Tag: Istres

  • Les Istréens formulent un vœu de renouveau

    Les Istréens formulent un vœu de renouveau

    C’est un petit séisme dans la vie politique locale. Dimanche, le candidat menant une liste divers droite, Robin Prétot (LR), a détrôné François Bernardini (DVG), après plus de deux décennies de pouvoir. Jusque-là conseiller municipal d’opposition, un rôle qu’il avait endossé dès 2014, l’Istréen de 36 ans a obtenu 59,84% des suffrages au second tour, contre 31,4% pour le maire sortant. Le tout avec un taux de participation de 67,30%, dépassant largement le niveau national. Un résultat net, voire « un renversement total », preuve d’« un système qui arrivait à bout de souffle » pour Cécile Tivoli, l’une des colistières (SE) du nouvel édile, présente sur le marché du centre-ville, ce mardi matin.

    Elle qui s’est beaucoup investie dans la campagne l’assure : « Le besoin de changement revenait souvent lors des actions de tractage ou de porte à porte. » Depuis peu installée dans le quartier de la Bayanne, à proximité de la base aérienne 125, Audrey confirme : « Le renouveau peut être bénéfique. » Élu conseiller municipal dès 1977 puis adjoint, conseiller général des Bouches-du-Rhône de 1988 à 1998, député, député européen, conseiller général et enfin maire à partir de 2001 avant d’être déclaré inéligible puis de revenir à la tête de la ville en 2008, François Bernardini était l’un des piliers du paysage politique de l’Ouest des Bouches-du-Rhône.

    Une adhésion au projet de Robin Prétot

    Alors que cette page se tourne, les habitants saluent son bilan. « Il a fait beaucoup de choses bien. Moi, j’ai vu se construire Dinosaur’Istres, j’ai trouvé ça super », reconnaît Audrey. Amanda, de la pâtisserie Émotions sucrées, note les animations estivales comme « les Jeudis étoilés et le marché de nuit qui faisaient bouger la ville ». Cécile Tivoli affirme : « Tout n’est pas à jeter, au contraire. J’ai bénéficié des services publics, des activités à bas prix pour les enfants, j’en suis vraiment reconnaissante, mais on était sur la pente descendante. »

    Audrey l’assure : son vote n’était pas tant contre François Bernardini que pour Robin Prétot. « J’adhère plus à sa vision de l’urbanisation de la ville », explique-t-elle. C’était le point qui cristallisait les débats entre les deux candidats. L’un estimait : « Istres étouffe sous le béton », tandis que l’autre, maire sortant, considérait que « la construction est un signe de développement et une réponse à la demande », alors que de grands projets industriels devraient créer des milliers d’emplois dans la zone, d’ici quelques années. « Effectivement, il faudra toujours faire des habitations, mais là, c’est trop, dénonce l’Istréenne. J’espère que Robin Prétot reverra les règles pour n’avoir que des bâtiments bas, parce que c’est ce que j’ai aimé dans cette commune, quand je suis arrivée de région parisienne, il y a douze ans. »

    Deux jours après l’élection de leur nouveau maire, les habitants attendent ses premières actions, notamment pour le centre-ville « qui dépérit », d’après une commerçante. « On verra, lâche-t-elle, dubitative. C’est du sang neuf et il est motivé, mais bon. La situation est aussi due au contexte national, je sais pas s’il pourra faire des miracles. » Amanda et Alicia voudraient que « Robin Prétot exploite le plein potentiel d’Istres » : « C’est vrai que c’est un beau village, l’été c’est génial, mais l’hiver, c’est mort. »

    Alors que le conseil municipal d’installation est prévu ce samedi 28 mars à 10h dans l’hôtel de ville, Robin Prétot promet d’être « le maire de ceux qui ont voté pour nous et de ceux qui ont voté pour d’autres » : « Le meilleur moyen de les considérer sera de permettre aux élus qu’ils ont choisis de faire entendre leurs voix. »

  • [Entretien] François Bernardini : « M. Prétot fait des appels clairs à l’extrême droite »

    [Entretien] François Bernardini : « M. Prétot fait des appels clairs à l’extrême droite »

    La Marseillaise : Votre résultat au premier tour derrière Robin Prétot (LR) a été une surprise, comment l’expliquez-vous ?

