Tag: lecture

  • Avignon cesse de financer l’aide à l’apprentissage de la lecture

    Avignon cesse de financer l’aide à l’apprentissage de la lecture

    Devant une centaine d’élèves de l’école des Grands Cyprès, à l’occasion de la rentrée, le maire (DVD) Olivier Galzi se réjouissait de la chorale qui chantait « Je veux apprendre ! ». Mais en parallèle, la municipalité de la Cité des Papes a décidé de ne pas reconduire un financement qui permettait aux écoliers en CP qui sont en difficulté d’apprentissage d’avoir des aides en lecture et en écriture dans les quartiers prioritaires de la ville.

    Le dispositif « Coup de pouce » était piloté par la Ligue de l’Enseignement mais financé par la mairie à hauteur d’un peu plus de 56 310 euros pour l’année scolaire 2025-2026. Organisés sous forme de clubs, ces moments permettaient à 55 enfants, dispatchés en 11 groupes de 5, d’avoir trois séances d’une heure et demie par semaine. La plupart des directeurs d’école en auraient été informés ce lundi. Contactée par La Marseillaise, la Ville d’Avignon explique que la décision « s’inscrit dans un contexte d’évolution des politiques publiques de soutien aux apprentissages fondamentaux » avec notamment « un retrait progressif des financements ». Et explique que l’an dernier, alors qu’elle amenait plus de 50 000 euros, l’État n’en amenait que 4 000. « La Ville a considéré qu’elle ne pouvait plus porter seule une action qui reposait historiquement sur une logique de coconstruction et de cofinancement entre plusieurs partenaires », poursuit-elle. Tout en assurant qu’elle « continuera ainsi d’agir concrètement pour favoriser le goût de la lecture, l’accès à la culture au bénéfice des jeunes Avignonnais ».

    Lutte contre les inégalités

    Contactée, la Ligue de l’Enseignement confirme mais ne souhaite pour l’heure pas commenter cette décision dont elle a été informée pendant l’été. Le contrat d’une dizaine d’animatrices en périscolaire dédiées à ces temps n’a donc pas été prolongé d’après les premiers échos.

    « Le dispositif permettait de lutter contre les inégalités scolaires. C’est hyper important, d’autant plus que les difficultés scolaires sont souvent liées aux difficultés sociales que l’on rencontre dans ces quartiers », regrette de son côté Nicolas Flavier, secrétaire départemental FSU-Snuipp. « Encore une double peine pour les enfants des quartiers populaires. Maîtriser la lecture en CP, c’est primordial pour la suite », souffle Khalid El Yousoufi, conseiller municipal (LFI) et enseignant à l’école des Grands Cyprès qui est concernée par cet arrêt.

  • Le Frac Sud révèle les rendez vous du festival Actoral

    Le Frac Sud révèle les rendez vous du festival Actoral

    C’est la rentrée des classes, et avec, celle de la cité de l’art contemporain (Frac Sud), qui vient de révéler les rendez-vous attendus en septembre. Au programme, notamment : un partenariat avec le festival Actoral, centré autour des arts et des écritures contemporaines.

    Parmi les rendez-vous notables, celui du 29 septembre pour assister, de 18h à 20h, gratuitement sur réservation, à Hurlevent Carcasse, un récit lu par la comédienne Constance Dollé (Un village français), qui « amplifie le livre [Les hauts de Hurlevent] d’Emily Brontë ». L’ambition : « faire retentir sa puissante modernité », promet le Frac dans son résumé. L’autrice « Claudine Galea [ancienne responsable culture à La Marseillaise, ndlr] plonge dans cette matière, entrelace des voix dans un corps à corps effréné et aiguise à l’os le récit d’amour fusionnel et de haine fatale, décrit le programme. Explorant toutes les formes de domination à l’œuvre, elle révèle le fondement colonial de cette histoire de passion, de mépris de classe et de haine de soi, au sein d’une société victorienne en pleine expansion capitaliste ». Une lecture novatrice d’un ouvrage majeur de la littérature du XIXe siècle, constituant un « texte canonique sur la passion amoureuse, la vengeance et la folie ». En bref, « un roman furieux et cruel ».

