Tag: logements

  • Place de Rome à Marseille : faire la misère aux locataires pour les déloger

    Place de Rome à Marseille : faire la misère aux locataires pour les déloger

    Procès en vue pour le gestionnaire du Manhattan, un hôtel meublé en péril, situé 3, place de Rome. Hamid Yahiaoui avait succédé au marchand de sommeil, Morde Khai Didi, mis en examen pour sa gestion de 14 établissements miteux mais juteux dont le Manhattan. Ce réseau d‘hôtels pouilleux était conventionné par l’État pour l’hébergement d’urgence des familles en grande précarité.

    Vendredi dernier, le tribunal a fixé le procès au 4 décembre 2026. Avec sa société Alamar, M. Yahiaoui répondra de « menace ou acte d’intimidation en vue de contraindre une personne vulnérable occupant un local insalubre ou en péril à renoncer à son droit au relogement » et de « refus de relogement ». Cet Algérien de 58 ans qui gère deux résidences hôtelières aux Catalans (7e) et avenue de Toulon (5e), avait repris l’exploitation du Manhattan. L’ensemble immobilier très dégradé, propriété de Georges Sabbah qui lui loue aussi les murs de l’hôtel aux Catalans, est frappé d’une série d’arrêtés de mise en sécurité depuis novembre 2018 et de quatre arrêtés d’insalubrité.

    Coupures d’électricité

    et faux policiers

    L’immeuble à deux pas de la préfecture est formé d’un bâtiment donnant rue de la Palud de 41 logements, des bouges de 11 à 25 m². Le second en retrait comprend huit logements dévastés. En septembre 2023, les enquêteurs entendaient les occupants de ce Bronx, parmi lesquels de nombreux Nigérians qui payaient Didi ou ses sbires alors que les loyers étaient suspendus. Dans une écoute fin août 2023, Didi menaçait de « virer tout le monde, de couper l’eau et l’électricité » et « qu’ils peuvent crever dedans ».

    Faire peur pour déloger, c’est ce dont est aussi accusé Yahiaoui alors que la situation déjà dangereuse était sanitairement intenable (notre édition du 26 octobre 2023, L’hôtel Manhattan en péril sombre avec ses occupants). Les agents de la Ville rapportaient des coupures d’électricité répétées, autant de manœuvres pour rendre la vie infernale que la mairie dénonçait le 14 février 2024 au procureur. Yahiaoui était devenu gestionnaire au terme d’un deal avec Sabbah : un « bail offert gracieusement en échange de refaire tous les travaux » dans cet « immeuble tout pourri » et « sans évoquer plus que ça les locataires ». Le loyer de 8 000 euros devait débuter en janvier 2026.

    Un chantier démarrait en site occupé avec des ouvriers pas payés. Sous pression de la Ville, Yahiaoui prenait un contrat d’électricité qu’il résiliait le lendemain, promettant de se réabonner sans jamais le faire. Des locataires ont témoigné de menaces et de tentatives d’évacuations forcées avec des individus se présentant comme des policiers en civil portant un brassard de police ou en tenue « pour faire peur ». Les agents de la Ville ont aussi surpris le propriétaire tambouriner aux portes pour demander aux occupants de partir invoquant faussement une demande de la Ville alors qu’aucune évacuation n’était prévue. L’évacuation officielle et complète était ordonnée le 13 mars 2024 par la Ville qui tente depuis de recouvrer les frais de relogement d’urgence des occupants qui s’élevaient en avril 2025 à déjà plus de 50 000 euros. Interpellé en mai 2025 dans sa villa hollywoodienne avec piscine sur un hectare aux Pennes-Mirabeau, le gérant a nié toutes menaces, distinguait entre les squatteurs, les 27 anciens locataires de Didi et les siens. « Je n’ai jamais fait d’intimidation. Au contraire, j’ai payé les gens pour qu’ils s’en aillent. Cinq locataires ont accepté de partir avec 1 000 euros. J’ai récupéré trois locataires dans un hôtel qui appartient à ma femme. »

  • Du neuf dans d’anciens taudis de la Coutellerie

    Du neuf dans d’anciens taudis de la Coutellerie

    Un ancien hôtel meublé misérable et en péril depuis des décennies vient d’être réhabilité par la Société française d’habitat économique (SFHE), une filiale du groupe Arcade. Les 10 chambres d’origine du 27, rue Coutellerie (1er) ont été transformées en 5 logements de type T2.

