Tag: Marseille

  • Florian Grill vient appuyer l’ovalie dans les quartiers des Bouches-du-Rhône

    Florian Grill vient appuyer l’ovalie dans les quartiers des Bouches-du-Rhône

    Dans les Bouches-du-Rhône, Provence rugby est la locomotive de la pratique du ballon ovale.

    Mais le club aixois n’est que la partie émergée de l’iceberg rugby. Son existence n’est possible « que parce que des petits clubs sont là pour former les professionnels de demain ». C’est à la rencontre de ces clubs formateurs que Florian Grill est allé. Durant quatre jours, le président de la Fédération française de rugby (FFR) a pu ainsi toucher du doigt le quotidien de ces clubs.

    À Marseille, où il a assisté au match Smuc – Digne dimanche, il a aussi vu dans quel état se trouve sa discipline. « Dans une ville d’un million d’habitants, il n’est pas normal qu’il y ait si peu de clubs » regrette-t-il. Comme il a pu constater « le manque de structures adaptées pour une pratique correcte ».

    S’il a conscience « que le football écrase tout », il estime « qu’il y a du potentiel pour développer le rugby, à condition d’en avoir la volonté ». Du côté du Smuc, Florian Grill a trouvé un club qui a cette volonté de diffuser la pratique en allant à la rencontre des pratiquants potentiels.

    Une académie se précise

    « Nous avons lancé une collaboration auprès d’une école et d’un collège, en misant sur les valeurs sociales de notre sport. Que le président de la FFR vienne voir comment nous agissons, c’est valorisant », confie Stéphane Tollet. Le président du club du 8e arrondissement de Marseille évoque les actions menées au sein de l’école primaire de La Soude, et de la convention signée avec le collège de Provence pour l’ouverture d’une classe de rugby.

    « Il s’agit d’un projet social et sportif qui permet de développer les compétences des enfants que l’on nous a signalés », précise Jimmy Courtial. Le directeur sportif du Smuc a carte blanche pour mettre en route ce que le président Florian Grill présente comme « une antenne de rugby de proximité dans les quartiers ».

    Le club marseillais a ciblé deux autres collèges, Marseilleveyre et Honoré Daumier. « À terme, nous souhaitons créer une véritable académie, avec des bourses pour aider les joueurs à mener de front études et pratique sportive », détaille Jimmy Courtial.

    Les dirigeants marseillais se sont donné quatre ans pour que la dynamique s’enclenche. « Il y aura des retombées auprès des jeunes, mais aussi des bénéfices pour notre équipe fanions, que nous aimerions amener en Fédérale 1 », souligne Stéphane Tollet. Mais, pour aller au bout, il faudra avant tout obtenir des structures adaptées. « Je constate qu’à Marseille, les installations sportives ne sont pas à la hauteur des besoins du rugby » déplore Florian Grill. « Nous avons touché du doigt ce problème avec la montée en puissance de nos féminines, qui sont freinées par ces manques », confirme Stéphane Tollet.

    Les deux présidents espèrent que leurs efforts ne seront pas bridés par ces carences. « Nous avons besoin du soutien des institutions pour mener à bien nos missions. Mettre en place nos antennes de développement du rugby au plus près des gens, afin qu’ils puissent pratiquer sans contraintes », insiste Florian Grill. Quitte à partager les stades avec les cousins du football.

    Pour lui, le jeu en vaut la chandelle. « Car, en plus des essais, le rugby transforme les personnes. Il est un acteur majeur dans l’éducation. J’aime à rappeler que plus de rugby, cela amène une société meilleure et des relations apaisées. »

  • Les supporters de l’OM ont fait leurs adieux au Coach Courbis

    Les supporters de l’OM ont fait leurs adieux au Coach Courbis

    Un grand silence accueillait les supporters marseillais, samedi lors du rendez-vous donné par les groupes de supporters à 14h45, au croisement du cours Belsunce et de la Canebière, venus rendre un dernier hommage à Rolland Courbis, natif de la cité phocéenne, ancien défenseur de l’OM et coach du club phocéen entre 1997 et 1999, décédé lundi à l’âge de 72 ans. « C’était un entraîneur à l’ancienne, comme on en voit plus aujourd’hui, avec des méthodes de la vieille époque », estime Thierry Suavet, fin connaisseur du football olympien, triste de la disparition de cette « grande gueule sympathique ».

