Budget métropolitain, nouveau mandat, marins-pompiers, actualité marseillaise, proximité…
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![[Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Arnaud Drouot](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/04/e4b79ad1f554615f9840ae4323872b96.jpg)
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« Chaque année, c’est un véritable “check-up” technique qui est opéré pour inspecter et entretenir les navires… de la coque aux équipements », explique la régie sur les réseaux sociaux. Au programme donc, une sortie de l’eau grâce à une grue impressionnante, un nettoyage haute pression pour éliminer les algues et autres dépôts, des contrôles techniques approfondis, des interventions mécaniques « de précision » et des travaux de peinture pour protéger la coque.
M.R.

Huit ans après la destruction scandaleuse des sept arches encastrées dans un mur de l’ancienne usine Giraudon que le promoteur Sud Rea s’était engagé à démonter soigneusement « pierre par pierre » pour les restituer en façade de l’immeuble de standing SesAone dessiné par Ricciotti, une arche vient enfin d’être remontée cette semaine.
Suivant les injonctions de l’Architecte des bâtiments de France dans le 5e modificatif du permis de construire, l’arche a été remontée à partir de blocs de pierre retaillée que le promoteur stockait depuis des années sur le parking de sa société près d’Aubagne. Les recherches historiques menées sur le site du second lazaret de Marseille ont déconstruit la légende qu’il s’agissait des arcades des écuries de l’Impératrice Eugénie. Selon l’archéologue anthropologue Nathalie Cazals, ce sont les vestiges du projet lancé en 1858 du premier complexe balnéaire dessiné par Henry-Jacques Espérandieu et avorté en 1870 avec la chute de l’Empire, comme l’a dévoilé un dessin de l’architecte retrouvé aux archives.
Cette restitution a minima d’une arche était un des points traités par le protocole transactionnel signé le 3 juin 2024 entre la Ville et le promoteur Hubert Attali au terme d’une médiation après le constat d’infractions à l’urbanisme et de différends sur l’interface avec la plage. L’arche se fond dans l’ensemble, les pierres ont été retaillées après avoir été abîmées lors de la démolition brutale du 7 novembre 2018. La pierre a depuis séché et ne devrait pas produire ce calcin qui colore la surface.
Cachées par des barrières métalliques séparant la plage de l’immeuble, d’autres arcades ont été mises en sécurité. Il s’agit de celles sur laquelle reposait la grande dalle de béton de 1 370m2 qui a été déconstruite et qui correspondait à l’ancien établissement « Le Réal Club » rasé en 2015. Cette arcature de 1860 doit être également préservée ou au moins restituée suivant l’état de certaines arcades dans le cadre du « projet de valorisation globale de l’anse des Catalans » lancé sous Jean-Claude Gaudin et repris par Benoît Payan. « On conserve les arches parce qu’elles dessinent la plage et qu’elles sont la mémoire historique des lieux. C’est une attente forte des architectes des bâtiments de France et nous y tenons » déclarait en février 2021 Hervé Menchon, l’adjoint au littoral.

Tous aux quais ! Retrouvailles à la mer », tel est le nom que le collectif Faites le Grand Estaque avec nous ! (Faites GEAN !), composé d’une trentaine d’associations, donne à sa nouvelle action, organisée samedi au 149 plage de l’Estaque, au pied du symbolique « camembert de Cousteau » (16e), de 10h à 20h.
Ouvert à tous et construit en écho aux manifestations tenues les 13, 14 et 15 juin derniers, le rendez-vous « festif et familial » porte une grande ambition : « Célébrer » le partage du littoral nord en « montrant que certains espaces peuvent être réinvestis par les habitants et les savoir-faire locaux », souligne Michel Teule, de la Fédération des comités de quartiers (CIQ) du 16e arrondissement. Spectacle, conférence, balades en bateaux, inventaire botanique, flash mob par les jeunes du Centre social de l’Estaque… La journée sera animée par l’ensemble des associatifs membres du collectif, venus témoigner de la potentielle « rentabilité sociale » d’un espace pour l’heure « inexploité » par le Grand Port maritime de Marseille (GPMM), propriétaire du foncier.
En juin dernier déjà, les associations de riverains s’étaient unies pour organiser un week-end festif afin de réclamer de nouveaux travaux autour de l’Estaque et un meilleur accès à la mer. Les habitants se désolaient alors que les engagements pris pour l’aménagement du Grand Estaque ne soient pas tenus. Ils lançaient du même coup leur mot d’ordre, désormais monté en collectif : « Faites le Grand Estaque avec nous ! ». En août, Faites GEAN ! avait réaffirmé sa volonté de faire vivre le secteur, prônant la sauvegarde du « camembert de Cousteau » (16e), propriété du GPMM et menacé de démolition. Un point aujourd’hui « en bonne voie », selon Michel Teule.
Mais la revendication de ce week-end dépasse celle de l’exploitation du « camembert » : il s’agit de réclamer un meilleur aménagement du littoral au global, pour permettre un meilleur accès à la mer. « C’est honteux que le seul endroit où on nous laisse nous installer soit entouré de grillages, s’indigne Marie Prost-Coletta, vice-présidente de l’association Cap au nord. Nous ce qu’on veut c’est la mer, rendez-nous là ! »
Le collectif évoque notamment l’exploitation du quai de la Lave (16e), investi pendant plusieurs semaines par les membres de la Flottille partie pour Gaza, le 4 avril. Un épisode que Michel Teule tient pour preuve de la possibilité d’une exploitation sereine et populaire des lieux. Faites GEAN ! appelle, dans les plus brefs délais, à une réunion tripartite, entre le GPMM, la mairie de secteur avec la mairie centrale et le collectif des habitants afin de réfléchir sur la manière dont doit s’organiser la modélisation du littoral. Le collectif de riverains, soutenu par Jean-Marc Coppola, nouveau maire des 15-16 (PCF), espère obtenir l’appui de la mairie centrale.

