Tag: Marseille

  • Bruno Genesio se rapproche à grands pas du banc de l’OM

    Bruno Genesio se rapproche à grands pas du banc de l’OM

    Bruno Genesio et l’Olympique de Marseille sont sur le point de s’unir. L’accord avec l’ancien entraîneur du Losc est quasiment bouclé, selon RMC Sport et Foot Mercato, ce mercredi. Seuls quelques derniers détails resteraient à régler, comme la question du staff, mais, sauf retournement de situation, le technicien de 59 ans sera sur le banc olympien à la reprise. Seulement quelques jours après l’intronisation de Grégory Lorenzi au poste de directeur sportif, l’OM tient son nouveau trio. La page Longoria-Benatia-De Zerbi est définitivement tournée avec l’installation de Stéphane Richard à la présidence et l’arrivée des deux hommes précédemment cités.

    Franciser la direction sportive était une volonté du futur président, qui doit officiellement prendre ses fonctions début juillet. Les premiers contacts avec Bruno Genesio semblent avoir été positifs. Leur vision du projet marseillais est commune et les deux parties se sentent prêtes à relancer une machine à l’arrêt après une saison façon grand 8. S’attacher les services du Lyonnais d’origine s’inscrit également dans une logique de stabilisation. La Commanderie a souvent brûlé, au sens figuré, ces dernières années, et le profil de Genesio pourrait contribuer à apaiser le club.

    Par ailleurs, l’entraîneur connaît bien la Ligue 1 après ses passages plutôt positifs à l’OL, à Rennes puis à Lille, entité qu’il a officiellement quittée le lundi 25 mai. Sa capacité à fédérer un groupe et à valoriser les jeunes talents a également séduit la direction olympienne. La stabilisation du secteur sportif devrait désormais permettre d’enclencher la phase suivante : celle du mercato. Un casse-tête XXL à résoudre, tant du côté des départs que des arrivées.

    Forgé par la Ligue 1

    Bientôt âgé de 60 ans – il les aura le 1er septembre –, Bruno Genesio est un homme d’expérience. Avant d’être entraîneur, il a également été un milieu de terrain de Division 1 durant de nombreuses années. Natif de Lyon, c’est dans la capitale des Gaules qu’il a évolué une majeure partie de sa carrière. Entre 1985 et 1995, Bruno Genesio a notamment croisé Rémi Garde sur les pelouses lyonnaises. Durant un prêt à Nice, lors de la saison 1993-1994, il décroche également un titre de champion de D2. Sa venue dans les Bouches-du-Rhône ne sera pas une totale nouveauté. À 29 ans, sa carrière se termine au FC Martigues, alors que le club finit lanterne rouge et quitte l’élite du foot français.

    C’est également à l’OL que sa seconde carrière va décoller. Coach de la réserve durant deux saisons, il est propulsé entraîneur adjoint d’un certain Rémi Garde, puis de Hubert Fournier. C’est justement après le limogeage de ce dernier, à l’hiver 2015, que Bruno Genesio obtient sa première expérience sur un banc professionnel. 2e pour sa première saison en L1, il atteint ensuite les demi-finales de l’Europa Ligue, battu par l’Ajax. Outre Rennes et Lille, où son potentiel a été confirmé, le Rhodanien a vécu un court moment en Chine. Le technicien a été la tête du Beijing Guoan, durant la période Covid-19. Ses valises vont cette fois se poser à Marseille, dans un environnement différent de ses précédentes expériences.

    L’OM toujours dans l’attente de l’UEFA

    L’Olympique de Marseille ne sait pas encore s’il pourra bien participer à la prochaine édition de la Ligue Europa. L’UEFA menace le club d’exclusion de toutes compétitions européennes pour la saison prochaine. Une décision pourrait être prise avant la fin de la semaine. L’instance européenne n’est pas satisfaite de la gestion financière de l’OM, sachant que les deux parties avaient scellé un accord, en 2022, pour revenir à l’équilibre financièrement.

    Une exclusion profiterait à Monaco, 7e de Ligue 1, qui hériterait de la place en phase de ligue des Olympiens. Par le passé, l’AC Milan avait connu pareille sanction. En 2018, l’équipe lombarde avait également été exclue de la Ligue Europa par l’UEFA.

  • [La région face à l’IA] La préfecture donne son feu vert pour le centre de données à Saint-André

    [La région face à l’IA] La préfecture donne son feu vert pour le centre de données à Saint-André

    La trêve des municipales passées, les chantiers reprennent. À travers un arrêté préfectoral signé le 20 mai et publié vendredi dernier, la préfecture a accordé une double autorisation d’exploitation au groupe Segro pour son projet de data center couplé à une plateforme logistique, sur la zone Actisud, dans le quartier de Saint-André (16e arrondissement de Marseille).

