L’objectif ? Unir toute la gauche et les écologistes pour le second tour des élections municipales à Marseille, le 22 mars. « L’heure est grave, l’extrême droite pourrait avoir la majorité au conseil municipal », alerte Alexandre Jurado, du conseil d’administration de Faisons front commun. « On a tous et toutes besoin de l’union de la gauche et des écologistes », renchérit Kheira Fekih, membre de l’association On le fait pour nous. Bernard Alain, habitant du 1er arrondissement, fustige les propos de Benoît Payan dans nos colonnes, qui estimait que Sébastien Delogu « devait prendre ses responsabilités », « le péril est grand, il faut que la gauche s’unisse ! », juge-t-il.
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Le littoral rêvé du Printemps marseillais
« Réconcilier Marseille et le littoral pour le siècle qui vient. » C’est l’objectif affiché de Benoît Payan, maire sortant (DVG) de Marseille et candidat à sa succession pour les élections municipales, avec son « projet littoral ». Projet dévoilé dans les pages de nos confrères de La Provence, ce samedi, puis développé avec moult visuels et images conceptuelles sur les réseaux sociaux dans la foulée.
Et il faut dire que le Printemps marseillais ne manque pas d’idées pour le prochain mandat avec une déclinaison de plusieurs projets, du Nord au Sud de la ville. « Au Nord, la plage de Corbières sera totalement réaménagée, avec l’agrandissement considérable de la zone baignable et la refonte des accès piétons, ferroviaires et automobiles à la plage », expose l’union de la gauche et des écologistes.
Sujet épineux sur lequel a travaillé la majorité sortante : celui de la Digue du large, véritable serpent de mer du littoral marseillais, fermée depuis 2001 et ouverte qu’en de rares occasions. « Après discussions avec le Grand Port maritime de Marseille, (GPMM), la Digue du large sera ouverte aux Marseillais. L’accès envisagé pourra se faire par deux points : le pont Pinède, après réaménagement, et via une barge mobile reliant le J4 et la Digue du large, et permettant de laisser passer les bateaux. Au même endroit pourra être installé un espace de natation sécurisé », développe le Printemps marseillais, rappelant que « le port de Marseille est un poumon économique, d’attractivité, de développement et d’emploi de notre ville ». De quoi provoquer une montée au créneau de Romain Simmarano, porte-parole de la liste de Martine Vassal (DVD) aux municipales : « Benoît Payan est obligé de mentir. Non le Port n’a donné aucun accord pour la réouverture de la digue du large. »
Du verdissement à tout vaAutre sujet de tension, Benoît Payan promet que la piscine du Mucem, projet abandonné de l’actuelle mandature, « sera faite dans le mandat ». Pour la plage des Catalans, « les travaux entrepris pour mener à bien la réhabilitation et la mise en sécurité de la plage seront achevés ». Le tout, complété « par un plan global de mise en accessibilité et des points de baignade de la Corniche » avec « des accès par escaliers, la création de plateformes et de plongeoirs sécurisés ».
Concrètement, il envisage trois accès « des Catalans à Malmousque » afin de permettre au plus grand nombre de « profiter de la mer dans les meilleures conditions », et surtout de plonger « en toute sécurité ». Autre axe de développement sur lequel insiste l’édile : le verdissement des espaces longeant la mer. Il plaide pour une « corniche verte », qui « reliera le stade nautique Florence-Arthaud à Montredon ». Laquelle est en lien avec « une grande pinède, au niveau de Borély, avec des arbres et essences méditerranéennes qui constituera un nouveau poumon vert de notre ville, à quelques mètres de l’eau ». Plus globalement, il envisage « trois trames vertes qui partent des collines, depuis les massifs de la Nerthe et l’Étoile et les Aygalades », toujours dans La Provence du 28/02. « Le long du ruisseau des Aygalades et le long de l’Huveaune, nous allons faire pousser de grandes promenades vertes », conclut-il.
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À Marseille, Biaggi repart à l’assaut du bastion de gauche
Le combat s’annonce comme toujours difficile pour la droite dans le bastion historique de la gauche guériniste, terre d’élection du maire de Marseille, Benoît Payan (DVG) en 2020, et où Manuel Bompard (LFI) s’est imposé deux fois dès le 1er tour des législatives. Cette année, huit listes y sont en lice.
Solange Biaggi y a pourtant été élue maire en 2014. Un succès qu’elle avait partagé avec Lisette Narducci (DVG). Une « alliance compliquée », se rappelle la pharmacienne dont le cuir lissé par les batailles électorales révèle toute la décontraction à l’approche du scrutin. « J’espère qu’on verra mon bulletin », sourit-elle en évoquant un tirage de liste peu avantageux qui l’a placée en 8e position. Née en 1954 à Marseille, Biaggi entre en politique en 2001, « avec la parité » et poussée par Jean-Claude Gaudin et Renaud Muselier venus chercher quelques voix corses en même temps qu’une grande famille (Biaggi – Altieri) du monde économique local.
Adjointe au commerce, conseillère départementale et métropolitaine en charge de l’attractivité, elle siège depuis 2020 dans l’opposition municipale et préside le bailleur social Provence Métropole Logement.
« Même dans l’opposition, j’ai continué à travailler dans la proximité », dit-elle, se revendiquant de la transformation de la Joliette et de la rénovation de la rue de la République. « On a beaucoup fait mais il reste encore énormément à faire sur le 3e, où il y a le plus de précarité et d’insalubrité. »
« Ce secteur c’est mon ADN »La candidate affirme surtout son attachement aux 2-3 qu’elle veut « tirer vers le haut et qui sont l’avenir de Marseille ». Elle évoque Euroméditerranée où elle siège, le Port, la CMA CGM, le centre d’affaires, et rappelle ses racines, sa mère « née rue de la République » et sa famille qui « était dans les bateaux » : « Ce secteur, c’est mon ADN. »
Pour le mandat à venir, elle parle logements et emploi, cite le parc Bougainville, la future gare St-Charles qui « reliera la Belle de Mai et St-Mauront au centre-ville ». Sur le tram de la Belle de Mai, elle réfute toute opacité mais reconnaît « des blocages » qui ont fait perdre « quatre ans ». Dans une campagne marquée par la course de la droite derrière l’extrême droite, elle s’assume « d’une droite sociale », « pragmatique » et éloignée de « la politique politicienne ». Elle cite son colistier « écologiste », Christophe Madrolle, et les 25 autres membres de sa liste, novices et issus de tous les quartiers. Une manière de préparer la suite ? « Il faut du renouveau mais je porte la continuité de ce qu’on a commencé, je ne veux pas que tout s’arrête. »
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L’OM renverse Lyon et reprend espoir
Quand l’OM et l’OL se retrouvent sur un terrain, l’ennui est rarement au rendez-vous.