« Le théâtre de l’œuvre est un bâtiment emblématique de 100 ans. Un tiers lieu social citoyen, qui participe à la vie du quartier de Belsunce. » Sur ces paroles élogieuses, Dro Kilndjian, directeur du théâtre, ouvre la conférence de presse sur scène : « Depuis 4 ans, nous sommes fiers de porter plusieurs initiatives sociales et solidaires afin de participer aux aspects culturels qui dynamisent Marseille. Pendant ces quelques années, nous avons aussi travaillé sans relâche pour collecter les fonds nécessaires destinés à lancer nos rénovations. »
Deux étages condamnés, des espaces sous exploités et une chaudière qui date de la Seconde Guerre mondiale. « Il fallait passer à la phase de travaux », insiste le directeur. Mais ces rénovations impliquent des coûts. « Nous avons déjà récolté 3,25 millions d’euros », annonce l’architecte, Guillaume Beccaria. Pas de quoi déstabiliser le représentant de Land, agence d’architecture à Marseille, qui reste impassible. Son projet millimétré compte bien respecter l’authenticité du théâtre. « Nous conserverons le bâtiment d’angle, ainsi que les sièges des spectateurs. C’est au-dessus que nous allons restructurer un étage de création et de répétitions pour les artistes, construire un ascenseur et agencer un toit-terrasse pour en faire un espace de performances extérieures et de rencontres », rapporte Guillaume Beccaria.
Une réhabilitation qui a donc pour but d’améliorer le confort des troupes d’artistes. Accompagnée de quelques projets innovants pour élargir les capacités d’accueil du bâtiment. L’architecte poursuit : « Dans cette salle, nous allons installer un système qui permettra de rabattre les fauteuils pour recevoir un public debout et accueillir des spectacles de théâtre, comme des concerts. » Un plan qui participera ainsi à laisser place aux cultures urbaines avec l’accueil d’événements musicaux actuels. La fin des travaux est prévue pour janvier 2028.
« Un projet culturel solide », félicite Gwénaël Richerolle, adjoint au maire délégué au patrimoine municipal, qui en profite pour saluer « la qualité du modèle de financement », en présence de Sophie Camard, maire de secteur.
Le directeur a malgré tout indiqué « manquer de fonds » : « Nous avons récolté 1,4 million d’euros grâce au fonds européen de développement régional (Feder), 500 000 euros de la CNM, mais très peu de collectivités locales sont présentes autour de cette table (…), notamment à l’année. La Ville est la seule à contribuer avec 100 000 euros, aucune aide de la Métropole, du Département ou de la Région. » Dro Kilndjian s’inquiète : « Les fonds actuels sont faibles et ne suffiront pas à couvrir nos besoins d’équipement et de personnel. Nous avons besoin du soutien des collectivités, c’est une question de vie de quartier, de l’une des dynamiques principales de Belsunce. Nous avons besoin de tout le monde. »
Avant le début du chantier en juin, le théâtre propose une série de spectacles jusqu’au 25 avril. Et DJ set le 9 mai. Calypso Sadousty
Détails sur theatre-oeuvre.com

