Tag: La Seyne-sur-Mer

  • De Toulon à La Seyne, ils adoubent sans compter

    De Toulon à La Seyne, ils adoubent sans compter

    On pourrait les croire en surplomb jouant de leur grande sagesse avec sérénité pour apaiser les débats et faire office de juge de paix afin d’assurer la relève. Dans les faits, c’est beaucoup plus compliqué que ça. Plus tranchants que conciliants les anciens maires de Toulon et La Seyne adoubent ceux désignés comme leurs successeurs légitimes faisant fi des réalités et du contexte.

    Dans le Port du Levant, l’ancien patron de la droite varoise a ainsi choisi le LR Michel Bonnus contre la maire sortante Josée Massi (SE) qui l’avait lui-même désignée pour le remplacer et dont il avait soutenu préalablement la candidature.

    Et dans l’ex-Cité des Chantiers, l’ancien maire de gauche Marc Vuillemot (GRS) préfère le candidat PS Olivier Andrau au candidat du rassemblement d’une grande partie des progressistes et appartenant à son propre parti Stéphane Sacco. Même si celui-là a le vent en poupe à la tête de sa liste Uni.e.s à gauche pour La Seyne comme vient de le démontrer le meeting de mercredi à la Bourse.

    Le problème n’est pas d’avoir sa propre analyse sur la situation mais plutôt d’entrer aujourd’hui dans le débat public après être resté à amont tout à fait silencieux et bien à l’écart des nombreuses réunions de conciliations dont l’issue aurait pu permettre à la gauche de partir rassembler. Personne ne peut dire si l’avenir en eut été changé mais au moins il pourrait prétendre aujourd’hui avoir tout fait pour éviter que les progressistes partent en ordre dispersé. C’est à ce moment-là que son expérience aurait pu être déterminante. Plutôt que d’œuvrer en coulisses.

    Aujourd’hui, sur son blog, il déclare, « au cas où plusieurs listes seraient déposées, il faudrait choisir en citoyen responsable ». Alors il tranche, tout en faisant mine de le déplorer.

    Mais peut-être n’est-il pas trop tard pour montrer sa bonne foi en mettant tout son poids pour faire vivre le dialogue, plutôt que de désigner. L’urgence est tout de même de battre l’extrême droite. Il ne faudrait pas l’ignorer.

  • Stéphane Sacco mobilise avec un message d’espoir à La Seyne

    Stéphane Sacco mobilise avec un message d’espoir à La Seyne

    « Jaurès nous rappelle que les grandes œuvres humaines sont longues, difficiles, exigeantes, mais qu’elles sont toujours portées par l’espérance. C’est cette espérance lucide, combative, que nous sommes venus faire vivre ce soir », commence le chef de file de la liste « Uni.e.s à gauche pour La Seyne », Stéphane Sacco, devant une salle de la Bourse du travail remplie et réceptive.

    Le chef de file insiste sur le rôle que joue la commune dans la cohésion sociale, en pointant que « la République ne commence pas dans les palais », mais se manifeste « dans une école municipale rénovée, dans un service public accessible à la portée de tous, dans une mairie qui respecte ses habitants et qui ne laisse personne de côté ».

    Pour y parvenir, il ne s’agit pas de gérer la ville à la petite semaine, mais de savoir se projeter dans l’avenir sur 15-20 ans, insiste-t-il.

    Ce qui ne signifie pas, précise Stéphane Sacco, bien au contraire, de remettre à plus tard les grands chantiers structurants et urgents pour la ville. « Le temps long commence tout de suite et sera pris en compte dès le premier budget », assure le capitaine de la liste.

    Un projet ambitieux

    Il s’agira donc, pour la nouvelle équipe aux manettes, d’agir concrètement dès le premier mandat pour répondre aux besoins des habitants, notamment en matière d’accès aux soins ou « pour que les enfants soient accueillis dans des écoles décentes ».

