Tag: Marseille

  • Amsterdam compte toujours sur une jeunesse éclatante

    Amsterdam compte toujours sur une jeunesse éclatante

    Faites vos jeux, rien ne va plus. L’Ajax arrive, ce mardi (21h), au stade Vélodrome, pour cette 2e soirée de Ligue des champions. La formation amstellodamoise réalise un bon début de saison, comptablement parlant, mais le contenu des matches fait grincer des dents les fans ajacides. Les confrontations modestes en championnat (Breda, Volendam, Almelo, mais le PSV) n’ont pas non plus préparé l’équipe d’Amsterdam aux joutes européennes. Malgré tout, l’Ajax possède un centre de formation hors pair et plusieurs jeunes talents pointent le bout de leurs crampons. Dans la lignée des De Jong (FC Barcelone), Gravenberch (Liverpool), Timber (Arsenal), quelques joueurs sont promis à un bel avenir.

    Du talent à revendre

    « Rayane Bounida est sans doute le plus prometteur de la génération U21/U19. Techniquement, il est très au-dessus de la moyenne. » C’est avec ces mots que @Foot_NL présente la première pépite. Ce compte X géré par plusieurs passionnés de football néerlandais totalise près de 11 000 abonnés et reste à l’affût de chaque actualité. Hormis le milieu offensif d’origine marocaine, Jorthy Mokio est également un joueur à suivre de près. Extrêmement précoce, le milieu offensif né en 2008 est moins en vue ces derniers mois. « Mokio avait débuté en fanfare, il a perdu du temps de jeu et semble moins dangereux qu’à ses débuts », nuance le compte Foot néerlandais. Kenneth Taylor est sûrement le jeune le mieux installé au cœur du dispositif du coach John Heitinga. Le numéro 8 de 23 ans a trouvé sa place : « Kenneth Taylor reste l’un des joueurs les plus influents. Ancré dans l’entrejeu, il peut parfois passer à côté de certains matches, mais il est considéré comme un leader naturel qui organise le jeu de l’équipe. »

    Offensivement, deux joueurs sont aussi à mettre en avant pour leurs qualités. Le premier est Oscar Gloukh. Transfuge du Red Bull Salzburg, l’Israélien est arrivé cet été. Ce week-end, face à Breda, il a ouvert le score sur une passe de Mika Godts. Le Belge, formé à Genk, est justement l’homme dangereux de cette attaque ajacide. « Il représente une menace constante. C’est un ailier qui ne se contente pas de rester collé à la ligne, il pénètre souvent dans la surface pour créer un danger direct. » En comparaison avec les précédentes générations dorées de l’Ajax, celle-ci semble être d’un calibre moindre. Des talents individuels, oui, mais « un manque de constance collective et un contexte moins favorable », d’après ce compte spécialisé. « Il est toutefois réaliste d’imaginer que deux ou trois joueurs de cette vague perceront au final ».

  • Les patrons en ordre dispersé face à l’appel du Medef

    Les patrons en ordre dispersé face à l’appel du Medef

    L’appel du Medef au meeting du 13 octobre à Paris pour dénoncer une « dérive anti-entreprise », divise le patronat. Seul le Mouvement des entreprises de taille intermédiaire (Meti) soutient l’idée. L’Association française des entreprises privées (Afep) n’a pas statué et l’Ethic (Entreprises de taille humaine indépendantes et de croissance) a pris acte de l’initiative mais ne participera pas. L’U2P qui représente les entreprises de proximité, elle, ne participerait pas.

    Du côté de la CPME, première organisation patronale en nombre d’entreprises adhérentes (243 709) et d’employeurs (155 175), on réserve sa décision. Amir Reza-Tofighi, son président, a laissé le choix aux territoires. Alain Gargani n’y voit à ce stade pas d’intérêt.

    « Il faut une raison pour faire une manifestation. Attendons d’abord l’atterrissage du budget. Et si vraiment on est impacté, la question se posera. Si on met en danger nos TPE-PME, je serai le premier à monter au front mais je me poserai la question au bon moment… Pour mobiliser, il faut que dans chaque territoire, les chefs d’entreprise se mobilisent et pour cela il faut communiquer. Dix jours ça me paraît court », glisse le président de la CPME Sud, malgré son opposition catégorique à la taxe Zucman.

    « On n’est pas favorable à toute taxe supplémentaire empêchant l’entreprise de progresser. C’est une erreur majeure qui risque de faire fuir encore des entreprises de notre territoire. » Lui, alerte sur une économie fragilisée, « des TPE, des PME n’arrivent pas à joindre les deux bouts, et des marchés qui s’embrument », et pointe l’instabilité politique : « C’est le vrai sujet : donnez-nous de la visibilité, laissez-nous faire notre métier ». Et de craindre les répercussions de la taxe : « Les TPE-PME sont souvent les sous-traitants des grosses entreprises. Si on commence à vouloir les taxer, le risque majeur, c’est qu’elles partent ailleurs. Taxons plutôt Shein. Là, il y a des enveloppes financières à aller chercher ».

