Tag: Istres

  • À Istres, la concertation autour du projet d’incinérateur étendue

    À Istres, la concertation autour du projet d’incinérateur étendue

    « Ce projet doit nous interroger sur nos modes de vie et la production des déchets. » Une conclusion presque philosophique apportée par ce militant d’Alternatiba à la réunion publique sur le projet d’incinérateur de Suez de mercredi soir, bondée.

    En question, un projet de brûlage à 1 200 degrés de déchets type encombrants des déchetteries sur le site de l’actuel centre de tri de Suez au Tubé Nord, pour traiter 270 000 tonnes de déchets de toute la région Paca et les revaloriser sous forme d’électricité, de méthane et de digestat à utilisation agricole. La tension a éclaté. Pollutions, trafic routier supplémentaire, acceptabilité du projet par les habitants du territoire. Huées et applaudissements ont ponctué la séance. « Ce territoire a été traumatisé par les déchets, ce projet est peut-être très bien mais il se fera ailleurs », a résumé le maire (LR) Robin Prétot.

    Un dossier très technique

    Mais le dialogue a été maintenu, sinon amplifié à l’initiative de Suez face aux très nombreuses questions et objections soulevées. « Je suis ouvert à faire plusieurs groupes de travail sur nos installations, y compris d’aller plus loin sur les normes », a promis le directeur du développement de Suez Olivier Dufaux. « Nous proposons en toute transparence des réunions thématiques avec la Ville », abonde Caroline Verdier pour Suez.

    Le commissaire enquêteur Philippe Magnus, qui a prolongé l’enquête publique jusqu’au 2 juin, reconnaît « la technicité du dossier » qu’il « n’estime pas être parfait ». Sur la possibilité d’une autre réunion publique, le commissaire n’y voit « aucune opposition ». « Cet exercice démocratique démontre que l’opinion publique a besoin de temps, cela permettra à la Ville de poser toutes les questions qui n’ont pas pu être posées ce soir », conclut le maire Robin Prétot.

  • À Istres, l’opposition à Robin Prétot se structure pour le mandat

    À Istres, l’opposition à Robin Prétot se structure pour le mandat

    « Nous ne serons pas une opposition de principe, ni de co-construction », affirmait Patrick Grimaldi (PCF) lors d’une réunion de travail, mardi 21 avril, à laquelle La Marseillaise était conviée. Un mois après la victoire de leur adversaire (LR) Robin Prétot, devenu maire d’Istres, les élus de l’ancien maire François Bernardini (DVG), passés dans l’opposition, sont au travail.

    Une équipe « renouvelée » composée de « sept personnes qui travaillent, analysent, réfléchissent » avec pour « objectif de défendre le modèle istréen », comme l’illustre Patrick Grimaldi (PCF), expert de l’industrie de l’ancienne majorité et conseiller métropolitain.

    Les services publics

    en ligne rouge

    Le dialogue avec le nouvel édile est apaisé. « Robin Prétot nous a reçus avec les autres groupes lundi 20 avril. Nous voulons travailler avec lui », affirme Suzelle Ayot (ex-LR), également 2e vice-présidente de la Région Sud. « On n’est pas là pour tendre des pièges », abonde David Gibaud (PCF).

    « Plus que de la bonne foi, c’est de l’intelligence pour le territoire » que revendique Patrick Grimaldi, mais avec une ligne rouge : « La défense des services publics, au cœur de notre action. On ne sera jamais d’accord avec leur réduction ou suppression », souligne l’élu. Cette vigilance s’exerce notamment à la lumière de la crise de la régie Nexus, la maison du numérique récréatif, soulevée lors du conseil municipal du 10 avril. La structure affiche un déficit de 254 000 euros pour l’année 2025. « Nous avions pris la mesure de la situation », affirme Suzelle Ayot. La nouvelle majorité avance sur une ligne de crête, entre rigueur budgétaire -pointant une trop grosse masse salariale-, et volonté de « trouver une solution pour les gens qui travaillent », selon le maire, lors du conseil.

