Tag: jeunesse

  • À Vitrolles, Loïc Gachon mise sur le service public

    À Vitrolles, Loïc Gachon mise sur le service public

    Énergie, enfance et éducation. Voilà les thèmes abordés lors de la 2e réunion publique de campagne du maire sortant Loïc Gachon (PS). « N’y voyez pas de lien, il n’y en a pas », prévient-il face aux habitants venus en nombre dans la maison de quartier du Roucas. Et en fait si.

    « Les maîtres mots de notre politique, quel que soit le domaine, sont : protéger au présent et projeter dans l’avenir », explique l’édile. Ce mantra se traduit par une municipalité qui consacre « 40% de son budget à sa jeunesse », affirme Didier Saura, adjoint délégué à la communication. « Ce mandat, nous avons construit deux nouveaux groupes scolaires : Anne Sylvestre, et Robert Badinter, qui clôt la rénovation du quartier des pins. (…) Chaque année nous investissons 3 millions d’euros pour rénover et entretenir nos 12 autres écoles. »

    Christian, arrivé à Vitrolles il y a une quinzaine d’années, salue les efforts de la Ville en matière « de qualité de services publics ». « Je sors du conservatoire pour un cours de guitare, ma fille d’un cours de danse, et mon fils est à Névache en classe neige dans le centre municipal qui est un excellent vecteur de lien social et de vivre-ensemble. »

    En matière d’énergie aussi, la majorité de Loïc Gachon tente de mettre au point un service public avec la communauté d’énergie photovoltaïque citoyenne. Lancé au printemps dernier, ce projet concerne particuliers, professionnels et bâtiments communaux. « La commune a signé avec groupement d’entreprises un contrat de concession de trente ans, détaille Isabelle Rovarino, conseillère municipale au numérique. Pour démarrer les panneaux solaires sont placés sur 25 bâtiments municipaux, ce qui représente une production de 8 GW, soit la consommation électrique de 2 000 foyers. » Un projet qui devrait occuper la liste de Loïc Gachon en cas de réélection.

  • Le cinéma s’invite à l’école élémentaire au Rove

    Le cinéma s’invite à l’école élémentaire au Rove

    Grâce à un projet initié par leurs enseignantes en partenariat avec l’association ACA et le soutien de la municipalité dans le cadre des sorties financées par la municipalité, les élèves découvrent l’univers du 7e art.

    L’objectif de ce projet est double : faire découvrir l’histoire du cinéma tout en sensibilisant les élèves aux nombreux métiers liés à un tournage. Cette semaine, les élèves ont vécu un temps fort du projet avec une semaine de tournage. Tour à tour acteurs, réalisateurs ou cameramen, ils ont réalisé un film d’environ 15 minutes… Un visionnage est prévu en fin d’année scolaire en présence des parents et de la municipalité,

    Autre moment marquant : la visite, début janvier, de Malek Hamzaoui, directeur de production et comédien du réalisateur Robert Guédiguian. Il était accompagné de Romain Silvi, membre de son équipe, et accueilli en présence de Chantal Giraud, adjointe aux écoles.

  • Un concours d’éloquence pour que les jeunes apprennent à se faire confiance

    Un concours d’éloquence pour que les jeunes apprennent à se faire confiance

    « Est-ce que le vote des jeunes est pris en compte ? » « Est-ce plus difficile d’être un jeune aujourd’hui qu’avant ? » Autant de questions sur lesquelles une centaine de 13-18 ans, venus des centres sociaux de Miramas, Istres, Marseille, Vitrolles ou Aix, avaient cinq minutes pour réfléchir avant d’argumenter devant un hémicycle. Pour sa 6e édition, le « Lab’oratoire », concours d’éloquence des centres sociaux organisé par le Réseau Jeunesse de l’Union des centres sociaux des Bouches-du-Rhône (UCS 13) a investi ce samedi 31 janvier l’hôtel du Département. L’idée : « donner aux jeunes des atouts mais aussi et surtout les faire se rencontrer et échanger » explique Pascale Baliand, chargée de mission à l’UCS 13. S’il s’agit là d’une compétition, elle se déroule en équipe, tient-elle à ajouter, car c’est aussi le travail en collectif que l’Union veut promouvoir.

