Tag: Jeux Olympiques

  • Ces Provençaux racontent leurs Jeux olympiques d’hiver

    Ces Provençaux racontent leurs Jeux olympiques d’hiver

    Camille Cerutti (27 ans), ski alpin, Marseille

    « Je l’ai vécu une fois dans ma vie »

    Camille Cerutti a réalisé l’un des meilleurs résultats provençaux de ces Jeux. La skieuse de Marseille, licenciée à Risoul (Hautes-Alpes), a pris la 8e place du super-G olympique, à Cortina d’Ampezzo. À une demi-seconde du podium, elle a vu sa coéquipière Romane Miradoli s’emparer de la médaille d’argent. « Cette 8e place, elle concrétise beaucoup de choses, mais c’est surtout que ça confirme un peu aussi tout ce que j’ai vécu depuis le début de la saison. Ça me fait un deuxième top 10. »

    La cérémonie d’ouverture a été un moment fort pour la skieuse de 27 ans. Une première pour elle, après des JO de Pékin passés sous masques et tests Covid. « On ne pouvait pas être présent sur Milan et j’avais un peu peur au fond de moi que ça ne me fasse pas le même effet qu’une vraie cérémonie d’ouverture. En étant dedans, c’était tout comme et j’avais ma famille sur le bord. C’était sympa de me dire que mes grands-parents ont pu voir ça à la télé et je l’ai vécu une fois dans ma vie, donc c’était vraiment sympa. » Juste après la fin de ses Jeux, Cerutti a sauté dans un avion direction Andorre pour deux jours d’entraînements. Des courses doivent se disputer dans la Principauté cette semaine. « J’ai trois courses ce week-end et trois autres le week-end d’après, donc ce sera deux semaines assez chargées », décrit-elle. Pour boucler correctement ce qui est déjà la meilleure saison de sa carrière.

    Marie Duaux (21 ans), ski de bosses, La Seyne-sur-Mer

    « J’ai tellement hâte de voir ces Jeux en France »

    Les JO étaient une grande découverte pour Marie Duaux. La spécialiste du ski de bosses, née à La Seyne-sur-Mer en 2004, vivait sa première expérience olympique sur la piste de Livigno. « Super contente et soulagée » à l’annonce de sa sélection, elle a vécu sans réserve son aventure. À commencer par une cérémonie d’ouverture en petit comité. « C’était bien parce qu’on était avec tout le groupe français, mais en soi, ce n’était pas non plus oufissime, parce qu’on n’a pas non plus vu tout le show en amont, comme on était à Livigno. Le highlight de ma soirée, à ce moment-là, c’était juste, entre guillemets, défiler, et c’était 20 mètres dans la neige. »

    D’abord déçue de son épreuve individuelle, la skieuse de Megève (Haute-Savoie) s’est rassurée sur celle en duel. Une bonne prestation et beaucoup d’expérience prise lors de sa compétition. « Je suis encore jeune et j’ai tellement hâte de voir ces Jeux en France. Déjà à Livigno c’était très bien, je me dis qu’en France avec toute l’équipe, les amis, les supporters, ça va être encore mieux. » Marie Duaux a également pu expérimenter les Jeux en tant que spectatrice, « pour voir [s]on amie Kim Dumont Zanella en big air », mais aussi suivre les compétitions hommes de ski de bosses et le snowbardcross. Désormais, pour elle, place à la fin de la Coupe d’Europe puis la dernière étape de la Coupe du monde qui aura lieu en Azerbaïdjan. Avant de penser plus fort à 2030.

    Enzo Cantagallo (27 ans), hockey sur glace, Marseille

    « Un peu comme des enfants »

    Si l’équipe de France de hockey sur glace n’a pas brillé lors du tournoi olympique, le Spartiate Enzo Cantagallo a pu découvrir le plus haut niveau mondial. La glace étant basée à Milan, les hockeyeurs ont assisté à la cérémonie d’ouverture, dans l’antre de San Siro. Pour leur plus grand bonheur. « C’était vraiment impressionnant, tout le monde était excité par l’événement dans un stade mythique comme celui-ci. On a pu voir la deuxième partie du spectacle de l’intérieur, après avoir fait le défilé des athlètes, donc c’était génial », rapporte-t-il.

