Tag: Italie

  • Brescia, Bergame et Roberto De Zerbi, récit d’une rivalité historique

    Brescia, Bergame et Roberto De Zerbi, récit d’une rivalité historique

    Brescia-Atalanta Bergame, un derby rare mais une adversité et une hostilité réciproques importantes. À l’heure où l’Olympique de Marseille accueille les Bergamasques au Vélodrome, retour sur la rivalité de ces deux clubs de Lombardie. Tout d’abord, Brescia est bien la ville de Roberto De Zerbi. C’est ici qu’il a grandi, qu’il a vu ses premiers matches de football. Interrogé en conférence de presse, le coach italien confirmait que ce match est un peu plus spécial. « Ça m’est arrivé de jouer des équipes italiennes avec mes anciens clubs, mais là c’est un match différent. Je suis né à Brescia, je suis un tifoso de Brescia. Je suis né à 100 mètres du stade, lorsqu’il y avait un match nous en parlions du lundi au dimanche. »

    Deux régions s’opposent

    Mais alors d’où vient ce désamour entre les deux villes voisines ? Au-delà du football, ces cités s’opposent depuis des siècles. Neuf pour être précis. Déjà au XIIe siècle, les historiens ont conté qu’il y a eu des mésententes autour de terres dans la région de Brescia. Nicolas est suiveur de l’Atalanta depuis 12 ans. Il explique que « ces deux provinces sont différentes, avec un vécu différent. Comme souvent, ce sont des histoires de clochers. Historiquement, Brescia est aussi plus bourgeois ». En effet, Bergame est aussi connu pour être une grande vallée industrielle d’Europe.

    Concernant le football, comme dit précédemment, Brescia-Atalanta est un derby rare. 66 matches en 105 ans, une goutte d’eau par rapport à leurs homologues de Milan et leurs 241 oppositions. « La rivalité s’est même un peu estompée au fil du temps car les deux équipes s’affrontaient moins souvent. Brescia a été en Serie B puis est remonté mais l’Atalanta était descendu entre-temps », rapporte Nicolas. « Lors du retour de Brescia en Serie A, en 2019, j’avais bien coché le derby pour ne pas le manquer », continue-t-il.

    Une preuve de cette rivalité moins forte qu’auparavant, cette banderole de soutien des deux clubs, lors d’une crise Covid qui avait très durement touché la région. Depuis cet été, Brescia n’est plus. Sans licence professionnelle, l’équipe a finalement été dissoute après plus d’un siècle d’histoire. Le derby est mort, vive le derby.

  • L’artisanat italien célébré sous toutes ses formes à la foire

    L’artisanat italien célébré sous toutes ses formes à la foire

    Parmesan, coppa, huile d’olive ou limoncello : aucun doute, les produits italiens ont une place particulière dans le cœur des habitants de Marseille. À l’occasion de la Journée de l’Italie, organisée par la Chambre de commerce italienne et le Département des Bouches-du-Rhône, les visiteurs de la foire étaient invités à (re)découvrir le savoir-faire de la péninsule.

    Un port d’attache pour

    les Italiens

    « Chaque année, ce pavillon est un passage obligatoire », affirment Anna-Lisa et Ilaria en se dirigeant vers le Hall 1. Les deux expatriées, originaires de Bari (Pouilles), profitent de ce rendez-vous annuel pour se reconnecter à leur pays : « C’est comme si on était à la maison le temps d’une journée. »

    Côté exposants, la foire est aussi un rendez-vous incontournable. « Nous avons d’excellents rapports avec les consommateurs marseillais, qui apprécient beaucoup les fromages de brebis ou de bufflonne », explique Matilda, productrice de fromages à Crémone (Lombardie). Si la gastronomie attire, les artisans italiens proposent divers produits (décoration, mode…).

    Cent ans après sa première participation à la foire, l’Italie tient à mettre en avant son lien avec le territoire. « Notre présence témoigne de la profondeur des relations qui unissent nos deux nations », applaudit Fabio Monaco, consul général d’Italie à Marseille.

