Tag: Marseille

  • « Faire équipe avec la nature pour dessiner le futur »

    « Faire équipe avec la nature pour dessiner le futur »

    Initié par Alain Renaudin, fondateur de Biomim’expo, « l’appel du Pharo » a été dévoilé sous la forme d’une tribune collective intitulée « Faire équipe avec la nature pour dessiner le futur ».

    « Hubert Reeves nous alertait déjà en nous disant que nous menions une guerre contre la nature, et que si nous la gagnions, nous étions foutus ! Oui ! Nous n’avons aucune victoire à espérer à détruire le vivant, mais beaucoup à gagner à l’écouter et à le reconstruire, pour notre propre santé et futur d’humanité », débute le texte, qui considère que « demain a déjà démarré, nos écosystèmes regorgent de solutions, de connaissances scientifiques, d’innovations, d’expérimentations qui font leurs preuves sur le terrain et révèlent que d’autres champs du possible existent. Notre enjeu n’est pas toujours de faire du neuf, c’est aussi de faire grandir ce qui est déjà là ».

    Biodiversité et climat

    « La vie est géniale et puissante. Avec ses 3,8 milliards d’années d’expérience et d’évolution, elle est économe en énergie, en ressources, elle travaille en circuits courts, elle ne standardise pas pour être toujours la mieux adaptée localement, elle ne produit pas de déchets et de pollutions, elle privilégie la coopération et les bénéfices symbiotiques. La vie est le cahier des charges et le mode d’emploi de notre futur », s’enthousiasme l’appel du Pharo en avançant l’idée d’une « grande coalition entre biodiversité et climat ».

    Le texte appelle ainsi regarder la biodiversité comme « une solution » au problème du changement climatique car c’est la vie qui stocke du carbone. Il propose en ce sens d’aligner « les budgets biodiversité à hauteur des budgets carbone ».

  • À Marseille, des policiers qui veulent démonter les a priori

    À Marseille, des policiers qui veulent démonter les a priori

    « Mais vous êtes de vrais policiers ? C’est souvent ce qu’on nous demande quand nous organisons ces journées. » Gardien de la paix depuis une trentaine d’années en Seine-Saint-Denis, le bénévole qui encadre, ce mardi, le stand de tir laser au cœur de la résidence Val Plan (13e), ne boude pas son plaisir d’être là. Il fait partie de l’association Raid Aventure Organisation qui rassemble des représentants de tous les corps de métiers de la police et prennent sur leur temps libre pour aller à la rencontre de la population aux quatre coins de la France.

    « C’est une journée organisée aussi par la Métropole Aix-Marseille et 13 Habitat. On veut réintroduire le dialogue avec la police, mais aussi les partenaires sociaux comme les pompiers, les centres sociaux, les bailleurs », précise Florence, coordinatrice départementale de l’association. Boxe, escalade, parcours en tenue, gestes professionnels ou massage cardiaque, les neuf ateliers proposés ce jour-là montrent « toutes les facettes du métier », mais appuient aussi sur « certaines valeurs » comme « l’entraide, le secourisme, l’écoute », ajoute la policière.

    Faire confiance

    Force est de constater que tout le monde est à fond. Les plus petits apprennent à menotter allègrement leur moniteur parce qu’« il a pas été sage et va aller en prison ! », des plus grands ont enfilé des lunettes qui reproduisent les effets de l’alcool ou de la drogue avant d’entamer un parcours routier. « Mais comment on peut payer des millions d’amendes ? » interroge un minot, estomaqué par les peines encourues pour détention de stupéfiants. Avec un jeune marin pompier, on apprend la position latérale de sécurité et le massage cardiaque, quitte à « casser des os, parce que c’est mieux que d’être mort ! »

    À l’atelier « dialogue », on entre dans le vif du sujet. Manelle et Hana, 12 ans, boivent littéralement les paroles de Johanna, jeune policière venue de la région parisienne. « Combien vous êtes payée ? Vous travaillez aussi la nuit ? C’est quoi la plus grande intervention que vous ayez faite ? » Les questions pleuvent. Les réponses sont franches et directes. « Je me souviens, j’étais stagiaire, c’était un papa qui abusait sexuellement de son bébé de 9 mois. Les voisins avaient appelé parce qu’il pleurait et le papa nous avais dit que c’était parce qu’il ne voulait pas faire la sieste, mais mon collègue a eu du flair, il s’est dit que ce n’était pas normal… », témoigne la jeune femme. Le racisme ? Cela existe « envers les gens », reconnaît-elle, assurant qu’il n’est pas question de laisser faire, « ce n’est pas une opinion, mais un délit. » Délit qui existe aussi au sein même de la police, « j’ai fait deux rapports sur des collègues. » Mais « ne pensez pas que les policiers sont tous les mêmes », assure-t-elle, « il ne faut pas faire de généralités. »

    Les petites repartiront convaincues, mais avec une certitude : « On peut leur faire confiance, mais moi je ferai pas ce métier, c’est trop dangereux », tranche Hana.

