Tag: Marseille

  • Au Département, l’opposition de gauche dénonce la gestion des aides

    Au Département, l’opposition de gauche dénonce la gestion des aides

    Budget après budget, l’addition ne passe pas pour l’opposition de gauche au conseil départemental. La révélation ce mardi dans nos colonnes d’un rapport de la chambre régionale des comptes épinglant les subventions de la collectivité aux communes a donc logiquement vivement fait réagir parmi les élus du Printemps marseillais. D’autant plus dans l’atmosphère de campagne des municipales qui s’installe rapidement. « Le rapport met en exergue des points qui ne nous surprennent pas, appuie ainsi l’adjointe marseillaise aux solidarités, Audrey Garino (PCF). Les finances du Département sont excessivement mal gérées, l’augmentation de la dette est incroyable, et nous avons souvent dénoncé l’opacité des aides aux communes. » Rappelant que la Ville de Marseille ne touche que 2,3% de ce pactole, elle réclame : « Nous demandons des critères, une mise à plat, et que Marseille soit traitée de façon égalitaire avec les autres villes du département. »

    La tonalité est la même pour le président du groupe socialiste Anthony Krehmeier. « C’est ce qu’on raconte de séance en séance, de budget en budget, insiste-t-il. On a des subventions aux communes qui représentent 55% de la dette, c’est de la folie ! » Si le poids de la ville de Marseille était respecté, calcule-t-il, elle toucherait 80 millions d’euros, au lieu des 4 millions reçus en 2024. Déplorant aussi une mise sous perfusion de la Métropole « quasiment en faillite ». « Et pour quel résultat, si ce n’est maintenir la présidente à son poste ? » tacle le maire des 2-3. Le reste de la gauche marseillaise n’est pas en reste, à l’image de la maire (GRS) des 1-7 Sophie Camard qui dénonce un « mélange d’intérêts pour se maintenir au pouvoir », tandis que l’adjoint (PM) aux écoles Pierre-Marie Ganozzi s’interroge : « Serait-ce la définition du clientélisme ? »

  • À pied d’œuvre pour faire vivre la friche urbaine

    À pied d’œuvre pour faire vivre la friche urbaine

    Entourés de verdure, les représentants des 9 associations lauréates se sont réunis mardi dans le vaste espace naturel de 2-3 hectares que constitue « La Denise ». Au programme, une présentation du lieu, du dispositif « Pépites Naturelles » et surtout du consortium d’associations lauréat de l’appel à projet : « La Cité des Transitions. » Ce vaste espace de biodiversité préservé est le 7e à bénéficier du soin de la Ville et des associations.

    Des projets en cascade

    Animations, préservation des habitats naturels et des espèces végétales, balisage des sentiers… Les projets pour mettre en valeur le lieu sont nombreux. Marianne Morini, responsable du développement du consortium appelé à gérer et à protéger cette friche urbaine, explique : « Malgré les nombreuses ambitions, qui sont bien intentionnées, on va quand même porter une attention particulière à ne pas trop y intensifier les activités. » Elle précise : « Il y a des temporalités particulières à respecter, par exemple au printemps avec la nidification des oiseaux, où on va essayer d’éviter les gros évènements pour ne pas les déranger. »

    Les oiseaux, justement, feront l’objet d’une attention renforcée de part de la Ligue de protection des oiseaux, partie prenante du consortium. Chloé Piccinin, chargée de mission « Nature en ville » de la Ligue, indique les travaux à venir : « On va très prochainement démarrer un travail d’inventaire des espèces qui habitent cet espace. » Un inventaire qui facilitera la compréhension et la protection des espèce qui y nichent.

    De son côté, Maïté Kaczmarek, bergère urbaine de l’association « Les Moutons marseillais », a envoyé ses 11 moutons en éco-paturage au beau milieu de la friche. Il brouterons l’herbe du parc jusqu’à la mi-décembre, avant de changer de friche.

