Tag: Marseille

  • Pépites patrimoniales à Marseille : deux ventes et un bail

    Pépites patrimoniales à Marseille : deux ventes et un bail

    Dévoilement lundi des lauréats de l’appel à projets baptisé « Pépites patrimoniales », destiné à « réinventer des usages » à des édifices municipaux à l’abandon pour les rouvrir aux Marseillais.

    Trois biens sur les six propositions ont trouvé leur lauréat. D’abord, le fleuron Art Déco du 90 boulevard des Dames (2e) dessiné en 1928 par l’architecte Jean Rezan pour le siège de la compagnie de navigation Paquet. Racheté en 1972 par la Ville, c’était sa direction des ressources humaines jusqu’en 2020. Le lauréat est le groupement conduit par Adim Provence (Vinci Construction) avec l’entreprise de restauration Girard, l’agence Rougerie + Tangram, Indigo Energie, EODD, ICD Energies, Alpes Contrôles, le Collectif Marseille Devant ! et d’autres futurs exploitants. Tangram avait racheté en 2015 au Département le beau bâtiment des Affaires maritimes, rue des Phocéens, pour le rénover et y installer son agence.

    Surprise de taille, c’est une « vente sous conditions » de l’édifice qui est annoncée pour un prix non encore dévoilé et un montant de travaux inconnu à ce stade. Aucun calendrier prévisionnel n’est publié. Le montage contractuel qui reste à élaborer devra être validé par une délibération du conseil municipal de la prochaine mandature. D’où l’incertitude sur ce projet de reconversion en un lieu totem nommé « Les Dames » dédié au cinéma, à la formation des métiers du 7e Art. Benoît Payan s’est réjoui que cette belle endormie « soit dédiée à des métiers d’avenir, à une filière qui a besoin d’avoir un bâtiment totem que seront “Les Dames” dans le respect de l’histoire de ce bâtiment. On va aussi permettre à des jeunes en formation, à des apprentis, des compagnons de dévoiler leurs talents, et pour nous c’est quelque chose de magnifique. Ce n’est pas rien d’avoir le droit de rêver et vous nous avez montré que c’est possible », a-t-il dit aux lauréats.

    Même configuration pour le lauréat du 62, corniche Kennedy (7e), une maison en contrebas du pont du Vallon des Auffes qui sera cédée pour le projet retenu « La Pointe » porté par Joseph Legrand, Stephen Grives, Michel Athenour et La Confraglation, avec MOA Architecture, Marsxelles, Polymer, Pièce à part, BET Collet et Index Structures. Il s’agit, après requalification lourde du site, de créer « un lieu ouvert, culturel et convivial » avec une offre de restauration, une programmation culturelle, l’accueil d’artistes, des espaces ouverts au quartier.

    Quant au Pavillon de partage des eaux des Chutes-Lavie de 1901, le projet « Les gardiens de la mémoire et de l’eau à Marseille » est retenu. Il est porté par le collectif Objectif Tore avec Valentine Pilliard, Corrado de Giuli Morghen (l’architecte du patrimoine bien connu qui a restauré le Palais Longchamp et les fabriques du parc), Isabelle Miard et John Morin pour un lieu pédagogique autour de l’eau. Pour ce joyau architectural, un « bail de longue durée » associé à une phase préparatoire de construction avec les habitants serait l’option retenue.

    En revanche, ni la bastide de Château-Gombert (13e), ni la Villa Athéna (13e), ni le 63 rue Sauveur-Tobelem (7e) n’ont trouvé de lauréat, faute de propositions ou de projets qualitatifs.

  • Ousmane, figure de la CGT Énergie Marseille en quête de papiers

    Ousmane, figure de la CGT Énergie Marseille en quête de papiers

    « Je n’ai plus de droits, j’ai tout perdu. » Ousmane Ly a l’habitude d’afficher un grand sourire quand il écume le pavé marseillais derrière la banderole de la CGT Énergie Marseille, mais l’administration française et les démarches pour renouveler son titre de séjour le lui ont enlevé momentanément. « Plus d’un an de procédure ! Je n’ai jamais vu ça », dénonce-t-il, ce lundi, devant la préfecture des Bouches-du-Rhône, à Marseille.