    Sur cette parcelle de 5 hectares, le géant du foncier logistique prévoit de construire, à l’horizon 2025, un entrepôt sur trois étages pouvant accueillir quelque 20 000 tonnes de marchandises, avec 45 quais de livraison jouxtant un parking silo à proximité immédiate de l’A55. Le centre de données, de son côté, doit s’élever sur cinq étages, avec une emprise au sol de 18 000 m², pour une consommation électrique annuelle de 220 GWh. Soit plus que ce que consomment les habitants d’Arles. Face à la saturation des installations électriques à Marseille, notamment avec le branchement à quai des navires, une nouvelle ligne souterraine doit donc être tirée par le gestionnaire du réseau RTE sur plus de 9 km pour être raccordée au poste de Septèmes-les-Vallons. De quoi repousser la mise en service au moins en 2030.

    Crainte d’îlot de chaleur

    Situé à proximité immédiate d’habitations, ce projet d’ampleur avait suscité une fronde de riverains. À diverses reprises, ils avaient manifesté contre son implantation, la dernière fois à la veille du Coderst (Conseil de l’environnement et des risques sanitaires et technologiques) qui se tenait le 29 avril. « Ce n’est pas neutre un data center au milieu des habitations et nous avons la double peine avec l’entrepôt logistique », s’inquiète le président du CIQ de l’Estaque, Patrick Robert. « Face aux canicules, le data center va rejeter de la chaleur. Et avec l’entrepôt, plus de 300 camions supplémentaires vont débarquer chez nous ! » Les études de circulation réclamées par les riverains n’ont jamais été transmises, tandis que le gestionnaire du réseau électrique a déjà été autorisé à pénétrer dans les propriétés privées pour réaliser les études nécessaires au raccordement. Malgré ces inquiétudes, après les avis favorables rendus par le commissaire enquêteur le 28 mars 2025, la préfecture juge que « les consultations effectuées n’ont pas mis en évidence la nécessité de faire évoluer le projet initial et les mesures imposées à l’exploitant sont de nature à prévenir les nuisances et les risques présentés par les installations ».

    Les associations contestataires, après s’être réunies lundi, ont déjà contacté des juristes et pensent à attaquer cette décision. « Mais, en dernier recours, c’est la mairie qui décide », pointe Patrick Robert, appelant la municipalité à refuser le permis de construire. « Le permis est déposé et en cours d’instruction », confirme l’adjointe (PS) à l’urbanisme Audrey Gatian, indiquant que la municipalité, pour l’heure, ne s’exprimait pas sur l’opportunité du projet. Lors de la concertation, la maire adjointe (DVG), Samia Ghali, avait dit son opposition au projet « dans les conditions actuellement proposées ». Sollicitée, la société Segro n’a pas donné suite.

  • Le 54e congrès de la CGT a adopté une motion de soutien à Pascal Galeoté et et Bernard Cristalli du GPMM

    Le 54e congrès de la CGT a adopté une motion de soutien à Pascal Galeoté et et Bernard Cristalli du GPMM

    De notre envoyé spécial Amaury Baqué

    La motion dénonce : « Un procès partial, ou les objectifs politiques ont pris le pas sur la justice. Les fuites permanente dans la presse bourgeoise et la complicité d’organisations syndicales ont été les outils du pouvoir en place pour tenter d’écarter des représentants de la CGT qui est largement majoritaire sur le port. Cette décision inique témoigne de l’acharnement du gouvernement et du patronat à vouloir museler le monde du travail ». Votée à une très large majorité en même temps que d’autres motions, elle pointe aussi que cette condamnation « illustre la volonté du gouvernement et du patronat d’accélérer le démantèlement des activités industrielles et portuaires du département des Bouches du Rhône, et d’en finir avec tous ceux qui résistent et lutte pour travailler et vivre dignement dans notre pays ».

  • Deux demi-lignes mises en place par la RTM suite à un accident mortel avec le tramway

    Deux demi-lignes mises en place par la RTM suite à un accident mortel avec le tramway

    Un accident impliquant un tramway et un piéton s’est produit ce mercredi 3 juin, peu avant 16h, cours Belsunce à Marseille.

    Le piéton, grièvement blessé lors de la collision, est décédé malgré l’intervention rapide des secours.

    Une enquête a été ouverte et confiée aux services de police afin d’établir les circonstances précises de cet accident.

