Tag: Marseille

  • Wail, 22 ans, victime d’un tir à l’arme automatique dans la cité du Mail

    Wail, 22 ans, victime d’un tir à l’arme automatique dans la cité du Mail

    Des tirs à l’arme automatique depuis une voiture, un mort, un blessé… Un jeune homme âgé de 22 ans a été tué par balles, atteint au thorax et à l’abdomen, samedi soir vers 21h, boulevard Jourdan, dans le 14e arrondissement de la ville, dans le quartier du Mail. Les marins pompiers n’ayant pu le ramener. Selon nos confrères de La Provence, la victime était devant un snack lorsqu’elle a été visée par des tirs provenant d’un véhicule qui a été retrouvé incendié.

    « Engrenage meurtrier »

    Le jeune homme était « très défavorablement » connu des services de police pour des faits liés au trafic de stupéfiants. Mais surtout, Wail était le neveu d’un des bénévoles de l’association Conscience, créée en 2020 par Amine Kessaci, après la mort de son grand frère Brahim, retrouvé calciné dans une voiture. Dans un communiqué, l’association n’a pas manqué de réagir dimanche, dénonçant « une violence insoutenable » sans « aucun répit en vue » et promettant d’être aux côtés de la famille. Relayant l’information, Amine Kessaci, qui a depuis perdu son petit frère, Mehdi, assassiné par un commando à moto le 13 novembre, a déploré un « engrenage meurtrier [qui] continue de frapper nos quartiers », adressant ses plus « sincères condoléances » aux proches de Wail.

    Une autre victime, un homme blessé au pied par arme à feu, s’est présenté aux urgences ce soir-là se disant également victime d’une fusillade dans le 14e, sans apporter plus de précisions. La police judiciaire a été saisie, la piste du narchomicide semble se préciser.

  • Des hausse de salaires en négociation à Arkema

    Des hausse de salaires en négociation à Arkema

    « On les a fait revenir à la table des négociations et c’est une première victoire ! » Ce lundi, la CGT d’Arkema fait part de bonnes nouvelles dans le bras de fer qui l’oppose à la direction générale du chimiste français. En grève depuis le 11 décembre dernier suite à des négociations annuelles obligatoires (NAO) jugées « méprisantes » par l’organisation syndicale, le mouvement social est peut-être à un tournant. « La grève s’est poursuivie ce week-end et continue jusqu’à ce mardi où nous allons tenir une assemblée générale sur le site puis entre les usines qui sont dans le mouvement », expose Sébastien Jonas, secrétaire de la CGT Arkema Marseille. Avant de se féliciter : « Il y a eu une forme de réouverture des négociations avec la direction générale dimanche soir. La prime de résultats pourrait passer à 400 euros, en lieu et place de 0. Et le talon, c’est-à-dire l’augmentation plancher, passerait à 50 euros contre 35 initialement. » Si le conditionnel est de mise pour l’heure, reste que le syndicaliste confirme bien que « des discussions » sont en cours.

    Concrètement, cette proposition n’est pas complètement à la hauteur des demandes de la CGT, qui revendique une hausse de salaire de 160 euros pour tous. Et la direction générale table toujours sur une augmentation de seulement 1,2%. Mais la nouvelle proposition mettrait plus que du beurre dans les épinards des travailleurs. « La hausse de l’augmentation minimale avantage les salaires médians, ça toucherait les ouvriers et employés plutôt que les hauts salaires », développe Sébastien Jonas.

    La menace du chômage technique plane toujours

    D’autant que les travailleurs, grévistes ou non, étaient sous la menace d’une mise en chômage technique puisque la production sur plusieurs sites, dont celui de Marseille, est à l’arrêt depuis plus de 10 jours. « Il y a une application du chômage technique disparate et prudente. L’usine de Saint-Auban est concernée par exemple. À Marseille, il y a eu des lettres envoyées vendredi mais il y a une certaine frilosité à le mettre en œuvre », détaille Sébastien Jonas. Le syndicaliste renvoie au Comité social et économique (CSE) extraordinaire qui s’est tenu jeudi dernier (lire notre article du 19/12). Une instance durant laquelle la CGT avait prévenu qu’elle « attaquerait en justice la mesure ».

