Tag: Marseille

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Isabelle Epaillard

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invitée Isabelle Epaillard

    Rénovation urbaine, copropriétés dégradées, fracture sociale, conditions de vie dans les quartiers populaires…

    À vous la parole ⤵️

  • Le savon La Corvette s’expose à Paris

    Le savon La Corvette s’expose à Paris

    Le MIF Expo de Paris est l’un des plus grands rendez-vous nationaux dédiés à la fabrication française. « Nous avions déjà candidaté sans succès 2 fois, mais ce coup-ci, c’est la bonne. C’est une immense fierté pour les 45 salariés de Marseille qui portent le savoir-faire de cette PME qui va fêter ses 131 ans » annonce avec un grand sourire Guillaume Fiévet président de la Corvette, savonnerie du Midi. À l’Élysée, c’est le cube de 300g extra-pur et olive qui représentera le savoir-faire local.

  • À Marseille, une soirée dédiée à Cuba et ses enjeux contemporains

    À Marseille, une soirée dédiée à Cuba et ses enjeux contemporains

    Lancé en janvier 2025, l’organisme milite pour développer des coopérations solidaires entre la France et Cuba, faire la lumière sur réalité cubaine actuelle et réclamer l’arrêt du blocus imposé à l’île depuis 1960. Ce rendez-vous était aussi l’occasion de diffuser le film documentaire d’Alain Sabatier De la Camargues à la Cienega de Zapata, deux régions qui ont signé, en octobre, un projet de collaboration.

  • Masta Ace voyage en rimes à Marseille avec Marco Polo

    Masta Ace voyage en rimes à Marseille avec Marco Polo

    Après avoir tant apporté au hip-hop depuis 45 ans, quelle heureuse surprise de voir Masta Ace toujours actif. Du mythique Juice crew guidé par le pionnier Marley Marl dont il a été un compagnon de route à la fin des années 1980, jusqu’à l’album intime et adolescent The falling season (2016), un maestro. Avec des rimes dangereusement mélodieuses attestées par les opus Slaughta house et Sittin’ on chrome, lors de son climax dans les « nineties ». Du rap dansant au rap de rue. Des airs qui ont marqué New York et le monde du rap, que le public marseillais aura peut-être l’occasion d’entendre mardi 21 octobre au Molotov. Sur cette scène située à la jonction de la rue d’Aubagne et de Notre-Dame du Mont, Masta Ace se produira aux côtés du rappeur et producteur canadien Marco Polo.

    Boom bap

    Si leurs routes s’étaient croisées sur le son Do it man en 2004, augurant des multiples collaborations, les revoilà 20 ans plus tard à signer Richmond Hill, album dont les « rythmes incisifs rencontrent des paroles encore plus percutantes sur la vie, les classes sociales et la culture », stipule le programme.

    Le Mc made in Brooklynn y délivre ses couplets comme une série d’uppercuts. Toujours asséné dans un calme olympien, un punch qui se boit comme du petit-lait sur les instrus de Marco Polo, « producteur qui honore la tradition du sample avec style, sans s’enliser dans la nostalgie ». Du boom bap dans la tradition du rap new-yorkais, modèle inaliénable depuis des lustres, où la grosse caisse et la caisse claire servent la rime. Pas étonnant que Masta Ace soit un modèle pour plusieurs générations de rappeurs, et même d’un certain Eminem.

    Mardi 21 octobre à partir de 20h30. Entre 19 et 21 euros. www.lemolotov.com

  • Les travailleurs sociaux des Flamants baissent le rideau l’après-midi

    Les travailleurs sociaux des Flamants baissent le rideau l’après-midi

    « Nous avons une assemblée générale [ce mardi]. » Pour Valérie Marque, secrétaire générale de la CGT au conseil départemental, la situation à la Maison départementale de la solidarité (MDS) des Flamants (14e) est loin d’être réglée. En grève pour dénoncer la pression d’un réseau de narcotrafic tout puissant sur les salariés de la structure, les travailleurs sociaux ont été reçus en délégation, mercredi, à la préfecture.