    Finalement, les Bleus ont pu vivre l’expérience olympique pleinement, puisqu’ils faisaient partie des premiers à débarquer en Lombardie. « On était un peu comme des enfants au début. On est arrivés 10 jours avant le début de la compétition donc on a eu le temps de s’acclimater, découvrir un peu les différents endroits du village et vraiment profiter au maximum. » Sans victoire lors du tournoi, la France a beaucoup appris de leurs adversaires. Avec des matches d’une intensité hors normes pour le groupe français. Enzo Cantagallo raconte : « Toutes les équipes contre lesquelles on a joué avaient des stars NHL [la ligue nord-américaine de hockey, Ndlr]. Ce n’est pas quelque chose qu’on a l’habitude de faire tous les jours, donc c’était vraiment une super expérience. » Et le Marseillais est déjà de retour avec les Spartiates, pour le sprint final de la saison.

  • [Entretien] Renaud Muselier : « Il faut élever le niveau d’organisation »

    [Entretien] Renaud Muselier : « Il faut élever le niveau d’organisation »

    La Marseillaise : Quels enseignements tirez-vous des JO de Milan ?

    Renaud Muselier : Que nous avons plusieurs atouts : l’expérience des JO de 2024, les premiers Jeux décentralisés ont été faits en Italie. Les Italiens ont souffert, mais ils ont réussi des jeux exceptionnels ! Et à ce titre, la matrice d’organisation du CIO va nous faire gagner du temps. Et enfin : le succès de ces Jeux montre l’appétence mondiale du public et des sportifs, des Fédérations, des Ligues… C’est un succès populaire majeur. Cela va nécessiter d’élever notre niveau d’organisation, la leçon c’est que c’est dur, c’est compliqué, mais on va le faire !

    Le comité d’organisation traverse une crise, qu’en pensez-vous ?

    R.M. : Je ne suis pas inquiet car la totalité du dispositif est mise en place : la loi olympique, le budget, une perspective d’héritage, les différentes structures (Dijop, Solidéo, Cojop). On a un problème de l’ordre des ressources humaines à traiter : il faut un Directeur général opérationnel, un responsable de la livraison, un autre de la planification… Je ne suis pas inquiet parce que tous les fondamentaux sont placés. Il y a des soubresauts, il y en a un là, il y en aura d’autres plus tard…

    Les habitants des Alpes demandent de la concertation autour des JO

    R.M. : Je l’entends. On a créé un parlement des Jeux dans lequel on écoute tout le monde et des commissions pour apporter des réponses. Pour les Alpes, cela va permettre d’avoir un train digne de ce nom et le traitement de points noirs routiers, ce que nous n’aurions pas pu faire sans les Jeux. Et il y aura de la concertation dans le cadre des projets. Après, je constate qu’aucun candidat engagé dans les combats légitimes et normaux des élections municipales dans les communes concernées ne dit « non » aux Jeux… Cela témoigne de leur popularité.

  • D’immenses défis

    D’immenses défis

    Comment faire entrer les Jeux olympiques d’hiver2030 portés par les Régions Sud et Auvergne-Rhône-Alpes, dans une nouvelle ère ? L’équation est compliquée. Notre région, soumise de plein fouet aux effets du dérèglement climatique, se doit d’être un modèle d’adaptation. Et la « nécessaire » neige artificielle, produite pour toutes les compétitions de descente, renvoie à un modèle économique de l’exploitation de la montagne en passe d’être révolue. À moins de vouloir sauver des saisons touristiques à n’importe quel prix dans les prochaines décennies.

    Pérennité et usage

    C’est un des paradoxes de l’organisation des prochains JO dans les Alpes françaises. Sur plusieurs sites, avec ses lignes de train et des transports décarbonés, avec la volonté de devenir un « modèle de sobriété ». L’autre aspect, et non des moindres, tient à l’héritage des Jeux. Les habitants de la région sont dans l’attente d’un véritable « bond en avant » sur la question des transports, que ce soit sur le littoral ou en altitude. La rallonge budgétaire allouée à la faveur des JO pour notamment la Ligne nouvelle de Marseille à Nice, pourrait donner un nouveau souffle fortement attendu pour décongestionner un trafic routier toujours plus dense… Reste enfin les infrastructures. Non seulement pour accueillir les compétitions olympiques pendant une quinzaine de jours mais pour en assurer à la fois la pérennité et l’usage durant des années. Les défis sont multiples et immenses et ces JO exigeront une concertation permanente avec l’ensemble des acteurs. Sous peine de disqualification !