    Sur le volet social, Patrick Grimaldi rappelle avoir travaillé, en tant qu’adjoint au numérique lors du dernier mandat, à « une solution douce » : reconvertir l’espace et les personnels en une « maison de l’inclusion numérique sur le modèle des Espaces publics numériques de Martigues », ouverte aux jeunes et adultes. « Créer une boîte mail, paramétrer son ordinateur, faire de la musique… Il est possible de s’accorder avec l’éducation nationale et d’attirer du monde. »

    Mais l’inquiétude persiste. « Le maire se retrouve avec du personnel dont il ne sait pas quoi faire », faute de projet de reconversion. « On s’attend à une boucherie », ose Patrick Grimaldi, tout en se disant prêt à « lui donner mon projet pour Nexus ». « On ne s’affole pas, mais on s’inquiète quand on parle de réduire le train de vie de la mairie de 30% et réduire les charges », illustre David Gibaud. « Il a dit qu’il ne déchirerait pas la page, laissons-lui le bénéfice du doute », conclut Suzelle Ayot.

  • Des traces de l’âge de Bronze découvertes à Rassuen

    Des traces de l’âge de Bronze découvertes à Rassuen

    À Istres, les constructions fleurissent et les fouilles se multiplient. Intervenus sur le territoire ces dernières années, quatre archéologues de l’Institut national de recherches archéologiques préventives (Inrap) sont venus présenter leurs résultats. Séverine Scalisi, spécialiste de la préhistoire, explique : « Le cœur de notre métier est d’intervenir dans le cadre de projets d’aménagement avant que les constructions ne détruisent des vestiges archéologiques. »

    À Rassuen, l’extension de la station d’épuration par Ouest-Provence a nécessité une évaluation du potentiel archéologique des parcelles. Un premier diagnostic réalisé en 2020 a mis au jour « un réseau de traces agraires modernes, un réseau plus ancien rattaché à l’Antiquité avec un puits de cette période, mais aussi un foyer de 3 mètres de diamètre dit à pierres chauffantes et un ensemble de fosses dans lesquelles on a retrouvé du matériel daté de l’âge du Bronze final 2B », soit 1300-1200 avant J.-C., poursuit Séverine Scalisi.

    Une tombe et des objets domestiques

    Le secteur de Rassuen était connu des archéologues pour avoir été occupé « depuis le paléolithique supérieur jusqu’à l’époque contemporaine », avec une représentation de quasi toutes les périodes, « ce qui montre son attractivité » qui s’explique par la proximité de l’étang, véritable « réservoir alimentaire » mais aussi par sa situation géographique « surélevée et protégée ».

    Deux manques subsistaient : le début du néolithique et l’âge du Bronze. « Justement, la découverte du site vient combler ces manques », note l’archéologue. Une opportunité d’autant plus précieuse que « l’âge du Bronze final 2B est très mal connu et très peu représenté en Provence, donc d’avoir découvert ces structures-là était une occasion très importante de documenter ce hiatus ».

    De nombreux vestiges en creux ont été retrouvés par les équipes de l’Inrap, à l’instar de foyers datant de 4936 à 4542 avant J.-C. selon la technique carbone 14 (soit le début du néolithique), réutilisés par la suite comme dépotoir pour objets domestiques ; ou d’une sépulture dans laquelle des os d’un jeune adulte ou d’un grand adolescent étaient conservés.

  • À Istres, citoyens et élus se dressent contre le projet d’incinérateur

    À Istres, citoyens et élus se dressent contre le projet d’incinérateur

    C’est un projet qui provoque une levée de boucliers. Lundi 13 avril, l’enquête publique sur le projet « Istres Recyclage et Énergie » de Suez, qui envisage de transformer son centre de tri installé à la Grande Groupède en chaufferie CSR, s’est ouverte. Le dossier était jusque-là passé sous les radars, à tel point que le nouveau maire d’Istres Robin Prétot (LR) a admis lors du dernier conseil municipal l’avoir découvert « dans la presse », une méthode qui l’a « un peu choqué ». Les instances administratives ont pourtant été sollicitées depuis plusieurs années, puisque la multinationale a déposé une demande de classement de son site en « installation classée pour l’environnement » dès 2024. Le permis de construire a quant à lui été déposé en mars 2025.

