Tag: La Ciotat

  • Le réalisateur Robert Guédiguian à l’Eden, à La Ciotat

    Le réalisateur Robert Guédiguian à l’Eden, à La Ciotat

    Alors que son prochain film Une femme aujourd’hui devrait sortir en salles au printemps ou à l’été prochain, Robert Guédiguian, cinéaste proche du monde ouvrier viendra à la rencontre du public samedi 17 janvier.

    Dans la plus ancienne salle de cinéma du monde, et ce n’est pas une exagération de langage, deux de ses films seront projetés.

    À 18h, La villa (2017), film en compétition à la Mostra de Venise fait se retrouver trois frères et sœur venus au chevet de leur père mal en point. L’intrigue se déroule dans une calanque, en hiver. Bientôt « la fratrie voit débarquer des militaires, à la recherche de migrants rescapés d’un naufrage… ». À 21h, Les neiges du Kilimandjaro (2011), film en compétition à Cannes en 2011, sélection Un certain regard, lauréat du Prix Lux 2011 du Parlement européen, sera diffusé. Le film met en scène Michel et Marie-Claire, couple heureux depuis trente ans, « fier de ses combats syndicaux et politiques. Ce bonheur vole en éclats avec leur porte-fenêtre devant deux jeunes hommes armés et masqués qui les frappent, les attachent, leur arrachent leurs alliances, et s’enfuient avec leurs cartes de crédit… ». Dans ces deux films, le réalisateur fait tourner ses acteurs fétiches : l’actrice (son épouse) Ariane Ascaride, Jean-Pierre Darroussin et Gérard Meylan. La soirée sera présentée par Isabelle Masson.

    Au cinéma L’Eden théâtre, boulevard Clemenceau. Pass soirée : 18 euros avec 2 films et une formule apéritive.

  • À La Ciotat, les communistes œuvrent au rassemblement

    À La Ciotat, les communistes œuvrent au rassemblement

    C’est dans un contexte international, national et local d’une gravité et d’une singularité inédites que les communistes ciotadens ont présenté leurs vœux, dimanche, en présence notamment des conseillers municipaux et membres du collectif La Ciotat nous rassemble, Karim Ghendouf et Mariann Chrétien, de la conseillère municipale PS Martine Cuccaroni, du secrétaire de section PS Toni Delogu et de syndicalistes cheminots, de l’éducation, de l’hôpital et de l’énergie.

    Deux opérations concrètes de solidarité

    Secrétaire de la section du PCF de La Ciotat, Sébastien Madau a abordé toutes les dimensions du moment. « Le premier des vœux que nous tenons à vous souhaiter sont des vœux de paix. Une paix chaque jour davantage bafouée par les logiques guerrières, capitalistes, nationalistes et impérialistes. » Il souligne que « ces guerres ont un point commun : elles voient les peuples en être systématiquement la première victime, innocente ». Le responsable communiste cite le peuple palestinien « victime d’un génocide sous le coup du gouvernement israélien ». Les peuples « ukrainien et russe pris en étau par les folies ultranationalistes ». Les peuples « du Venezuela, de Cuba et de l’ensemble de l’Amérique latine, victimes de l’intimidation et des actions revanchardes de l’impérialisme américain, dirigé par le sinistre Donald Trump ». Sans oublier les « femmes et hommes d’Iran, qui descendent depuis plusieurs jours dans la rue. Certes pour dénoncer leurs conditions de vie difficile sur le plan économique mais, plus largement contre la politique liberticide de cette théocratie à bout de souffle. »

    Sébastien Madau avertit : « Soyons vigilants, appelez-le comme vous le voulez, néoconservatisme, néofascisme. : nous vivons un changement de l’ordre mondial dans lequel le droit international ne compte plus. » La section du PCF prépare deux opérations concrètes de solidarité, annonce Sébastien Madau : une collecte de médicaments (paracétamol, antibiotique et préservatifs) en faveur de Cuba et une campagne de parrainage pour une famille palestinienne vivant dans un camp de réfugiés en Cisjordanie en coopération avec l’association France Palestine Solidarité.

