Tag: Marseille

  • En 2026 « La Marseillaise » augmente son engagement, pas ses tarifs

    En 2026 « La Marseillaise » augmente son engagement, pas ses tarifs

    C’est une décision volontariste : en 2026, malgré l’augmentation des coûts de production et de distribution, La Marseillaise n’augmentera pas ses tarifs.

    C’est d’abord le souhait de rester un journal populaire, accessible à tous, qui a dicté ce choix. C’est ensuite la conviction que la hausse de nos ventes et de nos abonnements, constatée depuis 5 ans, ne doit pas être interrompue.

    Il s’agit d’un pari : continuer à vous satisfaire et conquérir un lectorat encore plus large pour trouver les moyens de notre développement.

    Le mercredi, deux journaux pour 1,50 euro !

    Pour le réussir, nous avons besoin de vous. C’est le sens de l’appel à la souscription lancé à l’occasion de la nouvelle année pour permettre à La Marseillaise de continuer à exister, de se développer et de conquérir les Alpes, où un comité des Amis de La Marseillaise s’est constitué dans cet objectif.

    Vous pouvez aussi soutenir la démarche de votre journal en participant à sa diffusion bénévole, en abonnant vos proches et en faisant connaître autour de vous son contenu qui sera particulièrement riche à l’occasion des municipales.

    Vendue en kiosques seulement 1,50 euro en semaine, La Marseillaise est le journal le moins cher de la région. Le mercredi, pour le même prix, le journal culturel Zébuline vous est offert. Et le week-end, avec le supplément détente, loisirs, découvertes La Marseillaise week-end, et le programme TV Diverto, votre journal de deux jours reste aussi à 3 euros. Côté abonnements mensuels, tarifs inchangés également. 9,90 euros pour accéder à tous nos contenus numériques. 14,50 euros pour accéder au numérique et recevoir votre journal du week-end ou votre hebdo d’Occitanie. Et enfin, 34,50 euros pour accéder au numérique et recevoir votre journal quotidiennement.

    Là encore, dans le but de toujours mieux vous satisfaire, un travail est en cours pour élargir les zones desservies par le portage qui vous permet d’être livré dès le petit matin.

    Bref, vous l’aurez compris, en 2026, versez à la souscription, achetez La Marseillaise en kiosques, abonnez-vous, offrez la à vos proches et faites-en la promotion !

  • Avec près de 900 000 visiteurs, les musées de Marseille surfent sur les records

    Avec près de 900 000 visiteurs, les musées de Marseille surfent sur les records

    « La gratuité, c’est la démocratie », affirme sans ambages Christine, devant les vestiges de Massalia sous vitrine. Cette habitante de la Belle de Mai se souvient de l’ouverture du musée d’Histoire de Marseille « dans les années 70, avec des escaliers en bois ». Elle y revient régulièrement, comme ce 31 décembre, avec Vénus et Julien, ses amis libanais, qui découvrent « la collection largement enrichie et mise en valeur par une superbe muséographie ».

    « On croit que c’est tranquille ce job, eh bien non ! », s’amuse l’agent de sécurité, à l’entrée du musée. En ce jour de Saint-Sylvestre, les visiteurs affluent, de tous âges, de tous lieux. La faute, ou plutôt le mérite, à la politique culturelle de la Ville. Depuis 2020, les musées marseillais sont gratuits. « Je suis allé à la Vieille Charité ce matin et je passe l’après-midi ici, pour pas un euro. C’est magnifique ! Un voyage dans le temps », apprécie Joachim, géologue allemand à la retraite, qui écume les musées d’Europe « dont certains, très chers ». La gratuité, même pour les expositions temporaires chaque premier dimanche du mois, est un argument de vente nécessaire, mais pas suffisant, pour Christine, qui profite également « des conférences, top et en accès libre ».

