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  • Real Madrid 3 (0)

    Real Madrid 3 (0)

    Eux aussi étaient lancés dans l’arène européenne, avec un immense défi à relever, comme leurs aînés. Les Minots se rendaient, ce mardi, à l’Estadio Alfredo di Stefano pour affronter les U19 (moins de 19 ans) du Real Madrid. Une première journée de la Youth League comme un premier petit pas sur la longue route menant à la finale à quatre de Nyon (Suisse), en avril 2026. Dans la capitale espagnole, les jeunes marseillais ont été battus après avoir mené deux fois au score
    (2-3). Des regrets après une prestation solide.

    Favori de cette confrontation, les jeunes Madrilènes ont mis le pied sur le ballon pendant une majeure partie de la première période. Certaines de leurs accélérations auraient pu être fatales aux Phocéens, mais le gardien, Yassine Badaoui, s’est interposé par deux fois. L’international U17 marocain a bien gardé sa cage durant 45 minutes, stoppant les tentatives adverses avec assurance. Côté OM, les occasions étaient également présentes, malgré moins de possessions. Les jeunes Marseillais étaient récompensés juste avant la pause, avec une réalisation de Tadjidine M’Madi, après un une-deux avec Antoine Valero (45e).

    Les Marseillais repartaient sur les mêmes bases au retour des vestiaires, avant une improbable situation. Suite à un nouvel arrêt de Badaoui, Gianni Calisto veut tacler le ballon en étant au sol et lobe son coéquipier. Une malheureuse mésaventure et une égalisation pour les locaux. Les Olympiens ne se sont pas avoués vaincus pour autant. Sur des contre-attaques, ils se sont montrés dangereux. Il y a eu, parfois, un manque de lucidité dans les derniers mètres, mais les jeunes du coach Lasaad Hasni ont frappé à nouveau. Sur un centre venu de la droite, Tadjidine M’Madi a repris d’un plat du pied droit la balle, clouant le gardien adverse sur sa ligne. Un doublé pour lui, avant d’attaquer les vingt dernières minutes.

    Une seconde période crève-cœur

    La fin de partie est cruelle pour les U19 de l’OM. Roberto Martin a permis aux Espagnols d’égaliser avant que le Real se voie offrir un penalty légitime avant le temps additionnel. Même en Youth League, les Madrilènes savent comment renverser les matches. Les Marseillais reviennent frustrés de ce déplacement.

    1ere journée de la Youth League

    Stade Alfredo di Stefano

    Buts : M’Madi (45e, 73e) ; Calisto (CSC, 59e), Martin (81e), Barroso (sp, 88e)

    Real Madrid : Navarro – Javi Bailon, Seco, Nkoghe, Valdepenas – Perez, Martinez Perez, Carlos Diez, Izan Regueira, Navascues – Sanz

    Entraîneur : Julian Barahona

    Marseille : Badaoui – Calisto, Camara, N’Zinga Pambani, Clément – Sellami, Issanga – Corbon, M’Madi, Bezahaf – Valero

    Entraîneur : Lasaad Hasni

  • À Marseille, la ville a vibré pour son équipe

    À Marseille, la ville a vibré pour son équipe

    Ils étaient 4 000 à Madrid mais plusieurs dizaines de milliers à pousser leur équipe depuis Marseille. Bars et restaurants étaient pleins un peu partout dans la ville. Le Black Stone, dans le 9e arrondissement, avec une demi-douzaine d’écrans, a accueilli de nombreux fans pour cette rencontre contre le Real. Avant le match, les supporters étaient entre peur et confiance. Une attitude paradoxale. Aurélien, bientôt 30 ans, est fan de l’OM depuis toujours. « Beaucoup d’espoirs, mais il y a plein de nouveaux joueurs donc on va voir ce que ça donne. Il faut avoir de l’humilité mais aussi de l’espoir », raconte-t-il. Loïc, lui aussi né avec le bleu et blanc dans le sang, est encore plus confiant. « Je pense que ça peut être un jour historique pour l’OM. J’ai un peu peur de Mbappé, mais on peut le faire. »

    22e minute, coup de climatisation à Madrid, coup de tonnerre sur la Canebière. Un « qui ne saute pas n’est pas marseillais » est lancé à la suite de l’ouverture du score inattendue de Timothy Weah. Une avance ayant duré six minutes, mais qui suffit au bonheur de tous.

