Tag: La Ciotat

  • Le retour de bateaux de joutes au Port-Vieux de La Ciotat

    Le retour de bateaux de joutes au Port-Vieux de La Ciotat

    Le chantier a duré trois mois associant le travail d’agents de la Direction des politiques sportives et de la mer et d’autres acteurs locaux comme MB92, détaille la Ville. Le maire Alexandre Doriol a tenu à saluer l’engagement collectif des artisans mobilisés, lors de la mise à l’eau jeudi dernier. Plus qu’un simple coup de peinture, l’opération témoigne d’un véritable savoir-faire et d’une tradition provençale portée par l’association Leï Targaïres Ciotadens, à qui les bateaux ont été confiés. Un club qui se distingue régulièrement lors des championnats de France et de la Coupe de Provence.

  • Amateurs et professionnels jouent à égalité à la Player Cup

    Amateurs et professionnels jouent à égalité à la Player Cup

    Mettre les clubs amateurs et professionnels sur un même pied d’égalité. Nabil Abdou, fondateur de la Player Academy à la Ciotat, propose un concept unique en rassemblant ces deux côtés du ballon rond au travers d’un tournoi international dédié aux U11. Pour sa troisième édition, organisée le 9 et 10 mai au stade Valentin Magri, la Player Cup va rassembler douze équipes amateurs et douze formations professionnelles pour faire passer un message aux joueurs des deux camps. « Ceux qui ont la chance d’être dans un club professionnel vont comprendre qu’il y en a d’autres qui rêveraient d’être à votre place. Et que ce n’est pas le moment de se reposer sur ses lauriers. Inversement, les joueurs amateurs auront à cœur de montrer ce dont ils sont capables. Donc du coup, ça stimule les deux entités », résume Nabil Abdou. L’organisateur, qui a longtemps été animateur dans divers centres sociaux de différents quartiers de la région, a eu l’idée de créer son académie, et par extension sa compétition, après avoir exercé pendant quatre ans le poste de responsable de la section U13 à l’Olympique de Marseille, entre 2020 et 2024.

    Parrains d’exception

    « J’avais identifié un besoin dans ma ville », raconte le Ciotaden. « Il y avait des clubs de foot qui faisaient du mieux qu’ils pouvaient pour faire leur travail. Simplement, il manquait une structure où les jeunes pouvaient venir se développer, se perfectionner davantage via des méthodes d’entraînement qu’on peut voir un petit peu dans les clubs professionnels français et européens, que moi je repérais dans le cadre de mes fonctions à l’OM », poursuit celui qui a eu sous ses ordres Noa Payet, le fils aîné de Dimitri Payet. Aux côtés du capitaine de l’équipe de water-polo du Cercle des nageurs de Marseille, Ugo Crousillat, l’ancien milieu de terrain olympien sera le parrain de cette troisième édition. « On essaie de faire ce qu’on pense le mieux pour les enfants », explique le Réunionnais. « On sait que c’est notre avenir, donc on essaie de faire en sorte de leur donner aussi ce que nous on n’a pas eu. C’est des événements qu’on aurait aimé avoir en tant que jeunes. Ils ont la chance d’avoir des équipes professionnelles, d’avoir des entraîneurs qui arrivent à les encadrer, à leur sortir de leur milieu et de faire en sorte qu’ils aient une chance dans la vie ou dans le sport. C’est pour ça que ça me tenait à cœur de faire partie de cette aventure », ajoute l’international français aux 38 sélections. Sur le papier, on pourrait aisément se dire que les clubs professionnels sont avantagés. Mais dans les faits, les deux premières éditions ont été remportées par des clubs amateurs. « Quand on voit le travail fait par des clubs comme Air-Bel, le Burel ou Nanterre, en région parisienne, qui a terminé premier de sa poule devant des monstres comme le Paris Saint-Germain et le Stade Rennais, la frontière est plus fine que l’on croit. Il ne faut jamais dénigrer les clubs amateurs », martèle Nabil Abdou.

  • Des drones pour contrôler la végétation

    Des drones pour contrôler la végétation

    Des drones pour contrôler la végétation à proximité des lignes électriques est une pratique qui se démocratise. « Ces appareils sont aujourd’hui utilisés pour la moitié des contrôles, le reste étant réalisé par hélicoptère », explique l’entreprise Enedis.

