Tag: Marseille

  • [Maj] Anthony Krehmeier rempile dans le 2e secteur à Marseille

    [Maj] Anthony Krehmeier rempile dans le 2e secteur à Marseille

    Jour de fête, dimanche, à la mairie du deuxième secteur, située sur l’esplanade de la Major où, face à l’affluence, des salles annexes ont été mises à disposition pour suivre la retransmission de l’élection du maire.

    Dans le public du conseil, beaucoup d’habitants, de militants, mais aussi des visages de l’ancien monde de ce fief socialiste comme Eugène Caselli ou Sylvie Andrieux, venus assister à la réélection d’Anthony Krehmeier (PS), qui fait son entrée dans le conseil d’arrondissement en compagnie du maire de Marseille, Benoît Payan (DVG). Après avoir remporté le secteur au second tour des élections municipales avec 49,76% des suffrages exprimés, le Printemps marseillais peut ainsi se targuer de 24 élus dans cette mairie de secteur, tandis que LFI et le RN comptent respectivement 4 et 2 sièges. 15h passées, le dépouillement commence, égrenant le nom d’Anthony Krehmeier à l’envi.

    Le voilà élu maire de secteur avec 20 suffrages, tandis qu’Alladine Abdallah Salim, qui siège pour LFI, en récolte 4. Trois bulletins nuls ou blancs sont aussi recensés. Les vivats de la foule s’expriment dans la salle du conseil et il est donc l’heure pour Benoît Payan de remettre l’écharpe de maire de secteur à Anthony Krehmeier. Celui-ci remercie d’emblée l’édile « pour son amitié indéfectible », ainsi que sa famille et « les habitants venus nombreux pour ouvrir ce nouveau chapitre ». « Marseille a montré qu’elle resterait une et indivisible », réaffirme-t-il, avant de faire part de sa volonté de « rétablir l’égalité entre le Nord et le Sud de la ville. Aujourd’hui, une nouvelle étape commence », amorce l’élu. Il espère ainsi « faire tomber les frontières invisibles qui fracturent la ville » depuis son secteur, en « retrouvant » notamment « l’accès à la mer », ou encore avec « la démolition du viaduc de Plombières ».

    Les adjoints

    Emilia Sinsoilliez, 1ère adjointe ; Maurice Attia, 2e adjoint ; Anne Pfister, 3e adjointe ; Gérard Azibi, 4e adjoint ; Soraya Larguem, 5e adjointe ; Thomas Laffare, 6e adjoint ; Chaela Medjou, 7e adjointe ; Hamza Aftis, 8e adjointe ; Lila Chassagne, 9e adjointe ; Aurélien Petitjean-Levonian, 10e adjointe.

  • [Maj] À Marseille, Sophie Camard mise sur le « trait d’union » dans le 1er secteur

    [Maj] À Marseille, Sophie Camard mise sur le « trait d’union » dans le 1er secteur

    Avec 19 des 25 sièges du conseil d’arrondissements occupés par des élus du Printemps marseillais (PM), la séance d’installation ne laissait guère de place au suspense, dimanche. C’est donc bien Sophie Camard (GRS), candidate à sa réélection à la tête des 1-7, qui a été élue maire du secteur, avec 19 voix.

    « Dans mon discours d’investiture que j’ai retrouvé, prononcé le 12 juillet 2020, j’avais dit les mots suivants : “Je serai maire pour ceux qui ont voté, mais aussi pour ceux qui n’ont pas voté, parce que je voudrais les convaincre que la démocratie en vaut la peine”. Je n’en changerai pas une virgule », a-t-elle déclaré, émue. Au cœur de son propos : la volonté de constituer un trait d’union entre les 1er et 7e arrondissements : « Le premier secteur est à l’image des grandes inégalités de notre peuple. Cette situation justifie le débat politique. Mais pas de fractionner notre société. 6 678 voix dans le 1er, 7 451 dans le 7e. Un résultat très équilibré. Je prends ce message des électeurs comme un trait d’union pacifique et rassembleur. » Sur l’ensemble du secteur, Sophie Camard avait obtenu 47,45% des suffrages au second tour. Les neuf adjoints de la liste « Pour Marseille », exclusivement composée de représentants du Printemps marseillais , ont également été élus avec 19 voix, contre cinq votes nuls et un vote blanc.