  • L’office HLM 13 Habitat tourne vivement la page

    L’office HLM 13 Habitat tourne vivement la page

    Le conseil d’administration de 13 Habitat, l’office HLM du Département, s’est réuni vendredi pour valider l’ensemble des réponses apportées aux recommandations et aux observations émises par l’Agence nationale de contrôle du logement social (Ancols) dans son rapport définitif de juin dernier diffusées dans la presse et qui portait sur les exercices 2019-2023.

    La gouvernance de 13 Habitat a été renouvelée le 18 juillet dernier suite au scandale de l’attribution et de la rénovation coûteuse d’un logement social à des proches de la présidente d’alors, Nora Preziosi, dans un contexte de surcroît où 48 000 demandes de logement social à Marseille ne sont pas satisfaites. Une enquête préliminaire du parquet est en cours pour des soupçons de prises illégales d’intérêts.

    Présentées par son nouveau président Jean-Marc Perrin et le nouveau directeur général, Damien Vanoverschelde, ces réponses ont été adoptées à l’unanimité par les administrateurs. Dans un communiqué, l’office HLM dit s’engager « dans la mise en place de nouveaux process et de nouvelles pratiques, et le renforcement de dispositifs existants », pour réduire la vacance et les délais de remise en location et d’attribution des logements vacants, pour renforcer le contrôle interne sur les dysfonctionnements constatés, notamment en matière d’attribution, de marchés et de recrutements, pour prévenir les situations de conflits d’intérêts, notamment par la prochaine nomination d’un « référent déontologie » auprès du directeur général. L’office entend aussi « optimiser les coûts de gestion, en particulier de la masse salariale » ou encore « accroître le nombre de nouveaux logements locatifs sociaux ».

    « Les bases sont saines, la maison est belle, les salariés sont investis », a déclaré au conseil d’administration le directeur général entré en fonction le 22 septembre. « Nous avons à réactiver une chaîne fructueuse : remettre de l’entretien dans notre patrimoine, pour que les locataires soient satisfaits, pour que les salariés soient satisfaits et remplissent leurs missions, et pour que les élus locaux soient satisfaits et travaillent avec nous pour développer le logement social », ajoute Damien Vanoverschelde qui aussitôt arrivé a licencié le directeur des ressources humaines nommé en avril dernier, ce qui a déclenché une vive réaction syndicale de la CFDT Interco et de Sud logement social qui disent leur crainte d’une « chasse aux sorcières ».

  • Un exemple de convergence des luttes contre l’impérialisme

    Un exemple de convergence des luttes contre l’impérialisme

    La colère populaire monte. Après le mouvement « Bloquons tout » du 10 septembre, la manifestation du 18 et avant la grève 2 octobre, organisées par les syndicats, les actions citoyennes continuent de se multiplier. Ce 28 septembre, deux cortèges se sont rejoints sur la Canebière. Le premier, venu de la Porte d’Aix, défile tous les dimanches depuis près de deux ans à l’appel du collectif Urgence Palestine Marseille (UPM). Les mots d’ordre : la fin du génocide à Gaza, et donc de la complaisance de l’État français envers Israël. L’association réclame également la fin du jumelage de Marseille avec Haïfa, qui date 1958, alors que le maire Benoit Payan a annoncé un jumelage avec la ville palestinienne de Bethléem il y a quelques jours.

    Le second cortège est une première : la marche des résistances, inscrite dans l’initiative internationale « Draw The Line » portée par des peuples autochtones du Brésil et du Pacifique et appelée de leurs vœux par une centaine d’organisations locales. Les revendications sont claires : « Un changement radical de notre système avec l’instauration d’une justice climatique qui doit faire payer les plus riches », résume Laurent de Greenpeace, qui détaille « taxer les profits sur les énergies fossiles pour des recettes dirigées vers le service public, vers le logement, vers le bâti scolaire, la mise en œuvre d’une politique tournée vers le bien commun ». Hendrik Davi, député (L’Après) de la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône souhaite un « budget à la fois social et écologique pour répondre aux injustices » et salue cette « pression, notamment sur la taxe Zucman ».

    Au moment de la rencontre des deux processions, un rugissement s’élève. « L’union fait la force. On n’a qu’un seul but : lutter contre l’impérialisme, lutter contre le capitalisme, contre toutes les dominations et les oppressions ! », s’écrie Fadela El Miri, pilier d’UPM.

    Contre la « machine coloniale capitaliste »

    Morgane, membre du même collectif, explique cette convergence des luttes : « Tant que le système colonial capitaliste pourra maintenir ses bastions comme Israël, il conservera sa capacité à piller les ressources et à détruire les écosystèmes dans le monde. La Palestine est un front décisif de cette bataille. » La jeune femme pointe la « logique froide » d’Israël : « Exterminer les Palestiniens pour exploiter les combustibles fossiles sous leurs pieds puis nous vendre ce gaz pour la consommation énergétique européenne », évoquant les gisements gaziers de Léviathan et Tamar et les nouvelles licences d’exploitation accordées « quelques semaines après les premières attaques » de l’armée sur la bande de Gaza.

    Ce qui se passe à Gaza est pour elle une « répétition du spectacle de l’avenir, car cette machine coloniale capitaliste sacrifie systématiquement les peuples et les écosystèmes pour ses profits ». Voilà pourquoi articuler les luttes.