  • Milan passe le relais aux Alpes françaises

    Milan passe le relais aux Alpes françaises

    Après l’attribution de la 116e et dernière médaille d’or aux hockeyeurs américains dans l’après-midi, la cérémonie de clôture des JO de Milan-Cortina a démarré dimanche soir dans le cadre antique des Arènes de Vérone, mettant à l’honneur la « beauté en action » dans un hommage aux arts italiens et à la beauté du geste sportif.

    La Norvège a terminé les JO en tête du classement des nations avec 41 médailles. La France, qui a largement dépassé son précédent record (15 médailles), termine au 6e rang, avec 23 podiums.

    Clôture à Vérone

    Place à l’art ! Le sport a laissé la place à l’art et au spectacle, à Vérone, connue du monde entier comme le lieu du drame de Roméo et Juliette, pour terminer en beauté la quinzaine olympique italienne, avec notamment la traditionnelle parade des athlètes. La biathlète Lou Jeanmonnot, qui a remporté quatre médailles, dont deux en or, portait le drapeau « bleu, blanc, rouge » avec le fondeur Mathis Desloges, qui repart des Jeux avec trois médailles d’argent.

    Comme de tradition, la soirée a servi de trait d’union avec les prochains Jeux d’hiver qui auront lieu dans quatre ans, du 1er au 17 février 2030, dans les Alpes françaises.

    Pour acter la passation entre les deux éditions, le drapeau olympique a donc officiellement été remis aux Alpes françaises, avant l’extinction des vasques olympiques. Une cérémonie qui constitue une petite parenthèse enchantée pour le Comité organisateur des Jeux (Cojop), présidé par Edgar Grospiron et empêtré dans une crise de gouvernance. Dans tous les cas, « c’est un grand moment, un grand moment d’émotion parce que nous ramenons les Jeux olympiques à la France et dans les Alpes françaises ! », nous a confiés Renaud Muselier, le président (Ren.) de la Région Sud. « Les Jeux reviennent à la maison ! », s’est exclamée samedi Marina Ferrari, la ministre des Sports avant même la transmission du flambeau. « Les sites éclatés nous inspirent pour offrir aux Alpes françaises 2030 des infrastructures et une expérience athlète exemplaires », appuie-t-elle. Le drapeau olympique fera son « grand retour » en France lundi à Albertville (Savoie) lors d’une grande soirée sons et lumières, en présence annoncée des médaillés des Jeux italiens.

  • JO : Desloges n’a pas délogé l’indétrônable Klaebo

    JO : Desloges n’a pas délogé l’indétrônable Klaebo

    Le fondeur norvégien Johannes Klaebo a égalé le record de huit médailles d’or aux Jeux olympiques d’hiver, tous sports confondus, en s’adjugeant un troisième titre lors des JO de Milan-Cortina, dans le 10 km individuel libre, où le Français Mathis Desloges a décroché l’argent pour la 2e fois. L’insatiable Klaebo rejoint donc au sommet de l’Olympe trois compatriotes : les ex-fondeurs Marit Bjoergen et Bjoern Daehlie et l’ancien biathlète Ole Einar Bjoerndalen. Il lui reste encore trois courses au programme dont deux par équipes pour tenter de battre ce record. Desloges, pour sa part, continue de surprendre. Avant lui, seul un fondeur français avait décroché une médaille d’argent individuelle lors des JO, Roddy Darragon, deuxième du sprint des Jeux de Turin il y a vingt ans.

    « C’est dingue, je n’en reviens pas. Je sais que je n’ai jamais skié aussi vite de ma vie. C’est le ski de fond français qui monte de jour en jour. Aujourd’hui on a montré qu’on était à la hauteur et qu’on faisait partie des meilleures nations du monde. On vous attend nombreux dimanche, car le relais on va y aller, et ça va faire médaille », a-t-il réagi au micro de France Télévisions. « Je savais que j’avais les jambes pour la médaille. Médaille d’argent, je reviendrai pour l’or, je vais m’entraîner dur pour être le meilleur », a poursuivi le jeune Français.