    Sur les municipales, la section du PCF « est engagée depuis plusieurs années au sein du collectif La Ciotat nous rassemble », rappelle Sébastien Madau. Il estime que ce rassemblement « doit se poursuivre, s’amplifier (..) Les partis de gauche sont évidemment placés devant leurs responsabilités. » Se référant au « sursaut » de la gauche lors des législatives anticipées, il invite à être « capables de construire un tel élan dans notre commune ». Et Sébastien Madau de relever « des signes encourageants comme en témoigne le comité de soutien de La Ciotat nous rassemble qui a d’ores et déjà atteint les 250 personnes ».

  • Jean-Louis Bonan souhaite la candidature du maire sortant à La Ciotat

    Jean-Louis Bonan souhaite la candidature du maire sortant à La Ciotat

    « À mon âge, il serait illusoire de prétendre encore construire l’avenir de notre ville », confie, vendredi aux journalistes et aux militants de l’UPC, Jean-Louis Bonan. Un mouvement d’abord centriste, puis « société civile » depuis 2004, dit-il. « J’ai décidé de me retirer de la vie politique élective et de renoncer à me présenter aux municipales », annonce-t-il. Comptant parmi les fondateurs, en 1982, de l’Union pour La Ciotat, Jean-Louis Bonan s’est présenté aux élections municipales de 1983, 1989, 1995 et 2001. Il obtient alors 10,5% des voix, et fusionne sa liste avec celle de Patrick Boré, élu maire. « J’ai été adjoint au maire en 2001 et j’ai eu la chance d’occuper cette fonction pendant quatre mandats successifs [avec Patrick Boré de 2001 à 2020, puis Arlette Salvo 2020 à 2023, puis Alexandre Doriol depuis 2023, Ndlr] », déclare-t-il. Une de ses fiertés durant ces années a été « de participer avec Patrick Boré à relever la ville et en faire une ville prospère ». Il a également rendu hommage « aux 105 qui se sont battus pour le maintien des chantiers navals à La Ciotat ».

    Aujourd’hui, l’avocat à la retraite dit « souhaiter la candidature d’Alexandre Doriol. Je l’assure de tout mon soutien et de celui de l’UPC. Humain, rassembleur, travailleur, à l’écoute et combatif, il possède toutes les qualités nécessaires pour poursuivre et amplifier la belle dynamique qui a été initiée. Pour réussir, il devra s’entourer d’une équipe rajeunie, énergique et ouverte sur le monde moderne. » À l’UPC, Martine Bocognano, élue, ne souhaite pas aussi se représenter. Évelyne Flick, Nicole Audibert, Louis Houry, Michaël Paya, oui.

  • L’école Louis-Marin allie patrimoine et modernité

    L’école Louis-Marin allie patrimoine et modernité

    Cette réhabilitation est une réussite architecturale et fonctionnelle. Un outil d’apprentissage exemplaire », commente Patrick Ghigonetto, conseiller départemental. Il représente la présidente du Département des Bouches-du-Rhône, Martine Vassal. Pour l’inauguration de l’école – située à deux pas de la chapelle des Pénitents en contrebas –, les discours se font au 2e étage. « Nous avons voulu une rénovation ambitieuse, exigeante, exemplaire », renchérit Alexandre Doriol, maire (DVD) de La Ciotat. Directrice du projet pour l’agence d’architecture NSL (Marseille), Capucine Cortade expliquera plus tard : « La feuille de route que nous a donnée la Ville était à la fois de respecter le patrimoine de cette école de type Jules-Ferry, avec ses beaux volumes, ses qualités intrinsèques ; et d’en faire une école de demain. » Les façades ont été restaurées, de même que les ferronneries et la marquise, jusqu’à la célèbre cloche d’origine. « Nous avons conservé les carrelages, mais aussi toutes les fenêtres en bois du bâtiment », note Capucine Cortade. « À cette menuiserie de près de cent ans, nous avons intégré un vitrage sous-vide, qui apporte la performance phonique et thermique », ajoute Cyril Guérin, l’entrepreneur Les métiers du bois.