    D’autres rendez-vous sont attendus en cette rentrée, notamment les 25 et 26 septembre, de 18h à 20h30, avec la performance de Gaëtan Rusquet dans Back-and-Forth. Un spectacle « sérieusement ludique », qui « cumule différents niveaux de lecture » et où « la lumière devient peau, le geste architecture », nous indique le site du Frac.

    Les poètes Roxana Hashemi et Laura Vazquez

    Toujours le 26, mais de 16h à 18h, une projection de Randa Maroufi, de L’MINA, est attendue dans les locaux du Frac, suivie d’une discussion avec la réalisatrice. L’MINA propose une reconstitution du travail actuel dans les puits de Jereda, ville minière au Maroc où l’exploitation du charbon, bien qu’officiellement arrêtée en 2001, se poursuit de manière informelle jusqu’à aujourd’hui. Le décor a été conçu en collaboration avec les habitants de la ville, mis en scène dans leur propre rôle. Enfin, le 29 septembre encore, en parallèle d’Hurlevent Carcasse, Antoine Volodine, principale signature et porte-parole du post-exotisme, qu’il définit lui-même comme « un objet poétique marginal et rien d’autre », est de passage pour une soirée « exceptionnelle », de 19h30 à 21h. Les échanges se structureront autour de Retour au goudron. Dernière livraison, l’un des 11 livres publiés chez 11 éditeurs différents, qui composent le 49e et dernier volume du mouvement, mettant un terme à une aventure littéraire entamée en 1985. Grand temps fort, les 15 et 17 septembre, de 18h à 22h, avec la performance Quoi qu’on vous dise, n’y croyez pas proposée par les poètes Roxana Hashemi et Laura Vazquez.

  • [Entretien] André Chassaigne : « Croyants et communistes ont à cœur la fraternité et l’égalité »

    [Entretien] André Chassaigne : « Croyants et communistes ont à cœur la fraternité et l’égalité »

    La Marseillaise : On assimile souvent la doctrine marxiste au message évangélique. La première a été pervertie comme l’on sait, tandis que le second a permis la domination de la classe bourgeoise. Comment expliquez-vous cette dérive ?

    André Chassaigne : Cela s’explique par le fait que dans l’ancien régime, l’Église catholique était étroitement liée au pouvoir politique. Au fil des siècles, l’absolutisme était devenu inséparable du catholicisme. L’absolutisme royal n’a tenu que parce qu’il avait le soutien de l’Église catholique. C’est la Révolution de 1789 qui a renversé le pouvoir d’une Église qui a tenté ensuite de revenir en première ligne. Mais le principe de la laïcité était posé. Ce grand acquis est un pur produit de la Révolution.

    Laquelle laïcité a connu heurs et malheurs au cours du XIXe siècle jusqu’à la loi de 1905…

    A.C. : Mais depuis le Siècle des Lumières, les tentatives de la hiérarchie de l’Église catholique de revenir politiquement au premier plan ont échoué. Paradoxalement et à terme, la laïcité, telle qu’elle a émergé avec la Révolution, a été un bienfait pour l’Église elle-même. Elle aboutira en 1905 à une loi de la séparation des Églises et de l’État qui assure à chacun la liberté de conscience.

    Actuellement, la laïcité, telle qu’elle a été conçue en 1905, a été accaparée par l’extrême droite pour en faire un cheval de bataille contre les musulmans.

