) METZ 1 (0)

    29e journée de Ligue 1

    Stade Vélodrome (63 923 spectateurs)

    Arbitre : S. Frappart.

    Buts : Aubameyang (14), Paixão (48), Traoté (90+2) pour l’OM, Tsitaïshvili (50) pour Metz.

    Avertissements : Medina (45+2) à l’OM, Colin (55), Kouao (85) à Metz.

    OM : Rulli – Weah, Pavard, Balerdi, Medina – Höjbjerg ( c ), Timber (Nnadi, 83) – Greenwood (Traoré, 83), Gouiri, Paixão (Abdelli, 90) – Aubameyang (Vermeeren, 73).

    Entraîneur : H. Beye

    METZ : Sy – Kouao, Sané, Gbamin, Colin(Ballo-Touré, 83) – Touré (Michal, 88), Deminguet (Mbala, 83) – Sarr, Hein, Tsitaïshvili – Diallo ( c ).

    Entraîneur : B. Tavenot.

    Baptême du feu

    Non, ce n’était pas une boule de pétanque géante. La sphère déployée sur le rond central durant l’échauffement des joueurs et l’avant-match était la première sortie officielle de ce qui sera la nouvelle identité graphique de l’OM. Histoire d’habituer les supporters à un design qui a surpris lors de sa divulgation, mercredi lors d’une soirée de gala dédiée à Treizième homme.

  • Les communistes fêtent des avancées dans le département

    Les communistes fêtent des avancées dans le département

    « Ça fait chaud au cœur ! » C’est devant une foule pleine de sourires que le sénateur et secrétaire départemental du PCF 13, Jérémy Bacchi, a salué des campagnes « ô combien courageuses après cette séquence électorale qui a été harassante ».

    Suite à la fin des municipales, les militants se retrouvaient dans les jardins de la fédération du département pour « un moment fraternel et convivial » accompagné du verre de l’amitié, vendredi dans la soirée. Et ils ont de quoi se féliciter : « On reprend pied de partout ! Une augmentation de 20% du nombre d’élus dans les Bouches-du-Rhône. 14 communes où nous n’avions plus d’élus et où nous en avons aujourd’hui, dont 7 de plus de 10 000 habitants », résume le sénateur. Ce dernier n’entend « pas s’autocongratuler » mais bien démontrer la pertinence de la démarche communiste pour ce scrutin local. « Il faut prendre la mesure de notre capacité à faire bouger des lignes dans un département où des observateurs prédisaient un raz-de-marée du Rassemblement national », martèle-t-il. Il cite évidemment la victoire, plus que symbolique, de Jean-Pierre Squillari, « un ami de longue date de notre parti, un maire apparenté » à Aubagne. Et aussi la « prise de la mairie des 15-16 à Marseille », de Jean-Marc Coppola.

    Beaucoup de plus et peu de moins

    À cela s’ajoute évidemment des bastions conservés, des élus d’opposition plus nombreux… D’où les tonnerres d’applaudissements pour les victoires d’André Molino à Septèmes-les-Vallons, de Paul Sabatino au Rove, de Laurent Belsola à Port-de-Bouc ou encore de Gaby Charroux à Martigues. Cette dernière « démontre qu’on a une gestion municipale tournée vers les habitants ». Le discours du sénateur reflète cette dynamique globale : d’un côté il loue l’élection de Jean-Marc Coppola « qui a ému tous les communistes », de l’autre il salue « la campagne courageuse d’Arianne Lombardi en terre d’extrême droite à Marignane qui arrive deuxième ». Même quand le PCF, ou les listes d’union de gauche dans lesquelles il était impliqué, ne remporte pas la ville, Jérémy Bacchi insiste sur les progressions : « À Plan-de-Cuques, nous n’avions plus d’élus depuis 1989, nous en reprenons. À Châteauneuf-les-Martigues, comme à Allauch, cela faisait près de 20 ans qu’on n’avait pas d’élus ! » Il cite également les « listes citoyennes soutenues » et énumère : « À Aix nous avons un élu et une citoyenne apparentée, à Cabriès nous gagnons des élus comme à Gardanne, à Gignac, à Mallemort, à Sausset-les-Pins ou encore à Vitrolles… » En bref, beaucoup de plus et peu de moins pour les militants communistes.