    Toutes les infos trafic.

  • Après l’éviction de Valérie Guarino, Jean-Marc Perrin reprend la délégation au handicap au Département

    Après l’éviction de Valérie Guarino, Jean-Marc Perrin reprend la délégation au handicap au Département

    C’est le conseiller départemental aixois délégué au Bel Age Jean-Marc Perrin (DVD), président du bailleur social 13 Habitat depuis le mois de juillet 2025, qui récupère les délégations du handicap et devrait occuper la présidence de la Maison départementales des personnes handicapées (MDPH). Des responsabilités confiées par la présidente (DVD) du Département Martine Vassal face à « la nécessité pour la bonne marche des affaires départementales », à travers un arrêté pris ce mercredi matin suite à l’éviction de la vice-présidente Valérie Guarino, dont le ralliement à l’extrême droite a été annoncé lundi.

    Restera cependant à réunir un conseil d’administration pour changer la présidence de la MDPH, qu’elle occupe toujours. Quant aux délégations aux routes et à l’aménagement du territoire, retirées à Marie-Pierre Callet et Laure-Agnès Caradec en ce début de semaine, leur faisant perdre leurs indemnités d’élues, elles restent pour l’heure aux mains de la présidente de la collectivité.

  • [EQDD] L’École du feu : apprendre à vivre en territoire inflammable

    [EQDD] L’École du feu : apprendre à vivre en territoire inflammable

    « On dit souvent qu’il est possible de tirer du positif de toutes les catastrophes. Je crois que l’École du feu en est un exemple concret » : Nicolas de Monsabert est un habitant de la Pelouque dans le 16e arrondissement de Marseille. Son quartier de l’Estaque a été parmi les plus touchés par l’incendie qui a ravagé une partie des quartiers Nord de la ville à l’été 2025. Le 8 juillet, le feu se déclare aux Pennes-Mirabeau, à proximité de l’autoroute A55. Il parcourt finalement 750 hectares et détruit ou dégrade quelque 90 habitations. Dont celle de Nicolas.

    De cette catastrophe naît une volonté : lutter contre l’oubli, qui souvent fait suite aux événements traumatiques, en tentant d’apprendre à mieux appréhender le feu, inhérent à l’écosystème méditerranéen. Une ambition qui devient réalité lorsque le collectif de l’incendie du 8 juillet, créé au lendemain de la catastrophe, décide, en août, de fonder un sous-groupe de travail : l’École du feu, portée par les habitants, le Bureau des guides et plusieurs experts du feu. L’initiative reçoit, en décembre un financement de la part de la Fondation de France. De quoi monter, sur deux ans, un plan de « recherche-action ».

    Apprendre, transmettre, agir

    « Évidemment, la première étape est celle de la montée en compétences », souligne Julie De Muer. Pour accompagner cet apprentissage, notamment : Jordan Szcrupak, paysagiste concepteur et, depuis 12 ans, spécialiste de l’apport du paysage sur les risques incendies. Son rôle : « Sensibiliser à la fois les habitants et les pouvoirs publics aux manières dont on peut adapter nos constructions dans les zones à fort risque incendie ».

    D’autres experts, comme Élise Boutié, anthropologue, proposent une approche moins technique et reviennent sur le rapport qu’entretiennent les sociétés avec le feu. Pour retenir toutes ces informations, des artistes, telle que Garance Maurer, qui produit depuis trois ans des travaux autour du feu, réfléchissent, toujours en collaboration avec les habitants, à des méthodes pour   accompagner la digestion collective des apprentissages ».

    Mais l’École du feu ne se veut pas que théorique, au contraire. Plusieurs « travaux pratiques » ont déjà été mis en place, comme la création d’une pépinière dans l’un des secteurs touchés par le feu. Parmi ses futures ambitions : mettre en place un « troupeau du feu », qui pourrait assurer un rôle de débroussaillage, essentiel pour limiter l’expansion d’un incendie. « C’est un vrai projet politique de vivre ensemble », apprécie Nicolas de Monsabert, très impliqué dans le groupe de travail.

    Une exposition retraçant la première année de travaux de l’École du feu se tiendra début juillet à l’Estaque.

    Margot Milhaud La Marseillaise

  • Un soutien indéfectible apporté à Christophe Gleizes

    Un soutien indéfectible apporté à Christophe Gleizes

    Après six mois passés sur la façade de l’hôtel du Département, la bâche de soutien à Christophe Gleizes a été installée, ce mardi, aux Archives et bibliothèque départementales de Marseille. Ce journaliste a été condamné en appel à sept ans de prison en Algérie, où il s’était rendu pour un reportage. Pour Martine Vassal, présidente (DVD) du conseil départemental, ce lieu dédié au savoir et à la transmission permet de rappeler qu’« un journaliste est injustement retenu loin des siens » et que la défense d’un journaliste revient à défendre « l’oxygène de notre démocratie ».

