Tag: jeunesse

  • [Entretien] Paul Planque : « Une bataille pour la santé et pour l’emploi industriel »

    [Entretien] Paul Planque : « Une bataille pour la santé et pour l’emploi industriel »

    La Marseillaise : Comment se déroule la campagne ?

    Paul Planque : Cela fait un an maintenant que l’on va à la rencontre des Alésiens pour entendre quelles sont leurs attentes pour la ville. Il nous semblait indispensable d’aller dans une démarche citoyenne à la rencontre de ceux qui vivent la ville au quotidien. Nous avons donc accumulé un ensemble de demandes concernant cette ville que nous avons tenté de réintroduire dans ce que l’on appellera non pas un programme, mais un projet pour la ville car cette démarche, nous souhaitons la poursuivre, y compris dans la gestion à venir de la ville.

    Quels sont les thèmes que vous portez dans cette campagne ?

    P.P. : Il y a d’abord la santé car 7 000 Alésiens sont sans médecin traitant. Ensuite, il y a la question de la jeunesse et de la réussite éducative. C’est un domaine dont la municipalité actuelle s’est totalement désengagée puisqu’elle privilégie une population âgée. C’est légitime de s’occuper des personnes âgées mais ça ne peut pas se faire au détriment de l’avenir d’Alès qui est sa jeunesse. Aujourd’hui, il n’y a plus de maisons de quartier, il y a une maison de la jeunesse qui est très mal placée par rapport aux besoins réels de la jeunesse. Nous avons aussi travaillé sur l’emploi pour que cette jeunesse reste travailler à Alès après ses études. Le nombre d’emplois industriels a été divisé par dix et il y a une bataille à mener pour recréer de l’emploi industriel. Notre préoccupation est aussi de redynamiser le centre-ville, ce qui passe par la revalorisation du pouvoir d’achat des Alésiens.

    Alès est aussi une ville fracturée. Comment comptez-vous reconnecter tous les quartiers de la ville ?

    P.P. : Il y a un problème de communication entre le centre-ville et certains quartiers comme ceux du Prés-Saint-Jean, de Clavières ou des Cévennes. Mais il y a aussi un problème de communication des quartiers entre eux. Quand j’habite la Prairie, pourquoi je ne peux pas aller directement à Tamaris ? Aujourd’hui, il y a des navettes qui tournent comme des guêpes autour du centre-ville et dont la population regrette qu’elles ne viennent pas dans leur quartier.

    Pourquoi l’union avec Basile Imbert (PS) n’a pas été possible ?

    P.P. : J’ai encore relancé nos camarades du PS et des Écologistes la semaine dernière mais j’ai reçu une fin de non-recevoir de la part de Basile Imbert. Nous avons aussi appris que l’ancien secrétaire de la section alésienne du PS, Christophe Clauzel, était sur la liste de Rivenq. Est-ce inéluctable sur Alès que le PS finisse toujours à droite ? C’était le cas avec Christian Chambon, maintenant avec Clauzel, qu’adviendra-t-il de Christiane Thomas ? Aujourd’hui j’ai plus envie de m’adresser aux électeurs socialistes qu’à leurs dirigeants. Le 15 mars, le vote utile, c’est nous. Mais je ne doute pas qu’on retrouve avec les socialistes au second tour.

  • Élections municipales : ces jeunes candidats témoignent

    Élections municipales : ces jeunes candidats témoignent

    Dylan Douang Roux, Vivre mieux (liste de Bruno Aubry) Bouc-Bel-Air (13)

    « On a beau parler, personne n’écoute »

    « On a beau parler, personne n’écoute les jeunes. C’est pour cela que j’aimerais les représenter. » À tout juste 18 ans et encore lycéen, Dylan Douang Roux a décidé de devenir candidat à Bouc-Bel-Air, sur la liste « Vivre mieux » menée par Bruno Aubry (DVG). « Son programme m’a beaucoup plu. Déjà parce que j’aime bien l’écologie. Et aussi parce qu’il nous a proposé de faire une partie jeunesse. »Invité par une amie à l’inauguration de la permanence de campagne du candidat, il a souhaité rejoindre la liste. Une façon pour lui de montrer que l’on peut s’investir en politique. « Mes collègues ne sont pas hyper intéressés. Mais depuis que je suis candidat, ils s’en préoccupent plus, constate le bachelier en métiers de l’électricité et de ses environnements connectés (Melec). ça montre qu’on peut rentrer dans un parti jeune. Ça peut les motiver. » Dylan Douang Roux, Boucain de longue date, veut permettre aux plus jeunes de découvrir le plus tôt possible la diversité des métiers qui existent. Il entend également organiser des rencontres entre jeunes et personnes âgées au sein de sa commune.