    Et de reprendre avec emphase : « Nous voulons une ville qui émancipe. Une ville où l’on ne réduit pas la jeunesse à un problème, mais voit en elle la solution pour l’avenir. Une ville où les quartiers ne sont pas des angles morts. »

    La tête de liste a également rappelé quelles étaient les responsabilités de l’équipe dans la lutte contre l’extrême droite. « Partout où la justice sociale recule, là où l’on renonce à expliquer, à élever, à rassembler, d’autres discours avancent », rappelle-t-il. Il s’agit donc d’inverser la vapeur « par une République vivante, exigeante, fraternelle pour toutes et tous ».

    L’occasion pour le capitaine Sacco de mettre en avant son équipe plurielle avec laquelle il compte bien réaliser « ce projet ambitieux ».

    L’ambiance est bien là. Tout le monde a envie d’y croire dans cette campagne.

  • À La Seyne, l’équipe de Stéphane Sacco s’élargit encore

    À La Seyne, l’équipe de Stéphane Sacco s’élargit encore

    « Stéphane Sacco est la seule tête de liste déclarée qui m’a témoigné publiquement et personnellement son soutien face aux attaques et aux propos nauséabonds dont j’ai fait l’objet. Je n’oublie pas ce geste », commence le président du collectif « Citoyens en Seyne ». Mais il explique que son choix est guidé avant tout par le désir de rejoindre une démarche construite dans le temps et tournée vers l’intérêt général. « Nous partageons les mêmes valeurs sociales et sociétales », insiste-t-il. Face la menace de l’extrême droite, il fait donc aujourd’hui le choix responsable du rassemblement et renonce donc à conduire une liste concurrente. Il préfère « contribuer à construire une dynamique solide et durable » au service des habitants.

    La gauche se renforce

    C’est dans ce cadre que Samir Ben-Mihoub et plusieurs membres issus de la société civile, engagés au sein de « Citoyens en Seyne », décident donc de rejoindre « Unis.e.s à Gauche » pour La Seyne. En saluant l’engagement de Stéphane Sacco depuis plusieurs années dans le monde associatif, notamment au sein de La Seyne Avenir, et ce bien avant que ne démarre la bataille des municipales.

    Samir Ben-Mihoub met également en avant le profil et les compétences de la tête de liste, soulignant qu’en tant qu’ingénieur et expert reconnu au niveau national, Stéphane Sacco propose des solutions concrètes reposant sur la méthode et l’efficacité.

    « Le respect, la rigueur, l’honnêteté et la volonté de faire de la politique autrement, en se concentrant sur les besoins des habitants » sont également des principes qui leur sont communs et qu’ils entendent défendre et conjuguer ensemble.

    « Ce ralliement marque le début d’une nouvelle étape », affirme Stéphane Sacco, avec à présent une campagne menée collectivement, « ouverte et structurée, associant des citoyens engagés et des forces politiques désireuses de travailler ensemble ».

    Propositions du terrain

    Le collectif continuera à porter une parole citoyenne au sein du rassemblement, ajoute-t-il, avec l’objectif de faire remonter du terrain des propositions utiles sur les grands enjeux de la commune. Et de poursuivre : « Nous sommes très heureux que Samir, ainsi que les personnalités qui l’accompagnent nous rejoignent. Je connais son engagement au sein de la société civile et, surtout, dans nos quartiers, pour notre ville. »

    Pour le chef de file de la liste « Uni.e.s à gauche pour La Seyne », les bonnes nouvelles se succèdent en ce moment. Avec les soutiens officiels des mouvements Génération.s et Debout !, portés respectivement par Benoît Hamon et François Ruffin, « qui viennent renforcer la dynamique de rassemblement à gauche ».

    Un élan qui pourrait conduire d’autres acteurs à reconsidérer des stratégies pas très responsables. En attentant, l’équipe de Stéphane Sacco est plus que prête à rencontrer les Seynois, mercredi soir, à la Bourse du travail pour un nouveau grand meeting.

  • [Entretien] Manuel Bompard : « Au second tour, face à l’extrême droite, on se rassemble »

    [Entretien] Manuel Bompard : « Au second tour, face à l’extrême droite, on se rassemble »

    La Marseillaise : On vous voit régulièrement dans le Var, vous serez aussi à Toulon le 21 février pour le meeting d’Isaline Cornil. C’est un enjeu particulier pour LFI ?