    300 friches urbaines

    Impliquée depuis plus de trois ans dans les projets qui entourent ces fameuses friches urbaines, Christine Juste, adjointe écologiste au maire en charge de l’Environnement, raconte la genèse des « Pépites Naturelles » : « Dès le début de l’appel à projet, on s’est aperçu que y’avait une demande en lien avec la nature. Peut-être parce que les citoyens et les associations sont très soucieux et très impliquées. »

    Les amoureux de la nature peuvent se réjouir : en plus des sept friches urbaines naturelles déjà reconnues et bichonnées par les associations, 300 autres friches ont déjà été comptabilisées par la Ville.

  • La Sécurité sociale défendue coûte que coûte à Marseille

    La Sécurité sociale défendue coûte que coûte à Marseille

    La banderole intersyndicale qui ouvre le cortège de la manifestation marseillaise, ce mardi, adresse un message clair au gouvernement et aux parlementaires qui redébattent du budget de la Sécurité sociale au même moment : « Contre les budgets d’austérité, pour une juste répartition des richesses, pour une retraite à 60 ans ! ». Partis des Réformés en direction de la préfecture en passant par le cours Lieutaud, les quelque 15 000 manifestants, « s’inscrivent dans la droite lignée des deux précédentes mobilisations en septembre et octobre », comme le résume Franck Balliot, cosecrétaire de la FSU 13.

    Si ce n’est pas la foule des grands jours sur la Canebière, reste que la détermination des militants présents ne vacille pas. Et d’autant plus lorsqu’il s’agit de défendre la Sécurité sociale, alias « la Sécu » ou encore « le bien commun », comme l’appelle un bon nombre de manifestants. « C’est ce qui permet de surmonter les crises. On l’a vu pendant le Covid et pendant celle de 2008. Malgré l’attachement des Français, les gouvernements attaquent la Sécu depuis des décennies, petit bout par petit bout. Nous, au contraire, on prône le 100% soins prescrits, 100% soins remboursés », développe Franck Balliot.

    Avec le PLFSS 2026 qui revient sur la table des députés, les militants ont de quoi monter au créneau contre un paquet de mesures jugées plus régressives les unes que les autres. Jean-Marie Angelli, secrétaire général de la CGT CPAM 13 (Caisse primaire d’assurance maladie) en a un exemple : « Revenir sur la prise en charge de certaines maladies, des maladies lourdes. » Et de dénoncer « une ligne rouge franchie ». D’autres manifestants pointent le doublement des franchises médicales ou encore la diminution de la prise en charge de certains médicaments. « Ils font payer aux assurés et aux plus précaires ce qu’ils ne veulent pas chercher chez le grand patronat. Petit à petit, ils font tout pour qu’on se dirige vers la mort de la Sécu », développe-t-il.

    Entre quelques jets de pétards des agents portuaires du GPMM et dockers de Fos, il reste tout de même positif : « En ces 80 ans de la Sécu, heureusement qu’il y a encore des forces vives qui se battent pour elle. » Et de préconiser « un retour à la base » pour le modèle social français. Comprenez par-là « un financement par la cotisation, pour tout le monde, en mettant fin aux exonérations et aux cadeaux fiscaux au grand patronat ».

    Car l’objectif du jour est bien de poursuivre une forme de pression du monde du travail sur les parlementaires et le gouvernement. « On ne veut pas que les économies qui sont prévues se fassent sur le dos des travailleurs, sur le dos des malades, des retraités ou de nos enfants », rappelle Maxime Picard, secrétaire départemental de Solidaires Finances publiques. Il analyse le projet gouvernemental : « Les gouvernements libéraux s’attaquent aux constructions collectives des travailleurs, ce qu’est la Sécurité sociale. Et l’on est sur la même logique : faire payer à certains et pas à d’autres. » En bref, une mobilisation pour défendre un modèle qui protège les plus précaires. Si la trêve des confiseurs approche, un autre rendez-vous est déjà fixé au samedi 6 décembre, pour défendre la prime de Noël à l’appel de la CGT Chômeurs 13.

