Tag: Marseille

  • Linguine à la crème de chèvre, courgette croquante et pignons

    Linguine à la crème de chèvre, courgette croquante et pignons

    « Les choses simples sont souvent les meilleures », tel est le credo de Judith, la cheffe du Bistroquet qui vous propose une recette savoureuse, généreuse, gourmande et de saison.

    Une crème nappante

    Pour commencer, émincez l’échalote et faites-la revenir à la casserole dans du beurre et à feu doux. Pendant ce temps, coupez la bûche de chèvre en morceaux grossiers et réservez. Quand le beurre est fondu et que l’échalote a cuit quelques minutes, ajoutez le fromage et remuez. Attention, la cheffe vous conseille de ne pas mettre tout le chèvre dès le début pour pouvoir ensuite ajuster en fonction de vos goûts. Ajoutez ensuite un peu de crème liquide et assaisonnez avec du sel, du poivre moulu et un peu de piment d’Espelette en poudre. Remuez de nouveau et laissez cuire à feu doux toujours.

    Dans une poêle à feu très doux, faites torréfier les pignons. Quand ils sont dorés, ajoutez un filet de miel, remuez et éteignez le feu. Ils prennent un goût légèrement sucré sans pour autant les faire caraméliser.

    Des saveurs équilibrées

    Faites cuire vos pâtes dans l’eau et une fois qu’elles sont prêtes, égouttez puis déposez-les dans la sauce au chèvre lorsque celle-ci est épaissie et le fromage majoritairement fondu. Remettez la casserole sur feu très doux pour que les pâtes s’imprègnent bien de la sauce. Vient le moment de préparer vos tagliatelles de courgette. Pour cela, rien de plus simple utilisez un économe et faites comme si vous épluchiez le légume mais en entier. Déposez les lamelles dans une poêle avec un léger filet d’huile d’olive, du sel et du poivre, remuez quelques secondes sans les faire cuire, elles doivent rester croquantes.

    Une fois que tout est prêt, déposez les linguine dans le fond de l’assiette, ajoutez joliment les tagliatelles de courgette, les pignons torréfiés, quelques morceaux de feuille de menthe ciselées au ciseau et terminez avec des zestes de citron vert pour donner du peps à votre plat.

    Bon appétit.

    Pour 2 personnes il vous faudra :

    – Une belle bûche de chèvre, une noisette de beurre, une échalote

    – Une poignée de pignons, un citron vert, quelques feuilles de menthe fraîche

    – Du miel, de la crème liquide, une courgette jaune

    – Sel, poivre, piment d’Espelette et huile d’olive

    – Un paquet de linguine ou tagliatelle

  • Au boulodrome Carli, la pétanque fait battre les cœurs

    Au boulodrome Carli, la pétanque fait battre les cœurs

    Le claquement sec des boules résonne sous les arbres du conservatoire Pierre-Barbizet. Un instant, tout se suspend. Puis les voix reprennent, mêlées au tintement des verres, aux rires et à l’odeur de barbecue qui flotte entre les terrains. « T’as le point ou c’est moi ? ». Sur le sable ocre, les pas crissent. Les regards se concentrent. Puis se relâchent. Les mains se serrent, les épaules se tapent. Ici, l’entrée dans le cercle est immédiate. Le boulodrome Carli est un lieu emblématique de rassemblement pour les Marseillais.

    Treize terrains en libre accès, ouverts tous les jours de 14h à 21h. Et une règle simple : chacun participe à faire vivre l’endroit. « On les entretient nous-mêmes », explique Valérie Patissier, vice-présidente de l’association Carli, la Boule des Trois Mages. Un terrain public, tenu à bout de bras par ses joueurs. « Contrairement aux terrains de village, celui-ci s’inscrit dans un environnement très urbain, ce qui reste rare », souligne Romain Pastor, adjoint en charge des traditions, cultures et pratiques sportives provençales à la Ville.

    Tous âges et cosmopolite

    Mais ici, ce n’est pas seulement le jeu qui retient. C’est l’ambiance « très conviviale. Il y a tous les âges, femmes, hommes. C’est très cosmopolite… On est vite adopté », sourit Valérie en suivant les parties qui s’enchaînent. Les accents se croisent, les générations se répondent. Les trajectoires aussi. « Le facteur d’attraction, c’est l’ambiance : tous les pays du monde sont représentés. » Au fil de la journée, le décor évolue. L’après-midi appartient aux retraités. Les gestes sont lents, précis, presque rituels. Puis, à mesure que le soleil décline, les actifs arrivent. Le rythme change. Le bruit aussi.