Decathlon-CMA CGM voulait passer un cap en 2026 et le début de saison lui donne raison. Avec l’arrivée de l’armateur marseillais en tant que sponsor, la formation a changé de dimension et se trouve actuellement à la 4e place mondiale au classement UCI. 16 victoires depuis janvier avec six coureurs différents, l’équipe française s’est sublimée sur tous les terrains, qu’ils soient plats ou pentus.
Nouvelle chance de lever les bras dès ce mercredi, puisque la Flèche Wallonne est au programme avec son final au Mur de Huy (1,4 km à 8,9% de moyenne). L’effectif aligné laisse présager de belles choses, puisque Paul Seixas est au départ. Vainqueur du Tour du Pays basque avec la manière -c’est peu dire-, le Tricolore de 19 ans s’attaque à la course belge pour la première fois. Il est l’un des favoris avec d’autres Français comme Dorian Godon, Kévin Vauquelin ou Lenny Martinez.
Dès dimanche, Seixas enchaînera avec Liège-Bastogne-Liège, dernier Monument du printemps. En Belgique, le Lyonnais sera bien entouré avec notamment Paul Lapeira, Jordan Labrosse ou Noa Isidore. De quoi nourrir des ambitions, et viser au minimum un podium pour sa découverte des courses dites « ardennaises ».
Ensuite, il sera temps de penser au Giro, le Tour d’Italie, du 8 au 31 mai. La composition de l’équipe n’est pas encore entièrement arrêtée, mais les leaders ont déjà été désignés. Felix Gall aura pour objectif de finir le plus haut possible lors de ces trois semaines de compétition. Il fera face à Jonas Vingegaard, João Almeida ou encore Jay Vine. Sur les étapes de sprint, Tobias Lund Andresen sera inévitablement un homme à surveiller. Arrivé cet hiver, le Danois de 23 ans brille de mille feux. Quatre podiums dont une victoire sur le Tour Down Under, un succès à Tirreno-Adriatico, une 2e place sur In Flanders Fields, le sprinteur crève l’écran au plus haut niveau mondial et sera une carte intéressante en Italie.
Il est encore trop tôt pour évoquer les courses de juin et le Tour de France. Tout dépendra du choix de Paul Seixas. Une participation dès cette année à la Grande Boucle l’emmènerait aussi sur le Tour Auvergne-Rhône-Alpes (ex-Criterium du Dauphiné). Quid du Tour de Suisse également ? Les réponses devraient tomber début mai, une fois les décisions arrêtées. En attendant, les échéances s’enchaînent pour une formation aux accents à la fois nordistes et marseillais.

Un challenge important à quelques encablures de la fin de saison. Les Marseillaises accueillent, ce mercredi à 18h45, le FC Nantes lors de la pénultième journée de Première Ligue.
Un avant-dernier match à domicile, au stade Francis-Turcan de Martigues, alors que le maintien n’est pas encore validé par les joueuses de Corinne Diacre. Suite à la trêve internationale, l’OM n’a pas joué depuis ce fameux 28 mars où l’équipe avait découvert le Vélodrome en configuration match. Une défaite crève-cœur face à Montpellier, qui a relancé le MHSC, menacé de relégation depuis les premiers moments de la saison.
Se relancer, après quatre rencontres sans victoire, ne sera pas une mince affaire face à un adversaire tel que le FC Nantes. Si son équipe masculine flanche et entrevoit la Ligue 2, les féminines sont au sommet. 4e du classement, elles ont la quasi-certitude de se qualifier pour les phases finales de Première Ligue. Un exercice 2025-2026 hors normes où les Jaunes talonnent les deux clubs parisiens que sont le PSG et le PFC.
Pour rappel, le match aller entre Nantaises et Marseillaises avait été à sens unique. Disputé à la Beaujoire devant 17 000 personnes, il avait vu une victoire 3-0 des locales suite à 10 minutes de folie en première période.
à Martigues, il sera intéressant de pousser cette défense qui a tout de même encaissé 30 buts en 19 journées. Rien qu’un match nul placerait les Provençales dans une position confortable en vue du maintien.

Jean-Marc Coppola, maire communiste des 15-16 et ancien adjoint au maire de Marseille chargé de la Culture, exprime sa «profonde tristesse » après le décès de Philippe Foulquié qu’il décrit comme un « visionnaire, qui a su transformer une friche industrielle en un haut lieu culturel, avec ses complices Alain Fourneau, Christian Poitevin et Jean Nouvel ».
Ami de notre journal, Philippe Foulquié était un homme pour qui la diffusion de la Culture et des arts était l’engagement d’une vie.
La Marseillaise présente à ses proches ses sincères condoléances.
Plus d’informations dans La Marseillaise de ce vendredi.