    Six élus d’opposition

    Deux autres candidates briguaient la tête de la mairie de secteur, ce dimanche : Clémence Parodi (RN) et Charlotte Deweerdt (LFI). L’élue d’extrême droite a obtenu trois voix, total correspondant aux trois sièges remportés après avoir obtenu 25,38% au second tour. La candidate insoumise n’a recueilli que deux voix : les 18,02% obtenus par sa liste ne lui avaient en effet permis d’obtenir que deux sièges, le sien et celui de son colistier Aurélien Bourneuf (LFI). Pour rappel, Sébastien Barles (ex-EELV) a démissionné de son mandat de conseiller.

    Romain Simmarano (DVD), qui portait pour le secteur la liste « Marseille je t’aime » de Martine Vassal (DVD), est le seul élu de la droite traditionnelle au sein de ce conseil d’arrondissements. Il avait obtenu 9,15% des suffrages au second tour.

    Les adjoints

    Julien Soret, 1er adjoint ; Leïla Becard, 2e adjointe ; Christian Pellicani, 3e adjoint ; Monique Rolbert, 4e adjointe ; Karim Boussalem, 5e adjoint ; Virginie Roche, 6e adjointe ; Frédéric Guilledoux, 7e adjoint ; Romane Massip, 8e adjointe ; Aurélien Lecour, 9e adjoint.

  • L’OM entame le sprint final sans le moindre joker

    L’OM entame le sprint final sans le moindre joker

    Que peut penser un entraîneur après que son équipe a perdu deux matches importants ?

    Habib Beye se montre résolument optimiste. Voyant le verre à moitié plein, alors que son OM vient de baisser pavillon face à Lille, au Vélodrome avant la trêve, puis à Monaco, lors de la reprise, dimanche. Dans les deux cas, le score est le même (2-1) et le sentiment d’inachevé reste en tête.

    « Pour moi, ce que je ressens, c’est de la frustration, estime l’entraîneur marseillais. Défensivement, nous avons trop donné, en étant passifs sur le premier but et en commettant une erreur payée cash sur le second », regrette-t-il. D’autant plus qu’avant les deux buts monégasques, qui ont été autant de coups de poignard dans le dos, son équipe a eu les munitions pour prendre le contrôle.

    « Nous avons eu les opportunités de passer devant. Et même de revenir », souligne Habib Beye.Mais ce constat, même s’il se veut rassurant pour la suite, ne masque pas la perte sèche de dimanche, où l’OM a abandonné a minima un point et a perdu sa place sur le podium.

    « Nous redevenons chasseur »

    Avec 49 points, les Phocéens reculent à la 4e place, un point derrière Lille. Mais Monaco revient à hauteur. « Perdre deux fois de suite, je ne peux pas m’en satisfaire. Surtout dans ce match à Monaco, qui fait que nous redevenons chasseur », note Habib Beye. S’il a vu du positif, malgré le résultat, il sait en son for intérieur que cela ne suffit pas à rétablir la confiance de supporters qui, au stade Louis II, ont encore une fois manifesté leur colère en restant muets durant la première demi-heure.

    L’entraîneur a également conscience que les victoires que ses ouailles ont pu obtenir « ne sont pas suffisantes dans leur contenu » pour ramener une certaine sérénité dans les virages. Habib Beye se projette sur le rendez-vous de vendredi avec la réception de Metz. « Nous pouvons encore aller chercher la troisième place, malgré notre dynamique négative », estime-t-il.

    Mais pour cela, la marge de manœuvre est de plus en plus ténue. L’OM abordant ses six derniers matches sans droit à l’erreur.

