Tag: Jeux Olympiques

  • Marseille lance un dispositif en faveur de l’inclusion par le sport

    Marseille lance un dispositif en faveur de l’inclusion par le sport

    L’entrée dans le mois d’octobre correspond au début du Mois de l’inclusion par le sport. Ce dispositif est lancé pour la première fois à Marseille et il est unique en France. Dans la continuité des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024, la Ville met en avant toutes les catégories de l’inclusion (handicap, jeunesse, citoyenneté, santé, égalité hommes-femmes etc.) avec le sport comme levier d’unité.

    Les 31 jours de l’événement sont portés par les associations Courir pour la mémoire et Marseille en rose, ainsi que les clubs Algernon et le SCO Sainte-Marguerite. Ces quatre structures ont reçu l’aide de la Direction régionale des finances publiques pour organiser ce mois de partage. Quatre temps forts viendront rythmer octobre, dirigés par les quatre encadrants cités.

    Une réunion sur la santé et la lutte contre le cancer du sein (4 et 5 octobre), des tables rondes et des courses réalisées par Algernon et Courir pour la Mémoire, les 11, 12 et 17 octobre et 23 novembre. Le dimanche 26 octobre, des jeunes de quartiers prioritaires pourront courir l’emblématique semi-marathon Marseille – Cassis, grâce à des dossards donnés dans le cadre du Mois de l’inclusion par le sport. Pour lancer les hostilités, ce jeudi entre 10h et midi, un Forum de l’inclusion par le sport se déroulera au siège de La Provence, partenaire du dispositif.

  • Ces millions manquants de la marina olympique

    Ces millions manquants de la marina olympique

    La magie des épreuves olympiques en rade de Marseille passée, reste désormais l’addition. Et son partage. Mais, alors que les coûts du réaménagement de la marina du Roucas-Blanc ont flambé, les financements publics n’ont pas suivi, laissant une ardoise se chiffrant jusqu’à près de 11 millions d’euros pour la Ville de Marseille, alerte un rapport de la chambre régionale des comptes (CRC) présenté, ce vendredi, dans l’hémicycle municipal.

    C’est que l’inflation est passée par là, sans compter les nombreux ajustements de chantier. Ainsi, pour la partie terrestre, l’accord signé avec la Société de livraison des ouvrages olympiques (Solideo) en 2020 prévoyait un chantier à 25 millions d’euros. La note finale s’élève à 31,3 millions d’euros, une augmentation d’un quart du coût initial entre révision des prix (2 millions d’euros) et dépenses additionnelles pour le stockage provisoire des équipements nautiques, le relogement des activités maritimes (2,5 millions d’euros).

    Côté mer, les demandes supplémentaires du comité d’organisation des Jeux olympiques, ainsi que les révisions des prix, ont chacune ajouté plus d’un million à l’ardoise, sans compter les études supplémentaires nécessaires. Et le bassin s’étant ré-ensablé au fil des travaux, il a également fallu réaliser un nouveau dragage, d’un coût de 1,2 million d’euros. Quelque 4 millions de surcoûts se sont ainsi ajoutés au fil de l’eau, entre 2022 et 2024, portant ce chantier maritime à près de 15 millions d’euros.

    La CRC porte au final l’addition de ce chantier olympique à 45,6 millions d’euros en 2024. Sans que le partage de la charge ne suive. « En dépit de ces hausses des dépenses, la répartition des financements publics n’a pas évolué depuis 2022 », s’alarme le rapport, pointant que seuls 34,6 millions d’euros de financements avaient été confirmés en mars 2025. Et les magistrats de sortir la calculatrice : « Au total, un écart de 10,95 millions d’euros hors taxes apparaît entre l’ensemble des dépenses du projet de réaménagement de la marina du Roucas-Blanc et les financements confirmés. » Un écart qui tomberait à 4 millions d’euros si toutes les subventions promises tombaient finalement, en particulier les 2,8 millions de dotation de soutien à l’investissement local de l’état, dont la première moitié n’était qu’en cours d’engagement en juillet. Mais, quoi qu’il en soit, cette charge risque de retomber sur la municipalité marseillaise.