    Prochains rendez-vous ce mercredi 29 octobre au Castellas, ce jeudi 30 octobre au centre social de St-Antoine de 13h à 17h.

  • L’OM tenu en joue par Angers

    L’OM tenu en joue par Angers

    « Si on veut atteindre notre objectif, à savoir devenir une grande équipe, il faut réagir », a martelé Pierre-Emerick Aubameyang, mardi en conférence de presse, avant de recevoir le SCO d’Angers ce mercredi à 21h05, au stade Vélodrome. L’attaquant gabonais, dont l’expérience n’est plus à rappeler, a conscience que tout va très vite dans le football : l’OM courait après une sixième victoire de suite, toutes compétitions confondues, mais se retrouve désormais avec deux défaites consécutives (Sporting et Lens). « La défaite à Lisbonne est dommage parce que c’était à notre portée. Il faut regarder vers l’avant et aller chercher cette victoire demain [mercredi] », espère « Aubame », qui n’était pas titulaire, samedi dernier sur la pelouse de Bollaert.

    « Quand on n’a pas 20 ans, l’organisme met plus de temps à récupérer. L’avantage, en 2025, c’est qu’il y a plus de moyens pour vite récupérer (…) Avant, j’avais moins de mal à démarrer sur les premiers mètres. Maintenant, j’ai un peu plus de mal. Mais je compense et travaille », ajoute celui qui a fêté ses 36 ans en juin dernier. « Il peut encore durer de nombreuses années parce que je le vois s’entraîner. C’est un joueur complet, il sait aussi délivrer des passes et jouer sans le ballon », encense Roberto De Zerbi. « J’avais joué avec son frère, c’était quelqu’un de positif et son frère est exactement pareil. Il s’amuse à jouer, il comprend la rotation. C’est un transfert très important pour nous. L’absence de Gouiri pèse lourd, mais on ne doit pas penser à ceux qui sont absents, mais ceux qui sont présents », ajoute le technicien italien, qui ne veut pas être englouti sous les polémiques.

    « On a l’obligation de gagner les matches. Avant même de gagner, il faut bien se comporter. Je pense qu’on fait les choses de la bonne manière. Dans les deux derniers matches, on a eu des manques dans la concrétisation, dans certains duels où on a manqué un peu de méchanceté. On a commis des erreurs : la simulation d’Emerson, le pénalty concédé par Pavard », déplore le natif de Brescia, qui veut gagner les six prochains matches. « On n’est pas invincible mais je suis content de mon équipe, de mes dirigeants. Il y a un peu trop de blessés, mais ça arrive », poursuit-il, en étant vigilant au temps de jeu de tous ses joueurs pour éviter les blessures musculaires.

    Ses pensées sont tournées vers les Angevins, « des joueurs de qualité, surtout devant et au milieu de terrain ». « Ce n’est pas une équipe qui gare le bus. Elle va vers l’avant. Il faut la respecter. En L1, tous les matches doivent être joués jusqu’au bout. Je n’aime pas l’idée de sous-estimer l’adversaire », souligne De Zerbi, conscient qu’un tel état d’esprit leur a joué des tours par le passé.

  • Le vivant, réponse aux enjeux futurs

    Le vivant, réponse aux enjeux futurs

    « Les solutions sont indiquées par la nature, elle est notre porte de sortie. » Devant l’amphithéâtre presque plein du Pharo, Patricia Ricard, présidente de l’institut d’océanographie Paul Ricard, insiste sur la source d’inspiration que représente la biodiversité. La 9e édition de Biomim’expo en est bien la preuve. Ce mardi, ingénieurs, entreprises, inventeurs et badauds se sont retrouvés dans l’enceinte historique du Pharo, à Marseille, pour échanger sur les réponses que la nature peut apporter aux problématiques futures.