    28e journée

    PSG – Toulouse 3 – 1

    Strasbourg – Nice 3 – 1

    Brest – Rennes 3 – 4

    Lille – Lens 3 – 0

    Angers – Lyon 0 – 0

    Lorient – Paris FC 1 – 1

    Le Havre – Auxerre 1 – 1

    Metz – Nantes 0 – 0

    Monaco – OM 2 – 1

    Classement

    Pts J G N P bp bc dif

    1. PSG 63 27 20 3 4 61 23 38

    2. Lens 59 28 19 2 7 54 27 27

    3. Lille 50 28 15 5 8 45 34 11

    4. OM 49 28 15 4 9 55 37 18

    5. Monaco 49 28 15 4 9 49 39 10

    6. Lyon 48 28 14 6 8 41 29 12

    7. Rennes 47 28 13 8 7 47 40 7

    8. Strasbourg 43 28 12 7 9 46 34 12

    9. Toulouse 37 28 10 7 11 39 35 4

    10. Lorient 37 27 9 10 8 37 41 -4

    11. Brest 36 28 10 6 12 37 43 -6

    12. Angers 32 27 9 5 13 24 37 -13

    13. Paris FC 31 27 7 10 10 32 43 -11

    14. Le Havre 27 27 6 9 12 22 35 -13

    15. Nice 27 28 7 6 15 33 55 -22

    16. Auxerre 22 27 5 7 15 22 36 -14

    17. Nantes 17 26 4 5 17 24 45 -21

    18. Metz 14 27 3 5 19 25 60 -35

    L’OM perd Egan-Riley

    Au-delà de la défaite, le déplacement à Monaco a coûté cher aux Marseillais. CJ Egan-Riley a dû quitter prématurément le terrain, victime d’une blessure musculaire sur le second but monégasque. Son indisponibilité n’est pas encore connue. Himad Abdelli a lui aussi rejoint l’infirmerie, se plaignant d’un coup à la cheville.

  • Aix-Marseille : la Métropole des maires face à ses défis

    Aix-Marseille : la Métropole des maires face à ses défis

    Dix ans après la création à marche forcée d’une Métropole longtemps honnie des élus locaux, les maires du territoire veulent lui faire prendre un nouveau cap. Ce mardi matin, dans l’hémicycle du Pharo, c’est selon toute vraisemblance le maire (LR) de Salon-de-Provence, Nicolas Isnard, qui devrait succéder à Martine Vassal à la présidence de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Une candidature devenue largement consensuelle sur les bancs du conseil métropolitain, aussi bien à droite qu’à gauche, après une longue campagne menée en coulisses. Avec une promesse : mettre davantage la Métropole aux services des communes.

    Une place pour tous

    « La Métropole, avec le temps, est passée au-dessus des maires, imposant sa vision technocratique. On va la remettre en dessous des maires », promettait l’édile salonais dans nos colonnes, ce week-end. De quoi répondre à tous ces maires qui reprochaient à l’institution d’être gérée comme une collectivité. « Il y a souvent un écran dans nos compétences de proximité », déplorait le président (SE) des maires des Bouches-du-Rhône, Georges Cristiani, à l’occasion de la conférence des Maires de Provence, le 30 mars à Saint-Victoret.

    Pour beaucoup d’élus métropolitains, il s’agit aussi de tourner la page des conflits marseillo-marseillais qui ont émaillé les séances plénières lors de la dernière mandature. De quoi expliquer cette recherche d’un consensus le plus large possible et un alignement sur une dépolitisation d’une institution dont l’hémicycle penche pourtant davantage à droite. Ainsi, la majorité marseillaise fera de nouveau partie de l’exécutif métropolitain, avec une promesse d’un équilibre territorial dans la distribution des vice-présidences.

    Feuille de route chargée

    Il en va de même pour tous les organismes liés à la Métropole. « Ces outils seront aux mains des maires qui en ont besoin », insiste Nicolas Isnard. Parmi eux, la présidence de la Régie des transports métropolitains (RTM) sera assurée par un Marseillais, a-t-il confirmé : « La RTM sert essentiellement à déplacer des Marseillais, c’est normal que ce soit un Marseillais qui pilote cette maison. » De quoi donner une réponse positive au « New Deal métropolitain » réclamé par Benoît Payan (DVG) dans la campagne. Pas de quoi satisfaire les insoumis, qui dénoncent « une grande coalition de la droite, des macronistes et des socialistes ». Et remettent sur la table leur proposition de loi pour supprimer la Métropole, qui resterait pourtant à inscrire dans leur niche parlementaire.