    « La pétanque devient une pratique d’afterwork », observe Romain Pastor. « Pour rencontrer des gens ou s’intégrer, il suffit souvent de prendre ses boules. » Un noyau d’habitués occupe les lieux, mais le terrain reste ouvert. Accessible. Vivant.

    Une place de village

    en plein centre

    Le week-end, les concours organisés par l’association deviennent même des portes d’entrée pour les nouveaux venus. À Marseille, « ville des 111 villages », rappelle Romain Pastor, le terrain de boules fait figure de place publique. À Carli, cette logique se glisse en plein centre. La poussière s’élève à chaque lancer. Les boules brillent dans la lumière qui tombe.

    Les conversations se superposent sans jamais s’annuler. « Je venais juste en divertissement au début puis j’ai accroché aux gens, puis à la pétanque », confie Valérie Patissier. Ici, on ne fait pas que jouer. On revient. On s’attarde. Et souvent, sans vraiment s’en rendre compte, on finit par y trouver sa place.

    « Je venais juste en divertissement au début, puis j’ai accroché aux gens puis
    à la pétanque »

  • Le Refugee Food Festival fait son retour pour des recettes du monde

    Le Refugee Food Festival fait son retour pour des recettes du monde

    Un événement placé sous le signe du partage. Dans une centaine de restaurants, du bistrot à l’étoilé, mais aussi dans les cantines solidaires, restaurateurs, artisans de la région et cuisiniers réfugiés se réuniront afin de concocter des plats du monde entier, du 20 au 27 juin à Marseille. Au menu : banquet afghano-provençal, cuisines marocaines, palestiniennes ou encore ukrainiennes. « À travers ces rencontres nous voulons défendre l’idée que l’exclusion, la défiance et la peur s’effacent lorsque l’on apprend à se connaître », témoignent les organisateurs du Festival.

    C’est dans le cadre de la Journée mondiale des réfugié.es que s’organise chaque année autour du 20 juin, le Festival. « Nous voulons parler de chacun des individus qui sont appelés “réfugiés”. De chacune de ces personnes qui font preuve d’une résilience et d’un courage exceptionnels pour tout réapprendre », expliquent-ils.

    « La cuisine porte

    la mémoire »

    Manon Fleury, cheffe étoilée, parraine cette édition aux côtés d’Aïssa Maïga, réalisatrice, autrice et productrice française d’origine sénégalaise et malienne. « La cuisine fait partie de ces espaces très puissants où tout devient concret. Elle porte la mémoire, l’exil parfois, mais aussi la transmission, la joie. Elle permet de recréer du lien, même loin de chez soi », souligne-t-elle. « C’est ça la France, dans ce qu’elle a de plus beau : un lieu où les cultures se croisent, se transforment et inventent ensemble. »

    Programmation à retrouver sur festival.refuge-food.org/marseille

  • Un anniversaire festif et revendicatif au Mucem

    Un anniversaire festif et revendicatif au Mucem

    Témoigner, sensibiliser, résister : la série d’événements prévus au Mucem ce samedi pour le dixième anniversaire des opérations de SOS Méditerranée répond à ces trois objectifs. C’est ainsi qu’une table ronde se tiendra à 15h au sein de l’auditorium du musée réunissant Sophie Beau, cofondatrice et directrice générale de SOS Méditerranée, Anne Kamel, médecin qui exerce à bord depuis le début des opérations en 2016, Moussa Camara, l’un des premiers rescapés secourus en 2016 (lire ci-dessus) et président de l’association Guinée à Marseille ainsi que François Gemenne, politologue belge spécialiste des migrations et membre du Giec.

    Puis, à 17h, le film Mothership, tourné en 2023 à bord de l’Ocean Viking, sera diffusé en présence de sa réalisatrice Muriel Cravatte. Ce documentaire met la lumière sur les équipages, les exilés secourus et plus particulièrement les femmes souvent invisibilisées lorsqu’il est question de migrations.