    Manuel Bompard : C’est un département au contexte difficile car la quasi-intégralité des députés sont d’extrême droite. Il y a une volonté d’y mener un travail de résistance aux idées du RN. Je suis également le référent du Var pour LFI, je viens donc régulièrement apporter mon soutien aux militants engagés dans les mobilisations et les campagnes électorales.

    À La Seyne, à Toulon, comme dans de nombreuses villes, LFI présente sa propre liste. Pourquoi ce changement de stratégie, après avoir favorisé l’union de la gauche avec le NFP et la Nupes ?

    M.B. : Il y a un certain nombre de listes au niveau national dans lesquelles on est engagé et qui sont soutenues par d’autres formations. On a cherché à partir de notre programme, et on a proposé à celles et ceux qui voulaient construire ces listes avec nous de le faire. Ça a été possible dans certains cas, dans d’autres non. Notre conviction, c’est que les listes de gauche ne pourront gagner des villes que si elles s’engagent sur des mesures claires : des services publics qui ne sont pas délégués au privé, l’accès à certains biens communs fondamentaux comme la gratuité de la cantine scolaire, l’expérimentation du référendum d’initiative citoyenne, la lutte contre le logement indigne… On a d’abord l’objectif de répondre aux aspirations des habitants, et on essaie ensuite de rassembler autour de ces propositions.

    Si LFI se retrouve au second tour derrière une liste de gauche, notamment dans des villes sous la menace de l’extrême droite, peut-on s’attendre à un retrait ?

    M.B. : Pas le retrait, le rassemblement. C’est vieux comme la gauche que plusieurs listes se présentent au premier tour, puis qu’elles se rassemblent. Et souvent, elles fusionnent, pour que les différentes sensibilités puissent être représentées au conseil municipal. On est très clair : partout où on sera en tête à gauche, on proposera le rassemblement. Si les candidats en tête font la même démarche, on y travaillera. Est-ce possible ? Je pense que tout le monde devra prendre ses responsabilités. Il peut y avoir des désaccords, des débats extrêmement profonds, mais il y a ensuite un devoir de responsabilité. Et ceux qui utilisent des prétextes pour justifier la division, favorisant la victoire de la droite ou de l’extrême droite, prendraient une très lourde responsabilité. Mon discours est très clair, que chacun en fasse de même. C’est la moindre des choses quand on se revendique de gauche : au second tour, face à l’extrême droite, on se rassemble.

  • Retour en culture du domaine agricole de Fabrégas à La Seyne

    Retour en culture du domaine agricole de Fabrégas à La Seyne

    Un plan de remise en culture des terres en friche a été mis en place en partenariat avec la Métropole Toulon Provence Méditerranée, avec la participation active des écogardes, afin de « valoriser l’héritage agricole du site », précise-t-elle. Le domaine a « bénéficié d’une réhabilitation et d’une mutation profondes » sous les actions du Conservatoire et de la Ville. « Je suis heureuse de voir que l’agriculture littorale se développer sur ce site », indique Christine Sinquin, la première adjointe. Avec notamment le retour de pistachiers et d’arbres à agrumes. Des cultures qui serviront également d’espace pédagogique pour les plus jeunes. Le lieu reste ouvert au public tous les mercredis et samedis.

  • Uni.e.s à gauche pour La Seyne et la sécurité publique

    Uni.e.s à gauche pour La Seyne et la sécurité publique

    « Ce mot parfois érigé en étendard pour exacerber les peurs, serait pour certains un tabou à gauche », commence Jimmy Coste (GRS). Et de poursuivre : « Pour nous, au sein de la liste Unis à gauche pour La Seyne, la sécurité c’est un droit, pas un privilège. L’une des conditions de notre promesse républicaine. »

    Pas question en tout cas de laisser perdurer la fausse idée « que la droite serait meilleure pour traiter de ce sujet ». La bonne preuve, poursuit-il, c’est qu’on n’a guère vu la différence en 6 ans. À part au niveau de la communication, bien entendu, « avec un adjoint à la sécurité qui dégaine son smartphone plus vite que son ombre ». Ce dernier d’ailleurs, fait-il remarquer, aujourd’hui candidat, « fustige le bilan dont il est lui-même comptable ». « Mais entre nous, à part la chasse aux trottinettes et aux SDF, ce bilan sonne creux », dénonce Jimmy Coste.

