Tag: logement social

  • Des logements sociaux dans l’ancien chai Cazel à Septèmes

    Des logements sociaux dans l’ancien chai Cazel à Septèmes

    Le bailleur social Logis Méditerranée programme la création d’un immeuble de 20 logements sociaux et d’un équipement d’intérêt collectif à Septèmes-les-Vallons dans l’ancien chai Cazel jeune à l’abandon. Un projet de reconversion de ce vieux commerce de vin très attendu dans le contexte où la commune rattrape sa carence en logements sociaux avec un taux qui se situe déjà à 18% contre 25% attendus par la loi SRU.

    Cet ancien bâtiment a été racheté par l’Établissement public foncier Paca à la demande de la commune. Il est au cœur du centre ancien, le long de l’avenue du 8-Mai 1945. Ce n’est pas le premier projet porté par la commune qui a inauguré lundi dernier la fin de la réhabilitation de 20 logements sociaux répartis sur 6 sites du centre ancien. 9 autres logements sociaux seront encore livrés en décembre dans l’ancienne bastide Val Fleuri, chemin de la Bédoule.

    Pour l’ancien chai Cazel, il s’agit d’insérer dans ce bâtiment proto-industriel 12 logements sociaux, d’en créer 8 autres sur un nouveau bâtiment au sud, d’y adjoindre en rez-de-chaussée un local d’activité de 203 m² dont la destination et de créer 28 places de stationnements en sous-sol tout en conservant le jardin. « On réhabilite, on travaille sur les friches inutilisées » explique Sophie Celton (PCF), première adjointe. « On est aussi au démarrage de la reconversion de l’ancienne friche Duclos avec 350 logements attendus dont 40% de logements sociaux. Ce nouveau quartier va permettre d’éviter une dent creuse entre le centre-ville ancien et le quartier des Caillols. Et sur l’ancien chai, on garde l’histoire de ce bâtiment », se réjouit-elle. Dans quelle proportion conserver cette histoire ? Alertée par des habitants, Sites & Monuments a demandé au maire de retirer ce permis, certes purgé de tout recours, mais qui a enjambé allègrement trois avis défavorables consécutifs de l’Architecte des bâtiments de France (ABF) des 2 avril, 30 juin et 31 juillet 2025 qui ne sont même pas mentionnés aux visas de l’arrêté accordant le permis. Or l’ABF est en avis conforme pour cet édifice en covisiblité avec un monument historique, la cheminée-colonne qui domine la commune. Aussi, l’association a saisi la ministre de la Culture d’une demande d’instance de classement le temps de « trouver une solution alternative ».

    « La destruction de la toiture et de la façade nord de cet édifice à fort caractère patrimonial, alliant bâtiment proto-industriel et maison de maître, revenant à une démolition quasi totale, altérerait les abords proches de la cheminée-colonne dont elle est contemporaine », écrit en effet l’ABF dont le dernier avis concluait qu’« un projet de reconversion plus respectueux du caractère patrimonial et historique du lieu formant abords du monument historique serait susceptible de recevoir un avis favorable ».

    « On est au point d’équilibre entre la protection, les enjeux d’avenir et la forme urbaine », assure Patrick Magro (PCF), conseiller municipal délégué à l’histoire et à la mémoire locale. Il est à l’origine de la protection au PLUi de la façade et de la grille du chai. À ses yeux, le projet est dans « le respect absolu de la façade principale qui sera à l’identique de ce qu’elle était historiquement et aussi de la grille. Avec ce projet, on laisse une vraie trace de la mémoire. » Tant pis si la toiture et la façade arrière doivent être détruites. D’ajouter : « L’intégrisme ne vaut rien sur ces questions. On a sauvé cet édifice qui aurait pu devenir une ruine ou être livré au squat en le faisant protéger et acquérir par l’EPF pour du logement social. Et en plus on a pris la décision politique de ne pas artificialiser le jardin dans le respect total de l’objectif du zéro artificialisation nette. »

  • [Rue de la République] Préfet Jacques Witkowski : « 28 millions d’euros d’avoirs criminels ont été saisis »

    [Rue de la République] Préfet Jacques Witkowski : « 28 millions d’euros d’avoirs criminels ont été saisis »

    Le narcotrafic

    Didier Gesualdi : Le narcotrafic empoisonne le quotidien de nombreux Marseillais. Que faut-il retenir de la visite présidentielle à ce sujet ? La hausse de l’amende aux consommateurs ?