Ce duel, qui lançait le mois de mars 2026, n’a pas dérogé à la règle. Presque tous les ingrédients étaient réunis pour que le Vélodrome se régale. Des Marseillais en quête de rédemption. Des Lyonnais vexés après avoir perdu leur dernier match. Habib Beye qui étrennait son costume d’entraîneur phocéen à la maison. Un retour de conclave qui devait permettre à ses ouailles de mettre en pratique ce qu’ils avaient préparé à Marbella, tout au long de la semaine.
À cela, est venu s’ajouter le but casquette en tout début de match. De ceux que l’OM offre généralement à ses adversaires dans le temps additionnel. Et qui viennent torpiller une soirée qui s’annonçait sereine. Cette fois, c’est donc après moins de trois minutes de jeu que les Marseillais se sont tiré une balle dans le pied.
Cela laissait du temps pour réagir. Face à des Lyonnais qui ne semblaient pas en mesure de faute mieux que laisser venir les Marseillais. Et compter sur la main chaude de Dominik Gref pour garder l’avantage. En première période, le Slovaque gagnait tous ses duels. Aidé dans ses actes par des hésitations dans le dernier geste de la part de Pierre-Emerick Aubameyang ou Mason Greenwood.
L’OM affichait de bonnes intentions. Mais n’arrivait pas à les concrétiser. Malgré le soutien toujours aussi intense du Vélodrome. Et quelques involontaires coups de pouces lyonnais, dont les Phocéens se montraient incapables de profiter.
Il manquait un ingrédient pour que la recette réussisse. L’arrivée d’Igor Paixão, après la pause, apportait cette touche. Sur un de ses premiers ballons, le Brésilien arrachait la toile d’araignée de la lucarne gauche de Dominik Greif. Le Vélodrome pouvait souffler.
L’éclaircie redevenait giboulée. Avec encore une fois une boulette de la défense payée cash, alors que l’on entrait dans le dernier quart d’heure. Le second but lyonnais faisait grincer le Vélodrome. Le coup de tonnerre de Pierre-Emerick Aubameyang ramenait le soleil. Laissant augurer d’une fin de match hitchcockienne.
Le héros de ce final sera le Gabonais. Après une première période qui ne lui a pas souri, le dernier quart d’heure devait être celui de sa consécration. Il avait déjà renversé le stade en évitant que le doute ne s’ancre dans les têtes après le but de Rémi Himbert. En s’offrant le doublé, à l’amorce du temps additionnel, il déclenchait une intense bronca.
L’OM était en train d’offrir à Habib Beye sa première victoire. Et apportait sur un plateau une offrande à leurs supporters. À savoir trois points qui permettent d’apaiser les tensions. Et redonnent de l’espoir dans la quête d’une place sur le podium.
Les Marseillais ont su gagner, en renversant deux fois la situation, avant de prendre le contrôle. Ce qui doit rassurer alors qu’arrive le quart de finale de Coupe de France, mercredi, contre Toulouse.
OM 3 (0)
LYON 2 (1)
24e journée de Ligue 1
Stade Vélodrome (66 225 spectateurs)
Arbitre : J. Brisard
Buts : Paixão ( 53), Aubameyang (81, 90) pour l’OM, Tolisso (3), Himbert (77) pour Lyon.
Avertissements : Kondogbia (72), Aguerd (84) à l’OM, Mata (30), Morton (45+2) à Lyon.
OM : Rulli – Weah (Pavard, 85), Balerdi, Aguerd, Emerson – Kondogbia (Abdelli, 85), Höjbjerg (c), Timber (Paixão, 46) – Greenwood (Nnadi, 90+2), Aubameyang, Traoré (Nwaneri, 63).
Entraîneur : H. Beye
LYON : Greif – Maitland-Niles, Mata, Niakhaté, Tagliafico (Abner, 87) – Tessmann, Morton, Niartey – Tolisso (c) – Endrick, Yaremchuk (Himbert, 59). Entraîneur : P. Fonseca
Les Marseillais ont enfin mis de l’intensitéIntensité. Tel a été le déterminant d’une entame de match sur les chapeaux de roues. Avec deux équipes qui avaient visiblement envie de jouer.
Il est juste dommageable que ce soit un cadeau de la défense marseillaise qui a permis de déclencher ce maelström. Dans un Vélodrome qui n’avait pas eu le temps de comprendre l’action amenant le but de Corentin Tolisso. Un Vélodrome qui, dans un premier temps, n’en a pas tenu rigueur aux Phocéens.
Il leur restait suffisamment de temps pour refaire ce handicap. Et doubler les Lyonnais au tableau d’affichage. C’est après le repos, lorsqu’Igor Paixão a fait son entrée, que l’OM a eu plus de solutions. Le Brésilien n’hésitant pas à tenter sa chance de loin. Ce qui payait.
Revenu à hauteur, l’OM se devait de terminer le travail. Aller au bout de ses bonnes intentions, afin de revenir dans la course au podium. Profiter de Lyonnais pas dans leur meilleur soir pour cela. Dans un final qui en a fait voir de toutes les couleurs aux supporters.
Alban Juster pour l’intérimPablo Longoria n’est plus président de l’OM. Le club a officialisé la nouvelle, en publiant un communiqué, samedi dans la soirée.
Son successeur, Alban Juster, va assurer l’intérim « le temps d’engager les démarches nécessaires à la recherche et la désignation d’un nouveau Président du Directoire ».
Ce dernier exerçait la fonction de directeur général des finances. Il sera assisté d’Alessandro Antonello et Benjamin Arnaud.
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![[Rue de la République] Benoît Payan : « Tout est là pour que le RN puisse gagner la ville, mais je ne le laisserai pas faire »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/03/9160d63669cf8045d92fdb420c6044f0.jpg)
[Rue de la République] Benoît Payan : « Tout est là pour que le RN puisse gagner la ville, mais je ne le laisserai pas faire »
la liste
Didier Gesualdi : Vous avez attendu presque la limite pour déposer votre liste. Vous insistez sur le renouvellement, pourquoi ?