  • Le nouveau sacre olympique du grand Quentin Fillon Maillet

    Le nouveau sacre olympique du grand Quentin Fillon Maillet

    Le biathlète français Quentin Fillon Maillet est devenu vendredi champion olympique du sprint (10 km) sur le site d’Anterselva, décrochant à 33 ans son quatrième titre olympique, après la poursuite et l’individuel en 2022 et le relais mixte en 2026.

    Auteur d’un 10/10 derrière la carabine, Quentin Fillon Maillet a devancé les Norvégiens Vetle Christiansen (+13 sec 7) et Sturla Laegreid (+15.9), son compatriote Émilien Jacquelin échouant à deux dixièmes de seconde de la médaille de bronze (+16.1).

    Éric Perrot, vice-champion olympique de l’individuel et leader de la Coupe du monde, s’est classé 9e, à un peu plus d’une minute de Fillon Maillet (8 sur 10 au tir). Avec le 7e podium de sa carrière aux Jeux, « QFM » apporte la 10e médaille à la délégation française aux JO-2026 de Milan-Cortina.

    Quentin Fillon Maillet avait été l’homme des Jeux olympiques de Pékin en 2022. Sur le site en altitude de Zhangjiakou (1 700m), il était monté sur cinq des six podiums en jeu, avec l’or sur l’individuel (20 km) et la poursuite (12,5 km), et l’argent sur le relais mixte (4×6 km), le relais masculin (4×7,5 km) et le sprint (10 km).

    En trois courses disputées à Anterselva, il a déjà pris deux fois l’or en relais mixte (associé à Éric Perrot, Lou Jeanmonnot et Julia Simon) et avait pris la 8e place de l’individuel pénalisé par ses quatre fautes au tir, avec une forme exceptionnelle sur les skis.

    Favori de la poursuite dominicale

    « C’est énorme. Les émotions sont différentes d’une course en confrontation, parce que quand je franchis la ligne, je ne suis encore sûr de rien et ça se concrétise petit à petit. Ce résultat je le dédie à ma compagne car on attend un enfant tous les deux. Elle m’a soutenu toute cette période », a expliqué Fillon Maillet au micro de France Télévisions.

    « C’est dingue, deuxième titre pour ces JO, c’est extraordinaire. Je savais quoi exactement faire aujourd’hui. J’avais du calme, de la sérénité, j’ai pris plaisir à courir », a-t-il ajouté.

    Entre Pékin et Milan-Cortina, il a connu une olympiade compliquée, avec seulement deux victoires en Coupe du monde, mais s’est rappelé au bon souvenir de ses rivaux cette saison, en remportant la poursuite d’Ostersund (Suède) en début de saison. Il a progressivement réglé son problème sur le tir couché, trouvant des solutions avec l’entraîneur du tir, Jean-Pierre Amat.

    Dimanche (11h15) à Anterselva, « QFM » partira en tête de la poursuite, format qui conserve les écarts et le classement du sprint, en quête d’un cinquième titre olympique, pour se rapprocher à une unité de Martin Fourcade, Français le plus titré des Jeux olympiques d’hiver, qui récupérera sa sixième médaille d’or en début d’après-midi sur le site du nord de l’Italie. Fillon Maillet légende parmi les légendes.

    P.G. avec AFP

    Dernière chance pour Odermatt

    Quatrième de la descente, en argent sur le combiné par équipes et en bronze sur le super-G, Marco Odermatt a une dernière chance, ce samedi, de décrocher l’or olympique à Bormio, en géant, épreuve dont il est le champion en titre (à partir de 10h).

    Il y a une semaine encore, on promettait au Suisse n° 1 mondial en ski alpin une razzia à Bormio. Mais après trois épreuves, les comptes n’y sont pas et Marco Odermatt skie toujours après un deuxième titre olympique, quatre ans après celui décroché en géant en 2022.

  • JO : l’argent du bonheur pour Romane Miradoli en ski alpin

    JO : l’argent du bonheur pour Romane Miradoli en ski alpin

    L’Italienne Federica Brignone a décroché à 35 ans son premier titre olympique en remportant le super-G à Cortina d’Ampezzo où Romane Miradoli a terminé en argent pour offrir au ski alpin français sa première médaille des JO-2026.