    A.C. : Ce sujet réel est abordé dans mon livre. Il faut lutter contre l’idée qu’une religion serait incompatible avec la laïcité. Cette conquête qu’est la laïcité doit permettre à chaque religion de se développer sans intervenir dans la sphère publique. Il y a une dérive de l’islam extrémiste qui voudrait qu’il n’y ait pas de séparation entre religion et pouvoir politique, en imposant que les principes religieux commandent aussi l’ordre politique. J’essaie de montrer qu’il y a une grande majorité de musulmans qui vivent et pratiquent dans un cadre laïc. La grande erreur consisterait à stigmatiser les musulmans en les amalgamant à l’islamisme radical. Cette attitude ne peut produire que des frustrations, pousser même certains à rejoindre ce courant religieux réactionnaire et profondément antidémocratique. Il est donc important de démontrer qu’il n’y a pas d’exclusion dans les principes de la laïcité, comme dans les luttes sociales, et inviter tout un chacun à faire société au-delà de ses croyances. Déjà, en 1936, quand le fascisme menaçait la France, cette démarche a inspiré Maurice Thorez, qui a lancé son appel aux catholiques [« La main tendue », Ndlr]. Ensuite, en 1976, Georges Marchais a élargi cet appel à l’ensemble des chrétiens. Désormais, compte tenu de l’évolution de la société, il faut étendre cette démarche. Je pense qu’il serait bon de lancer un appel à l’ensemble des croyants, et notamment les musulmans qui risquent d’être instrumentalisés par les extrémistes radicaux. Il serait dangereux de prendre prétexte de l’islamisme radical pour changer la loi de séparation des Églises et de l’État avec, in fine, l’objectif d’exclure une partie des citoyens.

    Lorsque vous parlez d’un « appel aux croyants », n’est-ce pas une cause perdue dès lors que les sondages montrent qu’en France, 40% de la population se dit d’origine catholique et que moins de 5% sont pratiquants ?

    A.C. : Il est bon de réaffirmer des principes. Mais en adressant cet appel à tous les croyants, notamment aux chrétiens, musulmans, juifs, il doit rappeler que tous sont égaux et considérés comme tels par notre République laïque, qu’ils doivent eux-mêmes protéger.

    Un milliardaire présenté comme « fervent catholique » tente actuellement de rallier par des médias populistes les classes populaires à un vote d’extrême droite. Comment le Parti communiste peut-il réagir ?

    A.C. : C’est encore l’un des objets du livre. Je fais « appel » à l’image de Jésus pour que l’on puisse se retrouver dans une société qui ne brime pas les individus au titre de leur religion, de la couleur de leur peau, de leur origine ethnique, voire sociale. Que l’on puisse se retrouver, s’unir contre ce fléau commun, l’argent-roi, qui aboutit à asservir les êtres, piller les ressources naturelles et mépriser les peuples. Il est le terreau des fondamentalistes en tous genres. Je rappelle que l’essence même du christianisme est incompatible avec les adeptes de la haine et de cet argent-roi. Il n’échappe à personne que certains essaient d’instrumentaliser l’Église pour servir des causes réactionnaires de rejet de l’autre, visant à préserver la domination financière d’une « caste ».

    N’est-il pas paradoxal que le même Jésus auquel vous vous référez soit commun en Amérique latine à la fois aux théologiens de la Libération, qu’on rapproche à la gauche, et aux évangéliques, soutiens acharnés de l’extrême droite ?

    A.C. : C’est une dérive. Je ne me suis pas particulièrement penché sur ce que pensent les différents courants évangéliques, c’est un paradoxe qui mérite d’être débattu avec les chrétiens eux-mêmes. Pour ma part, j’ai aussi voulu montrer qu’on peut se retrouver pour constituer une société protectrice, libératrice et respectueuse de tout le monde et de chacun. L’Église a évolué sur les questions sociétales et morales. J’ai voulu valoriser cette mutation en soulignant ce qui va, à mes yeux, dans le bon sens. C’est pour cela que je rappelle la théologie de la Libération et le rôle de certains papes. Les propos du pape François sont puissants et justes, il faut les valoriser davantage, d’autant qu’ils sont rejetés parfois par des intégristes, au sein même de l’Église.

    Cette mutation sociétale de l’Église catholique que vous évoquez est-elle bien réelle lorsque ses évêques enjoignent aux sénateurs de s’opposer à la loi sur la fin de vie ?

