Tag: Marseille

  • One Provence à rebours des discours déclinistes

    One Provence à rebours des discours déclinistes

    Deux ans après sa création, et à l’aune d’une fusion programmée en 2026 avec Provence Promotion dans une Société publique locale, l’agence de marketing territorial One Provence de la Métropole Aix-Marseille continue de tracer son sillon. Plusieurs indicateurs témoignent de « l’appétence des investisseurs internationaux pour ce territoire qui a fait un bond aux classements. On se retrouve côte à côte avec des métropoles comme Lyon, reconnues pour leur attractivité. Sans faire un lien direct, ce serait prétentieux, les choses avancent dans le bon sens », glisse Olivier Flasseur.

    À l’occasion de la conférence de presse annuelle, le directeur général de l’agence et son équipe ont dévoilé une série d’initiatives pour travailler l’attractivité résidentielle et économique du territoire sur le dernier trimestre. Une campagne nationale de communication baptisée « Marque employeur territoriale » sera lancée fin septembre pour valoriser six filières économiques d’excellence (aéronautique, santé, numérique, maritime, énergie et cinéma) et casser l’image d’une Provence carte postale. Un kit de com sera aussi mis à disposition des entreprises locales.

    Décalage

    Des actions qui s’appuient sur des indicateurs assez encourageants malgré ses carences en transports et en logement : 83% des habitants recommandent le territoire à ceux qui envisagent de s’y installer (70% dans d’autres grandes villes), et l’indice de bonheur local atteint 7,8 sur 10 (7,3 en moyenne au national). Ces chiffres de l’étude ImageTerr24, mis en avant par One Provence tranchent avec les discours politiciens qui à droite, à l’aube des municipales, crient au déclin de Marseille, sa ville centre.

    « À chaque fois qu’on parle de Marseille, c’est sur un aspect. Je vous encourage à aller voir les taux d’insécurité ou de criminalité, ville par ville, et à comparer le traitement médiatique. Le décalage est extrêmement important », répond Olivier Flasseur, ne souhaitant pas polémiquer. « Dans une entreprise, normalement le DG comme le collaborateur, doivent être en capacité de parler de leur entreprise de la même façon. On doit avoir des éléments de langage pour éviter d’en parler de manière intuitive, en fonction de nos aspirations ou pour créer de la polémique. »

    C’est tout le sens selon lui de la mise en avant du collectif « Acteurs des transitions » et de l’opération « Tous ambassadeurs » qui donnera la parole aux habitants via des vidéos vantant les mérites du territoire, diffusées sur les réseaux sociaux de l’agence (62 000 abonnés).

    Récompensée pour l’usage de l’IA dans son moteur de recherche, et le film Manifeste, One Provence entend bien profiter de la fusion pour s’imposer en acteur majeur du marketing territorial. « C’est une belle reconnaissance qui témoigne, j’ose espérer, du travail qui est fait et des leviers mis en œuvre pour révéler ce territoire à sa juste valeur », conclut Olivier Flasseur

  • Une copieuse amende pour des recours abusifs

    Une copieuse amende pour des recours abusifs

    Un requérant qui bombarde le tribunal administratif de Marseille de centaines de requêtes toutes irrecevables, s’est vu infliger une nouvelle amende particulièrement salée pour le sanctionner et enrayer son délire processif.

    Le tribunal administratif de Marseille a rejeté la semaine dernière dans une même ordonnance un lot de 14 requêtes émanant d’un même administré marseillais et lui a infligé 21 000 euros d’amende – 1 500 euros par requête – pour ce que le président qualifie de recours abusifs. Ces derniers mois, le tribunal avait déjà écarté comme étant manifestement irrecevables des lots identiques de requêtes fantaisistes. Plus de 200 décisions ont déjà rejeté ses requêtes. Le serial requérant avait déjà été condamné en février 2023 à 10 000 euros d’amende pour recours abusif.

