Tag: Marseille

  • Un plateau « sympathique » pour concurrencer les cadors

    Un plateau « sympathique » pour concurrencer les cadors

    Difficile de ne pas compter sur les meilleurs coureurs au monde pour être au départ de l’une des plus belles courses au monde. Le plateau de cette 46e édition n’y fait pas exception, pour le plus grand plaisir de Laurent Manneveau, chargé d’attirer les stars du running. « Ça va être une course sympathique », note le directeur sportif de la SCO Sainte-Marguerite, qui a dû, comme chaque année, faire face à quelques forfaits de dernière minute, suite à des « problèmes de visa habituels ». « Je voulais faire revenir l’Ougandais Samuel Kibet, vainqueur en 2023 sous un fort Mistral », explique-t-il, conscient que le duel avec Muhitira aurait tenu le public en haleine jusqu’au bout.

    Une « petite bille » sur Bougnot

    Laurent Manneveau s’est donc employé à trouver des concurrents de taille pour le Rwandais en quête d’un doublé, comme Ilias Fifa, recordman d’Espagne du 10 kilomètres en 27’41’’, et son compatriote Chakib Lachgar, vainqueur du semi-marathon des Crêtes en 2024. « Il y a de quoi nous donner une victoire sous l’heure », espère le responsable du plateau élite. Le dernier à avoir réalisé cette performance reste l’Éthiopien Jémal Mekkonen, avec un temps de 59’16’’ en 2017. « Je pense qu’on n’aura pas un homme tout seul qui finira La Gineste en tête », estime Manneveau, qui mettrait bien une « petite bille » sur Igor Bougnot, champion de France en titre du 10 000 mètres. « Je pense qu’il est capable de s’adapter un petit peu à tout type de circuit, parce qu’en cross, il est solide. Il a un profil à pouvoir supporter cette montée-descente de La Gineste », ajoute le directeur sportif marseillais, persuadé que le top niveau français chez les hommes préfère s’économiser pour le marathon de Valence ou se rendre sur les 20 km de Paris. Ce qui n’est pas le cas pour les meilleures coureuses françaises. Clémence Calvin, tenante en titre du Marseille-Cassis, devra se méfier de ses jeunes compatriotes, à l’instar de l’athlète olympique Manon Trapp. Attention également à la Kazakhe Daisy Jepkemei, championne d’Asie du 10 km et l’Ukrainienne Maryna Nemchenko, championne d’Ukraine du 10 km.

  • La Martégale Clémence Calvin se bonifie comme le bon vin

    La Martégale Clémence Calvin se bonifie comme le bon vin

    « Cette victoire a le goût du bon pain avec une croûte bien craquante et une mie moelleuse », lâchait avec un immense sourire Clémence Calvin, après avoir été la première à passer la ligne d’arrivée du Marseille-Cassis 2024. Un an plus tard, cette Martégale d’adoption, âgée de 35 ans, remet sa couronne en jeu sur ce même tracé. « Cette année, je me suis projetée sur cette course plus tôt que l’année dernière, puisque l’année dernière, on a évoqué la course seulement quelques jours avant », raconte-t-elle, avant de connaître sa 3e participation.

    Sa victoire en octobre dernier, en plus de sa bonne performance sur le marathon de Valence (2h27), lui a permis de retrouver le chemin de l’équipe de France, avec laquelle elle a terminé à la onzième place du marathon des championnats d’Europe de running, au mois d’avril à Bruxelles. « Le parcours là-bas était exigeant aussi. Donc, j’ai joué sur les avant-postes une bonne partie de la course. Mais comme la course était mixte, la tactique de course n’était pas du tout la même que les précédents championnats d’Europe auxquels j’avais pu participer. Et comme personne ne prenait vraiment la course à sa charge, au final, moi, j’étais en chasse-patate 9 secondes derrière. Et les 5 derniers kilomètres, ils ont été difficiles parce que je pense que je n’étais pas assez ravitaillée », détaille celle qui a, par la suite, profité du printemps pour prendre le temps d’y parfaire sa préparation physique.

    Los Angeles dans le viseur

    Diminuée par une douleur plantaire entre juin et septembre, l’ex vice-championne d’Europe du marathon en 2018 a retrouvé le chemin de la victoire en s’imposant sur la Classique Carro-Carry, le mois dernier. « J’estime avoir réalisé un chrono plutôt intéressant (48’44’’), les sensations l’étaient en tout cas. Et donc derrière, ça m’a permis de me projeter un peu plus sur une course comme Marseille-Cassis », souligne-t-elle, persuadée qu’elle ne s’est pas encore pleinement relancée. « Je commence à être régulière sur les performances en compétition, à ne pas tenir l’entraînement sur les semaines, à enchaîner les semaines. C’est vrai qu’il y a des moments où c’est un peu plus compliqué pour moi de me mobiliser, parce que je privilégie la vie de famille, mais j’essaye d’être la plus constante possible », poursuit l’épouse de l’ex-international français Samir Dahmani (800 et 1500 m).