    François Bernardini : Je pense que les Istréens n’ont pas été complètement sensibles au débat que j’ai instauré. J’ai dit clairement qu’il y avait l’école du renoncement contre l’école du tempérament. Cela n’a pas été pris à sa véritable valeur, de risquer pour l’avenir toutes les chances que l’on a accumulé par le passé. C’est pour moi particulièrement décevant. Dans la ligne de ce que nous avons fait depuis des années je pensais que la trajectoire était suffisamment tracée pour que la continuité se fasse, avec une nouvelle étape dans le même état d’esprit.

    La première adjointe Nicole Joulia disait que les questions de l’urbanisation et de votre succession, potentiellement en lien avec la justice, avaient pu peser…

    F. B. : Cette analyse n’est pas à propos. Quand un combat doit être mené, quand on a fait partie d’une équipe, on ne crache pas dans la soupe au dernier moment. Les enjeux sont clairs : est-ce quelqu’un qui se revendique de gauche veut véritablement que des candidats de la droite et de l’extrême droite soient demain à la manœuvre de la direction de la commune ? J’ai regretté quand elle m’a appris son désistement. Je pense que c’est une question personnelle, qu’elle aurait pu gérer différemment.

    Vous parlez de candidats de droite et d’extrême droite à la tête de la commune. Robin Prétot est allié à l’extrême droite selon vous ?

    F. B. : Je ne sais pas s’il est allié, mais il a fait des appels clairs. Il a même demandé une alliance avec eux, ne s’est pas caché d’aller soutenir le candidat de droite et d’extrême droite de Fos-sur-Mer. Les masques sont tombés. J’invite tous les gens de gauche à l’avoir en tête lorsqu’ils vont s’exprimer.

    Vous parliez de déclin si la droite l’emportait. Pourquoi ?

    F. B. : À partir du moment où quelqu’un prône l’immobilisme, l’arrêt des constructions, le statu quo, ce n’est pas la meilleure formule pour faire avancer la ville. J’amène peut-être les choses trop vite. Quand on veut faire fructifier les chances trop rapidement il y a des séquelles négatives. Mais elles ont pris le pas sur la réflexion et l’avenir.

    Comment rallier plus largement pour le second tour ?

    F. B. : La stratégie est simple, dire les choses clairement sur l’enjeu qu’il y a : savoir si on va se développer et assurer l’avenir de nos enfants de manière sereine ou si on va vers une attitude déclinante. Il y a une foultitude d’abstentionnistes, nous faisons appel à eux pour qu’ils prennent le destin de leur ville en main. Parmi eux, il y a ceux qui ont une conviction politique qui s’ajoutent à ceux qui se sont exprimés pour Stéphane Pailhous, qui doivent voir s’ils veulent favoriser la droite et l’extrême droite ou s’ils veulent continuer avec ceux qui ont une auréole de gauche bien marquée, et prouvée sans équivoque avec les actions menées.

  • « Ma musique est très mélangée. C’est le fruit de mon époque »

    « Ma musique est très mélangée. C’est le fruit de mon époque »

    La Marseillaise : Vous êtes d’origine marocaine, né en Espagne et vous avez grandi en France. Qu’est-ce que ça vous apporte au niveau musical
    et personnel ?

    Ino Casablanca : J’ai commencé à produire et composer vers mes 17-18 ans et je rappais timidement dans mon coin. Je ne me rendais pas compte à quel point ça a influencé ma personnalité. J’ai une certaine ouverture qui me semblait aller de soi, mais en réalité, pas tant que ça. Parler plusieurs langues ouvre des manières de réfléchir et musicalement, ça m’a confronté à différents environnements et cultures. Cela a nourri ma musique de manière naturelle. Je n’aurais jamais été celui que je suis sans ce parcours.

    Comment définissez-vous
    votre musique ?

    I.C. : Franchement c’est très difficile, ma musique pourrait se décomposer en mille qualifications. Rien que le fait que je chante et rappe, les gens sont perdus, alors que moi ça ne me paraît pas bizarre ou incompatible. Au niveau des genres, c’est très mélangé. Ma musique est le fruit de mon époque.

    Vous avez été nommé dans la catégorie révélation masculine aux Victoires de la Musique en février. Comment vivez-vous cette ascension fulgurante ?

    I.C. : C’est assez fatigant : la tournée, défendre son projet, cultiver son inspiration… Tu peux te perdre au milieu de cette ascension si tu n’arrives pas à te jauger. Il faut donc prendre du recul et chaque semaine, je me pose de nouvelles questions. Je n’ai pas le temps de me poser et de me rendre compte de ce que tout cela représente vraiment.