    Dans la file d’attente pour les tickets, un groupe de jeunes parisiens se réjouit d’avance. « J’adore les vieilles pierres, explique Schams à son frère cadet. Mais on va faire du deux en un avec l’expo photo des Detaille. Tu connaîtras Marseille comme si tu y étais né ». Plus loin, devant l’épave reconstituée du navire romain de la Bourse, un couple de mal-voyants attendent les audio-guides. « Je suis déjà venu avec l’école », précise leur fils Antonin, 9 ans, qui réclame également « un casque, parce que c’est plus marrant ». Une poignée d’enfants, le nez collé à la guide conférencière, ne rate pas une miette de l’histoire de Protis et Gyptis. « Ils ont eu le coup de foudre ! » s’écrie l’un d’eux en se retournant vers son père.

    Dehors, au calme, posée sur un banc du jardin des vestiges, Manon, 27 ans, avoue « venir souvent profiter de ce décor qui a traversé les âges, en plein cœur du centre-ville, c’est un vrai luxe pour prendre ma pause sandwich ».

    Pas de doute, la fréquentation des musées s’installe dans une dynamique positive. Un succès que ne boude pas Jean-Marc Coppola. « La gratuité en est un des éléments. Mais elle permet aussi de valoriser nos musées », considère l’adjoint (PCF) au maire en charge de la culture.

    Les œuvres sortent

    de leur réserve

    L’élu évoque également la politique culturelle menée en direction des crèches et des écoles, « avec le programme d’éducation artistique et culturelle où les parents sont accompagnateurs, en particulier avec le Préau des Accoules. Et un choix des sujets d’expositions, comme “C’est pas bêtes’’ sur la représentation animale dans les œuvres, qui valorise les pièces exposées ».

    La Ville a également enrichi ses expositions permanentes de pièces sorties des réserves. « De quoi offrir de nouveaux récits de Marseille et donner envie de revenir », argumente l’élu. D’autant plus facilement que les expos jouent les prolongations. Et dans la liste des ingrédients qui font recette, il faut encore ajouter l’événementiel, avec « les festivals qui accrochent, les femmes mises à l’honneur, les partenariats avec d’autres musées comme le Louvre, la formation des agents par le recrutement externe… »

    Marseille offre une bulle d’air au festival de BD d’Angoulême

    L’annulation de l’édition 2026 du festival d’Angoulême ne signera pas un sacrifice total pour les artistes. Le rendez-vous se décline en mini-festivals de BD, disséminés sur le territoire. Dont un à Marseille, prévu fin janvier. « La Ville de Marseille a été sollicitée pour accueillir l’un d’eux, du 30 janvier au 1er février », se félicite Jean-Marc Coppola. L’adjoint au maire en charge de la culture précise : « Nous sommes en train de l’organiser dans un lieu loué et préempté, l’ancienne enseigne de chaussure André, sur la Canebière, où nous accueillerons une dizaine d’autrices de BD, dont quelques Marseillaises. Ce sera l’occasion d’un partenariat avec la bibliothèque de l’Alcazar, qui dispose d’un fond très ancien de BD ».

    À savoir

    884 000 visiteurs

    Ce chiffre marque une hausse historique de la fréquentation de l’ensemble des musées en 2025. En 2024, ils étaient 670 026 visiteurs à passer le seuil. Chacun des douze mois affiche une fréquentation en hausse par rapport à l’année précédente, avec un jalon inédit de 101 306 au mois d’août.

    Au top

    La Vieille Charité dépasse les 270 000 visiteurs, battant son record de 249 447 en 2018. Le Musée d’Histoire de Marseille franchit pour la première fois la barre des 100 000. Le Préau des Accoules en a accueilli plus de 37 000, contre 32 017 en 2024. Le Mémorial des déportations dépasse les 28 000.

    Du jamais vu

    D’autres musées atteignent leur plus haut niveau de fréquentation depuis plusieurs années : le musée des Beaux-Arts avec plus de 99 000 visiteurs, le Musée des arts décoratifs, de la faïence et de la mode, à Borély, décroche 44 000 entrées, et 68 000 pour Cantini, son meilleur résultat depuis 2017.