  • Provence Studios en vitrine du 7e art

    Provence Studios en vitrine du 7e art

    Pour la première fois, Provence Studios s’invite à la Foire Internationale de Marseille. Et ce n’est pas un hasard : 2025 marque les 100 ans de la Foire, les 130 ans du cinéma et les 10 ans de Provence Studio. Une triple célébration que son président fondateur, Olivier Marchetti, a imaginée comme un premier plan réussi.

    « On a produit un petit film de 100 secondes qui retrace un siècle de cinéma à Marseille, depuis l’arrivée du train en gare de La Ciotat qu’on a modernisé », explique-t-il. « On communique habituellement sur les Journées du patrimoine mais cette année on est venu à la Foire pour montrer un peu l’arrière des coulisses ». Sur un immense espace de 750 m2, installé au fond du Hall 3, après avoir traversé les stands d’équipements de la maison, les visiteurs les découvrent comme rarement.

    Décors, costumes, effets spéciaux, tout y est jusqu’à la célèbre « Peugeot 406 blanche » de Taxi 3, ou le carrosse de Catherine de Médicis, utilisé dans la série américaine The serpent queen. « C’était l’un des éléments principaux de la série sur l’histoire de Catherine de Médicis, tournée chez nous. Le château de Chambord a été refait à 100% à Martigues. Tous les décors ont été construits par des techniciens marseillais, le carrosse, le trône, la tapisserie… », détaille avec passion Olivier Marchetti.

    « Montrer ce que le cinéma est capable de créer »

    Les enfants, eux, montent les marches du Festival de Cannes comme des stars et peuvent tester en avant-première le jeu The memory thieves, pendant que les adultes s’essaient à la présentation météo sur fond vert, découvrant les secrets de l’incrustation en temps réel. « On voulait montrer ce que le cinéma est capable de créer et rendre hommage à Marseille, à Pagnol », confie-t-il.

    Un petit décor de bar permet ainsi aux visiteurs de rejouer sa célèbre partie de cartes, dans une ambiance conviviale. « On n’a pas refait le bar de la Marine parce qu’il est inimitable mais on a créé un petit set et on a volontairement laissé la partie arrière visible avec les béquilles, pour montrer que l’illusion est assez forte quand on regarde l’écran. »

    Parmi les pépites du stand, on découvre Clémentine, jeune costumière marseillaise passée du cosplay au cinéma, ou encore les costumes du film Megalopolis de Francis Ford Coppola. Un clin d’œil à l’envergure internationale de Provence Studio, qui a accueilli des tournages prestigieux comme Titane, Bac Nord, ou The Amateur avec Rami Malek.

    « Si vous n’êtes pas fils ou la fille de, c’est compliqué »

    Installé à Martigues, Provence Studios est devenu en dix ans un acteur majeur de la filière française. Avec ses 17 plateaux, ses décors monumentaux et son écran LED de 14 mètres, il attire productions françaises et américaines. Mais au-delà, Olivier Marchetti défend une vision inclusive et créative. Parmi les partenaires présents sur l’espace, Provence Campus occupe ainsi une place particulière. L’association accompagne des personnes éloignées des réseaux du cinéma pour leur permettre d’y accéder. « Si vous n’êtes pas le fils ou la fille de, c’est compliqué », reconnaît le boss des studios. Des ateliers d’écriture et de jeu d’acteur, des rencontres et même des castings organisés sur place chercheront à ouvrir ces portes.

    Le stand ne désemplit pas. « Les gens sont heureux de découvrir un univers qu’ils ne soupçonnaient pas. On a énormément de messages de sympathie de la part de gens qui ne savaient pas que Provence Studio existait. Certains nous cherchent pendant une heure, mais une fois là, ils ne veulent plus repartir », sourit le fondateur.

    À la Foire, Provence Studios ne vend rien que son image. Il partage d’abord une passion, une ambition et une promesse : celle d’un cinéma marseillais ouvert, inventif et accessible à tous.

  • Encore une défaite pour Les Marseillaises

    Encore une défaite pour Les Marseillaises

    L’air martégal ne réussit pas aux Marseillaises dans ce début de saison en Arkema Première Ligue. Les protégées de Dalin Anrifani ont concédé samedi soir une troisième défaite de rang lors de la réception du FC Fleury 91 (0-2). Sans aucun point marqué après les trois premières journées de championnat, elles trustent la lanterne rouge, aux côtés de Montpellier et Saint-Etienne. Ce dernier sera d’ailleurs le prochain adversaire des Olympiennes, samedi 4 octobre (17h). Un affrontement qui semble déjà capital pour un éventuel maintien en Arkema Première Ligue.

    Le bon souvenir de Caputo

    Face aux joueuses de l’Essonne, Les Marseillaises ont raté leur entame de match. Deux buts, quasiment coup sur coup, ont donné un avantage certain aux Floriacumoises, portées par l’Aixoise Cindy Caputo. Cette dernière a joué six saisons sous le maillot de l’OM entre 2014 et 2020. « Comme lors des matches précédents, on est entré dans le match bien trop tard », a reconnu Tess Laplacette, consciente que leur manque d’expérience du plus haut niveau leur fait cruellement défaut. « Pour moi, c’est plus un manque de concentration et de rigueur », estime l’entraîneur phocéen qui a déjà une main sur la sonnette d’alarme.