    Les habitants, les associations locales et les élus se sont néanmoins vite emparés de la question. Une semaine après l’ouverture de l’enquête, plus de 460 contributions ont été déposées par les citoyens, qui s’opposent très largement au projet. Et pour cause : si Suez parle d’une « chaufferie CSR », dans son avis, l’Autorité environnementale relève que le projet initial « s’apparente maintenant davantage à un incinérateur ».

    Concrètement, la multinationale envisage d’installer une unité de méthanisation pour traiter 35 000 tonnes de matières organiques chaque année et produire du biométhane et du digestat à destination d’exploitations agricoles du territoire ; mais aussi une unité de valorisation énergétique d’une capacité de 236 000 tonnes de combustibles solides de récupération par an, faits à partir de déchets non recyclables, qui seraient donc traités par incinération. C’est ce dernier point qui pose problème.

    Qualité de l’air et de l’eau

    Jean-Louis Sanial, président de l’association Sauvons nos étangs, réagit : « Nous avons sur le territoire à Fos deux incinérateurs. Celui d’Everé, qui traite les ordures de 18 communes de la Métropole et contre lequel la population s’était battue, en vain. Et celui de Solamat-Merex depuis 1993, qui traite les déchets industriels dangereux pour la santé et l’environnement. L’argument pour nous faire passer la pilule, à chaque fois, c’est que le mistral est dominant et que les fumées partent majoritairement sur la mer. S’il y a un incinérateur à Istres, ça veut dire que les fumées arriveraient sur les populations riveraines et à Fos, avec des conséquences sur la santé. » Un aspect qui inquiète également la section istréenne de La France insoumise, qui rappelle que « la gradation des pathologies comme l’asthme, les cancers ou les diabètes de tous types serait liée à la distance de la zone industrielle » selon les résultats de l’étude Fos-Epseal. Tout comme LFI, Jean-Louis Sanial pointe également « le transport massif de déchets donc des camions supplémentaires sur un réseau déjà saturé. Sur Istres Fos on a déjà 7 000 à 8 000 poids lourds par jour. » Suez prévoirait plus de 7 000 passages par an.

    Robin Prétot affirme : « Réaliser ce genre de projet sans consulter les citoyens en amont est une honte ! Ras le bol qu’Istres soit le déversoir des déchets des autres. Nous ne nous laisserons pas faire. Je m’y engage. » La Ville s’inquiète notamment des conséquences pour la qualité de l’air, des sols et de l’eau, la nappe phréatique de la Crau se trouvant sous le site concerné. Elle plaide pour un meilleur « équilibre territorial » dans l’effort de traitement des déchets métropolitains. Une délibération sera votée mardi 28 avril, lors de la prochaine séance de conseil municipal, pour s’opposer à ce projet.

  • [Boxe] Du bleu-blanc-rouge et de l’or pour l’Istréenne Shana Fernandez

    [Boxe] Du bleu-blanc-rouge et de l’or pour l’Istréenne Shana Fernandez

    Jimmy et James Colas se souviendront longtemps du dimanche 12 avril.

    À l’occasion d’un déplacement à Strasbourg, où se déroulait la finale des championnats de France amateur élite de la catégorie WBC, leurs protégés ont réussi un beau tir groupé. Avec le plus beau des trophées récolté par Shana Fernandez.

    « Shana a brillamment remporté son tournoi. Elle n’a laissé aucun répit à son adversaire en imposant son rythme dès les premières secondes de son combat », souligne Jimmy Colas. Résultat, elle termine sur la plus haute marche du podium, et ramène la ceinture à Istres. « Elle confirme tout son talent et a montré une fois encore sa détermination », poursuit son manager.

    Deux de ses coéquipiers ont réussi à se hisser dans le dernier carré. Yann a malheureusement craqué en finale. « C’est une grande frustration, car il avait le potentiel pour aller chercher la ceinture », regrette Jimmy Colas.