  • Hockey sur glace : les Marseillais signent un automne riche en premières

    Hockey sur glace : les Marseillais signent un automne riche en premières

    Jeune club de l’élite du hockey français, Marseille a récemment vécu plusieurs premières historiques. Autant d’étapes qui ont confirmé aux joueurs comme aux dirigeants que l’équipe se rapproche désormais du gotha tricolore de la discipline. Rien que cet automne, trois avancées majeures ont été réalisées, et une quatrième pourrait suivre si Marseille termine bien sa saison régulière.

    Première victoire

    sur la glace de Grenoble

    Un exploit proche de la mission impossible pour n’importe quelle équipe française. Dans sa jeune histoire, Marseille n’avait jamais gagné face à Grenoble, encore moins à la patinoire Pôle Sud. Le 3 octobre, dès la 7e journée de Ligue Magnus, les Spartiates l’ont emporté aux tirs au but face aux Brûleurs de Loups (3-2). Une performance XXL face aux champions de France en titre, qui ont laissé échapper des points à domicile seulement contre Rouen, cette saison. Le 14 novembre, les hommes de Luc Tardif Jr récidivaient en s’imposant 6-2, cette fois-ci au Pomge.

    Premier quart de finale

    de Coupe de France

    Les Spartiates ont eu la chance de jouer un quart de finale historique en Coupe de France. Historique, puisque c’était le premier du club à ce niveau, mais aussi car la rencontre en elle-même était unique. Mené 4-0 dans le deuxième tiers-temps, ce 16 décembre, Marseille est rapidement revenu à hauteur de Chamonix, son adversaire du soir.

    Un scénario exceptionnel, mais ce sont bien les Haut-Savoyards qui ont pris le meilleur sur les Provençaux (4-6). Après deux succès parfaits face à des formations de divisions inférieures (6-0 à Roanne et 4-0 à Strasbourg), les Spartiates ont échoué aux portes du dernier carré. L’aventure dans cette Coupe de France s’est donc arrêtée peu avant les fêtes de Noël.

    Premiers JO

    pour un Spartiate

    « Les Jeux, j’y pense forcément, mais les places sont chères. » C’est ce que disait Enzo Cantagallo à quelques semaines de l’annonce de la sélection française pour les Jeux olympiques de Milan-Cortina d’Ampezzo (6-22 février). Le 23 décembre, le sélectionneur Yorick Treille a couché le nom du Marseillais sur sa liste. Jamais un Spartiate n’avait participé aux JO. Ce sera donc une première pour le joueur arrivé cet été en provenance de Rouen. Il ne sera pas tout à fait seul puisque le coach de Marseille, Luc Tardif Jr, sera assistant des Bleus durant la compétition.

    Vers une saison historique pour le club ?

    Alors qu’il reste 16 matches, avant la rencontre ce vendredi à Nice, les Spartiates sont 5e de Ligue Magnus. Les Marseillais n’ont jamais atteint une meilleure position à l’issue de la saison régulière. 5e en 2024, 6e en 2025, ils peuvent encore espérer une 4e place, objectif atteignable d’ici mars. Actuellement, ils ne comptent que trois points de retard sur Bordeaux, même si terminer 4e ou 5e revêt une importance moindre puisque les équipes à ces rangs s’affronteront au premier tour des play-offs.

  • [Sur la table du réveillon] Miser sur les plantes pour soulager les excès

    [Sur la table du réveillon] Miser sur les plantes pour soulager les excès

    Tisanes, huiles essentielles ou végétales, ces produits aux composants fortifiants pourraient vous réconforter. Depuis 1815, la pharmacie du Père Blaize est spécialisée dans la phytothérapie, l’art du traitement par les plantes, une pratique qui se perpétue depuis 215 ans. Ici, pas de recettes magiques ou presque : la plante est l’essence même de ce savoir-faire ancestral. « Nous avons une approche technique, une action thérapeutique pour aider nos patients à se soulager », relate Antoine Dauvert, pharmacien.