    C’est une mission importante qui m’a été confiée. Je conteste l’expression « empoisonne le quotidien », on est très au-delà de cela. Ce n’est pas une gêne. Quand j’ai pris mes fonctions, j’en ai bien pris la mesure. Ce n’est pas l’affaire que de la police nationale, des gendarmes, des douaniers, des magistrats… C’est l’affaire de tous les citoyens de pouvoir reconquérir le terrain pour vivre normalement. Nous sommes dans une continuité des stratégies d’action pour tirer parti des expériences acquises et aller vers une performance meilleure. La stratégie passe par une occupation déterminée et têtue du terrain. Je sais qu’on peut me dire « ils sont venus, pendant trois heures c’était bien et puis cinq heures après, ça recommence ». On va recommencer aussi. Autant de fois que nécessaire. On m’a montré une « publicité » de trafiquant qui disait « venez comme vous êtes ». J’ajoute : « Venez comme vous êtes, on va vous conduire au commissariat. » On va continuer à pilonner. Sachez qu’à Marseille tous les jours c’est entre 250 à 350 policiers qui pilonnent les points de deal. Nous sommes dans une course. De temps en temps on fait des accélérations et on aura quelques surprises dans notre besace. Il m’est insupportable de constater que dans certains quartiers, pour rentrer chez vous, vous passez un contrôle de gens qui ne sont pas en uniforme et qu’il y a des chicanes. C’est insupportable. Nous prendrons le temps qu’il faut pour en finir. Uniquement sur la zone police, je ne prends ni les douanes ni les gendarmes, c’est plus de 28 millions d’euros d’avoirs criminels qui ont été saisis. C’est plus d’une quinzaine de commerces fermés, ce sont de nombreuses suites judiciaires. Sur le plan des saisies. Nous avons largement dépassé 650 kg de cocaïne, à 55 euros le gramme en moyenne, vous voyez la somme que cela représente !

    Léo Purguette : C’est un reflet de l’énormité du phénomène dans notre territoire. Cette hausse d’amende n’est-elle pas un peu dérisoire ? Ne fait-elle pas évoluer le trafic vers de la livraison type « uber shit » ?

    Il faut aussi que nous prenions en compte l’environnement de tout cela : la pauvreté, l’habitat, le travail, la santé… Il faut de la prévention. Le président de la République a été parfaitement clair. S’il y a une offre, c’est bien qu’il y a une demande. Sur les saisies on est sur des dizaines, des centaines de millions de doses. Ça donne le tournis. Il y a certes des trafiquants mais toute une série de personnes qui alimentent le trafic par leur consommation. Quand l’éducation, la prévention ne suffisent pas, la peur du gendarme doit jouer son rôle.

    L’abandon des quartiers populaires

    Didier Gesualdi : Un travail colossal est à faire dans les quartiers, il passe aussi par la réimplantation du service public.

    Bien sûr que je l’entends. Je vais sur le terrain de manière visible mais aussi discrète pour me rendre compte de la situation sans avoir de filtres devant les yeux. J’ai servi sur d’autres territoires très complexes. Il m’est insupportable de voir des territoires dégradés dans lesquels le sentiment d’abandon perdure. Quand vous vous sentez abandonnés à 1 km du centre-ville, il faut un travail de police mais aussi de toutes les politiques publiques, de toutes les collectivités qui nous accompagnent.

    Léo Purguette : Sur les Maisons France services, une des alternatives poussée par l’État pour contrer la désertification des services publics, à Marseille certaines sont menacées parce que la Métropole s’en désengage. L’État va-t-il compenser ?

    C’est un dossier dans lequel je ne suis pas complètement rentré puisque je ne suis là que depuis trois semaines mais j’en ai entendu parler. Les Maisons France services sont une vraie réussite de reconquête du service public. Ces vingt dernières années, il a beaucoup reculé notamment en ruralité mais aussi dans les centres urbains. Après la crise des Gilets jaunes, l’idée de reconquérir du service public dans une forme de guichet unique est un axe particulièrement important. Les Maisons France services n’étaient pas faites pour le milieu urbain, mais elles y ont démontré leur hyper-pertinence. Donc il faut les maintenir, parfois les enrichir.

    Le logement social

    Didier Gesualdi : La production de logements connaît une crise. Que dites-vous aux communes qui ne jouent pas le jeu ?

    D’abord, sur la production, on a sur la totalité de la France depuis 4 à 5 ans, un ralentissement. Pour y répondre, nous avons plusieurs programmes qui sont en place. Sur la totalité de la région, cette année, nous avons dépensé 350 millions d’euros. C’est quand même une somme plus que rondelette. C’est nécessaire de le dire pour les habitants qui ont l’impression que rien ne bouge. Pour reprendre la formule d’Audiard, « La justice, c’est comme la Sainte-Vierge, si on ne la voit pas de temps en temps, le doute s’installe ». En 2025, à Marseille et sur le territoire de la Métropole il y a une reprise, puisque l’objectif était de faire 3 000 logements, on va en faire 4 000. Bien sûr la demande reste très forte. L’année 2026, verra le programme Anru qui fait 800 millions pour le département dont 650 pour Marseille, la réhabilitation des copropriétés dégradées… Ensuite, les maires. La loi SRU déjà fort ancienne prévoit qu’on doit respecter 25% de logements sociaux à défaut de quoi il faut s’acquitter de sommes importantes réaffectées par l’État aux politiques du logement. C’est un choix local de certains maires.