    L’Istréen avait déjà croisé les gants avec son adversaire du jour, qu’il avait dominé. Ce dernier a pris sa revanche. « C’est dur pour lui, mais cette défaite va lui servir pour la suite de sa carrière. Elle lui permet d’emmagasiner de l’expérience », se console le manger istréen.

    Pour lui, cette finale des championnats amateurs WBC à Strasbourg est largement positive. Son club avait qualifié trois boxeurs, tous reviennent à la maison avec une récompense. La ceinture pour Shana Fernandez, la deuxième et la troisième place du podium pour ses deux coéquipiers. Le travail de James Colas a payé.

  • [Chronique des invisibles] Commencer à voir autrement

    [Chronique des invisibles] Commencer à voir autrement

    Ce n’est pas un simple vendeur de lunettes. Ce raccourci, si courant, fait sourire Nikita, opticien depuis dix ans. Lui sait qu’entre un visage et une paire de verres, il y a tout un monde : celui de la précision, de la patience, du savoir-faire.

    Son métier commence bien avant l’achat. Il écoute, observe, mesure, ajuste. Le regard, c’est une mécanique délicate : il faut comprendre les besoins visuels, mais aussi la personnalité de celui qui portera la monture.

    Les chiffres d’une ordonnance ne suffisent pas ; il faut deviner ce que les yeux disent de plus intime.

    L’opticien manipule la lumière, la matière et l’esthétique. Il connaît les verres comme un luthier connaît ses cordes : avec respect et exigence.

    Il veille à ce que la monture épouse le visage, que le poids se répartisse sans douleur, que le champ visuel reste limpide. Derrière le geste apparemment banal de glisser des lunettes sur un nez se cache une véritable orchestration de science et d’artisanat.

    Nikita aime son métier jusqu’à l’enseigner deux jours par semaine à Marseille.

    Il réconcilie l’œil et le monde, corrige les flous, apaise les gênes. Mais il fait davantage : il aide à se retrouver soi-même.

    Une monture bien choisie, c’est un visage qui assume, un regard qui s’ouvre, une identité qui s’affirme.

    Peu de gens imaginent tout ce qui se joue dans ce petit espace lumineux de la boutique : la machine qui taille les verres au quart de millimètre, les ajustements répétés, les essais, les échanges sur la couleur, la forme, l’équilibre. Tout cela pour que, un matin, un client lève les yeux et voie enfin distinctement la rame du tramway, le détail d’un nuage ou le sourire lointain d’un proche.

    « Être opticien, explique Nikita, c’est offrir à chacun sa mise au point. »

    Et parfois, à force d’aider les autres à mieux voir, il se plaît à penser que son métier enseigne plus encore : que la clarté du monde dépend aussi du regard que nous portons sur lui. Car apprendre à bien voir, c’est déjà commencer à voir autrement.

  • À Istres, Robin Prétot lance l’audit financier de la Ville

    À Istres, Robin Prétot lance l’audit financier de la Ville

    C’était une promesse de campagne. Ce jeudi 9 avril, lors du premier conseil municipal – une séance « de transition et d’installation » pour la nouvelle majorité de Robin Prétot (LR) – l’assemblée a voté à l’unanimité le lancement d’un audit des finances et des ressources humaines de la Ville.

    Alors que le débat d’orientation budgétaire était à l’ordre du jour, ce diagnostic devra permettre de déterminer les « leviers qu’on peut avoir dans l’organisation et le fonctionnement interne de l’administration pour optimiser, rationaliser, économiser un peu d’argent tout en gagnant toujours plus en efficacité dans la gestion et l’accompagnement du service public qu’on doit aux Istréennes et aux Istréens », explique le maire.