    Le maire de Salon-de-Provence, de son côté, milite pour un recentrage des politiques de l’intercommunalité, invite les maires à reprendre les compétences du quotidien. « Toutes les communes qui le souhaiteront pourront récupérer ces compétences de proximité », expliquait-il à la presse. Et lorsqu’elles préfèrent, comme Marseille, ne pas les reprendre en gestion directe, il promet une gestion au plus près du territoire. « On peut imaginer que les anciens territoires se recréent, que nous mettions là-bas des antennes et que ces antennes fassent fonctionner, mieux qu’aujourd’hui, ces compétences de proximité », défend-il. Comme un retour à ce qui prévalait avant 2023, après pourtant une complexe réorganisation de l’administration. « Une Métropole à la carte, ce n’est pas un gros mot ! », défendait le président (DVD) du groupe des maires de Provence, Jean-Pascal Gournès.

    Restent les enjeux lourds du territoire, qui peuvent difficilement être découpés à la carte. Après avoir tardé à adopter son programme local de l’habitat, la construction de logements reste en-deçà des besoins, particulièrement pour le logement social, et la rénovation des copropriétés dégradées doit être lancée. Malgré l’adoption d’une feuille de route pour la réindustrialisation du golfe de Fos et de premiers chantiers sur la table, il reste encore 107 millions d’euros à trouver pour construire les équipements publics nécessaires. S’ajoutent encore les murs financiers attendus sur les transports ou les déchets, l’avenir très politique des délégations de service public de l’eau, de l’incinérateur de Fos ou du tunnel Prado-Carénage… « Pour être président de la Métropole, il faut être un peu maso », plaisantait Georges Cristiani.

  • Le défi des nouvelles présidences

    Le défi des nouvelles présidences

    À Aix-Marseille, Toulon ou Avignon, une même musique semble résonner : l’heure est à la recherche de consensus et au retour
    à des intercommunalités plus lisibles, plus proches et moins fracturées. Après des créations menées tambour battant, parfois contre les élus eux-mêmes, les maires entendent reprendre la main.

    Nicolas Isnard à Aix-Marseille, Josée Massi à Toulon TPM, Olivier Galzi au Grand Avignon : trois visages différents, mais
    un défi commun, renforcer le lien entre territoires et institutions, dans un contexte où les élus RN se font plus nombreux.

    Depuis plusieurs années, les intercommunalités
    ont pris une place considérable dans la vie locale. Elles concentrent désormais des compétences structurantes, mobilités, habitat ou encore développement économique, qui conditionnent le quotidien des habitants. Leur montée en puissance
    en fait des acteurs incontournables,
    mais aussi des espaces politiques plus sensibles, où la gouvernance doit être à la hauteur des responsabilités.

    Les urgences sont là

    Partout, la promesse est identique : remettre les métropoles au service des communes, après des périodes de tensions et de défiance envers des structures souvent jugées trop technocratiques.

    Les urgences sont là, pressantes : logement, mobilités, transition écologique, réindustrialisation.

    Si ces nouvelles présidences veulent incarner un « nouveau départ », elles devront démontrer que l’intercommunalité peut redevenir un outil efficace, et non un échelon supplémentaire. L’apaisement est un début. L’action, elle,
    ne peut plus attendre.

  • Les femmes du Rojava à l’honneur du Nouvel an Kurde

    Les femmes du Rojava à l’honneur du Nouvel an Kurde

    Pour cette troisième séquence du festival Newroz, co-organisé par Solidarité et liberté Provence et le Collectif solidarité Kurdistan 13, c’est le Rojava, kurdistan syrien, qui était mis à l’honneur. Trois des coautrices de Nous vous écrivons depuis la révolution, paru en 2021 aux éditions Syllepse, sont venus raconter leur expérience au cœur de l’Administration autonome du Nord et de l’Est de la Syrie.

    Textes de réflexions, poèmes, contes, extraits de journaux intimes… L’ouvrage qu’elles présentent se compose d’écrits de « femmes internationalistes, mères, journalistes, militantes qui ont passé de quelques jours à plusieurs années [dans les rangs] de la révolution du Rojava ».

    Leur objectif : inviter lecteurs et lectrices à découvrir « le projet et la réalité des femmes de la Syrie du nord et de l’est qui, depuis 2012 [à l’époque, peu de temps après la guerre civile en Syrie, la majorité du Kurdistan syrien passe sous le contrôle des milices kurdes, Ndlr], travaillent minutieusement à la création de leurs structures autonomes ». Car le combat Kurde est aussi connu pour sa dimension profondément féministe, incarnée, notamment, par les Unités de défense de la femme (YPJ), organisation militaire exclusivement composée de femmes.