    Produits naturels

    « Les plantes sont expédiées par des grossistes, majoritairement des productions européennes », souligne le pharmacien. La réception se fait « là-haut », dit-il en montrant le plafond du doigt. Le froid s’est installé ces derniers jours aux portes des Marseillaises et Marseillais. « J’accompagne mes patients pour remplacer ou accompagner des médicaments ou, de manière préventive, pour se faire du bien et résister au froid hivernal », estime Antoine Dauvert. Des bienfaits destinés à soutenir les défenses immunitaires.

    Les festivités touchent à leur fin, et c’est donc l’occasion de se faire du bien. Pour cela, rien de mieux que « l’iconique » tisane du Père Blaize : la tisane du centenaire. « Cette tisane d’action détox permet de soulager le foie après une grosse période festive », recommande le pharmacien. Ses ingrédients, notamment à base de centaurée et de marrube, « permettent de drainer le foie et la vésicule biliaire », juge-t-il avec enthousiasme en attrapant un sachet posé sur une étagère.

    Pas de restriction pour l’une des boissons chaudes les plus convoitées de l’hiver. « Tout le monde peut en prendre », s’exclame le pharmacien.

    La phytothérapie se présente comme une alternative aux processus chimiques. « On a un outil de travail qui nous permet de répondre de manière naturelle aux problèmes de santé de nos patients », estime Antoine Dauvert. La pharmacie bicentenaire continue ainsi sa volonté de répondre à cette quête de bien-être de manière historique et traditionnelle.

    Pour commander : boutique.pereblaize.fr

  • Les courageux baigneurs dans les eaux glacées de l’an nouveau

    Les courageux baigneurs dans les eaux glacées de l’an nouveau

    Il fallait de l’audace, mais plus encore un goût inné de la fête et une joie de vivre démonstrative pour affronter ce jeudi à midi sur la plage du Prado Nord, non seulement un vent glacé sous un ciel couvert, mais une eau à 13,4 degrés exactement, un léger poil plus froid que l’an dernier.

    À l’initiative des Nageurs du Prado et des Libres-Nageurs, plus de 400 personnes se sont rassemblées sur la plage et près de la moitié se sont élancées pour un plouf magistral et joyeux en ce premier jour de l’année. « C’est fabuleux ! On a doublé les effectifs directs. Je dirais 150 nageurs dans l’eau et 300 restées sur la plage, mais qui se réservent pour l’année prochaine ! », se réjouit Benjamin Clasen de l’association des Libres-Nageurs pour cette seconde édition qui a pour esprit de « chérir notre grande bleue, protéger notre littoral, sanctuariser les plages publiques, célébrer notre lien aux éléments terre, eau et air, réveiller nos sens et notre santé, se serrer les coudes pour l’an qui vient ».

    « On veut créer

    une tradition ici »

    « C’était gé-nial ! Première fois de ma vie, je le referai. Je suis restée un moment je me suis régalée ! » confie Laurence, la cinquantaine, qui court vite se sécher. Un premier constat s’impose : les femmes sont nettement plus participatives que les messieurs. « Une fois qu’on y est, ça va, mais faut se motiver car là c’est 14 degrés qui nous attend. C’est une température correcte », explique Olivier, qui nage en combinaison l’hiver. « On veut créer une tradition ici », ajoute Cathia, son amie, plus entraînée. « Je peux rester jusqu’à 20 minutes dans l’eau sans combinaison ». Sur le bord de la plage, une mamie tente de dissuader tout ce beau monde : « N’y allez pas, elle est glacée et en plus il y a des méduses ! » lance drôlement la septuagénaire que nul n’écoute.

    « C’était trop bien. Je suis congelé ! » ressort Bas, un Belge d’Anvers venu spécialement à Marseille pour ce bain. À côté, un duo s’est déshabillé et comme pour un saut en parachute, repousse le moment de s’élancer. « On se prépare psychologiquement. Je ne veux surtout pas savoir la température ! », confie Emma. « C’est la première fois pour moi ici un 1er janvier. Mais je me baigne souvent mi-janvier dans les calanques quand il fait beau », confie Jérémie, son copain, qui rejoint un groupe pour se jeter à l’eau sous la surveillance au loin d’un navire de la police qui encadre et sécurise ce bain festif.

