Tag: Marseille

  • Un accueil de jour public pour les sans-abri à Marseille

    Un accueil de jour public pour les sans-abri à Marseille

    Installé dans les locaux des anciens ateliers Lieutaud, l’espace convivial au numéro 41 du cours éponyme, est déjà une adresse qui compte. À peine ouverte, mardi 24 février dans la matinée, que déjà un homme passait la porte pour se poser devant un café, « informé par les maraudes du Samu social » de l’existence de ce nouveau lieu.

    Franchi le seuil de ces quelque 100 m² rénovés, on oublie presque qu’on est sur une des artères les plus bruyantes du centre. Les doubles vitrages font le job et le hall donne sur un grand salon dont les lumières tamisées réchauffent les ocres des murs. Un grand écran, un coin ordinateur, deux canapés et des petites tables complètent le décor pour une ambiance cosy. L’ADJ propose également 24 casiers équipés de prise électrique, de toilettes, d’une douche PMR, d’un lave-linge, d’un sèche-linge, d’une tisanerie et deux pièces réservées à la permanence en soins infirmiers et aux entretiens sociaux pour la confidentialité. « On a prévu une jauge de 25 personnes pour que cela reste confortable, mais on s’adaptera aux besoins », annonce Lauriane Staphorst, directrice de l’innovation sociale et de la coopération.

    Une équipe de six agents visiblement très motivée est chargée d’animer l’ADJ de 9h à 16h30 du lundi au vendredi. « Des postes ouverts et pilotés par la fonction publique ? J’ai immédiatement postulé », confie un travailleur social venu du secteur associatif. Les personnes en grande précarité trouveront une aide à leurs démarches administratives. « Quand une personne sur deux à la rue ne dispose d’aucune ressource, le fil rouge des politiques sociales de la Ville, c’est l’accès aux droits », rappelle Audrey Garino, adjointe au maire déléguée à la Solidarité.

    La dernière Nuit de la solidarité avait encore renforcé le constat d’une carence nationale : au-delà des places défaillantes dédiées à l’hébergement d’urgence, les grandes villes et leur hypercentre manquent de lieux de répit. Une demande forte des personnes sans domicile à laquelle la Ville de Marseille a souhaité répondre en investissant 300 000 euros dans l’ouverture de ce centre pour « la mise aux normes d’hygiène et de sécurité et accueillir ce public dans un lieu propice à l’amélioration de leur condition de vie », explique l’élue communiste.

    « Il fallait avancer »

    L’État qui avait un peu fait dégringoler le nombre de places d’hébergement d’urgence restructure sa lutte contre le sans-abrisme. Les services de la préfecture ont lancé ce vendredi 20 février un appel à marché public dédié aux nuitées hôtelières. L’objectif est de mobiliser un parc de chambres d’hôtel sur l’ensemble de la région Paca pour assurer la mise à l’abri des personnes sans domicile, tout en offrant des garanties sécurisées aux professionnels. Une solution pourtant décriée par les associatifs qui déplorent un système exploité par des hôteliers peu scrupuleux.

    Marseille fait le choix d’accueillir et de bien accueillir. Déjà onze équipements dédiés au public sans-abri, dont les bains douches municipaux et la nouvelle UHU, ont été ouverts depuis le début du mandat. C’est le premier en gestion municipale. Une politique volontariste « qui n’en est qu’à ses débuts, précise Audrey Garino. L’errance appelle des réponses, le défaut de prise en charge dans la journée en est un. Mais le temps des services publics étant plus long que celui des associations. Il fallait avancer ».

    Entre la Porte d’Aix et la gare Saint-Charles, un nouveau projet social cofinancé avec l’État prend forme sur l’îlot Coco Velten, racheté par Marseille Habitat, le bailleur social de la Ville. D’ici quelques mois, 14 logements sociaux, 80 logements d’hébergement et d’insertion, un accueil de jour dédié aux femmes et une cantine solidaire y ouvriront leurs portes.