    Uni.e.s à gauche pour La Seyne dit préférer donc des réponses adaptées aux besoins des habitants plutôt que « de grandes incantations ». C’est-à-dire assurer une sécurité du quotidien.

    Avec, entre autres, la présence de la police municipale aux abords des établissements scolaires, en centre-ville, et dans tous les quartiers. Une police de proximité, à la manière des îlotiers d’antan, précise-t-il. Des agents qui prennent le temps de créer du contact avec les habitants, les commerçants, les associations. Et d’ajouter : « Nous voulons aussi nous attaquer aux causes et pas seulement aux effets. Nous comptons favoriser la prévention, agir avec différents acteurs publics. »

    Tout cela en exigeant bien sûr que l’État donne les moyens suffisants à la police nationale pour effectuer ses missions notamment dans la lutte contre les trafics, et en particulier le trafic de drogue.

  • La mémoire des Chantiers s’invite dans la campagne à La Seyne

    La mémoire des Chantiers s’invite dans la campagne à La Seyne

    « Sur le champ de ruines de nos chantiers certains auraient voulu que s’impose un champ d’oubli », explique le président de l’Association pour le maintien des intérêts des anciens de la Navale à La Seyne (Amians), Lucien Conac. C’était sans compter sur la combativité des bénévoles pour que cette mémoire ouvrière de la ville subsiste, en collectant des témoignages matériels, écrits et oraux de cette époque industrielle.

    Et c’est fidèle à ce même engagement qu’ils ont décidé, à l’unanimité, de consacrer, toutes leurs forces pour obtenir la transformation de leur siège social, installée dans l’un des seuls vestiges encore debout des Chantiers : la porte principale, en un vrai musée de la construction navale seynoise. « Nous voulons nous assurer pendant que nous sommes encore vivants, de laisser sur ce site un témoignage indélébile de sa grandeur maritime passée », ajoute le responsable associatif. Conscient que « la conservation, sérieuse, durable et officielle de la mémoire se fait par l’élévation de monuments ou de musées ».

    Le problème c’est que, depuis plus de 30 ans, ils ont l’impression d’être menés en bateau. Les promesses n’étant pas suivies d’actes. C’est pour ça que les militants souhaitent aujourd’hui, en cette période préélectorale, prendre l’opinion publique à témoin pour faire pression sur les candidats, mais aussi éviter les éventuels reniements de l’équipe gagnante arrivant aux affaires. Ils sont un peu échaudés.

    Les gars de la Navale n’oublieront pas

    Et de poser que « si la mairie tourne autour du pot pour ne pas réaliser notre projet, bien que parfaitement réalisable, c’est parce qu’elle ne veut ni investir, ni attribuer un budget d’investissement durable pour faire perdurer la mémoire ouvrière ». Un refus politique, donc.

    L’Amians se félicite en tout cas que la campagne d’information publique menée en 2025 ait permis de sensibiliser suffisamment la population pour intéresser la municipalité sortante. Même si, après les déclarations de bonnes intentions, rien n’a été finalisé.

    Pas question pour autant de renoncer à faire de la porte principale un véritable sanctuaire des Chantiers. Les militants associatifs scrutent donc les propositions des postulants au poste de maire. Et disent avoir suivi avec intérêt le projet de l’atelier mécanique du maire sortant qui prévoit un espace dédié à la mémoire industrielle des chantiers navals seynois.

    Et se félicitent que « pour la première fois depuis la fermeture des chantiers déjà trois listes au moins inscrivent dans leur programme un musée de la construction navale ». Un signe que « la bataille de l’opinion publique » est en passe d’être gagnée.