    « Il s’agit de logements locatifs intermédiaires (LLI), des logements à loyers réglementés à des tarifs inférieurs au prix du marché. À la Coutellerie, les loyers seront 15 à 20% en deçà du prix du marché, afin de permettre l’accès à un logement abordable au plus grand nombre, dans un secteur particulièrement tendu », détaille le bailleur social.

    L’immeuble de 5 étages avec une façade en 4 fenêtres, est la propriété de SFHE depuis 1995, année de sa mise en péril. En janvier 1994, c’était un hôtel meublé très dégradé, propriété du groupe Amhôtel, que la commission de sécurité avait déclaré non conforme aux règles de sécurité, alertant sur son instabilité structurelle, ses infiltrations d’eau. Un an plus tard, le 3 février 1995, les toilettes d’une chambre au 2e étage cédaient, laissant sa locataire « accrochée à son lavabo, les pieds dans le vide », écrit Le Provençal. « La sécurité des occupants est gravement menacée », diagnostique un architecte, justifiant l’arrêté du 24 février 1995 qui ordonne l’évacuation, donnant un délai d’un mois aux occupants pour partir, laissés sans proposition de relogement, ce qui témoigne de ce qu’était la gestion des risques avant même la prise de fonction de Jean-Claude Gaudin. Le Provençal se faisait l’écho du sort de la locataire sinistrée qui en avril se maintenait avec son ami dans la même chambre semi-effondrée tout en s’acquittant de 1 300 francs de loyer.

    Un foyer pour femmes isolées jusqu’en 2014

    L’immeuble est ensuite devenu un foyer pour femmes isolées. En janvier 2014, l’immeuble est frappé d’un péril non imminent. Le foyer ferme. Après une quasi-décennie d’abandon et devant « l’aggravation des désordres constructifs », la Ville a relancé en décembre 2023 le dossier, menaçant de travaux d’office. D’où la lourde opération de confortement structurel finalement engagée qui a permis en octobre 2025 de prononcer la mainlevée de tous les arrêtés de mise en sécurité.

    « Nous avons engagé une opération ambitieuse pour sécuriser durablement le bâtiment, préserver sa structure existante et recréer de nouveaux logements confortables et spacieux », explique-t-on chez SFHE. Le sauvetage de l’immeuble représente 1,9 million d’euros d’investissement. « C’était une opération lourde qui a nécessité une purge complète des planchers avant d’entreprendre une restructuration plus cohérente des 10 studios en 5 logements », décrit Sofian Sahraoui, chargé d’opération chez SFHE. « Cela a pris du temps et deux études structurelles car il fallait vraiment être minutieux et ne pas prendre de risque sur du bâti ancien. On a utilisé des matériaux qui n’alourdissent pas l’immeuble. D’où le choix de poutres Nailweb qui associent l’aluminium et le bois. C’est un beau projet qui s’achève. » L’aménagement intérieur est quasi fini. La façade a été totalement refaite, magnifiant le balcon et sa ferronnerie possiblement du XVIIIe. L’arrivée des locataires est prévue en mai.

    Le 27, rue Coutellerie n’a jamais cessé durant un siècle d’accueillir une population modeste. Ses « garnis » ont nourri la chronique locale. A défilé au 27, rue Coutellerie toute une population modeste et laborieuse, exerçant des petits métiers, serveur, marin de passage, tricoteuse, repasseuse, brodeuse, femme de ménage, etc. Madame Renée, « une vraie voyante venue de Paris » y faisait en 1906 commerce de ses prédictions. En 1916, la police y cueille un marin chinois, « contrebandier d’opium ». En 1934, l’hôtel meublé est tenu par la veuve Marie Mabile. Pour l’anecdote, Le Petit Provençal du 28 novembre 1897 y avait interviewé dans sa chambre un marin de la Pénitentiaire qui surveillait dans une chaloupe les abords de l’île du Salut où est alors détenu le capitaine Dreyfus.

    Une nouvelle page se tourne pour cet immeuble sauvé qui va retrouver une vie, et soulagé 5 locataires dans la difficile quête d’un logement à Marseille.

