Tag: Marseille

  • Deuxième round

    Deuxième round

    Face à un adversaire qui fait comme si rien ne s’était passé le 10 septembre et qui espère qu’un tour de passe-passe à Matignon suffira à calmer les colères, le rendez-vous donné par une intersyndicale unie jeudi 18 est capital.

    Car la situation a changé depuis cet été, quand l’appel à la mobilisation avait été lancé. Le premier succès national du mouvement « Bloquons tout » mercredi dernier a fait monter la pression et montrer que les revendications liées à la justice sociale, sur l’horrible réforme des retraites par exemple, et à l’opposition à la destruction des services publics étaient encore dans bien des têtes.
    S’il n’a pas ressemblé au mouvement des Gilets jaunes de 2018, ce mercredi 10 septembre a montré que le monde du travail était mobilisé, mais aussi, beaucoup de jeunes que le monde ultralibéral et l’avenir qui leur est proposé révulsent.

    Coaguler les refus

    À 18 mois de la fin du mandat d’Emmanuel Macron et alors que le pays s’enfonce dans une crise politique majeure que les gouvernements qui se succèdent font tout pour transformer en crise financière prélude à l’ultime potion néolibérale qu’ils comptent faire avaler de force aux Français, ces mobilisations montrent que le refus de ce monde sans règle est majoritaire. Reste au mouvement social à coaguler ces refus et de montrer que des espérances sont possibles. Face à la fuite en avant du « bloc central », la détermination et la mobilisation qui seront montrées jeudi imposeront les questions sociales dans le débat politique. C’est tout l’enjeu de ce second round, même si d’autres seront ensuite nécessaires.

  • Unis, les syndicats mettent le cap sur le 18

    Unis, les syndicats mettent le cap sur le 18

    La journée de blocage du 10 septembre et la manifestation qui a réuni plus de 80 000 personnes à Marseille ont, semble-t-il, donné des ailes aux organisations syndicales, réunies en intersyndicale en vue de la journée de grève et d’actions du 18 septembre prochain. « C’est un très bon premier départ pour une mobilisation sociale d’ampleur. Nous avons su faire la convergence avec les collectifs citoyens et les autres forces mobilisées. Cela dépasse largement nos rangs, et c’est ce qu’il faut développer. », souligne Jessica Jadé, secrétaire de l’Union départementale CGT des Bouches-du-Rhône.

    Pour elle, comme pour ses homologues d’autres organisations syndicales, cette journée marque un tournant. « C’est une étape importante dans la construction d’un mouvement de longue haleine », abonde Franck Balliot, co-secrétaire départemental de la FSU 13, qui se félicite de la forte participation dans l’Éducation nationale, avec des taux de grève élevés dans plusieurs établissements. Pour Frédéric Michel, de Solidaires 13, cette journée était « le début d’une offensive sociale » qui n’attend qu’à se concrétiser avec la date du 18. Il insiste notamment la diversité du cortège : jeunes, retraités, chômeurs, non syndiqués : « Il n’y avait pas de défiance, mais une vraie convergence avec les syndicats ».

    Tous appellent, espèrent et vont travailler à une mobilisation aussi réussie pour le 18 septembre. « Il faut construire un rapport de force gagnant, réfléchir ensemble à une autre société. Ce n’est pas une rentrée sociale plan-plan : il y a un souffle, une dynamique », développe Frédéric Michel. « La colère est légitime. Elle est née des passages en force de Macron et de ses politiques antisociales », reprend Jessica Jadé pointant les politiques de « casse sociale » menées par les gouvernements successifs. Et de rappeler les menaces sur les congés payés, la sécurité sociale et le financement des retraites : « Ce n’est pas la nomination de Lecornu comme Premier ministre qui va nous rassurer ».