    Point commun à toutes ces demandes, ses demandes rejetées de communication par la ville de Marseille mais aussi par celle d’Aix-en-Provence d’enregistrements vidéo des caméras de surveillance. Ce singulier administré mitraille depuis plusieurs années de courriels les centres de supervision urbaine de ces communes, lesquelles lui opposent soit un silence valant refus implicite, soit en lui expliquant qu’il n’est pas une « personne intéressée » au sens que donne le code de la sécurité intérieure pour lui permettre de consulter les vidéos. Ce refus est pour le requérant une « atteinte grave et manifestement illégale au droit d’accès à des données à caractère personnel et à la liberté d’aller et venir ».

    Le syndrome de quérulence processive

    Dans sa dernière ordonnance du 17 septembre 2025, le président du tribunal administratif de Marseille énonce que « depuis le 1er janvier 2024, M. A. B. a déposé plus de 1 000 requêtes toutes rejetées pour irrecevabilité ». Ce même tribunal n’a pourtant eu de cesse de lui rappeler que les contestations de refus de communication d’enregistrements vidéo des caméras de surveillance, doivent d’abord obligatoirement faire l’objet d’une saisine préalable de la commission d’accès aux documents administratifs.

    Qui est donc ce mystérieux procédurier qui ne semble pas être militant d’une organisation ? C’est en réalité un avocat du barreau de Marseille que des confrères disent atteint du syndrome de « quérulence processive », un délire paranoïaque. « Les requêtes revêtent un caractère abusif, il y a lieu, en conséquence, de condamner M.A. B. au paiement d’une amende 1 500 euros pour chaque dossier, soit un total de 21 000 euros », s’est borné à trancher le tribunal.

    L’article R. 741-12 du code de justice administrative confère au juge le pouvoir propre d’infliger une amende pour recours abusif. Cela concerne le plus souvent des demandes réitérées d’un même requérant qui ont le même objet ou des requêtes manifestement non fondées ou qui remettent systématiquement en cause les mêmes questions déjà tranchées. Un avocat interrogé nous dit connaître le phénomène de quérulence qui peut frapper des clients. « Cela fragilise notre légitimité à faire nos recours car cela décrédibilise nos actions qui elles ont un sens. »

  • Martine Vassal reçoit l’investiture officielle des Républicains

    Martine Vassal reçoit l’investiture officielle des Républicains

    Si ce n’est pas une surprise, c’est un jalon essentiel dans la campagne. Dix jours après l’officialisation de sa candidature aux municipales pour Marseille, la commission nationale d’investiture des Républicains a apporté officiellement son soutien à Martine Vassal ce mardi soir. « Femme de droite, elle porte des valeurs dans lesquelles nous nous reconnaissons pleinement et elle a tout notre soutien dans ce combat débuté il y a maintenant quelques jours », se félicite la présidente du parti dans le département, Laure-Agnès Caradec. Après avoir quitté le parti en 2022, elle sera de nouveau présente à la rentrée des Républicains des Bouches-du-Rhône, ce vendredi soir, à la Maison de la Mer de la Pointe-Rouge.

    Tandis que les représentants de la droite et du centre affichent leur union, malgré la candidature annoncée du professeur Frédéric Collart, il lui reste à obtenir notamment l’investiture de Renaissance. Alors qu’une commission d’investiture doit se tenir prochainement, rien n’est arrêté, indique-t-on dans les rangs des macronistes, les négociations se poursuivant avec le président (Ren.) de Région Renaud Muselier.

  • Plus de 300 séances de sport gratuites pour les seniors marseillais

    Plus de 300 séances de sport gratuites pour les seniors marseillais

    C’est une nouvelle saison de sport qui démarre pour les seniors. La 11e édition du dispositif « Sport santé séniors », un programme d’activité physique proposé gratuitement à un millier de personnes chaque année, a été lancée ce mardi 23 septembre au stade nautique Florence Arthaud (8e). Nouveauté de cette édition : l’ouverture du dispositif à partir de 60 ans (contre 65 pour les éditions précédentes).

    Chaque semaine, les sportifs pourront se retrouver sur l’un des 9 sites de pratique mis à disposition par la Ville de Marseille pour 1h30 de mouvement à l’air libre. Au programme : renforcement musculaire, danse, jeux de coordination, ou encore exercices d’équilibre. « Les activités, encadrées par des coachs formés au sport adapté, sont conçues pour faire travailler l’entièreté des muscles, mais aussi pour développer l’expression du corps et la mémoire », explique Aurélien Saujat, membre de la Fédération Sportive et Gymnique du Travail (FSGT), qui intervient dans ce dispositif depuis 2015.

