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  • Des artistes locaux présentent leurs photographies au public à Istres

    Des artistes locaux présentent leurs photographies au public à Istres

    Le rendez-vous de la photographie d’auteur, Clic’arts, s’installe une nouvelle fois dans les hauteurs du vieux Istres avec une exposition signée Christian Soupène, originaire d’Arles, et Geneviève Grimaldi, qui puise son inspiration dans les travaux du célèbre photographe américain Steve McCurry. Un rendez-vous porté par la municipalité d’Istres.

    Au programme, précise la Ville dans un communiqué, « une invitation à rêver dans un monde qui bouscule et nous assomme. Les deux artistes questionnent l’humain dans son environnement, un arrêt sur image empreint de silence et de lumière saisi à travers l’objectif ». Une double exposition qui fusionne pour un arrêt dans le temps, des instants de vie figés capturés à l’aide d’appareils numériques dans un monde où tout va très vite.

    Deux univers unifiés

    Christian Soupène capture son univers depuis une dizaine d’années. Son œil dompte aussi bien la couleur que le noir et blanc. L’artiste Arlésien dévoilera « La clarté indécise d’un songe, opus 1 et 2 », une série de 23 clichés déclinés en petites séries ou seules et qui retrace son voyage au Japon, dans les villes de Kyoto et Kobe, à l’automne 2015. « Chaque image est une tentative de retenir l’évanescence, de suspendre le réel dans une forme de poésie visuelle », décrit l’artiste sur son site internet. Le photographe avait déjà présenté une partie de son exposition au Festival Off de la photographie d’Arles, en 2024.

    Geneviève Grimaldi est affiliée à la Fédération française de photographie. Elle s’empare de la lumière pour raconter ce qui ne peut être prononcé. La Ville précise : « Dans son viseur, le monde contemporain et ses travers, regorgeant de vitalité, de frénésie et d’obscurité. à travers son exposition intitulée “Ligne de vie”, l’artiste est libre, elle réintroduit la lumière aux couleurs criardes tapissées par la pollution des mégapoles. Geneviève Grimaldi mêle mouvements, contrastes et jeux de lumière. » Les images associent rêve et réalité « et deviennent une halte, une respiration, une invitation à voir autrement », ajoute la municipalité. La photographe, originaire de Maussane-les-Alpilles, exposera également ses œuvres du 5 au 16 janvier à la Maison des arts à Fos-sur-Mer.

    Le vernissage de l’exposition des deux artistes se tiendra le mercredi 7 janvier à 18h30, à la chapelle Saint-Sulpice, avec entrée libre. Christian Soupène et Geneviève Grimaldi seront présents chaque samedi de 14h à 17h durant l’exposition, jusqu’au 8 février, pour échanger avec le public.

    Entrée gratuite

  • La laïcité comme vecteur de vivre-ensemble au collège

    La laïcité comme vecteur de vivre-ensemble au collège

    Une vraie ruche. Le hall du collège Coutarel d’Istres était rempli d’élèves de toutes les classes jeudi après-midi à l’occasion de la journée de la laïcité organisée par l’établissement. Dès l’entrée, l’exposition du Département sur le sujet se présente avec explications. « Avant l’Église intervenait dans les affaires de l’État », présente un professeur à ses élèves. « Il y a une loi pour séparer l’Église et l’État en 1905. Une loi est une obligation, sinon punition. Mais la laïcité n’est pas une loi, c’est un principe moral qui doit être respecté par tout le monde », nuance-t-il.

    Outre ce principe, on y parle aussi de harcèlement, de culture provençale comme japonaise, de religion aussi. On peut aussi manger un bout de saucisson à la table corse. À cette table, quatre élèves s’activent à distribuer verres d’eau et tranches de lonzo. Mais ce n’est pas seulement de gourmandise dont il s’agit.