    Organisé depuis 2018 à Paris, c’est la première fois que l’évènement pose ses valises dans la cité phocéenne. Avec 160 exposants et environ 1 200 visiteurs, cette réunion de professionnels et de curieux permet de mettre à l’honneur le biomimétisme. « Cela veut dire que l’on s’inspire de structures ou de conceptions qui existent dans la nature pour nos innovations », explique Aurore Torrigiani, exposante. Et les applications sont multiples pour lutter contre le réchauffement climatique, réduire les besoins énergétiques ou limiter les déchets.

    Revitaliser les ports

    Pour remettre de la biodiversité dans les ports, rien de mieux que de s’en inspirer. C’est en tout cas la certitude d’Aurore Torrigiani et Olivier Meynard qui ont fondé, à Marseille, Sea Blocks. En s’inspirant de la forme naturelle des récifs, les deux marseillais ont imaginés des blocks de bétons, renforcés par de la fibre de moule et des coquilles saint-jacques pour installer des récifs artificiels dans les ports et y faire revenir faune et flore.

    « On a voulu se servir de la force de la nature, explique la co-fondatrice. Ces blocs, fabriqués lors d’ateliers RSE d’entreprises qui financent donc leur fabrication, devront être mis au sein de ports pour les revitaliser. On ne peut pas se passer ces ports, donc on veut les rendre de nouveau vivant. » Les deux co-fondateurs espèrent installer leurs premiers blocs début 2026 à l’Estaque.

    Des textiles innovants

    La nature offre aussi des réponses aux nouveaux défis que connaît la mode, qui tente d’être plus éco responsable, en utilisant de nouvelles fibres ou de nouvelles structures. C’est ce qu’a voulu montrer Audrey Prat, présidente de Biom’inspi, dans un défilé de mode bio inspirée, présentée ce mardi lors de l’exposition. « Que la nature soit notre directrice artistique », s’enthousiasme-t-elle.

    Les spectateurs ont pu découvrir des vêtements réalisés avec des fils de papiers, des fibres d’algues ou un textile inspiré de la structure des poils de fourmis argentées du désert qui lui permet de résister aux grosses chaleurs. De nouveaux matériaux encore au stade de prototype. Ce défilé « permet de montrer que l’on peut dresser de nouvelles routes », félicite Alain Renaudin, fondateur de la Biomim’expo.

    Mieux naviguer

    grâce à l’os de seiche

    Les solutions que la nature offre peuvent également s’appliquer dans des domaines plus insoupçonnés, à l’image du sport nautique. Pour le Marseillais Marc Amerigo, co-fondateur de Zephir project, la nature peut offrir des moyens pour conjuguer décarbonation du matériel et performance. L’ambition est de rendre le monde de la voile le plus efficace possible, « en termes de décarbonation du matériel, mais aussi de vitesse », explique le co-fondateur.

    Pour cela, la nature semble regorger de solutions. « L’os de seiche, par exemple, a une architecture particulière qui permet une bonne flottaison. On va donc intégrer certains calculs de sa structure pour nos planches. Et puis on utilise aussi les innovations qui sont présentées ici. C’est pour cela que ces rencontres sont importantes », développe Marc Amerigo.

    Et les applications sont encore infinies. « Car la planète, c’est 3,5 milliards d’années de développement, donc on a de quoi s’inspirer », sourit Thibaut Fournel, exposant.

  • Il est encore temps d’agir pour le vivant

    Il est encore temps d’agir pour le vivant

    S’inspirer du vivant, comme le promeut le rendez-vous Biomim’expo et les signataires de l’appel du Pharo à Marseille, c’est avant tout lui rendre justice. C’est rétablir la balance d’un déséquilibre abyssal au détriment de la nature.

    Car la destruction silencieuse de la biodiversité continue. Des données scientifiques sont sans appel et disent l’urgence absolue d’arrêter de faire la guerre au vivant et à notre environnement au risque de périr avec lui. Le Muséum national d’histoire naturelle le rappelle notamment à propos du déclin de 70 à 80% des insectes constaté depuis ces vingt dernières années. « Nous pouvons encore agir pour l’arrêter », prévient tout de même le Muséum. Car il est encore temps. Pour les promoteurs du biomimétisme (mimer le vivant pour trouver des solutions aux maux de notre temps), il est impératif en priorité de prendre conscience de la puissance du vivant et de sortir de notre système de prédation à son endroit.