    « Je dirais même qu’elle recommence à avoir un petit niveau assez sympathique », surenchérit Laurent Manneveau, le responsable du plateau élite sur le Marseille-Cassis, qui connaît la native de Vichy depuis son enfance. « On va voir comment elle va se comporter face à des Mélodie Julien, Manon Coste, etc. Mais je pense que Clémence devrait pouvoir suivre le rythme. Je m’avance peut-être, mais je l’ai trouvée assez à l’aise sur la course », ajoute-t-il, conscient qu’elle doit réhabituer son corps à l’effort après quatre ans de suspension et la naissance de son premier enfant. « Pour atteindre la très haute performance, il faudrait que j’arrive à me sacrifier sans que je le perçoive comme un sacrifice. Il faudrait que je réussisse à m’extraire de mon foyer pendant deux gros cycles de travail pour vraiment être concentrée que sur ça », réalise Clémence Calvin.

    Elle n’a pas fait une croix sur son grand objectif : les Jeux olympiques de Los Angeles en 2028. « J’aurai 38 ans, j’aurai encore la possibilité de faire quatre, voire cinq marathons d’ici là. Quand on voit les grands athlètes qui commencent à être très performants sur leur 10e, 12e, 13e marathon, moi j’en suis qu’à mon 4e marathon pour l’instant. Je sais que ça ne peut que progresser. Ça peut être un projet intéressant à mener », ajoute celle qui s’éloignera progressivement des pelotons et partira, ainsi, sur une bonne note.

  • Fabien Roussel en meeting dimanche 23 novembre à Marseille

    Fabien Roussel en meeting dimanche 23 novembre à Marseille

    L’occasion pour le communiste de mobiliser autour des propositions de son parti pour sortir de la crise politique et empêcher la validation d’un budget d’austérité en lien avec le mouvement social. Le PCF avance notamment un « pacte pour la France » avec un plan d’investissement de 500 milliards d’euros sur 5 ans.

  • Ces associations mobilisent la jeunesse avant la COP30

    Ces associations mobilisent la jeunesse avant la COP30

    Près de la place Castellane, dans les locaux de leur fédération, les associations Air et Moi et AtmoSud préparent un échange intercontinental en visioconférence. Autour de la table, Victor Hugo Espinosa fondateur d’Air et Moi, qui délivre des formations sur la pollution de l’air. Mais aussi Dominique Robin, d’AtmoSud, structure qui s’intéresse à la qualité de l’air en Paca.

    De l’autre côté, l’écran projeté donne la parole à neuf intervenants. Huit coordinateurs du Réseau Climat Jeunesse, association regroupant 1 600 jeunes de 26 pays francophones autour des défis liés à l’environnement. Un membre de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable est aussi présent. Ils sont en direct du Tchad, Burundi, Côté d’Ivoire, Guinée, Mali, Congo…

    « Prise de conscience »

    Cette réunion a permis à Victor Hugo Espinosa et Dominique Robin de présenter leurs diverses actions, menées pour préserver la santé sur toute la planète (humains comme biodiversité) face à divers facteurs extérieurs (maladies, pollution de l’air, déforestation…). Un rendez-vous organisé en amont de la COP30, conférence mondiale sur le climat organisée par l’ONU, qui se tiendra du 10 au 21 novembre, à Belém, au Brésil. Cet événement mondial accueillera 50 000 personnes. Parmi elles, Victor Hugo Espinosa et Dominique Robin.

    Ils veulent soutenir et encourager le Réseau Climat Jeunesse, comme le précisent les deux associations : « Le but est de mettre en avant les actions des jeunes de chaque pays ainsi que leurs différents projets pour 2026. » Jusqu’ici, Victor Hugo Espinosa et Dominique Robin sensibilisaient les jeunes à l’importance de la qualité de l’air et partageaient des contenus pédagogiques. C’est dans ce cadre que l’association Air et Moi a été sollicitée par le Réseau Climat Jeunesse. Victor Hugo Espinosa et Dominique Robin rejoindront le Brésil avec deux capteurs multipolluants open source, des outils d’AtmoSud destinés à mesurer la qualité de l’air. « La qualité de l’air est une urgence qu’on peut traiter sur la dynamique des COP, estime Victor Hugo Espinosa. La prise de conscience liée à la santé est croissante. L’OMS ne peut plus parler de la santé elle-même sans parler de la santé de la planète », ajoute-t-il. Selon l’OMS, une personne sur trois est asthmatique ou allergique.