    Eva Janus

    Selma Bechagra, Pour Martigues ! (liste de Gaby Charroux) Martigues (13)

    « Nous sommes les citoyens de demain »

    Travailleuse sociale de 21 ans et ancienne animatrice Bafa, Selma Bechagra a décidé, cette année, d’être candidate sur la liste menée par le maire de Martigues Gaby Charroux (PCF) pour les municipales. Un engagement né en constatant les aides mises en place par la municipalité sortante.

    « À Martigues, il y a des aides pour passer le Bafa par exemple, avec un stage rémunéré, ce qui est rare. J’en ai profité et je veux que d’autres en profitent. J’ai donc voulu défendre ça, sachant que j’ai un petit frère, une petite sœur, des cousins. J’aimerais qu’eux aussi en bénéficient », explique la jeune candidate. En tant que travailleuse sociale, elle voit également comment les aides de la Ville accompagnent certaines personnes. « Évidemment, cela peut être amélioré, mais la mairie fait beaucoup. » Pour défendre ces mesures et encouragée par un membre de sa famille, la jeune femme décide alors de s’investir sur la liste de Gaby Charroux.

    Sa candidature est aussi un moyen de mobiliser les jeunes autour d’elle. « Avant, je ne m’intéressais pas à la politique et mes amis autour de moi, c’est pareil, se désole-t-elle. Mais une fois qu’on m’a donné accès à quelques informations, je me suis dit qu’en fait, c’est important de s’engager. Parce que nous sommes les citoyens de demain. »

    E.J.

    Mazy Djezzar, Génération écologie (liste de David Fournier) Avignon (84)

    « Rien ne change si on n’est pas élu »

    À 27 ans, Mazy Djezzar connaît déjà sa 3e campagne électorale. Le référent vauclusien de Génération écologie est en lice aux côtés de David Fournier (PS), après avoir déjà œuvré aux municipales de 2020 sur la liste EELV de Jean-Pierre Cervantès puis l’année suivante aux régionales.

    Prof de maths dans deux collèges avignonnais, il s’est intéressé à la politique par le prisme du militantisme associatif autour de l’environnement, dans son quartier des Grands-Cyprès. Collecte de déchets, ambassadeur du tri, « j’avais envie de faire plus et rien ne peut changer si on n’est pas élu », souligne le jeune homme. Un avis guère partagé dans son entourage. « Quand je me suis engagé, j’ai eu un manque de soutien entre ceux qui disaient que la politique ne servait à rien et ceux qui ne s’y intéressaient pas du tout », se souvient-il. Il constate aussi l’effet des réseaux sociaux : « Les jeunes connaissent les politiques juste par ce qu’ils font, mais pas pour leurs idées. » Et s’arme de pédagogie : « J’écoute, j’ai un peu de bagage pour les convaincre de voter, mais l’Éducation nationale doit remplir son rôle et offrir de la maturité citoyenne. »

    F.C.

    Sasha Quiles, Demain Sisteron ! (liste de Zoé Lerouge) Sisteron (04)

    « Tout le monde a sa parole à donner »

    À 25 ans, Sasha Quiles, salarié dans une ressourcerie, a décidé pour la première fois de se porter candidat aux municipales sur la liste citoyenne « Demain Sisteron ! » (Alpes-de-Haute-Provence), menée par Zoé Lerouge. Arrivé dans la ville il y a trois ans, il ne se voyait pas « vivre à un endroit sans s’investir dans la communauté dans laquelle [il] habite ».

    Pour ce cégétiste, cette décision est motivée par la volonté de refaire vivre la démocratie locale et mobiliser les jeunes. « On est dans une époque où il y a un recul de la confiance envers la démocratie. Participer à cette vie publique et politique, c’est aider à redonner confiance aux gens envers la politique directe. Parce que les municipales, c’est la politique du quotidien. »

    Une politisation qui s’est en quelque sorte imposée au jeune homme : « Mon frère est handicapé de naissance, donc les luttes liées à cette question m’ont touché. J’ai grandi à l’époque de la Manif pour tous, et vis-à-vis de ma sexualité, j’ai très vite compris que ce serait un combat de tous les jours. […] En m’investissant dans ces municipales, je veux montrer qu’on peut tous mettre notre pierre à l’édifice et que tout le monde à sa parole à donner. »

    E.J.