    « Lors des échanges, nous avons partagé le même constat, c’est un renversement de la République où c’est nous qui nous adaptons au trafic », résume la responsable syndicale, pour qui « seule la présence policière peut changer les choses ». Mais, comme « tous les services publics, la police manque de moyens », regrette-t-elle.

    Parce qu’ils estiment impensable d’abandonner les habitants, le travail a repris ce lundi 20 octobre, mais « cela reste fragile », prévient Valérie Marque. Désormais, des camions de police et de CRS sont positionnés le matin, doublés avec des patrouilles dans la cité. Mais les chicanes sont de nouveau installées par les dealers dès leur départ, assure la responsable CGT, alors « à midi, on s’en va pour investir tout l’après-midi un local à Arenc », explique-t-elle. Des panneaux devraient être installés à destination du public, « on a également demandé à ce que tous les partenaires soient informés », complète Valérie Marque, inquiète de perdre un peu les habitants des Flamants.

  • Revaloriser les retraites reste une exigence de la CGT

    Revaloriser les retraites reste une exigence de la CGT

    Cette année, pour 13,8 millions des 17 millions de retraités, il n’y aura aucune évolution de la valeur du point de service de l’Agirc-Arrco. « La faute à la suspension de la réforme », selon le Medef, qui dénonce « un manque de marge de manœuvre ».

    « La bonne santé financière du régime » permet au contraire « la prise en compte de l’inflation et un rattrapage d’au moins 10% pour compenser les sous-indexation des dernières années », revendique l’UCR CGT.

    Vers une journée nationale le 6 novembre

    Le nouveau coup de massue porté au pouvoir d’achat des retraités a amené le groupe des neuf organisations syndicales à se réunir, en urgence, pour construire une riposte à la hauteur de l’attaque. Et parce que la lutte pour des retraites dignes doit aussi devenir celle des actifs, L’UCR, avec L’Union générale des ingénieurs, cadres et techniciens (Ugict) et la Fédération des travailleurs de la métallurgie (FTM) « s’orientent vers une journée de mobilisation nationale le 6 novembre », indique Josette Biancheri, secrétaire de l’USR CGT 13.

    Le G8, intersyndicale des retraités du département, se réunit ce mardi pour décider des modalités des actions à mener. « Cette décision est hallucinante, réagit la militante syndicale, alors que les retraités s’enfoncent dans la misère, n’arrivent plus à se soigner, 101,7 milliards d’euros de réserve, ce n’est pas encore assez pour le patronat et le gouvernement pour répondre à notre demande ? »

  • Au Mucem, Don Quichotte extravagant et crépusculaire

    Au Mucem, Don Quichotte extravagant et crépusculaire

    Finement imaginée par deux responsables scientifiques du Mucem, Aude Fanlo et Helia Paukner, cette exposition requiert un singulier alliage de vigilance et de fantaisie. Sans souci de hiérarchie, elles ont réuni plus de 200 pièces : des farces, des turbulences et des pirouettes, une abondante iconographie à la fois « élitiste » et « populaire ». Des citations de Michel Foucault, Salman Rushdie et Monique Wittig sont juxtaposées avec des éditions originales du XVIIe siècle. En dérapage contrôlé, des coupures de presse, des photos de carnaval, un jeu vidéo et une vignette publicitaire de Tricosteril cohabitent avec des gravures de Dürer et Velasquez.

    Cette déferlante rencontra ses rebondissements, le récit de Miguel de Cervantès fut un best-seller, traduit en plusieurs langues. Sa tragicomédie et ses causes perdues furent interprétées et piratées, avec ironie, démesure et passion, par des gens de théâtre et des militants, ou bien par des incontournables comme Daumier, Gustave Doré, Picasso, Dali, Julio Gonzalès et Gérard Garouste. À côté de ces figures attendues, on découvrira les enluminures d’un « artiste brut », Reinhold Metz, autrefois repéré par Dubuffet et Thévoz.

    Un avenir brutal

    ou bien la mélancolie ?

    Une place de choix est accordée au performer Abraham Poincheval. On aperçoit, relatée par un film de Matthieu Verdeil, son errance parmi les éoliennes et les terrains vagues de la Bretagne, ainsi que la transformation de son armure d’hidalgo : sa doublure intègre sur la photo de cet article les algues, les coquillages et les feuillages d’un paysage marin.