    « Établissement pilote »

    Alors que le point faible de l’école était auparavant l’isolation, « on a réalisé une importante isolation thermique. Nous avons installé un chauffage au bois », indique Capucine Cortade. Éclairage 100% LED, installation de brasseurs d’air… : le confort thermique des élèves a été amélioré, et cela sans recourir à une climatisation énergivore. Louis-Marin a décroché pour cela le label Bâtiment durable méditerranéen niveau argent.

    L’école, dont le chantier a coûté 8,3 millions d’euros, dont 54% abondés par le Département, a une superficie de 1 800 mètres carrés. 114 élèves, répartis dans six classes, y ont fait leur rentrée mardi. « Louis-Marin est un établissement pilote pour notre territoire », a insisté le maire. Déléguée à l’école Louis-Marin, l’élue Kheira Zenafi a cité l’équipement numérique de pointe, les vélos-bureaux… Adjoint délégué à l’Éducation, Jean-Louis Tixier a fait part de son « soulagement » après ces vingt-trois mois de chantier. À la question de savoir pourquoi désormais des murs obstruent la vue qu’avait auparavant l’école sur la mer, ceux de l’hôtel Mariott en construction, il répond : « On a considéré qu’il fallait un hôtel 4 étoiles, pour vivifier la ville. » L’école Louis-Marin ne méritait pas ça.

  • La Bastide Marin de La Ciotat restaure sa beauté intérieure

    La Bastide Marin de La Ciotat restaure sa beauté intérieure

    Maintenant, la bastide est close et couverte. Elle a rajeuni de deux cents ans », rappelle Mireille Benedetti. Même si, en ce début d’année, « des finitions restent à faire, essentiellement sur les façades », précise-t-elle, la bastide hospitalière, située 1943, avenue Guillaume-Dulac est, depuis l’important chantier à 500 000 euros sur les façades et menuiseries mené de décembre 2024 à octobre dernier, « hors d’eau » comme on dit dans le jargon du bâtiment. « Maintenant, on va lancer les appels d’offres pour la suite de la restauration d’intérieur, notamment les gypseries et les sols », annonce la présidente de l’association « La Ciotat il était une fois », qui s’est lancée dans cette « aventure extraordinaire » de sauver la bastide de la ruine, il y a vingt-deux ans. Son association a signé avec la Ville, propriétaire des lieux depuis 1992, une convention d’occupation.

    Décors de gypserie

    Tous les sondages des sols, carreaux au rez-de-chaussée, plâtre à l’étage, ont déjà été réalisés « pour savoir quelle restauration doit être entreprise », indique Mireille Benedetti. De même « qu’une étude de diagnostic de toutes les gypseries ». Issu de pierre à plâtre, le gypse doit être broyé mécaniquement, puis chauffé de 120 à 400 degrés Celsius. Il est ensuite réduit en poudre fine dans un moulin. La gypserie consiste à exécuter un revêtement décoratif architectural, mouluré, moulé, souvent ciselé. À la Bastide Marin, on peut admirer des médaillons, des statues ou encore des croix en gypserie. Mais l’élément le plus remarquable, souligne Mireille Benedetti, est « l’escalier à double révolution, en gypse ». Ce type d’ouvrage permet à deux personnes de monter ou descendre sans jamais se croiser, chacune empruntant une volée différente.

    Le chantier est estimé à 400 000 euros. L’association a prévu d’attribuer 120 000 euros, issus du Loto du patrimoine de Stéphane Bern, à cette restauration, et a relancé une souscription. « On attend toujours la subvention de 62 000 euros promise par le Département des Bouches-du-Rhône », observe la présidente de l’association.

  • [Les illuminations font un carton] Les lumières de Noël à La Ciotat, « du baume au cœur »

    [Les illuminations font un carton] Les lumières de Noël à La Ciotat, « du baume au cœur »

    On dirait qu’un morceau de la Voie Lactée s’est détaché. Sur fond de ciel nocturne, des chemins de lumières chaudes et orangées courent en feston le long des quais du Port-Vieux. En fond, l’église Notre-Dame de l’Assomption, les façades alignées, jusqu’à la tour du musée ciotaden. Les guirlandes lumineuses, comme autant d’étoiles, sont tendues au-dessus des rues. Les barquettes marseillaises elles-mêmes, surlignées de lumières de la proue à la poupe, le long du mât, sur les cordages, prolongent le spectacle dans le port même.