  • Le quartier ultra sécurisé de Luynes est sur les rails

    Le quartier ultra sécurisé de Luynes est sur les rails

    Annoncée par le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, dans le cadre de la loi de juin 2025 « visant à sortir la France du piège du narcotrafic », la création du Quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO), au sein de la maison d’arrêt de Luynes 2, va entrer dans l’opérationnel à partir de mi-avril pour une ouverture programmée au troisième trimestre 2026.

    La consultation des entreprises est lancée depuis lundi et se poursuivra jusqu’à la mi-mars, pour aménager le 3e QLCO de France après celui de Vendin-le Vieil (Pas-de-Calais) avec 100 places ouvert en juillet et celui de Condé-sur-Sarthe (Orne) avec 40 places ouvert en octobre. à terme, c’est un maillage national de six quartiers ultra sécurisés qui est prévu avec Valence (Drôme), Réau (Seine et Marne) et Saint-Laurent-du-Maroni (Guyane).

    La durée prévisionnelle du marché est estimée à 14 semaines, dont 4 semaines de préparation. Les travaux, de plusieurs millions d’euros, programmés d’avril à août, visent à adapter le bâti existant, le centre national d’évaluation qui est déplacé, la maison d’arrêt n°2, les parloirs, l’unité de consultation et de soins ambulatoires (UCSA), ainsi que les espaces extérieurs à des conditions de détention complètement étanches.

    Le QLCO de Luynes 2 comptera 30 places d’encellulement individuel, en régime de quasi-isolement sensoriel. Le bâtiment dédié comprendra 15 cellules au rez-de-chaussée et 15 au premier étage, ainsi que 2 en quartier disciplinaire. Il s’agit de déplacer 170 détenus en détention classique pour adapter le bâtiment en transformant les cellules existantes en « 30 cellules durcies » pour y recevoir « un public plus violent », à savoir des figures du narcobanditisme, des chefs de réseau qui ne devront jamais pouvoir communiquer entre eux, ni avec l’extérieur, hormis le parloir avocat, derrière un hygiaphone.

    Les entreprises candidates sont prévenues que « le dossier est suivi par notre administration centrale et par le cabinet du garde des Sceaux », avec une exigence de respect du planning. Les travaux, qui se dérouleront en site occupé, visent à créer un bâtiment totalement étanche, dont l’accès est équipé d’un portique à ondes millimétriques (scanner corporel) et d’un portique de détection classique. Même le chantier doit être étanche. Les oliviers des deux cours de promenade seront retirés et transplantés ailleurs dans l’établissement afin de dégager l’espace pour la surveillance. Des dalles de béton seront coulées dans ses cours. Filins anti-drones, grilles et bardages de protection doivent empêcher tout contact visuel et toute projection depuis l’extérieur.

    Il faudra aussi desceller les fenêtres existantes et les remplacer par des fenêtres à double grillage avec vitrage anti-effraction. Des portes à crémaillère de 90 kg, indégondables, seront posées, équipées d’un œilleton sécurisé et d’une trappe « passe-menotte ». Pour la sécurité des surveillants, un système permet de moduler l’ouverture et la fermeture de la porte suivant quatre crans « pour repousser le détenu en cellule ». Le mobilier est fixé (lit métallique, tablette, tabouret, étagère) et indémontable. Les vis sont inviolables et indéboulonnables.

    Ces quartiers d’exception sont qualifiés de « tombeaux » par l’Observatoire international des prisons. La vingtaine d’agents pénitentiaires aguerris choisis pour y exercer exigent une anonymisation renforcée vis-à-vis des détenus pour empêcher toute pression extérieure. Avant d’ouvrir, le QLCO de Luynes subira une phase de « marche à blanc », sans détenus, pour tester les dispositifs sécuritaires, notamment de brouillage d’ondes, dans cette cocotte-minute carcérale.

    L’ambiance pénitentiaire à Aix-Luynes reste marquée, en ce début d’année, par la grave agression de trois surveillants commise le 9 janvier par un détenu de 23 ans, avec un ciseau.

  • [Entretien] Patrick Amico : « La lutte contre l’habitat indigne doit se poursuivre »

    [Entretien] Patrick Amico : « La lutte contre l’habitat indigne doit se poursuivre »

    La Marseillaise : Quel bilan tirez-vous de l’action du Printemps marseillais sur le logement ?