    Léo Purguette : N’y a-t-il pas pour le représentant de l’État, quelque chose de moralement perturbant à voir des élus faire campagne en promettant d’enfreindre la loi ?

    Moralement perturbant, non. La loi existe et continuera de s’appliquer. Les élus sont élus démocratiquement, cela veut dire qu’une majorité des citoyens s’est portée sur eux. Il n’empêche que nous appliquerons la loi. Dans certains cas, on peut aller jusqu’au retrait du droit d’attribuer les permis de construire mais c’est un constat d’échec. La mixité sociale on peut en parler, elle ne se décrète pas, parce qu’après il faut la vivre.

    La crise agricole

    Léo Purguette : Qu’avez-vous à dire aux éleveurs de notre région, très inquiets, du fait de l’épizootie de dermatose nodulaire bovine mais pas seulement ?

    J’étais en réunion avec le ministre de l’Intérieur à ce sujet quelques dizaines de minutes avant de vous recevoir. Le gouvernement entend bien qu’il y a différents sujets d’inquiétudes. L’agriculture connaît une situation complexe, de concurrence, avec des normes qui s’accumulent. J’ai demandé qu’on puisse discuter avec les éleveurs de Camargue et qu’on puisse les intégrer assez rapidement à une vaccination globale de manière à préserver la race. Pour le coup, il y a peu d’individus. Ce ne sont pas des bêtes qu’on vend pour faire de la boucherie ou du lait. La race est très spécifique, il faut que l’on puisse la protéger. La vaccination devrait arriver d’abord dans l’Hérault et suivre dans la foulée en Camargue.

    La décarbonation de l’industrie

    Léo Purguette : Vous avez rendu votre avis sur la ligne Très haute tension qui vise la décarbonation de l’industrie dans le golfe de Fos. Pourquoi l’entreprise RTE doit-elle revoir sa copie ?

    C’est un sujet qui a fait l’objet d’une action novatrice de la commission nationale du débat public, cet organisme garant de l’honnêteté – au sens du XVIIe siècle – et de la pertinence du débat public. Le travail rendu est absolument complet, on comprend bien les enjeux pour le territoire mais aussi les risques et les facteurs de blocages éventuels. Tout cela, nous amène à demander au porteur de projet qui est l’opérateur de transport d’énergie RTE, de construire un dossier qui tienne compte de tous ces éléments, de façon à s’approcher du consensus même si on n’y arrive jamais tout à fait. RTE doit améliorer son dossier de façon à ce qu’on puisse approcher du bonheur.

    Léo Purguette : Améliorer ça veut dire quoi ? Des sections du tracé souterraines ?

    Contrairement à ce que j’ai pu entendre dire, on n’a pas pris le parti d’une forme de projet. Lorsque vous lisez les arguments d’un certain nombre d’adversaires du projet, je comprends qu’on se pose des questions de paysage, on habite tous quelque part, ou de santé, d’impact environnemental… il faut pouvoir y répondre. Le choix porté par l’opérateur un peu à la façon de la barbe du capitaine Haddock « dessus-dessous » doit pouvoir être très justifié afin de savoir pourquoi on écarte et pourquoi on retient.

    Didier Gesualdi : Si on synthétise, il faut arriver à concilier le gisement d’emplois, avec la décarbonation, la santé des populations et l’environnement ?

    Je rappelle que la zone de Fos-Berre, à elle seule, représente 25% des émissions françaises de CO2 donc l’enjeu est considérable. Ensuite, c’est 42 000 emplois avec des perspectives de développement. Effectivement, une fois que l’on a dit ça, une ligne Très haute tension de 400 000 volts, ce n’est pas anodin dans un paysage. Évidemment, il faut tenir compte de l’ensemble des éléments mis en évidence dans le travail de qualité de la commission nationale du débat public. Il n’est donc pas possible pour le moment d’engager la déclaration d’utilité publique. L’opérateur RTE doit améliorer son dossier en incluant toutes les remarques qui lui ont été faites.

    Marseille en grand

    Léo Purguette : Le plan Marseille en grand fait polémique dans la campagne municipale notamment sur les écoles. Quels sont vos chiffres ?

    Marseille en grand est critiqué mais c’est normal. Il y a toujours sur le territoire, une attente. J’arrive au moment où le bébé est accouché et je fais le rôle du pédiatre qui est quand même beaucoup plus simple que celui de l’obstétricien. Si ce plan n’avait pas été conçu – 5 milliards d’euros excusez-moi du peu – nous serions tous restés au point ante. Donc on peut entendre toutes les critiques mais ce qui a été engagé est en route. Trois chiffres : parmi les 200 actions réparties sur 7 thématiques, 87%ont été réalisées ou commencées. Sur la totalité des 5 milliards d’euros, à l’arrivée du président de la République mardi, nous en étions à 61% d’exécution de crédits. Ça fait du bruit quand même, financièrement parlant. Et depuis, à l’heure ou nous nous parlons, nous avons encore engagé une douzaine de millions de plus, sur les transports. Sur les écoles, tout dépend ce que l’on regarde. Il y a 15 écoles livrées, 44 qui sont débutées et des phases 3 et 4 qui arrivent.