    Moins coûteux, plus respectueux des écosystèmes, mais plus longs, les survols organisés à La Ciotat se déroulent sur près de trois semaines. Ces contrôles sont généralement effectués au printemps, pour définir les zones à élaguer. Sur son site internet, la municipalité invite les habitants à ne pas se positionner sous les appareils. Elle précise que les pilotes des drones sont identifiables et disposés à « répondre à d’éventuelles questions » sur cette opération. Enedis assure ne pas disposer de droits de diffusion sur les images, notamment d’éventuels passants.

    Mona Lobert

  • Les rendez-vous pour aller manifester ce 1er-Mai

    Les rendez-vous pour aller manifester ce 1er-Mai

    LES RENDEZ-VOUS PACA

    Marseille à 10h30 au Vieux-Port. Martigues à 10h, place Jean-Jaurès. Aix-en-Provence à 10h30, place de la Rotonde. La Ciotat à 10h30 à l’Union locale. Tarascon à partir de 10h30 à la gare. Salon-de-Provence à 10h, devant la mairie. Port-de-Bouc à 10h, parking des Sardinades. Port-Saint-Louis à 10h à la Bourse du Travail. Arles à 10h30, place de la République. Toulon à 10h30 à la Bourse du travail. Draguignan à 10h30 à la Bourse du travail. Saint-Raphaël à 10h30 au rond-point Kennedy. Avignon à 10h30, cours Jean-Jaurès, puis cortège vers le Palais des Papes. Digne-les-Bains à 10h30, place Général-de-Gaulle. Manosque à 11h place Rossini. Gap à 10h place de la République. Briançon à 10h30, esplanade de la mairie.

    LES RENDEZ-VOUS OCCITANIE

    Montpellier à 10h30 place Albert Ier. Sète à 10h30 place de la Mairie. Béziers à 10h30 Bourse du travail. Agde à 10h, haut de la promenade. Lunel à 10h30 hôpital. Bédarieux à 10h30 Maison des syndicats. Clermont-l’Hérault à 11h allée Roger Salengro. Ganges à 11h mairie. Nîmes à 10h30, Maison carrée. Alès à 10h30, devant la mairie. Bagnols-sur-Cèze à 10h30, devant la Poste. Le Vigan à 11h, devant la mairie. Vauvert à 10h30, à l’Union locale.

  • À La Ciotat, un bilan comptable qui fait polémique

    À La Ciotat, un bilan comptable qui fait polémique

    Après plus d’une heure et demie consacrée à l’élection des représentants de la Ville au sein de la commission d’appel d’offres, de la commission de délégation du service public, de la commission consultative des services publics locaux et du conseil d’administration du centre communal d’action sociale, ayant fait fuir le public le moins résiliant, le conseil municipal de la Ciotat, qui avait lieu lundi à la salle Paul-Eluard, a enfin pu entamer les débats. Un des points de crispation : l’adoption du compte financier unique (CFU). Après une longue présentation chiffrée par l’adjoint aux finances Eric Runfola, actant de la bonne santé financière de la commune, c’est en premier lieu Hervé Itrac, seul élu de son groupe Rassemblons-nous pour la Ciotat (extrême droite), qui a remis en cause la qualité du bilan comptable. De quoi mettre en rogne Bernard Deflesselles, ex-député et conseiller municipal de la majorité : « Pas d’augmentation d’impôt, réduction de la dette et pas de recours exceptionnel à l’emprunt… Et vous osez suggérer que “La Ville tient debout”. Je vous renvoie à vos études, définitivement ! », s’est-il agacé. Karim Ghendouf, élu d’opposition (PCF), qui s’est, lui aussi, aux côtés de sa colistière Mariann Chrétien, prononcé contre l’adoption du CFU, a également justifié son vote : « Vous soulignez le faible recours à l’emprunt de la municipalité, mais c’est aussi parce que peu d’investissements ont été réalisés, a-t-il noté. Vous parlez de la rénovation de l’école Louis-Marin. C’est une réussite, en effet. Mais 5 ans pour rénover une école, c’est trop long. » Et d’ajouter : « À propos de l’investissement en termes de sécurité, vous vous êtes concentrés sur deux choses : la mise en place de caméras de surveillance et la police municipale. Nous aurions aimé que les questions de prévention soient prises en compte (…) et rappelons que la sécurité est une fonction régalienne. »