    Pour l’heure, ni la suspension ni la reconduction du mouvement n’est actée. « On adopte une position relativement neutre avant l’assemblée générale. On va faire part des propositions de façon transparente et la base décidera », conclut Sébastien Jonas.

  • Notre système de santé toujours grippé

    Notre système de santé toujours grippé

    La grippe jouera-t-elle les trouble-fêtes ? La réponse est oui. Dans notre région, la vague épidémique est forte et plus précoce que la normale. Elle met déjà notre système de santé sous tension avec une explosion des appels au Samu, une saturation des consultations en médecine de ville mais aussi des services hospitaliers.

    Tout se passe comme si les leçons de l’épidémie de Covid-19 n’avaient pas été tirées. La fragilité de notre système de soin est telle qu’un virus saisonnier récurrent comme celui de la grippe le met à mal.

    Pire, la défiance qui s’est installée vis-à-vis de la vaccination à l’occasion de la pandémie de 2019-2020 pèse désormais sur la prévention de la grippe. Les personnes fragiles et âgées de plus de 65 ans sont vivement invitées à se faire vacciner mais elles sont encore trop peu à franchir le pas. De même, une vaccination plus large permettrait de freiner les conséquences de l’épidémie et de protéger les actifs, durement frappés cette année.

    Un enjeu d’intérêt général

    C’est un véritable choix de santé publique à faire car seules les personnes à risque bénéficient d’une prise en charge à 100% du vaccin, les autres doivent le payer.

    Et pourtant, la grippe n’est pas une maladie anodine. Selon Santé publique France, elle a été responsable l’an dernier de 17 600 décès, d’environ 30 000 hospitalisations et de près de 3 millions de consultations chez un médecin.

    C’est dire si l’objectif de prévenir l’épidémie et celui de prendre au mieux en charge les malades sont un enjeu d’intérêt général.

  • Accusée de clientélisme, la Métropole poursuit en justice Sébastien Delogu

    Accusée de clientélisme, la Métropole poursuit en justice Sébastien Delogu

    Par une décision signée ce vendredi de la main de sa présidente (DVD) Martine Vassal, la Métropole Aix-Marseille est allée poursuivre en justice le candidat Insoumis aux municipales dans la cité phocéenne, « compte tenu des propos tenus par monsieur Sébastien Delogu et notamment lors de son interview du 21 novembre 2025 à 7h44, diffusée à l’occasion de l’émission “ici matin Ici Provence” ».

    Dans la foulée de sa candidature pour les municipales, le député LFI des quartiers Nord, invité de la matinale de la radio publique, s’en était pris à « un système à faire tomber ». « On a vu un système clientélaire corrompu : pour avoir un appartement, il faut donner de l’argent, pour avoir un travail à la Métropole ou à la mairie, il faut donner de l’argent », lâchait-il. Sans mettre en cause la présidente de la Métropole elle-même : « Ce n’est pas elle directement, c’est tout le système qui est corrompu. » Un discours dégagiste assumé : lors de son premier meeting, le 6 décembre, il annonçait avec des accents sarkozystes vouloir « nettoyer au Kärcher ce système corrompu » (notre édition du 08/12).

    S’il assurait, sur Ici Provence, avoir fait plusieurs signalements au parquet, il ne citait néanmoins pour exemple que l’attribution d’un logement social par l’ex-présidente (SE) évincée de 13 Habitat, Nora Preziosi, à sa mère, et l’embauche présumée de son conjoint comme directeur de cabinet par la présidente de la Métropole. Des faits à chaque fois déjà visés par une enquête. « Vous allez dans les quartiers de Marseille, tout le monde va vous dire on m’a proposé un emploi et il faut que je donne de l’argent », argumentait aussi le candidat.

    Une enquête préliminaire a bien été ouverte en juin 2022 visant un ancien cadre de FO à la Métropole, Alain Nobili, qui percevait plusieurs milliers d’euros pour des promesses d’embauche, comme le révélait le site d’information Marsactu. Il avait été révoqué et la Métropole elle-même avait signalé ses agissements au parquet.

    Sollicitée, l’équipe de campagne de Sébastien Delogu n’a pas donné suite tandis que l’entourage de la présidente de la Métropole ne fait pas de commentaires sur cette plainte. L’avocat désigné par l’intercommunalité Me Pierre Bruno indique de son côté qu’une communication sera faite « en temps voulu ».