  • Les salariés de Jott bientôt fixés sur leur sort

    Les salariés de Jott bientôt fixés sur leur sort

    « Jott contribue depuis des années à structurer la filière mode locale, nous appelons à une décision qui garantisse la pérennité de l’entreprise, la sauvegarde des emplois et le maintien du siège à Marseille. » Dans un communiqué commun, Jocelyn Meire, président de Mode in Sud et Jean-Luc Chauvin, président de la Chambre de commerce et d’industrie métropolitaine Aix-Marseille-Provence (CCIMP) montent au créneau pour défendre la marque aux doudounes colorées. L’avenir de la société fondée voilà 16 ans par deux Marseillais et cousins, Mathieu et Nicolas Gourdikian, placée en redressement judiciaire le 18 décembre, devrait être scellé ce lundi 13 avril.

    Pour Jocelyn Meire, c’est le projet de reprise « Mars », proposé par des membres de l’équipe dirigeante actuelle, qu’il faut soutenir. « Ce n’est pas le mieux-disant en termes de maintien des salariés » convient-il quand seulement 34% des 200 employés seraient gardés. Mais l’idée que Jott puisse être repris par un fonds d’investissement qui détient Chevignon et surtout Pimkie, « une des rares entreprises françaises à avoir fait un deal avec Shein », dans le cadre de l’offre portée par le groupe Amoniss, le défrise. Proposition qui aurait eu un écho favorable lors de l’audience au tribunal de commerce fin mars. Un « mauvais signal » martèle-t-il, craignant le démantèlement.

    « L’humain oublié »

    Il va dans le sens des salariés qui ont écrit au juge-commissaire, alerté la CCIMP, la Ville de Marseille, la Région et le Département, explique une salariée du siège. « On sait bien qu’on ne peut pas reprendre tout le monde » estime-t-elle mais « on craint de voir la marque associée à la fast fashion ». Une vaste consultation a été engagée par les représentants des salariés au CSE, précise Damien Laine, l’un d’entre eux, « les équipes soutiennent à plus de 70% Mars ». Après avoir été racheté en 2021 par L. Catterton, chez Jott, « l’humain a été oublié » déplore-t-il, les actionnaires ne voyant « que le financier ». « On souhaite que cela redevienne une marque familiale », insiste-t-il.

    C’est parce qu’ils ne « voulaient pas que ça s’arrête », que Mathilde Picard, directrice commerciale Retail de l’entreprise et deux autres membres de la direction se sont lancés dans la bataille. « On a contacté Nicolas Gourdikian, on lui a présenté notre projet, il a dit : “go” », explique-t-elle. Passer de 25 à 15% de frais de personnel lui paraît plus tenable. « Ce n’est pas par gaieté de cœur, mais financièrement ça ne passe pas », précise-t-elle. Si Jott en est arrivé là, c’est que Catterton a remis en cause un modèle « où 65% du chiffre d’affaires se fait en 4 mois, de septembre à décembre », analyse-t-elle. Multiplier les points de vente, monter les prix alors que la marque se voulait de qualité mais accessible, sont pour elle autant d’erreurs. Or, la doudoune a de l’avenir car « l’outwear », le vêtement d’extérieur, a le vent en poupe en France : « C’est +2% et les projections de marché, c’est +5 à +6% à 3 ans », assure-t-elle.