    Est-ce que vous vous attendiez à ce que votre musique soit autant fédératrice ?

    I.C. : Non pas du tout, tant que je n’en avais pas la preuve, je ne m’en rendais pas compte. Ça me touche beaucoup. Je pense que c’est juste dans ma personnalité. Dans la vie de tous les jours, je rassemble des personnes qui n’ont a priori rien à voir, selon les gens qui nous divisent. Mais j’ai envie de prouver que c’est des conneries et que ces divisions n’ont pas lieu d’être.

    Votre première tournée a débuté à Marseille au Makeda en octobre, c’était comment ?

    I.C. : C’était l’un des meilleurs publics. Exceptionnel ! Un public très chaleureux et souriant. Dans toutes les villes où je vais c’est comme ça, mais j’ai senti un truc spécial à Marseille.

    Vous avez participé à un concert en soutien pour la Palestine en décembre dernier. Pourquoi cet engagement vous tient-il à cœur ?

    I.C. : Pour moi, c’est absolument normal, au-delà d’être important. Qu’est-ce que j’aurais pensé de moi si je n’y étais pas allé ? Il n’y a pas de question à se poser, et que ce soit pour la Palestine ou pour n’importe quel peuple opprimé, qui se fait voler son territoire ou à qui on enlève la dignité humaine. Avant d’être artiste, j’étais déjà comme ça. J’aurais juste fait avec les moyens du bord.

    Comment vous positionnez-vous par rapport au contexte politique en France ?

    I.C. : C’est déplorable de céder à la haine et à la facilité de rejeter la faute sur l’autre. Des responsables politiques ont intérêt à se déresponsabiliser des soucis qu’ils causent. C’est inquiétant, mais en même temps, j’ai assez confiance en notre génération. C’est peut-être un peu naïf de ma part… certainement d’ailleurs. Ceux qui ont le pouvoir et la main sur les grands médias orientent la pensée des gens comme ils le souhaitent. Il n’y a plus de place pour l’esprit critique, le libre arbitre. Le curseur de ce qui est extrême ou pas est du coup déplacé. Pour la société, politiquement, c’est dangereux.

  • Le baron d’Istres, François Bernardini, en difficulté face à la percée de Prétot

    Le baron d’Istres, François Bernardini, en difficulté face à la percée de Prétot

    Arrivé en tête avec 42,6% des suffrages exprimés, Robin Prétot (LR) a une belle avance sur le maire sortant d’Istres, François Bernardini (DVG), et ses 32,25% des voix.

    « Les urnes ont parlé et le message est clair : le changement n’arrive pas, il est déjà là ! », se félicite le premier. Quand le deuxième accuse le coup : « Le premier tour s’est exprimé. Il a parlé avec la clarté propre aux rendez-vous démocratiques. Je l’entends avec gravité et respect. » C’est l’extrême droite qui conclut le podium avec Damien Broc (RN) à 18,63%. La liste divers gauche conduite par Stéphane Pailhous, avec 7,06% des voix se retire de la bataille. Ce dernier explique, sur les réseaux sociaux : « Ce n’est malheureusement pas suffisant pour nous maintenir au second tour et nous avons pris collectivement la décision responsable de ne fusionner avec aucune des autres listes. » Concrètement, pas de consigne puisqu’il appelle à « voter dimanche prochain en votre âme et conscience ».

    De quoi brouiller les cartes pour le 2nd tour ? En tout cas, on est bien loin des résultats de 2020 où François Bernardini, maire (ex-PS) depuis 2008, avait été réélu dès le premier tour avec 54,80% (7 912 voix contre 6 297 pour 2026). Il compte pourtant sur le soutien d’une grande partie du champ politique local, du PCF à Renaud Muselier (Ren.)…

  • [Bouches-du-Rhône] À gauche, des bastions à garder et d’autres à gagner

    [Bouches-du-Rhône] À gauche, des bastions à garder et d’autres à gagner

    C’est le cas à Martigues où le maire communiste sortant, Gaby Charroux, va tenter de conserver le bastion communiste qu’il tient depuis 2009. Mais il doit faire face à une extrême droite qui ne cesse de progresser lors des scrutins nationaux (45,47% des voix dès le premier tour sur la ville lors des législatives de 2024). Et surtout une belle division à gauche avec deux listes concurrentes, l’une conduite par l’insoumis Frédéric Grimaud et une autre de son ancienne adjointe Anne-Marie Sudry (GRS). Lors des dernières municipales, il avait été réélu dès le 1er tour (plus de 60%), contre deux listes qui retentent le coup pour ce scrutin : une d’extrême droite et une pour Les Républicains.