    A.C. : À titre personnel, je n’étais pas favorable à cette loi sur la fin de vie. Mais j’estime que les évêques n’auraient pas dû intervenir. Il n’est pas dans leur rôle de s’adresser aux parlementaires. C’est même contre-productif : cela signifiait une opposition au titre d’une vision chrétienne et morale, alors que l’on pouvait invoquer une approche sociétale du problème. Je vis dans un milieu rural où j’assiste à un phénomène terrible. Des personnes âgées vivant en Ehpad culpabilisent de continuer à vivre parce qu’elles sont en train de liquider le peu de biens qu’elles peuvent laisser à leurs enfants. C’est une vraie question posée à notre société et son système.

    Puisque vous venez d’y faire allusion, un communisme rural est-il encore imaginable à l’heure où, après avoir conquis les territoires industriels en déshérence, l’extrême droite gagne des points dans la France profonde ?

    A.C. : C’est un terreau fertile parce qu’il y a une grande souffrance, due notamment à l’abandon des services publics, une perte de valeurs républicaines et démocratiques qui incite à voter pour le Rassemblement national. C’est une expression politique au premier degré. Au lieu de stigmatiser ceux qui utilisent ce vote pour exprimer leur mécontentement, il nous faut démontrer que le vote d’extrême droite n’est pas une solution et aggraverait même la situation. Le communisme rural s’est construit sur ce que l’on appelle « la famille large », par les contacts de proximité et de solidarité. Voilà pourquoi, nous organisons deux fois par an à Ambert, dans le Puy-de-Dôme, une vente solidaire de fruits et légumes, qui attire un monde considérable et qui nous permet de discuter avec les gens. Le Parti communiste est vécu comme une grande famille et cette fraternité vécue fait tache d’huile.

    Quel rôle communistes et catholiques de France peuvent-ils jouer actuellement ?

    A.C. : Les communistes et les catholiques – dont certains sont d’ailleurs membres du PCF – partagent deux valeurs essentielles : la fraternité, que je viens d’évoquer, et l’égalité. Or, ce principe d’égalité est aujourd’hui durement mis à mal, aussi bien par ceux qui défendent le système actuel que par les radicaux religieux de tous bords. Si nous voulons vivre dans une société apaisée, soucieuse du bien-être individuel comme du bien commun – aspiration profonde de la majorité de nos concitoyens –, il est temps de réagir et de rassembler nos forces. « Vous êtes tous frères », affirme Jésus dans l’Évangile selon Saint Matthieu. « Nous sommes tous égaux », confirment les communistes français. Ces deux convictions forment une cause commune. Face aux menaces qui se dessinent et à ceux qui prospèrent sur les divisions, l’urgence est de nous unir. Unir nos forces pour faire barrage aux faiseurs de haine et de division, et faire triompher une société fondée concrètement sur la Fraternité et l’Égalité.

    * « Cheminement d’un communiste en terre chrétienne », aux Éditions Deborée,
    184 pages, 22
     euros.

  • [Le coin BD] Falstaff, le bouffon de Shakespeare, passe des planches aux cases

    [Le coin BD] Falstaff, le bouffon de Shakespeare, passe des planches aux cases

    Roi de la vantardise, prince des débauchés, voleur, menteur et magouilleur, le gros et gras personnage de Falstaff parviendra-t-il à corrompre l’héritier mal aimé de la couronne d’Angleterre. Hâbleur incorrigible, le chevalier John Falstaff brille pourtant d’avantage dans les auberges malfamées de Londres que sur les champs de bataille où il prétend pourtant contre toute évidence briller. Il prend sous son aile de voleur Hal, prince de Galles et héritier de la couronne d’Angleterre, mal aimé de son père Henri IV. Le prince est séduit par le bagout qui ne craint jamais le ridicule de ce roi des voleurs. Mais la guerre civile est de retour en Grande-Bretagne, le trône d’Henri IV est aussi chancelant que sa santé et le prince héritier ne pourra plus échapper à ses responsabilités. Quant à Falstaff, personnage plus que jamais actuel, manipulateur égoïste sans aucune vergogne, « parvenu prêt à marcher sur son prochain pour se frayer un chemin vers les sommets », selon le scénariste, « il ne déparerait pas dans une société trumpienne, mais lui le fait avec drôlerie ».

