Tag: La Ciotat

  • La manne des parkings va-t-elle rester au privé ?

    La manne des parkings va-t-elle rester au privé ?

    Les caisses automatiques des parkings souterrains de la Métropole Aix-Marseille sont de véritables machines à sous pour certains. Malgré une année marquée par les sinistres avec l’incendie du parking République au mois de janvier et les changements de gestionnaires, les 5,7 millions de passages dans les parcs de stationnements d’intérêt métropolitains, en 2024, ont rapporté quelque 4,5 millions d’euros (avant impôts) à leurs gestionnaires, sur un chiffre d’affaires de 42,5 millions d’euros.

    C’est dire l’enjeu qui se profile avec la fin de six délégations de service publique d’ici à la fin du mois de mars 2029, sur les seize encore en vigueur sur le territoire métropolitain. Au total, quelque 5 021 places de stationnement dans quatorze parkings sont susceptibles de changer de délégataire.

    Quel mode

    de gestion ?

    Le contrat pour la gestion des parkings de La Ciotat (Verdun et Port de Plaisance) s’achève le 14 mai 2028, celui de l’hôtel de ville de Marseille, le 14 juin suivant. Viennent ensuite, à Marseille, les parkings République, Phocéens, Timone, Blancarde, Docks, Espercieux, le 30 novembre 2028. Puis, le 23 mars 2029, les parkings cassidains. Des échéances que la Métropole prépare avec soin.

    Ce vendredi, elle a commencé à consulter les entreprises pour réaliser des missions d’assistance technique, juridique et financière afin d’accompagner la fin des délégations actuelles, et surtout préparer leur renouvellement. « Chaque fois qu’un contrat de concession arrive à échéance, il est de la responsabilité du conseil métropolitain de choisir le mode de gestion le plus adapté en fonction du contexte et du plan d’investissement à porter », explique l’institution. « Les prestataires seront sollicités en tant que de besoin pour analyser la pérennité des atouts et de la pertinence de la délégation de l’exploitation de ce service public », assure aussi le cahier des charges.

    À Aix-en-Provence, le choix avait été fait de reprendre en régie sept des très lucratifs parkings de la ville, à la fin du mois de juin 2023. À Marseille, c’est le parking du cours d’Estienne-d’Orves qui, depuis le 1er juillet dernier, est repris par la régie des parkings métropolitains. Pour la raison inverse : les recettes de la délégation ne suffisaient pas à couvrir les redevances à payer à la Métropole.

    Optimiser les redevances

    Mais les fiches techniques qui encadrent les missions d’assistance laissent peu de mystère sur le choix de la Métropole. Dans son cahier des charges, l’intercommunalité rappelle les « avantages » de la délégation de service public face à la nécessité de garder ouverts ses parkings 24h/24, sept jours sur sept, et aux investissements à réaliser, laissés à la charge des gestionnaires.

    Après avoir dû largement financer la sécurisation des parkings marseillais, renforcée à la fin du dernier mandat, la Métropole espère désormais un « retour sur investissement » en intégrant d’emblée cette question dans les futurs contrats. Il s’agit aussi de « proposer un programme de travaux pertinent et efficient » qui devra être porté par les délégataires, à l’image des 5,6 millions d’investissements réalisés en 2024 sur la totalité des parkings délégués, des travaux structurels aux dossiers sensibles de l’accessibilité et de la sécurité incendie.

    Mais surtout, la Métropole veut récupérer sa part du gâteau. En 2024, elle avait récolté 10,9 millions d’euros de redevance auprès des délégataires, répartis entre une part fixe et une part proportionnelle au chiffre d’affaires. Un mode de calcul que l’intercommunalité veut « optimiser ». Et pour cause. En creux, elle pointe du doigt les montages juridiques réalisés par les délégataires. « Même quand la société dédiée à sa propre personnalité juridique, [il y a un] manque de lisibilité des comptes, notamment des charges de structure / charges d’exploitation ainsi que des recettes », déplore une annotation oubliée dans les documents.

    « L’objectif de la Métropole est d’intégrer dans ses contrats les clauses évitant que le délégataire ne réalise des profits excessifs au détriment de l’intérêt général », résume une de fiches de mission. Pour que les bandits manchots des parkings souterrains ruissellent davantage sur des finances métropolitaines en souffrance.

  • [Pétanque jeunes] Vers un dernier sacre à Vitrolles

    [Pétanque jeunes] Vers un dernier sacre à Vitrolles

    Les 119 jeunes compétiteurs sont pour l’heure inscrit·e·s pour le championnat de dimanche à Vitrolles. 14 Benjamins, 29 Minimes, 46 Cadets et 30 Juniors sont listés.