    Changement d’échelle

    Car faune et flore ont beaucoup à nous apprendre et sont sources d’inspiration. Mais le changement d’échelle est à penser. L’exception de certaines expériences et démarches vertueuses doit devenir la norme. Pour cela, il faut investir dans le vivant et la biodiversité. À ce titre, la tenue dans ces prochains jours de la conférence des parties sur le changement climatique, la COP30, à Belém au Brésil, aura le mérite de remettre le vivant sur le devant de la scène et au cœur du débat public. Des mesures systémiques au niveau mondial sont nécessaire. Et pour cause : le vivant, comme le capitalisme, n’a pas de frontières. Pour faire triompher le premier, il faut s’attaquer au second.

  • Un agent du Samu social révoqué pour cumul d’activités

    Un agent du Samu social révoqué pour cumul d’activités

    Un agent technique du Samu social de Marseille a été définitivement révoqué, cet été, pour fautes au terme d’une procédure disciplinaire engagée pour « cumul d’activités non autorisées et réitérées ». Le juge des référés du tribunal administratif l’a débouté, la semaine dernière, de sa requête en suspension de l’arrêté du 1er août 2025 pris par le maire de Marseille le révoquant avec effet au 1er septembre, considérant qu’il n’y avait pas de caractère disproportionné dans la sanction.

    Il est reproché à ce fonctionnaire de catégorie C, recruté en 2002 par la commune de Marseille et qui exerçait depuis 2019 les fonctions d’agent d’intervention du Samu social, d’avoir exercé des activités de voyance tarifée, de massage Zen pour hommes et d’astrologie/médium au cours des années 2024 et 2025 et produit des attestations et déclarations mensongères à sa hiérarchie.

    Pour justifier la révocation, la commune souligne que M. Philippe H. a commis des « manquements volontaires et persistants à plusieurs de ses obligations », que les activités de cumul non autorisé l’étaient en continu, pendant son temps de travail, mais aussi pendant son congé de maladie et durant le temps partiel thérapeutique dont il a bénéficié, et qu’elles ont eu des conséquences sur son activité professionnelle. La commune ajoute qu’il a montré une « insubordination persistante », rompu le lien de confiance avec son employeur et porté atteinte à l’image de la collectivité, alors que la commune lui a laissé l’opportunité de se conformer à ses obligations à plusieurs reprises.

    Pour rappel, l’ancien maire Jean-Claude Gaudin, l’ancien chef de service du Samu social René Giancarli et cinq autres hauts fonctionnaires ont été condamnés en mars 2022, sur reconnaissance préalable de culpabilité, pour détournement de fonds publics par négligence, à des peines d’emprisonnement avec sursis et d’amende pour certains dans une procédure pénale initiée en 2017 sur des « situations atypiques » dans le temps de travail et l’octroi d’heures supplémentaires décorrélée de l’activité réelle d’agents du Samu social.

    En février 2025, l’Agence française anticorruption a recommandé à la commune de Marseille de veiller à la bonne appropriation par les agents de la réglementation sur le cumul d’activités.

  • Arthur Vermeeren, prodige qui doit jouer des coudes

    Arthur Vermeeren, prodige qui doit jouer des coudes

    Alternant entre le banc de touche et quelques apparitions furtives lors de ses premiers pas à l’OM, Arthur Vermeeren (24 ans) a récemment pris du galon.

    Depuis sa première titularisation sous les couleurs olympiennes face à l’Ajax, en Ligue des Champions, le milieu de terrain des Diables Rouges a de nouveau été aligné dans le onze de départ marseillais contre le Sporting et le RC Lens. Et même si les résultats n’ont pas été ceux escomptés, le joueur prêté par le RB Leipzig pour la somme d’1,5 million d’euros a su se démarquer grâce à ses qualités d’anticipation, de placement et de relance, avec un sens aiguisé du jeu vers l’avant. « C’est un joueur fort, c’est le présent et le futur de l’OM », lançait Roberto De Zerbi, conscient que le club olympien peut à tout moment activer la clause d’option d’achat de 20 millions d’euros pour qu’Arthur Vermeeren devienne Marseillais.