    Ils mettent en avant ce large réseau international relayant leurs actions locales (reboisement, gestion des déchets, recyclage…). « Les jeunes du monde entier se rendent compte qu’il y a des associations qui œuvrent dans leur pays. Chez les jeunes, la morale ne passe plus. Il faut informer », note Victor Hugo Espinosa.

    Aurélie Laborde

    L’IRD et ses partenaires lancent la caravane fluviale

    L’Institut de recherche pour le développement (IRD), établissement français public, étudie les évolutions du climat et de leurs impacts environnementaux, sociaux, économiques et sanitaires. Avec ses partenaires, il lance une caravane fluviale scientifique et interculturelle, qui naviguera sur le fleuve Amazone, à partir du 28 octobre, jusqu’à la fin de la COP30. Une initiative innovante issue d’un partenariat étroit entre institutions brésiliennes et françaises autour des enjeux climatiques. M.-L.T.

  • Le Mucem défend ses liens avec Digital Realty

    Le Mucem défend ses liens avec Digital Realty

    Mis en cause depuis plusieurs mois pour son partenariat avec Digital Realty, le Musée des civilisations de l’Europe et de la Méditerranée a finalement réagi sur son site. « L’absence de rigueur dans les accusations portées jette injustement le discrédit sur l’exigence éthique de notre programmation », se défend le Mucem. Dans une pétition lancée le 30 septembre, 16 artistes et chercheurs mettent en exergue les liens du géant des centres de données avec la société israélienne Mivne ainsi que son impact environnemental. Et appellent donc à rompre les liens avec « une entreprise toxique et complice de la colonisation des territoires palestiniens ».

    « En tant qu’administration de l’État, nous n’avons aucune raison de casser ce partenariat, explique le responsable du mécénat au Mucem, Ariel Kenig. Rien ne contrevient ni au droit, ni aux conventions qui nous lient à ce mécène. » Et de déplorer « cette situation qui ne rend pas justice ni à notre programmation, ni à notre mission ». Face à la mobilisation, raconte-t-il, le Mucem a tenu à rester ouvert au débat, et un échange a été organisé début septembre avec les collectifs mobilisés. L’occasion de rappeler que le projet de data center de Digital Realty à Tel Aviv n’est qu’au stade du permis, avec une participation de 25% dans une coentreprise, sans transfert d’argent donc vers Mivne. S’il avait été situé dans les territoires occupés, « nous aurions cassé le partenariat dans la seconde », assure Ariel Kenig. Quant à l’impact environnemental, « nous suivons la charte de mécénat du ministère de la Culture », glisse-t-il. Et d’indiquer que si Digital Realty est l’un des trois premiers mécènes du Mucem, les 37 entreprises partenaires ont apporté 1,5 million d’euros en 2024, sur 26 millions d’euros de recettes.

  • Un concert au Dôme pour sauver des vies en mer

    Un concert au Dôme pour sauver des vies en mer

    Pas plus tard que ce mercredi 22 octobre, 40 exilés originaires d’Afrique subsaharienne, dont des bébés, ont péri en mer, au large de la Tunisie, alors qu’ils tentaient de rejoindre clandestinement les côtes européennes à bord d’une embarcation de fortune… À l’initiative de la Fédération des mutuelles de France et avec le soutien de la Ville de Marseille, un grand concert est organisé, pour la troisième année consécutive, permettant de récolter des fonds pour les associations qui viennent au secours des réfugiés en mer.

    Parmi les bénéficiaires, la Société nationale des sauveteurs en mer, particulièrement impliquée auprès des exilés qui tentent de traverser la Manche et au large de Mayotte, l’AAPPI (Aide aux populations précaires et immigrées), association marseillaise qui accompagne les réfugiés dans leur recours aux droits.

    8 500 spectateurs attendus

    Ce sera cette fois-ci sans SOS Méditerranée, préférant se retirer de l’aventure après une « controverse concernant un artiste de la programmation ». En clair, le rappeur Zamdane, proche de l’association, accusé de violences sexuelles et sexistes par le collectif féministe « Nous toutes », lors de la Fête de l’Humanité, en septembre.

    Les deux précédentes éditions, à guichets fermés, avaient réuni plus de 12 000 personnes pour une recette de 210 000 euros. Quelque 8 500 spectateurs sont attendus, samedi, avec pour objectif de collecter 150 000 euros.