    Attention pour les retardataires, il est toujours temps de valider votre inscription. La phase des inscriptions sera close ce jeudi 1er octobre à 16h. S’ensuivra un tirage au sort vendredi matin au siège du comité des Bouches-du-Rhône. Aucune inscription ne sera prise sur place.

    On se souvient que l’an dernier dans le fief des Boulomanes Ciotadens ils étaient 94 jeunes boulistes. Ils seront donc un peu plus nombreux ce dimanche.

    Focus sur les participants

    Benjamins : le champion Eyden Baudino (B. Pélican) et le vice-champion Wyatt Buche seront dans les rangs. avec l’objectif de se mettre une nouvelle fois en évidence.

    Minimes : finaliste l’an dernier Esaie Cortes trouvera sur sa route le trio de la B. Batarelloise, les champions de France Vincent Llinares, Clément Rigaud, Jean Navarro, mais aussi le prometteur Meysson Herlemann.

    Cadets : le tenant Nathan Alzerra (B. Batarelloise) sera au départ à la tête d’une imposante délégation de son groupe. Le danger pourrait venir entre autres de Loni Szczotkowski, qui cherchera à venger sa sœur Naïs battue en finale l’an dernier.

    Juniors : le jumelé gagnant de l’édition 2025 sera encore dans les ronds, Gianni Seignouret suivi d’Enzo Alazay de la Boule Barquaise. Un groupe qui présente un impressionnant contingent avec les Tylan Kapfer, Joseph Torrens et consorts. Le sociétaire de la Boule Gazeuse Mathys Calderon est en mesure de créer la surprise.

  • Quand le Crédit Mutuel de La Ciotat fait peau neuve

    Quand le Crédit Mutuel de La Ciotat fait peau neuve

    Pas de double sas à l’entrée, juste une porte, un peu lourde pour pénétrer dans l’agence bancaire située, rue Bouronne. Puis un premier espace doté d’automates donnant sur le bureau de réception, savamment éclairée, et des « salons », pour les rendez-vous avec les clients. « Les conseillers n’ont plus de bureau attitré », indique d’emblée Emmanuelle Ragoni, la directrice de l’agence à l’occasion de cette semaine « portes ouvertes » mise en place pour présenter les nouveaux locaux aux clients et sociétaires. Forcément, « on avait de l’appréhension lors des travaux », confie Christelle Auvré, l’une des conseillères de l’agence.

    Des aménagements « cosy »

    Le personnel travaille désormais dans un vaste « espace collaboratif ». « Plus de photos de famille sur le bureau, on le rend le soir comme on l’a trouvé le matin ! », décrit sa collègue, Caroline Chauvel. Après quelques mois de pratique, le bilan semble positif : « on ne se retrouve plus seul, cela permet d’échanger, de partager des pratiques, de voir ce que font les autres, comment ils travaillent », décrivent les deux conseillères. Les rencontres avec les clients se déroulent dans lesdits salons de différents formats, selon. Une petite révolution dans le monde feutré de la banque qui a été globalement « très bien accueillie » par l’équipe, et témoigne « de métiers en pleine évolution », souligne la directrice de l’établissement.

    Le Crédit Mutuel Méditerranée regroupe les agences de La Ciotat et de Saint-Cyr et une quinzaine de collaborateurs pour plus de 9 500 clients sur l’ensemble de la zone dont près de 8 000 particuliers, 1 200 professionnels et quelque 500 associations. L’agence de La Ciotat est un site « pilote », dans le Sud, concernant ces aménagements et ces nouvelles pratiques professionnelles.

  • À La Ciotat, le voilier toujours tanqué

    À La Ciotat, le voilier toujours tanqué

    Quant à l’enlèvement du voilier qui gît aujourd’hui sur le flanc, le « dossier » est entre les mains des services de l’État et notamment de la DDTM
    « avec lesquels la ville est en lien régulier concernant la procédure engagée », précise la Mairie. Patience et longueur de temps…

  • À La Ciotat, le tour de passe-passe permet aux transats d’échapper à l’astreinte

    À La Ciotat, le tour de passe-passe permet aux transats d’échapper à l’astreinte

    Pour la troisième fois depuis le début de l’été, les transats de La Ciotat se retrouvaient devant le tribunal administratif de Marseille, ce lundi. Un mois après la décision ordonnant aux restaurateurs de la Vague et KS13 de les retirer de la grande plage, dès le 27 août, la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) réclamait de liquider une astreinte de 50 000 euros. Les agents de l’État avaient en effet constaté à cinq reprises la présence des matelas sur le sable.