  • Le RN s’oppose encore au financement des transports

    Le RN s’oppose encore au financement des transports

    Le dépôt des amendements de l’extrême droite est presque devenu un jeu routinier, dans l’hémicycle régional. Au moment d’approuver le budget primitif de la collectivité ce vendredi matin, il n’y avait donc rien de nouveau lorsque l’opposition RN s’est échinée à les multiplier pour redéployer des crédits de communication vers les autres politiques régionales afin de montrer « que d’autres choix sont possibles », affirmait sérieusement l’élue varoise (RN) Coline Houssays. Mais tandis que l’argentier de la Région Jean-Pierre Colin (Les Centristes) déroule sur « un budget de responsabilité qui garantit la poursuite des grands projets structurants », la conseillère d’extrême droite se borne à constater « un budget qui se tient avec un petit coup de pouce extérieur ». La priorité, pour l’opposition RN, restant de réduire l’investissement de la collectivité. « Ce n’est pas tant chaque projet isolément qui pose question, mais leur addition », justifie la Lorguaise. « Nous avons choisi sans hésitation de maîtriser les comptes publics pour dégager les moyens supplémentaires à nos engagements », lui donne la réplique le président (LR) de la majorité régionale, Pierre-Paul Léonelli, sans s’arrêter sur les coupes dans la santé, la politique économique, la formation (notre édition du 10/04). Face aux baisses de dotations de l’État, « ce sont presque 60 millions d’économie qu’il a fallu trouver », rappelait le président (Ren.) de Région Renaud Muselier. Désormais président de la Métropole Aix-Marseille, le vice-président (LR) à la formation professionnelle Nicolas Isnard a tenu aussi à défendre son action face au chômage en baisse. Assurant, malgré les baisses des dotations, que la collectivité « contribuera à soutenir les missions locales, les écoles de la 2e chance, dans les mêmes proportions que les années précédentes ».

    Mais l’extrême droite préfère s’échiner à coups d’amendements sur le nouveau versement mobilité régional et rural pour en réduire la portée. « Malgré lui, ce versement reste une taxe en plus sur nos entreprises », s’indigne l’élue varoise (RN) Muriel Fiol. « 97% des entreprises de la région ne sont pas concernées », rappelle encore Renaud Muselier. C’est surtout son prédécesseur (Hor.) Christian Estrosi qui monte au créneau. « Je vois l’instrumentalisation qui est faite par une partie du monde de l’entreprise », dénonce-t-il. Lui défend « une condition essentielle, quand je vois tous ceux qui demandent de nouvelles lignes, des modernisations de lignes. » Et de regretter que seule la région parisienne a obtenu un versement mobilité un point au-dessus du niveau national fixé à 2% de la masse salariale des entreprises.

    Contre les droits

    des femmes

    Pas de quoi freiner le RN qui dans la foulée s’en prend aux subventions… pour les associations de soutien aux femmes victimes de violences. « Il serait préférable de s’en tenir à vos compétences et de flécher ces budgets aux lycées », explique benoîtement l’élue maralpine RN Brigitte Lancine. « Quand elles n’ont plus d’emploi, qu’elles sont sous domination, qu’elles n’ont plus de maison, que leurs enfants sont abandonnés, vous voulez dire ne vous en occupez pas ? » s’estomaque le président de Région. Alors que son opposante veut reprendre la parole, il avertit : « Vous allez en prendre une ! » Avant de s’excuser immédiatement, repris par Christian Estrosi. Mais l’élue RN a beau dire qu’elle n’est « pas contre cette cause », elle persiste : « Ce que dit la Chambre régionale des comptes, c’est qu’il faut plus se mobiliser sur les compétences de la Région sans aller en permanence se substituer à l’État ». Tout juste rentré du conseil municipal, le député RN Franck Allisio intervient à temps pour faire voter son groupe en faveur du plan de lutte contre les violences faites aux femmes. Pas une évidence pour l’extrême droite à deux doigts de s’abstenir.

  • Frank McCourt adoube Stéphane Richard

    Frank McCourt adoube Stéphane Richard

    Avril 2026 restera dans les mémoires olympiennes comme le mois du grand chamboulement.

    S’il n’est pas aussi radical que celui de l’automne 2016, qui avait vu l’arrivée de Frank McCourt au sommet du club. il va sans doute marquer profondément les esprits marseillais. Initié par un déménagement des structures administratives, prolongé par le changement d’identité visuelle, il se poursuit avec l’arrivée d’un nouveau président, Stéphane Richard.