    Avis partagé même par des représentants de syndicats classés comme réformistes. « Sa nomination ne donne aucun espoir d’amélioration. Le 18 septembre est une étape dans un mouvement plus large pour imposer une autre voie : celle du respect des agents, des salariés et de leurs représentants », assure Rendi Dichri, de l’Unsa. À l’opposé de la logique d’austérité et d’individualisation des droits à l’œuvre depuis des années, son organisation demande urgemment une revalorisation immédiate des salaires, traitements et pensions, le respect des statuts et des droits collectifs, et des moyens suffisants pour les services publics. « Nous serons dans la rue, pas par habitude, mais parce qu’il y a un ras-le-bol général. Ras-le-bol d’être les premiers à payer et les derniers à être respectés », ajoute Guillaume Pascal, pour la CFDT 13. Il évoque notamment « une rupture » déjà actée avec le pouvoir en place du côté des travailleurs : « Respecter les salariés, c’est reconnaître leur engagement, écouter leur voix et partager équitablement les richesses qu’ils créent ».

    René Sale, secrétaire général de l’Union locale de FO d’Aix-en-Provence, dénonce aussi la poursuite de cette politique de destruction sociale et les annonces de Bayrou : « Deux jours fériés supprimés, déremboursements doublés, attaques contre les affections de longue durée… C’est une offensive contre la sécurité sociale et les droits ouvriers ». Sa confédération a déposé un préavis de grève reconductible du 1er septembre au 30 novembre : « On ne pourra pas manifester pendant 6 ou 8 mois. Il faut réfléchir à des actions plus fortes, décidées en assemblées générales ». Un meeting est prévu le 16 septembre à Marseille avec Frédéric Souillot.

    Tous attendent une large mobilisation et se préparent à l’installer dans la durée. A minima 3 manifestations sont au programme dans les Bouches-du-Rhône, 4 pour le Var. Et les militants vauclusiens tablent sur une participation massive pour le rendez-vous à Avignon (lire encadré rendez-vous ci-contre.

    « Nous construisons cette journée comme une étape dans un processus de mobilisation. », insiste Jessica Jadé. Il faudra aussi compter sur le soutien des membres des collectifs citoyens de « Bloquons tout », à l’origine du 10 septembre. Les assemblées générales qui se tenaient à Marseille dans la foulée de la première mobilisation se sont prononcées largement en faveur d’une participation massive à la date posée par l’intersyndicale. « Ce ne sera pas une mobilisation isolée. Le combat contre le budget austéritaire durera jusqu’en décembre » prévient Franck Balliot. « On peut financer la retraite à 60 ans. Ce qui se joue aujourd’hui, c’est la justice sociale. Il faut arrêter le pillage des caisses de l’État et réinvestir dans les services publics » conclut Jessica Jadé.

    « Le combat contre le budget austéritaire durera. »

  • Les croyances à l’épreuve de la science et des arts

    Les croyances à l’épreuve de la science et des arts

    Alors que la chape de plomb des fanatismes religieux et politiques tente d’étouffer chaque jour un peu plus le ciel mondial de la raison, Aix-Marseille Université (AMU) apporte son écot à la recherche et à sa démocratisation avec le Festival des sciences et des arts. Avec une 6e édition gratuite et ouverte à tous placée sous le signe de « Science et croyances », qui s’élance mardi 16 septembre à la Maison méditerranéenne des sciences de l’Homme d’Aix, théâtre notamment d’une table ronde à 15h15 réunissant historiens, anthropologues et sociologues autour « des manières dont les humains interrogent l’invisible et questionnent les conditions de possibilité d’une science des religions », indique le programme.

    La science et les croyances : des « manières de comprendre le monde qui, loin d’être opposées, ont souvent interagi », mentionne l’éditorial de cette manifestation qui entend propager la raison à la croisée des arts et des sciences, avec l’aide de 100 intervenants et 60 propositions qui mettent en jeu 27 disciplines. C’est ainsi que la journée d’ouverture aixoise s’aventurera, entre autres, hors des sentiers battus de la connaissance avec la performance d’un violoniste et d’un anthropologue autour « des récits des êtres fantastiques des Alpes, où lutins, croque-mitaines, loups-garous et revenants peuplent l’imaginaire des montagnards et donnent sens et cohérence à l’expérience humaine ». Si les profanes trouveront des propositions plus conventionnelles mais non moins dénuées d’intérêt, traitant du principe de laïcité à l’ère des réseaux sociaux ou encore des « idées reçues sur les migrations », le festival terminera sa soirée d’ouverture en fanfare dans la salle de concert du 6mic, avec les artistes pop, rap et électro Camille Yembé, Chilla et du collectif Twerkistan.