    Avant d’expliquer l’origine de sa situation : « J’ai un titre de séjour, une carte de résidence de 10 ans. J’ai fait ma demande de renouvellement le 20 octobre 2024 pour une expiration le 8 décembre, j’étais en avance… ». Jusqu’ici, tout va bien pour le Sénégalais d’origine, né à Dakar et présent en France depuis 1997. Il obtient dans la foulée un certificat de dépôt, « mais qui ne me donne aucun droit ». S’ensuivent des envois de mails et des allers-retours en préfecture pendant des mois. Jusqu’en juillet 2025, où il obtient une attestation « de prolongation d’instruction ». Un sursis bienvenu qui le couvre jusqu’au 2 octobre dernier. Mais qui ne résout rien puisqu’à ce jour, il est toujours en attente de recevoir ses papiers et donc hors des clous. « Je n’arrête pas d’écrire à la préfecture, je regarde tous les jours sur l’Anef [administration numérique pour les étrangers en France, Ndlr]. Je suis venu sur place, on m’a tout juste donné un mail. »

    En bref, un vrai calvaire administratif qui le place dans une situation plus que tendue : « Je sortais d’un PSE [plan de sauvegarde de l’emploi], j’étais en train de créer une entreprise, mais là, je n’arrive même plus à payer mon loyer, je suis au bout… ». Un comble alors que ses quatre enfants sont nés en France et qu’il était justement en train de demander la nationalité française. « Je travaille, je paie mes impôts, je n’ai jamais eu de soucis avec la police ou la justice… Je ne comprends pas pourquoi ça prend autant de temps », martèle-t-il. Et d’ajouter : « Je suis Français, je fais tout ce qu’un Français fait dans ce pays ! ».

    Marcel Paul comme modèle

    Dans son combat, Ousmane reçoit un « soutien permanent » de ses « camarades » de la CGT Énergie Marseille, auprès desquels il lutte depuis des dizaines d’années. Un engagement qui vient de loin. Après son arrivée en France à Toulon, il met le cap sur Bayonne, en 2008, où il devient agent de l’énergie. Dès son embauche dans les cantines de la CCAS, la caisse centrale d’activités sociales d’EDF-GDF, il « se syndique de suite ». « J’avais des copains syndiqués, c’était naturel, lutter pour les autres est dans ma nature », assure-t-il. Avant de faire référence à Marcel Paul, ministre communiste de l’après-guerre et moteur de la création d’un service public de l’énergie : « Je me suis retrouvé en lui, son histoire m’a touché. » Et de conclure : « Tant que je serai là, je continuerai toujours de lutter pour les droits des travailleurs. »

  • Hôtel Belsunce à Marseille : fermeture suspendue en référé

    Hôtel Belsunce à Marseille : fermeture suspendue en référé

    Le tribunal administratif a suspendu l’arrêté préfectoral de fermeture administrative pris à l’encontre d’un hôtel du cours Belsunce. Cette sanction d’un mois faisait suite au contrôle effectué, le 18 décembre 2025, sur de nombreux hôtels du centre-ville. Une opération baptisée « Jumbo Hotels » lancée par la préfecture de police sur la salubrité, la sécurité et la recherche d’infractions.

    Le bilan communiqué alors était de six constats d’infraction de travail dissimulé, huit étrangers en situation irrégulière, quatre procédures au titre de la lutte contre l’habitat indigne.