  • [Entretien] Patrick Sorin : « Proche du podium national sur la formation des jeunes »

    [Entretien] Patrick Sorin : « Proche du podium national sur la formation des jeunes »

    La Marseillaise : Quelle est votre source de satisfaction principale au travers de cette saison 2025 riche en événements pour votre club ?

    Patrick Sorin : Dans le cadre de notre projet « Ambition la Pomme 2028 », notre objectif principal reste la formation des jeunes. L’année qui se termine a été très intéressante parce qu’on est à 70 victoires toutes sections confondues. J’en profite pour parler de l’école de cyclisme, qui est d’ailleurs championne régionale pour la première fois, où l’on a cumulé tout au long de la saison plus de 100 podiums et 11 titres régionaux. On conforte donc notre place de leader régional sur le cyclisme sur route. Et j’estime qu’on est proche d’ailleurs du podium national sur la formation des jeunes. Je pense qu’on va atteindre la barre des 300 licenciés dans très peu de temps, dont une centaine de jeunes. Ce qui est extrêmement réjouissant dans un contexte national qui n’est pas celui-là.

    La section cyclo-sportive nommée « Cyclo Compèt », créée il y a moins d’un an, s’avère déjà être un succès. Quelle est la prochaine étape de ce projet ?

    P.S. : On s’est donné un objectif pour 2026. La Fédération française de cyclisme a créé, il y a quelques années, un trophée Label d’Or. Ça porte sur une quinzaine de cyclos sportifs en France. Il y a un classement par équipe annuel et national. Notre objectif est de nous retrouver en 2026 sur le podium de ce trophée Label d’Or. Nos cyclos sportifs concernés par cette section reçoivent des entraînements programmés de la part de Claire Lafforgue, notre directrice U19. Je suis très satisfait qu’il y ait une porosité entre les sections.

    Concernant l’organisation de vos événements, quel est le plan de bataille pour la saison à venir ?

    P.S. : Les Bosses de Provence, ça y est, c’est parti. La 31e édition, l’an prochain, aura lieu le 26 septembre. Mais on a un deuxième événement qui grandit aussi : celui qu’on organise au Ventoux chaque été avec Bernard Hinault et les urologues. Ça ne cesse de grandir avec un retentissement qui devient international puisqu’il y a des Belges, des Hollandais, des Anglais et des Suisses qui nous rejoignent. C’est super intéressant parce que les urologues invitent leurs patients atteints d’un cancer de la prostate et sortant d’une chimiothérapie, à essayer de monter le Ventoux. Toujours dans un esprit de solidarité et de convivialité.

    Entretien réalisé par Camille Kadoum

    Parmi les événements prévus dans
    leur calendrier, le Vélo Club la Pomme organisera au début du mois de juillet
    le championnat régional U15, U17 et U19, rebaptisé sous le nom de Grand Prix de Belconnen.

  • Basket : Fos-sur-Mer retrouve le sourire à Marseille

    Basket : Fos-sur-Mer retrouve le sourire à Marseille

    La petite visite à Marseille valait le détour. Les basketteurs de Fos Provence Basket, qui restaient sur trois contre-performances d’affilée en championnat, ont retrouvé le chemin de la victoire face à Saint-Vallier (111-98), samedi soir au Palais des Sports de la cité phocéenne, à l’occasion de la 17e journée de Nationale 1. « C’est une très belle victoire », se réjouit Emmanuel Schmitt, entraîneur de la formation provençale. « On avait déjà à cœur de casser cette série de défaites, surtout face à une équipe qui va sûrement se qualifier pour la poule haute et devant un beau public pour lequel on se devait de montrer un beau spectacle », enchaîne le technicien suisse, conscient que les rencontres des « Marseille Basket Series », dont ce premier acte a fait « sold-out », sont des occasions pour ses joueurs de sortir de leur routine à la Halle du Dr Henri Giuitta. Sous les yeux du récent président et ancien entraîneur des BYers, Rémi Giuitta, les Fosséens ont atteint pour la première fois de la saison la barre des 100 points. Au-delà de l’apport habituel du meneur international bahamien Dominick Bridgewater, l’ailier américain Kareem Thompson a su tirer son épingle du jeu avec ses 30 points. « Il a été agressif beaucoup plus que ses derniers matchs », remarque Emmanuel Schmitt. « C’est un garçon qu’on a choisi pour qu’il amène de l’agressivité, de l’intensité et de la percussion. On attend de lui qu’il prenne davantage ses responsabilités », ajoute-t-il, fier de l’état d’esprit de ses protégés après une première partie du mois de décembre compliquée. « La saison est très longue en Nationale 1, il y a donc forcément des hauts et des bas », souligne l’arrière provençal Tom Dary-Sagnes. « Après, on est au courant qu’on a une cible dans le dos, donc forcément toutes les équipes vont vouloir nous faire déjouer. Mais à nous de rester concentrés, de continuer à travailler sur notre jeu, sur les attitudes et ne jamais se relâcher. Et je pense que si on est dans ce mindset-là, on va être difficile à prendre », poursuit le natif de Lyon, lucide sur la rude concurrence autour de la troisième place au sein de la poule B. Fos-sur-Mer a pour l’instant l’avantage, mais Mulhouse et Berck se rapprochent dans leur rétroviseur.