    Chercher à désenvoûter

    Comme le rappelait Marilyne Crivello, vice-présidence d’AMU et à l’origine du festival, lors de sa présentation à la presse, « pour être chercheur, il faut être inventif ». Rien d’anodin donc, à ce que ce « temps de circulation des savoirs » diversifie les formes et les lieux jusqu’au 20 septembre : de Bunker, spectacle documentaire sur l’histoire d’un « naturopathe autoproclamé dont le discours pseudo-médical puise ses sources dans le complotisme et l’extrémisme politique » au Théâtre Antoine Vittez, à la projection-débat de Kongo dans l’école aubagnaise de la Satis, film sur un guérisseur de Brazzaville dont « la vie bascule lorsqu’on l’accuse publiquement de pratiquer de la magie noire ». À Marseille, le Mucem abritera quant à lui, notamment, la lecture performée d’Ensorcelé par la comédienne Clara Lama Schmit, autour de « la magie et des croyances dans les campagnes » ainsi que de « la littérature inspirée des actes de sorcellerie ». Du côté de la bibliothèque de l’Alcazar, l’un des temps forts coïncidera avec la table ronde « Science en danger » qui, « à la suite de l’initiative d’AMU d’accueillir une vingtaine de chercheurs américains en exil », permettra de débattre sur « la liberté académique les entraves faites à la recherche scientifique aux États-Unis et ailleurs dans le monde ».

  • Sur les traces des lieux de luttes féministes

    Sur les traces des lieux de luttes féministes

    « Les femmes ont beaucoup agi à Marseille, mais il y a peu d’archives. J’avais donc envie de les faire parler de leur ville, leurs luttes et leur parcours. » C’est ainsi que Margaux Mazellier débute la visite guidée des lieux de luttes féministes marseillais ce dimanche.

    Journaliste et autrice de Marseille trop puissante, qui trace le portrait des Marseillaises qui ont lutté pour leur ville, Margaux Mazellier a créé cette visite avec Lucille Florenza, anthropologue du genre et du travail. « Cette balade, c’est un moyen de faire vivre les archives », affirme la chercheuse.

    C’est devant la librairie « Odeur du temps » que le rendez-vous est donné. Ici, en 1976, Antoinette Fouque du mouvement de libération des femmes (MLF) ouvre l’antenne marseillaise de la librairie des femmes. « Ce lieu devient un endroit hyper important pour toutes les femmes qui militent, explique la journaliste. Mais c’est aussi un espace où certaines militantes ressentent du mépris de la part des militantes parisiennes, qui prennent parfois les Marseillaises de haut », continue-t-elle.

    La visite se poursuit au 81 rue Sénac de Meilhan, où a ouvert en 1974 le centre d’orientation de documentation et d’information des femmes (Codif). « C’était une spécificité marseillaise qui a pu être créée grâce au soutien de la municipalité de gauche de Gaston Defferre », raconte l’une des guides. Ce lieu fut une espace de réunion pour de nombreux groupes féministes et, à travers sa revue Femmes infos Marseille, un endroit de diffusion des informations.

    L’arrêt suivant, devant ce que fut le premier bar lesbien marseillais Douce amère, permet d’évoquer Patricia Guillaume. Lesbienne, elle ne parvient pas à trouver sa place ni dans les groupes de parole féministes, ni dans les lieux homosexuels. Elle décide donc de créer son propre espace avec d’autres lesbiennes en 1982.

    Une visite de deux heures qui laisse entrevoir la richesse des luttes féministes marseillaises, leur diversité et leurs conflits internes.

  • « Soutenir la culture scientifique, c’est donner les moyens d’une pensée démocratique et critique »

    « Soutenir la culture scientifique, c’est donner les moyens d’une pensée démocratique et critique »

    La Marseillaise : Pourquoi la Ville soutient-elle le festival des sciences et des arts ?

    Aurélie Biancarelli : Face à la complexité du monde et des crises, soutenir la culture scientifique, c’est donner les moyens d’une pensée démocratique et critique. Cela passe par des actions comme ce festival qui s’adresse d’abord à la communauté universitaire mais qui va aussi permettre de l’émulation entre Aix-Marseille Université, ses étudiants, enseignants, chercheurs et tout un monde de la culture marseillais qui vit en interaction avec notre université.