    C’est un peu le même principe à Fos-sur-Mer où Rémi Esnault, le successeur désigné du maire, René Raimondi (ex-PS), fait face à une autre liste classée à gauche, et une liste d’alliance entre la droite et l’extrême droite ainsi qu’une liste centriste. À Miramas, là aussi la gauche part en ordre dispersé. Avec d’un côté, la liste du maire sortant, Frédéric Vigouroux (DVG) élu depuis 2008, et d’un autre côté la liste d’union de la gauche. Le tout, face à une liste du RN. Et que dire de Berre-l’Étang où le maire candidat à sa succession, Mario Martinet, se retrouve avec deux autres listes divers gauche et le RN.

    À Istres comme à Vitrolles, les deux maires sortants en place depuis plusieurs mandats et élus dès le premier tour en 2020, font aussi face à des oppositions à l’affût. Pour Istres, François Bernadini (DVG), en lice pour un 5e mandat retrouve une liste du RN, une liste de droite et une autre liste estampillée à gauche pour lui contester cette sous-préfecture. Configuration moins élargie à Vitrolles où le socialiste Loïc Gachon, maire depuis 2009, a le RN et une liste centriste face à lui.

    Des progressistes

    en bonne position

    Il y a des villes où les listes progressistes ont des raisons d’espérer une bonne position au soir du premier tour. À Roquevaire, c’est Hélène Spinelli, la première adjointe du maire sortant Yves Mesnard, qui conduit la seule liste de gauche sur la commune et peut compter sur la division de la droite avec deux listes, ainsi qu’une liste centriste. À Septèmes-les-Vallons, le maire communiste historique de la commune, André Molino vise un 5e mandat. Mais à la différence de sa victoire de 2020 dès le premier tour (plus de 80%) des voix face à une liste RN, il fait face cette fois à un candidat investi par l’Union des droites d’Éric Ciotti et une liste insoumise.

    Des duels et des bastions

    à reconquérir

    Dans deux autres bastions communistes, à Port-de-Bouc et au Rove, la configuration est similaire : le PCF est en duel direct avec l’extrême droite et l’élection sera jouée dès ce 15 mars. Pour la première, le maire sortant, Laurent Belsola est confronté à une liste de droite soutenue indirectement par le RN. Pour la seconde, Paul Sabatino, également maire sortant puisque le défunt Georges Rosso lui avait passé la main, a un duel avec une liste RN.

    Du côté des reconquêtes possibles, trois communes d’importance sont dans le viseur. À Arles, ville longtemps sous pavillon rouge, le maire sortant, Patrick De Carolis (Horizon), voit son siège contesté avec une désunion dans son camp via une autre liste centriste. Une fenêtre donc pour le communiste Nicolas Koukas, arrivé 2e en 2020, à la tête d’une vaste liste d’union de la gauche mais sans les insoumis, qui en conduisent une autre.

    Même principe à Aubagne, également ancienne ville communiste, prise en 2014 par l’actuel maire sortant Gérard Gazay (LR). La présence de deux listes classées au centre, conduites par d’anciens adjoints, risque de ne pas l’aider. Le candidat de l’union de la gauche (là encore hors LFI qui a sa propre liste), Jean-Pierre Squillari, a une carte à jouer. Quid de Gardanne, ville historiquement PCF malencontreusement passée à droite en 2020. Le maire de droite sortant, Hervé Granier (LR) fait face à une gauche largement unie autour de Jean-Marc La Piana et une candidature du RN.

  • François Bernardini se pose en rassembleur des Istréens

    François Bernardini se pose en rassembleur des Istréens

    Cette assemblée impressionnante rajoute à la pression, et confirme l’ambition de réussir une fois de plus avec et pour vous », lance François Bernardini, ému aux larmes face aux 1 613 participants annoncés à son meeting de jeudi soir en la Halle polyvalente. Le maire (DVG) et candidat pour un troisième mandat à la tête d’Istres a assuré avoir « le bénéfice de cette confiance qui dure, qui traverse le temps et permet de se projeter dans l’avenir ».