    Les reflets dorés, dans les eaux sombres à la nuit tombée, enluminent le Port-Vieux. Alors que les pays nordiques s’enveloppent d’un manteau de neige, où glisse déjà, dit-on, le traîneau du Père Noël tiré par ses rennes, et chargé de cadeaux, La Ciotat fait rimer Noël avec sa propre personnalité maritime.

    Il est 18h15, en ce samedi du milieu de décembre, et les familles, les couples, flânent sans discontinuer sur les quais. La sono diffuse des chansons et réchauffe l’atmosphère froide du soir.

    On se prend en photo devant les barquettes illuminées par les associations Carènes et les Calfats de l’Escalet. On pose pour des selfies.

    Jean-Luc et Géneviève, des Gardois qui ont un pied-à-terre à La Ciotat, disent être venus ce soir se balader là « pour faire le plein de beauté. On a l’impression que cette année, le Port-Vieux est encore plus lumineux », avancent-ils.

    Un jeune couple, de Ceyreste, tout à côté, a le même ressenti. Leurs deux ados n’ont même pas rechigné à les accompagner. Déjà un miracle à mettre au crédit de Noël… « Toutes ces lumières apportent de la magie, de la féerie pour les fêtes », commente la jeune maman.

    « Les gens ont besoin de ça »

    Les eaux du port frissonnent, et les reflets dorés des lumières se mélangent. On croise des familles tout à fait dans le thème, avec des minots coiffés de serre-tête qui imitent les bois de rennes. Sans doute sont-ils allés faire un tour au marché de Noël, où les chalets sont installés jusqu’au 24 décembre place Evariste-Gras. Les illuminations, qui comprennent aussi la crèche flottante, à proximité du baromètre, demeureront jusqu’au 10 janvier avec l’arrivée des Rois Mages, accompagnés de personnages et d’animaux dans une ambiance provençale.

    À quelques pas du musée ciotaden, Keltoume, une Lyonnaise senior, entourée de deux copines, donne libre cours à son enthousiasme : « Nous sommes ébahies et émerveillées. » Elle enchaîne : « Les gens ont besoin de ça. On vit une période difficile, et toutes ces lumières nous mettent du baume au cœur et nous amènent de la joie ! ».

    Le trio a assisté au mapping* (projection) sur la façade du musée ciotaden, « où un enfant rêve de Noël et fait le tour du monde », esquisse Keltoume. Là aussi, la magie est à l’œuvre. Sur le bâtiment, on apercevra le Père Noël juché sur son traîneau, des décorations s’épanouir, des ours polaires passer… Le voyage, accompagné de musique, amènera le spectateur en Afrique, en Chine, au Mexique, en Australie…

    * Spectacle de 8 minutes, projeté toutes les 30 minutes

  • Le plus ancien ciné du monde en activité a son timbre

    Le plus ancien ciné du monde en activité a son timbre

    Maintenant un timbre va porter l’âme de La Ciotat partout dans le monde », se réjouit Michel Cornille, président de l’association Les lumières de l’Eden*.

    Gravé en taille-douce par Christophe Laborde-Balen, il représente la façade Art déco de l’Eden théâtre. À côté de l’entrée du cinéma, il fait une discrète allusion à L’entrée d’un train en gare de La Ciotat, un des premiers films tournés par Louis et Auguste Lumière (1895). Présentée par Michel Cornille comme « la dame du timbre », Agnès Rico, bénévole et administratrice des Lumières de l’Eden, a en effet eu l’idée « de monter un dossier pour faire une demande officielle à La Poste en vue de réaliser un timbre sur l’Eden ». L’aventure, débutée en 2021, a abouti « en décembre 2024, lorsque le projet est paru dans le programme philatélique officiel », explique-t-elle. Vendredi, le dévoilement officiel du timbre a eu lieu dans l’enceinte même du cinéma l’Eden Théâtre. Des agrandissements vont être visibles à l’Eden, dans les bureaux de poste. Une vente en avant-première est prévue le 13 février prochain à l’Eden, puis le 14 dans le bureau de poste de La Ciotat, avant que le timbre ne soit vendu partout en France à partir du 16 février, durant la seule année 2026.