    Rulli fait craquer Carvajal

    L’espoir était vraiment permis après cette première période assez prometteuse. À l’heure de jeu, les Marseillais arrachaient encore un point au Santiago Bernabeu et une explosion s’est entendue au moment du carton rouge de Dani Carvajal, suite à un coup de tête sur le gardien Gerónimo Rulli. « On peut voir venir en Ligue 1, même contre le PSG, ce dimanche » entend-on à travers le bar.

    Le désarroi suivra suite à ce nouveau penalty obtenu par les Madrilènes. « C’est impossible de siffler ça », « la règle a changé », les fans y ont cru pendant très longtemps à ce point, au minimum, sur la pelouse du Real. Mais avec la Maison Blanche, les scénarios sont souvent cruels dans la plus belle des compétitions de clubs.

  • Mobilisation du 18 septembre : les rendez-vous dans les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse

    Mobilisation du 18 septembre : les rendez-vous dans les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse

    La mobilisation s’annonce d’ampleur. Une journée de grève nationale et de manifestation est organisée, ce jeudi 18 septembre, à l’appel de l’intersyndicale (CFDT, CGT, FO, CFE-CGC, CFTC, UNSA, FSU et Solidaires), pour protester notamment contre les nombreuses mesures d’économies budgétaires du gouvernement.

    Plusieurs rendez-vous sont programmés dans les Bouches-du-Rhône, le Var et le Vaucluse.

    Bouches-du-Rhône

    Marseille, 10h30 : parcours modifié en raison de la forte affluence attendue, avec un cortège au départ du Vieux-Port qui prendra la direction de la Porte d’Aix, en passant notamment par la Joliette.

    Aix, 10h30 : manifestation unitaire au départ du rectorat en direction de la sous-préfecture.

    Arles, 10h30 : le rendez-vous est fixé au kiosque à musique.

    Salon-de-Provence, 10h30 : rendez-vous donné devant la mairie.

    Vaucluse

    Avignon, 10h30 : les manifestants partiront depuis la cité administrative.

    Var

    Toulon, 14h : départ place de la liberté.

    Saint-Raphaël, 10h30 : rendez-vous au rond-point Kennedy.

    Brignoles, 15h : rendez-vous aux berges du Caramy.

    Draguignan, à 10h30 en sous-préfecture.

  • « Cette politique de l’offre ne marche pas »

    « Cette politique de l’offre ne marche pas »

    La Marseillaise : Quel est votre regard sur la mobilisation « Bloquons tout » du 10 septembre de laquelle Force ouvrière s’est tenue à distance ?

    Frédéric Souillot : On n’oppose pas les mobilisations. « Bloquons tout » était une mobilisation citoyenne, j’y ai d’ailleurs vu peu de revendications syndicales mais nous avions décidé que notre mobilisation serait le 18, et j’y ai appelé, sans m’opposer à ceux qui souhaitaient manifester le 10. Ce serait schizophrène pour un responsable syndical.

    Le succès du 10 septembre donne une dynamique à l’intersyndicale dans le cadre de cet appel au 18 septembre ?

    F. S. : Oui mais des mobilisations, il y en a tous les jours. Je pourrais parler de celle des salariés de Biscuits International en grève le 11 et qui ont obtenu ce qu’ils revendiquaient. Ce mardi, il y a une marche en Loire-Atlantique, en direction des ARS contre les courriers d’économie sur l’hôpital public. FO a déposé un préavis de grève du 1er septembre au 30 novembre parce que les mobilisations construisent celles du 18 à laquelle ne manque aucune organisation.

    Cette intersyndicale vous rappelle celle de 2023 contre les retraites ? Vous sentez la même dynamique ?

    F. S. : Il est écrit sur la feuille de route que m’ont donnée les syndicats au congrès qui m’a mis en place en 2022 : l’unité la plus large possible. Et bien là, en termes d’organisation syndicale elle ne peut pas l’être plus. Et pour Force ouvrière, j’ai appelé à la grève reconductible à partir du 18. Donc il va y avoir des AG le soir, il y en a déjà qui se déroulent avant la mobilisation, pour savoir ce que l’on fait après.

    Vous appelez à la grève reconductible, qu’est-ce qui justifie une telle intensité dans la mobilisation ?