    Il a notamment pu le voir en action à Moscou, lors de la finale de la Coupe de l’UEFA en 1999, perdue face « au Parme des Buffon, Cannavaro, Boghossian et Thuram ». « On lui a souvent reproché de ne pas avoir de titres en France, mais c’est quelqu’un qui ne laissait personne indifférent », poursuit Thierry, en observant plusieurs dizaines de personnes se réunir autour de Rachid Zeroual, leader historique des South Winners et présent en tête de cortège aux côtés d’élus de la majorité municipale comme Samia Ghali, Ahmed Heddadi et Hedi Ramdane. « En tant que supporter et ami de Rolland, il a laissé une belle image. C’était notre Marcel Pagnol, il avait ses mots à lui et sa manière de vivre. Mais on n’oublie pas ce qu’il a été avant tout, un homme », insiste Rachid Zeroual, au cœur du peloton qui a accompagné le cercueil tout au long du trajet entre la Canebière et l’église des Réformés, où s’est tenue la messe à 16h. « Il était comme un père pour moi », lâche Olivier, supporter de l’OM et fidèle suiveur d’Endoume les Catalans, deuxième club qu’a entraîné Courbis. « Il a failli nous faire monter en Ligue 2 en 1992, mais on a perdu le dernier match décisif contre Grenoble au stade Vélodrome », ajoute celui le voyait quotidiennement venir au stade Paul-Le-Cesne à bord d’une Porsche.

    « On a tous un peu de lui »

    Devant le corbillard, ses enfants Stéphane et Olivia, son fils adoptif Amine et sa femme Clara ont été les premiers à être accueillis par les supporters et les proches de la famille qui ont directement rejoint l’église des Reformés. Une pléiade de célébrités du ballon rond qui ont côtoyé Coach Courbis, à l’instar de Laurent Blanc, Éric Di Méco, Bryan Dabo, Alain Giresse ou encore Pascal Olmeta, a assisté à la cérémonie. « On voulait être présents parce qu’on a tous un peu de lui en nous », souligne Laurent Paganelli, le célèbre commentateur bord-terrain de Canal+ qui fut l’un de ses anciens coéquipiers au SC Toulon. « Le monde du football a perdu l’une de ses légendes », glisse Benoît Payan, le maire de Marseille, présent dans les tribunes du stade Vélodrome lors de la fameuse victoire (5-4) contre Montpellier, le 22 août 1998, où l’OM était mené quatre buts à zéro à la mi-temps. « Il était unique et irremplaçable par sa façon de relever la tête », martèle Guy Cazadamont, ancien directeur de la sécurité de l’OM, présent à ses côtés ce jour-là.

  • Rescapée des camps de la mort, Louise Renée Marcos fête ses 100 ans

    Rescapée des camps de la mort, Louise Renée Marcos fête ses 100 ans

    Entourée de ses proches et tout apprêtée dans son chemisier fleuri aux tons rosés, Louise Renée Marcos souffle ses 100 bougies chez elle ce dimanche 18 janvier. Qui aurait pu imaginer pareille célébration en avril 1944, lors de la déportation de cette Marseillaise issue de parents juifs de Salonique, alors âgée de 17 ans, à Auschwitz, puis Theresienstadt ? Certainement pas elle qui, lorsque ce camp de concentration et d’extermination, puis ce ghetto, furent respectivement libérés par les armées rouge et américaine l’année suivante, ne pesait que 35 kilos. Une « solution finale » des nazis à laquelle elle a échappé, mais pas à n’importe quel prix, rappelle, 83 ans plus tard, son matricule A-5503 tatoué sur l’avant-bras gauche.