    Où l’on découvre des jeunes engagés, solidaires, plein d’idées… Loin des clichés. « Cela sort du discours ambiant sur la jeunesse, surtout celle des quartiers, ça fait du bien », se félicite Joseph Richard-Cochet, délégué départemental de l’UCS 13. Tout le monde a un peu préparé avec l’aide de l’association Eloquentia et le Garage Comedy Club de Marseille dans le cadre d’ateliers.

    Un espace d’expression

    Entre deux phases éliminatoires, on retrouve des ados venus du centre social de la Martine (15e) avec leur coordinateur du service jeunesse, Kader Allem. « C’est difficile de s’exprimer quand on fait partie du sujet » explique Chemsy, 16 ans qui préfère « porter un regard extérieur » pour trouver ses arguments, pas plus effrayée que ça de prendre la parole face à un public. « Elle est à l’aise, plus que moi, alors je trouve les sujets et je les lui donne », raconte sa copine Maïssa. À leurs côtés, Nasser a de l’expérience, lui qui participe pour la deuxième fois à l’événement. « J’ai progressé, dans la posture aussi et on nous donne de bons conseils », estime le jeune homme. Quand Sofia y trouve elle aussi de l’intérêt car « on a le grand oral au bac coefficient 14 », précise-t-elle.

    Pour Kader, le concours leur permet « de se faire confiance en leur donnant les espaces pour s’exprimer et leur montrer qu’ils sont capables ». Il y a aussi le regard des parents, comme Echata et Laetitia, venues soutenir leurs filles, Sana et Melyna, du centre social la Garde (13e). « On les découvre, alors qu’elles sont plutôt timides » commente la première, « nous, on n’a pas eu la chance d’avoir une formation comme ça, c’est super pour leur avenir », ajoute la seconde.

    Beaucoup repartiront avec un trophée, ravis. « Être ados hier c’était chercher sa voie, aujourd’hui c’est de la faire entendre », résume un membre du jury.

  • Les jeunes communistes marseillais à bloc contre le RN

    Les jeunes communistes marseillais à bloc contre le RN

    « La jeunesse communiste est prête à organiser la riposte contre la droite et le fascisme représenté par Franck Alisio et sa liste du RN », affirme Romane Massip lors des vœux des jeunesses communistes (JC), samedi soir, à Marseille.

    Devant les jeunes militants réunis dans le local du PCF du 3e arrondissement, la secrétaire départementale du Mouvement des jeunes communistes de France (MJCF 13), candidate du Printemps marseillais aux élections municipales dans les 1er et 7e arrondissements, inscrit l’organisation dans « le soutien à la liste d’union des forces de gauche qu’est le Printemps marseillais, aux côtés du Parti communiste ». Une liste conduite par le maire sortant Benoît Payan (DVG).

    Romane Massip cite, parmi les actions de la majorité sortante en faveur de la jeunesse, le « soutien aux associations de solidarité, des repas offerts au Crous, l’accès aux soins ainsi que l’accès gratuit à la culture et au sport ». Elle considère que c’est « dans cette alliance que se tiennent les espoirs des jeunesses », aux côtés des jeunes socialistes, écologistes, de Place Publique et de Génération.s.

    « Une vision de classe »

    La jeune dirigeante n’est pas la seule candidate issue du mouvement de jeunesse. Chloé Aurin, doctorante marseillaise en astronomie, est également candidate dans le 11e pour la même liste. « C’est un acte militant, mais je ne serai probablement pas élue, confie-t-elle. Les élections font partie du travail politique, mais le militantisme n’existe pas uniquement pendant les élections ». La militante précise toutefois : « Je me bats pour une politique de gauche, les questions de jeunesse sont à traiter, mais non prioritaires sur l’ensemble de la population. »

    Les sujets sont nombreux. Pour Arthur Patou, militant JC et PCF à Aix, « il y a besoin de logements adaptés pour les jeunes, étudiants, diplômés comme travailleurs ». Il cite en exemple « la préemption des logements du centre-ville à Jouques, , destinée à les rénover et à les proposer à loyer modéré aux jeunes », dans un contexte de « turnover majeur prétexte à la mauvaise qualité » du secteur. Comme sa camarade doctorante, Arthur Pacou « porte une vision de classe pour la jeunesse » qu’il estime exclusive à son mouvement.