    F. S. : Pour éviter le concours Lépine des mauvaises idées, et qu’à chaque fois on présente juste la facture aux travailleurs. Que dit le communiqué intersyndical ? On veut plus de justice fiscale, plus de justice sociale et la fin des budgets d’austérité.

    Et ça nécessite quelque chose de fort ?

    F. S. : Oui, il faut montrer à ceux qui réfléchissent au budget qu’on n’est pas d’accord avec ces budgets d’austérité.

    Pourquoi n’avoir pas rencontré Sébastien Lecornu avant le 18 ?

    F. S. : Parce que je ne souhaitais pas que ça brouille les ondes vis-à-vis de ceux que nous appelons à se mobiliser, notamment par la grève et par la grève reconductible. Et puis on ne me demande pas mon avis, quand on choisit un Premier ministre. Je rencontrerai Sébastien Lecornu après, je vous l’annonce, ce sera le 22 septembre.

    Avec quelles revendications, sans déflorer ce que vous allez lui dire ?

    F. S. : Plus de justice fiscale, plus de justice sociale et l’abandon du projet de budget d’austérité de François Bayrou.

    La réforme des retraites et le retour aux 62 ans, est aussi une condition obligatoire pour discuter ?

    F. S. : La revendication de FO, reste l’abrogation de cette réforme, aujourd’hui encore plus qu’hier. Nous avions 49,7% de ceux qui liquidaient leurs retraites qui n’étaient plus en emploi, on est passé à 50,3%. Comme quoi, cette réforme ne répond à rien. Nous ne sommes pas assez nombreux à travailler : on a le plus bas taux d’emploi des 15-25 ans et des 55-64, selon la norme OCDE. Il faut trouver des solutions pour contribuer à la cohésion sociale de la République.

    Vous parlez d’un « budget de la violence sociale ». Qu’est-ce qui incarne cette brutalité ?

    F. S. : Elle vient du fait que la facture est juste présentée aux travailleurs. Les deux jours fériés n’étaient qu’un chiffon rouge, car dans le même temps sur l’assurance chômage, on nous demande de réduire encore les droits des demandeurs d’emploi, de responsabiliser les travailleurs en affection longue durée, de multiplier par deux les jours de carence… ça s’appelle de la violence sociale. Les aides publiques aux entreprises, on n’est pas contre mais on veut juste que la première condition ce soit l’emploi. Quand le patron de Total dit « j’ai touché par an 4 milliards de CICE, je n’en avais pas besoin, je peux les rendre », allons-y. Quand on verse des dividendes aux actionnaires, je ne parle pas de bénéfices, on n’a pas besoin d’aides publiques. L’allègement général de cotisation jusqu’à 1,6 Smic va continuer de paupériser les salariés. Cette violence sociale est toujours là.

    Sur les salaires et le pouvoir d’achat, quelles mesures vous défendriez ?

    F. S. : La consommation des ménages, c’est 56% de notre produit intérieur brut et quand ils ont de l’argent, ils consomment. Donc augmenter les salaires avec le dégel du point d’indice pour les fonctionnaires qui représentent 20% de l’effectif salarié en France, et un coup de pouce au Smic.

    Réduire les avantages des Premiers ministres, ce n’est pas un peu une mesure cosmétique ?

    F. S. : Économiquement, c’est cosmétique. Mais c’est juste montrer l’exemple par le haut. C’est la même chose sur la justice fiscale et la remise en place de l’impôt progressif pour que les plus grosses fortunes et patrimoines soient amenés à contribuer. C’est 1 800 familles en France et tous les ans, on atteint un nouveau plafond record. C’est la multiplication des dividendes aux actionnaires… La politique de l’offre ne marche pas.

    Vous êtes en meeting à Marseille, ce 16 septembre pour leur dire quoi ?

    F. S. : Depuis 2022, je fais ma rentrée dans la plus grande Union départementale de Force ouvrière. Je vais dire tout cela, appeler à la mobilisation, expliquer les choses, rappeler qu’en 2017 notre Sécurité sociale était à l’équilibre et que c’est cette politique de l’offre qui a démonté nos systèmes de protection sociale collective.

    Un mot sur le contexte marseillais avec cette scission chez les territoriaux de FO. Quelle est votre position ?

    F. S. : Certains pensent représenter le syndicat mais le culte de la personnalité n’a jamais rien apporté à personne et surtout pas aux travailleurs qu’il représente.