Né en 1944, au Maroc, Philippe Foulquié a eu mille vies. Jeune homme, il prend la direction de Lyon pour des études de médecine militaire durant quatre années. Il croise la route de l’Unef.
C’est au sein du syndicat étudiant qu’il vit son premier engagement. Pas à n’importe quelle période : mai 1968 survient. Passionné de théâtre, il rencontre Roger Planchon, directeur du théâtre de la Cité à Villeurbanne qui deviendra le Théâtre national populaire (TNP). C’est dans cette institution qu’est rédigé un manifeste, le 25 mai 1968 proclamant le rôle politique, au sens noble, des créateurs.
La grande rupture de 1968 marque pour lui une bifurcation de son chemin de vie. On le retrouve dans la Drôme dans une ferme où il côtoie un paysan engagé au Mouvement de défense des exploitations familiales (Modef). Il adhère au PCF en 1969 où il milite jusqu’en 1979.
La vie rurale n’est peut-être pas faite pour lui mais il faut surtout subvenir aux besoins de son premier enfant. Le voilà infirmier remplaçant, notamment à la prison de Fresnes. Toujours passionné de culture, il est sollicité à Paris par le théâtre de l’unité pour un projet sur l’esthétique du football et la fascination des supporters. 8 mois de spectacles s’ensuivent. Après cela, il travaille pour la Compagnie la Grenète à Villeurbanne : un théâtre de marionnettes.
Une nouvelle expérience décisive qui le conduit à se lancer, à Marseille, dans la création du Massalia, nouveau théâtre de marionnettes. Un lieu très petit‚ chaleureux‚ en centre-ville‚ plein de possibilités‚ mais en même temps « très limité scénographiquement », concède-t-il des années plus tard. Un lieu chargé d’histoire aussi : il avait accueilli le Théâtre quotidien de Marseille et vu passer des personnalités comme Antoine Vitez.
Dans une Marseille qui battait alors le record du plus bas budget dédié à la Culture des grandes villes de France. Un tournant, impulsé par le maire d’alors, Robert-Paul Vigouroux, et son adjoint à la Culture, Christian Poitevin alias Julien Blaine, prend forme.
Philippe Foulquié participe au mouvement. En 1990, tandis que la crise économique et les délocalisations frappaient durement Marseille, germe l’idée folle d’une réappropriation culturelle des espaces industriels laissés en friche.
En 1992, la Friche Belle de Mai voit le jour. Il s’agit de transformer une friche industrielle en un pôle culturel festif, un laboratoire artistique, un lieu d’initiation artistique et de formation permanente, un projet d’exportations et d’échanges de spectacles, d’œuvres, de projets culturels et artistiques en Méditerranée. Philippe Foulquié en est le directeur jusqu’à sa retraite. Il transforme le système associatif initial en système coopératif avec la création d’une Société coopérative d’intérêt collectif (Scic) regroupant des artistes-résidents. Son nom reste indissociable de ce lieu qu’il est parvenu à arracher durablement aux appétits des promoteurs.
Dans un message d’hommage, Jean-Marc Coppola, maire communiste des 15-16 et ancien adjoint au maire de Marseille chargé de la Culture, exprimait ce mardi sa « profonde tristesse » après le décès d’un homme qu’il décrit comme un « visionnaire, qui a su transformer une friche industrielle en un haut lieu culturel, avec ses complices Alain Fourneau, Christian Poitevin et Jean Nouvel. […] Marseille perd une figure essentielle de sa vie culturelle. »
Un soutien constant de notre journal
Lors des difficultés que La Marseillaise a traversées, Philippe Foulquié s’est toujours tenu au côté de notre journal. « C’est simplement le meilleur des quotidiens régionaux en France. On y trouve de vraies enquêtes sur de vrais sujets. Il y a une question de déontologie des journalistes derrière cette volonté, mais pas seulement. On sent l’envie d’aller à la source pour livrer une information juste et la comprendre vraiment. Ils livrent une actualité dans laquelle ils s’engagent. Est-ce que La Marseillaise peut encore réveiller les consciences ? Je réponds «oui» », avait-il notamment déclaré. La Marseillaise présente à Nicole, sa compagne, à ses enfants et à ses proches, ses plus sincères condoléances. Elle s’associe à leur peine et exprime sa gratitude à l’égard d’un homme d’exception.