    Un avenir qui se fera avec une équipe et des soutiens renouvelés, dont celui de Martine Vassal, présidente (DVD) du Département et de la Métropole représentée par Martial Alvarez en vidéo, ainsi que de Renaud Muselier à la tête de la Région, par la voix de sa colistière Suzelle Ayot, conseillère régionale. « Les défis qui s’annoncent sont immenses notamment pour l’avenir de l’étang de Berre, dont il m’a donné la feuille de route » a-t-elle transmis, avant d’ajouter savoir la « capacité à rassembler » de son chef de file. « Il incarne une force de travail, du courage et la détermination nécessaire si vous voulez une ville qui avance créez des emplois et protège son environnement », a-t-elle complété.

    Génération Bernardini

    Soutien également d’Olivier Darrason, député (UDF) de 1993 à 1997, qui voit « la constance et la stratégie » du candidat pour « poursuivre l’investissement dans l’emploi et l’écologie » dont la restauration écologique de l’étang de Berre.

    Un prisme environnemental confirmé par la place prise par Céline Tramontin, présidente du syndicat mixte gestionnaire de la Crau (Symcrau) et adjointe de quartier à Entressen. « François Bernardini est l’homme de ma vie politique, mon mentor, qui m’a permis de devenir l’élue que je suis » a-t-elle retracé, forte de son mandat de représentation de la France au forum mondial de l’eau de 2021.

    « Trois priorités guident notre action : soutenir l’activité économique et l’emploi avec le pôle aéronautique, renforcer la solidarité et la proximité avec un service dédié aux familles monoparentales, et faire de la qualité de vie une réalité avec les trois nouveaux plateaux sportifs, l’aire de jeu, l’espace numérique nexus, la médiathèque et le théâtre », liste la candidate.

    François Bernardini y voit la réussite d’un « paternalisme politique » en celle « qui portera une immense responsabilité » de première adjointe avec qui il souhaite « gravir la dernière marche et lever avec vous le bras de la victoire » face à des concurrents longuement critiqués.

  • Handball : Istres, dans la zone rouge, veut croire au maintien

    Handball : Istres, dans la zone rouge, veut croire au maintien

    Trois victoires, un match nul, pour 19 rencontres jouées. C’est le bilan d’Istres Provence Handball alors que le championnat en est maintenant à ses deux tiers. Avant le sprint final de cette Liquimoly Starligue exercice 2025-2026, les Bucco-Rhodaniens se classent à la 16e et dernière place avec sept points au compteur, à égalité avec l’un des promus, Dijon. La sortie de la zone rouge n’est toutefois distante que d’une victoire : les Istréens sont loin d’être sauvés, mais tout aussi loin d’être condamnés.

    Surtout que, le week-end dernier, les Violets se sont imposés avec poigne face à Tremblay, l’une des équipes frissons du début de championnat (36-30). Notamment grâce à une première période grandiose où les locaux ont compté jusqu’à sept buts d’avance. L’international cap-verdien Edmilson Araujo confiait avant la rencontre son « envie de réagir et nous allons tout donner pour aller chercher la victoire ».

    C’est chose faite, avec un succès on ne peut plus précieux qui a remis les têtes à l’endroit avant un printemps où chaque bataille aura son importance. Les Franciliens ont été vaincus grâce à la performance XXL (9/11 au tir) du Suédois Assar Kammenhead, pour la première fois élu dans l’équipe de la semaine par la ligue de handball. Sur un nuage suite à sa convocation en équipe de France par le nouveau sélectionneur Talant Dujshebaev, le gardien Romain Mathias a aussi vécu une belle soirée. Ses 13 parades à 32% ont montré la voie.

    Un mois de mai décisif

    Ce résultat a revigoré les troupes de l’entraîneur Bastien Cismondo, après six défaites consécutives. « On va travailler chaque match du mieux possible en espérant que quelque chose récompense le boulot fait par les garçons depuis plusieurs semaines. Et qu’une fois que nous remportons un match, cela enclenche quelque chose de positif », racontait ce dernier avant de défier Tremblay. Ce quelque chose de positif est primordial pour continuer d’y croire dans cette lutte pour le maintien.

    Une bouffée d’air frais est la bienvenue dans les têtes istréennes alors que trois matches compliqués s’annoncent. Limoges, Saint-Raphaël, le PSG, avant de se déplacer à Sélestat, autre équipe se battant pour rester dans l’élite du handball français.