  • « Il va falloir continuer à se battre »

    « Il va falloir continuer à se battre »

    La Marseillaise : Un collège porte désormais votre nom. Qu’est-ce que ça vous fait ?

    Ariane Ascaride : C’est la fin, ma pauvre, c’est la fin ! Je plaisante. C’est impossible, je n’arrive pas à vous dire ce que ça représente, parce que c’était tellement improbable, impressionnant, émouvant, bouleversant et finalement, au bout du compte, réconfortant par rapport à tout ce que je peux toujours dire. J’ai l’impression que je dis toujours la même chose et que je peux apparaître répétitive, et qu’en plus, en tant que femme, je peux me prendre assez souvent dans la tête que je suis une grande gueule, parce que je l’ouvre, vous voyez, tout le temps. Je dirai donc que c’est réconfortant, voilà.

    Que pensez-vous de la féminisation des noms des établissements ?

    A.A. : C’est un fondamental. Je pense que de toute façon, c’est la féminisation de tout qu’il faut. Il faut que les femmes prennent la place qui est la leur. Mais ce n’est pas encore complètement ça. Il va falloir continuer à se battre, il va falloir continuer à parler. J’ai un petit-fils et quand je lui demande comment ça se passe dans la cour de l’école, de son école maternelle, il me raconte que les garçons jouent ensemble, et que les filles, elles, sont collées contre le mur. Voilà, c’est l’image que j’ai toujours envie de donner : il faut vraiment que les filles se décollent du mur, et que les garçons leur laissent le centre de la cour.

    Que pensez-vous des mouvements sociaux en cours, celui du 10 septembre et celui attendu le 18 ?

    A.A. : Écoutez, j’espère que les mobilisations sociales vont être immenses, juste immenses. Je pense que beaucoup de gens sont fatigués. Le danger c’est qu’il y a beaucoup de gens qui vous disent : « Je ne regarde plus les infos parce que c’est ça me file le bourdon, je ne veux plus savoir. » Il est là le danger. Je pense que tous les politiques devraient se reposer cette question-là.

  • Le collège Fraissinet rebaptisé Ariane-Ascaride

    Le collège Fraissinet rebaptisé Ariane-Ascaride

    Ariane Ascaride, comédienne militante marseillaise, passe une nouvelle étape dans sa carrière inspirante : l’ancien collège Fraissinet (5e) porte, depuis lundi, son nom et son prénom. Détentrice du César de la meilleure actrice grâce à son rôle dans Marius et Jeannette réalisé par Robert Guédiguian, Ariane Ascaride est la troisième femme à donner son nom à un établissement des Bouches-du-Rhône depuis le conseil départemental de juin, où avait été votée la nouvelle dénomination de huit établissements du territoire. « Soyez assurés de mon émotion et surtout de mon incrédulité à l’idée de penser que certains vont pouvoir dire : je m’en vais au collège Ascaride. C’est un immense honneur que l’on me fait. Donner à ce collège mon nom, d’une fille quasi du quartier, quelle incroyable coïncidence », s’est ému l’actrice lundi, devant la présidente du Département, le principal de l’établissement et quelques parents d’élèves. Et d’ajouter un mot pour les collégiens : « Apprendre c’est la possibilité d’obtenir un savoir qui vous permet d’être libres. Si vous voulez passer votre temps à ne rien faire, vous saurez l’expliciter. »

    Féminisation des noms de collèges

    « En tant première femme élue au Département des Bouches-du-Rhône, j’ai souhaité que [les nouveaux établissements portent] des noms de femmes », a lancé la présidente. Sur les huit établissements dont le changement de dénomination a été acté en juin, sept porteront le nom d’une femme. « Lorsque nous avons soumis la liste des noms possibles au conseil d’administration du collège, Ariane Ascaride est ressortie presque unanimement, s’enthousiasme Thierry Le Cavorzin, principal du collège. Nous sommes heureux que l’établissement puisse porter son nom, pour ce qu’elle est, mais aussi pour les valeurs qu’elle porte. » Du côté des élèves, qui ne sont pas beaucoup à connaître la comédienne, l’enthousiasme de recevoir une star compense les lacunes cinématographiques. « On peut avoir un autographe ? », « quel film vous a rendu célèbre ? », « quel est le film que vous avez préféré jouer ? », s’enquièrent, çà et là, les jeunes, curieux de découvrir celle qui donne son nom à leur établissement. « C’est là aussi l’intérêt de cette nouvelle dénomination, faire découvrir aux élèves son œuvre », note le principal. Pour l’heure, seuls 14% des établissements du département portent le nom d’une femme. Il y a encore de la marge.