    Un rendez-vous social

    Au-delà de la pratique sportive, cette initiative portée par la Ville a pour vocation de lutter contre l’isolement des personnes âgées. « Rester jeune, ce n’est pas seulement rester souple dans ses articulations, c’est aussi maintenir un lien social », souligne Hervé Menchon, adjoint au maire présent lors de la journée d’ouverture. Pour Marie-Hélène et Marc, qui fréquentent le dispositif depuis des années, c’est mission accomplie. « C’est un moment convivial, nous avons rencontré des copains », raconte le couple.

    Information et inscription auprès d’Allô Mairie.

  • L’OM commence à montrer son vrai visage conquérant

    L’OM commence à montrer son vrai visage conquérant

    Si Roberto De Zerbi estime qu’il ne s’agit que « d’une simple victoire qui vaut trois points », cette victoire
    (1-0) face au Paris Saint-Germain, lundi soir au stade Vélodrome, apporte davantage de légitimité à cette équipe olympienne.

    Contrairement aux habitudes, où certaines individualités font la différence, le collectif marseillais s’est sublimé. « Le mérite revient aux joueurs », reconnaît l’entraîneur italien. « Certains sont très intelligents : Emerson Palmieri, Pavard, O’Riley, Højbjerg, etc. On dirait qu’ils sont là depuis longtemps. J’ai aimé notre esprit : les un contre un, les pressings, la volonté d’être protagonistes face à cette équipe. À la maison, personne ne doit éteindre notre stade », poursuit-il, en estimant que son équipe a fait « une grosse première mi-temps, avec intensité, pression et intelligence ».

    Cinq nominés sur le gril

    « En deuxième [période], il y a eu un petit creux d’énergie et, avec le 1-0, on a peut-être attendu la fin. On a quand même su repartir proprement, notamment avec Aubameyang et Gouiri. La victoire est méritée contre une équipe qui marque une époque, comme l’AC Milan de [Arrigo] Sacchi ou le Barça de [Pep] Guardiola. Ça donne encore plus de valeur à la prestation des joueurs », ajoute De Zerbi, conscient que ses protégés se sont surpassés pour battre un PSG, certes affaibli, mais qui comptait des joueurs de renom. D’ailleurs, cinq joueurs de la Capitale ont figuré dans le top 30 du Ballon d’Or 2025 : Vitinha (3e), Achraf Hakimi (6e), Nuno Mendes (10e), Khvicha Kvaratskhelia (12e), Fabien Ruiz (24e). Toutes ces vedettes parisiennes ont été stoppées dans leur élan par une défense marseillaise solide. À commencer par Nayef Aguerd.

    L’international marocain, auteur du seul but de la partie, s’affirme de plus en plus comme le patron de la charnière. Sa complémentarité avec Pavard permet de libérer d’un poids le capitaine Balerdi, encore sujet parfois à quelques maladresses. Mais au-delà des trois centraux, l’apport des pistons Weah et Palmieri a été crucial. Ils ont à la fois limité les assauts offensifs dans leurs couloirs respectifs, tout en participant à l’animation offensive, orchestrée par un Mason Greenwood des grands soirs. « Je pense que ça peut encore se perfectionner », estime à juste titre Pierre-Emerick Aubameyang, persuadé que ce valeureux succès va « renforcer le groupe ».

    Paixão, seul au monde

    Parmi les points positifs à retenir, le tandem danois Hojbjerg-O’Riley semble avoir trouvé son rythme de croisière. L’expérience du premier, associé à la fraîcheur du second, forme un milieu de terrain difficile à franchir. Finalement, seul Igor Paixão n’a pas été à la hauteur du Classique. L’ailier brésilien a eu plusieurs occasions de faire la différence dans le couloir gauche, mais il n’est pas encore fin prêt. Comme Timothy Weah et d’autres recrues avant lui, l’ancien chouchou de Feyenoord a besoin d’un temps d’adaptation pour retrouver son rendement d’antan. Histoire de prouver que la recrue la plus chère de l’histoire du club n’est pas un flop.