    « Ce moment sert surtout à réunir tout le monde, peu importe son origine ou sa religion, pour s’amuser » avance Nikki Jezewski, élève de 3e. « Ça nous oblige à être en groupe, ensemble, à discuter », complète sa sœur Luan. Loredana Rodrigues, amie des deux précédentes, fait remarquer que « certains peuvent envoyer de la haine. Mais nous, on essaie de sympathiser quand même ». Est-ce que c’est ça le vivre-ensemble ? « oui c’est ça en fait », répond directement la jeune fille, « les gens ont leur histoire et la laïcité c’est pas être ami avec tout le monde, c’est respecter les autres et pas les juger ».

    « Réunir les gens »

    Leur réflexion sur la laïcité ne s’arrête pas là. « Ça permet aussi de réunir les gens pour vivre sans problème car il n’y a que ça dans le monde », reprend Nikki Jezewski. « Et sans TikTok » lance Loredana Rodrigues, « y’a des gens ça leur monte à la tête et ils deviennent violents ou harceleurs », estime-t-elle. Luan Jezewski nuance : « Les réseaux peuvent aider certains à s’ouvrir, mais d’autres c’est le contraire et sortent ce qu’il y a de moche en eux.»

    À entendre ces paroles, la principale Isabelle Décoret se dit « touchée que ces élèves dans notre établissement dit violent prouvent qu’il y a des valeurs auxquelles elles croient ». « Cet enseignement quotidien fait partie de leur parcours de futurs citoyens », estime la principale. Son adjointe Nathalie Reiniche parle d’en faire « une expérience tactile, et non un cours frontal ». « La laïcité est souvent abîmée car mal comprise. Avec cette expérience, ils peuvent se l’approprier, et ce dès la sixième », conclut-elle.

    Un travail nécessaire selon Carine Benarous, du stand du centre culturel Edmond-Fleg, présente pour expliquer la fête juive de Hanouka. « Il y a de l’incompréhension et une recrudescence de l’antisémitisme. Mais les enfants sont des éponges, il faut leur en parler », estime l’intervenante, « la laïcité nous permettant d’être ce qu’on est ».

    Et de vivre, échanger, partager ensemble.

  • Le Pugil’Istres en grande forme à Salon-de-Provence

    Le Pugil’Istres en grande forme à Salon-de-Provence

    Quatre, c’est le nombre de médailles que les Istréens ramènent de leur court déplacement à Salon-de-Provence. S’ils n’ont pas percé le secret de la pierre philosophale, au pays de Nostradamus, les pensionnaires du Pugil’Istres Team Jimmy Colas ont néanmoins récolté trois titres de champion régional, et autant de médailles d’or. Quant au quatrième de la délégation, il termine sur le podium, avec de l’argent autour du cou.

    Les champions sont Lokman Naïl (-54 kg), Lino Imbert (-57 kg) et Heykel Messoly (- 63 kg). Les deux premiers rejoignent les quatre séniors élite déjà qualifiés pour les Championnats de France. Ce qui porte à six le nombre total de boxeurs du club istréen qualifiés pour la suite.

    Rendez-vous à Olhain

    Pour les Seniors, les 16e et 8e de finale auront lieu les 10 et 11 janvier 2026, à Olhain.

    Ces résultats sont le fruit d’un travail collectif rigoureux, de l’investissement constant des entraîneurs et de la détermination exemplaire des jeunes athlètes. Leur progression illustre parfaitement les valeurs de sérieux, de discipline et d’engagement portées par le club.

    Jimmy Colas ne peut être que satisfait de ces résultats. « Je tiens à féliciter nos quatre jeunes cadets qualifiés, qui rejoignent les quatre seniors déjà engagés pour les Championnats de France. » Le directeur sportif du Pugil’Istres qui adresse « un immense bravo à notre président Gianni Carpagnano, qui réalise un travail remarquable depuis deux ans. Ce qui nous a permis d’être désigné meilleur club de la région Paca 2024 et 2025, et meilleur club de France en 2025 ». Il souligne que cela a été possible « grâce à un engagement collectif qui fait que notre club et notre ville continuent de s’imposer comme une référence incontournable ».