    La démarche de Poincheval pose la question de l’héritage de Don Quichotte, entamé par les sombres connotations du XXe siècle : peut-on encore croire, comme l’écrit affectueusement Erri de Luca, que « Quichotte est tout le temps par terre, mais qu’il se relève et qu’il reste invaincu » ?

    Puisque cette exposition à la fois savoureuse et complexe est visible jusqu’au 30 mars, on conseillera de visiter deux ou trois fois le rez-de-chaussée du Mucem : le temps pour revoir l’effrayante tentative filmique d’Orson Welles qui campe le chevalier à la triste figure au milieu de processions de pénitents cagoulés issus du franquisme. Par « sauts et gambades », on pratiquera une révision libre, grâce aux multiples entrées de son catalogue (Gallimard, 264 pages, 130 illustrations). Dans la programmation du Mucem, on signalera la journée du 28 janvier, pour laquelle Roger Chartier et William Marx sont pressentis.

  • Méditerranéennes engagées devant et derrière l’objectif

    Méditerranéennes engagées devant et derrière l’objectif

    À l’occasion de ses 20 ans, Films femmes Méditerranée a choisi comme invitée d’honneur Anna Mouglalis. « Une actrice singulière, libre, engagée, avec une voix qui dérange, transforme », résume la présidente de ce festival, Marcelle Callier. « Elle sera présente à Marseille pour célébrer avec nous les valeurs d’inclusion, de partage, de sonorité qui nous animent », évoquent les organisateurs à propos de cette femme de cinéma dont l’engagement dépasse l’écran, comme a pu le prouver, au printemps dernier, son audition par les députés lors d’une commission d’enquête autour des violences sexuelles dans le monde de la culture.

    « Elle a souhaité intervenir publiquement », souligne Valérie Boudoire, coordinatrice de la programmation, qui s’étendra du 7 au 14 novembre. « Il est temps de renouveler les formes de représentations et de récits, une démarche au cœur de notre réflexion », explique-t-elle. Illustration dès le film d’ouverture à l’Artplexe avec Promis le ciel. « Le premier long-métrage de fiction d’Erige Sehiri, dans lequel elle dresse le portrait de trois femmes originaires d’Afrique subsaharienne, en quête d’une seconde chance à Tunis. Cette réalisatrice tunisienne rend visible les invisibles. »

    Dix-huit pays représentés par 44 films

    Parmi les « 44 films, dont six avant-premières, représentant 18 pays », situe la déléguée générale du festival, Camilla Trombi, un « focus » autour de la Grèce avec une section dédiée à la « pionnière » Frieda Liappa (1948-94) aux Variétés. « Elle s’est élevée contre la dictature des colonels », complète Marcelle Callier, au sujet de cette réalisatrice « d’œuvres majeures comme Je me souviens de toi, toujours sur le départ ». La création actuelle sera aussi mise en lumière avec l’avant-première de Gorgona, le 13 novembre à la Baleine, dans lequel Evi Kalogiropoulou « offre une relecture contemporaine du mythe de Gorgone ». La réalisatrice libanaise Dima El-Horr viendra, elle, présenter And the fish Fly above our heads, drame qui témoigne d’un pays en ruines et de la « désillusion » d’habitants de Beyrouth portant « le poids de leur mélancolie, peuplée des fantômes de la guerre civile ». Autant de films des deux rives de la Méditerranée, auxquels Marseille ne fait pas exception avec la projection de Roikin 3, issu des ateliers du collectif Film flamme du Polygone étoilé. « L’histoire d’un minot qui prend la tangente, alors que ses éducatrices s’interrogent sur leur rôle et son avenir. Une errance géographique parcourue de poésie », décrit Valérie Boudoire.

  • Biomim’expo 2025 explore l’innovation inspirée du vivant

    Biomim’expo 2025 explore l’innovation inspirée du vivant

    Après Paris en 2024, c’est une première dans la cité phocéenne. Cet événement, à la fois salon et showroom, explore le vivant comme source d’inspiration pour l’innovation, la transition écologique, l’adaptation au changement climatique et la restauration de la biodiversité.