    Pour Lucien Conac, la proposition de la liste Uni.e.s à gauche pour La Seyne, menée par Stéphane Sacco, avec la création de la Maison de l’industrie et de la mer dans les anciens bâtiments de l’apprentissage, contre la façade ouest de la porte principale, se raccorde au projet porté par l’Amians de sacralisation de la porte principale. Autre note positive : le fait d’avoir été consulté avant sa publication. « Ce qui dénote bien l’intention de nous écouter et de travailler avec nous », approuve-t-il. Et de préciser : « Stéphane Sacco est d’ailleurs le seul candidat à avoir soutenu publiquement notre projet, dès le début l’année passée. Et il compte aujourd’hui l’insérer dans un ensemble plus grand avec une grande salle d’exposition de 353 m². »

    Pour sûr, les gars de la Navale n’oublieront pas.

  • En visite dans le Var, Jean-Pierre Farandou veut créer de l’insertion professionnelle grâce à la Défense

    En visite dans le Var, Jean-Pierre Farandou veut créer de l’insertion professionnelle grâce à la Défense

    Dans le contexte de l’augmentation annoncée du budget de la Défense
    (+ 6,7 milliards d’euros en 2026, soit 57,1 milliards si le projet de loi finance est voté), et au lendemain de l’annonce d’Emmanuel Macron concernant la volonté de porter les dépenses de la loi de programmation militaire 2024-2030 de 413 à 449 milliards d’euros (avec l’objectif d’avancer à 2027 au lieu de 2030 l’objectif d’un budget annuel de défense de 64 milliards d’euros), le ministre du Travail et des Solidarités Jean-Pierre, Farandou, est déjà sur le pont.

    Ce dernier était dans le Var, vendredi, pour visiter deux entreprises liées à l’industrie de la Défense. Première étape : le site de Naval Group, à Ollioules, spécialisé dans la conception, le développement et l’intégration de systèmes de mission pour les navires. Il a pu y découvrir les dispositifs de surveillance de missions et les outils anti-drones, ainsi que le projet « Synergie », qui consiste en une plateforme souveraine sécurisée au sein de Naval Group pour développer des logiciels embarqués, en s’appuyant, notamment, sur l’IA.

    Une future initiative

    avec France Travail

    L’entreprise compte recruter 1 500 salariés dans le Var et 10 000 en France d’ici 5 ans. Un enjeu d’importance pour lequel l’État « doit aider les entreprises à trouver les compétences et ressources dont elles ont besoin », affirme le ministre, qui annonce la création d’une « organisation particulière au sein de France Travail pour réussir ce défi stratégique pour notre pays. » Il s’agira « d’aider les entreprises à remplir les emplois dont on a besoin, et aider les personnes à trouver du travail. C’est un enjeu de formation, avec un écosystème à mettre en place autour des universités et écoles. France Travail en sera le bras armé, pour coordonner l’ensemble des forces vives », développe-t-il, sans entrer dans les détails, précisant que le projet sera « partagé avec le ministère de la Défense, qui sera le donneur d’ordres. Il faut aussi citer le président de la République, qui a compris que les enjeux de défense étaient absolument clé. »

    Ensuite, direction La Seyne, sur le site de l’entreprise Acti, spécialisée dans la chaudronnerie, engagée dans différents secteurs, dont le naval défense, travaillant à ce titre avec Naval Group. « La défense est un écosystème. Naval Group a besoin d’un réseau de sous-traitants et Acti y participe », souligne l’ancien patron de la SNCF, qui reconnaît toutefois que ces « petites entreprises » peuvent se concurrencer « sur les ressources humaines », argument fondateur pour la mise en place de l’initiative France Travail. Revendiquant 200 salariés, Acti souffre cependant de difficultés de recrutement, la chaudronnerie peinant à attirer malgré des perspectives d’évolutions horizontales et verticales. « Il faut aller chercher les jeunes mais aussi les seniors », milite Jean-Pierre Farandou. « Pour pouvoir se défendre, il faut arriver au plein-emploi. »

    Une jeunesse toutefois bien représentée au sein des ateliers de production, de quoi ravir le ministre : « Ce sont des métiers nobles. Que les jeunes qui cherchent leur voie viennent dans l’industrie. Les dirigeants ici savent repérer les jeunes qui ont de l’envie pour leur apporter des formations. De plus, l’industrie de la défense est majeure sur ce territoire. » Jean-Pierre Farandou sera de retour dans le Var le 23 avril, pour le Toulon Défense Event.