  • A Aix, un étudiant piégé par la montée des eaux attaque son bailleur

    A Aix, un étudiant piégé par la montée des eaux attaque son bailleur

    Kilian, 19 ans, veut oublier ce meublé de 15 m² en sous-sol d’une résidence, 28 avenue Robert-Schuman, en face de la faculté de lettres d’Aix-en-Provence. Ses parents dans le Vaucluse le lui avaient trouvé in extremis pour démarrer ses études en licence de psychologie. « C’était le 20 septembre, le jour de ma rentrée. Il pleuvait. En une heure, l’eau est montée du sol. J’ai passé la nuit à éponger », raconte Killian.

    Un mois plus tard, nouvelle pluie, le sous-sol subit une très forte montée des eaux. L’étudiant en situation de handicap pour des difficultés de motricité et de repérage spatiotemporel, panique. « Je pataugeais dans 20 cm d’eaux chargées de terre et de choses immondes. J’étais dépassé, mes parents sont vite venus. »

    Un rapport d’insalubrité mais pas d’arrêté

    Les pompiers interviennent. Sa mère comprend alors pourquoi elle a trouvé la vaisselle moisie lors de l’état des lieux et que le bas de tous les meubles en bois était rongé. Ce local en sous-sol à 517 euros par mois paraît tout simplement impropre à l’habitation. D’autant que le voisinage leur raconte le calvaire vécu par l’ancien locataire qui subissait des inondations répétées. Mais pour l’agence IGC qui n’a pas répondu à notre appel, ce n’est qu’un simple dégât des eaux et le propriétaire âgé à Six-Fours-les-Plages ne serait « pas enclin pour l’instant » à remplacer quoi que ce soit.

    L’inspecteur de salubrité s’est rendu sur les lieux et a dressé constat d’infraction le 23 octobre. Son « rapport d’insalubrité » du 5 novembre 2025 décrit « 20 cm d’eau dans la pièce principale », « constate de la terre dans le bac à douche, de l’humidité à 100% sur les murs, les meubles imbibés d’eau qui commencent à moisir ». « Compte tenu de l’humidité des murs et du mobilier, l’air est devenu irrespirable. Il est nécessaire d’héberger le locataire pendant les travaux », souligne-t-il. Kilian est relogé une semaine dans un hôtel grâce à son assurance. « L’agence n’assumant rien, on a dû payer 1 290 euros pour 3 semaines supplémentaires d’hôtel tout en continuant à payer son loyer. Et après qu’on a résilié le bail pour trouble de jouissance totale, ils refusent de rendre la caution et nous demandent même 200 euros ! », dénonce Christelle Payrau, la maman indignée.

    Le 25 novembre 2025, le Service communal d’hygiène et de santé a mis en demeure le propriétaire de rechercher les causes des infiltrations car « ce phénomène se produit à chaque gros orage », « de sécher les murs, d’enlever les traces de salpêtre du carrelage, de changer le mobilier moisi, de procéder au curage du réseau tous les 6 mois ». L’Agence régionale de santé (ARS) a renoncé à prendre un arrêté d’insalubrité, semblant se satisfaire de l’engagement du propriétaire à mettre aux normes ses deux caves-logements.

    « Nous irons jusqu’au bout »

    Cela choque Me Aurélien Leroux, l’avocat de la famille. « C’est très problématique que l’ARS oublie que le Code de la santé publique oblige à protéger la personne occupante, qui plus est vulnérable, dans une situation d’indignité. Si Kilian n’avait pas ses parents, il se serait retrouvé sans solution de relogement. »

    Les parents de Kilian ont porté plainte contre l’agence pour mise en danger. Leur avocat prépare une assignation. « Nous irons jusqu’au bout pour que cela ne se reproduise pas. Je ne veux pas qu’un autre étudiant se retrouve piégé. On veut que cela protège les autres petits étudiants qui ne doivent pas vivre cela. L’ancien locataire que nous avons retrouvé témoigne qu’il a vécu un cauchemar », ajoute la mère. Kilian habite désormais à la résidence Estudine Mirabeau où le personnel est très attentionné pour lui. « Cela nous coûte beaucoup plus cher, 729 euros par mois, mais il est bien et en sécurité. »

  • La Cité Bergère s’invite dans la campagne

    La Cité Bergère s’invite dans la campagne

    À l’instar de la circulation perturbée sur les 4 boulevards, la Cité Bergère est un caillou dans la chaussure du maire de Montpellier.