    Portes ouvertes

    à noter que le club va organiser une journée portes ouvertes. « À cette occasion, nous aurons l’honneur de présenter l’ensemble de nos activités, ainsi que nos champions et championnes régionaux qualifiés pour les Championnats de France 2026 », précise Gianni Carpagnano.

    Plus de 300 jeunes boxeurs et boxeuses seront réunis pour cette journée placée sous le signe du sport, du partage et de l’inclusion, avec des activités dédiées à la boxe éducative, boxe loisirs et boxe handicap.

    Cet événement rassemblera également plus de 500 personnes venues de toute la région.

    Samedi 20 décembre, 11h00 – 18h30, au Podium à Istres.

  • [Grand entretien] « De la noirceur totale à une lumière sincère »

    [Grand entretien] « De la noirceur totale à une lumière sincère »

    Oxmo Puccino : Dans cet album, il y a une fiction qui s’appelle Glock. Elle raconte l’histoire d’une arme à feu qui voyage des mains d’un policier jusqu’à celles d’un jeune qui l’utilise contre un autre, provoquant le chagrin immense de deux familles. Ce morceau fait référence à un interlude de l’album Opéra Puccino [son premier opus sorti en 1998, Ndlr] dans lequel j’évoquais la présence d’armes à feu de gros calibre en circulation libre dans les quartiers. à l’époque, on me disait : « Est-ce que c’est vrai ? ». 30 ans après, les jeunes se tuent entre eux par dizaines en France. En tout cas, je vous remercie de poser cette question de l’amour. Aujourd’hui, je parle de paix parce que je viens d’une jeunesse où la violence était un moyen d’expression. Et lorsque je parle de paix aujourd’hui, à l’âge de 50 ans, c’est pour célébrer ce parcours de la noirceur totale à une lumière sincère. C’est uniquement cela que je veux partager : une lumière qui est sortie de la noirceur. Même si je peux friser la caricature, c’est un risque que je prends. Car, aujourd’hui, si vous consommez, comme tout le monde le fait, les moyens que l’on a pour être soi-disant au courant de tout, sans vraiment communiquer avec personne, alors, vous vous rendez compte qu’il y a très peu d’amour. Et uniquement des choses à acheter ou à vendre.

    Même si vous n’êtes pas nostalgique, n’exprimez-vous pas, avec votre ultime album, le regret que le hip-hop soit passé d’une contre-culture à une culture de masse ?

    O.P. : Dans l’histoire, la musique n’a pas toujours été commerciale, n’a pas toujours été un produit. Mais, lorsqu’elle l’est devenue, le risque que pouvaient courir tous les courants musicaux, c’était de devenir mainstream, connaître le succès, avant d’être remplacés par un autre courant. Et donc, je ne sais pas pourquoi la musique hip-hop y aurait échappé car, aujourd’hui, c’est la plus écoutée de toutes, paraît-il. Elle est en passe de vivre ce que tous les courants musicaux comme le jazz, la disco, la funk ou le rock ont connu après leur apogée. C’est quelque part le revers de la médaille que nous avons toujours voulu.

    « Le rap est le plus grand baromètre artistique de la société », disiez-vous à « La Marseillaise », il y a 10 ans. Que dit-il alors de la société actuelle ?