    L’Eden sauvé du naufrage

    « Faites-en des réserves, pour être des passeurs d’images, d’histoire et de joie », a lancé Agnès Rico. Né théâtre en 1889, l’Eden Théâtre de La Ciotat, situé au 25 boulevard Clemenceau, a vu sa destinée basculer à l’automne 1895 avec des projections d’images animées par le Cinématographe de Louis Lumière. Le 21 mars 1899, la projection payante de 19 films Lumière devant 250 spectateurs enthousiastes signe la naissance officielle de l’Eden Théâtre dans le monde du cinéma, date retenue par le Livre Guinness des records pour en faire la salle de cinéma toujours en activité la plus ancienne au monde. « Racheté par la Ville en 1992, l’Eden Théâtre aurait pu mourir à l’automne 1995 lorsqu’une commission de sécurité ordonne sa fermeture. Mais l’Eden résiste. Le 12 février 1996, il est classé à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques, échappant ainsi à toute menace de disparition et de transformation », dit le commentaire d’un petit film projeté. Mais « miné par les infiltrations, l’Eden agonise… ». Jusqu’à ce que les associations La Ciotat Berceau du cinéma et Les lumières de l’Eden, les bénévoles, le monde artistique se mobilisent pour sa rénovation. Qui sera programmée dans le cadre de Marseille Provence capitale de la culture 2013 et grâce à cette manne financière providentielle.

    * L’asso gère l’Eden en délégation de service public pour la Ville

  • L’Atelier Bleu mobilisé contre le plastique en Méditerranée

    L’Atelier Bleu mobilisé contre le plastique en Méditerranée

    « Notre mer, berceau de civilisations, étouffe sous le plastique. La Méditerranée, semi-fermée et cernée par des zones fortement urbanisées, est aujourd’hui l’une des mers les plus polluées du monde », amorce la lettre ouverte envoyée aux ministres de la COP 24, réunis au Caire du 2 au 5 décembre derniers.

    Adressé par la Coalition interparlementaire pour mettre fin à la pollution plastique, signée par des organisations, scientifiques, associations et citoyens engagés, ce courrier étaye : « Chaque année, 230 000 tonnes de déchets plastiques sont déversées dans la Méditerranée, soit environ 730 tonnes par jour. Plus de 7 millions de tonnes de plastiques (macro, micro et nano) sont déjà accumulées dans le bassin méditerranéen, soit l’équivalent en poids de 350 milliards de bouteilles en plastique. »

    Et d’alerter  : « Ce volume pourrait doubler d’ici 2040 sans action majeure. Cette situation est d’autant plus dramatique que dans la Méditerranée, tout plastique rejeté y est piégé, contaminant la faune, la flore et, par l’infiltration de microfibres, d’additifs chimiques et de perturbateurs endocriniens, la santé humaine elle-même. »

    12 ramassages par an

    Servane Tarot, directrice de l’Atelier Bleu à La Ciotat, association qui œuvre à la protection de l’environnement « de Marseille à Toulon, sur la côte provençale » rappelle-t-elle, fait partie des signataires du courrier. « Face à l’urgence et à la lenteur des négociations internationales, cette lettre appelle à un plan d’actions », insiste-t-elle. Notamment « fixer des objectifs ambitieux de réduction, créer un fonds méditerranéen dédié et intégrer cette lutte dans toutes les politiques publiques » .