  • Le premier « Glassico » tourne à l’avantage des Spartiates

    Le premier « Glassico » tourne à l’avantage des Spartiates

    L’excellente prestation de leurs voisins du stade Vélodrome, lundi soir lors du Classique contre le Paris Saint-Germain, semble avoir inspiré les Spartiates. Les hockeyeurs de la cité phocéenne ont remporté le premier acte du « Glassico » face à Cergy-Pontoise (5-3), mardi soir au Palais omnisports, à l’occasion de la quatrième journée de Ligue Magnus. Avec cette troisième victoire de la saison, les Marseillais grimpent à la quatrième place au classement.

    Comme les footballeurs marseillais, les hommes de Luc Tardif ont d’entrée de jeu fait la différence : une belle action collective a permis au jeune finlandais Kalle Myllymaa, meilleur pointeur de Cergy-Pontoise la saison passée, d’ouvrir le score pour les Spartiates. Dominant la première moitié du premier tiers-temps, l’attaque phocéenne a redoublé d’efficacité devant la cage francilienne. Le Canadien Alexandre Lavoie, déjà auteur de deux buts et deux passes décisives avant cette rencontre, a creusé l’écart quatre minutes plus tard.

    Myllymaa puissance 3

    Avec une telle entame, les supporters bleu et blanc croyaient dur comme fer à un succès évident. Mais les Jokers, reconnus pour leur pugnacité sur la glace, ont trouvé les ressources pour réduire le score, puis égaliser juste avant la première sirène. En montant progressivement en puissance dans tous les domaines, notamment celui de l’intensité, ils ont même fini par prendre l’avantage dès le début de la deuxième période. Sous les « Aux Armes » entonnés par le public, les Spartiates ont tenté de revenir dans la partie. Le défenseur français Yohan Coulaud, puis de nouveau Kalle Myllymaa par deux fois, qui est auteur d’un triplé dans ce Glassico, ont renversé la tendance pour, ainsi, filer vers la victoire. Une bonne opération avant de se rendre, vendredi (20h), chez leurs voisins niçois.

    4e journée – Ligue Magnus

    Au Pomge, à Marseille (4 634 spectateurs)

    Tiers-temps : 2-2, 2-1, 1-0

    Buts : Myllymaa (2, 40, 60), Lavoie (6), Coulaud (39) pour Marseille ; Philip (16), Perrenoud (20), Delatour (23) pour Cergy-Pontoise

    Pénalités : Joubert (11), Tavernier (19), Dair (43) pour Marseille ; Hostein.P (19) pour Cergy-Pontoise

    MARSEILLE : Kasik, Gourdin – Coulaud, Ruusu, Corvez, Cantagallo, Bourgeois (A), Lindgren – Thompson, Joubert, Bouvet, Colotti (C), Lavoie, Myllymaa, Dair, Tavernier, Dufek (A), Welsh, Stromberg, Nsonsa Kitala.

    Entraîneur : Luc Tardif

    CERGY-PONTOISE : Ylonen, Richard – Coulombe (C), Melin, Palocsik, Shalei, Hostein.P, Muller – Petit (A), Gustafsson, Perrenoud, Le Lem, Philip, Addamo, Stella (A), Lee, Hostein.A, Delatour, Sokay, Limtong.

    Entraîneur : Kevin Da Costa

  • L’Urban Bowl Fest célèbre les cultures urbaines

    L’Urban Bowl Fest célèbre les cultures urbaines

    Plus qu’un simple événement sportif, l’Urban Bowl Fest, célèbre festival des cultures urbaines, occupe le mythique Bowl du Prado, du 24 au 28 septembre, à l’occasion de sa 16e édition. Au programme : roller, trottinette, skateboard, BMX et breakdance, des disciplines qui mettent en avant « un espace d’expression, de création et de rencontre ». « C’était important à nos yeux d’élargir l’horizon des cultures urbaines », souligne Mike Bonassi, co-fondateur de l’association AMSCAS, organisateur de l’événement qui se nommait à l’origine « Pro Bowl Contest », avant de devenir « Pro Bowl Fest ».