    L’enchaînement du mois de mai avec Cesson-Rennes, Dunkerque et Dijon (à la Halle Polyvalente) sera aussi primordial. Gratter des points ici est presque de l’ordre de l’obligatoire pour Guénolé Gaillard et ses coéquipiers.

    Présents en première division depuis 2018, les Istréens n’ont connu qu’un bref passage dans l’antichambre de la Starligue, en 2023-2024, avant de remonter immédiatement. Prendre l’ascenseur n’est pas à l’ordre du jour pour ceux qui étaient les premiers maintenus, la saison dernière, devant Créteil et Ivry. Onze rencontres comme autant de finales en cette fin d’année sportive pour Istres, qui a encore les cartes en mains pour valider son ticket pour une 26e saison dans l’élite.

  • Un rassemblement pour la paix à l’appel du PCF d’Istres

    Un rassemblement pour la paix à l’appel du PCF d’Istres

    Après une première initiative début février, la section PCF d’Istres organise un rassemblement le samedi 14 mars, porte d’Arles à 11h, pour dire « halte à la guerre » après que les États-Unis et Israël aient déclenché les hostilités en Iran, le 28 février.

    « Ce n’est pas la première fois que nous nous mobilisons, il y a aussi le Mouvement de la paix, la CGT, la FSU, la Ligues des droits de l’Homme, Istres solidarité Palestine » explique Denis Rousseau, membre de la section. Alors que le président de la République a autorisé les avions américains à se ravitailler sur la base militaire toute proche, « nous sommes bien placés pour évoquer cette actualité brûlante », poursuit-il, inquiet de l’attitude d’Emmanuel Macron « qui navigue à vue », loin « de la position courageuse des Espagnols qui ne veulent pas être les vassaux des États-Unis ». Pour aller plus loin, le PCF devrait aussi s’organiser en comité de lutte.

  • Les Oursinades s’ancrent au bord de l’étang de l’Olivier ce week-end

    Les Oursinades s’ancrent au bord de l’étang de l’Olivier ce week-end

    C’est une institution qui fait son retour sur les rives de l’étang de l’Olivier. Ces samedi 28 février et dimanche 1er mars, les oursinades reviennent de 11h à 17h, toujours à hauteur du mini-port au bout de l’esplanade Charles-de-Gaulle, avec une capacité de 700 places assises, le long de grandes tablées conviviales.

    « C’est un rendez-vous attendu et populaire, toute la population istréenne vient, et puis ça marque l’arrivée du printemps, c’est synonyme du retour des beaux jours dans l’esprit des gens », affirme Jérémy Sierra, conseiller municipal en charge des événements de la Ville d’Istres. Chaque jour, environ 1 500 personnes viennent « se retrouver, discuter en plein air et partager de bons mets ».

    Sur place, les visiteurs trouveront une dizaine de stands de restauration avec oursins, plateaux de coquillages, marmite du pêcheur, moules frites, burgers de la mer ou à la viande, gambas à la plancha et autres calamars, ainsi que les panisses de l’Estaque ou encore les sardines en beignets. « Quatre associations seront également présentes : le Gipreb, l’Esperen, l’Amicale des plaisanciers de l’étang de Berre et l’Association des plaisanciers du Port des Heures Claires », détaille Jérémy Sierra.

    Des animations musicales sont également prévues avec Patrick David et Vanessa Smiled, qui chanteront de la variété française et internationale samedi, et Stud, dans le même style, dimanche. Les rameurs de l’Olivier feront des démonstrations et proposeront des ateliers découverte tous les matins.

  • Football : Stan Karwat détaille l’art délicat de gérer le gardien

    Football : Stan Karwat détaille l’art délicat de gérer le gardien

    Quand on demande à Stan Karwat ce qui caractérise le gardien de but, sa réponse est simple. « C’est le seul joueur dans une équipe qui n’a pas le droit à l’erreur ».

    Celui qui a gardé la cage de Nîmes et Martigues, entre autres, dans sa longue carrière, connaît le rôle sur le bout des doigts. Des terrains de Tomaszow, sa ville natale en Pologne, jusqu’à Beauvais, il a croisé Fabien Barthez, « c’était un de ses tout premiers matches avec Toulouse, j’ai deviné qu’il ferait une belle carrière », ou encore Grégory Coupet, « avec qui nous échangeons souvent sur le métier ».

    Pour lui, la clé numéro 1 que doit avoir un gardien de but pour réussir, « c’est sa capacité à faire le minimum de boulettes. Et, surtout, d’être en mesure de gérer en un laps de temps le plus court possible une qualité de données avant de prendre sa décision ».