    Comme mesure phare, Romane Massip défend aussi « une mutuelle municipale orientée vers la jeunesse et les étudiants, l’offre privée étant inaccessible, car trop chère ». Elle conclut : « Le Printemps marseillais est une solution d’avenir. »

  • Gard : Domessargues, la petite commune qui voit grand

    Gard : Domessargues, la petite commune qui voit grand

    À Domessargues, on comprend vite que le mot « ruralité » ne rime pas avec sommeil. Ici, ça bouge, ça s’organise, ça s’entraîne, ça répète, ça se retrouve. « Le mercredi, le village grouille d’activité », sourit Bernard Clément, maire depuis 1989. À 800 habitants, la commune nichée entre Nîmes et Alès a le tempo d’une petite ville. Une énergie qui ne doit rien au hasard.

    À Domessargues, on compte plus de 400 adhérents associatifs, soit la moitié de la population. Foot, danse, musique, arts martiaux, pétanque, chasse, théâtre… « Toutes les associations sont subventionnées, sans exception. Et elles disposent gratuitement de tous les locaux », souligne l’édile. Résultat : des habitants des villages voisins viennent s’inscrire ici, faute d’équipements chez eux. Et des équipements, Domessargues en regorge. Deux stades éclairés, un city stade, un court de tennis flambant neuf, trois foyers communaux, une bibliothèque rénovée, une école de musique, une maison des jeunes, une maison des chasseurs. Une école maternelle neuve, une crèche communale, un centre de loisirs en régie publique. « Sur les vingt dernières années, nous sommes la commune de notre taille qui a réalisé le plus gros volume d’investissement… avec une dette quasi nulle », insiste Bernard Clément.

    « Chaque projet est un combat »

    Le cœur ancien a été entièrement réaménagé : rues pavées, plantations d’oliviers, abords de la chapelle romane du XIe siècle soigneusement valorisés. En flânant, on traverse la rue Jean-Jaurès, on longe Louis-Aragon, on coupe par la rue du 21 septembre 1792, comme un fil républicain inscrit dans l’espace public. Autour du village, la ceinture verte de 11 hectares -rebaptisé parc Ghyslaine Papa, du nom d’une ancienne adjointe disparue- forme un véritable écrin. Théâtre de verdure, parcours de santé, aires de jeux pour enfants, plantations récentes… « Des urbanistes étrangers sont venus voir notre démarche. Le dernier en date est un néerlandais », affirme le maire, pas peu fier. Côté transition écologique, tous les bâtiments communaux, dont les 28 logements sociaux de la commune, sont désormais équipés de pompes à chaleur. L’éclairage public passe intégralement en LED. Les réseaux seront entièrement enfouis d’ici fin 2026.

    Mais le chantier le plus stratégique est invisible au premier regard : l’eau potable. Président de deux syndicats intercommunaux, Bernard Clément pilote un investissement de 3 millions d’euros, qu’il qualifie lui-même de « chantier du siècle ». Nouveau forage, sécurisation de l’alimentation, modernisation des réseaux, futurs châteaux d’eau… « Nous venons de recevoir les analyses ARS : pas de PFAS. C’est une très bonne nouvelle. » Dans un contexte de sécheresses à répétition, plusieurs communes voisines pourraient rejoindre le dispositif.

    Rien de magique, selon lui : « Chaque projet est un combat. On a passé un temps fou à aller chercher les subventions, à monter les dossiers. » Une ténacité qui porte ses fruits : Domessargues figure même, selon ses calculs, parmi les toutes premières communes de France en part de budget consacrée à la politique enfance-jeunesse. À 72 ans, après un cancer dont il est aujourd’hui guéri, Bernard Clément a choisi de se représenter. « La fonction rime avec passion. Si on n’a pas la passion, ce n’est pas la peine. » À Domessargues, la passion a laissé des traces très concrètes dans le paysage.