    Mission sociale

    Et ce n’est pas le seul changement qui a été opéré. « Historiquement, on l’organisait au début de l’été, mais on a voulu se détacher d’autres événements dans le but d’avoir une identité plus forte », raconte le président du comité départemental de roller et skateboard, en pensant notamment attirer plus de jeunes « à la recherche de nouvelles pratiques » après avoir repris le chemin de l’école.

    Côté compétition, l’Urban Bowl Fest parvient à attirer des athlètes internationaux. « On a des Néerlandais, des Espagnols et même des Australiens qui y participent », se réjouit Mike Bonassi, conscient que maintenir un événement « n’est jamais de tout repos ». « On voit que ce n’est pas évident, mais en tant que président d’une association d’éducateurs sportifs, il y a toujours cette envie de transmettre notre passion. On accueille des jeunes qui peuvent voir ce qui se fait de mieux dans ces disciplines avec des athlètes qui ne sont pas toujours accessibles », ajoute-t-il, convaincu que ses interventions, que ce soit en club ou dans les quartiers prioritaires de la ville (QPV), créent des passerelles sociales.

  • Au carrefour de la recherche et des performances sportives

    Au carrefour de la recherche et des performances sportives

    Les Rendez-vous Carnot se tenaient, ce mardi, en plein cœur de Marseille. Le but du rassemblement ? Mettre en lien les entrepreneurs et leur donner accès au meilleur de la recherche publique française. Lors de ce salon, de nombreux stands ont présenté des nouvelles technologies liées au sport, des innovations au service de la performance des athlètes, mais aussi de leur santé. Trois d’entre elles retiennent l’attention, de par leur utilité pour l’entraînement personnel ou la prévention de séquelles cérébrales.

    L’entreprise Multi Wave et Amidex – le fonds d’investissement de l’université Aix-Marseille – ont co-financé un projet d’IRM mobile. Cette petite machine d’environ un mètre de haut doit servir à faciliter l’accès au scanner et répondre à des problèmes immédiats, comme lors d’un AVC. « Nous sommes en train de pousser les performances de la machine pour ensuite obtenir une certification », explique Jonathan Bartoli, responsable des projets et subventions pour Micro Wave. Les avantages de cet IRM, agir plus rapidement et permettre un suivi dit « longitudinal ». C’est-à-dire être dans la prévention, intervenir au moment d’une blessure et poursuivre lors du processus de guérison. Cette machine est facile à utiliser mais elle est encore au stade de la recherche. Pourtant, les potentiels clients se présentent déjà. « Des fédérations internationales nous ont déjà contactés , la NBA, le monde de la moto, le ski… », énumère Jonathan Bartoli. Avec l’idée d’étendre les compétences de l’IRM au reste du corps dans les années à venir.

    La réalité virtuelle entre en piste

    Quelques mètres plus loin, le projet Revea est lui aussi bien concret. Né d’un appel à projets de la Fédération française d’athlétisme, il permet d’optimiser les capacités d’anticipation des relayeurs de 4x100m grâce à la réalité virtuelle. L’athlète porte un casque de réalité virtuelle sans fil et doit ajuster en quelques foulées sa course en présence de jumeaux numériques. À la suite de l’entraînement, coach et sportif reçoivent un rapport d’analyse des performances. Ce dispositif 100% tricolore a déjà été utilisé en amont des Jeux olympiques 2024 et servira pour les prochaines échéances internationales. « L’outil est entièrement paramétrable. Le principal risque est que l’environnement soit trop éloigné de la réalité et que l’athlète soit perdu lorsqu’il est en piste. Le paramétrage est donc primordial », détaille Martin Eguiziona, doctorant travaillant sur ce projet. Le salon n’oublie pas non plus d’aider les athlètes handisports. Utilisable en rugby ou en athlétisme, un fauteuil équipé de roues connectées pourrait aider les sportifs à connaître exactement la puissance qu’il développe. Des capteurs sont placés au-dessus de la roue et les données sont envoyées sur une application smartphone. L’objectif, à terme, est de le rendre accessible aux professionnels, pour qu’ils adaptent leur préparation physique en fonction des résultats.