  • Les élèves de l’école municipale de danse du Rove récompensés pour leurs efforts

    Les élèves de l’école municipale de danse du Rove récompensés pour leurs efforts

    Cet examen a pour objectif d’accompagner la progression individuelle de chaque élève. Le jury délivre un diplôme avec mention, sans conditionner le passage de niveau. La préparation permet aux élèves de développer leur technique, leur sens artistique, leur autonomie et la gestion du stress, tout en favorisant l’effort et la persévérance.

    Présentés seuls ou en duo, les élèves ont interprété une variation imposée dans chaque discipline. Le jury était composé de Juddith Abou, professeure de danse classique, et de Amandine Sainati, professeure de danse jazz, toutes deux titulaires d’un diplôme d’État ou certificat d’aptitude, accompagnées des professeures de l’école municipale, Sylvie Andréotti en danse classique et Sophie Gangloff-Mirian en danse jazz. Les parents auront l’occasion de découvrir ces variations lors du spectacle de fin d’année qui se déroulera au Théâtre des Salins à Martigues le 3 juin 2026. La remise des diplômes s’est déroulée le soir même en présence du maire du Rove, de son premier adjoint et adjoint à la culture, des parents et des élèves.

  • Génération écartelée

    Génération écartelée

    L’étude réalisée à l’initiative d’Aix- Marseille Université est passionnante, elle est éclairante sur l’état d’esprit des étudiants et leur conception de l’engagement.

    67% d’entre eux se déclarent engagés, mais seulement 44% ont l’intention d’aller voter les 15 et les 22 mars. Comme si le désintérêt pour la chose publique qui s’étend dans toute la société avait un poids encore plus important parmi les étudiants, mais que pour eux, le fait d’être engagés était déconnecté de la politique.

    Une génération écartelée entre d’une part des « causes » qui la mobilisent : lutte contre les discriminations, écologie, féminisme,
    et d’autre part une abstention massive, une défiance envers les organisations traditionnelles qui traduisent l’engagement : partis et syndicats.

    Démocratie en jeu

    C’est sans doute le produit d’un individualisme croissant, d’une société anxiogène, mais aussi de décennies de déceptions provoquées par une Ve République à bout de souffle.

    Pour autant, les opinions exprimées dans cette enquête ne recouvrent pas toute la nouvelle génération. D’abord parce que les étudiants ne sont qu’une part de la jeunesse. Et, ensuite, parce que des jeunes continuent de s’engager sur des listes aux municipales par goût de l’intérêt général et du débat démocratique.

    Les organisations politiques, singulièrement celles qui entendent changer la société, ont un rôle fondamental à jouer en créant les conditions d’un engagement renouvelé des jeunes en leur sein. Ce n’est pas une mince question. C’est la démocratie qui est en jeu.

  • Élections municipales : une jeunesse à rebours des idées reçues

    Élections municipales : une jeunesse à rebours des idées reçues

    Des jeunes avec des idées, prêts à aller aux urnes pour peu qu’on s’intéresse à eux. Selon les conclusions de l’enquête lancée par Aix-Marseille Université (AMU) avec le concours de la Fondation Jean-Jaurès et de l’Ifop, présentées mardi 10 février, 67% des étudiants se déclarent engagés, mais seulement 44% ont l’intention d’aller voter pour les élections municipales.

    Menée du 24 novembre au 22 décembre par le biais d’un questionnaire envoyé par courriel ou un QR code mis à disposition, sur un échantillon de 5 190 étudiants répartis sur dix villes, cette étude, « issue d’une démarche scientifique », insiste Éric Berton, président d’AMU, s’est intéressée à « la manière dont ils vivent leur vie d’étudiants et leur état d’esprit actuel ». « On considère qu’il y a une sorte d’invisibilité de la jeunesse, étudiante en particulier, et on voulait qu’elle soit vue et entendue, en particulier dans le cadre des élections municipales, car il nous semble qu’elles sont à une échelle concrète, qu’elles ont une réelle incidence sur la vie des étudiants dans la ville », explique-t-il.