    « Vivre dans un système plus juste »

    « Ma première réelle prise de conscience sur les femmes au Kurdistan était en 2004, à l’occasion d’un reportage dans un camp d’entraînement, raconte Mireille Court, professeure d’anglais, journaliste pour Le Monde Diplomatique et co-autrice. J’ai remarqué une égalité totale entre les filles et les garçons. Il pouvait y avoir les filles qui fendaient le bois et les garçons qui faisaient le pain. Il n’y avait aucune différence, c’était vraiment l’égalité et ça m’avait énormément frappée. »

    Fille d’ouvriers syndicalistes et également co-autrice, Sarah Macha voit, elle, dans le mouvement kurde une grande source d’inspiration. « Quand j’ai compris quel était le projet politique et social du Kurdistan, porté par ces femmes, (…) ça a résonné énormément avec les recherches de ma génération à l’époque, retrace-t-elle. Cette volonté de vivre dans un système beaucoup plus juste, plus démocratique, dans lequel tous les peuples, les femmes, les jeunes (…) pourraient s’unir. Je pense que le Rojava a représenté ça aussi. »

    Marie, militante pour un Kurdistan libre et dernière co-autrice présente lors cette rencontre, a proposé une recontextualisation du conflit, toujours vif aujourd’hui.

  • Les syndicalistes de la flottille ont l’internationalisme au cœur

    Les syndicalistes de la flottille ont l’internationalisme au cœur

    Il y a du monde qui s’active le long du quai de la friche portuaire abandonnée du Rio, à l’ouest du quartier de l’Estaque. Une vingtaine de navires de plaisance arborant le drapeau palestinien l’ont quitté après escale samedi, cap vers la Sicile. Ils font partie de la flottille Thousand Madleen, dont le but est de briser le blocus organisé par l’armée israélienne à Gaza. « Mille Madleen », la traduction, est un hommage au navire éponyme qui participait à la flottille de la liberté, en 2025, intercepté en eaux internationales dont l’équipage avait été arrêté et détenu avant d’être expulsé d’Israël.

    « Engagés contre l’impérialisme »

    Les équipages sont composés de syndicalistes, militants d’associations et membres de partis politiques. À l’image d’Anouk Brunet, assistante d’éducation au collège Edgard-Quinet de Marseille et syndicaliste CGT Éduc’action : « C’est important de participer à cette initiative en tant que syndicat. » Elle souhaite « apporter un soutien à la communauté éducative sur place ».

    Idée similaire pour Denis Vemclefs, représentant l’Union départementale CGT de Seine-Saint-Denis : « Nous sommes engagés contre l’impérialisme et on soutient Gaza, dans le cadre de la solidarité internationale de la CGT. » L’UD CGT 93 a d’ailleurs financé le navire Nour, prenant part à la flottille, « en même temps que des panneaux solaires à Cuba », précise Denis Vemclefs. Pour ce dernier, « l’internationalisme n’a pas de frontières », et se dit aussi solidaire « du peuple libanais, congolais ou soudanais ».

    Lors de la conférence de presse de Thousand Madleen, la coordinatrice du mouvement Esther Le Cordier a affirmé que cette flottille était un « outil politique », comme celle de 2008. « Nous ne lâcherons rien jusqu’à l’autodétermination de la Palestine », promet-elle. Tout en appelant à des actions à terre contre « le génocide et les guerres impérialistes et coloniales ». L’étudiante à l’Ehess a remercié les habitants de l’Estaque pour « leur accueil et leur solidarité » indispensables. Marseille a répondu présent.

  • La CGT milite pour rouvrir le site d’Orange à Saint-Mauront

    La CGT milite pour rouvrir le site d’Orange à Saint-Mauront

    Les idées de l’extrême droite ne sont jamais du côté des travailleurs », indique une banderole de la Fédération des activités postales et de télécommunications (Fapt) CGT, placardée sur un portillon du site de l’entreprise Orange, dans le quartier de Saint-Mauront, à Marseille. « Nos derniers échanges avec la direction datent de vendredi. Ils restent sur leur position avec la fermeture définitive du site et envisagent trois nouveaux lieux, à la Joliette et à la Tour La Marseillaise », indique Olivier Neri, secrétaire général de la CGT Télécoms des Bouches-du-Rhône, à l’initiative d’un rassemblement, samedi 4 avril, pour la réouverture du site.