    À partir de 19h.
    Billetterie : dome.marseille.fr

  • À Marseille, un commerce à deux vitesses

    À Marseille, un commerce à deux vitesses

    Face à l’annonce du départ des Galeries Lafayette de Marseille, la Chambre de commerce et d’industrie avait sorti la carte d’une nouvelle étude cofinancée par les collectivités pour faire un point sur l’état du commerce en centre-ville et proposer des pistes d’amélioration. Les premiers résultats, présentés lors d’un comité de pilotage le 10 octobre et dévoilés mardi par le site d’information Marsactu, pointent un taux de vacance commerciale « considéré comme très préoccupant » dans le grand centre-ville, avec 20% de locaux inoccupés, dont près de la moitié depuis plus de sept ans, jusqu’à devenir vétustes. Mais celui-ci tombe à 11,7% dans le cœur marchand, un niveau comparable à Bordeaux ou Montpellier et en baisse sur la dernière année. Ces résultats ne dissimulent pas une fracture sociale qui s’accroît. Dans les quartiers populaires, le taux de vacance bondit, de 6 points en sept ans à Noailles ou aux Réformés, jusqu’à 10 points à Belsunce. L’étude rappelle que les dépenses sont de plus en plus contraintes pour la majorité des ménages, tandis que la consommation se tourne vers les boutiques en ligne.

    Surtout, elle pointe « une forte densité commerciale accentuée par la création de centres commerciaux ces 10 dernières années ». Fruit des choix de la droite au pouvoir. Parmi ceux-ci, le Centre Bourse et les Docks Village décrochent. Mais le départ des Galeries n’aurait qu’un « impact faible » selon les commerçants sondés, dont 34% se disaient déjà en difficultés financières, notamment face aux loyers élevés. Et déplorant les problèmes de propreté et d’insécurité.

  • Le HeroFestival revient pour sa 11e édition

    Le HeroFestival revient pour sa 11e édition

    « Une bulle de fantaisie et de création dans laquelle tous les Marseillais peuvent se retrouver. » C’est la définition que Marc Lefèvre, cocréateur de l’événement, donne du HeroFestival. Depuis 10 ans organisé au parc Chanot (8e), le rendez-vous annuel des amateurs du monde des héros – qu’ils soient issus de romans, bandes dessinées, films ou animés – se déroulera une fois encore dans le jardin voisin du Stade Vélodrome, les 8 et 9 novembre.

    Au programme : 25 000 m2 d’expositions et animations, construites autour du thème du voyage et racontées par plus de 300 auteurs, acteurs, artistes ou créateurs. Parmi les invités d’exception : Kevin Pike, superviseur d’effets spéciaux pour les Dents de la mer, Star Trek, Indiana Jones et le Temple maudit, mais aussi pour Retour vers le futur, dont la sortie française fête cette année ses 40 ans. Co-créateur de l’iconique DeLorean, il sera présent sur l’espace Comicon pour livrer expériences et anecdotes. Jérôme Alquié, illustrateur du festival, mais aussi du manga Les chevaliers du Zodiaque, également appelé Saint Seiya. Le quatrième tome de la série de bande dessinée sera disponible en exclusivité au HeroFestival, alors qu’il ne sortira que le 14 novembre dans le reste de la France.

    Un moment « transgénérationnel »

    Le traditionnel univers Konoa, espace dédié aux héros du pays du soleil levant, bénéficiera d’une large place dans le hall 1. La K-zone, consacrée à la culture populaire du monde coréen, jouira, elle, d’un élargissement. Les festivaliers pourront bien sûr retrouver le Village Star Wars, devenu un rendez-vous incontournable pour tous les passionnés de l’univers de George Lucas. Au programme : déambulations et rassemblements cosplay, pratique qui consiste à se costumer comme des personnages de fiction.

    « Ce qui marche extrêmement bien avec le HeroFestival, c’est que c’est un événement transgénérationnel. Il y a des enfants des années 80 -90, mais aussi des années 2000 et 2010. C’est ça aussi qui fait toute la synergie, la transmission du HeroFestival », s’enthousiasme Jérôme Alquié.

    Et Marc Lefèvre d’ajouter : « La pop culture a beaucoup gagné en légitimité. Elle porte beaucoup de valeurs, aussi intéressantes que la culture classique. C’est la culture de l’avenir, celle qui anime le HeroFestival. » 40 000 personnes sont attendues sur deux jours. Les billets sont disponibles en ligne (herofestival.fr) ou sur place, au tarif de 29 euros par adulte.