    3e journée – Arkema Première Ligue

    Stade Francis-Turcan, à Martigues

    Arbitre : Morgane Chignard

    Buts : Laurent (3), Caputo (8)

    Avertissements : Bourgouin (43), Blanchard (55), Laplacette (86) pour Marseille ; Meffometou (52), Caputo (70), Traoré (86) pour Fleury

    MARSEILLE : Shore – Laplacette, Blanchard (Moryl, 78), Carro, Joseph (Bamenga, 69), Herrera (Brown, 46) – Elisor, Perret (Kbida, 46), Le Mouël – Bourdieu, Bourgouin (Scannapieco, 85).

    Entraîneur : D. Anrifani

    FLEURY : Picaud – Goetsch, Cometti, Meffometou, Martins – Ngock, Jaurena – Laurent (Camczyk, 65), Cance (Fernandes, 85), Caputo (Chossenotte, 78) – Traoré (Claire, 78). Entraîneur : F. Biancalani

  • L’OM envoie un signal fort avant la réception de l’Ajax

    L’OM envoie un signal fort avant la réception de l’Ajax

    Real – PSG – Strasbourg. Ces trois matches étaient ceux de toutes les peurs pour l’OM.

    Une série qui aurait pu ancrer le doute dans les têtes, après un début de saison en deçà des attentes. Mais à l’issue de ces trois rendez-vous, c’est un véritable phénix qui s’est révélé. Car, même avec une défaite à Madrid (1 – 2) en Ligue des Champions, les Olympiens sont parvenus, sur trois matches, à remettre de l’ordre sur le terrain. Tandis que Roberto De Zerbi a trouvé semble-t-il les bons ingrédients.

    Néanmoins, l’entraîneur marseillais ne s’emballe pas. « Août n’est jamais loin, vous le savez mieux que moi », a-t-il évoqué en conférence de presse après la victoire à Strasbourg (2 – 1). « À Marseille, … on ne peut jamais relâcher notre attention. Il faut toujours être attentif, humble, les pieds sur terre ».

    S’il savourait la manière dont son équipe est allée chercher la victoire à la Meinau, il rappelle qu’il faut « toujours garder en tête les matches contre Rennes et Lyon, y compris celui contre le Paris FC, où nous avons eu du mal à nous exprimer malgré la victoire (5-2) ».

    En Alsace, comme face au PSG au Vélodrome, c’est le collectif qui permit à l’OM de renverser la table. Mais surtout, les joueurs appelés pour faire souffler Benjamin Pavard, Pierre-Emerick Aubameyang ou encore Mason Greenwood ont montré qu’ils avaient les capacités pour maintenir le niveau technique. Et préparé le terrain pour que les Phocéens terminent en boulets de canon. « Je pense que les entrées en jeu d’Aubameyang, Emerson, Greenwood, Vaz et Pavard ont changé le match », a-t-il commenté.

    Le banc relève le gant

    Roberto De Zerbi a souligné la nécessité pour lui de pouvoir compter sur un groupe élargi, alors que les rendez-vous s’enchaînent sur une cadence infernale. « Nous avons beaucoup joué cette semaine. Nous allons rejouer mardi. Strasbourg, c’était un match très important comme celui de mardi ».

    La Ligue des Champions revient au Vélodrome, avec la visite de l’Ajax qui se cherche encore dans cette épreuve, alors que dans son championnat, le club d’Amsterdam espère enfin bousculer le PSV et Feyenoord dans la course au titre.

    En s’imposant à Strasbourg en y mettant la forme, l’OM a pris ses premiers points et inscrit ses premiers buts en déplacement. « Cela commençait un peu à m’agacer. J’y pensais pendant le match, en tribune. Et j’admets qu’une nouvelle défaite m’aurait beaucoup énervé », a reconnu l’entraîneur olympien. Ce succès, en terrain difficile, est donc salutaire car, « je ne veux pas que nous soyons définis comme une équipe qui est performante seulement chez elle ».

    Cette performance au Vélodrome, l’OM va devoir l’alimenter face à l’Ajax pour le retour de la Ligue des Champions. Après les promesses de Madrid, le moment est venu de les tenir face à un adversaire qui est, sur le papier, plus à la portée des Olympiens.

  • La DZ Mafia blanchissait ses recettes en lingots d’or

    La DZ Mafia blanchissait ses recettes en lingots d’or

    On touche du doigt le caractère massif et les profits considérables du narcotrafic. Il n’y a qu’avec le démantèlement des réseaux de blanchiment que nous pourrons porter des coups durables et affaiblir les organisations criminelles », a déclaré samedi le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, tirant les leçons aux côtés du colonel Olivier Leblanc, commandant de la section de recherches Paca de la gendarmerie de l’opération de coopération franco-italienne, du démantèlement d’un vaste réseau international de conversion en lingots d’or des recettes du narcotrafic marseillais, ensuite exportés vers le Kosovo puis la Turquie.