    Mais l’ancien prodige d’Antwerp, comparé à Pedri par Swann Borsellino, ancien rédacteur en chef du magazine So Foot, doit d’abord trouver sa place dans le cœur du jeu phocéen, victime d’une rude concurrence. « Contre Paris ou Metz, je pense que vous avez apprécié la performance de Højbjerg, un très grand joueur. À Lisbonne, j’ai choisi O’Riley pour apporter un peu plus de force dans les transitions et la relance. Arthur progresse beaucoup, il a une très bonne attitude et il jouera de nombreux matches », prévenait l’entraîneur italien, persuadé que Vermeeren « a encore une très grande marge de progression ». « Sur le terrain, il faut qu’il réussisse à être plus patron de l’environnement qui l’entoure. S’il devient moins timide en dehors des terrains, il pourra augmenter son rendement sur le terrain », ajoutait le professeur De Zerbi, qui joue les chimistes en tentant de trouver l’atome qui s’associerait bien avec le Belge. « On pourrait penser que l’effervescence de l’OM ne colle pas à sa personnalité, mais il n’est pas du tout un panic buy puisque son profil colle parfaitement à ce que veut De Zerbi », estimait le gardien tricolore Jean Butez, coéquipier de Vermeeren à Antwerp.

    Condamné à être

    un « super sub » ?

    Pour l’instant, le tandem Højbjerg-Vermeeren, visible lors de la bonne première mi-temps face au Sporting Portugal, a pris le pas sur celui avec O’Riley, dont le duo n’a pas fait des étincelles sur la pelouse du RC Lens. Parmi la multitude de combinaisons possibles, celle qui a le plus prouvé reste l’association de Pierre-Emile Højbjerg et Matt O’Riley, dont les profils sont plus complémentaires et les relations sont plus fortes, compte tenu de leur entente avec la sélection danoise.

    Cette situation ferait d’Arthur Vermeeren le « super sub » du milieu olympien. Une position qui lui permettrait quand même d’avoir du temps de jeu, dans une saison XXL entre les journées de Ligue 1, les rencontres de Ligue des Champions et les tours de Coupe de France. Et pour l’instant, l’ex-pensionnaire de l’Atlético Madrid profite de la méforme d’Angel Gomes, un milieu qui possède l’avantage de pouvoir évoluer devant le double pivot Højbjerg-O’Riley.

    Retour de la rumeur Dani Ceballos à l’OM

    Selon le média sportif espagnol Fichajes,le Real Madrid étudierait la possibilité de prêter, en janvier, le milieu de terrain Dani Ceballos à l’OM, avec option d’achat obligatoire de 7,5 millions d’euros, plus 500 000 euros de variables, avec 5% à la revente conservés par le club espagnol. Pour le moment, aucun accord n’a été établi entre les deux parties. L’international espagnol, passé par Arsenal notamment, avait déjà fait l’objet de convoitises du club olympien lors du dernier mercato estival, où Pablo Longoria avait reconnu être « vraiment intéressé » à l’idée de le recruter. Sous contrat jusqu’en 2027 avec les Merengues, Ceballos a joué 329 minutes sur les 13 premiers matches de la saison, toutes compétitions confondues.

  • À Aix, Ted Huffman prends les rênes du Festival d’art lyrique

    À Aix, Ted Huffman prends les rênes du Festival d’art lyrique

    Parmi les huit noms en lice pour reprendre la tête de l’événement à rayonnement international, c’est celui de Ted Huffman, scénariste et metteur en scène américain, qui a été choisi à l’unanimité. Il prendra officiellement ses fonctions à compter du 1er janvier prochain pour un « mandat » d’une durée de 5 ans. «Ted Huffman mettra en œuvre la programmation élaborée par (Pierre Audi) au titre de l’édition 2026 et, pour partie, de l’édition 2027. Il initiera dès à présent la conception artistique et stratégique des éditions 2028 et suivantes», annonce le Festival, dans un communiqué. Ted Huffman « conjugue l’audace de la création contemporaine et l’innovation artistique tout en ayant une connaissance approfondie du Festival, de ses histoires et de ses valeurs », réagit dans la foulée Sophie Joissains, maire (UDI) d’Aix-en-Provence. Cette nomination est aussi un hommage à la vision de Pierre Audi, qui a programmé Ted Huffman à plusieurs reprises ces dernières années.»

  • À la Major, tutoyer les cieux avec le sculpteur Marcoville

    À la Major, tutoyer les cieux avec le sculpteur Marcoville

    Pour nos déchets, il y a une vie après la vie. Et ressuscités par la poésie de l’illusionniste Marcoville, ils s’en retrouvent sublimés. À la Major, qui a séduit l’artiste par son implantation face à la mer et offre depuis le 25 octobre un écrin majestueux à sa nouvelle exposition, les visiteurs sont aux anges.