    O.P. : Ce que le rap dit, c’est que notre société a un problème de perception, un problème créatif, de frénésie. De ce que nous connaissons sur les origines du rap, il n’y a aujourd’hui plus matière à appeler cette pratique du même nom. Nous sommes passés d’un rap à une chanson qui n’est ni RnB, ni chanson française. Mais c’est la chanson chantée par tous les enfants de nos jours. Et on continue à appeler ça du rap. C’est la conséquence d’années de déni qui font qu’aujourd’hui, le public est en décalage avec les artistes que les médias auraient voulu promouvoir. Le rap n’a pas été choisi, il s’est imposé avec les années, notamment avec la transmission de parents qui en écoutaient et l’ont fait découvrir à leurs enfants, qui ont eux-mêmes écouté les chanteurs que sont devenus les rappeurs aujourd’hui. C’est formidable qu’on en parle 30 ans plus tard. Mais la donnée en tant que telle, c’est de ne pas l’avoir vu. La vision médiatique du rap n’a rien à voir avec la manière dont cette musique est appréciée, si on peut encore appeler ça du rap. D’où le décalage. Pendant longtemps, les médias l’ont affublé de politique, engagée, délinquante. Aujourd’hui, cette musique de divertissement pur est, malgré son succès, toujours un peu stigmatisée. Il n’y a qu’à voir le tollé qu’a provoqué la participation d’Aya Nakamura à la cérémonie des JO. Alors que ce n’est pas une rappeuse, elle est quand même traitée en tant que telle.

    « Le temps est froid, il pleut des tragédies. Tous ces vampires ont très peu de projets dignes », rappez-vous sur le dernier titre « Léger ». Auxquels pensez-vous ?

    O.P. : Un très bon ami à moi m’a offert L’heure des prédateurs. C’est le livre le plus précis sur l’atmosphère politique mondiale actuelle, que nous subissons tous. Il décrit tous ces personnages au pouvoir dans les grandes puissances comme des prédateurs, des animaux, primaires. Aujourd’hui, hélas, nous avons beaucoup d’hommes d’État mais peu de chefs d’État. Leurs proies sont surtout ceux qui n’ont pas conscience de cela. Quand je vois des gens scroller au lieu de regarder un ciel bleu, je trouve ça dommage. On dit que fumer tue, mais il faudra aussi trouver quelque chose pour les smartphones.

    L’une des seules prises de position que le grand public vous connaisse, c’est l’engagement en faveur de l’enfance à travers l’Unicef. « Ma vérité, c’est des enfants heureux, j’suis content à haute dose. Aux autres, je laisse les boniments des fausses causes », exprimez-vous sur un titre avec Vanessa Paradis…

    O.P. : Car il faut déjà peut-être soigner son enfant intérieur : se réconcilier avec lui et, surtout, prendre soin d’une innocence, garantir un futur à l’échelle de l’être choyé. Dans ce monde rempli d’incertitudes, la garantie de pouvoir faire des gens solides et préparés, c’est de leur donner de l’amour. [Il se met à déclamer un couplet de son titre Cosmos] : « Les blessures du passé ressemblent aux illusions. C’est bien de là que partent toutes les allusions. Si les parents n’faisaient pas d’erreurs, dans 20 ans, les enfants aimeraient les leurs. L’amour va pas tout régler s’il est mal appris. Nos vies : un film qu’on n’a pas écrit ».

    Entretien réalisé par Philippe Amsellem

  • À Istres, Bernardini présente une liste largement issue de sa majorité

    À Istres, Bernardini présente une liste largement issue de sa majorité

    Le voile est levé. François Bernardini, le maire d’Istres (DVG) candidat à sa propre succession a présenté les visages de sa liste « Nous sommes Istres » ce vendredi 5 décembre. Sur 43 colistiers et colistières, 22 sont issus de sa majorité actuelle. Quinze des 25 premiers noms sont conseillers municipaux ou adjoints.

    Éric Casado, adjoint délégué à l’urbanisme et à la gestion du domaine public, reste en 3e position. L’adjoint au maire délégué à l’environnement Yves Garcia rempile, idem pour Suzel Ayot (commerce), Alain Aragneau (sécurité, transports), Patricia Santini (sports), Patrick Grimaldi (économie et industrie), Géraldine Gouin (associations), Laurent Brémaud (personnel et centres sociaux), Pierre Imbert (éducation), Loïc Raoult (marchés publics), Loïc Geffrault (affaires sociales), Didier Tronc (agriculture) ou encore Françoise Slotala (enseignement secondaire).