C’est important pour nous, parce que c’est dans l’esprit du Printemps marseillais de provoquer une nouvelle adhésion, une nouvelle envie, un nouveau chemin. Il y a des gens d’expérience qui ont lancé le Printemps marseillais et qui sont toujours ici et puis il y a des nouvelles personnes qui sont entrées sur notre liste. Des jeunes, des gens qui arrivent de milieux différents, de tous les endroits de la ville. Pour nous, il était important d’avoir un conseil municipal à l’image de cette ville. Marseille, pendant très longtemps, a souffert d’une uniformité du conseil municipal. Or, c’est une ville très particulière qui mérite d’avoir une représentation municipale qui lui ressemble. Je crois qu’on a réussi un exercice démocratique merveilleux où tous les quartiers, toutes les sensibilités, sont représentés. Les candidats de cette liste, avec des différences, partagent cette envie d’une ville plus juste, plus belle, plus fraternelle, où on se sent bien.
Didier Gesualdi : On entend aussi des déçus, des critiques sur la verticalité disant que le Printemps marseillais, c’est fini…
Je ne vais pas m’arrêter à tous les cailloux que la droite sème sur la route de cette élection municipale. Je ne tire pas sur les ambulances. Ce qui m’intéresse, c’est à la fois ce qu’on a fait, le programme et le renouvellement. Qu’est-ce qu’il se passe quand on renouvelle une liste ? C’est l’histoire de la vie : il y a des gens qui entrent et des gens qui sortent. On n’est pas élu pour toute la vie. Moi-même, je ne le serai pas. C’est important pour nous d’amener de nouvelles personnes à siéger. Vous allez voir un conseil municipal avec quasiment 50% de nouveaux entrants, avec beaucoup de jeunes qui ont des parcours différents, mais un engagement profond pour cette ville. Moi, c’est ce qui m’a guidé, c’est cet engagement universel pour la justice sociale, l’écologie. Cette ville est à la croisée des chemins, cette liste ne pouvait être autre chose que le rassemblement de celles et ceux qui ne veulent pas la voir se diviser, se fracturer. Ce n’est pas une élection municipale comme une autre. Pour la première fois, elle peut tomber dans les mains du RN.
Léo Purguette : Est-ce que l’ordre préfigure la répartition des rôles. Michèle Rubirola sera-t-elle, par exemple, première adjointe ?
Ça ne fonctionne jamais comme ça. Il y a une liste puis l’élection par le conseil municipal du maire et des adjoints. Les grands équilibres ne sont pas bouleversés, mais il y aura de nouveaux adjoints et de nouvelles adjointes, de nouvelles délégations car en 2026, on n’est pas en 2020 et on prépare la ville pour 2033. Il faut se projeter.
LE POSITIONNEMENT POLITIQUE
Léo Purguette : Quel est le positionnement de votre liste ? Elle regroupe de nombreux partis de gauche, vous avez été critiqué par certains au PRG, mais selon les sondages, il semblerait qu’un électorat de centre-gauche vous rejoigne ?
Ce n’est pas certains, c’est une personne, qui pensait que sa place lui était due. Je ne suis pas là pour commenter les ego des uns et des autres, je comprends qu’il puisse être déçu, mais je crois que ce qui intéresse les Marseillaises et les Marseillais, c’est « à quoi ressemble la liste ». Vous savez, j’ai traversé le Vieux-Port pour venir à La Marseillaise, il n’y a pas une seule personne qui m’a demandé qui était 31e ou 32e. Les gens veulent savoir si la ville sera propre, s’il y aura des tramways, de la sécurité, du social, des logements… Les gens sont très loin des histoires des journalistes et des politiques.
Didier Gesualdi : Amine Kessaci est 3e sur votre liste. Quel message politique ? Renaud Muselier avait parlé ici de syndrome de Stockholm à propos de son engagement à vos côtés.
Je ne prononcerai plus le nom du président de Région à partir du moment où il s’est comporté ainsi avec Amine Kessaci. Je ne sais pas s’il mesure la grande honte qui s’est abattue sur lui ce jour-là, en expliquant qu’Amine Kessaci avait le syndrome de Stockholm. D’abord, je pense que pour un médecin, c’est gravissime. C’est une faute déontologique. Et ensuite vis-à-vis de ce qu’ont vécu Amine et sa famille, c’est une faute morale majeure.
LE NARCOTRAFIC
Léo Purguette : Au-delà de la polémique, Amine Kessaci, c’est pour vous un signal d’intransigeance envoyé au narcotrafic ?
Amine Kessaci a 22 ans. C’est un garçon d’un courage exemplaire. Sa vie ne tient qu’à un fil. Il est protégé jour et nuit par des policiers qui font un travail exceptionnel. Malgré les difficultés, les épreuves, les drames, il s’engage. Il a décidé de ne pas se taire devant ces criminels sanguinaires qui ont voulu le faire taire, qui veulent nous faire taire. Amine s’est relevé. Mener la guerre aux narcotrafiquants, c’est évidemment une question qui regarde l’État et j’ai été abasourdi, dans cette campagne, de voir mes adversaires se vautrer dans l’approximation, dans la démagogie, le mensonge… Pourquoi faire croire qu’un maire aurait les pouvoirs du ministre de l’Intérieur, de celui de la Justice… J’ai déjà eu l’occasion de dire sur le plateau de « Rue de la République » qu’il ne fallait pas couper les tentacules, mais la tête de la pieuvre. Pour cela, il faut des magistrats, de la police spécialisée, de la police aux frontières, il faut remonter les filières de blanchiment… Je me souviens de moments très difficiles dans mon mandat de maire. Annoncer à un grand-père, qui jouait tranquillement au rami, que son petit-fils venait de mourir. Il faut le retour de l’État, un continuum de sécurité, le retour des services publics dans les quartiers populaires. C’est là-dessus que nous, Ville de Marseille, avons mis le paquet.
LES MOYENS
Léo Purguette : Aurez-vous les moyens de faire face avec un État qui baisse les moyens des collectivités ?