    En cause la délivrance en août 2025 d’un permis de construire qui autorise 69 logements sur un terrain privé. Un choix qui, selon le collectif qui a déposé un recours en annulation au tribunal administratif, irait à l’encontre des promesses faites par le maire et écrites en novembre 2023 dans le magazine municipal par son adjoint écologiste Manu Reynaud. À savoir : préserver 100% de la Cité Bergère. « C’est un vestige de l’histoire de ce quartier [avenue Saint-Lazare], la dernière terre agricole exploitée en centre-ville qui produit encore des légumes pour ses habitants », insiste Julien Lorentz.

    Avant de lancer une pétition signée près de 28 000 fois, le président de l’association des « Vrais amis du Père Prévost » a bien rencontré M. Delafosse pour demander le rachat par la mairie des 4 400 m² de maraîchage qui seraient réduits à 1 800 m² après construction. « On pourrait en faire un lieu social et pédagogique pour les enfants, une ferme urbaine. » Impossible, selon la municipalité. « La famille Colomina n’est pas vendeuse au prix des terres agricoles », indique Laurent Nison. L’adjoint aux grands travaux précise que via le nouveau Plan local d’urbanisme intercommunal-climat (PLUI-C), la Ville a « rendu inconstructible 80% de la parcelle qui était constructible à 100% auparavant ». M. Delafosse aurait-il dû forcer le deal à 100% ? « On ne pouvait pas spolier le droit à construire sans justification majeure. Pour une expropriation, il aurait fallu une déclaration d’intérêt général, même en préemptant on était hors des clous. La famille aurait pu attaquer et gagner », assure Laurent Nison. « Le droit s’applique à tout le monde. »

    Délivré in extremis sous les règles de l’ancien PLU déplore Thierry Teulade (Vive Montpellier Nord), le permis de construire va notamment être attaqué sur des risques supposés. « C’est une zone potentiellement sujette aux inondations pour les caves et les parkings souterrains », illustre Tristan Baudoin, citoyen engagé. « Il y a la question de la sécurité hydraulique et l’étude d’un expert agricole qui indique qu’une partie du bâtiment se situe dans une zone boisée classée », ajoute l’avocate Me Tamaris Furstenheim.

    En pleine campagne, ce projet immobilier contre lequel 7 candidats (Roumégas, Müller, Oziol, Gaillard, Saurel, Altrad, Zbairi) se sont engagés, fait resurgir le périlleux sujet de l’urbanisme. A l’instar des vieilles batailles citoyennes pour le stade du Père Prévost ou le Parc Montcalm, les responsables associatifs Tony Chavard et Jean-Michel Justamon ont le sentiment que les engagements urbanistiques des maires respectifs font long feu à Montpellier.

  • L’Union pour Arles aux bons soins des quartiers populaires

    L’Union pour Arles aux bons soins des quartiers populaires

    Les enfants de l’école Georges-Brassens, guidés par leur professeur de sport, ne sont pas découragés à la vue de leurs équipements en ce vendredi début d’après-midi. La cage de but de leur terrain synthétique est attachée à un filet troué, les grillages tiennent au fil de fer, tandis que le terrain de football à proximité, qui n’a plus de filets aux buts, laisse s’épanouir herbes et moustiques, en nombre.

    Ce n’est pas un hasard si Nicolas Koukas (PCF) et ses colistiers de l’Union pour Arles ont investi les abords du gymnase Angelin, dans le quartier du Trébon, pour leur conférence de presse dédiée aux quartiers. « On va réinvestir ces quartiers délaissés depuis 6 ans » prévoit le candidat, parlant d’un « plan d’investissement massif ». « Ça ne demande pas des millions de refaire la cage des buts et de grillager l’entrée pour éviter des feux », souligne-t-il en désignant l’arrière noirci du gymnase.

    Leur idée pour Arles est d’installer « des mairies annexes avec les drapeaux tricolores et de la Ville pour montrer que la puissance publique est là », d’après Nicolas Koukas, des lieux dans lesquels pourraient se côtoyer espaces culturels, antenne de la médiathèque, ou encore acteurs de l’accompagnement à l’emploi. « On pense aussi à France services pour faire ses démarches », complète Sylvette Carlevent.