    Comme chaque année, les Fronts runners Marseille (FRM) association sportive LGBT+ se sont aussi réunis à la plage des Catalans pour le premier bain de l’année.

    Toulon réunit 933 baigneurs

    Le traditionnel bain du jour de l’an a rassemblé plus de 900 courageux, jeudi matin, sur les plages du Mourillon, à Toulon. Le rendez-vous s’est tenu dans une ambiance festive. Les baigneurs se sont vus remettre un diplôme attestant de leur participation, avant de partager un chocolat chaud ou un café pour se réchauffer.

  • Le boulevard des Dames, à Marseille, se prépare à se refaire une beauté

    Le boulevard des Dames, à Marseille, se prépare à se refaire une beauté

    C’est un axe emblématique du centre-ville marseillais, qui court de la Joliette à la porte d’Aix, qui va enfin être rénové. Ce 16 décembre, la Métropole Aix-Marseille a lancé les dernières consultations d’entreprises pour achever le réaménagement du boulevard des Dames, dans le 2e arrondissement.

    Un chantier qui avait été chiffré, au début de l’année, à 4,4 millions d’euros, pour ce tronçon de quelque 620 mètres qui court de l’avenue Schumann à la place Jules-Guesde, et considéré comme « un axe structurant », comme le rappelle le cahier des charges : « Il se présente comme un axe collecteur, en cas de fermeture des tunnels de la Major, du Vieux-Port et du Prado Carénage ».

    Rattraper le retard du plan vélo métropolitain

    Avec cette remise à neuf, les piétons pourront profiter de trottoirs plus larges, de nouveaux arbres doivent aussi être plantés pour compléter les alignements existants, l’occasion de retirer un peu de bitume pour absorber l’eau de pluie. Le stationnement, lui, ne sera cantonné que sur le côté sud du boulevard pour le tronçon qui court de l’avenue Schumann à l’avenue de la République, et aménagé sur deux bandes de deux mètres de large de chaque côté de la voirie, pour le reste du boulevard, jusqu’à la place Jules-Guesde.

    Mais, surtout, ce réaménagement est l’occasion de créer une véritable piste cyclable, à la place de la simple bande discontinue actuelle, dont la peinture disparaît au plus grand profit des véhicules qui stationnent dessus. Ces pistes cyclable bidirectionnelle, séparées de la route, doivent constituer un tronçon de la ligne 3 « Sud » du Plan Vélo métropolitain, reliant le quartier de la Joliette à Luminy. De quoi rattraper en partie le retard pris : alors qu’il devait s’achever en 2024, moins des deux tiers des 130 km projetés ont été réalisés. Pour accueillir cette piste cyclable, la voirie sera réduite à une voie descendante, et à deux voies montantes.

    Initialement annoncés pour le deuxième trimestre 2026, les travaux sont prévus pour durer dix-huit mois, pendant lesquels la circulation sera réduite à une voie dans chaque sens. Le chantier viendra ainsi accompagner la transformation du secteur, entre les travaux de la place Jules-Guesde et la livraison d’un hôtel aux 49-53, annoncée pour cette fin d’année 2025.

  • Le Club Alpin Français, toujours bon pied bon œil à 150 ans

    Le Club Alpin Français, toujours bon pied bon œil à 150 ans

    Marseille dispose dans son schéma associatif d’un club hors-norme.

    Imaginez qu’en un même lieu, il soit possible de se préparer pour une randonnée autour du Mont-Blanc. Planifier l’exploration d’une grotte ou d’un gouffre. Se renseigner sur les pistes permettant la pratique du VTT avec un peloton d’amis. Ou encore, tout simplement, trouver le bon conseil pour une randonnée exceptionnelle dans les Calanques.

    « C’est ce que nos adhérents peuvent faire et cela depuis plus d’un siècle et demi, dans notre local qui donne sur le Vieux-Port ». Cette précision est donnée par Michel Gauch. Il est une des chevilles ouvrières, « bénévole, c’est important », qui investit la moindre minute de son temps libre pour aider un maximum de personnes, jeunes et moins jeunes, afin qu’elles puissent profiter du bonheur d’une activité physique en plein.