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Grégoire :

    Bonjour M. le préfet. Il y a dans notre région une cascade de condamnations d’élus. Comment l’État agit pour prévenir les risques de prévarication ?

    Ça ne doit pas exister puisque c’est interdit par la loi. Il y a des textes qui encadrent les marchés publics. Il y a des textes de procédure, mais aussi des textes de déontologie. Il est nécessaire de les respecter. Ensuite, sortir d’un texte de loi ce n’est pas forcément toucher de l’argent, ce peut être bénéficier d’un avantage auquel on n’a pas droit, obtenir ou donner un passe-droit. Il ne faut pas minimiser, c’est comme sur la route, on va vous dire « j’ai été flashé à 91 km/h et la limite c’est 90, ce n’est pas grand-chose ». Sauf que si vous portez la limite à 100 km/h, vous aurez le même discours pour ceux qui sont flashés à 102. Donc premier élément : respecter les règles. Deuxième élément : faire en sorte que les règles soient connues. J’ai vu certains élus se trouver involontairement dans une situation de prise illégale d’intérêts parce que la loi est complexe. Le fait, par exemple, d’assister au vote d’une délibération dans laquelle vous avez intérêt peut arriver de bonne foi pour les grands élus qui ont de multiples responsabilités et qui ne font pas attention à une incompatibilité lors d’un vote. Troisième élément : l’exemplarité. Quand on est élu ou responsable public, il faut l’avoir en tête. On a aujourd’hui une remise en cause des élites qui montre le besoin de figures d’exemplarité qui donnent un cap. La faute d’un seul peut vite rejaillir sur tous. L’État est là pour faire respecter les règles. Tout simplement.

    La République c’est quoi ?

    Préfet Jacques Witkowski : « La République c’est ce qui nous unit au sein de la Nation. C’est l’ensemble de nos valeurs qui nous réunit au-delà de notre couleur de peau ou de nos convictions politiques. C’est l’ADN de la France. Être Français, ce n’est pas simplement être de quelque part. La République, c’est ce qui juridiquement, en notion et en vie courante, nous raccroche à tous. C’est un grand tout fait de petits détails. »

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Jacques Witkowski

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Jacques Witkowski

    [#RueDeLaRépublique] Posez vos questions à notre invité Jacques Witkowski : lutte contre le narcotrafic, effectifs de police, ligne THT, avenir industriel, logement social, transports, plan Marseille en grand…

    À vous la parole ⬇️

  • Avec 2 ans de retard, 13 Habitat met le paquet sur Pasquet

    Avec 2 ans de retard, 13 Habitat met le paquet sur Pasquet

    Sortie de terre en 1933, la cité Pasquet n’a pas l’allure d’une quasi centenaire. Situés en plein cœur de ville, ses 22 bâtiments roses aux volets bleus d’un ou deux étages ont des allures de pavillons. « C’est aéré, c’est vert, ça a du charme et il n’y a aucun problème de stationnement car il y a de l’espace », présente le maire de Berre-l’Étang Mario Martinet (DVG) à la nouvelle direction de 13 Habitat, propriétaire des lieux, en arpentant les jardins de la résidence.

    En mars 2023, la précédente équipe du bailleur social avait annoncé une rénovation thermique sur ce parc de 147 logements, leur performance énergétique étant insuffisante (étiquette F). Nora Preziosi, l’ancienne présidente, avait tablé sur un démarrage des travaux courant 2025 pour un investissement de 8 millions d’euros. Le projet a pris du retard, mais sera bel et bien mis en œuvre. Damien Vanoverschelde, le nouveau directeur de 13 Habitat, précise : « On va faire de l’isolation par l’extérieur. Le permis de construire sera déposé au premier semestre 2026 pour que le chantier puisse débuter en 2027 pour une durée de 25 mois. »

    Au-delà de cette rénovation énergétique, d’un coût d’un peu plus de 10 millions d’euros, 2,2 millions d’euros sont également fléchés pour démolir et reconstruire le bâtiment 8, en proie à des fissures dues à des « désordres structurels géologiques » – probablement des retraits d’argile – et vide depuis des années. Sur demande de Mario Martinet, des places de stationnement devraient également être créées sur l’avenue de la Libération pour permettre une meilleure accessibilité aux commerces, situés de l’autre côté de la rue.