    Céline Tramontin, adjointe au maire déléguée à la politique de l’eau et présidente du Syndicat mixte des nappes de la Crau (Symcrau), devrait devenir sa première adjointe en cas de succès. A noter aussi la présence du directeur général des services de la Ville Nicolas Davini, qui avait été un temps pressenti pour poursuivre l’action de François Bernardini, lui qui avait affirmé en 2020 que ce serait son dernier mandat. Dans le podium Charles Aznavour, le maire a présenté son colistier comme « le meilleur d’entre nous » et a affirmé se reconnaître dans « cette façon d’être, dynamique, dans le sens dans le professionnalisme ».

    D’autres noms sont bien connus des habitants, comme celui de Lucie Magère, petite-fille de l’entrepreneur Louis Magère, ce commerçant décédé en 1994 qui a donné son nom à l’ancien rond-point des colonnes. Marie Laure Plauchu, présidente de la Maison pour tous, « une association importante pour le dispositif socio-éducatif de la ville », note François Bernardini, rejoint également la liste. Au même titre que Christelle Bellay, l’ancienne directrice de la Clinique de l’étang de l’Olivier qui « a pu participer à des projets santé ville », précise le maire candidat, ou encore Magali Sirerols, qui occupe le poste de directrice régionale de la formation de la Chambre des métiers et de l’artisanat Paca après être passée par l’AFPA. Céline Tramontin salue une liste « plurielle et solide ».

  • À Istres, illuminations, parades et traditions pour Noël !

    À Istres, illuminations, parades et traditions pour Noël !

    Le calendrier de l’Avent est entamé, les festivités de fin d’année peuvent commencer ! À Istres, la Parade lumineuse de la compagnie du Lotus Bleu marquera leur lancement ce vendredi à 18h30, au départ du portail d’Arles, en direction du Forum des Carmes. Au fil d’une déambulation, les artistes aux costumes éclatants allumeront à leur passage des lanternes chinoises monumentales pour plonger le centre-ville dans une ambiance féerique. Situées sur les allées Jean-Jaurès, le forum des Carmes et la place Lou Blagaïre à Entressen, ces œuvres en soie et LED réalisées par des artisans venus de la province du Sichuan représentent des animaux fantastiques et des motifs végétaux. « Nous avons près de 70 sujets », précise Laurent Even, directeur des événements.

    Le lendemain, samedi 6 décembre, la course festive « À la poursuite de Noël » se déploiera à partir de 16h dans le centre-ville, avec un parcours pour les 4-10 ans et un autre pour les plus grands. Quel que soit son âge, l’objectif est le même : se déguiser et s’amuser !

    Samedi 13 décembre, aux allées Jean-Jaurès, un artiste sculptera un bloc de glace en œuvre d’art éphémère. À partir de 17h, une déambulation à la lueur des lampions, dans les ruelles du centre historique, à la découverte du Noël provençal des associations de traditions istréennes est organisée. Au programme : chants, danses, présentation des 13 desserts, de la table de Noël, des santons et des animaux de la ferme.

    Toutes les autres animations, imaginées pour « donner un nouveau souffle à la magie de Noël », comme l’explique Laurent Even, sont à retrouver sur le site la ville, entre marché d’artisans, concerts, spectacles, veillée traditionnelle, chasse au trésor ou encore l’arrivée du père Noël !

  • Au conseil municipal d’Istres, les dernières passes d’armes avant les élections

    Au conseil municipal d’Istres, les dernières passes d’armes avant les élections

    Les affaires courantes sont passées au second plan du conseil municipal, qui s’est transformé en tribune politique ce mercredi 3 décembre. À quelques mois des échéances électorales, la dernière séance de l’année aura mis plus d’une heure à démarrer.