    L’enquête commune avec la Guardia di Finanza de Milan s’est appuyée sur les dispositifs européens d’entraide
    – l’agence Eurojust et le service Europol – mais aussi le soutien technique de la toute nouvelle Unité nationale de police judiciaire (UNPJ) de la Gendarmerie. Une centaine de gendarmes ont été mobilisés sous l’égide de la section de recherches de Marseille avec les SR de Paris, de Strasbourg, de Chambéry ainsi que du GIGN. Ce succès a été rendu possible par l’excellence des relations déjà anciennes nouées entre les autorités policières et judiciaires franco-italiennes, « leur grande réactivité et leur confiance totale » a salué le chef du parquet de Marseille.

    Le démantèlement s’est opéré en deux phases à partir d’un renseignement de la Guardia di Finanza, fin décembre 2024, sur une importante organisation criminelle basée à Milan où elle était dotée d’une fonderie, spécialisée dans le blanchiment de numéraire, et notamment les flux financiers très importants de la DZ Mafia. La récupération du numéraire en France et son transport vers l’Italie était assurée par des équipes de Syriens et de Maghrébins qui utilisent des voitures embarquant des « caches particulièrement sophistiquées ».

    « Ces collectes de fonds représentaient d’octobre 2024 à août 2025 plus de 30 millions d’euros et c’étaient des collectes hebdomadaires principalement à Marseille, ses environs mais aussi à Lyon, Paris et à l’Italie. Chez un des collecteurs, il a été retrouvé 2,4 millions d’euros. C’était le produit d’une semaine de collecte à Saint-Etienne et Clermont-Ferrand » a ainsi détaillé le procureur pour qui 70% de la collecte était fournie par des trafiquants marseillais liés à la DZ Mafia. « Marseille, malheureusement une fois de plus, se taille la part du lion », a-t-il relevé.

    Le 7 septembre 2025, un convoi détecté entre l’Italie et l’Espagne déclenchait les interpellations. 55 lingots d’or 24 carats de 1 kilo cachés dans des voitures et plus de 2,4 millions d’euros en espèce étaient trouvés, ce qui représente une saisie de 8 millions d’euros. Sept individus (3 hommes et 4 femmes) de cette équipe de transporteurs ont été mis en examen et écroués pour blanchiment aggravé de stupéfiants et association de malfaiteurs.

    La deuxième vague d’interpellations est survenue ce 23 septembre lancée à Vitrolles, Marignane, Martigues, Marseille et Berre-l’Étang ainsi qu’en Italie. Sept personnes ont été mises en examen dont 4 en détention provisoire. Ont été saisis 300 000 euros, 6 véhicules, de la maroquinerie et de la joaillerie de luxe. Les Italiens ont arrêté 4 personnes et mis la main sur 238 kilos d’or, 400 kilos d’argent, 7 kilos de palladium, 5 kilos de platinium, une somme globale d’1,3 million d’euros et 24 biens immobiliers.

    « Marseille,
    une fois de plus, se taille
    la part du lion »

  • Depuis Marseille, un cri d’alarme pour les femmes afghanes

    Depuis Marseille, un cri d’alarme pour les femmes afghanes

    Les prises de paroles se sont multipliées samedi matin devant la grille du parc Chanot pour dénoncer le « gynocide » afghan. « Non à la banalisation » de l’intégrisme religieux, « Non à la reconnaissance internationale des Talibans »… Les slogans interpellent la foule effervescente qui se presse à la Foire de Marseille. Ici, femmes, hommes et enfants vaquent librement à leurs loisirs.

    « Ce n’est pas possible là-bas », rappelle Nathalie Tessier en tendant un tract à une femme qui s’arrête avec sa fille. La conseillère municipale (PCF) déléguée aux droits des femmes est au rendez-vous de ce rassemblement initié par l’association Negar, le collectif 13 Droits des femmes fédérant 14 associations féministes, Femmes solidaires 13 et la Marche mondiale des femmes Paca. « Cette performance est un soutien à nos sœurs afghanes, c’est un appel à voir et comprendre ce qui se passe à sept heures de vol d’ici », crie au micro, Annick Karsenty.

    « On apprend chaque jour encore une discrimination… Il fallait qu’on fasse quelque chose et qu’on parle d’elles. Elles nous disaient, vos voix sont les nôtres, elles comptent sur nous », glisse la présidente marseillaise de Femmes solidaires, un œil barré d’un scotch noir. Geneviève Couraud (Negar) décrit, elle, l’escalade de l’oppression.

    « Dans un des départements, un mollah a décidé que les femmes n’avaient pas besoin de deux yeux pour voir, elles ont donc été interdites de sortir avec les deux yeux visibles. Cette disposition a tellement plu qu’elle a été reprise au plan national », raconte la responsable du collectif de soutien aux afghanes. « Ces derniers jours, un autre mollah a décidé que les femmes n’avaient pas besoin de parler dans la rue et qu’elles s’exprimeraient désormais par signes. »

    Depuis vendredi, les femmes qui n’ont pas le droit non plus d’être soigné par un médecin, ne peuvent plus voir de dentiste. « On est horrifiés par ce qui se passe », reprend Geneviève Couraud, bouleversée par le séisme du 10 septembre à l’est de l’Afghanistan qui a provoqué la mort de milliers de personnes et beaucoup des femmes : « Comme les secouristes étaient des hommes, ils ont laissé les femmes dans les décombres et quand des secouristes femmes sont arrivées, elles ont été interdites d’approcher. »