    En pleine réorganisation

    Le nouveau président de 13 Habitat Jean-Marc Perrin concède : « Oui, on doit s’améliorer. On a pris un retard très important sur notre patrimoine, on l’assume. On hérite de deux tiers de notre parc qui a plus de cinquante ans, et qui n’a pas assez subi d’intervention et d’entretien. » À Pasquet, l’état du bâti est loin d’être catastrophique, contrairement à d’autres cités de Marseille ou de Martigues.

    Le nerf de la guerre reste l’argent. « Un certain nombre de recettes ne rentrent plus, comme les Droits de mutation à titre onéreux versés par le Département qui ont chuté depuis le Covid, poursuit-il. Le rapport de l’Ancols [le gendarme du logement social, Ndlr.] pointe un certain nombre de points d’amélioration. On est par exemple mauvais en relocation, avec une moyenne de 126 jours entre le moment où un locataire part et un autre arrive, ce qui est un gros manque à gagner en termes de loyer. On n’a pas non plus été très performants dans notre politique de vente. »

    En pleine réorganisation, la nouvelle direction essaye désormais d’insuffler les bonnes pratiques.

  • À Aubagne, Jean-Pierre Squillari veut « stopper le bétonnage sauvage »

    À Aubagne, Jean-Pierre Squillari veut « stopper le bétonnage sauvage »

    « Construire oui, mais pas n’importe où et pas n’importe quoi », tranche Jean-Pierre Squillari.

    Si lui et son équipe sont élus en mars prochain, « on stoppera le bétonnage sauvage. Les logements construits ces douze dernières années durant le mandat du maire sortant (LR) Gérard Gazay ne sont pas accessibles à la majorité des Aubagnais. On part du principe que les logements doivent correspondre aux besoins des habitants, et non aux envies des promoteurs ». En accord avec le programme de la liste*, « nous ferons un moratoire sur les constructions. Il y aura un statu quo sur celles qui sont programmées. Pour les autres, on regardera si la réglementation est respectée, si le réchauffement climatique est pris en compte. Si tout est dans l’ordre, il n’y aura pas de problème. Dans le cas contraire, on arrêtera les projets de construction ».

    Il martèle : « Finies les opérations clinquantes pour investisseurs. On remet les familles au centre : loyers accessibles, tailles adaptées, vraie mixité pour garder 25% de logements sociaux. »

    Non à l’étalement urbain

    Selon l’Agence départementale d’information sur le logement des Bouches-du-Rhône (Adil 13), citée dans un article de la Ville d’Aubagne daté du 13 mai dernier, il y aurait, dans cette ville de 47 342 habitants, 22 656 logements, dont 27,43% de logements sociaux, et 3 043 demandeurs de ces logements. Si la Ville est dans les clous quant à la loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU), « c’est grâce aux municipalités précédentes, car le maire sortant n’a pratiquement rien construit », pose-t-il. Pour autant, « le parc social se dégrade, les loyers s’envolent, les jeunes ne trouvent rien, les anciens ne peuvent plus rester chez eux, les familles monoparentales serrent les dents… Et pour acheter, n’en parlons même pas : des prix qui donnent le tournis », constate-t-il. Et d’embrayer : « Et ça, ce n’est pas arrivé par hasard. C’est le résultat d’une politique municipale qui a laissé filer la spéculation, qui a couvert l’extension urbaine. »

    Un autre axe fort de ses propositions entend « réviser les plans d’urbanisme pour reconstruire sur l’existant. Densifier un peu, intelligemment, là où il y a déjà des bâtis, des transports publics, des services et des commerces. Revitaliser plutôt qu’étaler. Et surtout : stop au grignotage des terres naturelles et agricoles. »

    Dans le même état d’esprit, l’idée est de « mobiliser les 1 500 logements vacants » situés dans le vieil Aubagne. « Ils ne seront pas tous disponibles, car certains font l’objet de procédures en cours par exemple en cas de problèmes sur un héritage, ou sont en procédure de péril, mais une partie pourrait être disponible. On va travailler avec les propriétaires, utiliser tous les outils existants, et remettre ces logements sur le marché. À titre d’exemple, la réhabilitation du centre ancien de Salon-de-Provence est une réussite », argumente-t-il.

    * Depuis le 30 novembre dernier, son site de campagne a été ouvert : www.aubagne-en-commun.fr

  • La voie ouverte à « un paysage renaissant » au Petit séminaire

    La voie ouverte à « un paysage renaissant » au Petit séminaire

    C’est par le paysage que l’on va refaire du liant », est convaincu Fabien Grosjean, directeur de l’aménagement à la Métropole Aix-Marseille-Provence. Et c’est par son approche qui « part du paysage pour faire quartier » que ce projet, où une offre de 140 logements est aussi à l’œuvre, a été retenu.

