Tag: La Ciotat

  • Troisième incendie en bord de plage à La Ciotat

    Troisième incendie en bord de plage à La Ciotat

    Ils ont laissé la caisse enregistreuse », fait remarquer un passant à sa compagne, ce samedi matin devant le restaurant aux vitres éclatées, toit et intérieur détruits, à la terrasse calcinée portant les stigmates de l’incendie survenu dans la nuit de jeudi à vendredi.

    La concomitance des incendies ne laisse guère de place au hasard. Le 1er août déjà, la devanture de ce même établissement était partie en fumée. Plus de peur que de mal, le restaurant situé en face de la grande plage Lumière avait pu rouvrir et poursuivre sa saison estivale. Le 28 août, c’était au tour du restaurant le Maïa, à quelques centaines de mètres de l’Indiana, de prendre feu dans la nuit et d’être entièrement détruit par le sinistre. L’incendie avait obligé à l’évacuation nocturne des clients de l’hôtel attenant tandis qu’une trentaine de sapeurs-pompiers s’attelaient à circonscrire le feu.

    Les réactions

    Dans la nuit de jeudi à vendredi, enfin, l’Indiana était à nouveau la proie des flammes. Lors des deux derniers événements, un ou plusieurs individus ont été vus, soit par des témoins, soit par des caméras de vidéosurveillance à proximité immédiate des établissements…

    Le conseiller municipal centriste Lionel Giusti, fondateur du mouvement Les Ciotadens, apporte son soutien « aux riverains qui ont vécu une nouvelle nuit d’angoisse en bord de mer, contraints d’évacuer en urgence après qu’un nouvel incendie a de nouveau frappé un restaurant… » Celui-ci s’était déjà ouvertement indigné de la répétition des faits, lors de l’incendie du Maia, fin août, « le deuxième restaurant victime des mêmes faits (…) dans le même secteur »…

    De son côté, Karim Ghendouf, le conseiller municipal communiste du groupe La Ciotat nous rassemble, a aussitôt réagi : « C’est avec une grande colère [que j’ai appris] qu’un nouvel incendie détruisant un restaurant s’est produit. (…) Tout d’abord je tiens à condamner avec la plus grande fermeté ces actes malveillants et graves », lance-t-il. « J’apporte tout mon soutien aux commerçants victimes de ces agissements ainsi qu’à l’ensemble des employé.e.s affecté.e.s par ces actes graves. Des familles entières voient le fruit de leur travail ruiné en une nuit, des employé.e.s se retrouvant sans travail. C’est douloureux. En espérant que les moyens de police et de justice puissent être mobilisés pour mettre un terme à ces agissements », déclare l’élu. Silence radio du côté des enquêteurs, les investigations suivent leur cours.

    « En espérant
    que les moyens de police et de justice puissent être mobilisés pour mettre
    un terme à ces agissements »

  • « Dans l’espace, explorer de nouveaux mondes »

    « Dans l’espace, explorer de nouveaux mondes »

    Né en 1958 en Moselle, ingénieur général, il a été astronaute actif pendant trente-trois ans à partir de 1985. Surnommé Billy Boy, il vole trois fois en tant que spécialiste de mission à bord de la navette spatiale Atlantis en 1994 pour étudier l’atmosphère, en 1997 pour ravitailler la station russe MIR, et en 1999 à bord de Discovery pour réparer le télescope spatial Hubble.

    La Marseillaise : Le 11 septembre au cinéma l’Eden théâtre, vous animerez un débat sur « Les défis de l’astronaute ». Quels sont-ils ?

    Jean-François Clairvoy : Je vais d’abord parler de la différence entre l’astronome, qui étudie l’espace depuis la Terre, et l’astronaute, ingénieur en astronautique, qui invente les fusées, les satellites… L’astronaute va dans l’espace.

    En quoi consiste son métier ?

    J-F C : Un astronaute est un opérateur de machines complexes – vaisseau spatial, scaphandre, instruments scientifiques pour le compte de chercheurs depuis la Terre (…) -, en environnement extrême, et hostile. L’apesanteur induit des bouleversements dans le corps. En dehors du vaisseau spatial, les températures peuvent aller de -150 à +150 degrés Celsius, avec des risques d’exposition aux rayons cosmiques, qui augmentent les risques de cancer. L’astronaute est exposé à l’impact des débris et des micrométéorites. On estime à 1% le risque de mourir lors d’une mission spatiale. Les astronautes sont dans un environnement isolé, et confiné.