    Patrick Amico : Extrêmement positif. La situation était catastrophique après la rue d’Aubagne, il a fallu qu’on fasse le tri parmi les permis de construire. À partir de 2023, on s’est retrouvé en situation où on était menacé de carence [en matière de logement social] au titre de la loi SRU. Et avec tout le travail que l’on a effectué sur l’habitat indigne avec la création d’une direction passée de 4 à 130 personnes, le travail fait depuis 2023 avec Éric Méry [adjoint à l’urbanisme (Mad Mars)] sur les problématiques de relance, on est arrivé à dépasser les objectifs donnés par l’État. Avec le meilleur score en 2025 de création de logements sociaux depuis la création de la métropole. Notre bilan est reconnu par la profession, cela aussi bien fonctionné avec la métropole, malgré l’antagonisme politique, et avec l’État.

    Comment voyez-vous la suite ?

    P.A. : La lutte contre l’habitat indigne va prendre des décennies, elle est d’une complexité effarante, mais nécessaire. Ce que je souhaite, c’est que la majorité à laquelle j’appartiens continue à suivre politiquement les mêmes choses et valorise le travail fait. La tâche est immense au niveau municipal et métropolitain. Et c’est là tout l’enjeu avec cette loi PLM.

    Souhaiteriez-vous continuer à porter ce sujet au sein de la future municipalité ?

    P.A. : Si le maire me le demande, oui, ce sera avec grand plaisir. Sur certains dossiers, on travaille depuis 2022, je connais tous les rouages de cette problématique. Je représente aussi la composante GRS avec Sophie Camard, le souhait a toujours été de faire en sorte qu’elle fasse partie de la majorité et soutienne pleinement l’action du maire.

  • Le Medef Sud veut une « co-gouvernance » avec les maires

    Le Medef Sud veut une « co-gouvernance » avec les maires

    Après la cogestion, la co-gouvernance ? C’est l’idée que met sur la table, ce mardi matin à Marseille, le patron des patrons de la région, Stéphane Benhamou. Ce dernier appelle à « offrir une place privilégiée aux entrepreneurs dans les débats » en vue des élections municipales et, surtout, qu’ils pèsent dans les communes, après le scrutin. « Il faut construire un arbre de décision et que les entrepreneurs aient toute leur place dans la construction de celui-ci », développe le président du Medef Sud.

    Avant de prendre un exemple concret : « La restructuration du commerce des centres-villes doit être coconstruit par les élus de proximités et les représentants des entreprises. » Puis de marteler : « Les maires se doivent de travailler avec les entreprises, ne pas le faire est une faute. » Une référence notamment à la position de Benoît Payan, maire (DVG) de Marseille et candidat à sa succession, qui refuse ce principe de co-gouvernance, mais se dit « prêt à écouter les doléances ».

    Du reste, le patron appelle à ce que « les entrepreneurs s’engagent en politique », du moment qu’ils ne représentent pas une organisation territoriale patronale, à l’instar de la sienne, en même temps. Auquel cas, il enjoint les concernés à « au moins se retirer temporairement jusqu’à la fin des élections ». Référence cette fois à la présence de Corinne Innesti, présidente de la CPME 13, sur la liste de Martine Vassal (DVD) pour la mairie de Marseille, qui avait justement annoncé se mettre en retrait de ses fonctions.

  • Des citoyens appellent à l’union à gauche à Marseille

    Des citoyens appellent à l’union à gauche à Marseille

    Des similitudes dans les programmes qui donnent de l’espoir pour une union à gauche… Pour le groupe citoyen « Faisons Front Commun », créée en juin et qui rassemble notamment les associations des Hirondelles, des amis du programme du Printemps marseillais, Réinventer la gauche, les collectifs du Nouveau front populaire, ou encore la Réserve citoyenne, rien n’est perdu.