    Démocratie participative

    Outre les services, Nicolas Koukas insiste sur le fait de « mettre les bailleurs face à leurs responsabilités », en rencontrant leurs dirigeants pour « leur mettre une pression constante sur l’entretien intérieur et extérieur des immeubles ». Le candidat propose le cadre d’un « contrat mixte entre la Ville et les bailleurs » sur la répartition des compétences : « Déchets, propreté, qui fait quoi ? Il n’y a pas de suivi, ça prendra du temps mais on n’abandonnera pas les quartiers. »

    Bruno Leclerc (NPA) souligne l’importance de « mettre en place la démocratie participative, engagement fort de l’Union pour Arles pour que les jeunes et les habitants des quartiers reprennent leur vie quotidienne en main » au travers des conseils de quartier. « Nous leur donnerons des moyens et nous lançons un large appel aux habitants pour en faire une structure de décision », insiste Nicolas Koukas. Fatima Benamar complète : « Un habitant est seul face à un gros groupe. Au conseil de quartier c’est différent. On est plus proche et moins isolé. »

    « Nous recruterons aussi un médecin au sein du service hygiène de la Ville » pour lutter contre les logements insalubres et « traiter rapidement les signalements », conclut Nicolas Koukas.

  • Mario Martinet présente ses projets structurants pour Berre

    Mario Martinet présente ses projets structurants pour Berre

    Mario Martinet (DVG) veut continuer d’endosser son habit de maire pour « prendre soin des Berrois et des Berroises ». « La crise Covid nous a fait prendre encore plus conscience de ce rôle essentiel, car la mairie est souvent le dernier rempart pour le citoyen quand les autres institutions de la République sont défaillantes, et malheureusement, c’est très fréquent », a-t-il affirmé en propos liminaires de sa soirée de présentation de liste et de programme.

    Une liste renouvelée à 40%, qui comporte « des élus très expérimentés et des nouveaux venus », à l’instar de Laëtitia Rizzuto, en 2e position, ou d’Hervé Nevers, en 5e position. Parmi les plus aguerris, Loïc Albaladejo, adjoint en charge des finances lors du dernier mandat, ou Jean-Pierre Cesaro, élu depuis 36 ans.

    Mario Martinet explique avoir réuni une équipe « préparée », dans « la volonté d’agir pour tous sans esprit partisan ». Celui qui brigue un 4e mandat, met en avant « un sens des responsabilités, (…) du savoir-faire, mais aussi la volonté de rassembler » face à des adversaires qu’il accuse d’être « dans la division et le mensonge ». Il y a deux jours, le candidat RN David Duran affirmait sur les réseaux sociaux avoir transmis un courrier au sous-préfet d’Istres au sujet des risques de fraudes électorales.

    De nouveaux quartiers

    Le candidat a aussi présenté un « projet adapté aux besoins, mais finançable ». Pour « faire mieux en dépensant moins », le maire sortant veut « aller chercher de nouvelles recettes en accueillant de nouvelles entreprises pour plus de taxe foncière bâtie ». Il envisage, entre autres, un nouveau parc d’activités industrielles sur l’aérodrome de plus de 100 ha, qui n’est que « très peu utilisé ».

    Pour améliorer le cadre de vie, l’équipe entend se battre pour que chacun ait « accès à un logement décent ». Lors du dernier mandat, 1 700 habitations ont été rénovées. Prochain chantier : la réhabilitation de la cité Pasquet par 13 Habitat, avec la création d’un nouveau parking avenue de la Libération. Mais Mario Martinet et ses colistiers veulent aussi construire, avec des projets comme l’écoquartier de l’étang (239 logements), mais aussi le nouveau quartier « la Molle Fernand Léger » qui se bâtirait autour de l’ancien collège avec des îlots de verdure, une halle couverte pour le marché, une salle de sport, un centre de loisirs et des activités tertiaire.

    En cas de victoire, le littoral changera aussi de visage, avec une promenade des loisirs qui ira de la butte au port avec « des lieux de culture, de sport, un hôtel et une nouvelle plage juste à côté », annonce Mario Martinet.