    Enfin, la journée se clôture par une soirée festive sur la place d’armes du Fort Saint-Jean, dès 19h. Un concert de soutien sera donné par de nombreux artistes venus des deux rives de la Méditerranée : le musicien Thomas de Pourquery, le chanteur occitan Sam Karpienia, le compositeur égyptien Tarek Abdallah et bien d’autres.

    La danseuse et chorégraphe Maryam Kaba proposera un warm-up AfroVibe aux côtés du collectif Twerkistan accompagné de DJ et performers pour finir la soirée par un set dansant de Matteo, membre cofondateur du groupe Chinese Man. En parallèle de cette soirée, l’équipe des Grandes Tables de la Friche la Belle de Mai inviteront à découvrir un repas inspiré par la cuisine d’urgence préparée à bord de l’Ocean Viking.

    * Les événements sont accessibles sur réservation sur sosmediterranee.fr

  • La LPO en congrès national, mobilisée pour la biodiversité

    La LPO en congrès national, mobilisée pour la biodiversité

    Table ronde, échanges, sorties nature… La cité phocéenne accueille le congrès national de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) ce samedi 20 juin. Une première se félicite Danielle Castagnoni, présidente de la LPO Paca D’abord, « c’est vraiment une ville où on a développé des partenariats importants, que ce soit au niveau de la sensibilisation, de la protection des espèces et des espaces, de l’éducation à l’environnement, on mène beaucoup d’actions avec la Ville », explique-t-elle. Dans une région « très riche en biodiversité » mais aussi « fragile » sous la pression du tourisme et du développement urbain, ce congrès a aussi toute son importance estime Danielle Castagnoni.

    Avec plus de 400 bénévoles et près de 5 000 adhérents sur l’ensemble du territoire, la LPO Paca est engagée depuis près de 30 ans sur « un grand nombre de fronts », rappelle sa présidente. Une priorité cependant : informer et sensibiliser. Citoyens, entreprises, collectivités, établissements scolaires, la LPO implique une large palette d’acteurs. Où l’on peut apprendre à identifier les libellules à Hyères, se former sur les reptiles méditerranéens dans les Bouches-du-Rhône ou suivre un webinaire sur le campagnol amphibie.

    Une trame verte

    Parmi les projets phare, ajoute Danielle Castagnoni, le réseau de refuges LPO. « Ce sont des personnes, des entreprises ou des institutions, qui vont décider de transformer leur terrain, leur jardin, en refuge de manière à accueillir la biodiversité », explique-t-elle, « notre volonté, ça serait de faire une trame verte pour permettre à cette biodiversité de se déployer sur tout le territoire ».

    L’école ornithologique, avec six formations théoriques et terrains destinés aux particuliers comme aux professionnels, a également « un gros succès » se félicite-t-elle, 90 personnes ayant participé cette année. L’association réalise aussi des études aux côtés des scientifiques. Comme celle publiée ce 16 juin sur la Pie-grièche méridionale dont la région abrite la plus grande population malgré le déclin de l’espèce en Europe, avec l’Institut méditerranéen biodiversité et écologie. Il faut dire que grâce à son réseau d’observateurs, la LPO Paca dispose d’une base de 13 millions de données sur la faune sauvage, des observations récoltées depuis 2009 au moyen d’une application sur smartphone. « On vient aussi de reprendre en 2026, en cogestion, les marais du Vigueirat en Camargue. Un hot spot particulièrement riche en oiseaux », annonce Danielle Castagnoni.

    Toujours dans cette optique de préservation, le congrès abordera notamment les 50 ans loi de protection de l’environnement. Parce qu’on « assiste à la volonté de dégrader », déplore Danielle Castagnoni. Et la LPO ne compte pas laisser faire.