    Pas une seule miette

    « Transmettre cette histoire lui a toujours tenu à cœur. Elle l’a fait dans les collèges et lycées entre 1967 et 2019. à nous, elle ne nous a jamais rien caché. Il n’y avait pas de tabous », font part ses deux enfants, Estelle et Joseph, tandis que Louise Renée Marcos est assise au calme sur un fauteuil de son domicile de la Valbarelle. Non loin de deux de ses sœurs qu’elle a, à l’époque, sauvées. à environ 10km de là, au printemps 1944, la Gestapo la cueille chez elle, quartier Saint-Just, et l’embarque dans son siège marseillais de la rue Paradis. Dénoncée par des voisins, « elle s’est dit fille unique » pour sauver toute la fratrie. Après huit jours aux Baumettes, puis un passage à Drancy, direction les wagons de la mort et Auschwitz, où « sa tante et sa cousine sont gazées dès leur arrivée », relatent Estelle et Joseph, alors que l’interphone sonne sans cesse, les convives garnissant très vite le petit appartement du 11e arrondissement. En janvier 1945, elle survit aux « marches de la mort », du nom de ces évacuations par le IIIe Reich de déportés harassés par la maladie et le travail forcé, à mesure que les Alliés se rapprochent des camps. Louise Renée Marcos est transférée dans le ghetto de Theresienstadt. À sa libération, un typhus et un poids rachitique comme stigmates immédiats, mais des « cauchemars » pour toute la vie. « Elle n’a peur de rien mais n’a jamais supporté à son retour les pleurs d’enfants », témoignent son fils et sa fille. « Un matin, les Allemands ont fait entrer dans le camp beaucoup d’enfants habillés en blanc, avant d’allumer tous les projecteurs sur eux. Ma mère nous disait qu’on aurait dit des anges qui criaient. Parfois, elle regarde encore dans le vide et dit : “qu’est-ce que tu fais là, petit ? Ne reste pas ici” », rapportent-ils. Habitée pendant toute sa vie par ces fantômes, cette couturière de métier n’a jamais non plus « laissé une seule miette de pain sur la table à la maison », habitude héritée de ses privations en camp.

    Alors qu’il n’y a jamais eu autant de conflits dans le monde depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, un souvenir qui demeure nécessaire pour faire à nouveau réémerger la lutte contre toutes les formes de racisme.

  • Un rassemblement en soutien au peuple iranien opprimé

    Un rassemblement en soutien au peuple iranien opprimé

    « Nous crions notre colère et personne ne nous entend. » À l’appel de la section sud de l’association Guerrières de la paix, quelque 200 personnes étaient rassemblées pour dénoncer la brutalité du régime iranien et l’oppression de tout un peuple. « À travers ce rassemblement, on voulait soutenir les Iraniens et les Iraniennes massacrés dans leur pays et faire entendre leur voix », martèle Laura Sahin, co-responsable des Guerrières de la paix à Marseille. Alors que le régime des mollahs continue sa répression féroce dans le pays et écrase dans le sang le mouvement de contestation, la diaspora iranienne présente à Marseille s’insurge après la coupure de l’accès à Internet opérée il y a quelques jours par le régime. « 8 millions de migrants forcés sont désormais sans nouvelles de leur famille, de leurs proches. Sont-ils en vie ? », s’interroge Raana, Iranienne en charge du groupe Telegram de la diaspora à Marseille.