  • Mobilisation pour défendre le service de famille d’accueil en psychiatrie

    Mobilisation pour défendre le service de famille d’accueil en psychiatrie

    « Le service d’accueil familial thérapeutique ce n’est pas du luxe, il limite l’hospitalisation. » Pour Djemilla Tizi, représentante syndicale de FO à l’hôpital psychiatrique Édouard-Toulouse, fermer ce service serait une catastrophe. Face à une direction qui compte arrêter le financement de l’accueil familial thérapeutique (AFT), les syndicats FO et CGT appellent à la mobilisation, ce mardi à 13h30, juste avant le comité social et économique (CSE).

    Créé dans les années 90, ce dispositif emploie huit personnes agréées en CDI, qui accueillent chez elles un à deux patients atteints de troubles psychiatriques stables, mais qui ne peuvent pas vivre seuls. Ils sont 15 actuellement à bénéficier de ce type d’accompagnement. Certains vivent dans ces familles depuis de nombreuses années. Ce mode d’accompagnement permet une alternative à l’hospitalisation et un semblant de vie autonome pour les patients. C’est ce dont témoigne José Tréol, qui s’occupe d’Assia et Corinne depuis un an : « Les filles vont souvent chercher le pain seules ou prendre un café. Et puis elles participent à la vie de famille. »

    Fin du financement

    En juin, lorsque le directeur d’Édouard-Toulouse, Thierry Acquier, annonce vouloir financer l’unité de remédiation cognitive et d’évaluation (URCE) avec le budget de l’AFT, c’est le coup de massue pour les familles. Une décision qui pourrait mettrait fin aux contrats des huit personnes agréées pour accueillir des patients et laisserait les 15 patients sur le carreau. Les syndicalistes craignent notamment qu’ils soient envoyés vers des Ehpad. « Il n’y a pas de service de gérontopsychiatrie, se désole Pierre-Édouard Thiebaud, représentant de la CGT d’Édouard-Toulouse. Ce qui fait que la plupart des patients risquent de se retrouver dans des Ehpad, où le personnel n’est pas formé. » Contre cette décision de fermeture, les syndicats de FO et de la CGT appellent donc à une mobilisation à 13h30 ce mardi, dans le hall de l’administration de l’hôpital. « Nous avons deux revendications : pas un seul licenciement et le maintien du service », affirme la syndicaliste de FO.

    Contactée par La Marseillaise, la direction de l’hôpital ne souhaite pas s’exprimer à ce sujet.

    Eva Janus
  • « Il est plus difficile pour le vrai de se défendre »

    « Il est plus difficile pour le vrai de se défendre »

    La Marseillaise : Comment les réseaux sociaux participent-ils d’une plus grande désinformation ?

    Gérald Bronner : Ils y participent vraiment et c’est très documenté par la science. L’essor des nouvelles technologies nous fait évoluer dans un univers numérique de plus en plus découplé du réel à l’heure de la réalité virtuelle et de l’intelligence artificielle… La corruption du réel n’en est qu’à ses prémices. Le monde numérique a dérégulé le marché de l’information. Lorsqu’elle était diffusée dans l’espace public, les journalistes la vérifiaient. Aujourd’hui, tout le monde peut partager très vite toutes sortes d’informations. Nous en sommes écrasés. Elle est partout et non hiérarchisée. Comment savoir quelles sont les vraies et les fausses dans ce flux ? Car tout le monde ne parle pas avec la même force. Les supers diffuseurs représentent 1% des comptes or ils produisent 33% des informations. Et ce sont les plus radicaux, les complotistes, les antivax, qui sont le plus actifs sur les réseaux. Quand on va chercher une info sur le climat, on a 50% de chance de tomber sur une vidéo climatosceptique. Sans compter que les algorithmes favorisent la diffusion des fausses informations. On a plus de mal à trouver une vérité quand l’urne dans laquelle on pioche est truquée.

    Vous alertez sur le fait que le réel est en danger. Pourquoi le virtuel est-il si attrayant ?