    Que vous inspire le thème « Science et croyances » ?

    A.B. : On vit une période où l’équivalence stricte des discours conduit à une crise de la démocratie. Je pense qu’il ne faut pas opposer les croyances et les savoirs. Ce sont des champs qui peuvent s’affronter mais aussi qui, au fil de l’histoire, ont évolué. Au-delà de cette tension, la science est une forme de recherche du vrai, du réel. Et ça, ce n’est pas le système de valeurs des croyances. Si on veut qu’une démocratie éclairée puisse s’exercer pour tous, il faut créer les conditions de partage des savoirs, et ne pas l’opposer au vécu des gens, quel qu’il soit.

    À l’heure du retour décomplexé des fanatismes religieux et politique, estimez-vous qu’il y a un recul de la raison ?

    A.B. : J’aurais tendance à dire que ça montre surtout que le capitalisme nous mène une bataille très dure sur la place des savoirs et de la pensée critique. L’appropriation démocratique des savoirs est profondément un outil d’émancipation des masses populaires. Si on n’est pas capable de comprendre le monde dans lequel on vit, à quel moment comprend-on qu’on est dominé ?

    Ces fanatismes sont des outils de domination en cours : patriarcale, capitalistique, sociale… Ces moments de partage des savoirs sont donc profondément émancipateurs. Le sociologue Pierre Bourdieu expliquait que les classes sociales populaires sont exclues du débat politique parce qu’elles ne savent pas qu’elles en sont exclues. C’est ça, la guerre politique qu’ils nous font.

  • « Pour l’honneur de Gaza » sur l’écran du Gyptis

    « Pour l’honneur de Gaza » sur l’écran du Gyptis

    « Je me suis dit : chez moi plutôt qu’ailleurs. Au moins, ils trouveront mon corps dans ma maison. Mourir sur sa terre, c’est mieux que l’exode », témoigne l’un des nombreux protagonistes de Pour l’honneur de Gaza. Dans ce documentaire projeté vendredi 19 septembre au Gyptis, Iyad Alasttal raconte la survie mais aussi les espoirs des habitants de cette ville bombardée sans relâche par l’armée israélienne, à travers une galerie de personnages allant d’un pêcheur à un marionnettiste en passant par des musiciens.

    « Depuis le début de la guerre, on entend souvent qu’un seul narratif qui les décrit comme des animaux sauvages. On ne considère aussi les morts et les déplacés que comme des chiffres », a déploré sur France 24 le journaliste palestinien, qui sera présent au cinéma de la Belle de Mai pour échanger avec le public. Avec Pour l’honneur de Gaza, Iyad Alasttal remet leur humanité au centre, tandis que l’épuration, la colonisation et la famine organisée par Israël se poursuivent en toute impunité. « La plupart des médias ne montrent jamais la vie quotidienne : comment un enfant fait pour aller à l’école, comment un salarié fait pour se rendre au travail », précise-t-il. Comme le regrette une jeune fille dans le documentaire, « nous vivons dans un monde hypocrite qui prétend défendre les droits de l’homme et qui ignore les nôtres à Gaza ».

    Séance au Gyptis à 19h

  • L’indispensable succès sans bavures contre Lorient

    L’indispensable succès sans bavures contre Lorient

    Gagner son match 4 – 0, quatre jours avant d’aller défier l’ogre madrilène, c’était la meilleure des façons pour l’OM de se préparer.

    Même si le duel face à Lorient a laissé quelques traces. Roberto De Zerbi a tenu à rassurer concernant Benjamin Pavard et Nayef Aguerd. Le champion du monde a souffert de crampes, et pour le Marocain, « ça va » a indiqué l’entraîneur olympien, sans plus de précision.

    Plus préoccupante est la sortie, avant la pause d’Amine Gouiri. Victime d’un choc violent avec le défenseur breton Bamo Meïté, l’attaquant se plaint de la clavicule. Il a passé des examens médicaux dans le week-end et Roberto De Zerbi attend d’en avoir les résultats pour l’intégrer au groupe qui se rendra à Madrid, ce lundi après l’entraînement à la Commanderie.

    À propos de la prestation de son équipe, qui « a très bien joué à tous points de vue, la pression, la vitesse. » Il note aussi que « nous avons eu beaucoup d’occasions de but ». Il a surtout apprécié le comportement de ses dernières recrues, qui ont toutes pu participer au festival offensif face aux Merlus.