    Lorsqu’il a vu Geronimo Rulli dans le but marseillais, « j’ai tout de suite senti le joueur fait pour l’OM, comme l’a été avant lui Steve Mandanda. Il ne commet pas, ou très peu, de faute, il accélère le jeu et fait vivre le ballon ». Et le fait qu’il ait arrêté cinq penalties consécutivement la saison dernière ? « C’est un bonus ».

    Derrière le champion du Monde argentin, le Néerlandais Jeffrey de Lange attend. « C’est une excellente doublure. Mais son style n’est pas comparable. Il est dans le rôle du second. Celui qui doit attendre son tour en étant toujours très fort. Mais pour le poste de gardien, le titulaire doit être sûr d’avoir la confiance absolue de son entraîneur, de ses coéquipiers et, surtout à Marseille, des supporters ! »

    Mauvais timing

    Or, depuis l’échec en Trophée des Champions, Geronimo Rulli connaît un passage à vide. « Il a fait quelques erreurs de main qui ont coûté des points. Personnellement, si j’avais dû le diriger, je ne serai pas revenu sur ça. Il sait très bien ce qu’il n’a pas réussi. Ressasser les erreurs, ce n’est pas bon pour la confiance », insiste Stan Karwat.

    Quant au fait de donner des rôles, le Fosséen d’adoption n’est pas trop fan. « Quand un gardien est titulaire, il doit jouer tout le temps ! La doublure connaît son rôle. Elle est là en cas de blessure ou de suspension. C’est pourquoi j’estime que c’est une erreur que Geronimo Rulli ne soit pas dans le but en Coupe de France. »

    Il sait bien que ce n’est pas facile à vivre. Aussi bien pour l’entraîneur, qui doit gérer les espoirs du numéro 2 et faire en sorte que son numéro 1 soit toujours au top niveau de sa confiance, que pour les deux joueurs concernés. « Le numéro 2 reste dans son rôle. Montre ses qualités à l’entraînement. Sachant que son statut reste le même. Aussi longtemps que le numéro 1 est irréprochable. »

    L’entraîneur se base sur ce qui se passe en sélection nationale. « J’ai beaucoup discuté avec Grégory Coupet, qui a longtemps vécu dans l’ombre de Fabien Barthez en équipe de France. Avant d’avoir enfin sa chance. Nous avons la même philosophie à ce sujet », souligne-t-il.

    Quand la saison débute, surtout avec deux nouveaux joueurs au poste, comme ce fut le cas à l’arrivée de Roberto De Zerbi, « l’entraîneur doit être clair et fixer les rôles de chacun. à ce poste, c’est dangereux de mettre de la concurrence. Car cela amène le doute. Et le doute provoque la perte de confiance. L’entraîneur doit donc se montrer ferme et s’interdire de modifier la hiérarchie, si la situation ne le justifie pas. »

    Ainsi, quand Geronimo s’est mis à douter, l’erreur de Roberto De Zerbi a été de ne pas le protéger. « Il aurait dû jouer les deux tours de Coupe de France, cela l’aurait aidé à retrouver une certaine confiance. » Par ailleurs, ne pas le titulariser au Parc des Princes face au PSG, parce que Jeffrey de Lange avait réussi deux matches sans erreurs contre Bayeux et Rennes, a eu un double effet pervers. Il a fait perdre sa confiance au Néerlandais, qui a encaissé cinq buts, et fait un peu plus gamberger celui qui aurait dû rester le numéro 1 indiscutable.

    « Un gardien de but, c’est un peu comme un super ordinateur qui doit analyser en une fraction de seconde un maximum d’éléments. Prendre les informations sur le placement des attaquants adverses. Savoir où sont ses défenseurs. Où il se situe par rapport au but. Choisir une réponse ciblée et être capable d’anticiper ce que va faire le porteur du ballon », détaille Stan Karwat. Selon lui, « Geronimo Rulli a toujours ces capacités en lui. Il a juste besoin d’un signal de la part de son entraîneur qui lui montre qu’il a toujours confiance en lui. C’est comme cela qu’il réveillera ses qualités ».

    Et s’il a un conseil à donner à Habib Beye ? « Qu’il soit ferme dans son choix et clair dans son soutien au gardien titulaire. C’est comme cela qu’il en obtiendra le meilleur.  »