    « La défenderesse dit ce qu’elle fait et fait ce qu’elle dit », ironisait le représentant de la préfecture. La restauratrice avait en effet annoncé publiquement un nouveau service de location de matelas, faute de pouvoir les installer directement elle-même sur la plage. En stockant désormais son matériel sur sa propre terrasse, comme le confirmait son conseil, Me Benoît Jorion. Un changement suffisant pour le juge, les autres baigneurs pouvant désormais étendre leur serviette sur la zone qui était illégalement privatisée. « L’ordonnance demandait la libération du domaine public, là, le domaine public est libéré », résumait ainsi le juge administratif. « On a un enjeu important dans cette décision, la facilité par laquelle on pourrait contourner par ce subterfuge les enjeux d’occupation du domaine public », s’inquiétait le représentant de la DDTM, alors que la préfecture avait confisqué, fin juin, plus de 300 transats avant de les restituer.

    En face, Me Benoît Jorion moque le constat des agents avec « un transat qui se bat en duel tout seul » et commence à parler d’acharnement de l’État. « On a des agents qui font leur travail », coupe le juge, qui promet une décision rapide.

  • À Marseille : rassemblement en soutien à la CGT Éduc’Action 13

    À Marseille : rassemblement en soutien à la CGT Éduc’Action 13

    Rassemblement à l’appel de la CGT Éduc’Action 13 mais aussi de la CGT 13, avec le soutien d’autres organisations syndicales enseignantes comme le Snudi-FO ou la FSU-SNUipp. En cause ? La suspension de quatre enseignants d’Aubagne et de La Ciotat, militants CGT, le jour de la prérentrée, qui est qualifiée de « répression syndicale » par le syndicat.

  • Aloé garde un œil sur l’OM depuis le Luxembourg

    Aloé garde un œil sur l’OM depuis le Luxembourg

    Pur produit de la formation olympienne, Baptiste Aloé poursuit son aventure à l’étranger. Après avoir porté les couleurs de l’OM, de Valenciennes, du Beerschot VA en Belgique, du FC Arouca au Portugal, du Dinamo Bucarest en Roumanie, de l’AS Nancy-Lorraine, du SA Spinalien et, plus récemment, du RE Virton au Plat pays, le défenseur ciotaden de 32 ans a posé ses valises au Luxembourg, du côté de l’US Mondorf-les-Bains. Le club luxembourgeois, qui a terminé troisième du championnat national la saison dernière, a ainsi décroché une place au tour préliminaire de la Ligue Europa Conférence, mais a finalement dû s’incliner face à la formation géorgienne du Dinamo Tbilissi.

    Un nouveau défi pour le défenseur, séduit par le projet : « J’avais envie de rejouer en première division, au sein d’un club sain, familial et bien structuré. Avec eux, les choses se sont faites naturellement », souligne Baptiste Aloé. Une nouvelle étape dans une carrière marquée par trois accessions en première division nationale. Trois montées que le Ciotaden a vécues sans toutefois être conservé par son club à l’issue de chacune d’elles.

    Une situation qui ne l’a jamais empêché de garder un œil attentif sur son club de cœur, l’OM. « Je garde toujours ce côté marseillais, ce côté formé à Marseille. Je suis fier de mes racines », lance celui qui a disputé 15 matches sous le maillot olympien entre 2012 et 2015. Le premier d’entre eux s’est produit le 4 octobre 2012 contre le club chypriote de l’AEL Limassol en phase de poules de la Ligue Europa (victoire 5 à 1). « La veille, j’étais à l’école en pleine année du baccalauréat et le lendemain, je jouais un match de Coupe d’Europe », raconte le joueur couronné du titre de meilleur joueur du centre de formation de l’OM lors de la saison 2012-2013, conscient de la chance que lui a offert Elie Baup à l’âge de 18 ans. Depuis, il n’a plus eu l’opportunité d’en disputer un. « On ne se rend pas compte quand on le vit, mais il faut profiter de ces instants, car une carrière ça va vite », ajoute le Provençal, persuadé que l’OM ne peut pas délaisser la Ligue Europa.