    Continuer le combat

    Malgré l’émotion qui s’est emparée de nombreux participants, tous munis de pancartes en soutien au peuple iranien, c’est avec force et abnégation que Raana a conclu sa prise de parole et le rassemblement, sous les applaudissements. « Notre haine envers toi, Ali Khamenei, est telle que nous ne cesserons jamais le combat. Nous continuerons même s’ils dressent des montagnes de cadavres avec nos vies précieuses, même si nous sommes derrière les barreaux, nous restons debout et nous vaincrons. »

  • Benoît Payan présente les derniers vœux de son mandat

    Benoît Payan présente les derniers vœux de son mandat

    « On en recommence une en 2026. Résultat espéré d’un match. Peut sauver un mauvais jeu. Il fait parfois basculer la partie… » Si les définitions des grilles de mots croisées géantes, placardées dans l’Espace Bargemon pour les minots, auraient pu appeler des réponses telles qu’élections municipales, victoire, union et LFI ou macronistes, pas question d’évoquer les toutes prochaines échéances politiques, en ce samedi 17 janvier. Réserve électorale des élus oblige, alors que le maire de Marseille présentait ses vœux à la population, au cours d’une après-midi rythmée par des activités gratuites en tous genres.

    « On dit mariage pluvieux, mariage heureux. Donc vœux pluvieux, vœux heureux », déclare sur une estrade, non loin de l’hémicycle municipal, Benoît Payan, aux côtés des membres de sa majorité, avant de découper un gâteau des rois géant. « C’est toujours un moment sympa de manger une part. En plus, c’est un gâteau et pas la galette des Parisiens. Il aura ma voix cette année », confie Michel, quinquagénaire venu des Chartreux, sans que l’on sache s’il plaisante ou non.

    But

    Après le discours, les adjoints se mêlent à l’assistance et distribuent l’offrande aux fruits confits au nombreux Marseillais présents. « Parfois, quelques voix se jouent à une part de gâteau. D’autant que les élections vont se jouer dans un mouchoir de poche », observe le taquin. Si les municipales sont dans beaucoup de têtes, le maire de Marseille ne souhaite pas en parler. « Je souhaite aux Marseillais une année de paix et de bonheur. Souvent, la politique, c’est de l’affrontement, de la violence. Or on a besoin d’apaisement, de se tendre la main. Je veux laisser la politique au placard aujourd’hui », explique-t-il face à la presse, tandis que les habitants sont disséminés dans le secteur de l’hôtel de ville.

    Certains visitent la Maison diamantée, d’autres participent au Motchus XXL du sociolinguiste Médéric Gasquet-Cyrus en mairie. Et les plus sportifs s’essayent à « la lucarne d’Évry », jeu consistant à frapper un ballon de foot dans une petite fenêtre. Résultat du match, celui du devenir de la ville, prévu lui, le 22 mars.

  • Municipales : Génération écologie veut la décarbonation de Marseille

    Municipales : Génération écologie veut la décarbonation de Marseille

    Signataire du pacte de rassemblement des forces de gauche dans les Bouches-du-Rhône, Génération écologie (GE) a livré ses contributions au programme du Printemps marseillais, en s’appuyant sur l’action engagée depuis 2020 par la majorité municipale de gauche. Autour de Cécile Vignes, cheffe de file du parti à Marseille, co-référente départementale et élue des 11e et 12e arrondissements -récemment ralliée au Printemps marseillais-, des responsables et élus : France Gamerre, vice-présidente d’honneur de GE, Michel Villeneuve, chercheur CNRS émérite, Eliott Perinchio, adjoint à Olivia Fortin, la maire des 6-8, Nicole Landou, membre du bureau exécutif départemental, et Rosette Denia‑Salone, élue des 6-8.

    « Les bases sont solides et ce qui a été impulsé doit grandir », souligne Cécile Vignes, consciente des attentes encore fortes de la population. « Le temps politique est court, il a fallu prioriser : les écoles, la sécurité et l’engagement d’une ville plus verte avec la préservation des terres agricoles, les parcs rénovés… »

    Génération écologie revendique une écologie « populaire et joyeuse » qui concerne les citoyens, loin d’un discours anxiogène. Objectif prioritaire : préparer « Marseille à 50 degrés », en articulant écologie et justice sociale autour de quatre axes : habiter mieux, construire mieux, consommer mieux et travailler mieux.