    Le président d’AMU assumant dans nos colonnes, le 3 février, que le rôle de l’université était de « redonner le goût du vote ». En ressort le portrait d’une jeunesse « dynamique, mais aussi en colère », qui a « du mal à aller voter, mais s’il y a une offre politique correspondant à ses aspirations, elle n’est pas loin » de retourner aux urnes, résume Éric Berton. Une génération « confinée » qui a
    vécu « une succession de crises majeures », ajoute Gilles Finchelstein, secrétaire général de la Fondation Jean-Jaurès.

    Un fort sentiment de solitude

    Un jeune de 22 ans aujourd’hui a connu la crise de l’euro à 8 ans, celle des attentats à 11 ans, le Covid à 16 ans, la guerre en Ukraine à 18 ans, détaille-t-il. De quoi expliquer la priorité donnée à la santé quand 85% des étudiants jugent la thématique prioritaire pour les politiques publiques. Il y a aussi « le sentiment de solitude » : 66% de l’échantillon disant l’éprouver, « soit 20 points de plus que l’ensemble de la population », note Gilles Finchelstein, ainsi qu’un écart marqué entre « bonheur personnel et pessimisme collectif ». Pas moins de 79% des jeunes se disent heureux, 86% sont optimistes pour eux-mêmes, mais seulement 21% le sont pour l’avenir de la France, 18% pour celui du monde. Où une vie réussie, selon eux, c’est d’abord « avoir une famille heureuse » pour 58% des sondés, à égalité avec « avoir du temps libre pour profiter de la vie » suivi par « avoir de vrais amis » (51%).

    Les étudiants n’en n’oublient pas pour autant les autres : 79% d’entre eux ont apporté une aide financière directe à une personne dans le besoin, 61% ont fait un don à une association ou une fondation, 57% ont fait du bénévolat, 50% ont déjà créé ou rejoint une association. Leurs préoccupations sont diverses : droits des femmes et lutte contre le sexisme (97%), droits de l’homme (96%), environnement (95%), ou encore lutte contre le racisme (94%).

    Intéressés par l’élection présidentielle

    S’ils se sentent concernés par la chose politique, c’est au niveau national, 84% se disant intéressés par l’élection présidentielle contre 46% par les municipales. Seulement 40% des participants à l’enquête savent qu’il faut se rendre aux urnes en mars, 25% disent ne pas être inscrits sur les listes municipales, 28% envisagent l’abstention. Ce qui pourrait motiver les troupes : « Une offre politique qui correspond à [leurs] attentes » pour plus de 70% des étudiants. Au-delà de la santé qui arrive en première position, les thématiques de politiques publiques devraient porter sur la sécurité (69%), à égalité avec la lutte contre la pollution. La lutte contre le dérèglement climatique arrive en troisième position.

    Le timing pourrait aussi jouer. L’enquête ayant été réalisée en novembre et décembre dernier, « au fur et à mesure que les semaines vont passer, que la campagne va se lancer, ils vont s’y intégrer », estime Gilles Finchelstein. « Ce n’est pas une jeunesse perdue pour le vote », veut croire Éric Berton : « Aux politiques de prendre la responsabilité de faire des propositions. »

    Après cette enquête, un débat est organisé avec des représentants des candidats marseillais, mercredi 11 février, en présence d’une centaine d’étudiants.

    En chiffres

    67%

    des jeunes ayant répondu à l’enquête lancée par AMU se déclarent engagés pour une cause. Un chiffre qui monte à 70% chez les 22-24 ans, 72 chez les plus de 25 ans. Les causes défendues : l’urgence climatique, la lutte contre le sexisme ou la défense des droits humains.

    73%

    des abstentionnistes du panel de l’enquête menée par AMU déclarent qu’une offre politique correspondant à leurs attentes pourrait les faire changer d’avis.

    87%

    des étudiants de l’enquête se disent prêts à renoncer à la livraison de fast-fashion au nom d’une « conscience écologique », transformant la consommation « en levier d’action civique », estime AMU dans son analyse.