    Lors de ce contrôle, un étranger sans-papiers, ni contrat de travail, se trouvait à l’accueil de l’Hôtel Belsunce, au 22 du cours. C’est l’un des 64 hôtels sous convention avec le SIAO 13, le service public d’hébergement d’urgence des familles précaires. L’activité représente 80% de son chiffre d’affaires. Le juge des référés a considéré que la preuve du travail dissimulé n’était pas rapportée. « C’est à la demande expresse du réceptionniste de nuit, en fin de service et en raison du retard de la salariée du matin, que la personne identifiée par les agents de police était présente à l’accueil de l’hôtel lors du contrôle. Cette seule présence, alors même qu’elle était propre à pallier l’absence d’un employé de l’établissement, n’est pas suffisante pour justifier par elle-même et à elle seule, de l’existence d’un travail subordonné, en l’absence de tout autre élément », tranche le juge des référés, selon qui cette fermeture porte « une atteinte grave et manifestement illégale aux libertés d’entreprendre et du commerce ». L’état devra verser 1 500 euros à l’hôtelier.

  • Le RN veut restreindre l’accès des visiteurs aux urgences à Marseille

    Le RN veut restreindre l’accès des visiteurs aux urgences à Marseille

    Après avoir voulu restreindre l’accès à certaines plages et parcs, qu’il veut réserver aux seules familles et personnes âgées à travers un « pass anti-racailles », Franck Allisio s’attaque à l’hôpital. à l’occasion d’une conférence de presse ce lundi matin, le candidat du RN à Marseille a en effet annoncé qu’il souhaitait « investir dans des sas de sécurité aux urgences avec filtration et une doctrine simple : un patient aux urgences, un seul accompagnant ». « L’objectif est simple, améliorer les conditions d’accueil des patients, mais aussi éviter que les médecins s’inquiètent de leur sécurité », explique-t-il en lisant ses notes. Une mesure qui s’accompagne de l’installation de bureaux de police municipale ouverts 24h/24 dans les hôpitaux volontaires, d’aides à l’installation de vidéosurveillance ou de boutons d’alerte pour les cabinets médicaux, de subventions pour lutter contre les déserts médicaux urbains…

    Mais, interrogé sur les modalités concrètes de mise en œuvre de cette limitation du nombre d’accompagnants aux urgences, le député de Marignane reste évasif. « Une règle sera fixée, on la fera respecter au besoin par la police municipale », répond-il. Et pour cause. « La police des visites est un pouvoir du directeur », explique Me Caroline Lantero dans un entretien pour la revue juridique Dalloz. Un pouvoir encadré par une jurisprudence qu’oublie le parlementaire.

  • Le Comité du Vieux-Marseille pose la question du patrimoine

    Le Comité du Vieux-Marseille pose la question du patrimoine

    En matière de patrimoine, les sujets ne manquent pas à Marseille. Le Comité du Vieux-Marseille, qui a pris l’habitude d’interroger les candidats lors de chaque scrutin municipal, a choisi cette année plusieurs dossiers emblématiques, du château Pastré au projet immobilier Bourbon-Lamy, en passant par la Caserne du Muy, le fort d’Entrecasteaux, l’hippodrome Borély, le Boulevard urbain sud ou la statue Ganay.

    À Pastré, Benoît Payan propose l’inscription de l’ensemble de la campagne aux Monuments historiques et la création d’une résidence d’artistes. Sur le site Bourbon-Lamy, l’extrême droite se prononce pour un refus de vente de la parcelle municipale qui bloquerait le projet, le maire sortant préférant une mise en suspens, dans l’attente des décisions de justice. À la caserne du Muy, le RN imagine un musée national type « Louvre-Lens » ou « Orsay Marseille », quand Benoît Payan défend une requalification urbaine après acquisition. Pour le fort d’Entrecasteaux, le premier propose de réaffirmer « le caractère historique et mémoriel » du lieu quand le second mise sur une médiation culturelle enrichie et des événements commémoratifs.

    La divergence la plus nette porte sur le Boulevard urbain Sud (BUS), susceptible de détruire jardins familiaux et pinède protégée. L’extrême droite se dit favorable à un tracé revu, incluant « un passage en souterrain » et, si nécessaire, des compensations végétales alors que la gauche marseillaise, opposée au BUS, souhaite un nouveau projet concerté avec la Métropole qui ne porterait pas atteinte aux espaces naturels.