    Le personnage le plus populaire de Shakespeare, comique, ambigu, aussi excessif qu’attachant, est superbement mis en scène dans cette adaptation par Pierre Boisserie au scénario, Goho au dessin et Isabelle Merlet à la couleur, une tragi-comédie toujours aussi irrésistible.

    ET AUSSI…

    Dumas à Naples

    Quelle belle idée de Marcello Onzo et Fiamma Luzzati de plonger dans les ruelles de Naples en compagnie du truculent Alexandre Dumas. L’autrice en terrasse chez Gambrinus, le célèbre café napolitain, y lit le Voyage en Italie de Goethe avec pour projet de l’adapter. Mais l’auteur des Trois mousquetaires va l’entraîner dans le passé de la ville pour lui faire oublier l’ennuyeux allemand. Elle y croisera Rossini, le dey d’Alger et son harem, bourgeois et voleurs et le terrible Vésuve. Un must pour les amoureux de cette cité unique et éternelle.

    Chez Actes Sud BD, 18,90 €

    L’homme qui vendit la tour Eiffel

    « D’après une histoire presque vraie », cette trépidante comédie suit le personnage réel Léo Lustig, escroc qui en 1925 réussit à vendre rubis sur l’ongle la tour Eiffel à un ferrailleur crédule. Servi par le dessin élastique de Joseph Falzon, le scénario de Stéphane Marchetti nous rappelle que « plus c’est gros, plus ça passe ». Fiction et réalité se mêlent dans cette BD où l’on sourit et où l’on rit des bobards qui vont arnaquer le pigeon alors que les polices françaises et américaines sont sur les dents. Une réussite.

    Chez Dargaud, 19,95 €

    Saperlache

    Un très beau conte sur la folie et l’enfance signé du montpelliérain Sylvain Escalon autour du combat entre l’innocence et le mal chez un enfant délaissé par des parents que la conjoncture économique a ruinés. Pour fuir ce père autoritaire, il va errer à travers champs et se réfugier dans l’imaginaire pour fuir la violence des adultes. Mais il y découvrira une autre violence, celle des créatures qui lui parlent dans la forêt, l’accueillent et jouent avec lui. Avant de l’encourager à voler, à détruire et à faire du mal. Uns superbe BD totalement originale.

    Chez Sarbacane, 26,00 €

    llah n’est pas obligé

    Du chef-d’œuvre de l’ivoirien Ahmadou Kourouma, prix Renaudot et Goncourt des lycéens à sa sortie, Zaven Najjar et Karine Winczura tirent une percutante BD, en plus du film d’animation sorti en mars dernier. Comme dans le roman, le lecteur suit de destin de Birahima, jeune garçon insolent et attachent devenu enfant-soldat dans les guerres civiles qui ont déchiré entre 1991 et 2002 le Liberia et la Sierra Leone. L’histoire de cette dérive vue à hauteur et avec des mots d’enfant manipulé par des adultes ultra-violents est toujours aussi poignante.

    Chez Dupuis, 21,95 €

    La première guerre mondiale en BD

    Arnaud de la Croix et Vincente Cifuentes Martinez leur vision du premier conflit mondial. De manière très pédagogique, ils abordent les causes et personnages de cette guerre qui a impliqué plus de soldats, provoqué plus de morts, de blessés et de disparus, causé plus de destructions qu’aucune autre confrontation militaire jusqu’alors. Cette entrée hyperviolente dans un XXe siècle qui saura repousser encore plus loin les frontières de l’horreur causera la chute de quatre empires et lancera la puissance américaine tout autant que la révolution bolchevique.

    Chez Le Lombard, 29,90 €

    L’évasion de Colditz

    Les Espagnols Salva Rubio et Alejandro Gonzales évoquent dans ce premier tome d’un diptyque l’histoire vraie d’une évasion aussi légendaire qu’incroyable durant la Seconde Guerre mondiale. Officiers prisonniers français, anglais et venus de toute l’Europe se retrouvent dans la forteresse de Colditz, un château que les nazis ont transformé en prison inviolable. Mais le devoir d’un officier est de s’évader et tous les plans, des plus farfelus aux plus fous, vont être tentés, avec succès ou non. Car chaque tentative d’évasion est un acte de résistance et de guerre.