    FOS-SUR-MER 111 (53) SAINT-VALLIER 98 (46)

    17e journée – Nationale 1

    Au Palais des Sports de Marseille.

    1/4 temps : 30-28, 23-18, 30-27, 28-25. FOS-SUR-MER : Merignat, Bridgewater (25 pts, 2 rebs et 10 pass), Thompson (30 pts, 5 rebs et 2 pass), Dary-Sagnes (11 pts, 3 rebs et 3 pass), Doucouré (13 pts et 2 rebs), Bernaoui (14 pts, 10 rebs et 3 pass), N’Goli, Mendy (9 pts, 6 rebs et 1 pas), Karabi (8 pts, 6 rebs et 2 pass), Bourama (1 pt et 2 rebs). 23 fautes personnelles, dont 2 exclusions (Karabi et Bridgewater).

    Entraîneur : E. Schmitt

    SAINT-VALLIER : Archinard (15 points, 3 rebonds et 4 passes décisives), Hoyaux (7 pts et 6 rebs), Derradji (7 pts, 2 rebs et 7 pass), Sidibe (4 pts et 5 rebs), Thimon (3 pts, 1 reb et 1 pas), Jogminas (21 pts, 6 rebs et 3 pass), Rasolonjatovo (16 pts, 3 rebs et 6 pass), Bosc (2 rebs et 2 pass), Houblon, Yao-Delon (20 pts, 1 reb et 2 pass), Neree (5 pts et 1 reb). 32 fautes personnelles, dont 3 exclusions (Yao-Delon, Bosc et Hoyaux). Entraîneur : A. Casimiri

  • Un village de Noël pour rompre l’isolement à Marseille

    Un village de Noël pour rompre l’isolement à Marseille

    Entre décors festifs, musique et stands animés : le Centre Communal d’Action Sociale (CCAS) a transformé un futur site d’accueil en véritable Village de Noël. Pensé pour les personnes de plus de 75 ans, non-imposable et résident de la ville de Marseille, le centre associe distribution de colis avec la présence de travailleurs sociaux et un accompagnement numérique.

    Dès l’entrée, les bénéficiaires peuvent échanger avec des conseillers numériques, demander de l’aide pour une démarche en ligne ou l’utilisation d’un smartphone. « Les personnes viennent pour le colis et se rendent compte qu’il existe tout un panel de services », explique un agent.

    Sur place, Corinne, agente à la Ville de Marseille, observe l’effet immédiat du dispositif. « Je peux vous dire que du bien. La déco est magnifique, le personnel adorable, les gens sont contents. ». Pour elle, le colis de Noël – vin, chocolat, cassoulet, pain d’épices ou savon de Marseille – a une valeur symbolique très importante. « Quand vous avez 900 euros et que vous êtes seule, recevoir un colis offert, c’est comme un petit trésor. » Un geste simple mais qui permet de rompre la solitude et de redonner le sourire.

    Pour les organisateurs, cette quatrième édition marque un tournant. « Cette année, on a voulu un vrai village de Noël », explique Charly Demey, conseiller directeur du CCAS. Ce nouveau dispositif laisse place à un lieu vivant et convivial. « Les colis sont un prétexte pour créer du lien et repérer des situations plus complexes », souligne-t-il. Le site accueillera d’ailleurs prochainement une agence de services sociaux du CCAS, et l’opération pourrait être reconduite sur d’autres lieux l’an prochain.