    En fin de séance

    Cela d’autant plus que les 3 millions d’euros espérés du Fonds européen de développement régional (Feder) n’arriveront jamais. « La commune n’a constaté qu’en 2023 que le projet était inéligible à ce fonds », glisse le rapport. « On ne peut pas nous reprocher d’avoir essayé de travailler sur cette source de financement, se défend l’élu (EELV) délégué aux fonds européens, Fabien Perez. On a travaillé, mais on ne savait pas. »

    La Ville de Marseille a bien demandé à l’état de réunir les différents financeurs pour que chacun fournisse une aide supplémentaire. « En juillet 2025, ces propositions n’avaient pas reçu de réponse », note sobrement le rapport de la CRC. Interrogé à ce sujet à de multiples reprises par la presse, le président du groupe Printemps marseillais, Pierre Huguet (G.s), rappelle : « C’est un équipement salué par l’ensemble des Marseillais. L’objectif à terme, c’est qu’une classe d’âge puisse profiter d’un stage d’apprentissage de la voile dans sa scolarité. » Mais les réponses sur le financement, insiste-t-il, ne seront apportées qu’en conseil municipal vendredi. Cela tombe bien : le rapport a été glissé à la toute fin de l’ordre du jour.

  • La Marseillaise Camille Cerutti en pleine préparation avant l’hiver

    La Marseillaise Camille Cerutti en pleine préparation avant l’hiver

    Venir de Marseille et dévaler les pistes des plus grandes compétitions internationales de ski, c’est bien possible. Camille Cerutti en a fait son métier. La skieuse de la cité phocéenne est actuellement à Ushuaia, en Argentine, pour préparer au mieux la saison à venir. En point d’orgue de cet hiver, les Jeux olympiques de Milan – Cortina d’Ampezzo (6-22 février 2026). Pour cela, le programme de la préparation estivale était chargé. Un court passage par l’Insep, un stage sur les skis à Zermatt (Suisse) et de la fonte soulevée au centre national d’entraînement, à Albertville. Tout ceci en quelques semaines, avant de s’envoler pour l’hémisphère sud et « s’orienter vraiment sur le ski ». « Nous avons de bonnes conditions. C’est toujours très sympa d’aller en hémisphère sud, car les conditions sont différentes. On se régale tous les jours », raconte la descendeuse de l’équipe de France.

    Les Bleues ne sont pas venues en Terre de Feu pour les couchers de soleils rouge sanguine ou les paysages carte postale, mais bien pour du foncier. Un mois d’entraînement, pas de compétition, pour travailler et se rapprocher progressivement du début de l’hiver.

    Les Jeux olympiques sont, aussi, forcément dans un coin de sa tête. Les précédents, à Pékin (2022), étaient une découverte pour elle, avec des émotions passant d’un extrême à l’autre. « Il y a 4 ans, je n’étais pas prévue pour participer aux JO. C’était une surprise de les faire. Là, c’est différent, parce que c’est vraiment un objectif à part entière. De la revanche ? Complètement. De l’excitation aussi, car je sais que je n’ai pas vécu les premiers de la meilleure des manières. J’ai envie de réécrire l’histoire et rentrer chez moi fière. Et en un seul morceau aussi (rires). » En effet, la Marseillaise avait lourdement chuté lors de la descente des JO chinois. Rupture du ligament croisé antérieur du genou et ménisques touchés, pour sa première expérience mondiale.

    « On est prêt à prendre beaucoup de risques »

    Au cours du mois de septembre, en Amérique du Sud, le ski a malheureusement rappelé qu’il était un sport dangereux. Alors que Camille Cerutti et ses coéquipières se trouvaient à l’entraînement, l’Italien Matteo Franzoso a trouvé la mort plus au nord, à la Parva (Chili), lors d’un accident. Une chute violente, avec un choc à la tête. Il est décédé quelques jours plus tard, à la veille de son 26e anniversaire. « On l’a appris assez vite, raconte la Marseillaise, la gorge nouée. On a su pour la gravité de la chute. C’est quelque chose de terrible, on essaie de se remettre de ça et je ne sais pas si on y arrivera un jour. »

    La Fédération internationale de ski (FIS) tente de prendre des dispositions (airbags, sous-vêtements anti-coupures), mais le risque zéro n’existe pas. Matteo Franzoso est le troisième skieur à mourir sur les spatules, ces douze derniers mois, après Matilde Lorenzi et la Française Margot Simond. Camille Cerutti, 27 ans, témoigne fait de vivre avec ce risque : « C’est compliqué notre sport. On occulte le fait que l’on peut mourir de ça. On est prêt à prendre beaucoup de risques, se faire mal, moi je n’ai aucun problème avec le fait de se blesser. Mais de là à se tuer en faisant ce que l’on aime… »

    Pour la suite de l’automne, le programme est encore flou. Ski à Ushuaia jusqu’au 1er octobre, puis de nouveau de l’entraînement en Europe avant d’attaquer la compétition. Les conditions de neige fixeront les dates de stage. Pour Camille Cerutti, l’objectif est de valider sa place aux Jeux et vivre sa seconde expérience olympique.