    La Maison Diamantée pour point d’ancrage

    En matière de politique patrimoniale, l’extrême droite vend du spectaculaire avec la transformation du Centre Bourse en vitrine de l’histoire de Marseille, un projet « Marseille Pagnol » et de grands rendez-vous. La gauche fixe un cap : 100 édifices protégés d’ici 2030, renforcement de l’archéologie municipale, ouverture des sites au public et intégration du patrimoine aux projets urbains.

    Tous deux sont favorables à une commission extra-municipale du patrimoine. Benoît Payan imaginant un « espace de travail coopératif pour construire une politique patrimoniale partagée » qui se réunirait à la Maison Diamantée, « point d’ancrage de cette dynamique patrimoniale », dépeinte comme « un espace ouvert sur la ville, lieu ressource et de débat, d’accueil des associations et de valorisation des initiatives citoyennes ». Une sorte de maison du patrimoine…

  • [Opéra] Un triomphe pour « Ermione »

    [Opéra] Un triomphe pour « Ermione »

    Ovation des grands soirs (ou du dimanche après-midi en l’occurrence) pour la première des deux Ermione de Rossini données à l’Opéra de Marseille. Un public électrisé n’a pas ménagé ses applaudissements pour offrir un triomphe mérité au plateau exceptionnel réuni par Maurice Xiberras, l’inépuisable (espérons-le) directeur de la maison, ainsi qu’à un Orchestre de l’Opéra littéralement magnétisé par Michele Spotti, pas loin de la transe.

    En tête d’affiche, deux voix que le public marseillais adore : la mezzo Karine Deshayes dans le rôle-titre et Enea Scala qui a endossé un Pyrrhus flamboyant. Maîtresse de la volute acrobatique, armée d’aigus d’airain, « La Deshayes » (pourquoi pas ?) offre un de ces festivals vocaux qui ont fait et font encore la gloire de l’art lyrique près du Vieux-Port. Ça fuse avec grâce, ça vocalise jusqu’au vertige. On reste subjugué par tant de présence scénique. Enea Scala fait tomber des graves insoupçonnés chez ce ténor solaire. Il éclaire le plateau à chacune de ses interventions. Le ténor sud-africain Levy Sekgapane reçoit une belle et touchante ovation. Il est un Oreste tout ce qu’il y a de plus rossinien. C’est souple, élégant, virtuose. Un nom à ne pas oublier.

    Autre révélation, la basse française Louis Morvan, envoûtant Fenicio au timbre d’une clarté rayonnante et aux graves profonds. À noter – et on l’attend de pied ferme – qu’il sera le géant Fafner dans L’Or du Rhin, dirigé en mai à Marseille par Michele Spotti. Teresa Iervolino est une fort belle Andromaque servie par un mezzo de grande classe. Matteo Macchioni fait un Pylade au ténor délié et parfaitement phrasé. Fita Monfort (Cleone) n’est pas en reste et ne se contente pas de jouer les comparses avec une voix bien timbrée. De même Cefisa est servi par la très piquante et très remarquable Mathilde Ortscheidt. Enfin, Carl Ghazarossian habite de son élégante silhouette un très bel Attalo.

    Un orchestre de prestige

    Pour redécouvrir cet ouvrage, la version concert permet au public de se concentrer sur le meilleur. I Masnadieri de Verdi en avait déjà été une autre preuve indiscutable. Et à Marseille, on ne le dit pas assez, le meilleur, nous l’avons. Nous avons un orchestre qui n’a plus grand-chose à prouver, sinon qu’il est une phalange dont les qualités sont encore trop dédaignées par on ne sait quel snobisme qui voudrait qu’à Marseille, il ne soit question que de galéjades ou de trafics. Nous avons un chef que bien des maisons d’opéras nous envient. Et nous avons, en la personne de Maurice Xiberras, un directeur qui possède cet art si subtil de réunir en plateau des fidèles et l’intelligence de savoir recruter de nouveaux talents. Il est fort dommage que ce qui se passe à l’Opéra de Marseille ne reçoive pas l’écho qu’il mérite.