    « La seule alternative politique de lutte contre l’extrême droite, c’est une gauche unie dans sa totalité, dans le respect de ses composantes, sur la base d’un projet résolument de gauche, construit avec le monde associatif, syndical et avec l’expertise du monde universitaire », pose Alexandre Jurado, membre du conseil d’administration de Faisons front commun.

    Une convergence « nette »

    Après un comparatif minutieux entre les propositions insoumises et du Printemps marseillais, de l’école aux questions sanitaires et sociales en passant par le logement, les transports ou la culture, « la convergence est nette », assène un autre adhérent, José Rose, sans nier des « divergences, mais qui ne sont pas rédhibitoires ».

    Avec une grande mobilisation, ce dimanche 1er mars à 11h sur le Vieux-Port, « ce que nous voulons faire, c’est préparer la discussion du second tour », explique Hélène Goldet, membre du CA. Si, au soir du premier, il s’agira forcément de négociations d’appareil, estime-t-elle, « nous devons avoir ce débat avant ». Pour elle, Marseille est majoritairement de gauche et ces municipales auraient pu être le moment de l’emporter dès le 1er tour, mais cette occasion ratée ne doit pas empêcher d’être « responsable » au second.

    Au sein de l’association, le résultat des sondages avec un RN potentiellement en tête, en cas de quadrangulaire, inquiète. « Il s’agit de redonner de l’espoir quand une partie de l’électorat en a marre de la guerre des gauches et de cette campagne de bas niveau », ajoute Pauline Delage (Ensemble !), adjointe à la maire d’arrondissement des 6-8.

  • Un sondage donne le RN en tête du second tour à Marseille

    Un sondage donne le RN en tête du second tour à Marseille

    L’extrême droite a-t-elle encore un plafond de verre ? Une enquête d’opinion réalisée par OpinionWay pour les médias de la sphère Bolloré CNews, Europe 1 et le Journal du dimanche donne, pour la première fois, le candidat du RN Franck Allisio vainqueur au second tour des municipales à Marseille, dans l’hypothèse d’une quadrangulaire, au coude à coude cependant avec le maire sortant (DVG) Benoît Payan.

    Ce sondage, sur la base de 735 personnes sondées entre le 16 et le 23 février ayant la certitude d’aller voter, donne les deux premiers candidats, Benoît Payan et Franck Allisio, à égalité au premier tour avec 34% des suffrages. Le maire sortant obtiendrait trois points de plus que dans l’enquête d’opinion Elabe pour La Provence et BFMTV publiée le 18 février, le député RN de Marignane bondirait quant à lui de cinq points. La candidate de la droite et du centre, Martine Vassal ,est quant à elle sondée à 14%, un effondrement de sept points dans un contexte marqué par sa sortie de route lors du débat organisé par BFMTV, le 19 février, où elle a énuméré la devise pétainiste à l’antenne. Elle fait jeu égal avec le député LFI Sébastien Delogu (+2 points). Malgré son retrait annoncé le 18 février, Victor Hugo Espinosa (Écologie au centre) est sondé à 2%, autant que l’ex-directeur des relations internationales au Département, Erwan Davoux (DVD). Rémy Bazzali (LO) ferait moins de 1%.

    Unir les voix de gauche

    Avec quatre personnes passant la barre des 10% se profile une fois de plus la possibilité d’une quadrangulaire. Or, pour la première fois, le candidat RN en sortirait vainqueur avec 37% des suffrages, devant Benoît Payan (36%). Martine Vassal conserverait 14% des voix, Sébastien Delogu, 13%. En cas de retrait des insoumis, c’est cependant bien le maire sortant qui l’emporterait haut la main, crédité de 47% d’intentions de votes, loin devant Franck Allisio (38%) et Martine Vassal (15%).

    Face à cette rupture dans les pronostics sondagiers, le Printemps marseillais a appelé une fois de plus au rassemblement des électeurs de gauche par communiqué de presse. « Les aventures personnelles et les tentatives de divisions, notamment à gauche, font le jeu des extrêmes, réitère la majorité sortante. Face au risque réel de voir l’extrême droite raciste diriger notre ville, Marseille ne peut pas se permettre les divisions. » Une ligne tenue depuis le mois de janvier. « Tous les Marseillais d’où qu’ils viennent, attachés aux valeurs de notre ville et au vivre-ensemble doivent se mobiliser pour Marseille dès le premier tour autour de Benoît Payan », répète donc, encore une fois, le Printemps marseillais.