    « Marseille a besoin d’un leader fort à sa tête. Quelqu’un ayant une grande expérience exécutive, qui connaisse la ville, qui y a vécu. » Frank McCourt a donné quelles étaient les bases de recherche de ce dirigeant providentiel. Il y avait ajouté d’autres critères. « Il fallait une forte expérience d’entrepreneur. Et avoir la compréhension de ce qui est l’essence et la signification de l’OM. » Ce président se devait aussi de relever de nombreux défis, « dans une période qui n’est pas facile pour le football français ». Un profil qui correspond à Stéphane Richard.

    Rendez-vous le 2 juillet

    L’ancien patron d’Orange a allègrement franchi toutes les étapes d’un casting auquel ont répondu de nombreux profils. « Stéphane cochait toutes les cases. La décision a été simple car c’est quelqu’un capable de tout faire, de manière rapide et efficace », insiste Frank McCourt. Ce dernier a d’ailleurs avoué que sa décision était prise dès le premier contact, « c’était à Londres, je souhaitais le convaincre d’accepter le poste. Il s’est imposé à mes yeux dès cette rencontre car il représentait le parfait équilibre entre ambitions et expérience ».

    Stéphane Richard, qui entrera en fonction le 2 juillet, est conscient de la mission qui l’attend. « Accepter le poste, c’est l’occasion de réunir mes deux amours qui tournent autour de l’OM » confie celui qui a permis de rapprocher le club de l’entreprise qu’il dirigeait, il y a dix ans, pour que le nom d’Orange apparaisse sur le Vélodrome et sur les maillots du club.

    Il s’apprête désormais à passer de l’autre côté du miroir, « conscient des multiples défis propres à l’OM qui m’attendent ». Il ne redoute pas ce que Pape Diouf avait appelé « la malédiction du fauteuil de président » qui ferait perdre toute notion des réalités à celui qui s’y installe. Il confesse « ne pas avoir de gri-gri. Pour m’en protéger, je vais m’appuyer sur mon vécu personnel. J’ai déjà dû gérer des crises qui m’ont permis de me forger une résistance au stress et m’ont durci le cuir ».

    Stéphane Richard a annoncé ses priorités. « Je ne suis pas en mission honorifique. Je vais m’engager complètement dans ma tâche et m’appuyer sur des gens compétents concernant les affaires du football », poursuit-il. Il se voit en « homme-orchestre capable de prendre les meilleures décisions » avant de rappeler sa première requête, « que le club aille chercher une place en Ligue des Champions ».

    En dehors des terrains, il annonce sa volonté d’être celui qui donnera le coup d’envoi d’une nouvelle ère, « celle de la stabilité, de l’apaisement et de la réconciliation avec tous ceux qui font vivre l’OM ». Et retrouver l’amour de supporters lassés par les promesses non tenues.

    Avec en tête les contraintes économiques d’un football français handicapé par la faiblesse des droits TV qui le fait évoluer « dans un modèle économique qui n’est pas soutenable », regrette-t-il. Alors que Frank McCourt se veut rassurant quant à sa volonté de maintenir le train de vie de l’OM. « Nous sommes un des clubs les plus stables au niveau financier et sans grosses dettes. »

    L’États-unien rappelle toutefois qu’il reste « ouvert à l’arrivée d’un partenaire stratégique qui nous permettrait d’atteindre plus facilement nos objectifs ». À savoir que l’OM se retrouve régulièrement qualifié pour la Ligue des Champions. À ce titre, l’été qui s’annonce sera capital.

  • [Recette] Les panisses aux épices et tarama de haddock

    [Recette] Les panisses aux épices et tarama de haddock

    Pour 6 personnes, il vous faudra :

    Pour le tarama :

    – 60g de haddock

    – 37g de pain de mie

    – 22g de jus de citron

    – 15g de lait demi-écrémé ou entier

    – 1 jaune d’œuf

    – 1 pincée de sel et de poivre

    – de l’huile neutre.