    « Il y a encore des forces vives qui se battent pour la sécu’ »

  • La grande famille lève un dernier verre avec Pierre Guille

    La grande famille lève un dernier verre avec Pierre Guille

    Beaucoup d’émotions ce lundi soir dans les Rotatives de La Marseillaise, où Pierre Guille, directeur des événements et des partenariats du journal et président délégué du Mondial à pétanque, a fait ses adieux à « la grande maison » dans laquelle il est entré le 1er juillet 1995. « Je le dis souvent et ne cesserai de le dire. La Marseillaise est une famille. Elle est composée par ses salariés, ses retraités, ses bénévoles et ses soutiens. Cette famille est précieuse, il faut en prendre grande soin », a lancé très ému, dans un discours d’adieu chaleureusement applaudi, celui qui part vers de nouvelles aventures avec le groupe Suez.

    Une grande partie de cette famille était réunie autour de lui pour ce dernier au revoir. Ses proches en premier lieu, Marie, sa compagne, Yousra, son ex-femme, et leurs deux enfants, Yanis et Sofia. Les dirigeants actuels du journal aussi, Léo Purguette, le président et directeur éditorial, Jean-Jacques Schneider, le directeur général, mais aussi Rafaël Jacquelain et Sophie Girard, les directeurs commerciaux qui prendront sa relève avec Maryan Barthelemy, le nouveau venu.

    Les bénévoles étaient là aussi, chevilles ouvrières de l’organisation des grands évènements du journal pour lesquels Pierre Guille a fait office de chef d’orchestre ces dernières années. Il n’a évidemment pas manqué de les remercier. à leurs côtés, Les Amis de La Marseillaise, les représentants des quatre associations soutenues dans le cadre de l’opération les Carreaux du cœur 2025, ainsi que de nombreuses personnalités.

    « Pierre est un homme de relation pour qui rien n’est plus important que d’être entouré », a souligné Léo Purguette au moment de prendre le micro : « Tu dois savoir qu’ici restera toujours ta maison. Paul Eluard, poète que j’affectionne tout particulièrement, écrivait : un cœur n’est juste que s’il bat au rythme des autres cœurs. Le tien et le nôtre sont à l’unisson, ce soir. »

    D’anciens ministres, dont Sabrina Agresti-Roubache, mais aussi Audrey Garino, Ludovic Perney, Thierry Santelli et David Galtier, représentant les collectivités territoriales, et de nombreux élus de tous bords, étaient présents. Jean-Marc Villanueva, le vice-président du CDOS 13, était là également, pour lui remettre la Médaille de bronze de la jeunesse et des sports, lui qui est déjà décoré de la médaille militaire d’officier de réserve, de la médaille d’honneur de la Fédération française de pétanque et de jeu provençal, et parrain de plusieurs associations…

  • La « tech israélienne » de l’eau n’est pas la bienvenue

    La « tech israélienne » de l’eau n’est pas la bienvenue

    Le rendez-vous ne passe pas. Dans une lettre ouverte au président (Ren.) de la Région, Renaud Muselier, une quinzaine de collectifs et associations engagés sur la question de l’accès à l’eau et du soutien à la Palestine, la CGT du conseil régional, la France insoumise et le collectif Vaï demandent l’annulation d’une rencontre organisée, ce mercredi, avec des entreprises israéliennes de l’eau.