    « Décalage des sondages »

    « Les sondages se sont toujours trompés pour Marseille », élude le directeur de campagne de Sébastien Delogu, Hedi Bounouar. Mais, après les scores élevés du RN lors des derniers scrutins, il reconnaît : « On peut avoir des désaccords très profonds à gauche, l’adversaire fondamental, c’est l’extrême droite. S’il y a un risque, il faudra se réunir à gauche. » En rejetant la responsabilité sur le candidat qui, à gauche, sortira en tête. « Nous serons présents d’une manière ou d’une autre au second tour », annonce-t-il.

    En chute libre, la droite est plus circonspecte sur un sondage qui varie énormément des précédentes enquêtes d’opinion. « Lors des régionales, la dynamique était sans cesse contre, chaque sondage était pire que le précédent, rappelle le porte-parole de Martine Vassal, Romain Simmarano. Avoir vécu une telle expérience de décalage entre les sondages et la réalité des urnes permet d’avoir beaucoup de distance. » Alors que la campagne va entrer dans sa dernière ligne droite, il reste convaincu que la droite réussira à faire entendre ses propositions. « Tant pis s’il y a un cloud de polémiques, de disputes, de scandales : on n’est pas dans le cloud, on est les pieds sur terre », assure-t-il.

  • Menaces de mort taguées sur le local de Martine Vassal

    Menaces de mort taguées sur le local de Martine Vassal

    Une plainte a été déposée, ce mardi matin, après la découverte de tags « à mort Martine Vassal » sur la devanture de la permanence de campagne de la candidate de la droite et du centre, à Marseille. Des menaces qu’elle a immédiatement dénoncées, déplorant que « l’ultra-gauche, avec qui M. Payan s’affiche sans gêne, m’a mis une cible dans le dos. » Le président (Ren.) de Région s’est empressé de lui apporter son soutien, ciblant plus prudemment « de dangereux activistes » qui « essaient de faire taire la seule candidate de rassemblement des Marseillais qui veulent sauver la ville ».

    « La violence, la menace et l’injure ne sont pas des méthodes politiques », déclare de son côté le maire (DVG) Benoît Payan, qui « dénonce avec la plus grande fermeté ce message intolérable à l’encontre de Martine Vassal ». Un « double discours » pour la présidente (DVD) de la Métropole.

    Dans l’après-midi, elle a lu une déclaration face à la presse. Elle dénonce « un lynchage médiatique » après avoir repris la devise pétainiste. « Il a suffi que je prononce une formule malheureuse lors d’un débat télévisé pour que mes adversaires se déchaînent avec une violence inouïe, déplore-t-elle. Oui, mon expression était maladroite, oui je m’en suis expliquée. » Après ces menaces, une « escalade d’agressions et d’intimidations », elle assume : « Oui, j’accuse l’extrême gauche, oui j’accuse Benoît Payan qui a fait le parallèle entre une maladresse et un homme qui a déporté des homosexuels, des enfants et des juifs [Philippe Pétain, Ndlr.]. » Écartant la possibilité d’une victoire du RN, elle donne rendez-vous au prochain débat télévisé, le 9 mars.

  • Les chantiers marseillais durant le stage à Marbella

    Les chantiers marseillais durant le stage à Marbella

    De Brest à Marbella, il n’y a qu’un seul pas. Après sa défaite en Bretagne vendredi, l’Olympique de Marseille est rentré au bercail avant de s’envoler pour l’Andalousie. Un stage dit « de cohésion » se tient tout au long de la semaine. De lundi à ce vendredi, les Olympiens effectuent un travail global pour se remettre d’aplomb alors que la période de crise s’éternise à la Commanderie.