    Entre « un contexte national contraint », une « pression » qui s’accentue sur les finances locales avec une baisse des dotations et des aides de l’État, l’adjointe en charge des finances Bérengère Pons-Follea affirme : « L’année 2026 représente une année de vigilance. » Avec une attention particulière portée sur le principal poste de dépense de la Ville : la masse salariale de près de 1 600 agents. « Elle représente deux tiers du budget de fonctionnement, presque 67 millions d’euros, précise-t-elle. (…) D’autres villes de taille comparable comme Salon-de-Provence ou Aubagne ont une masse salariale respective de 42 millions d’euros et 47 millions d’euros. »

    L’avenir de la régie Nexus incertain

    La nouvelle majorité pointe également le déficit structurel « non soutenable » de la régie Nexus (un espace de réalité virtuelle et musée Micro-Folie inauguré en juillet 2025), de l’ordre de -254 000 euros pour 2025 pour 11 000 euros de chiffre d’affaires, soit environ « 50 000 euros de déficit supplémentaires par mois » d’après Robin Prétot. « Il va falloir qu’on arbitre très vite, affirme-t-il. Je n’oublie pas que derrière, il y a des gens qui travaillent. Il va falloir qu’on trouve une solution, pas seulement de transfert d’activité mais aussi de gestion des personnels. (…) C’est aussi dommage de gâcher tout cet investissement. » L’une des options étudiées réside dans le transfert vers un nouveau service public industriel et commercial « que pourrait être le
    bowling
     ». Suzel Ayot, élue d’opposition qui siégeait aux côtés de François Bernardini (ex-PS) lors du dernier mandat, affirme : « Ça ne nous avait pas échappé, nous avions prévu de prendre le sujet à cœur et de trouver une solution pour cet équipement qui a juste un an de vie, qui n’a pas trouvé son public et qu’il fallait restructurer. »

  • Istres chute à la dernière place

    Istres chute à la dernière place

    On devait s’attendre à un tel résultat final. Les pensionnaires d’Istres Provence Handball, avant-derniers de Starligue et potentiellement sous le coup d’une relégation en fin de saison, ont été défaits sur le parquet du Paris Saint-Germain (40-25), leader invaincu du championnat, dimanche après-midi, à l’occasion de la 22e journée. Cette 17e défaite de la saison, additionnée à la quatrième victoire des promus dijonnais, vainqueurs de Nîmes vendredi, a pour conséquence de voir les Taureaux descendre à la dernière place de Starligue, à ex æquo de Dijon avec neuf points. Mais leurs concurrents directs possèdent pour le moment un meilleur goal-average.

    Gaudin à l’aise

    Les Parisiens ont rapidement pris les rênes de cette rencontre. Ils ont progressivement creusé l’écart au score, jusqu’à compter douze buts d’avance à la mi-temps. L’ancien minot du Pauc, Noah Gaudin, et l’arrière gauche norvégien Simen Lyse, tous deux auteurs de six réalisations chacun, ont permis au PSG de rester leader invaincu en Starligue. Du côté istréen, Edmilson Araujo et Guilherme Borges Moraes Silva, ont tenté de maintenir le navire provençal à flot avec leurs cinq buts respectifs. Mais cela n’a largement pas été suffisant pour, a minima, faire trembler le cador francilien. Istres tentera de se rattraper dès vendredi prochain, lors du déplacement à Sélestat, pour quitter cette dernière place et, ainsi, sortir de la zone relégable. Un bol d’air inespéré.

  • Des Istréens sans complexe se déplacent chez les Invincibles

    Des Istréens sans complexe se déplacent chez les Invincibles

    Affronter le cador parisien constitue toujours un rendez-vous à part dans une saison.

    Si les joueurs istréens se préparent avec enthousiasme à défier certains des meilleurs éléments de la planète, leur entraîneur adopte une approche plus pragmatique. « C’est l’un des matches les plus simples à préparer », lance Bastien Cismondo, le technicien du Istres Provence Handball. « C’est le plus gros budget du championnat avec une équipe qui n’a pas encore perdu », poursuit-il, conscient de l’ampleur de la tâche qui attend ses hommes dimanche dans l’antre francilien.

    Face au PSG, assuré d’être écarté de la course à la Coupe d’Europe suite à sa défaite mercredi chez les Hongrois de Veszprem (32-24), l’objectif sera avant tout de « se comparer collectivement à ce qui se fait de mieux ». « On va se focaliser sur nos points forts et sur ce que l’on maîtrise. On est capables d’être solides défensivement avec des bons gardiens, tout en ayant la capacité de se projeter rapidement. Il faudra mettre du rythme et ne pas chercher à faire des attaques placées, car ils sont capables d’éteindre leurs adversaires », développe-t-il.