Nous sommes la seule collectivité capable de nous désendetter sans austérité. L’argent, ça se gère. On a renégocié avec les banquiers. Et au lieu de faire comme l’ancienne municipalité le « Red Bull Crashed Ice », deux jours de compétition pour des millions… Nous faisons des animations pour tous. Et puis on ira trouver les moyens. Je me souviens d’une question de vous M. Purguette, il y a six ans. J’étais candidat, j’avais dit que l’on allait mettre un milliard d’euros dans les écoles. Vous m’aviez demandé « comment allez-vous faire ? » En fait, nous avons mis 1,4 milliard dans les écoles. La volonté politique dépasse tout.
Léo Purguette : Vous excluez le levier fiscal ?
Il n’y a rien à exclure car je ne sais pas ce qu’il peut se passer en 2027 et que le pire peut arriver dans ce pays avec le RN. Franck Allisio fait des belles promesses, mais quand il est à Paris, il vote des baisses de moyens pour les communes qui équivaudraient à Marseille à l’intégralité la cantine et de la paie des policiers municipaux.
LE POUVOIR D’ACHAT
Léo Purguette : Quelles sont vos propositions pour le pouvoir d’achat ?
La gratuité des petits-déjeuners pour les petites marseillaises et les petits marseillais. On a fait un test dans l’école Belsunce. On s’est rendu compte que tous les petits qui avaient ce petit-déjeuner gratuit avaient une attitude beaucoup plus éveillée, positive, et que leurs résultats étaient grandement améliorés. Passer d’une école à 15 000 enfants, ça va être un processus exceptionnel. Et c’est finançable, on y arrive, on est une ville capable de faire ça.
Didier Gesualdi : Ce n’est pas démago de promettre le tunnel Prado-Carénage à 1 euro ?
Ce qui serait démago, ce serait de dire « je vais envahir le tunnel » ou de dire « ce n’est pas faisable ». Ça signifierait que la politique ne sert à rien. Je crois le contraire. Des élus confrontés à la même problématique que nous, dans le tunnel du Mont Blanc, ont fait baisser de 80% le passage.
L’EXTRÊME DROITE
Léo Purguette : Le RN est donné à un niveau historiquement haut. À quoi attribuez-vous cela ? Si on vous suit, c’est la faute de l’État qui ne garantit pas la sécurité ?
Il est hors de question pour moi de dire que c’est la responsabilité de l’État. Le RN joue sur les peurs des gens. Quand vous avez en continu des images improbables sur certaines chaînes de télévision, vous vivez dans un climat anxiogène. Il y a aussi de l’insécurité. Vous croyez que j’ai doublé la police municipale parce que ça pouvait me faire plaisir ? C’est parce qu’il fallait le faire. Vous pensez que je vais encore la doubler parce que je serais dans un délire sécuritaire ? C’est parce qu’on a besoin d’une police de sécurité.
Léo Purguette : Alors qu’est-ce qui fait monter le RN ?
Vous savez, quand vous n’avez plus de boussole, quand la droite républicaine reprend les mots du RN, quand elle dit « je suis l’original et le Front national est la copie », on fait le lit du RN. Quand Sébastien Delogu veut maintenir sa candidature quoi qu’il arrive, quitte à faire gagner le RN, qu’il part tout seul en ayant comme seul adversaire le rassemblement de la gauche, cela me pose question. J’aurais aimé l’entendre sur ce qu’il se passe au Département avec les mineurs non-accompagnés, avec l’Aide sociale à l’enfance. Nous nous retrouvons face à notre histoire, chacun devra prendre ses responsabilités. Tout est là pour que le RN puisse gagner la ville, mais je ne le laisserai pas faire.
Didier Gesualdi : La droite vous accuse de surfer sur la peur du RN.
Encore une fois : je ne tire pas sur les ambulances, mais comment devant des dizaines de milliers de Marseillais, des millions de Français, quelqu’un qui se dit gaulliste peut reprendre la devise pétainiste qui a tenté d’effacer notre devise républicaine : Liberté, Égalité, Fraternité. Il y a un sujet quand même ! J’ai, face à moi, un candidat directement issu du parti fondé par des nostalgiques de Pétain, un candidat qui ne sait pas qui est Pétain et une candidate qui reprend les mots de Pétain. Et la droite m’accuse de trop parler du RN ?! Moi, je le combats. Il faut poser des mots, des actes et un programme. Notre ville est l’inverse du RN. Notre âme est l’inverse de ce que prône le RN. Nous ne sommes pas un village gaulois, nous descendons tous de gens qui arrivent d’ailleurs et qui se sont faits ici à la force de leur travail et parce que certains leur ont tendu la main.
Léo Purguette : Comment entendez-vous convaincre ? Certains se sont essayés jusqu’au plus haut sommet de l’État à être élu par simple rejet de l’adversaire.
Ça ne marche pas, je suis d’accord avec vous. Sur la question de la sécurité, je veux rappeler qu’en un mandat, nous avons embauché autant de policiers municipaux qu’en 50 ans précédemment. Donc pas de leçons à recevoir sur la sécurité et on est fier d’avoir une police à l’image de la ville. Ma police a reçu des attaques racistes, des attaques ignobles de la droite, parce que certains policiers s’appellent Mohamed. Nous mettrons un commissariat de proximité dans chaque arrondissement. C’est une proposition chiffrée, finançable et, d’ici la fin du prochain mandat, il y aura 1 600 policiers municipaux à Marseille. Sur la solidarité, je veux dire que ce n’est pas une variable d’ajustement : le Département, la Métropole, la Région lâchent les subventions. On se retrouve un peu seul. J’ai honte de ce qui se dit sur SOS Méditerranée. À Marseille, nous sommes des gens de mer. L’honneur d’un marin, c’est de sauver quelqu’un qui se noie !
LES AUTRES LISTES
Léo Purguette : Comment réagissez-vous aux propos anti-musulmans d’Elisabeth Philippe, ex-RN, qui figure sur la liste de droite dans les 11-12 ?
C’est un vrai sujet. Ils ont sur leur liste une personne qui déclare « je suis facho et fière de l’être ». Et ces gens-là osent dire que je fais monter le RN ?!
Didier Gesualdi : Elle sera exclue a posteriori.
Ça n’existe pas. Elle est sur la liste, elle est déposée, elle y reste.
Léo Purguette : Manuel Bompard, le coordinateur national de LFI, sur la liste de M. Delogu, ça modifie votre opinion pour le second tour ?