    Les réponses de La Ciotat Shipyards saluées

    Également abordé lors de cette longue séance : le rapport faisant suite aux observations définitives de la Chambre régionale des comptes (CRC), élaboré par La Ciotat Shipyards (LCS), société publique gérant le chantier naval. Pour rappel, la Chambre avait, en 2024, épinglé La Ciotat Shipyards, pointant de nombreux problèmes de gestion. Parmi eux : le recours à des cabinets externes, avec trois cas de conflits d’intérêts lors de la construction de la plateforme Atlas ou encore la rémunération d’un directeur général pendant un an après avoir été déchu de ses fonctions. LCS avait, en fin d’année 2025, répondu aux magistrats dans un « rapport des suites », jugé ce lundi « clair » et « argumenté » par Karim Ghendouf. « Je veux redire tout notre attachement au modèle de gouvernance actuel de La Ciotat-Shipyards. Il s’agit d’une société publique locale qui a démontré l’efficacité de l’investissement public pour le développement économique de commune. Il faut être extrêmement attentif aux décisions politiques à caractère libéral qui peuvent nous handicaper de manière très impactante. » Un point de vue en « grande partie » partagé par le maire de la Ville, Alexandre Doriol (DVD).

  • Chasse aux déchets, place aux rochers

    Chasse aux déchets, place aux rochers

    La mobilisation aura lieu ce samedi 25 avril entre la Côte Bleue et La Ciotat pour un ramassage collectif de déchets. Le dispositif réunit des centaines de citoyens et dizaines d’associations, collectivités et entreprises autour d’un même objectif : nettoyer le littoral et ainsi combattre la pollution. En 2025, 50 structures avaient participé à l’événement, coordonné par l’association Mer-Terre. Cette année, il se déploiera sur plus de 39 zones de Marseille, dont l’Huveaune et les Aygalades, pour collecter un maximum de déchets qui seront ensuite triés et analysés afin de renforcer les actions de prévention.

    Plus d’infos sur : mer-terre.org

  • Dernière édition ciotadenne pour le salon nautique de la Métropole

    Dernière édition ciotadenne pour le salon nautique de la Métropole

    C’est sous un ciel un peu moins bleu que le reste de la semaine, que se clôture la 23e édition du salon nautique des Nauticales à La Ciotat. Un bilan positif pour les organisateurs, qui comptent une légère hausse de visiteurs par rapport à l’année passée. « Ce fut une très belle édition, avec de belles offres et un public au rendez-vous », affirme Franck Oliveri, directeur des Nauticales.

    Pendant six jours, vendeurs de bateaux, d’équipement, associations de défense de l’environnement et activités autour de la mer Méditerranée se sont côtoyés sur le port des Capucins pour le plus grand bonheur des passionnés de la mer. « On a attiré autant un public dit qualifié, c’est-à-dire qui vient pour acheter des bateaux ou de l’équipement, qu’un public populaire qui vient pour déambuler et participer aux animations. C’est un public passionné par la mer, des bateaux, mais pas que », se félicite Franck Oliveri, directeur du salon organisé par la Métropole Aix Marseille Provence.

    Les associations attirent

    Le village des associations a, d’après le directeur, attiré de nombreux curieux, tout comme les ateliers dédiés à la découverte de la Méditerranée avec des animations interactives, comme l’utilisation de casque de réalité virtuelle. « Les stands des associations qui parlent de préservation, de faune et de flore marine ont très bien marché », précise-t-il.

    L’édition est également une réussite pour les professionnels du milieu, les vendeurs de bateaux ou ceux d’équipements. « Il y a eu pas mal de très bons contacts pour la partie nautique, pour les vendeurs de bateaux. Les ventes ont suivi l’état du marché nautique. Mais les exposants sont assez satisfaits », précise le directeur du salon.

    Dernière édition

    Tout cela malgré la réduction du salon de 9 à 6 jours depuis l’édition précédente. « Beaucoup de salons nautiques l’ont fait. Parce qu’on a remarqué que l’on ne perdait pas spécialement de visiteurs. C’est plus condensé, tout simplement », explique le directeur.

    Ce sera pourtant la dernière édition qui se déroulera sur les quais du nouveau port de La Ciotat, d’après les organisateurs. La prochaine édition pourrait prendre place du côté de la cité phocéenne en avril 2027.

  • Le jeu pour comprendre les enjeux méditerranéens

    Le jeu pour comprendre les enjeux méditerranéens

    Sous la tente de la Métropole, à quelques mètres de l’entrée du salon des Nauticales sur le nouveau port à La Ciotat, une dizaine de modules en bois semblent attirer les plus jeunes. Organisée par l’association des Petits débrouillards, cette exposition interactive vise à expliquer aux plus jeunes, et aux moins jeunes, les différents enjeux autour de la mer Méditerranée.