  • La liste La Ciotat nous rassemble a son local de campagne

    La liste La Ciotat nous rassemble a son local de campagne

    « On lance la bataille ! », annonce Karim Ghendouf. Avant qu’Ève et Eddie n’entonnent leurs chansons sociales, dans un Cercle de la Renaissance plein comme un œuf – environ 80 personnes -, Karim Ghendouf et Mariann Chrétien (La Ciotat nous rassemble) ont esquissé quelques thèmes de leur programme. Celui-ci sera dévoilé le lundi 2 mars prochain, salle Saint-Marceaux. La liste La Ciotat nous rassemble, a tenu à souligner Mariann Chrétien, est « soutenue par le PCF et composée à 40% de gens non encartés ».

    « La question du logement est une de nos priorités », a appuyé Karim Ghendouf. « Alors qu’un ménage sur deux, à La Ciotat, est éligible au logement social, nous avons décidé de porter le taux de logements sociaux à 30% », a-t-il annoncé. La loi Solidarité et renouvellement urbain (SRU) impose un taux de 25%.

    Rouvrir le cinéma

    En matière de santé, LCNR entend créer une mutuelle municipale et voudrait rouvrir le centre médical Calisti. Ce dernier « manque car il pratiquait le tiers payant et abritait médecine générale, gynécologie, gérontologie et faisait beaucoup de prévention », a expliqué Karim Ghendouf.

    Les transports ? « L’offre n’est pas attractive à La Ciotat », a-t-il tranché. « On a des bus qui occupent la moitié de la voirie, qui fonctionnent au gasoil et qui passent chaque demi-heure. » Le tract où figurent les grandes lignes du programme, qui sera distribué dès ce mardi à 6h30 à la gare, puis sur le marché et devant les écoles, précise que LCNR tentera d’obtenir de la Métropole la gratuité pour les scolaires et les étudiants et apprentis.

    LCNR, confortée par les pétitions lancées par le collectif « La Culture ça urge », souhaiterait rouvrir un cinéma dans les Halles Lumière. « Il y a une demande de la population sur un cinéma en cœur de ville », plaide Régine Douzenel. « L’Eden [le cinéma art et essai, Ndlr ] ne suffit pas. Il a un seul écran. Le lieu est parfois privatisé, il accueille des concerts… ». Alors que la délégation de service public de l’Eden s’achève fin 2026, elle estime « qu’on pourrait mutualiser les moyens pour gérer le cinéma L’Eden et le cinéma Lumière ».

    Au Cercle de la Renaissance, au 130 avenue Gallieni, l’ambiance maintenant, alors que le public partage un moment convivial, s’est bien réchauffée. « Il y aura ici des permanences électorales chaque jour de 9h à 12h et de 17h30 à 20h. Le public pourra venir rencontrer les candidats, s’informer de l’agenda de la campagne », rappelle Karim Ghendouf.

  • La gauche unie à Port-Saint-Louis présente ses candidats

    La gauche unie à Port-Saint-Louis présente ses candidats

    « Seule, je ne suis rien, ensemble, on ira loin », lance Aurélie Grach lundi soir en conclusion de la réunion publique de la liste d’union de la gauche, Vivons mieux Port-Saint-Louis, (DVG) qu’elle conduit. Les colistiers et colistières, âgés de 28 à 86 ans, sont dispatcheuse de navire, retraitée et fille de communistes italiens ayant fui Mussolini, militants syndicalistes ou communistes, coiffeuse ou électromécaniciens.

    Toutes ont décidé de suivre Aurélie Grach dans la bataille des municipales pour « porter la voix de l’éducation et de l’école », dans le cas d’Emmanuel Stamatiou, ouvrier docker, syndicaliste, communiste et musicien. « C’est le premier sanctuaire de la République pour chaque enfant. Les enfants ne doivent plus avoir froid l’hiver et chaud l’été, il y a urgence d’accélérer la rénovation des groupes scolaires », estime le candidat, qui parle également de « pilier de l’égalité » dans le fait de bien manger à l’école, dans une cantine « accessible ».

    La culture aussi, doit être accessible, dans l’idée d’Elisabeth Taormina, fonctionnaire métropolitaine et passionnée de peinture.

    « L’essentiel, la santé »

    « La vie de nos quartiers, la jeunesse et les seniors font ensemble battre le cœur de notre ville. Trop de quartiers sont laissés de côté », considère la candidate, selon laquelle « la culture créée du lien entre les générations. Elle ne doit pas être un luxe, mais fédérative et vivante, accessible à tous ». Et considérée comme « un outil de vivre ensemble ».