Ça ne change absolument rien. Qu’est-ce que vous voulez que ça me fasse ? Je redis la même chose : face au RN, je ne tergiverse pas. Je ne négocie pas ma place. C’est comme si on était allé voir le président de Région pour avoir des places sur sa liste plutôt que de se retirer. L’honneur ne se monnaye pas.
Léo Purguette : Votre liste centrale et celles des secteurs seront donc identiques au second tour ?
Je crois que j’ai été assez clair. Sébastien Delogu devra prendre ses responsabilités. S’il ne les prend pas, il aura à faire à l’histoire. Vous imaginez les dégâts dans une ville dirigée par le RN parce qu’on ne leur aurait pas donné des postes ? C’est ça les antifascistes ? C’est ça les antiracistes ? Il faut avoir un peu de dignité. Nous, on en a toujours eu.
LA QUESTION DES LECTEURS
Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Francis Sanchez :
Je suis en couple, j’ai eu 75 ans en novembre 2025, est-ce que je dois payer la taxe foncière ? Cette année, j’ai un crédit pour régler la taxe foncière. Autre chose, est-ce que vous pourriez mettre en place une mutuelle gérée par la mairie, elles sont beaucoup trop chères. Merci de votre réponse.
Pour la taxe foncière, il existe des exonérations spécifiques, mais c’est la direction régionale des finances publiques qui s’en occupe. Si vous entrez dans les critères, vous y avez droit. La question de la mutuelle municipale est très intéressante. Aujourd’hui, les gens n’arrivent plus à se soigner et à se payer une mutuelle. Elles sont extrêmement chères. Aujourd’hui la santé est devenue un marché comme un autre, un produit comme un autre. Nous allons mettre en place une mutuelle spécifique, où les Marseillaises et les Marseillais pourront souscrire tous ensemble et on sera beaucoup, pour que les gens qui n’arrivent pas à se soigner, qui ne peuvent pas en prendre ou qui subissent des tarifs trop chers, puissent avoir – à un prix défiant toute concurrence – une couverture médicale prise en charge par une mutuelle. Quand on est 10 000, 15 000 ou 20 000 à aller souscrire une mutuelle, forcément, on est plus fort. Et on va le faire aussi pour l’assurance-habitation. C’est quelque chose de très significatif. Et je vous fais une annonce : il y a beaucoup de personnes âgées ou qui n’ont pas d’argent et qui n’arrivent pas à prendre en charge les frais vétérinaires pour leur petit chien ou petit chat et c’est dramatique parce que ça coûte horriblement cher. Nous travaillons donc à une mutualisation communale avec le même mécanisme.
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L’OM a un président par intérim
Pablo Longoria n’est plus président de l’OM. Celui qui avait pris du recul, après que Frank McCourt ait imposé à Medhi Benatia de conserver ses prérogatives au sein du club, est remplacé par Alban Juster. «Présent au sein de l’Olympique de Marseille depuis huit ans, Alban Juster exerçait jusqu’à présent les fonctions de directeur général finance et compliance au sein du club», précise l’OM dans un communiqué, publié samedi en soirée.
Le texte précise que «cette décision a été prise par le conseil d’administration… Elle s’inscrit dans le cadre d’une organisation intérimaire, le temps d’engager les démarches nécessaires à la recherche et la désignation d’un nouveau président du directoire». Alessandro Antonello et Benjamin Arnaud seront à ses côtés. «Cette organisation permet d’assurer la continuité administrative, financière et opérationnelle de l’Olympique de Marseille. Le club poursuit ainsi l’ensemble de ses activités et de ses priorités sportives et économiques».
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Municipales : les listes à Marseille et dans les Bouches-du-Rhône
Marseille, mairie centraleLutte ouvrière – le camp des travailleurs – Rémy Bazzali (LO)
Une liste ouvrière et jeune pour la défense des intérêts de la population et des services publics – Coralie Raynaud (SE),
Marseille je t’aime avec Martine Vassal – Martine Vassal (DVD)
Marseille en ordre – Franck Allisio (RN)
Marseille pour tous – Erwan Davoux (Divers centre)
Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu – Sébastian Delogu (FI)
Pour Marseille, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Benoit Payan (DVG)
Marseille écologie – Christine Juste (Divers écolos)
Marseille 1er et 7e arrondissementsMarseille je t’aime 1/7 avec Romain Simmarano – Romain Simmarano (Ren)
Marseille en ordre 1er & 7e – Clémence Parodi (RN)
Marseille pour tous – Erwan Davoux (Divers centre)
Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 1er et 7e arrondissements – Sebastian Barles (Divers écolo)
Pour Marseille, 1er et 7e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Sophie Camard (GRS)
Marseille 2e et 3e arrondissementsLutte ouvrière – le camp des travailleurs – Isabelle Lonnet (LO)
Marseille je t’aime 2e et 3e avec Solange Biaggi – Solange Biaggi (LR)
Marseille en ordre 2e & 3e – Marie Bermejo (RN)
NPA révolutionnaires – Marseille, ouvrière et révolutionnaire – Juliette Coleou
Marseille citoyenne – Hyacinthe Etoundi
Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 2e et 3e arrondissements – Alladine Abdallah Salim (LFI)
Marseille pour tous – Elisabeth Said
Pour Marseille, 2e et 3e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Anthony Krehmeier (PS)
Marseille 4e et 5e arrondissementsMarseille je t’aime 4–5 avec Bruno Gilles – Bruno Gilles (Horizons)
Reprendre Marseille aux riches – Mathilde Lanté (Révolution Permanente)
Marseille en ordre 4e & 5e – Thomas Battesti (RN)
Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 4e et 5e arrondissements – Léa Bijaoui (FI)
Pour marseille, 4e et 5e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Didier Jau (EELV)