    Face au silence assourdissant de la communauté internationale, ces militantes dénoncent la normalisation diplomatique des Talibans. « C’est un scandale de les recevoir dans des instances internationales alors qu’ils sont en train de massacrer des milliers de femmes », s’indigne Alexandra Brochus (Collectif 13 Droits des femmes). Elle, pointe la convergence idéologique entre l’extrême droite politique et l’intégrisme religieux : « Quand on veut mettre à la botte les peuples, les premières mesures sont de contrôler les femmes dans tous les sens, c’est le corps avec l’accès à l’IVG, l’accès au travail, leur place dans l’espace public. »

    Le rassemblement s’inscrivait dans la perspective du 11 octobre, journée internationale des droits des filles. Les femmes d’Afghanistan, du Congo, de Palestine, d’Iran seront à l’honneur. « Les droits des femmes régressent dans le monde entier. L’Afghanistan est vraiment le paroxysme de l’effacement des femmes et de leur négation. On se demande même à terme, ce qui va rester comme femmes là-bas ? Mais quel est l’avenir d’un pays sans femmes ? », conclut Alexandra Brochus.

  • Sophie Camard : « Martine Vassal, c’est la candidate du retour en arrière »

    Sophie Camard : « Martine Vassal, c’est la candidate du retour en arrière »

    Chaque week-end dans La Marseillaise, chaque dimanche à 12h30 sur Maritima radio, ceux qui font l’actualité sont interrogés sur leurs choix, leurs décisions, leurs stratégies.

    La campagne des municipales

    Léo Purguette : Est-on déjà dans la campagne ?

    Pour nos adversaires oui. De notre côté, ce qui compte pour moi, c’est qu’on a fait le démarrage de campagne du Printemps marseillais avant les candidats. Samedi matin dernier, 1 500 personnes à la maison de l’Arménie, c’était un signal positif. On revient aux sources de ce qu’a fait le Printemps marseillais en 2020, dans un autre contexte. C’est-à-dire qu’on remobilise notre base militante et les habitants. On revient au message de base du Printemps marseillais : transformer la ville avec un mouvement citoyen et ce mélange un peu particuliers de partis politiques et de citoyens.

    Didier Gesualdi : 5 ans après votre opposition ne cesse de dire que Benoît Payan a volé l’élection de Michèle Rubirola.

    Pour moi, celle qui a volé l’élection, c’est Martine Vassal puisqu’elle oublie à chaque fois de dire que c’est elle qui a perdu. Elle a perdu la mairie des 6-8, elle a perdu le conseil municipal et elle s’est ensuite présentée à la Métropole par revanche politique. Je rappelle que Benoît Payan a gagné les 2-3, Michèle Rubirola les 4-5, Olivier Fortin les 6-8 et moi les 1-7. Ça me rappelle un peu Trump face à Biden. On est face à une droite tellement traumatisée de perdre le pouvoir en 2020, qu’elle a fait un arrêt sur image. Ils n’ont jamais accepté les résultats et là, ils font un redémarrage de campagne où on a l’impression qu’ils ont réappuyé sur la touche de 2020 et on les voit revenir avec les mêmes candidats que ceux qui ont perdu en 2020. Ils reviennent avec la même communication « Marseille à feu et à sang avec le Printemps marseillais » On est seulement au mois de septembre, on se demande ce que ça sera en mars. Et puis, un climat d’affaires judiciaires, et une annonce de campagne où je me suis demandé si c’était Martine Vassal ou Marine Le Pen qui se lançait.

    Léo Purguette : À ce point ? Oui, faire sa rentrée politique en disant « la cause de tous les problèmes, c’est l’immigration », c’était assez spectaculaire.

    Léo Purguette : Elle a fait ce lien sur un fait divers de votre secteur sur lequel vous avez fait le choix d’assez peu vous exprimer.Ah si ! J’ai fait des déclarations claires et nettes. Lorsque la situation était parfaitement maîtrisée et que tout s’est transformé en bad buzz sur les réseaux sociaux, j’ai vraiment réagi très formellement. On est en République. L’état de droit, c’est juger les individus sur les actes qu’ils commettent, pas sur leurs origines ou leur nationalité. J’ai rappelé que Belsunce était un quartier avec beaucoup de personnes d’origine étrangère qui sont aussi les premières victimes de ce qu’il s’y passe. On pourra en reparler.

    La candidature de Martine Vassal

    Didier Gesualdi : Que pensez-vous de ce démarrage de campagne ?

    Pour moi, Martine Vassal, c’est la candidate du retour en arrière. C’est-à-dire que ses soutiens veulent reprendre là où ils en étaient en 2020. Qui veut revenir en arrière ? Qui veut revenir à la situation de 2020, où il y avait une crise humanitaire due à l’évacuation des personnes délogées et où il n’y avait même pas de direction de lutte contre l’habitat indigne ? Qui veut revenir avant 2020 où on avait une adjointe aux écoles qui ne savaient même pas combien Marseille comptait d’écoles et qui disait que si les écoles étaient dégradées c’était la faute des enfants ? Aujourd’hui on a un plan écoles d’un milliard, on est passé de 20 ans de retard à 10 ans d’avance dans les nouvelles écoles. Qui veut revenir à avant 2020, où les musées, les bibliothèques, les cantines, les crèches étaient en permanence en souffrance et parfois fermés par manque de personnel ? Qui veut revenir avant 2020 où on nous prédisait la tutelle de l’État sur les finances de la Ville ? Ce n’est pas assez signalé mais nous avons non seulement recruté, renforcé les services publics mais aussi diminué la dette de Marseille. Martine Vassal dirige la Métropole – 5 milliards d’euros -, le Département – 3 milliards d’euros – avec des finances qui vont très très mal. On n’a pas de leçon à recevoir.