  • Avec le projet « Immersion », l’atelier mécanique de La Seyne va connaître un second souffle

    Avec le projet « Immersion », l’atelier mécanique de La Seyne va connaître un second souffle

    C’était déjà dans les tuyaux depuis quelques mois, mais la municipalité ne voulait pas communiquer tant que tout n’était pas ficelé. C’est désormais entériné : après l’abandon de plusieurs projets, un espace mêlant activités culturelles, scientifiques, et loisirs, va investir les lieux d’ici décembre 2030. « C’est la concrétisation d’un projet qui tient à cœur aux Seynois, mais pas seulement car il présente un intérêt au-delà de la commune », se félicite Joseph Minniti (LR), le maire de la Seyne. Baptisé « Immersion », il sera porté par un groupement composé de 18 promoteurs, financeurs, architectes, bureaux d’études et partenaires. C’est la SAGEM qui, en sa qualité de mandataire, conduira le projet, qui devrait coûter 100 millions d’euros, uniquement financés par des investisseurs privés.

    Musée, hôtel, pôle d’innovations…

    Le projet se décompose en trois parties. Tout d’abord, un musée immersif de 3 400m² consacré aux enjeux environnementaux et climatiques de la Méditerranée, qui proposera, à l’aide de technologies de pointe, un parcours interactif autour des technologies de la mer et un espace dédié à la mémoire industrielle des chantiers navals. « L’ambition est de proposer une expérience extraordinaire qui fera se déplacer le public », explique Cyprien Fonvielle, représentant l’association Neede, partenaire pour la partie muséale.

    La seconde partie sera consacrée à un pôle d’innovations de 8 000m² composé d’un campus de recherche des métiers de la mer et de la transition écologique, d’un centre international de formations, d’un incubateur de startups, ou encore de bureaux et d’un fablab. Enfin, un espace d’événements, de vie et de services avec des espaces publics (jardin, hall, théâtre de la mer), un auditorium, un hôtel 4 étoiles de 3 400m², un restaurant de 500m² avec un roof-top, et un espace bien-être (spa public) de 800m², complètera cet ensemble.

    Après les différentes concertations, études d’impact et de risques, le permis de construire devrait être déposé d’ici décembre 2026. D’autres procédures administratives s’ensuivront, portant le début des travaux à décembre 2028. La Ville et le groupement porteur du projet espèrent ainsi 200 000 visiteurs annuels, pour des retombées comprises entre 3,5 et 4 millions d’euros.

  • La gauche rassemble et dévoile son programme pour La Seyne

    La gauche rassemble et dévoile son programme pour La Seyne

    Après une petite mise au point politique rappelant que certains ont fait le choix de ne pas s’intégrer à la démarche de rassemblement des forces progressistes, la tête de liste d’Unis à gauche, Stéphane Sacco (GRS) a enjoint à ne pas se tromper de combat. « Nos seuls adversaires ce sont la droite et le cirque politique qu’elle impose aux Seynois, et l’extrême droite », précise-t-il. Ce qui signifie que « la porte reste donc ouverte à ceux qui partagent les mêmes valeurs ».

    Et de dérouler les grands points du programme qui va être proposé aux électeurs. Avec pour commencer, la création au sein de l’équipe municipale d’une mission inter-délégations dédiée à l’écologie. Afin que chaque projet puisse être analysé à l’aune de son impact environnemental, sanitaire et social.

    Pour une ville solidaire

    Parmi ces derniers, la réhabilitation du centre-ville qui devra être pensée comme un écoquartier. Mais aussi le développement des énergies renouvelables, notamment le photovoltaïque sur les bâtiments publics. L’équipe s’engageant également à favoriser les circuits courts en renforçant les Zones agricoles protégées et en mettant en place un plan alimentaire territorial.