  • Mario Martinet présente ses projets structurants pour Berre

    Mario Martinet présente ses projets structurants pour Berre

    Mario Martinet (DVG) veut continuer d’endosser son habit de maire pour « prendre soin des Berrois et des Berroises ». « La crise Covid nous a fait prendre encore plus conscience de ce rôle essentiel, car la mairie est souvent le dernier rempart pour le citoyen quand les autres institutions de la République sont défaillantes, et malheureusement, c’est très fréquent », a-t-il affirmé en propos liminaires de sa soirée de présentation de liste et de programme.

    Une liste renouvelée à 40%, qui comporte « des élus très expérimentés et des nouveaux venus », à l’instar de Laëtitia Rizzuto, en 2e position, ou d’Hervé Nevers, en 5e position. Parmi les plus aguerris, Loïc Albaladejo, adjoint en charge des finances lors du dernier mandat, ou Jean-Pierre Cesaro, élu depuis 36 ans.

    Mario Martinet explique avoir réuni une équipe « préparée », dans « la volonté d’agir pour tous sans esprit partisan ». Celui qui brigue un 4e mandat, met en avant « un sens des responsabilités, (…) du savoir-faire, mais aussi la volonté de rassembler » face à des adversaires qu’il accuse d’être « dans la division et le mensonge ». Il y a deux jours, le candidat RN David Duran affirmait sur les réseaux sociaux avoir transmis un courrier au sous-préfet d’Istres au sujet des risques de fraudes électorales.

    De nouveaux quartiers

    Le candidat a aussi présenté un « projet adapté aux besoins, mais finançable ». Pour « faire mieux en dépensant moins », le maire sortant veut « aller chercher de nouvelles recettes en accueillant de nouvelles entreprises pour plus de taxe foncière bâtie ». Il envisage, entre autres, un nouveau parc d’activités industrielles sur l’aérodrome de plus de 100 ha, qui n’est que « très peu utilisé ».

    Pour améliorer le cadre de vie, l’équipe entend se battre pour que chacun ait « accès à un logement décent ». Lors du dernier mandat, 1 700 habitations ont été rénovées. Prochain chantier : la réhabilitation de la cité Pasquet par 13 Habitat, avec la création d’un nouveau parking avenue de la Libération. Mais Mario Martinet et ses colistiers veulent aussi construire, avec des projets comme l’écoquartier de l’étang (239 logements), mais aussi le nouveau quartier « la Molle Fernand Léger » qui se bâtirait autour de l’ancien collège avec des îlots de verdure, une halle couverte pour le marché, une salle de sport, un centre de loisirs et des activités tertiaire.

    En cas de victoire, le littoral changera aussi de visage, avec une promenade des loisirs qui ira de la butte au port avec « des lieux de culture, de sport, un hôtel et une nouvelle plage juste à côté », annonce Mario Martinet.

  • L’Union pour Arles veut réguler Airbnb et recréer du logement

    L’Union pour Arles veut réguler Airbnb et recréer du logement

    « Notre constat est clair : on refuse qu’il soit plus facile de se loger un week-end qu’à l’année à Arles », assène Nicolas Koukas (PCF), à l’occasion de la conférence de presse de l’Union pour Arles dédiée au logement, mardi matin.

    Le candidat avance le chiffre de 3 500 meublés touristiques disponibles à la location sur des plateformes comme Airbnb ou Booking. Face au « phénomène Airbnb » décrit dans notre édition du 28 janvier, Nicolas Koukas veut réguler la location saisonnière selon « un quota par quartier, comme à l’Hauture ou à la Roquette qui sont asphyxiés », et en limitant le nombre de location par immeuble : « Dans le cas où un multipropriétaire aurait plusieurs appartements, il ne pourrait en louer qu’un seul en meublé touristique », développe-t-il.

    Régulation, aussi, sur la durée, avec l’instauration d’un plafond de « 90 nuitées discontinues », précise Richard Vidal (SE), au regard de la « tendance à louer d’un coup l’été et plus rien en hiver ». Le chef de file de l’Union pour Arles parle également d’« instaurer un principe d’un meublé locatif pour un logement annuel pour rééquilibrer le marché ».

    « Les loueurs Airbnb sont l’électorat de de Carolis »

    Pour cadrer les locations existantes, Nicolas Koukas souhaite que les propriétaires d’Airbnb « s’engagent à faire signer une charte de bonne conduite à leurs locataires » pour éviter « les bruits des valises et les apéros jusqu’à 3h du matin ». Pour faire respecter cet engagement, le candidat compte créer une « brigade du logement », en lien avec la police municipale, à cet effet et pour recenser les locations qui ne le sont pas.