    Pour autant, du liant il en existait se souvient Guy Lucchesi, président du CIQ Beaumont-Plateau (12e) qui a toujours vécu dans ce quartier. « Gitans, Arabes, Arméniens, Italiens, on était tous du Petit séminaire, on partageait l’espace, les fêtes, les décès… et puis pendant 40 ans, on a abandonné les gens, tout laissé en plan jusqu’à la dégradation complète, le squat, pour décréter la démolition de tous les bâtiments et faire partir ses derniers locataires. » Mais ce militant des quartiers populaires, attaché à son histoire, est aujourd’hui plus optimiste : sur le terrain laissé vide et devenu une décharge à ciel ouvert, les habitants ont eu leur mot à dire sur sa destination future. Les projets présentés par les trois agences d’architectes, urbanistes et paysagistes et ont été conçus sur la base d’une consultation des habitants. Mieux, dans le jury ces derniers auront voix compte double aux côtés des représentants de la Métropole et du bailleur social. Et les habitants ont souhaité que la coulée verte qui doit prendre place le long de la rue de la Maurelle, reprenne leur histoire et serve de passerelle entre ces quartiers à la croisée des 12e et 13e arrondissements, où subsiste une mixité entre habitat résidentiel ancien et grands ensembles, mais où s’exerce également une énorme pression foncière.

    Au milieu coule une rivière

    C’est tout l’intérêt de cette grande consultation Quartiers de demain, de laisser la part belle du choix d’avenir, non plus à des groupes immobiliers, mais à ceux qui les habitent tout en utilisant les ressources des sites au profit de la ville. « Nous avons travaillé comme des enquêteurs sur l’histoire et l’identité du lieu », explique Marion Talagrand. Ancienne dépendance de la zone agricole du Grand Saint-Joseph, le quartier recèle une ancienne source où l’on venait puiser l’eau, et cueillir les figues et les amandes. Oubliée et coulée sous le bitume de la route, elle devra réémerger pour devenir l’axe de la coulée verte. « L’histoire du quartier est souvent celle d’un effacement mais aussi source de possibilités », précise la fondatrice d’AMT qui a travaillé avec des écologues pour constituer un herbier. L’eau y sera mobilisée avec un système simple de digues capables de régénérer les sols et les milieux, pour redonner au site son ancienne « fonction nourricière ».

    AMT s’est encore alimenté des recherches et de la « concertation intime » conduite par André Jillovet dans le cadre d’un travail mené par le Cerfise entre 1976 et 1986. « Nous nous sommes attachés à des traces matérielles et immatérielles pour la réappropriation paysagère de ce lieu, continue Marion Talagrand, pour reformer des usages délaissés en gardant la possibilité d’aller sur d’autres formes d’activités, tout en se gardant de trop d’intensité d’activités. »

    Face à « l’approche grand paysage » de l’agence Folléa-Gautier et au « vaste parc fermé » de l’agence Ilex, le projet « paysage renaissant » d’AMT par son approche sensible et résiliente a emporté l’approbation du jury. Le projet paysager dont les travaux débuteront en 2027 doit continuer son chemin en marchant et toujours en concertation avec les habitants, préalable essentiel de l’opération nationale Quartiers de demain.

  • Un lauréat pour la coulée verte du Petit séminaire

    Un lauréat pour la coulée verte du Petit séminaire

    Pour l’heure, la seule nouveauté visible sur le site est le centre d’incendie et secours de Saint-Julien, qui s’est érigé rue de la Crédence, opérationnel depuis le 31 mars 2025. En face, le terrain vacant depuis la destruction des quatre bâtiments du Petit Séminaire, entre 2021 et 2023, doit accueillir une coulée verte en 2027.

    « Vous êtes venu il y a deux ans. On vit toujours avec les mêmes difficultés. » Le 26 juin 2023, un Marseillais avait ainsi interpellé Emmanuel Macron devant près de 350 associatifs et habitants réunis dans le stade de la cité de la Busserine. C’est dire combien les attentes en termes d’amélioration du cadre de vie sont grandes dans les quartiers populaires. Le président de la République était venu annoncer la grande consultation « Quartiers de demain », où parmi dix projets, l’avenir du Petit Séminaire doit se redessiner.

    Trente équipes (trois par site) composées d’architectes, urbanistes et paysagistes, soumettent, ce lundi, leur projet destinés à répondre aux enjeux complexes et singuliers de chacun des dix territoires pilotes à Caen, Colmar, Coulommiers, Corbeil-Essonnes, Le Mans, Lodève, Manosque, Marseille, Pessac et Sedan.

    Construite en 1959 par Georges Candilis pour résorber les bidonvilles, la cité a été la première expérience de réhabilitation urbaine de 1976 à 1986, mais son abandon et sa dégradation avancée ont conduit à la démolition des 240 logements sociaux entre 2021 et 2023. Sur ses 3,7 ha de terrain laissés vides, le long de la rue de la Maurelle, les travaux de réagencement ont déjà été estimés à 3,75 millions d’euros. Plusieurs ateliers, qui associent habitants, CIQ et associations à la réflexion, ont déjà fixé les grandes lignes du projet urbain.