  • Championnat du Monde à Rome : la France ne détient plus aucun titre

    Championnat du Monde à Rome : la France ne détient plus aucun titre

    Les Français sont rentrés bredouille de leur épopée italienne et ont perdu le seul titre qu’ils détenaient : le doublette homme. Dylan Rocher et Christophe Sarrio n’ont pu faire le doublé. Ils ont échoué en quart de finale contre Madagascar.

    Pour le reste Dylan Rocher- Audrey Bandiera en doublette Mixte, Nelly Peyre-Audrey Bandiera en doublette féminine et Nelly Peyre en tête féminines ont décroché trois médailles d’argent.

    Des résultats en trompe-l’œil si l’on se réfère aux titres conquis en amont, à la répétition, l’aura de la France dans le monde.

    Razzia de la Thaïlande

    Mais la pétanque a évolué, les nations sont de mieux en mieux préparées et surtout on enregistre le retour en grâce de la Thaïlande et Madagascar. Rappelons que les deux pays avaient connu quelques problèmes extra-sportifs les privant de compétitions internationales. C’était le cas pour la Thaïlande absente à Dijon en décembre 2024 pour défendre son titre en triplette acquis au Bénin. Et bien « le pays du sourire » a frappé un grand coup en gagnant trois médailles d’or et une bronze sur cinq. Pour Madagascar, la victoire acquise en doublette mixte plus une en argent et deux en bronze confirme une saison exceptionnelle des Malgaches en tournée en France, avec notamment ce succès historique au Mondial La Marseillaise à pétanque.

    La Thaïlande est de nouveau sur le toit du monde. Rien d’étonnant si l’on se réfère à l’origine de la pétanque dans ce pays. L’histoire est connue mais mérite un petit rappel.

    Après un séjour sur la Côte d’Azur, la princesse Srinagarindra prend goût à ce sport et le transmet dans son pays. Celle que l’on appelle « princesse grand-mère » va faire de la pétanque un sport officiel transmis dans les écoles, les universités et l’armée. Par la suite, les autres pays d’Asie vont emboîter le pas à la Thaïlande.

    Deuxième sport national, après le taekwondo, la pétanque est toujours aussi populaire et les champions poussent comme des champignons.

    L’Italie chez elle a sauvé les meubles avec une victoire en individuel de Diego Rizzi et une médaille de bronze.

    Un petit coup de chapeau à la Suisse finaliste du doublette hommes avec Maiky et Joseph Molinas.

    Revenons à nos Français. Pour certains, ils n’ont pas été à la hauteur des grandes ambitions affichées. On le sait, en dehors de l’or, tout autre résultat est un échec. C’est culturel. Mais le temps où certaines personnes affirmaient « le championnat du monde est plus facile qu’un championnat de France » est révolu.

    Les nations émergent comme les Pays-Bas vainqueurs de Rocher-Sarrio lors des premiers tours ou l’Allemagne bourreau de la France en finale lors du dernier championnat d’Europe.

    Rendons grâce aux Françaises qui ont tenu honorablement leur rang avec deux places de finalistes.

    Enfin nous terminerons en donnant un carton rouge à l’organisation Italienne de ces championnats du monde. Les terrains « de plage » étaient indignes d’une compétition Internationale. C’est dommageable pour le spectacle mais tous les pays étaient sur le même pied d’égalité et ce sont toujours les meilleurs qui gagnent.

    Résultats

    Individuel féminine

    Kantaros Choochuay (Thaïlande) bat Nelly Peyré (France). 13 à 10

    Individuel masculin

    Diego Rizzi (Italie) bat Joseph Ramnointiaray (Madagascar) 13 à 8

    Doublette féminine

    Kantaros Choochuay/Nantawan Fueangsani (Thaïlande) bat Nelly Peyré/Audrey Bandiera (France) 13 à 2

    Doublette hommes

    Saranut Sriboonpeng/Ratchata Khamde (Thaïlande) Bat Joseph et Maiki Molinas 13 à 0

    Doublette hommes

    Doublette mixte

    Enjanahry Ravomana/Lora Rakotoarisoa (Madagascar) bat Nelly Peyré/ Dylan Rocher 13 à 6