    Maxime Clément, éducateur football au FCOD

    « Je suis originaire du village et le club fait partie de mon histoire familiale. Mon grand-père, Raymond Barlaguer, a fondé le club en 1970, et mon père faisait partie des premiers joueurs. J’ai repris le flambeau en 2020, après l’arrêt des équipes seniors, en relançant le club autour des jeunes. Aujourd’hui, nous comptons près d’une centaine de licenciés. Tous les éducateurs sont bénévoles, personne ne touche d’argent ici, et c’est une valeur à laquelle on tient. Le FCOD organise aussi la fête de Paquettes, la plus grande festivité du village, ce qui permet de faire vivre le club. Ici, le foot, c’est d’abord une histoire de transmission, de lien et de village. »

    Frédéric Dumont, président de la STE de chasse « La Protectrice »

    « On chasse sur la commune, gros et petit gibier, et on est aussi très attentifs à ce qui se passe dans les bois. Quand on voit quelque chose d’anormal, on le signale. On travaille avec l’ONF, on participe aux réunions sur l’aménagement du territoire. La mairie nous a prêté un local et nous a aidés à l’aménager : salle de découpe, chambres froides, sanitaires. On partage même le matériel avec d’autres assos. Il y a un vrai respect entre tout le monde. On s’est aussi regroupés avec quatre autres villages pour mieux gérer les battues, renforcer la convivialité. Ici, il y a une bonne mentalité. Si le village est aussi vivant, c’est aussi grâce au boulot du maire et de son équipe. »

    Marie-Madeleine Ranc, asso de sauvegarde de la chapelle St-Étienne

    « Je fais partie de l’association depuis mon arrivée au village, il y a une quarantaine d’années. Notre église romane du XIe siècle a une particularité rare : elle est partagée entre protestants et catholiques. Une fois par an, nous organisons une célébration œcuménique qui rassemble les fidèles des paroisses voisines. L’offrande est intégralement reversée à l’entraide œcuménique, qui soutient aujourd’hui près de soixante familles. Le mot d’ordre ici, la solidarité entre toutes les assos impulsée par le maire : on se soutient, on participe aux événements des autres, on partage les locaux quand il le faut. »

  • Tania Teixier à la conquête de Saint-Martin-de-Crau

    Tania Teixier à la conquête de Saint-Martin-de-Crau

    Elle avait affronté Séverine Dellanegra lors des élections anticipées de 2024. Ce sera de nouveau le cas en mars. Tania Teixier se présente aux municipales pour la deuxième fois, à la tête de la liste « Saint-Martin, notre fierté », qu’elle revendique sans étiquette. La fille de l’ancien maire Dominique Teixier (DVG), qui avait été réélu dès le premier tour en 2020 avec 58,32% des voix mais qui avait immédiatement démissionné, explique que son père lui a transmis son « engagement public ».

    La directrice juridique, qui met en avant son expérience et sa présence sur le terrain, ne veut plus qu’on « l’attache à la précédente mandature ». « Je suis revenue aider Christophe Laufray qui prenait la suite de mon père, mais il n’a pas fait le job, ce qui a engendré de la dissidence et beaucoup de négativité, reconnaît-elle. C’est ce qui nous a manqué pour être élus [en novembre 2024, Ndlr]. On nous a injustement associés à cette personne, alors qu’on avait démissionné en août. »

    Attractivité, jeunesse et sécurité

    Depuis sa précédente campagne, Tania Teixier a conservé son local au 14 avenue de la République et y rencontre les habitants tous les vendredis. « Il y a beaucoup de mécontentement sur le centre-ville, ce que je comprends parce qu’il se meurt chaque jour plus, assure-t-elle. Il faut une vision à long terme, avec un management porteur pour l’attractivité afin de mettre en avant nos commerces. On a des biens publics à mettre à disposition. On pourrait par exemple imaginer un tiers lieu. »

    La candidate veut également mettre l’accent sur la sécurité : « Il y a des quartiers qui ont été laissés à l’abandon. Il faut qu’on double les caméras, qu’on remette une police de proximité. » Le lien social a également toute leur place dans son programme : « Il faut de l’intergénérationnel, mais aussi qu’on pense à notre jeunesse, qui est en train de partir, avec un comité de jeunes. »