    Comment se préparer à une mission spatiale ?

    J-F C : On s’entraîne aux pannes et aux combinaisons de pannes. Dans une navette spatiale, on trouve plus de 1 000 interrupteurs. Il faut savoir les utiliser, et apprendre à gérer les pannes… Un autre défi est le travail en équipe. Savoir se faire confiance, adhérer à un même but. Le capitaine James Tiberius Kirk, personnage de fiction dans Star Trek, dans les années 1960, définissait la mission spatiale ainsi : « Explorer de nouveaux mondes étranges, rechercher de nouvelles formes de vie, avec audace, aller là où nous ne sommes jamais allés ». C’est pour moi tout à fait ça.

    Lumexplore est justement porté par la Société des explorateurs français, en partenariat avec Les lumières de l’Eden et la Ville de La Ciotat. Quel regard portez-vous sur ce festival ?

    J-F C : Lumexplore présente toujours des films fantastiques. Or aujourd’hui, la meilleure façon de transmettre ce qu’est l’exploration se fait par les images.

    Quelle vision vous a marquée depuis l’espace ?

    J-F C : Je vous répondrai par un extrait du chapitre « La Terre en héritage », que j’ai écrit dans le livre Mémoires poétiques d’explorateurs, paru en 2024. La vue de la Terre depuis l’espace a bouleversé mon appréciation du milieu dans lequel nous vivons. S’émerveiller devant la beauté de notre planète vivante et colorée flottant sur le noir absolu du cosmos est probablement l’expérience sensorielle et émotionnelle la plus intense vécue par les astronautes au cours de leur carrière, voire de leur vie.

    * Jeudi 11 septembre à 20h30 à l’Eden théâtre, diffusion du film « Destination astéroïdes », de Loyer et Bedel. Suivi d’un débat animé par
    J-F
     Clairvoy.

    ** 25 explorateurs y ont participé. Éd. Les Belles Lettres (2024).

  • La Ciotat nous rassemble fait sa rentrée politique

    La Ciotat nous rassemble fait sa rentrée politique

    Samedi 6 septembre à 18h30 au cercle de La Renaissance, au 1er étage du café de la Renaissance, avenue Gallieni (près de la Poste), La Ciotat nous rassemble, collectif issu d’une liste de rassemblement de la gauche, écologiste et citoyenne, fait sa rentrée politique. Au programme, «les sujets locaux dans le contexte national et international».

    L’occasion de se retrouver, échanger et débattre dans la convivialité autour des grands défis de notre Ville. Aux cotés de nos élus municipaux Karim Ghendouf, Mariann Chrétien et de toute notre équipe de femmes et d’hommes engagé-e-s pour La Ciotat.

    Concert de Lebast, jeune rappeur ciotaden de 22 ans.

    Rendez-vous ouvert à tous.

  • Trois soirées de concerts au Port-Vieux de La Ciotat

    Trois soirées de concerts au Port-Vieux de La Ciotat

    Le festival Ici Live revient pour une quatrième édition avec une programmation généreuse ! Un rendez-vous ancré dans les habitudes des auditeurs et des habitants de La Ciotat, explique Eric Sorek, directeur d’Ici Provence (anciennement France Bleue). Mais ce festival pour lui, « c’est surtout l’occasion de remercier les auditeurs ! »

    Chaque soirée sera composée de deux concerts qui se tiendront sur une scène flottante installée sur le plan d’eau du Port-Vieux, un cadre idyllique pour profiter d’une des dernières soirées de l’été. Le site sera ouvert à partir de 19h et les concerts débuteront chaque soir à 20h30. Le festival est organisé par Ici Provence en partenariat avec la Ville et l’office du tourisme.

    Une soirée populaire

    Comme l’explique Eric Sorek, Ici Provence a préparé « une programmation musicale populaire à destination du plus grand nombre ». En famille ou entre amis, pour les jeunes et les moins jeunes, des artistes de tous les horizons pour permettre à tout le monde de profiter. Le but du festival, « montrer le panel de ce que la programmation musicale d’Ici Provence propose » mais « surtout, de passer un bon moment ! »

    Le festival s’ouvre jeudi 4 avec un artiste local qui avait été révélé dans l’émission The Voice en 2024, Odem. Le chanteur corso-marseillais plongera le public dans son univers pop rock, mélangeant compositions personnelles et reprises de grands titres de la chanson française. La soirée continuera avec une figure du rock installée depuis près de 50 ans dans le paysage musical français, Jean-Louis Aubert, ex-leader emblématique de Téléphone.