    « Christian Estrosi, Renaud Muselier ou Éric Ciotti sont assujettis au traité sur la prévention du génocide », que la France a signé en janvier 2024, insiste Régine Fiorani du collectif Marseille Gaza. « Nous nous opposons fermement à cette collaboration avec des entreprises qui, de près ou de loin, contribuent au crime de guerre et crime contre l’humanité perpétrés par l’État israélien et l’armée israélienne. »

    La délégation de dix sociétés israéliennes spécialisées dans les technologies de pointe de l’eau doit être reçue au Tholonet, dans le cadre d’un événement organisé par Rising Sud, l’agence d’attractivité et de développement économique de la Région, avec la Société du canal de Provence (SCP) et le ministère israélien de l’Économie. Au menu : présentations de projets, rendez-vous pros, et visite d’infrastructures hydrauliques…

    La démarche s’inscrit dans une convention de partenariat entre la SCP dont est actionnaire la Région, et Mekorot, la compagnie des eaux israélienne. Elle a été signée en mai 2023, lors d’un voyage organisé en Israël, et s’inscrit dans le plan Or bleu : 620 millions d’euros fléchés d’ici 2028, s’inspirant de ce qui a pu être mis en place en Espagne ou en Israël.

    « Quel est le statut de ce type de rendez-vous du point de vue du droit international ? », interroge Benard Mounier (Eau Bien commun Paca), rappelant que « la privation d’eau est utilisée comme arme de guerre » à Gaza, en violation de l’ordonnance de la Cour pénale internationale de mars 2024 : bombardement des infrastructures d’assainissement et des réseaux hydriques, pollution des nappes phréatiques… La gestion de l’eau est « un outil de domestication des populations » et « le cheval de Troie de l’installation des colons », poursuit Anti du collectif Hydre. « Cette association est condamnable du point de vue de l’action génocidaire qu’il y a derrière, mais aussi du point de vue de l’imaginaire socio-technique qui va contre l’idée même de l’eau bien commun. »

  • [Exclusif] Un rapport étrille les aides aux communes du Département

    [Exclusif] Un rapport étrille les aides aux communes du Département

    C’est un pavé dans la mare que lance la chambre régionale des comptes. Dans un rapport encore confidentiel que La Marseillaise a pu consulter, les magistrats se sont en effet penchés sur les très importantes subventions d’équipements versées aux communes par le conseil départemental depuis 2018. Des aides dont le montant « explique 55% de la dette qu’il supporte, soit plus d’un milliard d’euros », assène d’emblée le document d’une centaine de page. Sans qu’elles ne soient orientées vers les municipalités qui en ont le plus besoin.

    La situation est en effet unique en France. Aucun autre conseil départemental, dans le pays, n’atteint le même niveau de subventions d’équipements parmi ses dépenses d’investissement, aucun autre conseil départemental ne dépense autant par habitant. Au total, ce sont près de 900 millions d’euros qui ont été versés pour les seules municipalités entre 2018 et 2023, des subventions « principalement tournées vers les communes les moins peuplées », note le rapport.

    Pas de redistribution

    Mais ces aides sont versées sans réelle volonté de corriger les inégalités qui fracturent le territoire, ni de soutenir les communes sous-dotées, relèvent les magistrats, évoquant la situation de la Ville de Marseille. « Les dispositifs ne prévoient pas de critère discriminant en fonction de la richesse fiscale des communes », pointe le document, qui ne se hasarde pas à chercher d’autre explication. Au fil du rapport, des graphiques font bien apparaître une poignée de communes, non nommées, mieux subventionnées que leurs homologues de même taille. Mais, depuis 2021, aucune situation qui pourrait relever du conflit d’intérêts au moment des votes n’a été relevée, et la chambre régionale des comptes estime que « l’information mise à disposition des communes apparaît satisfaisante et de nature à garantir un égal accès aux subventions départementales ». Avec notamment de nouveaux critères environnementaux depuis 2020, qui se sont renforcés.