    Il a notamment testé une nouvelle ligne défensive. Et l’association Aguerd – Pavard a montré une belle complicité et une certaine solidité, qui demande à être vue face à un adversaire plus coriace que le promu breton.

    Après les ratés des trois premières journées, Roberto De Zerbi estimant que la victoire contre le Paris FC ne compensait pas les fiascos de Rennes et Lyon, l’Italien a enfin vu quelque chose d’intéressant. « Dommage que ce soit déjà la quatrième journée » a-t-il soupiré. Avant Madrid et le PSG, rendre une copie propre contre Lorient était donc indispensable.

  • L’OM salue l’arrivée des « Marseillaises »

    L’OM salue l’arrivée des « Marseillaises »

    Comme l’a fait Lyon récemment en créant les Lyonnes, l’équipe féminine de l’OM a désormais son identité propre.

    Terminé l’OM Féminines, et bienvenue aux « Marseillaises ». « Nous avions eu l’idée bien avant les Lyonnais, mais il nous a fallu un peu plus de temps pour concrétiser ce qui constitue une vraie volonté de développer la section féminine au sein de l’OM », explique Stefano Petruzzo.

    La remontée en Ligue 1 a été le vecteur de cette métamorphose. Et cette identité nouvelle « est une valeur ajoutée qui permet de mieux identifier nos équipes féminines » poursuit le directeur général de la section féminine de l’OM. C’est aussi un clin d’œil à la symbolique marseillaise, est la planche d’appel pour poursuivre le développement du football féminin en faisant de Marseille un pôle d’attraction.

    Ces « Marseillaises », qui ont été présentées officiellement avant la rencontre de Ligue 1 OM – Lorient, vendredi, ont déjà plusieurs cordes à leur arc. Outre l’équipe une, en élite senior, « nous avons une réserve que nous aimerions voir accéder rapidement en troisième division, et nos U19 ont de très bons résultats » détaille Stefano Petruzzo.

    À terme, un centre de formation va voir le jour. « Il y a beaucoup de talents dans la région. C’est à nous de proposer les structures pour les retenir afin d’alimenter notre filière » continue le dirigeant. En précisant que « Franck McCourt et Pablo Longoria ainsi que l’ensemble de la direction du club sont d’accord pour ces investissements ».

    Installation à Martigues

    Avec le retour en Ligue 1, la question des structures, notamment du stade, est redevenue cruciale. De par sa configuration, l’OM Campus n’est pas adapté pour l’organisation de rencontres de haut niveau. Évoluer au Vélodrome, « ce sera possible sur quelques matches. Nous sommes en train de finaliser les choses » confesse Stefano Petruzzo. Il se murmure ainsi que « Les Marseillaises » recevraient les Lyonnes et le PSG dans le jardin de l’OM.

    Toutefois, après plusieurs semaines de discussions, un accord a été trouvé afin que les coéquipières de Tess Laplacette s’installent au stade Francis Turcan de Martigues. « C’est la jauge idéale, avec 8 000 places, des possibilités d’hospitalité, d’animations et assurer le confort des supporters » souligne le dirigeant olympien.

    Ce déménagement dans le fief du FC Martigues est une solution à moyen terme, le temps de trouver une option sur Marseille. Le club réfléchit également à mettre en place des facilités de déplacement pour ses supporters qui voudront se rendre dans la Venise provençale.

    Ayant désormais trouvé leur maison, Les Marseillaises donnent rendez-vous pour la première à domicile. Ce sera le vendredi 19 septembre, à 21 heures, face au Havre. Elles enchaîneront sur la réception de Fleury, le samedi 27 septembre à 17 heures.

  • Un premier succès qui place les grandes attentes du CNM

    Un premier succès qui place les grandes attentes du CNM

    Peut-on encore être surpris par une victoire du Cercle des nageurs de Marseille lorsqu’elle se produit dans le championnat national ? Pour leur premier match de la saison, les poloïstes phocéens ont aisément disposé de leurs voisins niçois (22-7), samedi après-midi au bassin Pierre-Garsau. « J’étais très content de l’état d’esprit de mes joueurs », souligne Milos Scepanovic, entraîneur du CNM. « On a produit un rythme de haut niveau, avec un pressing défensif maîtrisé. Au-delà de la différence de qualité individuelle entre nos joueurs et ceux de Nice, l’engagement collectif de l’équipe a fait la différence », ajoute-t-il, quelques jours après être rentré de leur voyage en Californie, où ils ont participé à un stage de préparation de luxe au sein de l’Université de Berkeley.