  • Narcotrafic : les consommateurs dans la ligne de mire à Marseille

    Narcotrafic : les consommateurs dans la ligne de mire à Marseille

    Pas question de « culpabiliser » le consommateur, mais de lui « faire prendre conscience » qu’en prenant des stupéfiants, il contribue au narcotrafic. Corinne Simon, préfète de police déléguée, accompagnée de Cédric Esson, directeur interdépartemental de la police nationale, et de Pierre Baillargeat, commandant du groupement de gendarmerie départementale des Bouches-du-Rhône, a lancé officiellement, ce mercredi 28 janvier une vaste opération de contrôle de trois jours dans 23 villes du département, engageant 1 200 agents.

    « Nous avons eu, en 2025, de bons résultats sur les stupéfiants », se félicite Corine Simon au préalable, du pilonnage des points de deal, dont le nombre a été divisé par deux en deux ans, en passant par l’application de la loi sur le narcotrafic avec des interdictions administratives de paraître et autres fermetures de commerce. Un nouveau volet s’ouvre désormais, « la lutte contre les consommateurs ». Et la préfète de dérouler son équation : plus de consommateurs sur les points de deal égal assèchement, égal fermeture du point de deal. « Mon objectif n’est pas de piéger les gens, mais d’avertir », insiste Corinne Simon.

    Sur instruction du ministre de l’Intérieur, policiers et gendarmes sont déployés pour 159 contrôles dans « tous les quartiers sans distinction » prévient Cédric Esson, aux abords des collèges, lycées, facultés, dans les gares, dans les trains, trams, métro ou sur la route, mais aussi la nuit, à la sortie des discothèques.

    Des amendes jusqu’alors inutiles ?

    Les contrevenants écoperont d’une AFD (amende forfaitaire délictuelle) de 200 euros, que le « président de la République souhaite monter à 500 euros », ajoute la préfète. Une des seules « annonces » faites par Emmanuel Macron sur la lutte contre le narcotrafic lors de sa venue à Marseille, le 16 décembre. Près de 14 000 AFD ont été dressées l’an dernier sur le département en zone police. Des amendes dont le taux de recouvrement atteindrait à peine les 20%, estimait le sénateur socialiste Jérôme Durain, qui a fait une proposition de loi pour les réformer. La réponse de Corine Simon : une possible inscription au casier judiciaire en cas de récidive. « Nous allons travailler avec le parquet », promet-elle.

    Si cette opération est une première a priori en France, elle a vocation « à se reproduire tout au long de l’année, régulièrement », prévient Corine Simon, partie en « guerre » contre le trafic. Une guerre « qu’on gagnera d’autant plus vite que les consommateurs seront prévenus », estime-t-elle.

    « En zone gendarmerie, on s’aperçoit que nous sommes clairement sous l’influence de Marseille, voire d’Avignon, dans d’autres parties du département, le narco se développe, nous sommes sur une posture dynamique », ajoute le commandant Pierre Baillargeat, précisant que pour le seul mois de janvier, le stup’ a augmenté de 25% dans l’activité des gendarmes. Ce dernier misant également sur 22 équipes cynophiles, dont quatre des douanes, qui permettent de détecter la drogue de façon plus certaine.

    À l’arrêt de tram des Réformés, pas de policier canin, mais des humains qui ont engagé des séries de « palpations » sur des voyageurs se demandant bien ce qui leur arrive. Si les agents assurent sélectionner leurs cibles au hasard, la majorité des personnes contrôlées ce jour-là sont des jeunes. Certains se disant un peu découragés voire agacés de se voir contrôlés « tout le temps ».

    Et quand on demande justement à la préfète si des actions vont être menées en matière de prévention auprès de la jeunesse, elle affirme lancer des assises sur le sujet en février.

  • La France insoumise présentera une liste à Port-Saint-Louis-du-Rhône

    La France insoumise présentera une liste à Port-Saint-Louis-du-Rhône

    Pas d’union à gauche à Port-Saint-Louis-du-Rhône. LFI a annoncé, lors d’une réunion publique organisée lundi, en présence du député et candidat à la mairie de Marseille Sébastien Delogu, qu’elle présenterait sa propre liste.