    Un concours dédié aux collégiens

    La cérémonie a aussi marqué le lancement de « Collégiens 13 Infos », concours de journalisme porté par le Département et le Club de la presse Marseille-Provence. Entre presse écrite, radio, vidéo et web, les élèves seront accompagnés par des professionnels afin de développer leur esprit critique face aux fake news et, peut-être, de susciter des vocations.

  • L’historien Marc Bloch au Panthéon et aux Rotatives

    L’historien Marc Bloch au Panthéon et aux Rotatives

    Historien et Résistant de la Seconde Guerre mondiale, Marc Bloch entrera au Panthéon le 23 juin. Yann Potin, archiviste historien, et les professeurs à l’université de Provence Aix-Marseille, Laure Verdon et Julien Loiseau, sont les invités du collectif, qui consacre une soirée au chercheur et chef de réseau, torturé et fusillé par la Gestapo en 1944.

    Histoire contemporaine

    Pour la première fois de son histoire, le Panthéon, sanctuaire de la mémoire nationale, accueille un historien qui fut aussi un grand Résistant, engagé dans la clandestinité, à Lyon, en 1943-1944. Liberté et esprit critique n’ont cessé de guider son parcours de chercheur et d’enseignant, fondateur de l’Histoire contemporaine par sa réflexion exigeante sur le métier d’historien. Témoin critique de son temps, Marc Bloch a contribué à la reconnaissance de l’histoire économique et sociale, défendant l’étude du temps long et le dialogue avec les autres disciplines. Ce statut d’historien engagé n’allait pas de soi. Son tempérament ambitieux agaçait certains pairs. Bien plus grave, l’antisémitisme des années 1930 n’a pas épargné son parcours.

    Son entrée au Panthéon le 23 juin, 82 ans après son exécution sommaire, honore à la fois le savant et le Résistant : un intellectuel engagé, cofondateur de la revue des Annales, qui était convaincu que comprendre le passé est une exigence pour éclairer le présent et défendre les valeurs républicaines. C’est sur cet héritage qu’il laisse à la pensée que les invités de la conférence reviendront ce jeudi.

    Les Rotatives, 19 Cours d’Estienne d’Orves, Marseille, 1er. Entrée libre.

  • [Entretien] Jocelyne Giraldi, directrice de l’Open féminin de Marseille : « C’est de plus en plus difficile »

    [Entretien] Jocelyne Giraldi, directrice de l’Open féminin de Marseille : « C’est de plus en plus difficile »

    La Marseillaise : Qu’est-ce qui rend l’Open féminin de Marseille attractif pour les joueuses ?

    Jocelyne Giraldi : Les joueuses viennent à différents moments de leur carrière. Certaines sont en pleine progression, d’autres cherchent à se relancer. On a vu passer ici des joueuses comme Alizé Cornet ou Caroline Garcia avant qu’elles ne réalisent de très belles performances sur le circuit. Le tournoi est aujourd’hui bien connu en France. Il plaît pour son accueil, mais aussi parce qu’il est très bien doté : la gagnante repart avec 6 000 euros, ce qui est rare à ce niveau. C’est une somme importante pour ces joueuses, et c’est aussi pour cela que beaucoup reviennent avec plaisir chaque année.

    En tant que tournoi hors catégorie géré par la Fédération française de tennis, où se situe aujourd’hui l’Open féminin de Marseille dans le paysage tennistique ?

    J.G. : Le niveau sportif est celui d’un CNGT (Circuits nationaux des grands tournois), voire supérieur. Il est particulièrement relevé. La principale différence avec les tournois ITF (deuxième circuit international), c’est que ces derniers sont gérés par la Fédération internationale. Les joueuses s’y inscrivent en fonction de leur classement et de leur niveau de jeu, mais les organisateurs n’ont aucune maîtrise du tableau. Concrètement, il est impossible de savoir à l’avance si le tournoi comptera majoritairement des Françaises ou des étrangères. Jusqu’à la veille de la compétition, et parfois jusqu’à la signature définitive des participantes, la composition du tableau peut encore évoluer. Par le passé, nous organisions un important tournoi ITF doté de 100 000 dollars avec hébergement des joueuses. C’était un événement de grande envergure. Aujourd’hui, nous avons fait le choix de privilégier une formule qui nous permet de mieux connaître les participantes, de mieux communiquer autour d’elles et, surtout, de soutenir davantage le tennis féminin français, qui traverse actuellement une période délicate.