    Chez Glénat, 19,00 €

  • [C’est l’été] Lecture : « Kaede et les secrets du passé »

    [C’est l’été] Lecture : « Kaede et les secrets du passé »

    Si vous êtes gourmands des enquêtes écrites à mi-chemin du roman à énigme, cher à Georges Simenon et Agatha Christie, et du polar « douillet », ce livre, assaisonné de références littéraires et cinémato-graphiques, a été mijoté pour vous.

    Calmann Levy, 19,90 euros.

  • [C’est l’été] Lecture : « Le goût de la ville »

    [C’est l’été] Lecture : « Le goût de la ville »

    Trente-sept auteurs se joignent
    au préfacier, Gérard de Cortanze, pour vous donner à voir la ville telle qu’ils la conçoivent, la rêvent, ou la dépeignent dans leurs livres. Autant dire qu’il y en a pour tous les goûts. Ne dit-on pas que chacun est libre de ses préférences et de ses choix ?

    Mercure de France

    9,80 euros.

  • [C’est l’été] Lecture : « Voyages extraordinaires »

    [C’est l’été] Lecture : « Voyages extraordinaires »

    Ne nous demandez pas devant quel animal il nous a plu de nous arrêter. Notre amour pour toutes les espèces qui racontent la grande aventure de la biodiversité fait que nous n’avons aucune préférence. Si Jules Verne écrivit que son regard s’attendait à toutes les surprises, et son imagination à tous les étonnements, il en est de même pour ceux qui entrent dans ce livre, jalonné de 45 illustrations, que nous classons parmi les plus instructifs de l’année.

    Laffont 22,90 euros.

  • [C’est l’été] La pré-rentrée au grand air à Malaucène

    [C’est l’été] La pré-rentrée au grand air à Malaucène

    Et si, avant de retrouver cartables et cahiers, vous preniez le temps de ralentir sous les arbres ? Ce jeudi après-midi, l’ancien camping du Grozeau, à Malaucène, se transforme en terrain de jeu et de découverte pour une pré-rentrée pas comme les autres.

    Au programme : grimpe dans les arbres dès 7 ans, lecture perchée, hamac et coin détente au sol. Les enfants pourront aussi laisser parler leur imagination avec un atelier de dessin autour du thème de l’arbre, tandis qu’une pause fraîcheur est prévue avec des boissons aux plantes.

    Cette parenthèse est proposée gratuitement par l’association Copains des Bois qui invite petits et grands à renouer avec la nature à travers des activités pédagogiques. L’objectif : passer davantage de temps dehors, partager, explorer et se reconnecter aux autres et à son environnement. Pour cette pré-rentrée, le collectif s’associe à Sous la Cîme, structure basée à Vaison-la-Romaine, spécialisée dans la grimpe d’arbres et les animations nature en famille. L’événement est gratuit, sur réservation.

    De 16h à 19h.

    Infos et réservations sur la page Facebook des Copains des Bois.

  • [C’est l’été] Lecture : « Hommageà la Catalogne »

    [C’est l’été] Lecture : « Hommageà la Catalogne »

    S’ensuit le roman autobiographique dont il est question dans cet article. Traduit et préfacé par Léa Gauthier, le roman est considéré, depuis sa publication en 1938, comme l’un des plus importants reportages sur la guerre civile espagnole, mais aussi comme un moment crucial pour celui qui ne cessera jamais de dénoncer, ouvertement ou métaphoriquement, les totalitarismes, la division de classe, les trahisons, le cynisme politique, le contrôle de la pensée, la falsification de l’Histoire.

    Payot, 7,90 euros.

  • [C’est l’été] Visite pour toute la famille à Gap

    [C’est l’été] Visite pour toute la famille à Gap

    La lecture, en écho avec les œuvres, évoque l’aventure de deux sœurs en montagne.

    G.C.

    Dès 3 ans.
    Inscription obligatoire
    sur le site du musée ou au 04.86.15.30.70