    L’OM manque de banc

    « Au-delà de l’enjeu financier, la Coupe d’Europe peut aussi ramener du positif, parce qu’il y a certains matches qui sont peut-être plus faciles que d’autres. Ça peut apporter de la confiance. Surtout quand on vient d’enchaîner trois défaites en championnat », insiste Aloé, pour qui l’effectif marseillais manque cruellement de profondeur de banc. « Et en plus, il y a des joueurs d’expérience comme Bamo Meïté, Neal Maupay et Faris Moumbagna qui sont en manque de temps de jeu. Il faudrait leur en donner lors des matches de Ligue Europa pour qu’ils puissent retrouver du rythme », suggère-t-il. Mais à l’Olympique de Marseille, la pression est palpable. « Il faut se rassurer sur des choses plus simples. On m’a toujours dit que quand c’est dur, on revient aux basiques. Une fois qu’il va y avoir un déclic, ça va revenir », ajoute le Ciotaden. « Ce qui est dur à l’OM, c’est que tout le monde attend des résultats rapidement. Il faut être préparé à cela. Souvent, quand un joueur sort, il fait une carrière », estime Baptiste Aloé, en citant des garçons comme Laurent Abergel, Boubacar Kamara, Lucas Perrin et Maxime Lopez. Des joueurs qui n’ont pas pu exprimer pleinement leur potentiel lorsqu’ils portaient le maillot olympien. « C’est compliqué de répondre aux attentes de l’OM quand on a 18 ou 20 ans, surtout quand tout le monde rêve de performer en Coupe d’Europe », confie-t-il, sans penser qu’il y a des dysfonctionnements dans la formation phocéenne. « Il faut juste leur laisser du temps, mais il n’y en a jamais assez à Marseille », conclut le Néo-Luxembourgeois.

  • La Décade Malraux, dix jours de festivités et de culture à La Ciotat

    La Décade Malraux, dix jours de festivités et de culture à La Ciotat

    Pour le cinquantième anniversaire de la disparition d’André Malraux, La Ciotat organise des projections, des expositions, des rencontres littéraires mais aussi des spectacles, conférences et ateliers pédagogiques pour dix jours de célébrations à partir de jeudi 17 septembre.

    Une initiative nationale

    Une initiative portée par la Ville et en partenariat avec le Fonds de dotation André Malraux et l’association Horizons Malraux, avec la participation des communes de Ceyreste et de Roquefort-la-Bédoule. La Décade Malraux s’inscrit dans sa politique culturelle et patrimoniale fondée sur la préservation du patrimoine, la transmission des savoirs et l’accès du plus grand nombre à la culture.

    Elle est également labellisée au niveau national et s’inscrit dans la dynamique « 2026, Année Malraux », initiée par le ministère de la culture. Premier temps fort prévu donc ce jeudi avec une conférence* autour de la construction du navire scientifique André Malraux, l’inauguration de l’exposition « La construction de l’André Malraux » ainsi qu’une projection de films.

    *18h à la Maison de la Construction Navale 46, quai François-Mitterrand prolongé – La Ciotat.

    Sur inscription au 04.42.08.65.23 / 06.43.20.63.16. Durée : 1 heure 30

  • Martine Vassal met en scène l’union de la droite pour sa rentrée politique

    Martine Vassal met en scène l’union de la droite pour sa rentrée politique

    Union de la droite. C’était le mot d’ordre de la rentrée politique de la présidente (DVD) du Département, Martine Vassal. Ce dimanche, au domaine de la Tour de La Ciotat, 80 maires et 200 élus de droite des Bouches-du-Rhône sont venus partager un aïoli et afficher une union de façade devant deux mille cinq cents participants. Car la droite affiche ses divisions pour les élections sénatoriales du 27 septembre. Trois listes ont été déposées ce vendredi. Mais malgré ce climat à couteaux tirés, le président de la Région, Renaud Muselier (Ren.) second sur la liste conduite par Brigitte Devésa, soutenue par la majorité sénatoriale de droite LR, Valérie Boyer, tête de liste soutenue, elle, par le président du parti LR Bruno Retailleau et Hervé Granier, maire de Gardanne, tous candidats sur trois listes adverses, étaient présents derrière Martine Vassal.