    Et tout cela en rendant les habitants acteurs de la transition par « la création d’une véritable assemblée citoyenne de l’écologie ».

    Stéphane Sacco a rappelé ensuite que « la première des sécurités c’est d’avoir un toit et de pouvoir se loger dignement », en mettant en avant les 3 000 demandes de logements sociaux en attente sur La Seyne pendant que 500 appartements sont laissés vacants.

    Et de poursuivre : « Nous créerons un service municipal du logement pour accueillir, orienter et aider les locataires. »

    Autre axe fort qui va guider l’action de la nouvelle équipe municipale : le développement des services publics de proximité, afin que « la mairie soit la République au coin de la rue ».

    « Il est temps de recommencer à investir pour notre ville afin d’améliorer le quotidien de ses habitants et répondre à leurs besoins », a entonné ensuite Stéphane Sacco. Ne serait-ce que pour se doter des équipements dignes d’une commune de plus de 60 000 habitants.

    Avec pour commencer, « un cinéma proposant une offre à la fois grand public et art et essai ». Le site envisagé étant celui de l’ancien commissariat.

    Mais aussi, poursuit-il, une Maison de l’industrie et de la mer. « L’identité industrielle et ouvrière de La Seyne-sur-Mer n’est pas une mémoire figée, elle est un patrimoine vivant, un levier de développement, et un socle pour construire l’avenir », insiste-t-il. Celle-ci serait dotée d’un lieu d’exposition et d’une salle polyvalente à disposition des associations et des acteurs culturels.

    « Nous agirons également tout de suite pour rouvrir en gestion publique la piscine restée fermée trop longtemps, qui est essentielle pour les scolaires, les associations sportives et les familles », ajoute-t-il.

    Et de poursuivre : « Nous voulons une ville humaine, solidaire, qui va de l’avant et prépare l’avenir… Nous sommes l’antidote au RN. »

    Puis en citant Nelson Mandela : « Cela semble toujours impossible, jusqu’à ce soit fait. » Une conclusion qui a entraîné un torrent d’applaudissements dans la salle.

    Et aussi

    Plus d’éducation populaire

    Isabelle Renier (l’Après) est intervenue sur la situation dans les quartiers populaires où se cumulent les inégalités sociales. « Trop de jeunes grandissent avec moins de perspectives que les autres, trop de personnes âgées doivent choisir entre se chauffer ou se soigner », lance-t-elle, en rappelant que la pauvreté n’est pas une fatalité. L’équipe de Stéphane Sacco entend donc renforcé entre autres l’éducation populaire et le soutien aux associations structurantes.

    Un centre de santé

    Brigitte Cheinet (PCF) a pointé de son côté que « l’accès aux soins devient une urgence nationale et territoriale ». Et rappelle que certaines villes ont déjà mis en place un centre de santé public en lien avec l’hôpital. Et que c’est vers ce processus que compte s’engager la gauche avec « un système qui remette l’humain, la solidarité et l’égalité au cœur de la santé ».

    Nouvelle traversée

    Au sujet de la traversée du port, Éric Marro lance : « Oublions les idées de pont ou de tunnel très chers… »

    L’idée est plutôt de profiter de donner au centre-ville un grand espace public qui pourra jouer un rôle de catalyseur commercial. Et de déplacer les voies de circulation en supprimant les angles droits qui provoquent les bouchons, tout cela en gagnant sur la mer. Les bateaux déplacés seraient relogés à côté de la Société nautique des Mouissèques.

    Ville de sport

    Valérie Romboni (GRS) a précisé que « la pratique sportive doit être accessible à tout le monde, peu importe le niveau de pratique, l’âge, le genre, les revenus, le quartier, pour les personnes valides comme celles en situation de handicap ». En rappelant qu’investir dans le sport pour tous, c’est investir dans la santé publique, dans la jeunesse, dans le lien social. Et faire le choix d’une société plus juste et plus égalitaire.