    En cause, notamment, la rave party qui a tenté de s’installer sur le parking de l’Usine samedi soir avant d’être délogée par les forces de l’ordre. « Face à eux environ 1000 personnes ayant pénétré par effraction sur le site en ruine (…) au mépris de tous les dangers », relate le maire (DVG) François Bernardini, qui a tenu à remercier les agents de police qui ont subi quelques dégâts matériels et de légères blessures pour neuf d’entre eux suite à des jets de projectiles.

    D’habitude très discret, le conseiller municipal d’opposition Grégory Gabanou en a profité pour sortir du bois, lui qui a rallié la liste RN du Vauclusien parachuté Damien Broc, et attaquer la municipalité sur la prétendue explosion de l’insécurité à Istres. Les chiffres présentés par la compagnie de gendarmerie départementale locale pour 2024 ne vont pourtant pas dans ce sens : ils pointent une hausse de la délinquance concernant les atteintes aux biens à Sausset-les-Pins, Saint-Chamas et Rognac, mais une baisse des violences aux personnes dans la circonscription (-13,4%), des troubles à l’ordre public et de l’insécurité routière.

    Un accord préalable signé avec Hynaéro

    Entre le maire et son principal opposant Robin Prétot, candidat (LR) aux municipales, la passe d’armes s’est faite, sans surprise, autour du développement de la Ville. François Bernardini a annoncé signer dans l’après midi l’accord préalable à la conclusion des baux avec Hynaero qui s’installera sur le pôle aéronautique Jean Sarrail, une étape préalable pour obtenir le permis de construire de cette usine d’assemblage du dernier bombardier d’eau qui devrait créer 700 emplois. « Cela me permet de rappeler le besoin de logements exigés par cette société, a lancé l’édile. Les constructions qui vont remplacer la Bayanne de l’autre côté de la voie rapide répondront à cette exigence. Nous ne construisons pas par plaisir ni par copinage mais par nécessité. »

    Robin Prétot de répondre : « Ça fait 15 ans que vous dites la même chose. À l’époque c’était pour Stratobus qui allait arriver, on n’a pas arrêté de construire des logements, les usines n’ont pas suivies. Je réitère mon regard (…) : il va falloir que l’offre de logements suive l’arrivée des salariés. (…) Il faut aussi penser les industries par le biais de la mobilité, c’est un enjeu d’attractivité pour notre territoire. »

    Olivier Mayor tire sa révérence

    Au-delà des débats politiques, que les candidats aux municipales avaient pourtant refusés dans une forme officielle suite à la proposition de Robin Prétot, cette dernière séance a aussi été l’occasion pour Olivier Mayor de tirer sa révérence. Le conseiller municipal (DVC), ancien adjoint aux finances de la majorité, a annoncé qu’il ne serait « pas candidat ni présent sur une liste ». Le juriste de profession a « servi la ville pendant trois mandats », mais a expliqué ne pas être fait pour « être subordonné ou adjoint ou derrière un politique, c’est presque contre-nature », avant de citer Ayrton Senna : « Je ne suis pas conçu pour être deuxième ou troisième, je suis conçu pour driver, pour gagner. »

    Avant de claquer la porte du conseil municipal, l’élu a affirmé toujours estimer que François Bernardini reste « largement au-dessus du lot », et lui a apporté son soutien, non sans une pointe d’amertume : « S’il n’était pas reparti, j’aurais brigué les suffrages pour devenir maire de notre ville. »

  • L’OM à Bourg-en-Bresse (N1), Istres à Mérignac (R1)

    L’OM à Bourg-en-Bresse (N1), Istres à Mérignac (R1)

    C’est souvent ici que les grandes histoires débutent. Ces 32e de finale sont d’ordinaire un moment où la Coupe de France se retrouve saupoudrée de magie. Où les équipes professionnelles rencontrent des amateurs aux dents longues, se sentant capables de battre les géants sur 90 minutes. Le tirage au sort de ce tour a eu lieu ce lundi soir, au Parc des Princes. Les équipes de Ligue 1 font leur entrée, deux matches après leurs homologues de deuxième division. Les rencontres auront lieu juste avant la trêve de Noël, le week-end des 20 et 21 décembre.