    Est-il question de vouloir interdire Airbnb ? Le candidat réfute « cette petite musique » qu’il attribue au maire sortant, Patrick de Carolis (Hor.). « On ne peut pas : c’est le marché privé », rétorque Nicolas Koukas, fustigeant celui « qui refuse de réguler, car il nous a toujours dit que les loueurs d’Airbnb étaient son électorat ».

    Outre la location saisonnière, les candidats de l’Union pour Arles veulent recréer du logement. D’abord en remettant sur le marché les « 3 400 logements vacants » recensés sur le territoire de la ville. « Nous souhaitons relancer une opération programmée d’amélioration de l’habitat [OPAH] sur 5 ans », annonce-t-il en ce sens, ce qui consiste en une convention passée avec l’État et l’Agence nationale pour l’amélioration de l’habitat (Anah) pour mener un diagnostic des problèmes, étudier les solutions et les financer. Le candidat argue que la précédente opération, achevée en 2020, a permis « de réhabiliter 1 500 logements sur 20 ans, de remettre 720 logements vacants sur le marché dont 200 à loyer maîtrisé, de rénover 880 façades et de mobiliser 38 millions d’euros pour des travaux, dont 8 millions de subventions ».

    Concertation avec la population

    De telles opérations urbaines ne sauraient se réaliser sans concertation avec la population, selon l’équipe de l’Union pour Arles. « Nous allons remettre en place la commission extra-municipale urbanisme avec tous les CIQ, tous les projets seront abordés avec le temps nécessaire », affirme Nicolas Koukas, prenant l’exemple du projet de rénovation « imposé d’en haut » sur la friche EDF de la rue Mireille, réputée polluée (La Marseillaise du 06/05/2025).

    « On fera confiance aux Arlésiens pour les projets », promet le candidat.

  • Chez 13 Habitat, l’insalubrité se fiche des arrêtés du Préfet

    Chez 13 Habitat, l’insalubrité se fiche des arrêtés du Préfet

    Le cas est choquant. Depuis octobre 2022, une mère et son fils vivent dans un logement de 13 Habitat colonisé par les moisissures qui couvrent l’intégralité des murs du T3 en façade nord.

    L’arrêté d’insalubrité qui frappe ce logement, cité Louis-Loucheur, 17 bd Baudelaire (4e) n’a rien changé. Ses occupants désespérés s’échinent à nettoyer et mendier le relogement qui leur dû. Ses conditions d’habitat totalement indignes affectent leur santé comme l’attestent leur médecin mais aussi l’inspecteur de salubrité et l’Agence régionale de santé (ARS) qui motivent l’arrêté préfectoral d’insalubrité n° 2025-90 du 5 juin 2025 par le « danger encouru pour les occupants » par la « présence importante d’humidité et de moisissures sur les murs de la salle d’eau, des toilettes, et des deux chambres » et enjoint le propriétaire d’y remédier, avec interdiction d’y habiter sous 3 mois.

    « Dix mois ont passé, aucun travaux, on est toujours là. La moisissure est partout. Je suis en danger, je suis asthmatique, j’ai fait une infection pulmonaire. Les médecins m’ont adjuré de partir. Quand il pleut, ça coule sur les murs », témoigne Assiata qui dort d’un œil dans le salon. « Ça pue la cave, ça pourrit tout. On met nos habits dans des caisses » montre Sven, étudiant de 22 ans qui nourrit un sentiment de honte et se renferme sur lui. Un huissier a osé réclamer plus de 2 000 euros de loyers alors que l’arrêté les suspend.

    Après deux offres inadaptées au besoin de la famille et après avoir faussement fait dire que la locataire ne répondait pas au téléphone, le bailleur a proposé le 23 janvier un logement dans une résidence à La Blancarde qu’Assiatou a aussitôt acceptée. Depuis, pas de nouvelle. Interrogée, 13 Habitat nous répond que sa locataire est bien « positionnée sur ce logement vacant ». Faut-il encore que le 26 février prochain, sa commission d’attribution des logements et d’examen de l’occupation des logements l’entérine. « Deux autres dossiers seront étudiés pour ce même logement, la règle étant trois candidatures par logement à attribuer. D’une manière générale, les relogements peuvent prendre un certain temps en raison du faible nombre de logements libres correspondant aux attentes des locataires concernés, dans les secteurs géographiques souhaités. Sans préjuger la décision de la commission souveraine dans ses actes, 13 Habitat présente à nouveau ses excuses à Mme A. A. pour les conditions de vie qu’elle a subies ces derniers mois », nous écrit le bailleur.

