Depuis le fin des années 1990, Fatih Akin n’en finit plus de bouleverser nos rétines et nos cœurs trop tendres pour ses drames intimes qui chavirent dans les flots de l’histoire. Entre autres à l’origine de bijoux comme Head-On (Ours d’or à Berlin en 2004), Soul kitchen (Grand prix à la Mostra de Venise en 2009) ou encore The Cut (2014), le réalisateur illustre sa constance esthétique et politique avec son 15e film qui sortira sur les écrans à la fin 2025, Une enfance allemande : île d’Amrum, 1945. Projeté en avant-première pour l’ouverture de KinoVisions, le festival du cinéma en langue allemande, mercredi 24 septembre au cinéma Les Variétés, un film qui évoque le crépuscule du régime nazi et les jours d’après, à travers le regard d’un jeune allemand de 12 ans habitant sur cette île septentrionale.
Au menu de la 10e édition de cette manifestation « riche en avant-premières », « sept films inédits et rares venus d’Allemagne et de Suisse ». Parmi ceux-ci, Sound of falling de Mascha Schilinski, à l’Artplexe. Prix du Jury au dernier festival de Cannes, une chronique féministe et osée de « quatre générations de jeunes femmes qui font l’expérience de la violence, mais aussi de la sonorité et de la sensualité ». À noter aussi, un « hommage » à l’écrivain Thomas Mann pour les 150 ans de sa naissance, avec la projection à La Baleine du chef d’œuvre de Visconti, Mort à Venise (1971), inspiré par la nouvelle éponyme.