    Ce mardi à 20h. Détails sur le site opera-odeon.marseille.fr

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Benoît Payan

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Benoît Payan

    [#RueDeLaRépublique] Posez vos questions à notre invité Benoit Payan. Municipales, écoles, tranquillité publique, logement, programme, listes…

    À vous la parole ⬇️

  • [Entretien] Renaud Muselier : « Il faut élever le niveau d’organisation »

    [Entretien] Renaud Muselier : « Il faut élever le niveau d’organisation »

    La Marseillaise : Quels enseignements tirez-vous des JO de Milan ?

    Renaud Muselier : Que nous avons plusieurs atouts : l’expérience des JO de 2024, les premiers Jeux décentralisés ont été faits en Italie. Les Italiens ont souffert, mais ils ont réussi des jeux exceptionnels ! Et à ce titre, la matrice d’organisation du CIO va nous faire gagner du temps. Et enfin : le succès de ces Jeux montre l’appétence mondiale du public et des sportifs, des Fédérations, des Ligues… C’est un succès populaire majeur. Cela va nécessiter d’élever notre niveau d’organisation, la leçon c’est que c’est dur, c’est compliqué, mais on va le faire !

    Le comité d’organisation traverse une crise, qu’en pensez-vous ?

    R.M. : Je ne suis pas inquiet car la totalité du dispositif est mise en place : la loi olympique, le budget, une perspective d’héritage, les différentes structures (Dijop, Solidéo, Cojop). On a un problème de l’ordre des ressources humaines à traiter : il faut un Directeur général opérationnel, un responsable de la livraison, un autre de la planification… Je ne suis pas inquiet parce que tous les fondamentaux sont placés. Il y a des soubresauts, il y en a un là, il y en aura d’autres plus tard…

    Les habitants des Alpes demandent de la concertation autour des JO

    R.M. : Je l’entends. On a créé un parlement des Jeux dans lequel on écoute tout le monde et des commissions pour apporter des réponses. Pour les Alpes, cela va permettre d’avoir un train digne de ce nom et le traitement de points noirs routiers, ce que nous n’aurions pas pu faire sans les Jeux. Et il y aura de la concertation dans le cadre des projets. Après, je constate qu’aucun candidat engagé dans les combats légitimes et normaux des élections municipales dans les communes concernées ne dit « non » aux Jeux… Cela témoigne de leur popularité.

  • Marseille, validée comme le « Clairefontaine » de la voile

    Marseille, validée comme le « Clairefontaine » de la voile

    Malgré un vent capricieux, les dix titres de champion de France ont pu être décernés.

    « C’est vrai que nous n’avons pas été aidés par la météo. Mais nous avons eu suffisamment de créneaux de courses pour valider les championnats et sacrer de très beaux champions », confie Franck Citeau. Pour le manager de la performance à la FFV, « avoir en un même lieu l’ensemble du haut niveau français et ceux qui arrivent derrière, c’était parfait pour une revue d’effectif ».

    Il a surtout apprécié les conditions d’accueil et de course, dans une marina Florence-Arthaud « qui est plus qu’un héritage des Jeux. C’est comme si nous avions gagné le gros lot au loto. Nous avons enfin le « Clairefontaine » de la voile ! » Et le dirigeant fédéral de le souligner. « Marseille va nous revoir très souvent. Et je pense que si nous avons des médailles en 2028, c’est ici que leur quête aura débuté. »

    Relève marseillaise

    Sur le plan sportif, les médaillés de Paris 2024 ont été au rendez-vous. De même que ceux qui sont les locomotives de la voile française. « Cette semaine nous a permis de très bien travailler et la cellule performance de la Fédération a pu faire un état des lieux de la forme de chacun », note Franck Citeau.

    Si les cadres sont toujours au top, la relève, notamment marseillaise, pointe son nez. « Ambre Papazian est en train de confirmer son énorme potentiel. Il faut maintenant la voir au niveau international à la semaine olympique de Palma, après sa nouvelle préparation qui lui a apporté une réelle plus-value », indique-t-il à propos de la véliplanchiste. Tout comme il a remarqué les nets progrès de Tom Arnoux, 2e en planche.