    Des taudis mais

    1 140 logements vides

    13 Habitat gère 33 425 logements dont 1 140 étaient vides fin novembre 2024 selon le rapport de l’ANCOLS. La société n’a déclenché aucun travaux chez Assiata, aucun relogement, étant rappelé que le Préfet notait déjà « l’absence de réponse du propriétaire au courrier du 18 avril 2025 initiant la procédure contradictoire », c’est dire l’incurie, le laxisme de ce bailleur institutionnel qui a pourtant changé de gouvernance suite à l’éviction de Nora Preziosi, son ex-présidente visée par une enquête pour prise illégale d’intérêts : l’attribution en particulier d’un logement à sa mère, refait à neuf lui pour 40 000 euros de travaux surfacturés.

    Depuis 2020, 13 Habitat est visé par 9 arrêtés d’insalubrité dont deux Cité Louis-Loucheur. Pourquoi la Préfecture ne prononce-t-elle pas d’astreinte ou d’exécution d’office comme elle le fait pour les marchands de sommeil ? À quoi bon multiplier les arrêtés, communiquer sur la lutte contre l’habitat indigne si leur violation frontale reste sans conséquence ?

  • Vigouroux veut poursuivre la mutation de Miramas

    Vigouroux veut poursuivre la mutation de Miramas

    Un tantinet malade mais remonté comme jamais, le maire sortant de Miramas (DVG) a présenté son programme et sa liste ce jeudi 19 février devant une salle Tristani remplie. « Ce projet, c’est le vôtre, il est issu d’un travail collectif mené depuis des mois avec les questionnaires, les rencontres de terrain, les réunions thématiques et les porte-à-porte », affirme Frédéric Vigouroux, élu depuis 2008.

    Les dix pages de propositions qui seront distribuées dans les prochains jours dans les boîtes aux lettres de 26 000 habitants s’inscrivent dans la continuité de la transformation de la commune pour qu’elle « continue de protéger » tout en « s’adaptant et en innovant ». Alors que la gare SNCF est en travaux et que la passerelle est en passe d’être installée, l’éco-quartier Oasis sera réalisé, offrant 350 logements avec de « l’accession sociale ». La cité cheminote sera également réhabilitée. « ICF Habitat a accepté le projet », assure le candidat, qui compte, si prochain mandat il y a, penser l’aménagement de Miramas en co-construction avec les administrés, que ce soit pour le boulevard Aristide Briand ou pour le Plan local d’urbanisme intercommunal.

    La santé comme priorité

    À proximité de la gare, le candidat souhaite requalifier la place Jourdan et y installer notamment une halle des marchés couverts. « L’appel à manifestation d’intérêt a été lancé par établissement public foncier », annonce-t-il. L’objectif : « Penser aux agriculteurs et producteurs locaux mais aussi aux habitants. Ce lieu aura une capacité d’attractivité important pour le centre-ville. Nous voulons aussi faire en sorte que le soir il puisse y avoir des activités, qu’on puisse y faire la fête. » Une mesure qui ne manquera pas de parler aux jeunes, tout comme le projet de multiplexe avec cinéma, e-sport et padel.

    La santé est aussi l’une des priorités de la liste de Frédéric Vigouroux, qui entend appuyer l’arrivée d’un centre d’imagerie médicale alors que le centre mutualiste, anciennement occupé par Oxance, sera bientôt rénové pour accueillir des médecins et notamment des dentistes. « Ça ouvrira en avril, annonce l’édile sortant. Nous avons aussi dialogué avec l’hôpital de salon pour mettre en place des consultations de spécialistes en gynécologie, en obstétrique, en chirurgie et en orthopédie à Miramas. »

    Avec ce projet et sa nouvelle équipe, rajeunie et renouvelée pour un tiers, Frédéric Vigouroux ne cache pas son ambition : « Être élu dès le premier tour, pour pouvoir se mettre au travail dès le 16 mars. »