    Cela n’avait pas empêché l’ancien préfet de région, Christophe Mirmand, de tiquer face à certaines subventions pour financer des caméras de vidéosurveillance, des équipements pour les polices municipales. Le 14 novembre 2022, il avait adressé un recours gracieux pour contester certaines de ces dotations, « sans toutefois réserver de suite contentieuse au refus du Département de retirer la délibération litigieuse », racontent les magistrats. Ceux-ci recommandent, malgré tout, de soumettre à l’hémicycle départemental les résultats attendus de ces subventions – ce qui est prévu indique la collectivité – et de « formaliser les règles de gestion des subventions ».

    Mais, si la chambre régionale des comptes s’alarme des montants versés à des communes de plus en plus mises au pain sec et à l’eau par l’État, c’est surtout parce que la dette de la collectivité flambe. Celle-ci atteint 2,2 milliards d’euros, avec un risque de dégradation d’une note financière encore solide qui alourdirait encore la charge financière. Entre 2023 et 2024, sa capacité de désendettement a ainsi bondi de 9,2 à 18,8 années. La crise du bâtiment y a joué un large rôle avec l’effondrement des droits de mutation à titre onéreux (DMTO), qui explique « 75% de la diminution de la capacité d’autofinancement brute ». Le rapport passe rapidement aussi sur les coupes austéritaires imposées malgré les responsabilités déléguées aux Départements. Mais il calcule que si le conseil départemental avait versé autant que les autres pour les communes, « sa dette s’élèverait à 869 millions d’euros fin 2023 au lieu de 1,93 milliard d’euros ». Comme s’il suffisait de couper dans la dépense plutôt que de la réorienter vers les priorités.

    La collectivité assume

    La collectivité, elle, assume. « À partir de 2017 et tout au long de cette période, le Département a effectivement décidé d’amplifier son soutien aux acteurs les mieux à même d’agir pour l’attractivité, le développement, la qualité de vie et la transition écologique du territoire départemental », se gargarise sa présidente (DVD), Martine Vassal, dans son courrier en réponse aux magistrats. « Le Département a investi à des niveaux exceptionnels pour accélérer le rattrapage d’une série de retards du territoire », défend-elle. Avant d’ironiser : « L’État, avec ses différents satellites et établissements publics, a été l’un des principaux bénéficiaires de cette volonté. »

  • Une mise en abyme d’« Angèle » à Marseille

    Une mise en abyme d’« Angèle » à Marseille

    Le texte est tiré du film de Pagnol. L’essentiel est gardé. Le public assiste au texte joué et, simultanément, au tournage évoqué, simulé et chorégraphié du film. Six acteurs se partagent la distribution et lorsqu’ils ne jouent pas les scènes, ils deviennent l’équipe technique du tournage », plante Patrick Ponce, fondateur de la compagnie Cartoun Sardines il y a plus de 40 ans, à propos d’Angèle. Un film réalisé par Marcel Pagnol en 1934, lui même adapté du roman de Jean Giono, Un de Baumugnes, qu’il réinvente du 2 décembre au 17 janvier, au Théâtre des Bernardines.

    Hommage(s)

    Fille de paysans, Angèle vit avec ses parents dans une ferme en Provence. Face au dilettantisme d’Albin, qui tarde à lui déclarer sa flamme, elle va se laisser charmer par un garçon qui l’embarque à Marseille pour la prostituer. Jusqu’à ce que Saturnin, valet de la ferme familiale, ne retrouve sa trace avec un enfant « bâtard » et les ramène tous deux au bercail, où le patriarche les fait vivre dans sa cave pour se prémunir d’un déshonneur. Une histoire qui a « provoqué en nous l’envie mature de porter à la scène ce vibrant hommage à la terre, à la vie et à la femme », mentionne Patrick Ponce.

    Et, comme souvent dans le répertoire de Cartoun Sardines, une ode au cinéma ainsi qu’à sa conception et à son univers qui donne corps et voix aux débuts du cinéma parlant dont Angèle a été l’incarnation.