    Pour les panisses :

    – 250g de farine de pois chiche

    – 625 et 125mL d’eau

    – 1 poignée de gros sel

    – du paprika fumé

    – du ras el-hanout

    – du thym et de l’origan.

    Un tarama bien lisse

    Pour réaliser le tarama, découper le haddock et le pain de mie en petits cubes et déposez dans un blinder ou dans une cuve si vous utilisez un mixeur plongeant. Ajoutez ensuite le jus de citron, le lait et le jaune d’œuf. Mixez jusqu’à obtention d’une pâte lisse. Vous pouvez mettre une goutte d’huile neutre pour faciliter, avec parcimonie pour ne pas que le mélange tranche. Quand la pâte est lisse, incorporez une pincée de sel et quelques tours de moulin à poivre. Débarrassez à l’aide d’une maryse pour déposer le tout dans un robot ou pour monter le mélange au fouet avec l’huile que vous verserez en filet, comme une mayonnaise. Quand c’est prêt, réservez et couvrez. Laissez idéalement reposer une heure au frais avant de déguster. Pour ce qui est des panisses, faites bouillir 625mL d’eau à feu vif.

    Pendant ce temps, mélangez dans un saladier la farine de pois chiche, les épices et un peu de sel. Attendez que l’eau soit à ébullition et versez les 125mL d’eau froide que vous avez gardés dans la farine, ajoutez-y ensuite environ la moitié de l’eau que vous avez mise à bouillir.

    Des panisses croustillantes

    Mélangez énergiquement au fouet. Une fois que le tout est homogène, versez la pâte dans l’eau qui se trouve encore sur la plaque à feu moyen. Mélangez tout de suite au fouet pour amalgamer l’eau et ladite pâte. Laissez ensuite chauffer tranquillement une dizaine de minutes en remuant de temps en temps. Débarrassez ensuite sur une plaque et laissez refroidir. Découpez ensuite de petits rectangles et déposez dans une huile à 180°. Laissez environ 3 minutes, égouttez sur un papier et salez tout de suite pour garder le croustillant.

    Servez le tout et dégustez. Bon appétit !

    PORTRAIT

    Fraîcheur et gourmandise

    Avec sa décoration aux allures à la fois vintage et moderne, le Bistrot Sassy vous accueille à midi ou le soir pour vous proposer une cuisine simple, fraîche et gourmande réalisée par Lucas et Alix. Fondée par Tess et son compagnon et ouvert il y a presque trois ans, ce bistrot a tout d’un grand. Petit plus, la terrasse ensoleillée où il fait bon vivre.

    167, bd Chave

    13005 Marseille

  • Le Printemps marseillais solide dans ses orientations

    Le Printemps marseillais solide dans ses orientations

    Une heure et trente minutes. Les 18 rapports, essentiellement « techniques », au menu vendredi du conseil municipal de Marseille ont été traités avec une rare rapidité. Le signe d’une gouvernance désormais maîtrisée par le Printemps marseillais qui entame ce deuxième mandat avec une majorité renforcée ?

    La conséquence surtout d’une pâle opposition. « Pour la première fois, les conseillers RN n’ont pas prononcé le mot immigration », fait remarquer Canicave (PS) à l’issue de la séance. « On a un peu senti leur tropisme sur la sécurité et ils se relanceront sur ces choses-là, mais il faut qu’ils apprennent surtout ce qu’est la gestion d’une ville. » Une inconsistance qui leur sera renvoyée tout au long de la séance.

    Titillé par le maire de Marseille lorsqu’elle s’abstient sur les rapports accordant dotations en équipement (tablettes), moyens, indemnités, et mise à disposition de véhicules à des membres du conseil municipal – « Vous proposez qu’on reprenne les chauffeurs aux maires de secteurs ? Je n’ai aucun problème », tance Benoît Payan -, l’extrême droite joue d’abord la polémique sur le rapport 11. Présenté par une Nathalie Tessier (PCF), « furieusement féministe », il porte sur l’égalité femmes/hommes à la ville.