    Dans le local du 14 quai de Rive-Neuve, il s’active afin de faire vivre la doyenne des associations sportives de Marseille, née le 4 novembre 1875 en tant que section locale du Club Alpin Français. Plus connue sous l’abréviation CAF, elle est un acteur connu et reconnu de tous les adeptes de sports de pleine nature. Car elle gère, entre autres, plusieurs refuges de montagne et s’occupe du balisage, les fameux traits rouge et blanc sur les arbres et rochers, qui jalonnent les sentiers de grande randonnée.

    Sept héritiers

    Jusqu’en 1935, Marseille rayonnait sur toute la Provence. Mais, à partir de 1935, des clubs ont été créés pour coller au plus près des besoins des pratiquants. D’abord à Avignon, puis à Aix-en-Provence et Toulon (1961), dans les Alpilles (1985), à Aubagne (1986), Cassis (1997), jusqu’au petit dernier, né en 2012 à Gardanne.

    « Notre cœur d’activité, c’est bien sûr l’alpinisme », rappelle Michel Gauch. Mais, au fil des décennies, le CAF s’est ouvert à d’autres pratiques. Que ce soit le ski de randonnée, le trail, le VTT, le canyoning, la spéléologie ou encore l’escalade, « nous enregistrons une progression constante de nos licenciés. Rien qu’à Marseille, nous en avons 1 500 ».

    Afin de célébrer les 150 ans, le club a imaginé plusieurs temps forts. Il y a eu la soirée de présentation du livre retraçant la longue histoire de l’association. « Le plus dur a été de résumer les choses en 300 pages », plaisante Michel Gauch. Mais, ce qui fait la fierté des dirigeants, c’est la mise en place d’une randonnée de 150 km, autour et dans Marseille, qui arpente les itinéraires historiques des pionniers et a permis de retrouver certaines traces oubliées, du côté de Roquevaire ou de l’Espigoulier.

    Ouvert à tous, dès l’âge de 4 ans, le Club Alpin Français propose des activités adaptées à toutes les conditions physiques et à toutes les morphologies. « Nous avons également la possibilité de prêter le matériel pour ceux qui souhaitent faire de l’escalade, de la spéléologie ou d’autres activités qui nécessitent un équipement spécifique », précise Michel Gauch.

    « Partage »

    Le club propose également des sorties collectives, des camps d’été dans les Alpes, des randonnées à thème pour découvrir le patrimoine d’une ville ou d’un site naturel, et s’occupe de l’entretien des refuges de montagne. « Le principe est basé sur le partage, avec la présence d’encadrant diplômés de la Fédération française des clubs alpins pour que toute sortie se fasse dans les meilleures conditions de sécurité », insiste-t-il.

    Les permanences du jeudi soir transforment le local en véritable ruche. « Les gens viennent partager leurs expériences, se renseigner sur les formations d’encadrants ou, simplement, pour passer un bon moment et retrouver des amis », poursuit Michel Gauch. Certains passent même leur temps dans la bibliothèque, qui est une véritable mine d’or pour tout amateur de randonnée.

    Renseignements sur le site https://www.ffcam.fr

  • [Rétrospective culture 2025 1/2] L’année Cezanne : un succès sur tous les fronts

    [Rétrospective culture 2025 1/2] L’année Cezanne : un succès sur tous les fronts

    Pendant près de cinq mois, la Ville d’Aix a vécu au rythme de l’année Cezanne (28 juin-12 octobre). Il aura fallu plusieurs années aux équipes municipales et l’Office de Tourisme pour préparer l’exposition internationale qui, au regard des derniers chiffres exposés par la Ville, a été un succès. Certes, il y a eu l’exposition exceptionnelle du Musée Granet qui a accueilli près de 130 œuvres du peintre aixois, attirant 350 000 visiteur. Mais l’année Cezanne est allée bien au-delà. Il y a d’abord eu les rénovations de la Bastide du Jas de Bouffan, premier lieu de vie du peintre qui aura occupé le site quarante ans, jusqu’en 1899. Et qui n’a cessé de livrer ses secrets. Sur place, des équipes de restaurateurs, d’architectes et de scientifiques auront découvert à deux reprises des fresques peintes à même le mur par le jeune Cezanne.