    « On a eu des discussions avec le PCF pour l’éventualité d’une union, mais les conditions n’étaient pas réunies, donc on a pris acte, explique le chef de file local, William Silvestre Da Silva. On veut quand même faire porter notre voix qui est différente de celle du PCF, qui a un ancrage très fort à Port-Saint-Louis avec ses atouts et ses inconvénients, et de celle de Martial Alvarez (DVD). »

    Parmi les priorités de LFI : l’accès à la santé. Bien que le maire-candidat ait confié une mission extra-municipale au centre communal d’action sociale intégrant les professionnels pour lutter contre la désertification médicale, William Silvestre Da Silva estime que cela ne suffit pas : « On voudrait prendre contact avec les acteurs de la santé et les communes avoisinantes pour éviter la concurrence et mettre en place une coopération avec des permanences. Cette situation est assez liée aux transports : Port-Saint-Louis est enclavée, assez mal desservie et on perd des horaires de bus pour aller vers Istres. Il faudra qu’on se batte contre ça. » Une large partie du programme sera dédiée aux jeunes avec des dispositifs pour leur « redonner la parole ».

    Les têtes de liste n’ont pas encore été dévoilées, mais William Silvestre Da Silva et Martine Charrier, chefs de file du parti, sont pressentis.

  • Des stages cinéma dans la Halle Lumière de La Ciotat

    Des stages cinéma dans la Halle Lumière de La Ciotat

    « On nous a demandé de rebondir », amorce Delphine Camolli. Elle est déléguée générale de l’Arts, association créée en 2002 à Marseille et qui regroupe, aujourd’hui, plus de 1 000 techniciennes et techniciens dans les Bouches-du-Rhône, le Var, le Vaucluse, les Alpes-Maritimes. Alors qu’une partie de la série Tout pour la lumière était justement tournée dans la Halle Lumière, place Evariste-Gras, « la Ville, à laquelle la Halle appartient, nous a sollicités pour récupérer une partie des décors. Et créer un plateau pédagogique avec un décor, des lumières, des glaces maquillage, des possibilités de prise de son », explique-t-elle.

    1ère session en février

    L’objectif, « c’est de poursuivre la belle dynamique enclenchée en 2025 avec la mission cinéma de la Ville et les jeunes. » Proposés pendant les vacances scolaires, l’an dernier, ces stages « ont permis à des jeunes de décrocher d’autres stages sur des tournages », souligne Delphine Camolli. La Ville a donc décidé de les poursuivre, pendant ces vacances de février, et à Pâques (du 20 au 24 avril). Du lundi 16 au vendredi 20 février*, cinq jours de stage sont proposés à dix jeunes de 15 à 25 ans selon la formule : « Un jour un métier ». À la fois au conservatoire et à la Halle Lumière. Le lundi 16 abordera « les métiers de la déco » avec Benjamin Moro, accessoiriste de plateau, le mardi 17 « l’écriture, acting » avec Bania Medjbar, réalisatrice, directrice de casting et coach, le mercredi 18, « le son » avec Maxime Gavaudan, chef-opérateur du son, jeudi 19, « la mise en scène » avec Véronique Laveissière, assistante réalisation et réalisatrice, et vendredi 20, « la lumière et l’image », avec Cedric Puchades, chef electro.

    * Infos : 04.42.83.85.57.
    Tarif
     : 50,50 euros.

  • Les six priorités de la liste Nîmes en Commun

    Les six priorités de la liste Nîmes en Commun

    Dans l’auditorium de Pablo Neruda, la gauche nîmoise a choisi le décor et le message : l’heure n’est plus aux intentions générales, mais au « grand oral ». Autour de Vincent Bouget, l’équipe de Nîmes en commun (union de la gauche hors LFI) a présenté ce 19 janvier ce qu’elle appelle un « projet » faisant office de programme, et insiste : « ce n’est pas un catalogue de promesses  ». Avant tout, la campagne se veut être une rupture après les 25 ans de mandat de Jean-Paul Fournier : la gauche souhaite surtout mettre un cap lisible sur la table. Avec une idée simple, martelée : la mairie ne peut pas se contenter de gérer des chantiers et des façades. Elle doit réparer le quotidien – logement, écoles, santé, transports, sécurité – et retisser du commun.