    G.B. : C’est une alerte très importante. Le réel est en danger, car c’est un invariant de la pensée humaine : on souhaite plier le réel à notre désir. On peut concevoir l’information comme un marché qui se diffuse très vite, avec ses VRP. Et comme on a du mal à comprendre le phénomène de hasard, le complotiste, le populiste va donner un corps narratif à ses intuitions. Il est plus difficile pour le vrai de se défendre que pour le faux de se diffuser. Aujourd’hui, la technologie accélère ces possibilités. On s’est tous déjà demandé si une image est vraie ou fausse. Dans ce doute, le risque est que chacun tranche en fonction de ses préférences, qu’elles soient politiques, idéologiques ou personnelles… Or il n’y a pas de réalité alternative. Quand Donald Trump fait interdire des mots sur le changement climatique ou quand il limoge la cheffe des études statistiques, c’est parce que ses résultats ne lui conviennent pas. Il refuse la sanction du réel, il préfère casser les thermomètres qui pourraient contredire la justification de son action. Il a son propre rapport au réel, avec ses récits. Donald Trump veut aveugler le monde en tordant la réalité pour la plier à ses désirs. Si on casse tous les thermomètres, on empêche toute forme d’action publique, qui suppose de vivre dans un même monde, le réel. Chacun s’enferme alors dans un espace polarisé, un petit monde subjectif et communautaire, sans dialogue possible. C’est la fracture d’un espace commun, et donc de l’action collective. Les démocraties présupposent au contraire l’existence d’un espace de discussion. Le plus dangereux pour nos démocraties, c’est de continuer à vivre dans la même société mais pas dans le même monde.

    Quel regard portez-vous sur
    les mouvements sociaux et populaires aujourd’hui, la défiance envers le politique ?

    G.B. : En tant que sociologue je n’ai pas à légitimer les mouvements sociaux. Mais c’est un fait social qu’il y a une crise de confiance accélérée par une crise de conscience, que les opinions publiques ne donnent plus leur blanc-seing ni aux politiques ni aux médias. On peut les comprendre. Mais la rupture des espaces communs de discussion risque de nous laisser impuissants face aux enjeux de notre époque.

    Les jeunes sont-ils plus sensibles aux fake news ?

    G.B. : Les jeunes s’informent plus sur les réseaux sociaux et par les vidéos. Les sites les plus utilisés par les jeunes internautes sont très pourvoyeurs de fausses informations. Mais les personnes du 3e âge sont aussi celles qui en diffusent le plus.

    Comment l’art, qui est le domaine de l’illusion, peut-il être un allié
    de la science ?

    G.B. : L’art peut tromper en ce qu’il joue avec les sens. Mais ce qu’il pose surtout, ce sont des questions. L’artiste interroge le réel. Il propose aussi des réponses à des questions qui ne se posent pas encore. La science-fiction produit des hypothèses et anticipe le réel.

  • Au Théâtre Joliette, une saison traversée par le politique et l’intime

    Au Théâtre Joliette, une saison traversée par le politique et l’intime

    Pour sa saison 2025-26, le Théâtre Joliette veut « accueillir le sublime », proclame son affiche qui esquisse une foule chatoyante. « On s’interroge sur la question de l’hospitalité et du refuge, qu’il soit physique ou intime », justifie d’abord Nathalie Huerta, directrice des lieux. Symbole d’un tel credo, l’un des premiers spectacles de cette rentrée : Taire de Tamara Al Saadi, auteur et metteur en scène qui réécrit Antigone en tissant l’interprétation de ce mythe avec l’histoire d’une jeune fille placée à l’Aide sociale à l’enfance. « Quant au sublime », précise celle qui est à la tête de cette scène spécialisée dans les expressions contemporaines, « l’idée vient du spectacle Cérémonies, du Raoul collectif, compagnon du théâtre, où il y a la notion de foule sublime. Car la question du collectif est sublime. Le théâtre est un endroit de rencontres et de débat. Il faut continuer à y croire malgré la violence, toutes ces guerres et génocides ».