    Dix mois après une double fracture du tibia-péroné de la jambe gauche, Brignone a réussi un exploit immense en devançant Miradoli (+ 41/100e) et l’Autrichienne Cornelia Huetter (+ 52/100e). Il s’agit de la 8e médaille pour la délégation française aux JO de Milan Cortina.

    Dans des conditions pas idéales, avec du brouillard en haut de la piste Olimpia delle Tofane, Brignone a montré toute sa classe sur les skis, à l’attaque du début à la fin tout en restant précise dans les courbes piégeuses du tracé qui ont pourtant poussé beaucoup de skieuses à la faute.

    N.1 mondiale l’hiver dernier, sacrée championne du monde en géant, l’autoproclamée « Tigresse » a écrit jeudi l’une des plus belles pages de sa carrière déjà immense, dix mois après sa grave blessure à la jambe gauche.

    Brignone avait déjà réussi son pari en défilant le 6 février en tête de la délégation italienne lors de la cérémonie d’ouverture, quinze jours seulement après sa reprise de la compétition, avant de terminer 10e dimanche de la descente olympique.

    Cerutti dans le top 10

    du jour

    En franchissant la ligne d’arrivée en tête jeudi, Brignone a longuement salué le public local, aux anges, avant de s’installer avec émotion dans le « hot seat » de la leader provisoire. Si la course n’était alors pas encore gagnée, elle a ensuite vu toutes les grandes favorites partir à la faute.

    La médaillée d’or américaine de la descente Breezy Johnson, la médaillée d’argent allemande Emma Aicher et la médaillée de bronze italienne Sofia Goggia… toutes se sont fait piéger et ont été contraintes à l’abandon. De quoi laisser de la place aux solides outsiders, Romane Miradoli en tête, qui a réussi la course de sa vie jeudi.

    La skieuse de Flaine, 31 ans, savait depuis le début de l’hiver et sa 2e place à Saint-Moritz qu’elle pouvait rivaliser avec les meilleures en super-G, discipline où elle réussit mieux à laisser filer les skis qu’en descente (16e dimanche de la descente).

    Avec sa médaille d’argent, elle débloque le compteur de médailles pour le ski alpin français, au lendemain de la frustrante 4e place de Nils Allègre en super-G à Bormio, qui a échoué à trois centièmes du bronze. La passionnée de parapente n’était pas la seule Française dans le top 10, ce jeudi. La Marseillaise Camille Cerutti a réalisé le deuxième meilleur résultat de sa carrière à l’occasion de cette course. La skieuse de 27 ans a signé le 8e temps. « Ce matin [hier], je me suis levée avec une seule idée en tête : garder le sourire et skier à 100%. C’est chose faite », a-t-elle écrit sur Instagram.

    P.G. avec AFP

    Nouvelle pluie de médailles ?

    Le programme de ce vendredi est riche et pourrait sourire aux Bleus. Dès le matin, les fondeurs sont de retour pour l’individuel libre, où le Norvégien Johannes Klaebo n’est pas aussi maître. Le sprint hommes de biathlon a lieu à 14h, avec Éric Perrot parmi les favoris.

    La dense équipe de France de snowboardcross féminin joue les médailles dans la foulée, avec plusieurs cordes à son arc. Dans la soirée, Adam Siao Him Fa va jouer un podium olympique, après sa 3e place sur le programme court de patinage artistique.

  • Biathlon : Julia Simon sacrée championne olympique devant Jeanmonnot

    Biathlon : Julia Simon sacrée championne olympique devant Jeanmonnot

    Avec une seule faute sur le pas de tir (19/20), mercredi lors de l’individuel, Julia Simon a devancé sa compatriote Lou Jeanmonnot (18/20). Il s’agit de la 2e médaille d’or de la délégation française aux JO-2026, après la victoire du relais mixte de biathlon, et le 6e podium depuis le début des Jeux à Milan-Cortina.

    La consécration olympique pour la Savoyarde intervient quatre mois après sa condamnation à trois mois de prison avec sursis et 15 000 euros d’amende pour vol et fraude à la carte bancaire, pour avoir notamment utilisé la carte bancaire de son équipière Justine Braisaz-Bouchet. En franchissant la ligne d’arrivée, elle a mis son index droit sur la bouche. « J’aimerais qu’on me foute la paix » avec cette condamnation, a déclaré Simon peu après au micro d’Eurosport.