    P.A.
  • Les Marseillaises en pleine préparation du premier Classico de la saison

    Les Marseillaises en pleine préparation du premier Classico de la saison

    C’est l’heure de voir ce que les Marseillaises ont réellement dans le ventre. Victorieuses de Lens lors de la dernière journée (2-0, le 21 novembre), soit leur deuxième succès de la saison après celui acquis face à Saint-Étienne
    (0-4, le 4 octobre), les protégées de Corinne Diacre, invaincues depuis le 18 octobre (6-1, le 18 octobre au Paris FC), s’apprêtent à vivre leur première confrontation avec le grand Paris Saint-Germain, vendredi (19h) au stade Francis-Turcan, à Martigues. « Ça a une saveur particulière », partage Tess Laplacette, la capitaine des Marseillaises, consciente de l’engouement autour du Classico, pour en avoir vécu quelques uns lors de ses six années passées à l’OM entre 2014 et 2020. « On va le prendre avec sérieux, comme tous les autres matches. On est sur une bonne dynamique, donc il faut et profiter de ça pour mettre beaucoup d’impact et pour essayer d’aller chercher un résultat, pourquoi pas », ajoute-t-elle.

    « La rivalité n’existe pas »

    Pour Corinne Diacre, cette confrontation face au PSG n’a rien d’un Classico. « La rivalité n’existe pas. Elles jouent la Ligue des champions. Nous, on est promus et on se bat pour jouer le maintien. Très honnêtement, pour nous, il n’y a pas de Classico. L’écart entre les deux équipes est tellement important aujourd’hui », reconnaît l’entraîneuse marseillaise, consciente de la pléiade d’internationales présentes dans l’effectif francilien.

  • Un match sans grand enjeu pour les poloïstes phocéens

    Un match sans grand enjeu pour les poloïstes phocéens

    Deuxième de la poule D, le Cercle des nageurs de Marseille accueille, ce mardi (20h30) au bassin Pierre-Garsau, les pensionnaires de Barceloneta, leader de ce même groupe, à l’occasion de la cinquième et avant-dernière journée de Ligue des Champions.

    Si les Catalans ont longtemps agis comme les bêtes noires des poloïstes marseillais, ces derniers ont réussi l’exploit de les battre, dans leur propre bassin, en début de campagne européenne (11-12, le 29 octobre).

    « C’est un match très important, même si, au final, ça ne va pas tellement jouer dans la qualification pour la seconde phase », souligne Thomas Vernoux, conscient que la dernière journée à Sabadell (le 11 février 2026) sera cruciale. Même si, théoriquement, Hanovre, également à six points, peut toujours se qualifier, en cas de victoire face à Sabadell, puis contre Barceloneta. Une prouesse qui reste « très peu probable » aux yeux de Milos Scepanovic, l’entraîneur marseillais. « C’est le bon moment pour montrer qu’on joue pour gagner la Ligue des Champions et qu’on n’est pas juste là pour faire de la figuration. On veut prouver qu’on est une grande équipe », ajoute l’attaquant phare du CNM.

    Perturbés par Sabadell

    Si les champions de France en titre ont connu des débuts européens en fanfare, avec deux victoires lors des deux premières journées, l’engouement autour d’eux est légèrement retombé suite aux défaites qu’ils ont enchaînés contre Sabadell (11-12, le 12 novembre) et à Hanovre (14-13, le 18 novembre). « On a tous été touchés par les deux dernières défaites », reconnaît Ugo Crousillat. « On essaie de retrouver les bases de ce qui nous a fait réussir ces cinq dernières années. On a fait le maximum toute la semaine », poursuit le capitaine, suspendu pour le match à venir.

    De son côté, l’adversaire phare du CNM a vécu l’aventure inverse. Depuis leur défaite face aux Phocéens, les champions d’Europe 2014 se sont montrés intraitables face aux deux autres écuries. Mais les Catalans viennent de tomber de haut en championnat, victimes d’une grande prestation de Sabadell. « J’espère qu’ils vont être chamboulés », croise les doigts Ugo Crousillat, conscient que tout est possible.