  • Un appel pour étendre le réseau de bateaux-bus

    Un appel pour étendre le réseau de bateaux-bus

    Au premier étage de l’Union nautique marseillaise, Christian Pellicani, adjoint au maire des 1er et 7e arrondissements, a présenté une initiative visant à accélérer le développement du réseau de navettes maritimes dans la ville et sur le littoral métropolitain. « L’objectif de cet appel, c’est de donner un coup de fouet au projet pour garantir un service tout au long de l’année », explique-t-il. Porté par Citoyen 13 et le Mouvement national de lutte pour l’environnement, cet appel dresse plusieurs propositions : la création de nouvelles liaisons reliant l’Estaque à la Côte Bleue, la pérennisation du service toute l’année et l’élargissement des horaires pour répondre aux besoins des scolaires et des salariés. Beata, habitante de La Rove, témoigne : « C’est une solution extraordinaire et je suis pour que les navettes fonctionnent toute l’année. Le bus 35, qui dessert la zone de l’Estaque, est une catastrophe. Il y a des gens qui habitent là-bas, qui travaillent et qui perdent un temps fou à se rendre en voiture à Marseille. » Pour Christian Pellicani, il y a à la fois un « enjeu climatique » et un besoin de « désengorger les quartiers sud et nord de la circulation automobile ». Il estime que la solution se trouve du côté de la mer.

    Un second souffle

    Le développement de ces navettes avait déjà été porté par Christian Pellicani en 2007. « Il y avait des débats sans fin autour des transports et je trouvais ça étonnant qu’on n’utilise pas la mer comme infrastructure », raconte-t-il.

    Après une expérimentation jugée concluante en 2012, les premiers bateaux-bus sont entrés en fonction en 2013. L’élu estime pourtant que le projet n’a pas atteint son plein potentiel : « Aujourd’hui, il faudrait que ce réseau soit ouvert à tous et qu’il permette aux gens de se déplacer, qu’ils soient touristes ou non. »

  • Un immeuble en chantier de la SPLAIN s’effondre

    Un immeuble en chantier de la SPLAIN s’effondre

    Un nouveau drame a été évité à Noailles à deux cents mètres de la tragédie du 5 novembre 2018. Jeudi à 21 heures, un immeuble sous arrêté de péril, objet d’un projet de réhabilitation lourde de la SPLA-IN, s’est effondré en château de cartes au 3 Halles Delacroix / 16 rue d’Aubagne, dans un nuage de poussière. Sa façade a tenu. Le bâtiment, côté halles, n’est plus qu’une coque remplie de gravats.

    Quatre passants incommodés par les poussières respirées ont été pris en charge. Le sinistre a mobilisé 70 marins-pompiers, 22 policiers municipaux et plusieurs dizaines de policiers nationaux pour mettre le secteur sous périmètre de sécurité. La place des Halles Delacroix est interdite au public. Les rues adjacentes sont coupées et des commerces fermés. Cinq immeubles dont deux mitoyens ont été évacués, le temps d’un diagnostic structurel. « 17 personnes évacuées n’ont pas pu réintégrer hier soir. 10 ont été pris en charge en hôtel par la Ville, les 7 autres n’en ont pas exprimé le besoin parce qu’ils avaient d’autres solutions », indique l’adjointe au logement Audrey Garino. Des opérations de reconnaissance étaient en cours pour s’assurer de l’absence de victimes sous les gravats de ce bâtiment inoccupé.

    La SPLA-IN Aix-Marseille Métropole avait racheté en 2023 cet immeuble à Marseille Habitat pour 627 560 euros. Elle assurait les études de conception et des travaux de gros œuvre de ce chantier complexe et coûteux (8 120 000 euros, prix hors second œuvre). Sur les causes, un mur de refend au rez-de-chaussée se serait déstructuré lors de la dépose progressive du plancher bas en poutres métalliques, suscitant par précaution la veille l’arrêt du chantier. La décompression soudaine de ce mur porteur à 21h a emporté en château de cartes tous les planchers jusqu’à la toiture. L’immeuble sur cave étayée se trouvait pourtant « dans un état ordinaire sans pathologies importantes » écrivait en janvier 2025 le bureau d’études structure.

    Le principe général du projet structurel était de conserver au maximum les ouvrages en place en les renforçant. Le marché de travaux que La Marseillaise a consulté prévoyait la dépose précautionneuse et progressive du plancher bas du commerce, côté place Delacroix, la démolition de la dalle en béton côté cour intérieure et des colonnes de toilettes sur cour. Les travaux globaux devaient générer 485 tonnes de déchets sur plus de 1 000m² de plancher à curer/démolir.

    « Un immeuble de grande qualité »

    L’immeuble bâti en 1795 est protégé dans le secteur patrimonial remarquable de Marseille. « C’est un immeuble de grande qualité qui souffre à la fois d’un manque d’entretien et de transformations de son architecture, notamment au rez-de-chaussée par des adaptations aux usages commerciaux, menées en toute ignorance de ses compositions architecturales et historiques », décrivait la maîtrise d’œuvre (Groupement Atelier Cord / Chancel Architecture / SP2I / B.M.I / Raedificare SAS) dans le permis de construire délivré en juillet 2024.