    De la cité au laboratoire

    En s’appuyant sur les qualités paysagères du site, le premier axe impose la gestion des eaux pluviales et de ruissellement, tout en développant des usages à l’attention des habitants. Cette trame verte doit « favoriser l’émergence d’activités intergénérationnelles ». Est aussi prévue « une rénovation énergétique des logements subsistants et la création d’une offre résidentielle qualitative, sociale ou en accession ».

    Enfin, le projet prévoit de retravailler l’offre en équipements scolaires et socio-éducatifs, en transports en commun et en mobilités douces. L’agence Folléa-Gautier a imaginé un « vallon fertile capable d’évoluer avec celles et ceux qui l’habitent, le traversent ». Le Petit-Séminaire se fait « havre climatique », « aire de solidarité » et « port d’attache » avec l’Atelier Marion Talagrand. « Cœur de nature active et attractive au service du redéploiement urbain. Puisant dans les logiques pastorales », pour Ilex.

    Les trente projets sont dévoilés, ce lundi, à la Cité de l’architecture et du patrimoine, ainsi que les dix lauréats, par les maires des sites concernés. Ouverte au public du 3 décembre au 3 mars 2026, l’exposition des maquettes et photos de « Quartiers de demain » sera par la suite présentée sur site.

  • Jean-Philippe Musso se lance pour les municipales aux Pennes-Mirabeau

    Jean-Philippe Musso se lance pour les municipales aux Pennes-Mirabeau

    « Je ne serais pas un maire qui gouverne seul dans sa tour d’ivoire », lance Jean-Philippe Musso à l’assistance du chalet Mistral, bien rempli, vendredi soir, à l’occasion du lancement de sa campagne. L’ancien adjoint aux finances du maire (divers centre) Michel Amiel se présente aux élections municipales face au successeur désigné de l’édile et actuel premier adjoint, Jean-Marc Léonetti.

    « Le logement social

    est dans la loi »

    Devant 250 personnes, selon l’organisation, le candidat a longuement abordé le sujet du logement social. « Certains veulent geler l’urbanisme, d’autres se battent avec l’État, ou veulent un référendum sur le logement social. C’est une illusion et je me battrai avec les élus qui veulent la main sur l’attribution, alors que 50% des Pennois y sont éligibles », affirme Jean-Philippe Musso.

    D’autre part, l’ancien adjoint parle de « faire reculer les dépôts sauvages » par « la création d’une brigade verte », qui servira aussi à « entretenir nos forêts et prévenir les incendies, inondations et canicules ». Il annonce aussi, « une crèche à la Gavotte » et « un lycée sur la commune ».

  • L’habitat inclusif en question au Département

    L’habitat inclusif en question au Département

    Un contexte, un besoin, des enjeux. Le Département des Bouches-du-Rhône organisait, vendredi, une journée dédiée à l’habitat inclusif. Un dispositif pour personnes de plus de 65 ans ou handicapées, combinant espaces privatifs et communs pour favoriser autonomie et vie sociale. Objectif ? Lutter contre l’isolement grâce à un projet de vie partagée et un accompagnement adapté.

    « Une journée pour valoriser ce dispositif particulier et échanger les bonnes pratiques avec les porteurs de projets déjà installés qui ont bénéficié de l’aide à la vie partagée », explique Jean-Marc Perrin, conseiller départemental (DVD) et président de la commission des financeurs pour l’habitat inclusif.

    Dans les Bouches-du-Rhône : 41 projets sont ouverts, s’adressant à 623 personnes pour un financement état-Département de 2 millions d’euros en 2025. 4,75 millions sont prévus d’ici 2028. « On est soutenu par l’État via la Caisse nationale de solidarité à l’autonomie mais je suis inquiet », reprend Jean-Marc Perrin. « Sur les premiers appels à manifestation d’intérêt, l’État nous soutenait à hauteur de 85%, aujourd’hui on est à 50%. Le reste est à charge des Départements dans des situations budgétaires compliquées. J’espère que la baisse de ce soutien va s’arrêter. »

    Une précarité

    plus marquée

    D’autant que le dispositif de l’habitat inclusif paraît homéopathique au regard du vieillissement de la population du département. On y compte 558 000 personnes de plus de 60 ans et 70 600 personnes de plus de 85 ans, en hausse de 30% depuis 2015. En 2030, selon les prévisions, le territoire comptera 77 000 personnes de plus de 75 ans en situation de dépendance dont 80% de femmes.

    « Une population sur laquelle pèse une précarité plus marquée que dans le reste du pays », observe Laurence Diederichs-Diop, cheffe du service Observatoire de Provence. Ici les bénéficiaires du minimum vieillesse représentent 8% de la population contre 4,3% en France. Les femmes avec leurs carrières hachées et des retraites inférieures de 40% à celles des hommes, sont particulièrement vulnérables. Côté handicap, 160 000 personnes ont des droits ouverts à la MDPH, 36 900 sont allocataires de l’aide adulte handicapé et 11 600 bénéficient de prestations et d’allocations compensatrices (PCH et ACTC).