    « Je pense que je n’ai plus rien à prouver à personne, maintenant j’aimerais qu’on me laisse faire mon biathlon », a-t-elle ajouté, assurant que « la page a été tournée au sein de l’équipe ». « Je ne me suis jamais affolée, je ne suis pas du tout stressée sur ces Jeux, je prends un kif énorme », a-t-elle déclaré au micro de France Télévisions. « J’ai super bien construit cette course, j’ai très bien skié, j’avoue que les derniers tours il y avait Franzi [Preuss, finalement 10e, Ndlr] devant moi et quand on me disait que cela se jouait aussi avec elle, je me disais elle va bien louper une balle et me laisser cette chance-là. »

    Doublé pour Simon

    Décuple championne du monde dont quatre fois sur des courses individuelles, Simon est venue à Anterselva pour chercher l’or olympique qui manquait à son immense palmarès. En deux courses dans le nord de l’Italie, elle en a pris deux avec le titre du relais mixte avec Eric Perrot, Quentin Fillon Maillet et Lou Jeanmonnot, et avec l’individuel de mercredi.

    Elle dispose du plus beau palmarès du biathlon féminin français avec, en plus de ses médailles aux Mondiaux et aux JO, un gros globe de cristal remis à la lauréate de la Coupe du monde de biathlon, en 2023.

    Leader actuelle de la Coupe du monde et attendue sur le podium de l’individuel, Lou Jeamonnot a pris la médaille d’argent, sa meilleure performance sur des courses individuelles en grands championnats, malgré deux fautes sur le pas de tir et deux minutes de pénalité. Les Bleues retrouveront la piste olympique italienne samedi lors de l’épreuve du sprint (7,5 km).

    Classement de l’individuel :

    1. Julia Simon (FRA) 41:15.6 (1 tour de pénalité)

    2. Lou Jeanmonnot (FRA) à 53.1 (2)

    3. Lora Hristova (BUL) 1:04.5 (0)

    4. Vanessa Voigt (GER) 1:17.4 (0)

    5. Dorothea Wierer (ITA) 1:33.9 (1)

    6. Camille Bened (FRA) 1:36.7 (1)

    7. Lea Meier (SUI) 1:37.4 (1)

    8. Janina Hettich-Walz (GER) 2:03.3 (2)

    9. Linn Gestblom (SWE) 2:12.6 (2)

    10. Franzi Preuss (GER) 2:19.9 (2)

    Deux Chollet pour le prix d’un

    Planche aux pieds, les jeunes frères Aidan et Jonas Chollet ont tout pour briller jeudi en snowboardcross à Livigno et se verraient bien revenir des JO avec une médaille autour du cou. « Ce serait fou, incroyable », lâche enthousiaste Jonas, 17 ans seulement, quand on lui demande s’il se voit déclencher, lui et son aîné, une version hivernale de la « Lebrunmania » en cas de succès. Mi-décembre, les Chollet ont déjà pu y goûter en terminant aux deux premières places pour la reprise de la Coupe du monde à Cervinia.

  • JO : Von Allmen voit triple en remportant le super-G

    JO : Von Allmen voit triple en remportant le super-G

    Sur un nuage depuis son titre en descente samedi, carrément placé sur orbite après sa victoire en combiné par équipe lundi (qu’il doit d’ailleurs en grande partie à son binôme Tanguy Nef, royal en slalom), Franjo von Allmen s’est élancé mercredi, dossard 7 et sourire aux lèvres. Son euphorie tranche cruellement avec l’agonie de Nils Allègre, inconsolable après sa 4e place à trois centièmes seulement du podium olympique, alors que le clan français rêvait d’une première médaille en ski alpin sur ces JO. Pas aussi impérial qu’en descente, le skieur suisse de 24 ans a quand même surfé sur la confiance accumulée ces derniers jours et a réussi à creuser un petit écart pour devancer sur le fil l’Américain Cochran-Siegle (+ 13/100e).