    Des rendez-vous décisifs

    à venir pour le maintien

    Avant-derniers de Starligue, les Istréens (9 points) ne comptent qu’une unité de retard sur Chartres et Sélestat. Leur situation s’est toutefois nettement améliorée ces dernières semaines, avec deux victoires lors des trois dernières journées, face à Tremblay (36-30) et Saint-Raphaël (35-32), à domicile. « On est dans une dynamique positive », se réjouit l’entraîneur des Taureaux. « On est toujours à la recherche de points pour un maintien en fin de saison. Des matches capitaux nous attendent à l’avenir », ajoute Cismondo, déjà tourné vers l’après-PSG. « C’est un plaisir de les affronter, les joueurs sont motivés, mais ce n’est pas le plus grand événement de notre fin de saison. La vraie adrénaline surviendra lorsque nous allons devoir batailler face à des concurrents directs pour éviter la descente », insiste-t-il.

    Parmi les derniers matches de la saison, les réceptions des voisins nîmois et aixois, sans oublier celle des Dijonnais, actuels derniers du championnat, s’annoncent déterminantes pour leur survie en Starligue. « On a quatre, voire cinq matches à notre portée. On va tout faire pour les gagner », lâche l’entraîneur istréen, qui n’a pas encore digéré la lourde défaite subie à Dijon (39-31) en première partie de saison. « Sur les neuf matches qu’il nous reste à jouer, je pense qu’il faut en gagner au moins trois pour se maintenir », estime Bastien Cismondo, lucide alors que ses protégés ne se sont imposés qu’une seule fois à l’extérieur en dix déplacements. Autant dire qu’ils n’auront pas le droit à l’erreur devant leur public.

    22e journée de Starligue

    À 16h, au Stade Pierre de Coubertin.

    Arbitre : MM. Artes et Bolla

    PARIS : Lovkvist, Green – Fathy Omar, Steins, Konan, Karlsson, Sole, Grebille, Syprzak, Karabatic, Lyse, Heldal, Peleka, Gaudin, Prandi, Loredon.

    ISTRES : Mathias, Deekens – Araujo, Camara, Laufray, Gensoulen, Boilesen, Dourte, Padolus, Kammenhed, Dujic, Bogusevicius, Gaillard, Borges Moraes Silva, Martinon, Sanad.

  • Le Samouraï 13 fait le plein de médailles lors de son voyage à Istres

    Le Samouraï 13 fait le plein de médailles lors de son voyage à Istres

    La salle qui a servi d’écrin aux coupes de France de Nihon Taï-jitsu porte bien son nom.

    « Le Podium » d’Istres, espace dédié aux sports de combat et aux arts martiaux a vu les combattants du Samouraï 13 réussir un beau carton plein dans une manifestation de très haut niveau.

    Les pensionnaires du club du 13e arrondissement étaient les seuls représentants de Marseille à effectuer le court déplacement dans la cité de l’aviation. Les six samouraïs ont su répondre présents, avec à la clé une razzia sur les médailles, qu’ils ont collectionnées dans les trois métaux.

    Dans toutes les catégories où ils ont été engagés, les Marseillais sont parvenus à se hisser sur le podium. Avec notamment cinq titres de champion de France, qui viennent enrichir l’armoire à trophées du gymnase Rose-Castors, fief du club.

    Dix médailles

    À ces cinq médailles d’or sont venues s’ajouter cinq autres. Deux en argent et trois en bronze. Ce qui porte à dix la récolte finale réussie en terres istréennes. Des résultats d’autant plus méritoires que la saison a été compliquée à gérer pour les dirigeants du club.

    Ces derniers ont dû jongler avec des créneaux d’entraînement qui ont été réduits. Malgré ce handicap, les Samouraïs parviennent donc à maintenir leur bon niveau. Les médailles d’or du week-end en étant le plus bel exemple.

    Samouraï 13

    École Rose-Castors

    189 Chemin Notre-Dame
    de Consolation

    13013 Marseille

    Entraînement les mardis et jeudis de 18h à 20h.