    L’immeuble sur cave comprend cinq niveaux de logement avec deux commerces en rez-de-chaussée, l’un orienté rue d’Aubagne, l’autre sur la place des Halles Delacroix. La parcelle est formée de deux ailes articulées autour d’une cour centrale à ciel ouvert. Il était frappé d’un arrêté de mise en sécurité urgente en octobre 2024 après l’incendie du commerce de légumes. La SPLAIN projetait la fin des travaux pour aménager 13 logements, 3 commerces et 1 surface de locaux d’activité à l’automne 2028. Le bailleur Erilia devait assurer le second œuvre. Il faut désormais tout reprendre.

    « La priorité, c’est de mettre les gens en sécurité. Quand on se retrouve encore devant des gravats, on pense au 5 novembre », réagit la conseillère d’arrondissement des 13-14, Lynda Kherbache, cousine de Cherif Zemmar décédé au 65 rue d’Aubagne, venue apporter son aide aux délogés. Le Collectif du 5-Novembre critique « des délogements gérés dans le chaos » avec une « SPLA-IN largement absente du terrain », une « gestion improvisée, approximative et profondément anxiogène » des délogés « ravivant des souvenirs que cette ville ne devrait plus jamais revivre ». Plus fondamentalement, le C5N interroge : « Comment un immeuble intégré à une opération urbaine de rénovation peut-il finir par s’effondrer ? » Contactée, la SPLAIN n’a pas souhaité s’exprimer.

  • Les communistes à l’heure du débat d’idées

    Les communistes à l’heure du débat d’idées

    Ce vendredi soir pour la première fois, c’est à la maison des communistes, dans le 15e arrondissement de Marseille, que s’est tenu le congrès départemental du Parti communiste dans les Bouches-du-Rhône. Une soirée pour ouvrir un week-end entier de débats, dans le cadre du 40e congrès du PCF, deux semaines avant que les militants de la France entière ne se retrouvent à Lille. « Un congrès est un temps démocratique majeur dans la vie politique de notre organisation, pour l’adoption de nos orientations comme pour l’élection de notre exécutif », résume en introduction Jérémy Bacchi, le secrétaire départemental de ce qui est désormais la première fédération du PCF, avec un renforcement de sa base militante. Et de partager sa double exigence, au moment d’amender la base commune du conseil national adoptée par les militants : « Permettre l’expression de tous les communistes dans leur diversité, tout en travaillant à l’élaboration d’une voie commune. »

    Pour les communistes, ces échanges s’inscrivent dans un contexte national et international marqué par les courants dominants de l’extrême droite. « Jamais dans l’histoire récente le monde ne s’est trouvé autant bouleversé », alerte Jérémy Bacchi qui s’alarme de l’absence de réaction de la communauté internationale. Il rappelle le travail mené les trois dernières années, l’argent collecté pour envoyer prochainement un container humanitaire à Cuba ou à travers le Secours populaire venir en aide aux populations gazaouies, les 300 oliviers financés pour la Palestine, les mobilisations en défense de la cause kurde. En espérant renforcer la présence sur le terrain des militants.

    « La poussée de l’extrême droite et de ses idées ne s’arrête pas aux frontières de notre pays, rappelle aussi le sénateur communiste. À grand renfort de soutiens médiatiques, l’extrême droite mène une bataille culturelle sans précédent. » Il évoque ainsi l’échec d’une victoire annoncée de l’extrême droite grâce au rassemblement de la gauche, « et notre parti y a joué un rôle essentiel », l’union impulsée dans le département pour les municipales, avec la présence de listes de gauche dans la moitié des communes. « Malgré des pertes, nous voyons le parti se renforcer », salue Jérémy Bacchi, appelant à renforcer l’action politique « en lien étroit avec nos élus ».