    Léo Purguette : Quand elle dit sur ce plateau que dans le magazine bilan de la majorité 80% des réalisations sont dues à la Métropole, vous n’êtes pas d’accord ?

    Quand ça va bien, c’est le bilan de Martine Vassal, le reste c’est Benoît Payan ? Il faut rester sérieux 5mn. Je peux confirmer que, quand l’État, la Métropole et la Ville font ensemble, oui ça permet d’avance. Mais dans ce cas-là, pourquoi dit-elle que Marseille va si mal ?

    Les liens avec la métropole

    Didier Gesualdi : Vous travaillez avec la Métropole…

    La Métropole a beaucoup d’argent et beaucoup de pouvoir. Martine Vassal termine son mandat sur ses grandes compétences avec un fiasco total dans les transports. Les déchets, la propreté, ça remonte de partout, ça ne va pas. Encore trop souvent, elle bloque un certain nombre de demandes que nous lui faisons. Elle a même refusé de mettre une maison des projets dans un immeuble de la Métropole pour expliquer aux Marseillais tout ce que nous faisons ensemble avec la rénovation urbaine sur le centre-ville. Comme si ça devait nous bénéficier à nous, alors que c’est juste l’intérêt commun. Il y a un récit qui ne fonctionne pas. Si elle a tant d’argent et de pouvoir, pourquoi elle critique la situation de Marseille ?

    Léo Purguette : Ça, ce sont vos rapports tendus, mais les Marseillais que vous rencontrez comme maire de proximité, vous disent-ils que tout va bien ?

    Ils me disent que Marseille change, qu’ils ne veulent pas revenir en arrière. Ils me disent qu’ils ont conscience qu’il a de grands sujets qui nous dépassent. Accuser Benoît Payan ou Sophie Camard de la drogue ou des coups de couteau, c’est quand même un peu ridicule. Nous avons libéré beaucoup de projets et d’énergie dans cette ville. Ce n’est pas anecdotique d’avoir remis beaucoup de culture dans l’espace public, d’avoir redressé les écoles, les crèches, la police municipale aussi. Les gens m’en parlent. Après, ils ont bien compris qu’il y a un débat politique qui leur échappe et dont ils ne veulent plus entendre parler, c’est cette opposition Métropole-Ville, Vassal-Payan. C’est pourquoi l’élan transformateur du Printemps marseillais devra, demain, s’étendre à tous les secteurs de la Ville et à la Métropole. Nous voulons l’alignement de la chaîne de commandement.

    Le Premier ministre

    Léo Purguette : La situation nationale est très bloquée. On a un Premier ministre sans gouvernement, un mouvement social qui se déploie. Quelle issue possible ?

    Ce qui m’intéresse dans la situation actuelle, c’est que pour une fois, comme on n’a plus de gouvernement, on a un mouvement social qui met des sujets sur l’agenda politique. Habituellement, on fait des manifestations contre ce que le gouvernement cherche à imposer. C’est un moment très particulier, le mouvement social qui fixe les grands sujets : la Palestine, l’injustice fiscale, les privilèges des milliardaires, l’idée d’aller chercher l’argent là où il est…

    Léo Purguette : Cela débouchera-t-il sur une dissolution ?

    Je m’en méfie car derrière, c’est l’extrême droite. Il faut maintenir la mobilisation. La situation doit se résoudre par des mesures fortes que le mouvement social exige.

    La sécurité

    Didier Gesualdi : Parmi les reproches faits à Marseille, il y a les incivilités et l’insécurité. La réponse est du côté de l’État mais pas seulement. N’avez-vous pas mis un peu trop de temps à vous préoccuper de la question ?

    Je rappelle que dès 2020 nous avions inscrit le doublement de la police municipale dans notre programme. C’est un engagement tenu. Quand nous sommes arrivés aux manettes, nous avons constaté qu’il y avait à peine une équipe de nuit de police municipale pour toute la ville, que pour les fameuses caméras dont on parle, il n’y avait pas les ressources humaines pour exploiter les images et le centre de supervision urbain était insuffisamment doté. C’est nous qui avons recruté, rajouté des brigades maritimes et équestres, qui avons ouvert le poste de police de proximité sur la Canebière, qui avons fait refluer les difficultés à Noailles de manière spectaculaire. Je ne trouve pas du tout qu’on a été aux abonnés absents sur le sujet, bien au contraire. Je pense même que cela a surpris et mis en difficultés nos adversaires qui ne s’y attendaient pas.

    Les forces en présence

    Didier Gesualdi : Vous tapez beaucoup sur Martine Vassal mais quid du RN dont on vous entend peu parler ?