    Les festivités continuent le vendredi 5 avec en ouverture Dany Brillant, artiste à succès depuis les années 90. En deuxième partie de soirée, DJ One-T remontera le temps pour proposer un set issu des années 2000. Le duo, composé de Thomas Pieds et Eddy Gronfier, mélange les ambiances entre musiques électroniques, pop et hip-hop. Le festival se terminera samedi 6 avec deux artistes féminines. C’est Sylveto qui ouvrira le bal, une artiste qui transforme les préoccupations du quotidien en chansons poétiques. Enfin, c’est Zaz qui fera la clôture des trois jours de festival. Depuis son titre à succès Je veux en 2010, Zaz a conquis le public qu’elle honore en offrant de véritables performances sur scène !

    Si les places sont gratuites, elles sont en revanche limitées. Le festival étant victime de son succès, l’office de tourisme a déjà écoulé ses stocks de places. Il est encore possible d’en obtenir par tirage au sort en écoutant Ici Provence. Un rendez-vous pour les amateurs de musique qui s’annonce bien dansant à La Ciotat !

    Port-Vieux, du 4 au 6 septembre,

    à partir de 20h30, écouter Ici Provence pour avoir une place.

  • Sur la table, le mariage des plats italiens et provençaux

    Sur la table, le mariage des plats italiens et provençaux

    « Tout le monde s’installe sur de grandes tables. On ne réserve pas », lance, enthousiaste, Sara Sacchetti, à la Chambre de commerce italienne pour la France de Marseille.

    Porté par la Chambre de commerce italienne, avec le département des Bouches-du-Rhône, Provence Tourisme, la Ville et l’Office de tourisme de La Ciotat, Cibo di Strada revient pour la 7e édition. À partir de ce mercredi, la place Evariste-Gras, qui jouxte les Halles Lumière, va devenir un petit morceau d’Italie. Si la Campanie, région de Naples, est en particulier mise en avant cette année; 5 autres régions italiennes sont représentées au sein des 13 food-trucks de la manifestation : le Piémont, l’Émilie-Romagne, la Sicile, la Vénétie et le Latium. « Née il y a sept ans, dans le cadre de Marseille Provence, capitale de la gastronomie, Cibo di Strada, que l’on peut traduire par “cuisine de rue” valorise les similitudes entre la cuisine provençale et la cuisine italienne » développe Sara Sacchetti. Par exemple, les panisses de Marseille, à base de farine de pois chiche dorée à l’huile d’olive et passée au four, ont leur version sicilienne, où l’on y ajoute des gouttes de citron. Les Provençaux proposent « une panna cotta à la lavande », ou « des raviolis à la daube ».

    Parmi les nouveautés de cette édition, figure le choix d’un thème. Avec, cette année, le foot. Avec tous ces ingrédients, le chef Michel Baldasella, propriétaire du Grand Puech, à Mimet, viendra préparer, au cours d’un show culinaire jeudi 27 de 10h30 à 11h30, « les spaghetti alla Maradona ». Un hommage à ce grand footballeur, qui joua dans le club Napoli, à Naples. « Dans cette recette très ancienne du sud de l’Italie, au lieu de saupoudrer les pâtes de parmesan, car tout le monde ne pouvait pas s’en acheter, on utilisait à la place de la chapelure de pain grillée à l’ail », commente Sara Sacchetti. Grand succès de Cibo di Strada, les ateliers culinaires, « où l’on s’inscrit sur place, et où il suffit de venir avec son tablier, les ingrédients sont mis à disposition » sont reconduits « chaque après-midi » à partir de jeudi. Avec comme chef d’orchestre ou chef tout court Agostino Coppola, président de l’association des chefs italiens en France, le public va apprendre à réaliser 4 spécialités culinaires de la Botte salées, et 4 sucrées. Dans l’air, flotteront des airs de chansons italiennes.

    Mercredi (de 17h à minuit), jeudi au samedi (10h30 à minuit), dimanche de 10h30 à 21h. Gratuit.