Marseille 6e et 8e arrondissementsMarseille je t’aime 6e et 8e avec Catherine Pila – Catherine Pila (LR)
Marseille en ordre 6e & 8e – Jean-Baptiste Rivoallan (RN)
Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 6e et 8e arrondissements – Victoire Diethelm (FI)
Pour Marseille, 6e et 8e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Olivia Fortin (mad mars)
Marseille pour tous – Maximilien Touat
Marseille écologie – Christine Juste (divers écolos)
Marseille 9e et 10e arrondissementsMarseille pour tous – Stéphanie Brun
Marseille je t’aime 9-10 avec Laure Agnès Caradec – Laure Agnès Caradec (LR)
Marseille en ordre 9e & 10e – Eléonore Bez (RN)
Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 9e et 10e arrondissements – Myriam Meghraoui (FI)
Pour Marseille, 9e et 10e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Pierre Huguet (G.s)
Marseille 11e et 12e arrondissementsMarseille je t’aime 11–12 avec Sylvain Souvestre – Sylvain Souvestre (LR)
Marseille en ordre 11e & 12e – Olivier Rioult (RN)
Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 11e et 12e arrondissements – Radhouane Ouachani
Pour Marseille, 11e et 12e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Yannick Ohanessian (PS)
Marseille 13e et 14e arrondissementsLutte ouvrière – le camp des travailleurs – Frédéric Gourc (LO)
Marseille je t’aime 13 & 14 avec Marion Bareille – Marion Bareille (dvd)
Ambition citoyenne – Sami Benfers
Marseille en ordre 13e & 14e – Sandrine d’Angio (RN)
Marseille pour tous – Nora Préziosi (DVD)
Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 13e et 14e arrondissements – Mohammed Bensaada (FI)
Pour Marseille, 13e et 14e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Tina Biard Sansonetti (DVG)
Marseille 15e et 16e arrondissementsLutte ouvrière – le camp des travailleurs – François Roche (LO)
Marseille je t’aime 15/16 avec Gérard Blanc – Gérard Blanc (Ren)
Marseille pour tous – Said Ouichon
Marseille en ordre 15e & 16e – Thibaut Charpentier (RN)
Marseille, fière et populaire avec Sébastien Delogu 15e et 16e arrondissements – Rabyata Boinaheri (FI)
Pour Marseille, 15e et 16e arrondissements, la gauche, les écologistes et les citoyens rassemblés – Samia Ghali (DVG)
Aix-en-ProvenceAix en commun – Julie Boronad (FI)
Agir pour Aix – Jean-Louis Geiger (RN)
Passionement aixois – Sophie Joissain (LR)
Aix pour vous – Philippe Klein (Horizon)
Aix avenir – Marc Pena (Union de la gauche horsFI)
Aix vivante et populaire – Mounir Ben-Ammar (Liste citoyenne de gauche)
ArlesL’union pour Arles – Nicolas Koukas (Union de la gauche hors FI)
Arles au cœur – Patrick de Carolis (SE Horizons)
Lutte ouvrière-le camp des travailleurs – Anne Testut (LO)
Arles populaire, digne et solidaire – Jecilla Regad (FI)
Plus proche d’Arles – Jean-Michel Jalabert (SE)
Fiers d’être arlésiens – Rémy Benson (RN)
AllauchGénération Allauch – Lionel De Cala (LR)
Allauch à gauche – Frédéric Dutoit (Union de gauche avec LFI)
Rassemblement pour Allauch – Christelle Varnier (RN)
Allauch Avenir – Valentin Sérézat (SE)
AubagnePassion Aubagne – Gérard Gazay (LR)
Aubagne ensemble vers l’avenir – Mohammed Salem (DVD)
Rassemblons-nous pour Aubagne – Joëlle Melin (RN)
Aubagne mérite mieux – Giovanni Schipani (DVD)
Aubagne en commun – Jean-Pierre Squillari (Union de la gauche hors LFI)
Changer d’ère – Elodie Malek (FI)
Fos-Sur-MerFos ensemble, en mieux – Philippe Maurizot (RN)
Notre Fos – Rémi Esnault (DVG)
Nous sommes Fos – Jean-Michel Leroy (PS)
Fos en partage – Jean Fayolle (Divers centre)
GardanneAvec Herve Granier Gardanne-Biver avance ! – Hervé Granier (LR, liste SE)
Ensemble changeons de cap pour Gardanne Biver – Jean-Marc La Piana (Union de la gauche)
Notre ville, notre avenir – Bruno Priouret (RN)
Istres« Istres, de toute son âme ! » – Robin Pretot (LR)
Istres, l’énergie du changement – Damien Broc (RN)
Nous sommes Istres – François Bernadini (DVG)
Istres verte et sociale – Stéphane Pailhous (Liste de gauche)
La CiotatÀ jamais ciotadens – Alexandre Doriol (DVD)
Rassemblons nous pour La Ciotat – Hervé Itrac (extrême droite)
Cap sur le bon sens – Daniel Salenc (RN)
La Ciotat nous rassemble – Karim Ghendouf (Union de la gauche hors LFI)
Bifurquons a gauche ! – Antoine Vichy (FI)
Le RoveContinuons ! – Paul Sabatino (Union de la gauche hors LFI)
Unis pour notre commune – Laetitia Cangelosi (RN)
MarignaneEnsemble pour Marignane – Christian Amiraty (SE soutenu par LR)
Mieux vivre à Marignane – Ariane Lombardi (Liste de gauche)
Marignane aux Marignanais – Eric Le Dissès (Droite)
MartiguesMartigues – belle, fière et sûre – Emmanuel Fouquart (RN)
Collectif citoyen martegal – Frédéric Grimaud (LFI)
Gaby charroux pour Martigues ! – Gaby Charroux (Union de la gauche hors LFI)
Un nouveau souffle pour Martigues – Anne-Marie Sudry (GRS)
Un avenir pour Martigues – Jean-Luc Di Maria (LR)
MiramasPour Miramas – Frédéric Vigouroux (Union de la gauche hors LFI)
Redonnons espoir a Miramas – Killian Santana (RN)
Ensemble pour demain –
Errol Ferrer (SE soutenu
par LFI)Port-de-BoucAvec Laurent, poursuivons de l’avant – Laurent Belsola (Union de la gauche)
Que ça change ! – Pascal Spanu (RPR)
RognacPour vous, pour Rognac – Sébastien Garrel
Rognac autrement ! – Willy Nicollet
Rognac d’abord – Christophe Gonzalez (RN)
Salon-de-ProvenceDemain Salon – Patrick Chini (Union de la gauche hors FI)
Salon en commun – Anaïs Giner (FI et NPA)
Reussir salon – Nicolas Isnard (LR)
Agir pour salon – Cédric Vaccarezza (RN)
Septèmes-Les-VallonsEnsemble pour Septèmes 2026 – André Molino (Union de la gauche hors LFI)
Le choix de Septèmes – Smahane Mebarki (FI)
Septèmes autrement – Adrien Duché (UDR)
VitrollesEnsemble pour Vitrolles – Loïc Gachon (Union de la gauche hors LFI)
Vitrolles unie – Philippe Farrugia (DVD)
Vitrolles en ordre – Fabien Bravi (RN)