    Au son funeste de ces termes, comment ne pas penser à Bashar Murkus, artiste faisant partie de « ces Palestiniens d’Israël » et dont le théâtre, établi dans la ville d’Haïfa, « a été fermé depuis le 7 octobre », situe Nathalie Huerta, au sujet de cet artiste aux spectacles métaphoriques qui viendra présenter Yes Daddy les 18 et 19 novembre. « L’histoire d’un homme âgé qui perd la mémoire, et d’un plus jeune, qui est un travailleur du sexe. » Ce dernier « pense arriver pour commercialiser son corps » mais va finalement se révéler être « un fils, un frère » et lui permettre « de se remémorer ses souvenirs ». L’un des marqueurs d’une saison « plus que jamais internationale, poétique et politique », comme pourra l’illustrer l’invitation faite au collectif libanais de marionnettistes, Kahraba, pendant une semaine en décembre, mais qui s’exerceront aussi à l’art du clown aux côtés du metteur en scène marseillais François Cervantes.

    Cultiver « Nos jardins »

    Dans cette veine, que dire encore des auteurs, poétesses et slameuses rwandaises Lisette Ma Neza et Carine Poet, à la Joliette le 22 novembre. « On connaît tous le génocide qui a eu lieu au Rwanda. Quand j’y suis allée il y a quelques années, j’ai été marquée par la force des femmes qui portent aujourd’hui la réparation, la réconciliation, mais qui font aussi office de la mémoire et du futur », rappelle Nathalie Huerta. De politique, « au sens noble du terme », il sera encore question les 28 et 29 novembre avec Non-lieu, « théâtre documentaire » autour de la mort du militant Rémi Fraisse, atteint par une grenade tirée par un gendarme, mais dont le procès n’a jamais eu lieu malgré des preuves accablantes, indique la directrice de la scène de la Joliette. Et de pointer encore Nos jardins, (les 5 et 6 février), qui évoque le sens de la lutte, à travers l’histoire de jardins ouvriers détruits pour y implanter un centre commercial, face auquel deux groupes de jeunes vont respectivement résister, ou se plier.

  • « On part avec de l’ambition,j’adorerai qu’on fasse un gros match ! »

    « On part avec de l’ambition,j’adorerai qu’on fasse un gros match ! »

    La Marseillaise : Racontez-nous la genèse de la création du Fan Club OM Barcelona.

    Ferhat Dahak : Nous avons fondé ça en février 2020. C’était à l’époque de la présidence de Jacques-Henri Eyraud. Il avait initié la création de l’OM Nation, avec des bases un peu partout dans le monde. On était quelques Marseillais à se retrouver parfois pour voir des matchs. Il fallait qu’on soit 30 pour officialiser le fan club avec l’OM donc on a trouvé 30 personnes et nous nous sommes réunis dans un restaurant belge. Aujourd’hui, on est toujours une trentaine de membres mais lors des gros matchs, nous pouvons être plus de 100.

    Quels étaient les objectifs
    de la création de ce fan club ?

    F.D. : Le premier objectif était, bien sûr, de se retrouver entre Marseillais car on n’avait pas beaucoup de lieux où se réunir. Un second objectif est arrivé plus tard, après la création du fan club, c’est celui d’accueillir les touristes de passage à Barcelone, qui sont fans de l’OM. On s’est rendus compte que lorsqu’il y a des vacances en France, il y a énormément de personnes qui nous contactent sur les réseaux pour savoir où on retransmet, où se rejoint…

    Qu’y a-t-il de prévu, ce mardi,
    à Barcelone, pour suivre la rencontre
     ?

    F.D. : Nous allons retransmettre dans notre lieu habituel, qui s’appelle Italian Trattoria, en plein cœur de Barcelone. Ecran géant, salle de billard, un bar nous est dédié, il y aura les banderoles et affiches de l’OM.

    Vous serez à Santiago Bernabeu pour suivre cette rencontre, parmi les 4 000 Marseillais faisant le déplacement…

    F.D. : Oui, nous avons monté une petite délégation de barcelonais, dont moi, qui part voir le match au stade demain (ce soir). On sera une dizaine du fan club.

    Quel est votre pronostic pour le match ?

    F.D. : Nous sommes supporters de l’OM donc on part avec de l’ambition, toujours. Sinon ça sert à rien d’y aller. J’adorerais que l’on fasse un gros match dans le jeu et un match nul au bout, ce serait déjà bien. 1-1, 2-2, avec des buts et du spectacle, pour montrer qu’on a une équipe solide, surtout en défense, et qu’on est capable de faire un gros déplacement, avant de recevoir Paris.