    Un pari réussi

    Vice-présidente du CCAS de Marseille, l’adjointe au maire Audrey Garino (PCF) l’affirme : l’initiative a tenu toutes ces promesses. « C’est un prétexte à l’échange, un moyen pour nous d’aller vers les personnes et de lutter contre l’isolement », rappelle-t-elle, saluant le travail des équipes mobilisées. Elle souligne également qu’à Marseille, près de 50 000 personnes âgées de plus de 60 ans vivent aujourd’hui sous le seuil de pauvreté. Dans une ville où la précarité touche durement les personnes âgées, cette initiative s’inscrit donc dans une démarche plus large du CCAS. De nouvelles agences doivent d’ailleurs ouvrir prochainement dans les 3e et 15e arrondissements. Autant d’actions pour répondre à une précarité souvent silencieuse et recréer du lien, bien au-delà des fêtes de fin d’année.

  • Les policiers jouent les pères Noël à l’hôpital Saint-Joseph

    Les policiers jouent les pères Noël à l’hôpital Saint-Joseph

    « Merciiiiiiii père Noël ! » Dans les couloirs de l’hôpital Saint-Joseph en cette veille de week-end c’est un peu les festivités avant l’heure. Avec Minnie, Léo le lion policier et le bonhomme Noël, les membres de l’association Partenaires police 13 assurent la distribution de cadeaux aux enfants malades du service pédiatrie.

    « On fait ça chaque année depuis 5 ans, on a fait appel à une collecte nationale avec une autre association parisienne qui s’appelle Fraternité police », explique Cyrille Faure, président fondateur de l’association. L’idée : « Apporter des cœurs dans les yeux des enfants », ajoute-t-il, mais aussi donner une autre image des gardiens de la paix, montrer que derrière l’uniforme, « il y a des papas Noël, des mamans Noël ». Un moment également « solennel, fraternel qui rapproche tout le monde ». Et d’en profiter pour rappeler que « les parents sont là pour éduquer les enfants, nous, on est là pour les protéger ».

    Coiffés d’un bonnet, on retrouve là des personnels du Raid, de la BRI (brigade de recherche et d’intervention), de la Sûreté urbaine ou de la Bac (brigade anti-criminalité) qui se relaient pour remettre les puzzles, jeux de société, poupées et autres petites voitures aux petits malades. Parmi eux, Alain, la cinquantaine, membre de la brigade motocycliste qui insiste sur le côté humain de son métier. Pour lui, « donner de la joie aux enfants cela n’a pas de prix ». Dans une des salles d’attente, Ranya, bout de chou de 3 ans, n’en croit pas ses yeux, ravie. « Franchement c’est très sympa, car ici ce n’est pas très gai », commente sa maman. Au fil des chambres, l’accueil est chaleureux.

    Bouffée d’air frais

    pour les parents aussi

    Depuis son lit à barreau, Soan, 2 ans et demi, qui bataille avec son asthme, n’est pas franchement rassuré mais un check avec Léo le lion le convainc, il finira par un petit sourire. Une bouffée d’air frais pour son papa, « les journées sont interminables, on espère en sortir très bientôt » nous confie-t-il. Plus loin cette petite-fille raconte : « Quand j’ai vu les policiers tous en rond par la fenêtre de la chambre de mon petit frère, j’ai cru qu’il y avait un problème. Il a l’appendicite mon petit frère ». Impressionnée, sa grand-mère envoie : « Eh bien c’est toute la brigade qui s’est déplacée, et pour une fois en douceur ». Alain encaisse la pique : « Vous savez pour nous c’est chaud quand c’est chaud en face ». Un petit tour en néonatologie et il est temps de prendre la pose avec les soignants, tout aussi emballés par la présence des policiers qui promettent évidemment de revenir l’année prochaine.