    Des projets à l’état embryonnaire pour certains ou déjà développé pour d’autres, avec le but de placer la performance au centre de l’attention.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée

    Actualité locale, proximité, campagne des municipales, mouvement social, crise politique… À vous la parole ⤵️

  • Marseille jumelée à Bethléem, un nom qui « résonne dans tous les cœurs »

    Marseille jumelée à Bethléem, un nom qui « résonne dans tous les cœurs »

    La municipalité de Marseille a choisi d’aller au-delà de la symbolique des drapeaux. Alors que la France a reconnu l’État palestinien à l’ONU, Benoît Payan a annoncé lundi le jumelage de Marseille avec Bethléem. L’initiative préparée avec le Quai d’Orsay, a été engagée depuis quatorze mois, expliquait la première adjointe (EELV) Michèle Rubirola en conseil municipal le 20 juin. Une semaine plus tôt, le maire avait révélé être en discussion avancées avec deux communes palestiniennes.

    « Je suis particulièrement fier que Marseille et Bethléem deviennent des villes sœurs », indique le maire de Marseille dans un communiqué rappelant l’engagement de la ville pour la paix et une solution à deux états « seule à même de garantir une résolution pacifique et durable du conflit ». À travers ce jumelage, « Marseille dit haut et fort au peuple palestinien : vous n’êtes pas seuls. Marseille est une ville de dialogue, de diversité et de vivre-ensemble. Ce lien avec Bethléem sera un pont entre nos habitants, nos étudiants, nos artistes, nos cultures », justifie-t-il encore.

    « Magnifique initiative de notre maire qui choisit de jumeler Marseille avec Bethléem, ville ô combien meurtrie par l’histoire et les épreuves », a réagit le sénateur (PCF) Jérémy Bacchi. « Par ce geste fort et symbolique, il unit nos destins pour toujours. Quelle fierté d’être marseillais ! »

    Ce partenariat officiel s’inscrit dans la tradition d’ouverture de la deuxième ville de France, déjà jumelée notamment avec la ville israélienne d’Haïfa. La démarche se lit aussi dans une posture d’équilibre alors que depuis des mois Benoît Payan, pressé par des collectifs palestiniens et des élus de gauche, refuse de rompre le jumelage avec cette dernière.

    Dans la nuit de dimanche à lundi, des insoumis en lien avec le collectif les bazoukeuses, ont d’ailleurs projeté des drapeaux palestiniens sur la façade de l’hôtel de ville, dénonçant « le silence et l’inaction de Benoît Payan face au gouvernement d’extrême droite israélien ».

    Par trois fois, le conseil municipal avait pourtant approuvé des subventions, pour un montant total de 260 000 euros, en faveur de l’Unrwa puis de l’Unicef, la dernière le 20 juin dernier. « Nous n’avons pas le droit de nous taire ni de fermer les yeux », assénait alors le maire à son opposition de droite qui refusait de soutenir la subvention pour les enfants de Gaza.

    La droite crie « au calcul politique »

    La droite qui dénonçait alors ce projet et l’accusait de « fracturer Marseille », se trouve gênée aux entournures. Car Bethléem reste une ville emblématique et singulière. Connue comme le lieu de naissance de Jésus selon la tradition chrétienne, elle abrite aujourd’hui une population majoritairement palestinienne musulmane.

    « Bethléem est une ville dont le nom résonne dans tous les cœurs », insiste d’ailleurs Benoît Payan. Alors, le groupe Une volonté pour Marseille attaque « une décision de jumelage prématurée, provocatrice et irresponsable », et dénonce le « coup de communication d’ampleur » d’un « apprenti sorcier » qui n’est que « calcul politique et manipulation ».

    Et d’apprécier plutôt la vingtaine de drapeaux tricolores pavoisant l’hôtel de Région, hissés lundi en réaction aux drapeaux palestiniens installés sur plusieurs mairies en France. « Certains, par calcul politique, voudraient nous manipuler, et nous faire oublier que la France et la République sont notre destin commun. J’ai souhaité que nous affirmions la fierté de notre pays, de notre République, de nos valeurs et de notre drapeau », martèle le président (Ren.) de la Région Sud, Renaud Muselier.

    Au même moment, Éric Le Dissès, le maire d’extrême droite de Marignane, déployait lui aussi ses drapeaux français et un portrait de Marianne en pleurs, sur la façade de sa mairie…