    Plusieurs chantiers vont occuper les Marseillais, ces prochains jours. Parmi eux : la défense. Encore une fois, elle a été problématique face au Stade Brestois avec de gros oublis et des occasions créées facilement par les locaux. L’objectif est de retrouver de la solidarité, de l’entraide et amener une plus grande rigueur pour arrêter de se faire peur constamment. Une sérénité trop absente ces derniers temps, qui profite aux adversaires. Habib Beye va devoir se choisir une charnière. Aguerd et Pavard sont en dedans, Balerdi revient désormais de suspension et quid de CJ Egan-Riley ? L’Anglais n’a été que peu utilisé par Roberto De Zerbi, voyons si le nouvel entraîneur en place va lui donner sa confiance.

    Les incertitudes sont aussi fortes autour du milieu de terrain, puisque les possibilités sont nombreuses. Relancé à Brest, Vermeeren n’a pas vraiment convaincu. Timber apporte son envie, mais son jeu est encore rempli de déchets. Pierre-Emile Hojbjerg, promu capitaine, sera suspendu la semaine prochaine, en Coupe de France, contre Toulouse. Reste donc à voir à quoi ressemblera l’organisation sans lui.

    Lyon dans le viseur

    Habib Beye a répété depuis son arrivée qu’il avait écouté le staff en place pour préparer Brest, afin de ne pas trop bousculer les principes de jeu appris par les joueurs cette saison. Mais, maintenant, place au travail, avec cette semaine au calme, sous le soleil andalou. C’est désormais à lui d’apporter sa patte et de développer un projet de jeu cohérent. Car l’objectif est clair : gagner vite pour se redresser et finir la saison le plus haut possible. La pression est déjà forte sur ses épaules, alors que l’ancien international sénégalais vient tout juste de poser ses valises à l’OM.

    Le groupe doit aussi retrouver de la cohésion, véritable but de ce stage. Passer du temps ensemble, à l’image des « ritiros » de la saison dernière, en Italie notamment, qui avait été bénéfique pour l’effectif. Des liens s’étaient tissés entre les joueurs, mais aussi avec le staff. Amener du plaisir finalement, car, depuis quelques mois, cela ne transpire plus lorsque l’on voit l’Olympique de Marseille jouer. Les réseaux sociaux ont parfois de mauvais côtés, mais les fans reprochent un manque de combativité – assez légitime – de leur équipe depuis début 2026. Moins d’envie et moins de hargne, globalement.

    La finalité de ce stage est bien de se préparer au mieux pour la réception de l’OL. Dimanche soir, au Vélodrome, Marseille y verra plus clair pour la suite de sa saison en L1. Une victoire et ils se retrouveraient à deux points des Lyonnais. Une défaite, par contre, éliminerait presque toutes les chances de podium. Une semaine plus que cruciale pour les Olympiens.

    Première historique pour Les Marseillaises

    « Un acte fondateur à vivre. Une première symbolique à partager. Un moment d’histoire à écrire. » L’annonce a été faite tôt dans la matinée de lundi. Pour la toute première fois depuis la création de sa section féminine, l’OM jouera un match au stade Vélodrome. Cette rencontre d’Arkema Première Ligue face à Montpellier se déroulera dans l’antre du boulevard Michelet, le samedi 28 mars prochain, à partir de 18h30.

    L’accès à ce match sera totalement gratuit. Il suffit, dès à présent, de s’inscrire sur le site om.fr pour obtenir sa place pour ce OM-MHSC. Les Marseillaises réussiront-elles à battre le record des Nantaises, 15 décembre 2025, à la Beaujoire (17 000 spectateurs) ? Réponse dans un mois.

  • [Théâtre jeunesse] « Cyrano » pointe le bout de son nez au Badaboum

    [Théâtre jeunesse] « Cyrano » pointe le bout de son nez au Badaboum

    Attirée par des « personnages qui ne sont pas tout à fait adaptés au monde qui les entoure », Anne-Claude Goustiaux s’empare de la figure de Cyrano de Bergerac. « Si l’on dresse son portrait, on peut dire qu’il est agile et élégant, manie l’épée comme personne. Poète, il n’a pas son égal pour faire jouer les mots. Il est aussi honnête, courageux, sensible, malin, drôle, pudique. Mais en vérité, c’est de son nez que l’on parlera en premier », rappelle dans sa note d’intention celle qui le met en scène à partir du mardi 24 février au Badaboum Théâtre. Un « pic », un « cap » et même une « péninsule », moteur comique, qui plus est pour le jeune public, au cours d’un spectacle d’une cinquantaine de minutes accessible dès l’âge de 5 ans.