    Le centre-ville et les commerces sont le credo d’Emélia Dragonas-Guérini. « J’ai assisté à la défiguration du centre-ville », juge-t-elle, parlant de « mission impossible pour s’acheter un pantalon » dans un centre-ville qu’elle présente « sans commerce ni lieu de passage ». « J’ai la folle envie de voir un centre-ville attractif toute l’année, avec des lieux d’échanges et de convivialité et pas juste des feux d’artifice les soirs d’été », tacle la candidate.

    « Revenir à l’essentiel, la proximité et la sincérité » est le mantra de François Barges, secrétaire du syndicat CGT de l’usine Marcegaglia et colistier, souhaitant « assurer la santé et la sécurité pour tous ».

    « Des personnes de valeur prêtes à travailler pour notre ville et tous ses habitants », pour Aurélie Grach, « fière d’être tête de liste citoyenne et de gauche », face à « la politique de droite macroniste » du maire sortant « qui défile avec le député RN » selon la candidate.

  • Le Nomad’ va se sédentariser dans le quartier des Crottes

    Le Nomad’ va se sédentariser dans le quartier des Crottes

    Une nouvelle page s’écrit pour le Nomad’. Après avoir été chassé il y a plus de deux ans par les projets d’Euroméditerranée du boulevard de Briançon, à Arenc, où il était implanté depuis 1999, « le premier lieu dédié à la création musique et jeune public retrouvera un lieu fixe en janvier 2027 », annonce Julian Crozat, son chargé de projet. « Nous allons intégrer le futur campus de la Plateforme », indique-t-il pour parler de ce qui est actuellement un chantier de 25 000 m² dans le quartier des Crottes, censé également accueillir une école du numérique ou encore la future antenne de la Cinémathèque française. Créé il y a 25 ans par les frères Haddjeri, le Nomad’ disposera ainsi d’un auditorium de plus de 1 000 places « avec gradin télescopique et balcon, d’un foyer, d’un espace d’accueil ainsi que d’un bar-café dédié à de plus petits événements », se réjouissent ses équipes actuellement hébergées dans la salle de concert du Moulin, à Saint-Just, que la Ville de Marseille a acheté en 2024 et qui doit voir un appel à projet pour sa prochaine gestion, lancé ce mois-ci. Au sein de la Plateforme, « épicentre » de ses activités, le Nomad’ « proposera une programmation jeune public d’ampleur mais aussi une programmation de musiques actuelles ». Il aura aussi à sa disposition « un jardin d’expérimentation » et un second espace de 140 m² où seront déployés « des ateliers d’éveil musical, des spectacles avec petite jauge ». Un « trait d’union » avec le quartier et ses habitants qui sera « ouvert aux crèches, écoles, familles, structures médico-sociales avec des créneaux réservés », précise Julian Crozat.

    La paix

    D’ici là, les équipes du Nomad’ ne chôment pas et se préparent à lancer la 12e édition de Babel Minots. Un festival musical dédié à la jeunesse qui investira une quinzaine de structures culturelles marseillaises. Avec une mouture axée autour de la paix, comme l’illustre son affiche détournant la pochette d’album du groupe U2, War. « À l’heure où il faudrait préparer les enfants à la guerre », explique son programmateur Julien Villatte, Babel Minots leur « apporte des clés d’émancipation et un capital culturel en défendant la création musicale jeune public, toutes esthétiques confondues ». Illustrations avec une trentaine de représentations, parmi lesquelles celles de Zola… pas comme Emile!. Visible gratuitement au Théâtre de l’Odéon, le 11 mars, et incarné par Forbon N’Zakimuena, « le récit autobiographique et rappé d’une personne qui a perdu son nom en arrivant en France », qui va retracer « le parcours administratif pour retrouver son nom d’origine ».

    Programme complet du festival sur www.babelminots.com

  • La préfète de police lance des assises de la prévention

    La préfète de police lance des assises de la prévention

    « La lutte contre les stupéfiants ne fonctionne que si on a deux jambes, le répressif et la prévention » pose la préfète de police déléguée, Corinne Simon, à la veille du lancement d’assises sur le sujet. « Il se passe plein de choses mais chacun fait ça dans son silo », poursuit-elle. L’idée : « mettre en place un plan départemental de lutte contre l’entrée des jeunes dans la délinquance et le trafic de stupéfiants » en favorisant « l’échange d’informations avec les acteurs qui se trouvent autour de l’enfant, pour anticiper et agir ».