    De portée internationale
    À Marseille, la culture en chantier

    31 mars. Dernière soirée pour Latinissimo au Dock des Suds

    Le 31 mars, une ultime soirée scellait le Dock des Suds. Latinissimo, l’association organisatrice de la Fiesta des Suds et locataire historique des lieux depuis 25 ans, en a été éjectée par l’établissement Euroméditerranée, propriétaire des lieux.

    Avril. Le Toursky laisse place à Scène Méditerranée
    Début avril, le tribunal de judiciaire de Marseille approuvait la reprise de la compagnie Richard Martin – Théâtre Toursky par le Théâtre Joliette aux côtés de la compagnie Dans6T et de l’association Les Rencontres à l’échelle. Le théâtre de Saint-Mauront fondé en 1971 par Richard Martin prend pour l’instant le nom de Scène Méditerranée.

    Novembre. Le Théâtre du Gymnase se rénove et la médiathèque Loubon émerge

    Fermé depuis 2021, le Théâtre du Gymnase a vu son chantier de rénovation lancé. Réouverture prévue en septembre 2027. Tout comme celle de la Médiathèque Loubon, qui sera créée sur la rue éponyme et la première du 3e arrondissement.

    7 décembre. La Bonne mère brille à nouveau

    La 5e campagne de restauration de la Bonne Mère s’achève, un défi technique accompli en 10 mois à 212m du sol par une trentaine de spécialistes.

  • [Les illuminations font un carton] Marseille, les lanternes brillent et attirent à la mairie des 6-8

    [Les illuminations font un carton] Marseille, les lanternes brillent et attirent à la mairie des 6-8

    Dans le parc de Bagatelle, adjacent à la mairie, des cadeaux, lutins, rennes et Pères Noël lumineux illuminent chaque soir les pelouses du jardin, pour le plus grand bonheur de tous. Depuis le 30 novembre et jusqu’au 15 janvier, habitants du quartier, Marseillais et visiteurs des communes voisines viennent y prendre leur petite dose de magie de Noël.

    Devant les immenses lanternes aux formes variées, les familles et les amis sont nombreux à se prendre en photo, comme Seshambal, qui se fait photographier par sa fille avec ses deux amies. Cette voisine du parc vient tous les ans voir les illuminations de Bagatelle : « C’est super beau et chaque année, ils changent les décorations, donc on aime bien venir. Surtout que c’est bien car chaque mercredi et samedi, il y a un conteur qui anime des histoires pour les enfants. » Comme beaucoup, elle a également profité des illuminations présentes dans toute la ville pendant cette période de l’année : « On est allés au Vieux-Port aussi et au parc Blanche. On aime bien parce que ça donne vraiment l’esprit de Noël. »

    Mais les lanternes du 8e arrondissement n’attirent pas que les voisins. Ils sont nombreux à venir de tout Marseille pour s’émerveiller devant les fleurs fantastiques et la tribu du Père Noël. Comme Olivier, retraité qui y a amené son fils et ses deux petites filles, qui habitent dans le 11e arrondissement. « Depuis qu’on est grands-parents, on vient tous les ans. Les filles sont émerveillées par l’atmosphère. Et puis la grande aime bien les contes », confie-t-il.