    LES TEMPS FORTS par Elisa Lambert

    En route vers l’imaginaire

    Cette 11e édition du festival accueillera une exposition inédite et éphémère : « Les routes de l’imaginaire ». Vingt véhicules iconiques tout droit sortis de films, BD, séries et dessins animés tel que Star Wars, Tintin ou encore Cars, seront exposés sur une surface de plus de 1 000 m².

    Invités d’exception

    Christopher Judge, connu pour son rôle de Teal’c dans la série télévisée Stargate SG-1 et James Marsters, acteur et chanteur américain célèbre pour son rôle de Spike dans la série Buffy contre les vampires, seront présents au parc Chanot pour le HeroFestival.

    Soirée Broadway

    Samedi soir, les visiteurs seront invités à une soirée inspirée des célèbres théâtres de Broadway, où ils pourront retrouver Claire Guyot, comédienne et voix d’innombrables personnages mythiques tels que Sam dans les Totally Spies ! et Jean-Pierre Savelli, interprète du tube Besoin de rien, envie de toi.

  • Une économie régionale résiliente

    Une économie régionale résiliente

    Quand différents acteurs de l’économie régionale se réunissent pour des analyses croisées, cela donne le Club de la conjoncture Paca. Et ce dernier n’est pas complètement négatif sur l’état économique local : « Le CA des entreprises régionales sur 12 mois s’est élevé à 329 milliards d’euros, c’est plus 5,7% sur un an. C’est un chiffre qui vaut le coup d’être dit au regard de la croissance nationale », campe Daniel Margot, président par intérim de la CCI Paca. Denis Lauretou, directeur régional de la Banque de France abonde avec un autre signal positif : « Dans la région, avec une analyse sur 12 mois arrêtée à la fin août, nous avons 6 447 défaillances d’entreprises. Mais ce qui est intéressant, c’est le rythme : on est en diminution, de moins 2,4% alors que la France entière est en augmentation, de plus 6,5%. » « C’est assez notable, assez peu de régions sont en diminution dans le nombre de défaillances », insiste-t-il.

    Un point positif qui se retrouve dans une analyse sectorielle : « Dans l’industrie, elles diminuent de moins 12%, contre 3% à l’échelle nationale. Dans le transport, baisse de moins 16% alors que nationalement en augmentation de 13%. » France Travail note aussi un taux d’accès à l’emploi de 1,6 point de pourcentage plus élevé qu’au niveau national.

    Quelques points noirs au tableau tout de même : « 4 artisans sur 10 constatent une baisse de l’activité, cette part s’accroît progressivement de +9 points en 2 ans », note Yannick Mazette pour la Chambre des métiers et de l’artisanat. Même retours du côté de la Chambre d’agriculture : « Le moral des agriculteurs est au plus bas, il y a un vrai manque de confiance », abonde Claude Rossignol. La CCI Paca résume cette situation : « Il y a un écrasement de la confiance des chefs d’entreprise sur l’économie locale et régionale qui passe de 41% à 33%. Sur le national, ça passe de 19% à 13%. » En bref, du bien et du moins bien.

  • La laïcité crucifiée au château de la Buzine à Marseille

    La laïcité crucifiée au château de la Buzine à Marseille

    L’administration municipale n’a découvert que par hasard la programmation du film par la direction du château de la Buzine. Mercredi soir, ce n’est qu’une heure avant l’horaire prévu que la projection de Sacré cœur a été annulée par la Ville de Marseille. Financé par les médias propriété du milliardaire d’extrême droite Vincent Bolloré, le documentaire consacré aux apparitions du Christ contrevenait au principe de laïcité.

    « Les services de la Ville sont strictement tenus d’appliquer la loi de 1905 : un équipement public ne peut accueillir des projections qui, par leur caractère ou leur contenu, soient de nature confessionnelle », indique par communiqué la municipalité, rappelant que la SNCF et la RATP ont pris des décisions similaires concernant l’affichage.

    Le diocèse de son côté « rappelle que le film reste à l’affiche du Pathé Madeleine chaque jour ». De quoi répondre aux propos du réalisateur Steven James Gunnel, qui appelait les Marseillais « à se révolter » après qu’« Edouard Payan [sic] a interdit la projection du film dans la ville ». Peu importe la loi de 1905, droite et extrême droite à l’unisson ont crié à la censure. « Interdire au nom d’une laïcité dévoyée, c’est renier notre histoire », estime ainsi la candidate de la droite Martine Vassal. « Il faut arrêter de faire passer des films politiques d’extrême droite soutenus par les galaxies Stérin et Bolloré pour des œuvres d’art neutres », réagit le président du PRG dans les Bouches-du-Rhône, Hugo Roche Poggi.