    Sur les 1 200 salariés qui y officiaient avant l’annonce de sa fermeture, début 2026, seule une trentaine de techniciens continuent de travailler sur place. Depuis cette date, « ils font venir les salariés du tertiaire, qui sont en télétravail, sur des sites de repli une fois par semaine, pour soi-disant maintenir la cohésion de groupe. Mais en réalité, tout le monde se plaint car ces sites ne sont pas adaptés », déplore le syndicaliste.

    La fermeture a été actée par l’entreprise de télécommunications, poussée par la médiatisation et l’instrumentalisation de faits de violence survenus à proximité du site fin 2025 : notamment de tirs à l’arme de poing sur la façade, fruit d’une lutte entre dealers. Un épisode qui ne visait pas du tout Orange ni ses salariés, comme la justice l’a tranché il y a une quinzaine de jours. Sans compter le fait qu’un sondage a révélé que « 60% des salariés veulent rester sur le site de Saint-Mauront », fait remarquer Guillaume Lamourette, secrétaire départemental CGT de la Fapt.

    Quartier encore délaissé

    « Si à chaque fois qu’il y a de l’insécurité, une entreprise ferme, il n’y en aura plus beaucoup d’ouvertes », estime Olivier Neri, qui ne peut que constater que cet événement « est tombé en plein pendant la campagne des élections municipales, où beaucoup de politiques sont venus se filmer ici ». Selon lui, la droite et surtout l’extrême droite se sont engouffrées dans ce jeu malsain pour « stigmatiser les quartiers populaires ». Aussi bien au mépris des salariés que des habitants, sans cesse relégués en marge de l’emploi et du lien social. Or, « Orange a une grande responsabilité dans le quartier ». Pas de quoi émouvoir la direction de l’entreprise, qui se refuse à tout commentaire sur ce point et répète que sa « priorité est la sécurité des salariés ». Pas de quoi, non plus, lever le doute selon lequel Orange aurait surfé sur la médiatisation des faits survenus sur le site de Saint-Mauront pour y réduire l’activité humaine à peau de chagrin. Afin d’y implanter des data-centers ? « On ne peut pas vous le confirmer », explique la direction à propos de ce site qu’elle juge « pérenne ».

  • [Série 1/3] Le cancer chez les plus de 75 ans, un problème de santé publique

    [Série 1/3] Le cancer chez les plus de 75 ans, un problème de santé publique

    Un appel à projets a été lancé en 2011 par l’Institut national contre le cancer (Inca) sur le déploiement national d’unités de coordinations en oncogériatrie. Et le groupement de coopération sanitaire réunissant l’Assistance publique des hôpitaux de Marseille et l’Institut Paoli-Calmettes, a été retenu comme unité de coordination en oncogériatrie (Ucog) pour l’ouest de la région Paca dont les coordinatrices sont le docteur Frédérique Rousseau, oncologue à l’IPC et le professeur Anne-Laure Couderc, gériatre à l’AP-HM.Une entité régionale dont les travaux et recherches favorisent l’accès aux soins des patients âgés atteints de cancer dont le nombre est en augmentation constante.

    « Vu l’évolution démographique de la population française, il est évident que la prise en charge des personnes âgées atteintes d’un cancer est un problème de santé publique », souligne le docteur Rousseau. « Tous les gens nés au moment du baby-boom c’est-à-dire après la guerre, arrivent actuellement vers la septième ou la huitième décade avec, de fait, une augmentation mathématique du nombre d’octogénaires à l’horizon 2030, 2040 » Le tout avec un deuxième élément non négligeable à prendre en compte selon la professionnelle qui est l’amélioration de l’état de santé global et de l’autonomie des personnes de plus de 70 ans grâce notamment à un meilleur contrôle des pathologies cardiovasculaires et métaboliques