    Les enfants ne sont pas les seuls à s’émerveiller. Gisèle, médiatrice sociale à la retraite, est venue du 13e arrondissement pour découvrir les illuminations et a entraîné une amie avec elle : « J’ai entendu parler de ça sur mon téléphone. J’adore les illuminations, donc j’en ai fait plusieurs. Toutes ces lumières, c’est vraiment magique, ça me redonne mon âme d’enfant. »

    Certains se déplacent même d’autres villes pour profiter des différentes animations festives proposées dans tout Marseille, à l’image d’Ophélie, infirmière venue de Vitrolles avec sa fille Massilia de 2 ans : « Je venais déjà voir les illuminations avant d’être maman, mais là, voir les décorations de Noël à travers les yeux de ma fille est encore plus magique. »

    Cette activité attire d’autant plus que la féerie est accessible à tous : dans le parc, comme dans de nombreux lieux de la ville, les illuminations sont gratuites. « On essaye de faire surtout des choses gratuites, donc nous ne sommes allées voir que des choses organisées par les mairies », explique l’infirmière. Un constat partagé par Seshambal, ravie de la diversité des activités proposées : « Il y a eu des spectacles aussi, et le conteur deux fois par semaine, et tout ça gratuitement. » Bien qu’elle regrette que les illuminations soient « un peu plus petites que l’an passé ».

    Les illuminations de Noël ne perdent donc rien de leur popularité, bien au contraire. À Bagatelle, les différentes animations affichent presque toujours complet, et l’inauguration du 30 novembre a rassemblé 6 400 personnes, selon la mairie. Un pari réussi pour la mairie de secteur, qui souhaitait proposer « un événement familial, populaire et rassembleur ».

  • A Marseille, Martigues, Toulon ou La Seyne-sur-Mer, le premier bain de l’année se fête

    A Marseille, Martigues, Toulon ou La Seyne-sur-Mer, le premier bain de l’année se fête

    Marseille : jeudi 1er janvier 2026 à 12h. Plage Prado-Nord, lieu dit plage du Petit-Roucas blanc (13008).

    Organisée par les Libres nageurs et les Nageurs du Prado, un bain populaire, gratuit et festif, accessible à tous, attend les plus courageux pour sa 2eme édition.

    Bain de pieds, trempette ou petite baignade, rien de tel pour « réveiller les sens et la santé, et se serrer les coudes pour l’an qui vient », annonce l’association, sur le ton joyeux qui les caractérise.
    Un détail ? C’est « esprit carnaval » ! Les bonnets de bain de « Papa Noël » ou chapeaux pointus, langues de belles mères sont les bienvenus. Plumes et paillettes aussi !

    Un pique-nique sur les estrades en haut de la plage après le bain clôture l’initiative. A chacun d’amener des victuailles.

    Attention, aucun encadrement n’est prévu dans l’eau, aucune nage loin du rivage n’est autorisée.

    Marseille: jeudi 1er janvier à 12h. Plage des Catalans (13007)

    Comme chaque année, les Fronts runners Marseille (FRM) association sportive LGBT+ se réunissent à la plage des Catalans pour le premier bain de l’année !

    Pour commencer cette nouvelle année sous le signe du partage, un apéro festif est prévu sur la plage.
    Boissons chaudes et variées. De quoi grignoter aussi pour tous les goûts.

    Marseille : samedi 3 janvier 2026 à 12h. Cercle des nageurs. 140-150 Bd Charles Livon (13007).

    Le bain du 1er samedi de l’année au CNM est un des plus anciens, et des plus renommés de la ville. Il est suivi d’un verre de vin chaud bien mérité.
    Attention seul les membres du cercle sont invités pour ce bain un brin select.

    Martigues : dimanche 11 janvier 2026 à 11h – Plage de la Couronne.

    Soupe, et échauffement en musique, pour une ambiance festive.

    Toulon : 1er janvier à 10h30. Anse des Pins, plages du Mourillon. Séance d’échauffement et top départ du Grand bain.

    Venez- vous jeter à l’eau dans la joli anse des Pins et profiter des bienfaits de la mer poussé par l’élan collectif. Un diplôme attestant de la participation sera remis à tous, avant de partager un chocolat chaud, un café et une petite collation pour se réchauffer.

    La Seyne-sur-Mer: samedi 3 janvier 2026à 10h – Esplanade Boeuf – les Sablettes.

    Vin chaud et récompenses à la clé.