    C’est donc avec une droite qui apparaît unie derrière elle que la présidente du Département a tenu son discours de rentrée. Le premier depuis sa défaite aux municipales de Marseille. Si elle s’est dite « triste et en colère de voir que la droite n’a pas réussi à s’unir pour les sénatoriales », elle a officiellement apporté son soutien à la liste de Brigitte Devésa et de Renaud Muselier. Mais ce dimanche, l’objectif est clair : mettre en scène l’unité. « Ça fait chaud au cœur de les voir autant rassemblés », s’émeut la présidente du Département. Pour elle, sa famille politique « n’a pas le droit d’être en conflit ou d’être en opposition. Pour les prochaines élections départementales, il n’y aura qu’une candidature et pour les régionales aussi, clame-t-elle. Parce que c’est obligatoire pour tout ce que l’on a fait. » Il reste deux ans pour y travailler.

    « On espère n’avoir qu’un candidat à la présidentielle »

    Pour la présidentielle, « on espère n’avoir qu’un seul candidat pour ne pas tomber dans l’un ou l’autre extrême ». précise Martine Vassal. Pour Sylvain Di Giovanni, ancien président du mouvement Marseille Provence Unie « la droite a gagné lorsqu’elle a été unie ». Selon Martine Vassal, son camp politique devra « trouver des voies pour ne pas charger davantage ni les entreprises ni les habitants et donc réduire les dépenses en faisant des économies d’échelle ». Un cap qui fait l’unanimité à droite.

  • Des collégiens à la découverte de l’info à La Ciotat

    Des collégiens à la découverte de l’info à La Ciotat

    Accueillie par Élisabeth Édouard, la principale du collège Alice-Guy, ce jeudi à La Ciotat, Martine Vassal (DVD) constate l’ampleur de la rénovation de l’établissement : un investissement du conseil départemental de près de 14 millions d’euros d’investissements, a notamment permis la création d’une salle polyvalente, la réhabilitation des bâtiments et l’amélioration de leur isolation thermique. L’établissement abrite un « micro-collège » destiné aux élèves décrocheurs. L’occasion pour Martine Vassal de rappeler son soutien au dispositif.

    C’est déjà l’heure de la distribution des ordinateurs. Dans les yeux des 6es, c’est un peu Noël en septembre. « C’est un matériel d’une valeur de 600 euros, il faut en prendre soin », insiste Martine Vassal tout en présentant la carte « CJeune » qui contient 150 euros, destinée à financer une licence sportive, à acheter des livres ou des places de spectacle. « Elle sera rechargée chaque année jusqu’à vos 25 ans », annonce la présidente du conseil départemental. « C’est vieux 25 ans non ? », interroge-t-elle les 6es, dans un sourire. « Non, vieux c’est 40 ans », répond un élève.

    Hilarité garantie chez les élus présents : le maire de La Ciotat, Alexandre Doriol (DVD), Béatrice Bonfillon-Chiavassa, maire de Fuveau et conseillère départementale chargée des collèges et son homologue de Ceyreste et conseiller départemental, Patrick Ghigonetto… lui-même ancien élève de l’établissement « l’année dernière », plaisante Martine Vassal.

    À leurs côtés, le président de La Marseillaise, Léo Purguette, représente le club de la presse pour évoquer le prix « Collégiens 13 info ». Mais avant que l’échange ne s’engage, une question brûle les lèvres d’un jeune ciotaden : « Est-ce que dans La Marseillaise vous parlez de l’OM ? ». « Oui, presque tous les jours on parle de l’OM : les matches, les supporters, le mercato… Donc en ce moment on parle du club et on le critique aussi… », indique Léo Purguette.

    Martine Vassal saisit le ballon rond au bond : « il n’y a pas que l’OM que La Marseillaise critique… mais c’est la liberté de la presse, c’est ce que vous allez découvrir ».

    Citoyens en devenir

    L’échange se poursuit au CDI où est installé un grand portrait de Christophe Gleizes. « C’est l’un de nos confrères qui est injustement détenu en Algérie pour avoir simplement exercé sa profession », explique le président de notre titre aux collégiens en rappelant que le club de la presse exige sa libération et que son portrait a été placé sur la façade des Archives départementales pour qu’on ne l’oublie pas.

    « La liberté de la presse, le pluralisme, sont indispensables à la démocratie. Au collège, vous ne venez pas simplement étudier pour avoir un métier plus tard, vous êtes des citoyens en devenir », insiste Léo Purguette, convaincu que la meilleure manière d’être immunisé contre les fakes news, c’est de participer soi-même à la fabrique de l’info. C’est dans cet esprit que le collège Alice-Guy va concourir aux côtés de 17 autres établissements des Bouches-du-Rhône au prix « Collégiens 13 info » avec son journal Le Petit Ciotaden mais aussi une émission de radio rendue possible par la remise du matériel nécessaire par le conseil départemental.