    Triangle sentimental

    Les thèmes de la beauté intellectuelle et morale ainsi que de l’injustice sont ainsi abordés dans cette pièce, fidèle au triangle sentimental et au point de départ écrit en 1897 par Edmond Rostand : Cyrano, incarné par Frédéric Schulz-Richard, a rendez-vous avec Roxanne (Anne Naudon) dont il est secrètement épris. Prêt à lui déclarer sa flamme, il déchante en apprenant que sa dulcinée a jeté son dévolu sur Christian (Fabien Hintenoch), « un beau cadet qui va entrer dans le régiment de Cyrano et lui demande de le protéger ».

    Les 24, 25, 26, 27 février, 3, 4 et 7 mars à 14h30. Le 3 et le 6 mars à 10h. Entre 5 et 9 euros

  • Une association toujours engagée pour les Ukrainiens à Auriol

    Une association toujours engagée pour les Ukrainiens à Auriol

    Ce rassemblement à l’occasion des 4 ans de l’invasion russe en Ukraine, en présence de diverses structures, sera ponctué de discours rappelant la situation des civils, qui s’aggrave face aux coupures de courant constantes et au manque de chauffage. « Une grande partie de la diaspora ukrainienne de Marseille sera présente », explique Marc Castelli, président du collectif Solidarité Ukraine Auriol.

    La situation est d’autant plus alarmante qu’aujourd’hui, « l’Ukraine a perdu plus de la moitié de sa capacité de production d’énergie et 80% du pays a été touché par des coupures de courant. Cette situation s’inscrit dans un contexte hivernal où les températures sont descendues en dessous de -15 °C », détaille Amnesty International dans son enquête sur la situation des civils dans le pays, parue le 10 février 2026.

    Face à ce constat, l’association Solidarité Ukraine Auriol s’est mobilisée pour envoyer trois générateurs. Arrivés ce lundi dans l’Est de l’Ukraine, « ils permettront de chauffer et de fournir de l’électricité à des centres de soins, des maternités ou encore des groupes de quelques maisons », confie le président de l’association. Marc Castelli explique que la stratégie russe a évolué : « Ils bombardent les infrastructures énergétiques pour démoraliser la population afin qu’elle se retourne contre le gouvernement ukrainien. Mais, encore une fois, le Kremlin se trompe, comme il l’a toujours fait sur ce pays. »

    Des civils qui souffrent du froid

    Adrian Prokip, directeur du programme d’énergie au Ukrainian Institute of Future, dénonce : « Geler les Ukrainiens fait partie de la stratégie militaire des Russes. » Le président de l’association rappelle que même Kiev est particulièrement touchée. « Je fais chauffer de l’eau dans une tasse sur un poêle au kérosène, je remplis deux bouteilles, l’une que je place sous mes pieds et l’autre dans mes mains, pour ne pas être gelée. Et nous dormons tous habillés… Tout ce que nous avons, nous le portons pour dormir », confie pour Amnesty International Svitlana, retraitée vivant à Kiev.

    Marc Capelli ajoute : « On a été galvanisés par le fait que l’ambulance de soins dentaires qu’on a envoyée se révèle extrêmement utile pour les civils ukrainiens. On arrive à faire des choses qu’on n’imaginait même pas au départ. » En août dernier, l’association et ses partenaires ont acheté et aménagé ce véhicule spécialisé. « On a acheté l’ambulance et on l’a transformée en unité de soins dentaires mobile. » L’association a reçu une nouvelle demande pour la création d’une seconde ambulance, qu’elle compte honorer au plus vite. « On va aussi récupérer tout un cabinet gynécologique, donc il est probable qu’on fasse une unité gynécologique mobile », conclut le président.

    Rassemblement à partir de 18h devant la mairie de Marseille