    Douze ans et plus

    Le numérique, la biodiversité, les migrations, l’usage de la mer, les aires marines protégées… les thématiques abordées sur les différentes activités sont très diverses. Ce samedi et ce dimanche, des animations sous la forme de l’émission de vulgarisation scientifique C’est pas sorcier, seront également organisées en plus de l’exposition pendant toute la journée.

    Avec ces 12 panneaux en bois, l’exposition permet aux enfants d’appréhender par le jeu les divers enjeux autour de la mer Méditerranée. « Le but c’est que les enfants, à partir de 12 ans, ou un peu avant s’ils sont aidés, puissent faire les jeux en semi-autonomie et que cela leur apporte des réponses à leur questionnement », explique Nina Farge, médiatrice scientifique de l’association. L’un des panneaux permet par exemple de comprendre comment l’on peut récupérer et analyser les données en mer, avec un jeu de cartes.

    L’exposition, conçue en partenariat avec l’institut de recherche pour le développement a été réalisée par la branche régionale de l’association des Petits débrouillards. Une table des curiosités a également été montée par l’association pour permettre aux badauds de découvrir la diversité d’espèces maritimes, en Méditerranée et ailleurs.

    Exposition scientifique

    « Même si certains panneaux traitent de problématiques plus générales, la plupart traitent des sujets spécifiques à la Méditerranée, précise la médiatrice. On a tout voulu faire en interne, avec l’appui de chercheurs. Car on a toujours un conseil scientifique et on s’épaule aussi de nos partenaires de la recherche. » C’est la quatrième fois que l’association présente cette exposition, depuis sa création il y a un an et demi.

    Une façon ludique de faire comprendre aux enfants l’importance de cette mer pour le territoire, mais également sa fragilité et le besoin de la protéger.

    Billet pour le salon : lesnauticales.fr

    9 euros plein tarif, gratuit pour les moins de 12 ans

  • Les sauveteurs font visiter leur nouveau canot aux Nauticales

    Les sauveteurs font visiter leur nouveau canot aux Nauticales

    Entre les voiliers et les bateaux à moteur gris ou blancs, l’orange éclatant du bateau de la Société nationale des sauveteurs en mer (SNSM) se démarque dans le nouveau port de La Ciotat. À l’occasion du salon des Nauticales, du 14 au 19 avril, la SNSM de La Ciotat a amarré son nouveau canot de sauvetage pour le faire découvrir aux curieux.

    Sur le pont, quelques bénévoles, en gilet orange attendent que des badauds montent pour leur faire visiter l’embarcation. Parmi eux, Eric Delort, bénévole depuis tout juste deux ans, explique avec le sourire le fonctionnement de ce nouveau canot « tout récent et monté en France », insiste-t-il. Sur le pont, il présente l’écope qui permet de remonter les personnes dans l’eau, ainsi que les câbles qui servent à tracter les embarcations en difficulté.

    Après le poste de navigation, et de secourisme, c’est la salle des machines que les bénévoles font découvrir en descendant dans la cale du bateau. En bas, des vivres et de quoi s’allonger pour pouvoir tenir plusieurs jours : « Parce qu’on sait quand on part mais on ne sait jamais vraiment pour combien de temps », précise Eric Delort.

    Créée en 1967, la SNSM est une association de sauvetage, composée de secouristes bénévoles, qui intervient sur le littoral et en haute mer. « Si on est missionné par la préfecture, on peut intervenir jusqu’à 50 miles nautiques [92,6 kilomètres], explique Philippe Bisson, président de la station SNSM de La Ciotat. Quand l’alarme est donnée, on a 15 minutes pour être prêt à partir en mer. »

    Composée de 35 bénévoles, c’est principalement l’été que la station ciotadenne est active. « 80% de nos sauvetages ont lieu de mai à septembre », précise Philippe Bisson. Et les volontaires viennent d’horizons différents.

    Des sauveteurs bénévoles

    « Je prends toutes les bonnes volontés, à condition de pouvoir être au canot en 15 minutes. Mais s’ils n’ont jamais navigué, on les forme, insiste le président. Dans un premier temps, les gens passent trois mois, reconnaissent un petit peu la station, les gens. Puis il y a deux, trois formations obligatoires régionales et nationales comme une de premiers secours.»