    « Ville régénératrice »

    Sur la base des labels européens « 100 Villes neutres en carbone d’ici 2030 » et « Ville climatiquement neutre et intelligente » obtenu sur le dernier mandat, le parti défend l’idée d’une « ville régénérative », capable de devenir une capitale de la décarbonation et de la « perma-industrie ». « Marseille entraîne tout le territoire : elle peut être un trou noir ou une étoile », avertit Cécile Vignes, appelant à une vision métropolitaine fondée sur la coopération. La rénovation des bâtiments dégradés figure au cœur des propositions, via « l’auto-réhabilitation accompagnée » associant habitants, associations et entreprises locales. Sur le volet économique, GE plaide pour une redynamisation des friches, un soutien aux filières biosourcées et à l’économie circulaire, ainsi que pour des projets innovants de consommation responsable, inspirés d’expériences concrètes. « Il n’y a pas d’écologie sans une économie solide », rappelle France Gamerre, convaincue que l’espoir, l’emploi et la qualité de vie sont indissociables d’une réponse aux défis climatiques, sociaux et sécuritaires.

  • Municipales : Ohanessian hume l’air de la campagne marseillaise

    Municipales : Ohanessian hume l’air de la campagne marseillaise

    Sous la pluie hivernale de ce samedi 17 janvier, les 106 parcelles des jardins ouvriers Coder semblent remercier le ciel de ce coup de pouce. C’est en ces lieux, vestiges de l’usine éponyme où se construisaient des rames de trains et tramways jusque dans les années 1970, et où se perpétue depuis 85 ans la culture de la terre en communauté, que s’est tenue l’assemblée générale de son association gestionnaire.

    Une réunion à laquelle participait Yannick Ohanessian, qui en a profité pour saluer « le travail accompli et l’engagement » de ses membres, avant de se faire interpeller pour certains problèmes rencontrés par ces derniers. Une vie d’adjoint au maire en charge de la sécurité en fin de mandat, ayant tenu à témoigner de son attachement aux jardins Coder. Une propriété de la Ville enserrée par l’Huveaune, l’A50 et la voie ferrée Marseille-Toulon. « C’est une institution. Avec la Ville, on leur a permis de pouvoir s’élargir en 2022 en préemptant un terrain à proximité immédiate. Ils permettent le lien social, la solidarité au travers de la terre et de son partage, comment on apprend aux plus jeunes à la labourer, à planter ses propres fruits et légumes », rappelle l’élu municipal. « En 1941, il y avait 242 parcelles, avec une réduction depuis, années après années, des jardins. On en a toujours perdu, sauf cette année », situe pour sa part Denis Barthélémy, secrétaire général de l’association. « Ici le vivre-ensemble, on le voit dans les faits. Il y a des juifs, des musulmans… On a aussi par exemple un jardinier qui sait à peine lire et écrire, qui côtoie un docteur, finaliste des Chiffres et des lettres. Ils s’entendent comme des larrons en foire », illustre cet ancien conseiller général PS.

    « Au maire de décider, mais moi, je suis prêt »

    Pour Yannick Ohanessian, l’occasion de humer l’air de la campagne, électorale également. Mais aussi de se démarquer du maire des 11-12 sortant, Sylvain Souvestre (LR), et du RN, qui ne parlent que de sécurité. « Même si ces enjeux sont importants, tout ne peut pas se résumer à ceux-ci », estime l’élu PS. Son opposant de droite confiait il y a quelques jours dans La Marseillaise ses principales fiertés politiques, parmi lesquelles la création d’un centre de paddle et d’une Maison des abeilles et de la biodiversité. « Pas à la hauteur des aspirations des habitants du secteur avec notamment la question du logement », rétorque l’adjoint de Benoît Payan. Pour l’heure, le Printemps marseillais n’a pas encore désigné sa tête de liste dans les 11-12. « C’est au maire de décider, mais moi, je suis prêt », affirme-t-il.