    La sacristie fait école

    Dès le seuil de l’édifice religieux franchi, le caractère le spectaculaire et monumental de l’œuvre éblouit. Les colonnes romano-bizantines se déploient en une forêt de palmiers et autres essences exotiques qui grimpent à 5 mètres de haut. Une procession de 600 anges en verre transparent sablé et or prend son envol, le long de la nef. Grandeur nature, 50 madones revêtues de dentelles translucides ou de drappés dorés et colorés veillent devant l’autel, sur un banc de 30 000 poissons en verre irisé qui s’élèvent vers le ciel en une nuée étincelante de 30 mètres de haut. Enfin, transcendance du geste du plasticien, lorsque les rayons du soleil couchant embrasent les vitraux de la Major, l’œuvre prend les allures d’un hymne à la foi.

    Exposer cet artiste hors norme, c’est une première pour la cathédrale Sainte-Marie Majeure. Comme c’est une première pour Marcoville d’exposer à Marseille. Le projet, soutenu par Michel Pezet, devait être programmé dans le cadre de Marseille Capitale culturelle européenne en 2013. Il fut ajourné. Et, après avoir investit L’église Saint-Julien de Tours ou Notre-Dame de Fourvière à Lyon, ses « Lumières célestes » descendent sur Marseille.

    C’est que le sculpteur de 86 ans est patient. Autant qu’il faut l’être depuis 50 ans qu’il récupère, cisaille, brise, raye, rouille, sable, colorie, peint, empile, assemble ou colle des milliers de morceaux de verre. Dans son atelier il transfigure chacun de ces débris à la main, grâce à des techniques, parfois complexes, de sa propre invention. Prennent alors naissance des petits poissons, des baobabs, des danseuses de french cancan ou des vierges à l’enfant qui iront alimenter ses compositions.

    Soutenu par la plateforme culturelle Pour que Marseille Vive, le projet s’accompagne d’un volet éducatif : l’artiste ira visiter des établissements scolaires pour expliquer aux écoliers l’importance du recyclage et comment l’art peut naître du rebut.

  • Lucas Colombin, l’âme d’un oiseau migrateur

    Lucas Colombin, l’âme d’un oiseau migrateur

    Il a préféré retourner au bercail. Après avoir évolué la saison dernière sous les couleurs de Gap, Lucas Colombin (23 ans), ancien pensionnaire des Spartiates de Marseille, a choisi de revenir chez les Pionniers de Chamonix, son club formateur. « Je n’ai pas eu trop de soucis à m’intégrer, ça s’est fait facilement, c’est une petite ville et je connaissais déjà pas mal de joueurs », note l’attaquant originaire de Sallanches, en Haute-Savoie. Depuis son retour, les Chamoniards alternent les contre-performances et les excellentes prestations.

    « On se cherche encore beaucoup, on manque de réussite, donc ça reste plutôt très mitigé, pour l’instant, en termes collectifs », souligne Colombin. Ce dernier profite des blessures pour avoir un temps de jeu conséquent. En neuf matches disputés, il a inscrit deux buts et délivré une passe décisive. « J’ai un peu du mal à démarrer, mais j’ai quand même pas mal d’occasions et tout, donc c’est un peu frustrant de ce côté-là », ajoute-t-il.

    Arrivé au bon moment

    Après avoir concédé le premier round, la semaine passée (défaite 8-2), Lucas Colombin retrouve de nouveau les Spartiates de Marseille, ce mardi (20h05) à domicile, club dans lequel il a débarqué lors de la saison 2023-2024. « C’était une très belle surprise, parce que moi, à la base, quand j’arrivais à Marseille, l’objectif était de se maintenir en Ligue Magnus. On s’attendait à vraiment jouer le maintien et, au final, on fait une très belle saison, parce qu’on finit cinquième », raconte celui qui n’aura vécu qu’un seul exercice dans la cité phocéenne. « J’étais un peu en discussion avec Marseille, mais je voyais que ça avançait pas trop. Et de l’autre côté, j’ai Gap qui m’a rappelé qu’il y avait un peu un nouveau projet, avec un bon rôle où on me proposait beaucoup plus de temps de jeu que j’aurais eu à Marseille », souligne Colombin.

    Il espère désormais faire « une grosse saison » à Chamonix, retrouver le chemin des playoffs avec les Pionniers, avant de songer à s’installer durablement dans un club compétitif.