    En face du bateau, les secouristes vendent des tee-shirts, des affiches et des sacs à l’effigie de l’association. « Le but c’est de renflouer un peu les caisses de l’association, car 70% du financement de la SNSM sont des dons. »

  • [Entretien] Isabelle Autissier : « On ne peut pas aimer la mer et ne pas se soucier de l’écologie »

    [Entretien] Isabelle Autissier : « On ne peut pas aimer la mer et ne pas se soucier de l’écologie »

    La Marseillaise : Pourquoi avez-vous accepté d’être marraine de la 23e édition du salon des Nauticales ?

    Isabelle Autissier : Pour moi, c’est une occasion de porter des messages, de rencontrer des gens, de faire avancer un certain nombre de projets. Je suis très attachée à la cause environnementale et à la biodiversité marine. Mais aussi à la découverte de l’océan par tout le monde. J’encourage les gens à aller eux-mêmes au bord de la mer, sur ou sous l’eau, pour comprendre comment ça se passe, pour s’extasier et pour se faire plaisir. Nous sommes sur une planète bleue, il n’y en a pas beaucoup dans l’univers apparemment, donc il faut en profiter et découvrir au mieux ce milieu.

    En tant que présidente d’honneur de WWF, comment aller
    vous porter votre combat de préservation de l’environnement sur le salon
     ?

    I.A. : Dans mes discours, dans mes rencontres je vais parler de ces problèmes. Il ne faut pas se les cacher. Mais je vais aussi parler des solutions parce qu’heureusement il y en a beaucoup. En fait, c’est ça l’éducation. Il faut répéter mille fois les choses. Il faut revenir, parler, rediscuter, échanger, convaincre et pousser les gens à s’engager à leur niveau. C’est inlassable, mais je pense que c’est indispensable.

    Et donc, comment va la Méditerranée ?

    I.A. : Très mal. Elle se réchauffe plus vite encore que l’océan parce que c’est une petite mer. Elle a aussi de moins en moins d’apports d’eau douce puisqu’il y a moins de pluies. Ce réchauffement de la Méditerranée produit des effets catastrophiques sur la vie dans la Méditerranée. Je pense aux coraux par exemple, mais à beaucoup d’autres espèces. Et aussi, c’est une mer qui est, au niveau des plastiques, la plus polluée au monde. On est nombreux à avoir cette impression d’eaux limpides, mais malheureusement, elle est bourrée de microplastiques. C’est aussi une des mers du monde où la surpêche est la plus grave. On ne peut pas accepter ça. On ne peut pas à la fois dire qu’on aime la mer Méditerranée et dire qu’on ne soucie pas de l’écologie, qu’on verra bien après. Non. Il existe des solutions et donc il faut les mettre en œuvre.

    Quelles sont ces solutions ?

    I.A. : Il faut arrêter d’utiliser du plastique à tort et à travers. On ne résoudra pas le problème juste en ramassant le plastique. C’est comme si vous vouliez vider la mer avec une petite cuillère. Parce que le plus grave, ce sont surtout les micro-plastiques, qui font moins d’un millimètre, et qu’on ne peut pas ramasser. Ils passent dans la chaîne alimentaire puis dans notre corps. C’est dramatique parce que c’est cancérogène, ce sont des perturbateurs endocriniens, c’est très mauvais pour la santé, la nôtre et celle de la biodiversité. Donc il faut d’abord diminuer la consommation de plastique, parce qu’il y a plein de choses qui n’ont pas besoin d’être en plastique, et qui ne l’était pas avant : les batteries de cuisine, les jouets, le mobilier… Il faut que l’on diminue sa production, que l’on utilise d’autres matières.

    Peut-on associer nautisme et préservation de l’environnement ?

    I.A. : Oui, parce qu’on protège ce qu’on aime. Aimer l’océan, c’est se réjouir et profiter de ses beautés, de tout ce qu’il peut nous offrir. C’est faire des balades en mer, de la plongée, des balades à pied ou aller se baigner. ça, il faut l’encourager, mais pas n’importe comment. C’est vrai qu’avoir un bateau avec un gros moteur, je ne suis pas certaine que ce soit la meilleure façon de profiter de la Méditerranée. Je pense qu’il y a des façons plus simples, plus tranquilles, qui sont moins polluantes. Je pense qu’il faut réfléchir à comment on fait les choses. La question, ce n’est pas de se priver de les faire, c’est juste de les faire mieux.

    Entretien réalisé par Eva Janus