  • À Marseille, les agents de l’énergie contre la « foutaise disciplinaire »

    À Marseille, les agents de l’énergie contre la « foutaise disciplinaire »

    « Pendant deux jours les agents ont déposé les sacoches et ont arrêté le travail car ils étaient choqués de la situation. » Renaud Henry, secrétaire général de la CGT Énergie Marseille, résume l’état d’esprit des agents gaziers du site de Cantini à Marseille alors qu’un de leur collègue, et camarade, est visé par une procédure disciplinaire loin d’être anodine. « Mardi, la direction a remis à un agent un courrier en main propre dans lequel il est écrit noir sur blanc “J’envisage de vous infliger la mise en retraite d’office” », relate le syndicaliste.

    Un courrier dans le cadre d’un deuxième entretien préalable à sanction, mais la CGT dénonce « une foutaise disciplinaire » dans un tract bien senti. « On juge que c’est de la discrimination syndicale. La direction lui reproche des “irritants“, un terme du jargon GRDF, c’est-à-dire toutes les problématiques bénignes de l’agence, des choses que tous les agents font », précise Renaud Henry, sans rentrer dans les détails. En clair « des prétextes fallacieux et des raisons complètement infondées » qui visent un militant CGT.

    C’est surtout la potentielle « mise en retraite d’office », équivalent d’un licenciement pour les travailleurs au statut des Industries électriques et gazières (IEG) qui ne passe pas pour l’organisation syndicale. « On ne pensait pas que ça prendrait ces proportions. La mise en retraite d’office pour des faits aussi mineurs, ce n’est pas normal », tempête le secrétaire général. En tout cas, son syndicat en fait une affaire prioritaire et une question de principe. Il a réalisé une déclaration de danger grave et imminent (DGI) « pour risques psycho-sociaux » dans la foulée. Laquelle a été au menu d’un Comité social et économique extraordinaire, ce vendredi.

    « Un enjeu collectif »

    « Les agents du site sont tous anxieux. Ils craignent d’aller en conseil de discipline pour un oui ou pour un non. Dans le dossier disciplinaire du camarade ils ont tout et rien mis », poursuit Renaud Henry. Avant de marteler : « C’est un enjeu collectif qui va au-delà du cas du collègue : dans quelles conditions va-t-on travailler si l’on laisse passer une injustice pareille ? »

    Et la CGT compte passer à l’action rapidement, avec mobilisation et appel à la grève dans le viseur : « Ce mardi, on établit en assemblée générale un plan d’action et de lutte contre cette situation injuste. » Et ce, jusqu’à la convocation dudit agent, le 26 janvier prochain à Lyon…

  • [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] Au palais Longchamp, les beauprés, « comme des rangées de baïonnettes »

    [Chefs-d’œuvre des musées de Marseille] Au palais Longchamp, les beauprés, « comme des rangées de baïonnettes »

    Le regard est happé par les quatre étages de l’immeuble qui forme l’angle de la rue et du quai. Un drapeau rouge et blanc claque plus haut que la forêt des mats. Coiffés de bonnets rouges qui pourraient évoquer Delacroix, des lavandières et des promeneurs passent par Saint-Laurent et l’ancienne rue Fontaine-Rouvière avant de rejoindre les marches d’un escalier et un bord d’esplanade où sèchent de grands draps.

    Au fond, dans les lointains des maisons, on devine le clocher de l’église des Augustins. En médiane voici la façade de l’Hôtel de Ville. On aime la mélancolie des ellipses et les couleurs d‘automne parmi les poussières et l’air vif d’une matinée blanche et bleue. Ce sont des activités fourmillantes, des bruits, des odeurs et des charrois. Chevaux et portefaix triment, négociants et matelots s’affairent. Plutôt que de peindre à partir du Pharo un panorama, Ziem a choisi ce plan resserré. Années 30, avant la destruction en 1943 du quartier Saint-Jean par les Nazis, Germaine Krull photographiera autrement, depuis le Transbordeur, dans un proche angle de vue, la singulière apparition des quatre étages de l’immeuble.