    Éléonore Bez, la maire (RN) des 9-10, juge bon de faire l’amalgame avec le recadrage d’Anne-Marie Grégori, la doyenne de l’hémicycle, qui avait interpellé « la gauche », lors du conseil d’installation, le 28 mars. Filmée par un élu à sa droite, la séquence est destinée aux réseaux sociaux. Benoît Payan pointe, lui, un relativisme mal venu : « On ne peut pas comparer les assassinats quotidiens, les blessures, les viols, les coups et les violences, à ce qui s’est passé. (…) Je crois que même une femme doit respecter la loi et il se trouve que sous la présidence du doyen d’âge, il n’y a pas de débat politique.»

    Sur le débat du rapport d’orientation budgétaire, Franck Alisio, président du groupe Marseille en ordre, choisit d’interroger « le sens des priorités » de la majorité. Le député (RN) de Marignane va « droit au but » et surtout pas bien loin, pressé de rejoindre la plénière du Conseil régional où son recours sur les municipales, lui permet de cumuler mandats et indemnités.

    Il réclame pêle-mêle, une règle d’or budgétaire, la garantie du financement par l’État du plan école ou le Prado Carénage à 1 euro. Pour briller, Antoine Baudino, assistant parlementaire de Stéphane Ravier (REC), lance lui une avalanche de chiffres picorés dans le ROB dont l’incohérence laisse circonspect.

    « Vous vous êtes arrêtés sur des sujets picrocholins (…) mais vous aurez le temps de comprendre comment fonctionnent des budgets », répond Benoît Payan rappelant que 83% du budget d’investissement a été dépensé, que la ville est la seule collectivité à s’être désendettée et que sa note financière a augmenté, sans soutien de la Région et du Département.

    « Une opportunité unique »

    À côté d’eux, les trois élus (Martine Vassal était absente) de la droite républicaine qui gère ces collectivités, s’efforcent de porter par Romain Simmarano (Ren.), une opposition « claire mais utile », celle d’un « courant de pensée » qui « même si il est très minoritaire à l’échelle de la ville, représente une voix singulière ». Après avoir rappelé la nécessité d’objectifs chiffrés sur les fonds européens, le directeur de cabinet de Renaud Muselier, acte un changement de paradigme : « Il y a une opportunité unique qui doit nous permettre d’être utiles aux Marseillais en mettant au passé ce qui appartient au passé. »

    « Nous allons devoir nous serrer les coudes fortement dans nos collectivités », abonde le maire de Marseille, conscient de la nécessité de faire vivre le courant de pensée de la famille gaulliste mais rappelant que « la politique c’est un peu comme l’amour : il y a les mots et les preuves ».

    « Le seul point d’optimisme aujourd’hui, c’est que localement, les choses semblent un peu se déverrouiller », observe Joël Canicave, au regard d’une situation nationale et internationale qui tend les finances des collectivités locales. « Les propos de M. Simmarano sur la Région et ce qui s’est passé à la Métropole a du sens. Il restera à travailler avec le Département. Quand une ville représente 42% d’un département et reçoit 2% de l’aide aux communes, il y a un dysfonctionnement majeur », conclut l’adjoint aux finances.

    REPÈRES

    « Le nouveau Pierre Robin est arrivé ! »

    Anthony Krehmeier à la cantonade, après l’intervention de l’élu d’extrême droite Antoine Baudino. Un hommage à l’ex-conseiller LR, spécialisé dans les lignes comptables et des virgules. « C’est beaucoup d’honneur. M. Robin ne confondait pas investissement et fonctionnement, le niveau n’est pas le même », amende le maire au pupitre.

    Règlement

    Une commission chargée de rédiger le nouveau règlement intérieur du conseil municipal a été désignée. Elle se réunira en avril et mai et le texte entrera en vigueur en juin. Siégeront : Drouot, Garino, Huguet, Roller, Kessaci, Rossi, Richerolle, Lécorché, Rioult, Rivoallan et Baudino, ainsi qu’un élu de la droite républicaine.