    Nouvelle saison, même ambition européenne

    « Ça nous a permis d’apprendre à mieux se connaître les uns les autres », note le technicien monténégrin qui compte cinq nouveaux joueurs dans son effectif. Lorris Canovas, Radomir Drasovic, Bilal Gbadamassi, Efstathios Kalogeropoulos et Adam Nagy ont fait leurs grands débuts sous le bonnet marseillais. « J’espère que ces recrues de talent et d’expérience, associées à celles de nos joueurs cadres, vont nous permettre de se qualifier de nouveau pour le Final Four de la Ligue des champions. C’est notre objectif principal de la saison », assure Scepanovic, persuadé que son nouveau groupe a « plus de potentiel » que celui de l’année passée. « On a plus de confiance en nous-mêmes, ça va nous permettre de mieux aborder les matches face aux autres cadors européens », estime-t-il, conscient que cette saison, avec l’Euro en janvier 2026, va être plus rude.

  • Les Bosses de Provence ont trouvé leur tiercé gagnant

    Les Bosses de Provence ont trouvé leur tiercé gagnant

    Avec trois distances au programme, dont une totalement inédite, les Bosses de Provence, célèbre course cyclo-sportive marseillais qui fêtait son 30e anniversaire ce week-end, semble avoir trouvé la formule idéale.

    Alors que le Vélo club La Pomme, l’organisateur de cet événement, avait fixé un plafond de 2 000 inscrits, notamment pour des questions de sécurité et de logistique, ce sont plus de 2 100 amateurs du deux-roues qui se sont donné rendez-vous dimanche matin au campus de Luminy. « Même si la plupart des participants sont des régionaux de l’étape, on a quand même des coureurs qui sont venus de plus de 70 départements français », note Patrick Sorin, président du club à la manœuvre, fier de l’affluence sur le 93km, avec plus de 1 000 personnes au départ. « Le nouveau parcours de 150km a déjà trouvé son public, avec un peu plus de 650 compétiteurs, qui se sont frottés à une ascension inédite du col de la Sainte-Baume par Mazaugues », poursuit-il, persuadé que ce tracé « un peu plus roulant que le 164km des années précédentes » convient à un public plus large.

    La formule randonnée séduit de plus en plus

    Si la majorité des participants vient dans le but de réaliser la meilleure performance possible, certains préfèrent savourer l’instant. « On s’est dit que ça faisait une bonne sortie en amoureux », raconte Benoît, en se lançant avec son épouse sur le 93km sous la formule randonnée. « On aime tous les deux faire du vélo, mais on n’a pas trop le temps d’aller sillonner les routes », ajoute l’Aixois, en franchissant la ligne d’arrivée en quatre heures, soit le même temps que le vainqueur du 150km chronométré.

    « Notre but était d’organiser une épreuve plus collective, où les coureurs se retrouvent dans des paquets qui améliorent l’expérience personnelle avec une meilleure ambiance et une plus grande sécurisation du parcours », souligne le président Sorin, en comptabilisant plus de 350 participants. « J’ai l’impression que l’on a trouvé la formule gagnante entre la formule chronomètre et randonnée », se réjouit l’organisateur. Il se réunira avec ses équipes dès mardi pour évoquer la 31e édition des Bosses de Provence, avec une possible « évolution » du 93km.

    Classement du 50km :

    1- Anton Gagneuil (1’25’’01)

    2- Raphaël Boucault (1’25’’02)

    3- Eric Cimo (1’25’’02)

    Classement du 93km :

    1- Emilien Vaireaux (2’28’’18)

    2- Maxime Queyret (2’28’’18)

    3- Kevin Sagau Renard (2’28’’19)

    Classement du 150km :

    1- Rafael Philippe (4’01’’22)

    2- Florian Coste (4’03’’55)

    3- Bastien Terranova (4’04’’15)