Les 23 villes bucco-rhodaniennes avec une seule listeBoulbon (Boulbon notre village, continuons ensemble – Jérémie Becciu), Cadolive (Continuons ensemble pour un Cadolive gagnant – Serge Perottino), Chateauneuf-le-Rouge (Chateauneuf-Le-Rouge, l’audace en + – Michel Boulan), Eygalières (Eygalières, notre fierté, notre avenir – Aline Pelissier), Grans (Grans à vivre… Ensemble – Philippe Léandri), Graveson (Graveson notre engagement – Michel Pecout), Jouques (Continuons ensemble pour Jouques – Eric Garcin), Lamanon (Agir pour Lamanon – Christian Nervi), Le Puy-Sainte-Réparade (Liste d’union républicaine et d’intérêt communale – Jean-David Ciot), Les-Baux-de-Provence (Les Baux Naturellement – Anne Poniatowski), Mas Blanc des Alpilles (Ensemble pour l’avenir de notre village – Laurent Geslin), Maillane (Pour Maillane – Eric Lecoffre), Mollèges (Unis pour Mollèges – Corinne Chabaud), Peypin (Mon parti c’est Peypin – Frédéric Gibelot), Peyrolles-en-Provence (Garder le cap, agir pour l’avenir – Thomas Aarcamone), Plan d’Orgon (Unis et engagés pour Plan D’orgon – Jérôme Guichard), Rognonas (Rognonas en pays d’Arles – Yves Picarda), Saint-Antonin-sur-Bayon (Un village protégé, solidaire, engagé pour son avenir – Christian Delavet), Saint-Cannat (Ensemble pour Saint-Cannat – Joël Levi-Valensi), Saint-Chamas (Naturellement Saint-Chamas – Magali Ramos), Saint-Etienne-Du-Gres (Le gré 2026, un souffle nouveau – Jean Mangion), Saint-Mirtre-les-Remparts (Saint-Mitre-en-vie – Vincent Goyet), Verquières (Verquières, entre héritage et avenir – Jean-Marc Teissere).
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Un week-end d’hommages à la culture japonaise
Le festival qui met à l’honneur la pop-culture japonaise est de retour pour sa 16e édition marseillaise, au Parc Chanot. Sur les 40 000m2, répartis sur trois halls du parc des expositions, food-trucks, animations et boutiques auront tous un point commun : rendre hommage au Japon.
Cette année, le festival a pour tête d’affiche le youtubeur Cyprien, présent samedi pour une séance de dédicace. Second événement de cette édition : une exposition dédiée à la série animée Goldorak, « premier dessin animé japonais arrivé en France, en 1978 », détaille Thomas Sirdey, co-fondateur de la Japan Expo. Dès l’entrée, une statue de deux mètres de haut du robot Goldorak, des produits de collection, et des décors photos accueillent les visiteurs.
En continuant à avancer dans les allées, se succèdent « des exposants, des animations, des produits manga ou pop culture aussi bien que des dégustations ou de l’épicerie ». Thomas Sirdey insiste : « c’est précisément ça la Japan Expo, présenter un éventail le plus large possible, à la fois de pop culture mais aussi de toute la culture japonaise ».
Un événement pour tous
Avec une moyenne d’âge à 27 ans, Thomas Sirdey admire « un public multi-générationnel. Évidemment que ce n’est pas que pour les jeunes, sinon, on n’ouvrirait pas sur Goldorak ». Il y en a pour tout le monde dans le festival : nourriture asiatique, ateliers d’arts martiaux ou expositions. Le cofondateur de l’événement le souligne : « C’est ça qui est sympa, c’est que tout le monde trouve chaussure à son pied, on veut vraiment faire en sorte que quand vous venez sur le festival, soit vous êtes ultra-fan et vous accédez à un contenu très pointu, soit vous êtes juste curieux et vous allez forcément accrocher avec quelque chose, apprendre. »
Arrivée il y a 16 ans à Marseille, la Japan expo ne veut pas faire un copier-coller de sa version parisienne. Thomas Sirdey, fier du partenariat initié avec le consulat japonais à Marseille, insiste : « On a toujours voulu être ancrés dans le tissu local en arrivant à Marseille, on travaille avec des boutiques, des associations locales au maximum. L’idée c’est que quand les gens viennent et découvrent quelque chose qui leur plaît, ils puissent y avoir accès près de chez eux. »
Des places sont encore disponibles sur le site de la Japan Expo. Aucun billet vendu sur place.
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![[Grand entretien] Suzanne : « On peut dénoncer en chansons et rassembler »](https://euapp01.newsmemory.com/lamarseillaise/news/wp-content/uploads/sites/2/2026/02/bb166eeeb869b25826da7211befdb56f.jpg)
[Grand entretien] Suzanne : « On peut dénoncer en chansons et rassembler »
La Marseillaise : Vous vous produisez notamment avec votre nouvel Album, « Milenium », qui renoue avec des sonorités électro et de variété française. Pourquoi y être revenue ?
Suzane : J’ai eu vraiment besoin de revenir à mon ADN principal qui est ce mélange de chansons françaises et d’électro. Je pense que c’est la musique qui me porte le mieux sur scène. J’ai eu envie de revenir à une énergie plus physique, plus dansante, plus électronique, tout en mêlant les mots, comme dans mon premier album. C’est un peu un retour aux bases, mais j’espère, en ayant évolué.
C’est aussi un album dédié à la génération des millenials. Qu’est-ce que vous avez à leur dire ?
Suzane : C’est un album qui s’adresse plus aux millenials parce que j’en suis une. Je suis née dans les années 90 donc on sent mes références. On est aussi une génération où on est dans un monde qu’on ne reconnaît pas trop, un monde qu’on ne nous a pas appris. Donc on peut avoir parfois quelques désillusions. C’est ce que je raconte un petit peu dans l’album. En essayant de donner de l’espoir pour la suite. L’album s’appelle d’ailleurs Millenium parce que la définition c’est une nouvelle ère commençant par un changement. Je pense qu’aujourd’hui, le changement est intergénérationnel. Il n’est pas que pour notre génération. Il est pour ceux qui arrivent, il est pour nos parents. C’est un changement qu’on attend un peu tous, je crois.