    La lutte contre la pollution plastique est une des missions de l’Atelier Bleu depuis 1984, informe Servane Tarot. « Nous mettons en place des actions curatives, avec par exemple 12 opérations de ramassage de plastique par an, avec les écoles, les entreprises, les citoyens… », détaille-t-elle. En parallèle, depuis 2018 auprès des commerçants ciotadens et 2024 auprès des forains des marchés de La Ciotat, « nous agissons pour sensibiliser à la réduction des sacs plastique à la source. 80% d’entre eux ont accepté notre accompagnement personnalisé pour faire évoluer leurs pratiques. Un des obstacles est économique : les emballages réutilisables coûtent plus cher que le plastique… », développe-t-elle.

    Il y a encore du chemin à faire pour que l’usage d’un contenant réutilisable par le consommateur gagne du terrain.

  • L’union de la gauche est un chemin semé d’embûches à La Ciotat

    L’union de la gauche est un chemin semé d’embûches à La Ciotat

    Le chemin de l’union de la gauche pour les municipales risque bien d’être semé d’embûches. Alors que, dimanche 7 décembre, le collectif La Ciotat nous rassemble, « composé de femmes et d’hommes de gauche, écologistes et citoyens » a distribué des tracts en ville, intitulés « Rassembler la gauche, les écologistes et les citoyens, c’est possible ! », Toni Delogu a réagi, ce lundi. « Je trouve cela très prématuré, car au niveau local et fédéral, aucun accord n’a été conclu à ce jour entre le PCF, le PS, les Verts… Il ne faut pas un rassemblement de façade », a-t-il désapprouvé.

    Désaccord sur la tête

    de liste

    Avant d’enchaîner : « On est à ce jour en capacité de monter une liste avec le PS, Place publique, Génération.s et certains membres du collectif “Pour que vive le NFP à La Ciotat”. Mais pas avec le représentant de LFI, Jean-Paul Coste, un mélenchoniste qui nous traite de “traîtres”. » Il poursuit : « Nous avons rencontré les Verts, il y a quelques jours. Ils sont favorables à un renouvellement de l’échiquier politique et à une tête de liste féminine. »

    Si La Ciotat nous rassemble a démarré la campagne des municipales en solo, « c’est parce que chaque jour, on me demande : “que fait la gauche ?” », justifie le communiste Karim Ghendouf. Il précise : « Et il est hors de question que nous laissions l’espace d’expression politique à l’extrême droite. »

    Dans la commune, Daniel Salenc, soutenu par le RN, a été le premier à se déclarer candidat aux municipales. Quant au maire (DVD) Alexandre Doriol, « il est ultraprésent et utilise les moyens de communication de la Ville pour sa campagne qui ne dit pas son nom », attaque le conseiller municipal d’opposition.

    Karim Ghendouf reconnaît que le contenu du tract distribué dimanche est « une déclaration d’intention. Notre volonté est de rassembler toute la gauche sans exclusive. à ce jour, elle n’a pas été entendue. Mais je ne désespère pas que la gauche prenne ses responsabilités ».

    Parmi les « points de blocage » à l’union, il cite « le périmètre de l’union. Nous la souhaitons du PS à LFI. Or, le PS ne veut pas travailler avec LFI et vice versa ». Il évoque aussi un désaccord sur « la méthode » : « Je ne veux pas que les gens soient dans une posture politique, mais qu’ils se mettent autour de la table et travaillent pour leur commune et ses habitants. » Mais le désaccord le plus flagrant concerne la tête de liste. « À ce jour, on n’a pas posé de préalable. Mais on pense avoir une légitimité non négligeable », défend Karim Ghendouf. Le comité de soutien à la liste a d’ores et déjà rassemblé « 150 personnes », indique-t-il.

    La Fédération du PS des Bouches-du-Rhône « a émis le vœu d’une candidature féminine pour la tête de liste », confie la socialiste et conseillère municipale d’opposition Martine Cuccaroni. Native de La Ciotat, engagée en politique depuis 2012, cette monitrice de sport à la retraite « à la fibre sociale » s’est portée candidate. Aux militants ensuite de voter. Pour elle, il est temps que Karim Ghendouf, « qui se présente depuis dix-huit ans dans le cadre d’une liste d’union de la gauche », passe la main, « car ses résultats plafonnent ».