    « On a besoin d’avoir des signaux faibles » détaille la préfète, « un jeune qui a un taux d’absentéisme à l’école, ne va plus à son club de sport, change de copains, en rupture avec ses parents… Tout ça mis bout à bout, ce sont des alertes ». Pas de « grand raout » mais du « pratico-pratique », promet-elle avec une première réunion pour faire « un état des lieux ». Les objectifs seront définis « ensemble ».

    Autour de la table ce vendredi 6 février, 25 coordinateurs des CLSPD (Conseil local de sécurité et de prévention de la délinquance), obligatoire pour toutes les villes de plus de 5 000 habitants, soit 51 dans le département, des représentants de l’Éducation nationale, de la PJJ, de la Mildeca (Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives), les trois procureurs de la zone, le responsable du centre loisirs jeunes de la police nationale 13 (CLJ), des délégués du préfet pour la politique de la Ville. Dans le cadre d’un appel à projets de la Mildeca, « Limits », deux communes des Bouches-du-Rhône sur les 30 retenues en France, viendront aussi partager leur expérience. Pas d’élus pour cause de municipales, ni d’associations, en période de subventions.

    Une cellule d’appui

    Quand on objecte que ces assises arrivent bien tard, au regard des appels à l’aide des acteurs de terrain, la réponse tombe. « On n’a pas attendu pour faire des actions » balance Jean-Christophe Roux, chef du bureau de la prévention de la délinquance, à la manœuvre avec Pierre Gilardeau, directeur de cabinet adjoint de la préfète. « Chaque année, au Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation, je présente ce que l’on fait avec le CLJ. On est passé de modules de lutte contre l’addiction à un module basé sur la notion de dette [qui fait que] le jeune ne peut plus sortir du réseau, basé aussi sur l’expérience des jeunes ciblés sur des collèges », précise-t-il.

    En « lien avec la Mildeca », précise Pierre Gilardeau, la préfète et son équipe réfléchissent aussi à la création d’une cellule administrative départementale « qui pourrait apporter un appui au travail fait par les communes qui a peut-être ses limites » explique Jean-Christophe Roux, à l’image de la Cepraf, cellule de prévention de la radicalisation et d’accompagnement des familles. Prochaine étape avec une seconde réunion à l’été.

  • À Vitrolles, Loïc Gachon mise sur le service public

    À Vitrolles, Loïc Gachon mise sur le service public

    Énergie, enfance et éducation. Voilà les thèmes abordés lors de la 2e réunion publique de campagne du maire sortant Loïc Gachon (PS). « N’y voyez pas de lien, il n’y en a pas », prévient-il face aux habitants venus en nombre dans la maison de quartier du Roucas. Et en fait si.

    « Les maîtres mots de notre politique, quel que soit le domaine, sont : protéger au présent et projeter dans l’avenir », explique l’édile. Ce mantra se traduit par une municipalité qui consacre « 40% de son budget à sa jeunesse », affirme Didier Saura, adjoint délégué à la communication. « Ce mandat, nous avons construit deux nouveaux groupes scolaires : Anne Sylvestre, et Robert Badinter, qui clôt la rénovation du quartier des pins. (…) Chaque année nous investissons 3 millions d’euros pour rénover et entretenir nos 12 autres écoles. »

    Christian, arrivé à Vitrolles il y a une quinzaine d’années, salue les efforts de la Ville en matière « de qualité de services publics ». « Je sors du conservatoire pour un cours de guitare, ma fille d’un cours de danse, et mon fils est à Névache en classe neige dans le centre municipal qui est un excellent vecteur de lien social et de vivre-ensemble. »

    En matière d’énergie aussi, la majorité de Loïc Gachon tente de mettre au point un service public avec la communauté d’énergie photovoltaïque citoyenne. Lancé au printemps dernier, ce projet concerne particuliers, professionnels et bâtiments communaux. « La commune a signé avec groupement d’entreprises un contrat de concession de trente ans, détaille Isabelle Rovarino, conseillère municipale au numérique. Pour démarrer les panneaux solaires sont placés sur 25 bâtiments municipaux, ce qui représente une production de 8 GW, soit la consommation électrique de 2 000 foyers. » Un projet qui devrait occuper la liste de Loïc Gachon en cas de réélection.