    5e journée – Ligue des champions

    À 20h, au bassin Pierre-Garsau.

    MARSEILLE (groupe) : Tesanovic, Hovhannisyan – Larumbe, Danovsky, De Nardi, Nagy, Vernoux, Drasovic, Bouet, Marion-Vernoux, Spaic, Vanpeperstraete, Kalogeropoulos, Gbadamassi.

  • L’OM à Bourg-en-Bresse (N1), Istres à Mérignac (R1)

    L’OM à Bourg-en-Bresse (N1), Istres à Mérignac (R1)

    C’est souvent ici que les grandes histoires débutent. Ces 32e de finale sont d’ordinaire un moment où la Coupe de France se retrouve saupoudrée de magie. Où les équipes professionnelles rencontrent des amateurs aux dents longues, se sentant capables de battre les géants sur 90 minutes. Le tirage au sort de ce tour a eu lieu ce lundi soir, au Parc des Princes. Les équipes de Ligue 1 font leur entrée, deux matches après leurs homologues de deuxième division. Les rencontres auront lieu juste avant la trêve de Noël, le week-end des 20 et 21 décembre.

    Retrouvailles

    L’ancienne gardienne de l’équipe de France de handball, Cléopâtre Darleux, a eu la lourde tâche de tirer les 32 affiches, en compagnie de l’athlète Jimmy Gressier. Boule bleue après boule bleue, les équipes sortaient, dévoilant les confrontations. En Provence, seuls l’Olympique de Marseille et Istres, pensionnaire de National 2, prenaient part à ce tirage au sort. Placés dans le groupe A, les deux formations ont rapidement été tirées.

    Ce sera Bourg-en-Bresse (FBBP) pour l’OM, qui se déplacera donc dans l’Ain face à l’actuel avant-dernier de National 1. Un voyage qui s’annonce frisquet, mais abordable, face à un adversaire bien mal en point dans son championnat. Le FBBP 01 est entré en lice au 5e tour et a dû remporter quatre matches pour se hisser à ce stade de la compétition. Tout à commencer par une victoire 4 buts à 1 contre le club grenoblois du FC 2A. Ensuite, les Aindinois ont eu chaud avec un succès aux tirs au but face au leader de sa poule de N2, le GFA Rumilly-Vallières, demi-finaliste de la Coupe de France en 2022 (3-3, 4-3 après t.a.b.). Pour boucler leur parcours jusqu’à présent, les anciens pensionnaires de Ligue 2 ont battu deux clubs de Régional 1, la 6e division : Selongey et Montpellier Atlas Paillade. L’OM est donc la première équipe professionnelle que va affronter Bourg-en-Bresse lors de cette 109e édition de cette compétition. Cette équipe n’est pas inconnue à Marseille. Lors des 8e de finale, en 2018, l’OM avait atomisé les locaux 9-0 au Stade Marcel-Verchère. Kostas Mitroglou avait inscrit un triplé, ce jour-là.

    Istres était donc également concerné et a rapidement vu son nom sortir. Les Istréens ne pouvaient pas tirer une formation d’un échelon plus bas avec le SA Mérignac (Régional 1). C’est donc un déplacement dans la région bordelaise pour les Mauves et une occasion en or de rejoindre les 16e de finales de cette Coupe de France. Ce serait même un record historique égalé, pour réaliser la même aventure que lors des années 2012 et 2013. Istres est entré au 4e tour et a bien failli être directement éjecté par l’AS de l’Esterel (R2). Une victoire 9 tirs au buts à 8 pour passer une étape supplémentaire. Une autre séance au 6e tour, une victoire de justesse à Allinges (Départemental 1), Petit poucet du 7e et, finalement, un parcours qui a beaucoup tenu sur un fil. Aux Istréens de continuer leur magie pour figurer parmi les 32 équipes survivantes.