    Mais en voyant son avance provisoire, le natif de Boltigen a d’abord secoué la tête, pas certain que sa prestation du jour soit suffisante pour l’emporter. « Je n’arrive pas à réaliser, je n’ai pas les mots. En arrivant, je ne pensais pas que ça suffirait pour l’or, voire même pour une médaille », a soufflé au micro d’Eurosport le skieur suisse. « Je pense que j’ai eu de la chance avec mon dossard. »

    Derrière lui, pas aidés par une neige qui s’est rapidement réchauffée, les autres favoris n’ont rien pu faire.

  • JO : Éric Perrot décroche une médaille d’argent sur l’individuel

    JO : Éric Perrot décroche une médaille d’argent sur l’individuel

    Le Français Éric Perrot est devenu vice-champion olympique de biathlon sur le format de l’individuel (20 km), mardi aux JO 2026 de Milan-Cortina, échouant à une quinzaine de secondes du Norvégien Johan-Olav Botn, sacré champion olympique pour la première fois. Auteur d’une seule faute (19/20) sur son premier tir de debout, Éric Perrot a skié plus vite que Johan-Olav Botn. Mais le Norvégien a blanchi ses vingt cibles, pour conserver 15 secondes d’avance sur le Français sur la ligne d’arrivée. Le podium est complété par un autre Norvégien Sturla Laegreid (19/20), qui termine à 48 secondes.

    Il s’agit de la deuxième médaille du biathlon français sur le site en altitude d’Anterselva (1 600 m) dans le nord de l’Italie, après l’or sur le relais mixte dimanche. C’est la troisième médaille de la délégation française en y ajoutant l’argent de Mathis Desloges en skiathlon. Extrêmement rapide sur les skis, Perrot a été le premier des favoris à s’élancer sur la boucle de 4 kilomètres effectuée à cinq reprises. Champion du monde en titre de la spécialité, il n’a fait qu’une seule erreur qui lui a été fatale dans sa quête d’or, car Botn s’est montré très solide derrière la carabine.

    « C’est un mixte d’émotions entre une joie unique d’être sur ce podium olympique, c’est quand même magique. C’est dur de savourer tout de suite, parce que j’ai aussi la frustration, j’ai envie de gagner ces courses », a réagi Perrot au micro de France Télévisions après la course. C’est sa première médaille individuelle aux Jeux olympiques, lui qui ambitionne de chercher l’or en solo, à seulement 24 ans, sur le site d’Anterselva. Il aura deux autres occasions dès ce week-end, avec le sprint vendredi et la poursuite dimanche, avant une dernière possibilité en fin de quinzaine olympique lors de la mass start.

    Après avoir blanchi sa 20e cible (accompagné d’un cri de joie dans le centre de presse de la légende du biathlon Ole Einar Bjoerndalen, octuple champion olympique et consultant pour la télévision publique norvégienne), Botn a été renseigné de son avance à la sortie du pas de tir, qui a oscillé entre 11 et 15 secondes sur la piste. Auteur d’un début de saison tonitruant, Botn a vécu le drame Sivert Bakken de près, puisque c’est lui qui a découvert le corps inanimé de son coéquipier, lors d’un stage juste avant Noël en Italie. Malade en janvier, il avait eu du mal sur la dernière étape de Coupe du monde à Nove Mesto.

    Classement de l’individuel :

    1. Johan-Olav Botn (NOR) 51:31.5 (0 tour de pénalité)

    2. Éric Perrot (FRA) à 14.8 (1)

    3. Sturla Holm Laegreid (NOR) 48.3 (1)

    4. Olli Hiidensalo (FIN) 1:29.7 (0)

    5. Philipp Nawrath (GER) 1:31.5 (1)

    6. Tommaso Giacomel (ITA) 2:27.5 (3)

    7. Sebastian Samuelsson (SWE) 2:29.3 (2)

    8. Quentin Fillon Maillet (FRA) 2:49.4 (4)

    Jeanmonnot veut briser le plafond de verre

    Biathlète la plus régulière ces trois dernières saisons, la Française Lou Jeanmonnot débute son aventure olympique en solo, ce mercredi, dans le format de l’individuel (15 km) en quête d’une médaille d’or, ce métal qui lui a échappé jusqu’à présent dans les grands rendez-vous. « J’ai envie de me montrer en premier que je suis capable de performer sur la course d’un jour. C’est en ça que ce sera grandiose. C’est juste mes rêves qui ont évolué et mes ambitions avec », a-t-elle expliqué avant le début des Jeux.