    On en parle de manière indirecte parce que, oui, ça nous inquiète cette fusion de discours entre LR et l’extrême droite. Très clairement, il y a une question qui est posée sur des éventuelles fusions de liste au second, au troisième tour ? On n’en sait rien. Il y a un vrai problème de repérage des forces politiques en présence. Qu’est-ce que ça veut dire la droite à Marseille aujourd’hui par rapport à l’extrême droite ? Je me pose vraiment des questions sur le discours. L’extrême droite est très présente sur le terrain. On peut se retrouver avec un duel gauche-extrême droite.

    Didier Gesualdi : Pourquoi les Marseillais votent pour elle selon vous ?

    Je ne pense pas que Marseille soit isolée des grandes tendances mondiales, nationales, de tout ce climat de fachosphère qui règne dans le pays… Je mesure l’utilité des élus de proximité. On est sans cesse au corps à corps sur des fausses rumeurs, des propos qui n’ont pas lieu d’être… Il y a beaucoup d’angoisse qui s’exprime, beaucoup de peur dans la tête des gens.

    Léo Purguette : Parmi les forces en présence, il y a la FI. Vous étiez suppléante de Jean-Luc Mélenchon, en 2020 vous aviez fait partie de ceux qui ont voulu le Printemps marseillais. N’y a-t-il pas ici aussi une touche pause actionnée ? C’est définitif ?

    Du côté de la France insoumise, pour le moment, je ne vois pas trop de son pas trop d’image. Ce ne sont pas juste des déclarations sur les réseaux sociaux qui manifestent une entrée en campagne. Une campagne, c’est un programme, des candidats, des débats… Effectivement, ils ne veulent pas faire de liste avec nous. Nous sommes les élus sortants, le Printemps marseillais, on va mettre un bilan en débat pour aller plus loin. Qui va nous aider ? Nous renforcer ? Je fais un appel aux citoyens. Je me méfie des étiquettes politiques, surtout à Marseille, l’électorat de gauche peut évoluer d’une élection à l’autre. Je fais confiance aux électeurs de gauche pour faire les bons choix aux bons moments.

    Léo Purguette : On ne sait pas si certains vous rejoindront mais d’autres semblent vouloir vous quitter comme l’écologiste Sébastien Barles. C’est définitif ?

    Je rappelle qu’il avait fait une liste autonome en 2020.

    Léo Purguette : Vous n’aviez pas géré 5 ans ensemble…

    Didier Gesualdi : Il veut être calife à la place du calife ?

    Je ne sais pas, il faut lui demander. Il a été adjoint au maire tout le long, chargé de la transition écologique, il a eu un certain nombre de moyens à sa disposition. Il lui appartient de s’exprimer mais au départ, il était déjà sur une liste qui n’était pas celle du Printemps marseillais.

    Nicolas Sarkozy

    Didier Gesualdi : La condamnation de Nicolas Sarkozy n’est pas de nature à rapprocher les électeurs de la politique…

    Ça c’est sûr. En 2007-2008, c’est ce qui m’a fait reprendre un engagement politique. J’étais déjà à Marseille, c’était le grand début de la brutalisation de la vie politique. On dirait que tout le monde réalise maintenant la gravité des faits qui lui ont été reprochés. Il y a depuis des années, une certaine bienveillance à ne pas mesurer le caractère historique de ce qui se passe avec M. Sarkozy. Quand on dit « c’est la première fois qu’il y a une peine de prison ferme », ce n’est pas vrai. Il a été condamné dans l’affaire Bismuth, il a eu le bracelet électronique, puis l’affaire Bygmalion et là, c’est la troisième affaire avec le financement libyen. Il a en fallu du temps !

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de
    Karim Bendjaballah : Bonjour, qu’est-ce que vous faites pour améliorer Noailles ?

    Je suis très fière de ce qu’on a fait à Noailles. J’ai été élue sur les sujets de la rue d’Aubagne. On a eu la chance de pouvoir installer une Société publique d’intérêt national. Énormément de changements se voient à Noailles, il y a des travaux de voirie dans tout le quartier, tous les réseaux électriques ont été refaits. L’équipement de proximité qui sera un lieu ressource sur le lieu de l’effondrement va s’ouvrir au printemps. Le centre social, promis depuis 10 ans est en travaux. Il devrait pouvoir ouvrir en 2027 et en attendant, l’année prochaine on va pouvoir ouvrir un équipement associatif au 44, rue d’Aubagne. Il y a eu les opérations de police de proximité qui ont énormément soulagé et qui tiennent dans le temps. J’ai commencé le mandat en sentant mes adversaires politiques qui se frottaient les mains sur Noailles en se disant « ils ne vont pas y arriver ». Aujourd’hui l’ambiance a changé à Noailles. Karim, si vous habitez Noailles vous pouvez le voir tous les jours dans votre rue. On est en train de changer d’ère. À tel point que les prix remontent. C’est pour ça qu’on avait prévu, sur le foncier public qu’on va réhabiliter, des logements sociaux qui correspondent aux besoins des habitants. On va essayer de tout mettre en œuvre pour qu’il n’y ait pas d’emballement à la spéculation. On va maîtriser cela.