    Retrouvailles

    L’ancienne gardienne de l’équipe de France de handball, Cléopâtre Darleux, a eu la lourde tâche de tirer les 32 affiches, en compagnie de l’athlète Jimmy Gressier. Boule bleue après boule bleue, les équipes sortaient, dévoilant les confrontations. En Provence, seuls l’Olympique de Marseille et Istres, pensionnaire de National 2, prenaient part à ce tirage au sort. Placés dans le groupe A, les deux formations ont rapidement été tirées.

    Ce sera Bourg-en-Bresse (FBBP) pour l’OM, qui se déplacera donc dans l’Ain face à l’actuel avant-dernier de National 1. Un voyage qui s’annonce frisquet, mais abordable, face à un adversaire bien mal en point dans son championnat. Le FBBP 01 est entré en lice au 5e tour et a dû remporter quatre matches pour se hisser à ce stade de la compétition. Tout à commencer par une victoire 4 buts à 1 contre le club grenoblois du FC 2A. Ensuite, les Aindinois ont eu chaud avec un succès aux tirs au but face au leader de sa poule de N2, le GFA Rumilly-Vallières, demi-finaliste de la Coupe de France en 2022 (3-3, 4-3 après t.a.b.). Pour boucler leur parcours jusqu’à présent, les anciens pensionnaires de Ligue 2 ont battu deux clubs de Régional 1, la 6e division : Selongey et Montpellier Atlas Paillade. L’OM est donc la première équipe professionnelle que va affronter Bourg-en-Bresse lors de cette 109e édition de cette compétition. Cette équipe n’est pas inconnue à Marseille. Lors des 8e de finale, en 2018, l’OM avait atomisé les locaux 9-0 au Stade Marcel-Verchère. Kostas Mitroglou avait inscrit un triplé, ce jour-là.

    Istres était donc également concerné et a rapidement vu son nom sortir. Les Istréens ne pouvaient pas tirer une formation d’un échelon plus bas avec le SA Mérignac (Régional 1). C’est donc un déplacement dans la région bordelaise pour les Mauves et une occasion en or de rejoindre les 16e de finales de cette Coupe de France. Ce serait même un record historique égalé, pour réaliser la même aventure que lors des années 2012 et 2013. Istres est entré au 4e tour et a bien failli être directement éjecté par l’AS de l’Esterel (R2). Une victoire 9 tirs au buts à 8 pour passer une étape supplémentaire. Une autre séance au 6e tour, une victoire de justesse à Allinges (Départemental 1), Petit poucet du 7e et, finalement, un parcours qui a beaucoup tenu sur un fil. Aux Istréens de continuer leur magie pour figurer parmi les 32 équipes survivantes.

  • Istres veut renouer avec la victoire face à Cesson

    Istres veut renouer avec la victoire face à Cesson

    Istres Handball savait très bien à quoi s’attendre. Premier non-relégué la saison dernière, devant Créteil et Ivry, les Bucco-Rhodaniens se doutaient que la mission serait identique en 2025-2026 : se maintenir en Starligue. Un véritable défi dans un championnat dense, où chaque équipe peut venir titiller les écuries de haut de tableau.

    Cette fois, c’est une formation de milieu de tableau qui se déplace chez les Istréens, ce mercredi (18h). Cesson-Rennes réalise un début de saison tout à fait correct, avec neuf points glanés en onze rencontres. Des succès contre Nîmes ou encore le Pauc les ont fait basculer du bon côté, pour le moment. Les Bretons enchaînent, cette semaine, un quatrième déplacement consécutif. Un calendrier qui ne leur était pas favorable puisqu’ils restent sur trois défaites à Chambéry, Tremblay et face au PSG. C’est donc revanchards que les hommes de Sébastien Leriche arrivent à Istres.