    Une méthode : « Rendre le pouvoir aux Nîmois »

    Le collectif met d’abord en avant sa manière de faire. Film participatif, dizaines de réunions publiques, 3 000 contributions : le projet se revendique issu du terrain. « Aucune décision importante ne doit être prise sans les habitants », insiste Vincent Bouget, qui promet des conseils de quartier renforcés, des débats municipaux transparents et des outils concrets de participation. Sur des dossiers sensibles comme les Halles, la gauche veut tourner la page des décisions descendantes et « repartir sur une large concertation ».

    En finir avec « Nîmes
    à deux vitesses »

    Le diagnostic est partagé par toute l’équipe : Nîmes est aujourd’hui une ville fragmentée. La campagne se construit donc autour d’un fil rouge, celui de l’unité. « Les Places communes » en deviendront le symbole : des lieux ouverts dans les quartiers pour se retrouver, monter des projets, recréer du lien. « On a besoin de se parler, de se retrouver ensemble », répète Bouget. Une dizaine de sites sont évoqués à l’échelle du mandat. Derrière cette idée, une exigence simple : que chaque quartier bénéficie du même soin, de la même attention, de la même présence des services publics.

    Remettre de la dignité

    Sur le logement, le candidat attaque frontalement : « Nous voulons loger tous les Nîmois. » Observatoire du logement, lutte contre les logements vacants, développement du logement social, guichet unique : la gauche assume un virage social face à une ville qu’elle juge excluante. Sur la santé, la médecin Catherine Fenech pose un constat simple : « Il y a 70 médecins pour 100 000 habitants dans cette ville, dont la moitié partiront à la retraite en 2030. » D’où la proposition d’un centre de santé municipal pluriprofessionnel et universitaire, d’une mutuelle communale et d’une approche globale liant santé, environnement et conditions de vie.

    Sécurité : la proximité

    Sur un thème souvent confisqué par la droite et l’extrême droite, la liste avance une ligne sans ambiguïté. La police municipale resterait armée, mais davantage tournée vers la proximité, avec des horaires élargis, des postes mobiles et un maillage plus équilibré dans la ville. Le commissariat de plein exercice à Pissevin est présenté comme une priorité, tout comme le renforcement des médiateurs, dont le rôle est jugé essentiel pour apaiser les tensions. Et pour couper court aux caricatures : « Le RN ment. Nous ne voulons pas désarmer la police municipale. »

    Jeunesse : « Une ville
    à hauteur d’enfant »

    La jeunesse traverse tout le projet. Vincent Bouget parle d’une ville pensée à hauteur d’enfant, où on lutte contre le décrochage, où on accompagne chaque parcours. Cela passe par un réseau de réussite, la gratuité des transports pour les scolaires et une mesure qui marque les esprits : « 1 000 enfants partiront en vacances chaque année. » Marianne Bernède prolonge cette vision dans l’espace public : abords d’écoles piétonnisés, cours végétalisées, rues sans voiture expérimentées. Elle y associe un combat plus large pour l’égalité. « Nous voulons faire de Nîmes une ville féministe », dit-elle en évoquant notamment des transports nocturnes adaptés pour permettre aux femmes de circuler sans crainte.

    Économie et finances : reprendre la main

    Sur le développement économique, Pierre Jaumain (PS) décrit un territoire trop cloisonné. Il plaide pour une agence locale capable de fédérer les acteurs, d’accompagner les entreprises et de redonner une dynamique à la ville. La gauche entend aussi rouvrir plusieurs dossiers emblématiques : gestion publique des monuments romains, avenir des Halles, défense du site universitaire des Carmes. Enfin, la question budgétaire est abordée sans détour. Gilles Guillaud dresse un constat sévère – 758 M€ de dette cumulée entre la Ville et l’Agglo – et assume une ligne de rigueur sélective : pas d’augmentation d’impôts, mais un recentrage des dépenses pour retrouver des marges d’investissement. En conclusion, il résume l’enjeu du mandat à venir d’une formule limpide : « Ce sont des choix politiques. »