    Est-ce que l’Open féminin de Marseille pourrait un jour revenir dans le circuit ITF ?

    J.G. : Tout dépendra des moyens financiers. Un tournoi de catégorie supérieure représente un budget environ trois fois plus important que celui que nous engageons aujourd’hui. Or, il devient de plus en plus difficile de réunir ces ressources. Nous pouvons compter sur quelques partenaires privés, notamment grâce à des chefs d’entreprise membres du club qui nous soutiennent. Les collectivités locales nous accompagnent également dans la limite de leurs possibilités. Cette année, la période électorale a toutefois compliqué les choses : de nombreux dossiers ont pris du retard et certaines réponses se font encore attendre. Si l’on souhaite proposer un plateau sportif équivalent, il faut viser des catégories de tournois très élevées. C’est une autre philosophie et une autre manière d’aborder le développement du tennis féminin.

  • À la Région, une COP face aux coupes

    À la Région, une COP face aux coupes

    Ce mardi après-midi, l’hémicycle du conseil régional est plein à l’occasion de la 3e édition de la COP de la Région Sud, organisée conjointement par la collectivité et la préfecture. Au total, plus de 500 acteurs du territoire, du secteur public, privé ou associatif étaient réunis pour débattre de planification écologique et d’adaptation au changement climatique, entre préparation des Jeux d’hiver et réindustrialisation en passant par le schéma régional d’aménagement.

    « Il y a une montée en puissance, nous sommes de plus en plus nombreux, se réjouit le vice-président (DVD) chargé du développement économique, François de Canson, deux ans et demi après la première édition. De plus en plus de personnes sont sensibles à cette problématique ! » Et de célébrer le Plan climat mis en œuvre depuis 2017 par la collectivité, entre plantations d’arbres, développement ferroviaire, électrification à quai des navires…

    À ses côtés, le ministre délégué à la Transition écologique, Mathieu Lefèvre, a fait le déplacement pour promettre de travailler main dans la main sur ces thématiques avec les élus locaux. « Le gouvernement se propose d’aller vers l’ensemble des élus volontaires pour mener à bien une transition écologique sur leur territoire pour leur donner, sous l’autorité du préfet, des moyens aussi bien en en matière d’ingénierie que de fonctionnement », défend-il. Des financements « indispensables pour poursuivre cette accélération », soulignait avant lui François de Canson en le remerciant pour les crédits attribués sur le territoire à travers le Fonds vert, qui « a connu une montée en puissance dès 2023 avec une enveloppe d’environ 160 millions d’euros ».

    Mais remerciements et promesses sonnent autrement, au lendemain de l’annonce de nouveaux gels de crédits qui s’ajoutent aux coupes déjà subies par les collectivités. Parmi les 6 milliards d’économies promis par Bercy et justifiés par les conséquences de la guerre des États-Unis en Iran, ce Fonds vert doit être amputé de 163 millions d’euros à l’échelle nationale, soit 20% de ses crédits. De quoi justifier les inquiétudes des élus locaux. « Je récuse le procès en recul environnemental », répond le ministre délégué, interrogé par La Marseillaise, en mettant en avant « 64 millions d’euros d’engagements pour la Région Sud cette année ». « Le Fonds vert n’existait pas avant 2022, donc c’est un progrès net », argumente Mathieu Lefèvre.

    Dérégulation

    Peu importe : face à l’hémicycle, c’est la dérégulation environnementale qu’il préfère défendre. « Le droit de l’environnement est très précautionneux, il ne faut pas qu’on s’enferme dans ce cadre-là au détriment de nos projets, qui sont des projets utiles pour le développement du pays », défend-il. Et d’assumer la dérégulation : « Dans un pays dont le Code de l’environnement a triplé depuis les années 2000, on peut tout aussi bien faire sur le plan de l’environnement en étant plus porté par les porteurs de projets. » Face à la presse, il rappelle qu’« il n’y a pas de transition écologique sans les entreprises », soulignant les investissements étrangers annoncés la veille. Mais, deux semaines après l’abandon du projet de giga-usine de panneaux photovoltaïques Carbon à Fos-sur-Mer, faute de protection européenne, s’il le regrette, il relativise : « Certaines décisions d’investissements ont été annulées, mais c’est ultra-minoritaire. » Tant pis pour la souveraineté et les 3 000 emplois promis.