    Nouveau venu, non pas dans le paysage politique ciotaden, mais dans cette nouvelle campagne des municipales : Bernard Ougourlou-Oglou. L’ex-premier secrétaire du PS se présente comme « un social-démocrate au-dessus des partis ». Commentaire de son ex-colistière, Martine Cuccaroni : « Bernard cherche à affaiblir l’union de la gauche ».

  • A La Ciotat, l’hôtel 3 étoiles Moxy en plein marasme

    A La Ciotat, l’hôtel 3 étoiles Moxy en plein marasme

    On va laisser les procédures aller à leur terme », lâche, dans le hall de l’hôtel Moxy, Nicolas Gay, le directeur général. Motus et bouche cousue, telle est la consigne qu’il a reçue de la SAS Walk La Ciotat, qui gère cet établissement, sous franchise du groupe Marriott, depuis son ouverture le 29 juin 2022. L’hôtel, situé au 756 avenue Emile-Bodin, à proximité immédiate du rond-point de la Locomotive, fait partie du complexe de loisirs Le Spot. Sur son site, le Moxy vante ses « 101 chambres dont 62 avec balcon, six salles de réunion, un bar animé, une offre restauration, une piscine avec terrasse en rooftop et de nombreux événements tout au long de l’année ».

    Doutes sur la rentabilité

    Après que, le 31 juillet dernier, la société Walk La Ciotat a déclaré auprès du tribunal de commerce de Marseille la cessation de paiement, ce dernier a ouvert, le 11 septembre, une procédure de redressement judiciaire, avec période d’observation jusqu’au 11 mars 2026.

    Interrogée lors des audiences au tribunal sur les causes qui ont conduit à ces difficultés, la représentante de Walk La Ciotat a répondu « qu’à sa création, son dirigeant avait tout misé sur Le Spot, un projet urbain entièrement piéton, ambitieux, prévoyant plusieurs espaces dont des salles de cinéma, de sport, mais à ce jour, le succès n’est pas au rendez-vous ». Elle a fait valoir auprès du tribunal qu’elle travaillait « avec une équipe très soudée ». « L’établissement a de belles perspectives mais le problème est le montant du loyer », a-t-elle déclaré. Walk La Ciotat loue en effet les murs de l’hôtel Moxy au gérant du Spot. Walk La Ciotat a voulu négocier le loyer, « mais le bailleur s’est rétracté ». Ce bailleur est d’ailleurs « son seul créancier », a-t-elle souligné. Le passif de la société s’élève à un peu plus de 2,26 millions d’euros, et le chiffre d’affaires pour 2024 à 2,60 millions d’euros. Le salaire des 20 salariés est payé. Le taux d’occupation des chambres est de 55%. La société avait jusqu’au 28 novembre pour trouver un repreneur. Mais pour l’heure rien ne filtre. Le 12 novembre dernier, la porte-parole de Walk La Ciotat a indiqué « qu’aujourd’hui, son combat est de sauvegarder l’hôtel et les emplois ». Son bailleur, a-t-elle dit, « ne s’oppose pas à la vente des murs pour 13 millions d’euros ».

    Contacté, l’adjoint au maire délégué à l’économie et au commerce, Eric Belrivo, a sobrement réagi : « On est attentif. On aimerait bien que ça continue. » Conseillère municipale dans l’opposition, la centriste Mireille Benedetti se souvient « avoir alerté la municipalité de l’époque et le maire (LR) Patrick Boré » de ses doutes quant à « la rentabilité d’un hôtel à cet endroit, en sortie d’autoroute et près d’une zone commerciale ». En plus d’être « un grand catafalque qui bouche la vue sur le magnifique paysage maritime ciotaden », enrage-t-elle. Le Moxy « fait partie d’un complexe de loisirs promis par le maire Patrick Boré et annoncé à l’époque comme “un pôle dynamique et innovant”. Or à ce jour les restos qui avaient ouvert ont petit à petit fermé leurs portes et l’hôtel est en difficulté. On a été trompés sur la marchandise ».