  • Les Kurdes réclament la justice pour leurs morts

    Les Kurdes réclament la justice pour leurs morts

    « Les commanditaires, on les connaît mais la France se tait », peut-on lire sur une des banderoles déployées ce samedi devant la préfecture des Bouches-du-Rhône, à Marseille. Derrière, des dizaines de membres de la communauté kurde réunis pour commémorer les assassinats de militants à Paris en 2013 et 2022. Le premier visait Sakine Cansiz, cofondatrice du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan), Fidan Dogan, représentante du KNK (Congrès national du Kurdistan) à Paris, et Leyla Saylemez, membre du Mouvement de la jeunesse kurde. Celles-ci ont été tuées le 9 janvier 2013, de plusieurs balles dans la tête par un nationaliste turc, Omer Güney, qui s’était infiltré dans les milieux kurdes. « Pour la première fois dans l’histoire judiciaire de la France, la juge d’instruction écrit noir sur blanc le rôle joué par les services secrets turcs dans ces assassinats », tient à rappeler Salih Azid, président du Centre démocratique kurde de Marseille (CDKM). Atteint d’une maladie du cerveau, l’accusé est décédé peu avant l’ouverture de son procès.

    L’État turc pointé du doigt

    Le cortège, qui a déambulé des Réformés jusqu’à la place Félix-Baret et brandi des drapeaux à l’effigie des morts, a également réclamé justice pour la tuerie visant Evîn Goyî, membre du conseil exécutif du KCK (Union des communautés du Kurdistan), de l’artiste kurde Mir Perwer et de l’activiste Abdurrahman Kizil. Ces derniers ont été tués devant le siège du Conseil démocratique Kurde en France (CDK-F) et du centre culturel kurde Ahmet Kaya à Paris le 23 décembre 2022. Cette attaque est qualifiée de « fusillade raciste » mais pas « d’attentat terroriste », ce que dénonce la communauté kurde. « Je suis persuadée que l’auteur a été manipulé pour tuer des Kurdes. La question est de savoir pourquoi et par qui », glisse Salih Azad. « Je pense que l’État turc y est pour quelque chose », martèle-t-il.

  • Coupe de France : qualification pleinement maîtrisée de l’OM

    Coupe de France : qualification pleinement maîtrisée de l’OM

    Auteur de grandes contre-performances en Coupe de France dans son histoire, l’Olympique de Marseille « version 2025 » n’a cette fois-ci pas tremblé sur la pelouse de Bourg-Péronnas (0-6), pensionnaire de National, dimanche après-midi, lors des 32es de finale de la compétition.

    Le capitaine Leonardo Balerdi a montré la voie à ses coéquipiers dès la huitième minute de jeu, grâce à une tête puissante sur corner. Après vingt premières minutes de jeu pleines de maîtrise, l’OM a baissé en intensité, laissant plus de liberté aux Burgiens. Notamment Sidi Cissé, qui a eu plusieurs occasions de faire la différence face à un Jeffrey De Lange peu sollicité durant la partie.

    Au retour des vestiaires, les Marseillais ont de nouveau clairement contrôlé le cours de la partie, en exploitant pleinement leurs phases de possession du ballon. Le meilleur buteur de la Ligue 1, Mason Greenwood, a permis aux Olympiens d’aborder plus sereinement la dernière demi-heure de jeu en inscrivant le deuxième but de la partie.

    Roberto De Zerbi a ainsi pu faire tourner son effectif, permettant notamment à Facundo Médina de faire son retour après plusieurs mois d’absence dû à une blessure à la cheville. Parmi les entrants, le jeune Tadjidine Mmadi (18 ans) s’est également illustré sur le sixième et dernier but phocéen. Un festival pour finir l’année en beauté.

    BOURG-PERONNAS 0 (0)

    MARSEILLE 6 (1)

    32e de finale – Coupe de France

    Stade Marcel Verchère, à Bourg-en-Bresse (6 000 spectateurs)

    Arbitre : Stéphanie Frappart

    Buts : Balerdi (8’), Greenwood (59’), Højbjerg (64’), Paixão (66’), Nadir (77’), Mmadi (87’) pour Marseille

    BOURG-PERONNAS : Mazuy – Koite (Tankiev, 85’), Lacour (cap), Vitré, Sylla (Magassouba, 74’) – Bodmer, Meyer (Guel, 74’), Slimani (Touray, 62’) – Boumaaoui (Mouaddeb, 85’), Pembélé, Cissé.

    Entraîneur : David Le Frapper

    MARSEILLE : De Lange – Weah (Mmadi, 69’), Pavard (Egan-Riley, 74’), Balerdi (cap), Palmieri – Højbjerg, O’Riley, Gomes (Medina, 62’) – Greenwood (Nadir, 74’), Maupay (Vaz, 62’), Paixão.

    Entraîneur : Roberto De Zerbi