    De leur côté, les Istréens sont lanterne rouge du championnat, après onze journées. Une victoire d’un but à Chartres, un match nul contre Dunkerque… et c’est tout. Mais il y a du mieux récemment. Outre ce succès, les Violets n’ont pas été ridicules face au mastodonte parisien (29-39).

    Une belle occasion d’accrocher le bon wagon

    Samedi dernier, dans le Var, ils ont failli renverser l’un des clubs français engagés en Coupe d’Europe cette saison : Saint-Raphaël. Défaite 34-35, après avoir mené une bonne partie du match, avant de s’incliner dans un money-time brûlant. Le gardien et capitaine, Romain Mathias, regrettait l’issue de cette rencontre en pointant du doigt « les erreurs en début de seconde période et des ballons jetés ». Un match où ses coéquipiers sont sortis « frustrés et presque énervés ». L’occasion est belle de poursuivre sur cette dynamique, avec un jeu de plus en plus séduisant au fil des rencontres. Il faudra toutefois se méfier d’un adversaire désireux d’engranger des points face à un candidat au maintien.

    Trouver de la régularité

    Cet avantage du terrain doit profiter aux locaux, face à un adversaire qui a le mal du pays, dès qu’il quitte ses terres. Istres a montré qu’il allait se battre pour sauver sa place dans l’élite, au milieu des Dijon, Sélestat ou Chartres. Ce niveau de jeu, plus en adéquation avec une équipe capable de se maintenir, doit leur permettre d’atteindre cet objectif. à condition que la rencontre face à Saint-Raphaël ne soit pas un simple coup d’éclat au milieu d’une riche saison. Plus de régularité s’impose. Les handballeurs istréens sont en quête de résultats positifs pour se donner de l’air, à l’approche de la mi-saison. Une performance face à Cesson serait donc la bienvenue.

    ISTRES – RENNES

    12e journée de Starligue

    Halle polyvalente, ce mercredi (18h)

  • Largement soutenu, Bernardini inaugure sa permanence à Istres

    Largement soutenu, Bernardini inaugure sa permanence à Istres

    L’avenue Hélène Boucher est la rue des élections municipales. Samedi 22 novembre, le maire candidat François Bernardini (DVG) a inauguré sa permanence de campagne au 14, à quelques mètres seulement de celle de son « voisin de palier » et principal opposant politique Robin Prétot (LR). Malgré le vent glacial, plus d’une centaine d’habitants se sont réunis pour soutenir l’édile.

    Sur l’estrade, François Bernardini était entouré de son mentor, le président du conseil régional de 1981 à 1985 Michel Pezet (PS), des maires de Fos-sur-Mer et de Port-Saint-Louis-du-Rhône René Raimondi (ex-PS) et Martial Alvarez (DVD), ainsi que du sénateur communiste Jérémy Bacchi. « Devant tant de personnes issues de courants différents, on peut se dire : “Quelle bouillabaisse !”, reconnaît l’élu. Ce n’est que la traduction véritable de tout ce que j’ai pu initier depuis 2008 et qui a permis d’emporter des gens différents dans un esprit commun avec une valeur essentielle qui est celle de la loyauté envers un programme et une ville ».

    Suzelle Ayot, élue à Istres et conseillère régionale, a délivré un message de la part de son président Renaud Muselier (Ren) : « Istres mérite de garder François Bernardini à sa tête. Vous avez un grand maire. C’est un bâtisseur, un visionnaire reconnu comme celui qui a transformé sa ville comme personne ».

    C’est justement ce que lui reproche son adversaire Robin Prétot, qui a fait du ralentissement de l’urbanisation son cheval de bataille. En mars 2026, ce sont ces deux visions de la ville qui vont s’affronter. Martial Alvarez assure : « Dans cette période confuse, (…) on a besoin d’un capitaine, d’un vieux briscard, de quelqu’un capable de porter de négociations fortes ». L’expérience suffira-t-elle à François Bernardini pour rester « indéboulonnable », comme Renaud Muselier le dit ?