    5

    Les commissions permanentes du conseil municipal de Marseille vont passer de quatre composées de 25 membres, à cinq constituées de 22 membres pour cette nouvelle mandature, du fait de l’augmentation du nombre de conseillers municipaux. Ils étaient 101 élus en 2020, ils sont désormais 111 sous l’effet de la réforme de la loi Paris-Lyon-Marseille.

  • L’ex-patron d’Orange arrive aux manettes de l’OM

    L’ex-patron d’Orange arrive aux manettes de l’OM

    Ancien président-directeur général de France Télécom et d’Orange, président de GSM Association, directeur de cabinet du ministère de l’Économie et des Finances sous Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde, directeur adjoint de la Compagnie générale des Eaux, ex-numéro 4 du groupe Veolia et fondateur de la Compagnie générale d’immobilier et de services, devenue Nexity. Après toutes ces expériences, Stéphane Richard, 64 ans, se lance pour la première fois de sa grande et longue carrière dans une aventure sportive en devenant le 38e président de l’histoire de l’OM.

    « C’est la ville où j’ai grandi »

    Pourtant né à Caudéran, une ancienne commune girondine devenue un quartier de Bordeaux à partir de 1965, Stéphane Richard clame haut et fort son attachement pour la cité phocéenne, ville dans laquelle il a déménagé avec ses parents à l’âge de 10 ans. « C’est la ville où j’ai grandi et passé mon bac, avant de monter à Paris pour ma classe préparatoire », raconte le diplômé d’HEC Paris en 1983, puis de l’ENA en 1985. « Je me souviens des ricanements quand je disais que je venais de Marseille. J’ai gardé des liens très forts avec cette ville, j’ai eu une maison et la seule maison que je possède aujourd’hui est à Marseille, j’y ai beaucoup d’amis, c’est une ville que je connais intimement », poursuit-il, en martelant qu’il sait ce que représente l’OM dans cette ville. « Toute la ville pense et respire pour l’OM », insiste celui qui a été proche du club phocéen lorsqu’il était PDG d’Orange entre 2011 et 2022. Il a notamment ficelé un grand partenariat entre les deux institutions : l’entreprise de télécommunications est devenue sponsor principal sur les maillots de l’OM (entre 2017 et 2019) et a accroché son nom au stade Vélodrome. Depuis son départ d’Orange, il est resté proche de Marseille en étant nommé membre du conseil de surveillance du Grand Port maritime de Marseille.

    Proche du PDG de la CMA CGM Rodolphe Saadé, le Bordelais n’en présente pas moins un parcours marqué par une zone d’ombre. En juin 2025, la cour d’appel de Paris l’a condamné à six mois de prison avec sursis dans l’affaire de la sentence arbitrale controversée de 2008 entre Bernard Tapie et le Crédit lyonnais. Pour l’heure, il assure rechercher « l’apaisement », restera à obtenir, la saison prochaine, des performances.

    RÉACTIONS

    Benoit Payan Maire (DVG) de Marseille

    « Stéphane Richard est un homme qui porte Marseille dans son cœur et dans son histoire personnelle et professionnelle. Je me réjouis de le savoir aujourd’hui parmi nous pour assurer cette magnifique et exigeante mission, qui nécessitera toute son expérience, son savoir-faire au service de l’OM et des Marseillais. »

    Renaud Muselier Président (Ren.) de la Région Sud

    « Stéphane Richard est un très bon choix pour le club : un grand professionnel capable d’être un grand président. Il aime le sport, Marseille et l’OM ! Il a toutes les qualités pour réussir. Il peut compter, comme M. McCourt, sur mon soutien. »

    Laurent Lhardit Député (PS) des Bouches- du-Rhône

    « Mes très sincères félicitations à Stéphane Richard pour cette nomination. L’OM gagne un grand manager et je ne doute pas qu’il saura relever les défis pour notre club dans cette belle et si importante fonction. »

    Franck Kodjabachian Président du District de Provence de football

    « J’espère qu’il pourra apporter la stabilité dont a besoin l’OM. On a noué de bonnes collaborations avec eux. Ils ont compris que le football professionnel ne peut pas exister sans le football amateur sans le socle amateur. J’espère que ça perdurera. »