Dans cet album, vous abordez également des thématiques intimes et politiques, comme votre lesbianisme, les violences sexuelles et sexistes, ou encore les stéréotypes de genre. Pourquoi c’est important de chanter sur ces sujets ?
Suzane : Parce que je pense que les chansons, elles ne servent pas qu’à divertir. Je pense qu’on peut dénoncer en chansons. On peut rassembler aussi. En fait, c’est des sujets qui faisaient partie de ma vie de femme. Donc oui, il y a plus de politique dans cet album, plus d’engagement encore, parce que je l’ai toujours fait mais que là, j’ai senti une urgence encore plus forte. Il y a beaucoup de messages qui sont adressés aux femmes, mais je parle aussi d’écologie ; j’aborde les thématiques de notre monde actuel. Parce que c’est des choses qui peuvent m’angoisser cela avance lentement. Donc je trouve que c’est important de pouvoir les aborder en chansons.
Pourquoi est-ce que c’était urgent ?
Suzane : Aujourd’hui, on entend encore qu’il y a trop de féminisme. Moi, je pense qu’il y a plutôt trop de féminicides. Il y a un grand silence qui entoure les questions de violences sexistes et sexuelles. Mes chansons c’est un peu la réponse à ce silence, avec de la musique, des mots, une énergie et des émotions. Et j’ai l’impression que les gens qui écoutent ces chansons s’y reconnaissent. Ils sont dans l’urgence aussi d’entendre des chansons qui décrivent les choses qu’ils connaissent tous les jours, dans le quotidien.
« Je t’accuse » est notamment une chanson qui dénonce les violences sexuelles et l’inefficacité de la Justice ?
Suzane : Je pense que cette chanson est arrivée dans ma vie pendant une période compliquée, où beaucoup de choses me ramenaient à cette violence que j’avais subie. Et pour m’en libérer, j’ai eu l’impression qu’écrire une chanson, ça pouvait peut-être m’aider. Je ne pensais pas la sortir, cette chanson. C’était une chanson pour me réparer. Et puis, j’ai continué à voir à la télé, dans les médias, des récits assez glaçants de violences, que ce soit sur des femmes, des hommes, des enfants, des classements sans suite et rarement de condamnations… C’est ce qui m’a donné le courage de me dire « il faut que tu portes ce message. Il n’est pas que pour toi, ce message. Il est pour toutes celles qui ont subi, comme toi, des violences. » Ce n’était pas une chanson évidente à sortir, mais j’ai l’impression qu’elle a trouvé son public. C’est un peu un triste constat de se dire qu’on est aussi nombreux à comprendre les paroles de cette chanson. Normalement, elle ne devrait pas exister. Et en tout cas, dans notre monde actuel, en 2026 il y a encore trop de violences sexuelles, de féminicides, de viols. On n’est toujours pas en sécurité, des années après #MeToo. Donc je pense que cette chanson, elle prend toute sa place depuis qu’elle est sortie.
Êtes-vous confiante pour l’avenir ?
Suzane : Un peu comme sur tout, c’est-à-dire les droits, que ce soit les droits pour les femmes ou les droits LGBT. Ce sont des droits qu’on a mis longtemps à avoir, à acquérir. C’est plus facile de perdre des droits que d’en gagner, je crois. Il ne faut pas se dire que tous nos droits sont acquis et que dans la durée, ce ne sera plus forcément le cas. Il faut continuer de défendre ces droits même quand on les a.
Vous êtes originaire d’Avignon, quels liens entretenez-vous avec le sud ?
Suzane : Le sud, c’est là où tous mes rêves sont nés, c’est là où j’ai été formée, là où j’ai appris la danse, là où j’ai chanté dans la rue à Saint-Rémy avant de prendre un billet pour aller à Paris. C’est important pour moi de rester liée à ces racines. Le fait de jouer à Marseille, c’est quelque chose d’important de pouvoir passer dans la région où j’ai grandi. J’avais déjà joué mon premier projet à Marseille et j’en garde un très bon souvenir. J’espère que cette deuxième fois sera aussi belle que la première.
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L’OM est prêt à chasser le trio de tête dimanche au Vélodrome
Samedi, les Marseillais ont réintégré la Commanderie. Dans leur cocon habituel, ils devaient peaufiner ce qui a été travaillé tout au long de la semaine en Andalousie.
« Cette semaine, c’était très bien » confie Quinten Timber. Le Néerlandais a été le premier à prendre la parole et lever un coin du voile sur ce qu’a vécu le groupe dans le sud de l’Espagne. « Nous avons passé du temps ensemble, partager de bons moments, fait des activités autres que du football. Pour moi, c’est du positif. Cela nous a permis de mieux nous connaître. Et d’apprendre à connaître les nouveaux entraîneurs ». Lui qui vient de boucler son premier mois avec l’OM confesse : « J’ai l’impression d’avoir passé plus de temps, car il s’est passé beaucoup de choses. Le moment est venu pour nous de passer à autre chose.»
Habib Beye a joué son rôle de nouveau maître à bord. Rejoint par ses trois adjoints, libérés par Rennes. « Nous avons pu passer du temps ensemble. Multiplier les échanges, dans un très beau cadre. J’ai ressenti de l’entrain et j’ai vu des sourires. » Au rythme d’une séance quotidienne très intense, il a fait en sorte de remettre en route une machine qui s’était grippée. « Je ne vais pas remettre en question ce qui a été fait avant. Je suis là pour poursuivre la construction d’un projet sportif, et pas tout détruire » a confié l’ancien défenseur.
Il attend désormais une mise en pratique sur le terrain. Dimanche, la réception de Lyon, qui devance l’OM de 5 points au classement, sera le test. « Je sais que je serai jugé par rapport aux résultats » poursuit-il. Quant à son passage au révélateur du Vélodrome, il reconnaît une certaine impatience. « Cette fois, j’y reviens en étant du bon côté. Nous devons nous servir de la ferveur de ce stade, de ce public, car elle est magnifique. ».
Habib Beye compte bien sur ce match pour « lancer la chasse au trio de tête. Il n’y a pas de crainte à avoir. Plutôt de l’excitation. Car ce sera aussi un challenge pour les Lyonnais. » Le nouvel entraîneur phocéen a indiqué que son groupe était finalement au complet. Quant à savoir qui sera capitaine, « vous le verrez dimanche ! » a-t-il plaisanté.