    « Ne pas être spectateurs »

    Il appelle aussi les communistes à s’emparer de la réflexion sur les enjeux industriels et l’aménagement du territoire. « Nous ne pouvons pas rester spectateurs de ce que le patronat et les pouvoirs locaux proposent », insiste-t-il. D’autant plus à l’heure où la Métropole Aix-Marseille traverse une crise existentielle. Face aux copies budgétaires rendues par la chambre régionale des comptes et la préfecture, il dénonce « une même logique d’austérité, de coupes, de réductions de dépenses ». Et de poser : « Notre position n’est pas de tomber dans le piège de ceux qui dressent les communes les unes contre les autres. C’est de bouger sur le versement mobilité avec une hypothèse, créer un établissement public dédié aux transports. »

    Après lui, la lutte contre l’extrême droite reste au cœur des débats pour la fédération. « Leurs idées s’immiscent dans la vie quotidienne, dans tous les esprits, dans toutes les conversations », alerte Ariane Lombardi, de la section de Marignane. « Le monde et notre pays traversent une crise grave, où le rapport des hommes entre eux et avec la nature sont marqués par l’exploitation, la violence et la négation de la culture », insiste aussi l’Aixois Luc Foulquier, tandis que l’adjointe marseillaise Nathalie Tessier rappelle la nécessité d’inscrire la protection de l’enfance au rang des priorités nationales. « Jeunes, retraités, familles monoparentales ou travailleurs précaires ont la même angoisse, celle de se loger dignement, qui demeure un droit empêché », défend l’élu marseillais Ibrahim Mzé. Citant l’étude nationale montrant comment le cancer frappe d’abord les plus précaires, l’adjoint à la santé Anthony Gonçalves insiste de son côté : « Tant qu’il y aura des chiffres comme ça, les communistes devront se présenter aux élections. » De quoi poser la base de ces trois journées d’échanges.

    « À grand renfort de soutiens médiatiques, l’extrême droite mène une bataille culturelle sans précédent. »

  • Jeanne Barret invite à une bouillabaisse populaire en musique

    Jeanne Barret invite à une bouillabaisse populaire en musique

    « Il n’y avait pas de Fête de la musique dans le quartier des Crottes. En 2024, nous avons décidé d’organiser un grand repas participatif pour et avec les familles. Après la sardinade, le méchoui, cette année, c’est la bouillabaisse », explique Rose Moogy cheffe du pôle des attentions chez Jeanne-Barret. Et d’ajouter : « Nous voulions créer des moments, notre lieu est connu des familles du quartier et apprécié, car les tout-petits peuvent gambader en toute sécurité. »

    Inventivité et marchandage sont au programme du chef cuisinier Christian Qui, de la Bouillabaisse Turfu. Deux rendez-vous sont calés sur le Vieux-Port pour acheter le poisson frais. « L’idée est de partager des moments de découvertes du port, de Noailles pour les épices et du gyotaku, l’art japonais consistant à reproduire des empreintes de poissons », détaille le chef engagé. Et d’ajouter : « La bouillabaisse, à l’origine, est un plat populaire, de pêcheurs, un plat de partage et de convivialité. »

    Du poisson, il en faudra pour tous. Dès le premier étal, la petite équipe achète chez Sandrine et Kyllian la caisse entière de 11 kg de pataclets. Un peu plus loin, un autre arrêt en mode grande quantité chez Atimet, soit 30 kg de daurade durement négociées. S’ensuivront 10 kg de fiélas (nom marseillais du congre) chez Jean-Claude Izzo pécheur à la palangre. Une seconde tournée permettra de trouver d’autres espèces.

    Chez Jeanne-Barret, une douzaine de bénévoles prépareront ensuite la bouillabaisse pour une centaine de convives le soir même. En musique, gratuit et ouvert à tous : libre à chacun d’apporter quelque chose à partager.

  • La Ciotat : le local de quartier a été inauguré à Fontsainte

    La Ciotat : le local de quartier a été inauguré à Fontsainte

    Avec une superficie totale de 174 m2, le bâtiment permet désormais d’accueillir une salle polyvalente, une bibliothèque, un espace bar et des aménagements accessibles aux personnes à mobilité réduite. Une pergola et un terrain de pétanque ont été installés, afin de renforcer la convivialité du lieu. Avec plus de 300 familles adhérentes, le nouveau bâtiment permettra d’augmenter les activités du CIQ et d’assurer sa mission de lien social. Ce projet, d’un coût total de 566 750 euros. Une nouvelle page pour la vie associative locale.

    Carla Forges