    Avec 130 exposants et 80 intervenants, le Biomim’expo s’adresse à un large public : chercheurs, scientifiques, équipes en recherche & développement, dirigeants, managers, représentants d’organismes publics, économistes, sociologues, universitaires et étudiants.

    Agriculture, biomimétisme, climat, eau ou encore intelligence artificielle font partie des thèmes abordés tout au long de la journée. Natural Solution, entreprise marseillaise, participera à une conférence-débat sur le rôle de l’intelligence artificielle (IA) dans la préservation de la biodiversité. « Notre ambition, c’est de donner aux écologues des outils d’IA qui parlent leur langue et respectent la nature », explique Olivier Rovellotti, directeur général de Natural Solution et fondateur du projet nommé All Life Intelligence (ALI). Il poursuit : « Concrètement, ALI repose sur des agents intelligents capables d’analyser automatiquement des rapports écologiques, de cartographier des habitats ou de générer des recommandations de restauration. »

    Pour la première fois, la question d’une mode durable s’invite au salon. Un défilé est proposé par Biomim’expo pour stimuler la réflexion et la créativité autour d’une mode plus résiliente et régénérative, avec la nature comme directrice artistique.

    La science invite la mode

    Longtemps centrée sur le modèle de la fast fashion, l’industrie de la mode commence à repenser ses méthodes de conception et de production. En juin dernier, Marseille a accueilli la slow fashion week, semaine de la mode responsable et engagée. Une initiative du collectif Baga. Le thème central : le kimono, décliné en cinq concepts, vernaculaire, symbiotique, circulaire, bio-architecturé multifonctionnel et vivant non humain.

    « à ce jour, 12 kimonos venus d’un peu partout en France nous sont parvenus. Ce n’est pas juste un défilé, mais un parcours réflexif sur ce que la nature nous apprend », relate Jocelyn Meire, membre du comité du pilotage du défilé, fondateur de FASK et président du syndicat Mode in Sud.

    Le 28 octobre au Palais du Pharo. Programme sur le site biomimexpo.com

  • Un référé pour la carrière antique de la Corderie

    Un référé pour la carrière antique de la Corderie

    Louis Alesandrini, président de l’association ART 13, a plaidé, lundi, en l’absence de son avocat pour demander au tribunal administratif l’arrêt en urgence des travaux en cours de requalification du jardin municipal Saint-Nicolas, présumant leur impact sur la conservation des vestiges antiques réensevelis au printemps.

    « Les travaux d’aménagement du jardin vont rajouter de l’eau qui va descendre par percolation et dégrader les vestiges. L’exhaussement de 4 m de terre n’était déjà pas autorisé au PLUi. Le mur de l’immeuble de la résidence des Loges fait barrage à l’eau et ils ont rajouté en avril une bâche en plastique », a-t-il expliqué tout en pointant la caducité du permis initial. « La ville s’était engagée à valoriser ce site historique, mais sa visibilité est réduite à un bloc abrité sous quelques bouts de bois posé à la va-vite. On est loin de la promesse d’une ombrière de 160m2. Le plus vieux monument de Marseille est en train de pourrir car ils étaient tous pressés de l’enfouir. »

    Des cadres municipaux sont venus réfuter cette analyse. « Aucun élément n’est produit sur un éventuel risque qu’aurait ce projet sur la conservation du monument, a dit une directrice de l’urbanisme. La commune produit des avis favorables de la Métropole sur la gestion des eaux pluviales. Tout a été pensé avec les Affaires culturelles (DRAC) et l’Architecte des bâtiments de France pour conserver et valoriser ce site. » De son côté, le directeur de la construction a souligné que « l’impluvium [système de captage des eaux de pluie] est total sur le jardin public. On ne rejette pas d’eau de pluie. La terre absorbe, le sol fait son œuvre. C’est un jardin fermé depuis trop longtemps. C’est sa vocation de service public d’y accueillir les enfants et leurs parents ». Délibéré mercredi.