    Palmarès : hn.ffvoile.fr

  • Place au travail pour la bande à Habib Beye

    Place au travail pour la bande à Habib Beye

    Au boulot ! Un mot a été mis plus haut que les autres par Habib Beye durant sa première conférence de presse d’après-match : le travail. Le nouveau technicien de l’OM avait annoncé lors de son arrivée qu’il ne bouleverserait pas totalement les principes de jeu du staff en place avant Brest. C’est ce qu’il s’est passé, avec un dispositif et des idées peu éloignés de ce qui se fait dans les Bouches-du-Rhône depuis le début de la saison. Mais après cette défaite nette au stade Francis Le Blé (2-0), les Olympiens vont avoir toute une semaine pour travailler. Habib Beye a appuyé là-dessus et s’est montré impatient d’apporter sa patte au jeu de son équipe. « Je pense qu’il y a une petite perte de confiance et elle est logique au vu de la dynamique négative du moment, mais, je l’ai dit aux joueurs, il faut qu’on reste positif, qu’on se réfugie dans le travail. »

    Se réfugier dans le travail, le groupe phocéen va pouvoir le faire pleinement dès ce lundi. Nous savions depuis la semaine dernière que l’OM allait partir en stage à Marbella (Espagne), sans connaître les dates exactes de ce voyage. De ce lundi à vendredi, les joueurs et le staff partiront finalement en Andalousie pour (re)construire une cohésion. « On trouvera les ressources pour rester ensemble pendant ce stage, pour travailler, pour faire en sorte d’aborder ce match qui arrive au Vélodrome, qui sera un très gros match face à l’OL. Je pense que ça doit déjà être une motivation supplémentaire dans notre travail. »

    Plusieurs axes à travailler en Espagne

    Travailler loin du brasier que peuvent être la Commanderie et la ville de Marseille lorsque la dynamique est mauvaise, un premier point positif pour Habib Beye. L’un des messages délivrés par le nouvel entraîneur est également de rester digne. Garder la tête haute et rester positif, même lorsque le scénario tourne mal. Pierre-Emile Hojbjerg et Benjamin Pavard n’ont pas hésité à appuyer ces propos. « Moins parler et assumer », c’est ce qui ressortait de leurs interviews après la partie, au micro de Ligue 1+. Justement, après le coup de sifflet final, à Brest, les têtes étaient plutôt basses. Le passage devant le parcage visiteurs fut très bref, malgré le soutien infaillible des ultras durant toute la rencontre. Deux minutes plus tard, les Marseillais regagnaient les vestiaires en fixant le bout de leurs crampons. Le moral était tout en bas des chaussettes.

    Habib Beye a également amené sur la table les axes de travail pour cette fameuse semaine à venir. L’ex-défenseur phocéen a justifié ce choix. « Quand on regarde le match de Strasbourg, sur les dix joueurs qui avaient le plus couru, on en avait huit de Strasbourg. On sait qu’en Ligue 1, il faut aussi montrer de l’intensité technique et de l’intensité dans la circulation de notre ballon. Donc, c’est ce qu’on va s’attacher à faire sur cette semaine de travail. » Retrouver le moral, retrouver de l’application et se remettre la tête à l’endroit avant d’accueillir Lyon au Vélodrome. L’OM à 5 jours pour y parvenir.

    Pauline Gamerre, viendra ou viendra pas ?

    La relation entre l’OM et Pablo Longoria semble bien sur la fin. Frank McCourt est en train de chercher un nouveau président pour son club… et cela pourrait être une présidente. Quelques heures après le match à Brest, nos confrères de l’Équipe ont rapporté que Pauline Gamerre serait l’une des candidates. Marseillaise de naissance et supportrice de l’OM, elle officie actuellement au Red Star, en tant que directrice générale du club de Saint-Ouen.

    Frank McCourt a immédiatement démenti ses informations, après que son entourage a été contacté par La Provence. L’incertitude est donc toujours aussi forte autour de ce poste, mais Pablo Longoria vit bien ses derniers jours à Marseille.