    Cette longévité interroge donc les dispositifs classiques au regard des besoins d’accompagnement et de la variété des handicaps. L’habitat alternatif est une des pistes, considérant que 96% des plus de 60 ans et 83% des plus de 85 ans, vivent à domicile. Seuls, pour près de la moitié, et huit fois sur dix des femmes.

    Un contexte compliqué, accentué par la tension sur le parc de logement social. Sur ce sujet, Jean-Marc Perrin, tout nouveau président de 13 Habitat, le bailleur du département, n’a pas voulu s’exprimer. Dans un territoire où de nombreux maires de sa majorité se dérobent à leurs obligations sur la loi SRU, 11 000 personnes âgées sont pourtant en attente d’un logement social. 23% des demandes de mutations sont faites par des plus de 60 ans, réclamant dans 16% des cas un logement adapté à leur handicap. Au total, ce sont 6 000 sollicitations pour un logement adapté ou accessible…

    Autre point de tensions, l’offre insuffisante en matière d’établissements collectifs. Avec 16 252 places en Ehpad, 3 703 en résidence autonomie et personnes âgées et 3 844 en hébergement adapté pour personnes en situation de handicap, le département affiche des taux largement inférieurs à la moyenne. « Et les prix sont ici plus élevés en raison de la faiblesse de l’offre d’établissements publics », explique Julia Rondon, conseillère technique pour le Département.

    à deux doigts de citer la ville de Marseille qui vient de lancer son premier Ehpad social public, en exemple.

  • Les habitants de la Beaucaire, à Toulon, veulent du chauffage à tous les étages

    Les habitants de la Beaucaire, à Toulon, veulent du chauffage à tous les étages

    À la Beaucaire, 4 300 habitants répartis dans 1 761 logements, la question du chauffage revient chaque hiver. Mobilisés en 2023 contre la hausse de 40% des factures d’eau chaude et de chauffage, ce ne sont pas les prix -qui n’ont pas baissé- qui suscitent la colère des habitants cette fois, mais la température des logements. « Beaucoup de résidents ont froid. La situation est inégale selon les bâtiments, étages et appartements. Souvent, la régulation du chauffage collectif à 20°C (18 la nuit) ne permet pas d’atteindre 19°C », dénonce le Groupement d’action des locataires de la Beaucaire (Galb), qui a réuni trente personnes mercredi au pied de la tour 80. Alors que l’hiver s’installe, « dans les tours 78,79 et 80, le chauffage est hors-service dans les salles de bains depuis des années, provoquant des moisissures alors que les locataires payent. Dans les tours 81 et 82, des salles de bains sont sans chauffage malgré les travaux de 2023 », déplore le collectif. « Le radiateur de ma salle de bains, installé en 2012, ne fonctionne que depuis deux jours, grâce à de nouveaux travaux », note sa présidente, Sara Rozas Millan, 71 ans, locataire de la tour 81 depuis 27 ans.

    Ateliers de concertation

    Celle-ci dénonce une situation qui ne peut plus durer : « On a vécu ici avec beaucoup de problèmes, l’ascenseur notamment. On paye le chauffage au m² alors qu’on a des pièces non chauffées. On a de gros problèmes d’isolation. On veut un chauffage égal et constant pour tout le monde », lance cette ancienne aide-soignante à la retraite depuis deux ans. Mais aussi « pouvoir monter au-dessus de 19 degrés dans certaines pièces, et que les salles de bains soient enlevées des charges de chauffage pour les tours 78/79/80 », exige le groupement.

    Le bailleur social Toulon Habitat Méditerranée (THM), que le Galb doit à nouveau rencontrer le 9 décembre, indique, via son directeur de la gestion urbaine Julien Amoruso, que « la sonde extérieure, qui sert à réguler, déclenche le chauffage selon la température mais celui-ci ne se ressent pas de suite. J’ai demandé aux services techniques d’anticiper, il y travaille. »

    Selon lui, les travaux entrepris ne sont pas vains : « Des relevés dans des logements indiquent entre 19,5°C et 22,7°C. Les désordres sont localisés. L’amélioration des courbes de température gérées par le prestataire a permis de réchauffer. » Quant à l’isolation, « les DPE sont classés C à 70%, le reste D. On ne peut signaler une mauvaise isolation. Néanmoins, le ressenti ne se règle pas techniquement mais en écoutant les besoins. On peut ajuster la température selon les heures passées à domicile. C’est ce qu’on veut proposer via des ateliers de concertation. En réhabilitation, on planche sur un plan stratégique du patrimoine pour redéfinir les besoins au regard de la vétusté des bâtiments. La Beaucaire sera sûrement prioritaire », conclut Julien Amoruso.