  • Trois médailles d’argent pour la France aux championnats du monde à Rome

    Trois médailles d’argent pour la France aux championnats du monde à Rome

    Vu le statut de la France dans le monde de la pétanque, le bilan tricolore dans ces championnats du monde à Rome reste mitigé. Si aucun des quatre représentants français, à savoir Audrey Bandiera, Nelly Peyre, Christophe Sarrio et Dylan Rocher, n’a réussi à se saisir d’une médaille d’or parmi les cinq compétitions, ils sont tout de même parvenus à repartir avec trois médailles d’argent. La Toulousaine Audrey Bandiera, quatre fois championne de France, s’est hissée jusqu’en finale dans le format doublette mixte (avec Dylan Rocher) et doublette féminin, avec la double championne d’Europe et vice-championne du monde Nelly Peyre. Cette dernière, licenciée à la Boule Tropézienne, a remporté une deuxième médaille d’argent en tête-à-tête. De solides résultats qui sont de bon augure avant les championnats du monde féminin, à Douaisis (dans le Nord), du 9 au 12 octobre.

    La Thaïlande frappe fort

    Côté masculin, les deux aventures de Christophe Sarrio se sont stoppées aux portes du dernier carré. Seul Dylan Rocher, sept fois champion du monde et lauréat du Mondial La Marseillaise à pétanque à quatre reprises, repart avec une médaille d’argent en doublette mixte. Son coéquipier italien au club de Fréjus, Diego Rizzi, est devenu champion du monde pour la troisième fois de sa carrière en s’imposant sur l’épreuve du tête-à-tête. La palme d’or de ces championnats du monde revient à la Thaïlande, qui termine la semaine avec trois titres.

  • Sur la table, le mariage des plats italiens et provençaux

    Sur la table, le mariage des plats italiens et provençaux

    « Tout le monde s’installe sur de grandes tables. On ne réserve pas », lance, enthousiaste, Sara Sacchetti, à la Chambre de commerce italienne pour la France de Marseille.

    Porté par la Chambre de commerce italienne, avec le département des Bouches-du-Rhône, Provence Tourisme, la Ville et l’Office de tourisme de La Ciotat, Cibo di Strada revient pour la 7e édition. À partir de ce mercredi, la place Evariste-Gras, qui jouxte les Halles Lumière, va devenir un petit morceau d’Italie. Si la Campanie, région de Naples, est en particulier mise en avant cette année; 5 autres régions italiennes sont représentées au sein des 13 food-trucks de la manifestation : le Piémont, l’Émilie-Romagne, la Sicile, la Vénétie et le Latium. « Née il y a sept ans, dans le cadre de Marseille Provence, capitale de la gastronomie, Cibo di Strada, que l’on peut traduire par “cuisine de rue” valorise les similitudes entre la cuisine provençale et la cuisine italienne » développe Sara Sacchetti. Par exemple, les panisses de Marseille, à base de farine de pois chiche dorée à l’huile d’olive et passée au four, ont leur version sicilienne, où l’on y ajoute des gouttes de citron. Les Provençaux proposent « une panna cotta à la lavande », ou « des raviolis à la daube ».

    Parmi les nouveautés de cette édition, figure le choix d’un thème. Avec, cette année, le foot. Avec tous ces ingrédients, le chef Michel Baldasella, propriétaire du Grand Puech, à Mimet, viendra préparer, au cours d’un show culinaire jeudi 27 de 10h30 à 11h30, « les spaghetti alla Maradona ». Un hommage à ce grand footballeur, qui joua dans le club Napoli, à Naples. « Dans cette recette très ancienne du sud de l’Italie, au lieu de saupoudrer les pâtes de parmesan, car tout le monde ne pouvait pas s’en acheter, on utilisait à la place de la chapelure de pain grillée à l’ail », commente Sara Sacchetti. Grand succès de Cibo di Strada, les ateliers culinaires, « où l’on s’inscrit sur place, et où il suffit de venir avec son tablier, les ingrédients sont mis à disposition » sont reconduits « chaque après-midi » à partir de jeudi. Avec comme chef d’orchestre ou chef tout court Agostino Coppola, président de l’association des chefs italiens en France, le public va apprendre à réaliser 4 spécialités culinaires de la Botte salées, et 4 sucrées. Dans l’air, flotteront des airs de chansons italiennes.

    Mercredi (de 17h à minuit), jeudi au samedi (10h30 à minuit), dimanche de 10h30 à 21h. Gratuit.