    Pierre Miquel et Gérard Fabre situent la réalisation de cette toile dans les alentours du 8 octobre 1853. Né à Beaune en Bourgogne Félix Ziem a 32 ans. Son destin d’inlassable voyageur est scellé. Marseille, Nice, Paris et la rue Lepic, Saint-Pétersbourg, Florence, Venise et Amsterdam, quelques années plus tard, l’Égypte et Constantinople sont déjà des étapes de ses périples. Pendant cet automne de 1853, au terme d’un été passé en Hollande, Ziem fait un rapide crochet, 15 jours au Sud avant de remonter à Barbizon où l’attendent ses confrères, Daubigny, Daumier, Millet et Théodore Rousseau. L’implantation à Martigues de sa maison-atelier d’orientaliste s’effectuera en 1860.

    En 1853 sa carrière d’artiste attentif aux goûts d’une riche clientèle n’est pas complètement prévisible. Sa vision du port est à la fois féerique et rigoureuse. Pleine de bruits, de lumières et de senteurs, elle ressemble pour partie aux descriptions composées par deux écrivains d’ordinaire difficiles à réunir. De passage à Marseille, Stendhal remarquait que « les bâtiments arrivés d’Amérique viennent crever les vitres du premier étage des maisons » pendant que Daudet verra « les beauprés arrivant sur la berge comme des rangées de baïonnettes ».

  • [Recette] Truffes à la datte, cacao et fleur d’oranger

    [Recette] Truffes à la datte, cacao et fleur d’oranger

    Assez simples à réaliser à la maison, elles se conservent longtemps !

    Une base de pâtisserie

    Pour réaliser la recette, vous aurez besoin de dattes, peu importe leur variété, celles-ci n’ont pas nécessairement besoin d’être fraîches non plus. Cette recette peut d’ailleurs vous permettre d’écouler quelques dattes restantes dans votre cuisine qui auraient perdu de leur souplesse. Dénoyautez et hachez-les grossièrement au couteau ou au mixeur. Le chef vous conseille un couteau pour garder un peu de mâche et obtenir la texture de pâte souhaitée. D’ailleurs, cette pâte sert de base pour de nombreuses pâtisseries orientales.

    Une fois votre base réalisée, faites fondre votre beurre quelques secondes au micro-ondes, mélangez-le avec les dattes, une cuillère à soupe de cacao puis l’eau de fleur d’oranger. Zestez l’orange dans la préparation, si vous n’en avez pas, vous pouvez utiliser un citron ou un autre agrume, mais l’orange permet d’exauster les saveurs de l’eau de fleur d’oranger. Mettre du beurre dans cette préparation vous permettra d’avoir une texture crémeuse au moment de la dégustation, mais aussi d’atténuer le goût du sucre, la datte étant naturellement très sucrée.

    Agglomérez le tout à la main et placez au frigo pendant 15 à 20 minutes ou directement au congélateur une dizaine de minutes pour aller plus vite.

    De jolies boules

    Une fois la préparation refroidie, prenez-en une petite quantité dans votre main et formez une boule. L’astuce du chef, une fois la boule formée et afin de la rendre lisse, trempez légèrement vos doigts dans l’eau et tournez de nouveau entre vos mains. Trempez dans le cacao pour lui donner l’aspect de la truffe au chocolat que l’on connaît et réservez dans une assiette. Recommencez autant de fois que nécessaire. Au moment du dressage, n’hésitez pas à tapoter légèrement la truffe pour ôter l’excédent de cacao et exercez une petite pression sur le sommet pour ne pas qu’elle roule sur l’assiette. Au centre, faites un trou avec le cure-dent et introduisez la menthe. Bonne dégustation !

    Les ingrédients

    Il vous faudra :

    – Une poignée de dattes

    – Quelques morceaux de beurre

    – De l’eau de fleur d’oranger

    – Une orange pour le zeste

    – Du cacao en poudre

    – Des sommités de feuilles de menthe

    – Un cure dents