    Surveillance de tous les instants

    « Au sein de l’Institut, nous prenons en compte le caractère âgé des patients et non pas leur âge chronologique car une personne de 85 ans peut être en meilleure forme que quelqu’un de 65 ans par exemple, tout dépend de ses comorbidités sous jacentes », poursuit-elle. « Les patients de plus de 75 ans sont des patients comme les autres, ils sont cependant un peu plus complexes à prendre en charge puisqu’il faut à la fois prendre en charge le traitement de leur cancer mais aussi prendre en compte les pathologies associées au vieillissement sans les aggraver par nos traitements. L’oncogériatrie n’est pas une spécialité et ne le sera jamais. Selon moi, c’est avant tout un savoir-faire, une prise en compte. Il est donc nécessaire de connaître l’oncologie d’une part et de mettre en balance les traitements à mettre en œuvre et, les pathologies carcinologiques. L’objectif étant d’éviter que ces patients entrent dans une spirale de complications où ils seront toujours perdants. » L’adaptation est donc une notion primordiale pour trouver le meilleur équilibre possible entre l’efficacité d’un traitement contre la maladie cancéreuse et la préservation de la qualité de vie et de l’autonomie. « Une personne guérie de son cancer mais qui a perdu en qualité de vie et en autonomie ce n’est pas une bonne prise en charge. L’évaluation gériatrique nous permet de savoir quelle personne nous avons en face de nous en particulier est-elle fragile ? Cette évaluation nous permet aussi d’anticiper les effets secondaires de nos thérapeutiques et en fonction, d’adapter le suivi post-traitement qui doit être beaucoup plus soutenu chez le patient âgé que chez l’adulte de moins de 70 ans », précise Frédérique Rousseau.

  • [On passe à table] Fatteh croustillant, ratatouille syrienne et sa sauce blanche

    [On passe à table] Fatteh croustillant, ratatouille syrienne et sa sauce blanche

    C’est une cuisine généreuse et savoureuse. Une cuisine qui raconte une histoire, que l’on aime partager et que l’on a du mal à oublier. Rencontre avec Nahed et Samar qui réalisent pour vous la ratatouille syrienne accompagnée de fatteh croustillant.

    Plusieurs préparations

    Pour commencer, coupez tous vos légumes en petits cubes. L’aubergine, elle se pèle à moitié pour ne pas s’écraser à la cuisson et se coupe en tronçons. Déposez-la sur un plat, arrosez d’huile et mettez au four à 200° pendant 30 à 40 minutes. Les cheffes vous conseillent de les saler et de les laisser dégorger toute une matinée pour faire sortir l’eau et ainsi éviter qu’elles s’imprègnent d’huile.

    Pendant le temps de cuisson, mettez une casserole sur le feu avec un fond d’huile d’olive et déposez-y directement les oignons. Le tout à feu moyen. Ajoutez ensuite la moitié de l’ail haché. Laissez cuire tranquillement et préparez votre sauce blanche en attendant.

    Pour la sauce blanche, mélangez dans un saladier le yaourt grec, le tahina ou crème de sésame, une pincée de sel et le reste d’ail haché. Mélangez au fouet et terminez en pressant la moitié d’un citron sur le dessus, mélangez à nouveau. Si la sauce est trop épaisse, n’hésitez pas à ajouter un peu d’eau pour la délayer.

    Une assiette généreuse

    Dans votre casserole, rajoutez la coriandre en poudre, les poivrons puis les concentrés de tomates et de poivrons. Viennent ensuite les tomates et un petit fond d’eau pour permettre à l’aubergine de cuire dans le tout et d’avoir une texture fluide et non sèche. Une fois les aubergines sorties du four, mettez-les avec les autres légumes puis le paprika et laissez mijoter. Attelez-vous ensuite au fatteh, pain libanais coupé en morceaux que vous allez frire dans de l’huile. Quand il est doré, sortez le pain et égouttez-le dans une passoire avec du sopalin.

    Pour le dressage, déposez en fond d’assiette le fatteh, recouvrez avec la ratatouille, la sauce et de nouveau du fatteh. Décorez avec la grenade, les pistaches et le persil haché. Bon appétit !

    Pour 2 personnes,
    il vous faudra
     :

    – 3 aubergines, 2 tomates, 1 oignon, 1 poivron vert et un rouge, 30g d’ail haché

    – 1 càs de concentré de tomate et une de concentré de poivron

    – De la coriandre sèche en poudre
    et du paprika fumé

    – Du sel, de l’huile de tournesol et de l’huile d’olive

    – 150g de yaourt Grec, 70g de tahina, du jus de citron