Tag: Istres

  • Un neuropédiatre installé dans les locaux de la Ville d’Istres

    Un neuropédiatre installé dans les locaux de la Ville d’Istres

    Les créneaux sont complets jusqu’en mars. Le neuropédiatre Michel Roussel s’est installé au sein de la Maison régionale de santé, place Champollion, où il tient désormais une permanence. Et vu les prises massives de rendez-vous, les besoins étaient bien là. « La démographie médicale sur Istres est très compliquée depuis quelques années, rappelle Aurélie Guindon, présidente de la Communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) Ouest étang de Berre. On a des difficultés au niveau des généralistes, mais aussi des spécialistes. De plus en plus partent à la retraite avec très peu d’arrivées. » D’après le maire Robin Prétot (LR), la commune de 45 000 habitants n’accueille que 13 généralistes, « ce qui en fait la 2e ville en termes de manque de médecin dans le département ».

    Face à cette problématique, la nouvelle majorité a lancé le plan Caducée, dont le docteur Michel Roussel a bénéficié avec la mise à disposition de locaux. « On va essayer d’élargir cette offre, poursuit l’édile. On a des possibilités dans les étages inférieurs de ce bâtiment. On veut aussi accompagner les professionnels sur la question du logement. On sait qu’on a un problème d’attractivité sur ce territoire, qui est trop enclavé. (…) Les différents responsables politiques et institutionnels n’ont jamais mis les moyens pour développer les mobilités et les infrastructures, on en paye le prix. On est train de regarder les logements qu’on peut réhabiliter dans le parc foncier de la Ville pour les mettre à disposition des professionnels du soin dans un schéma temporaire. L’idée, c’est d’offrir un pack global : si vous venez à Istres vous avez des locaux et même un logement pendant un an. Ou plus, la réflexion est en cours. »

  • Des avions français aux quatre coins du monde

    Des avions français aux quatre coins du monde

    Sur le tarmac brûlant de la base aérienne (BA) 125 d’Istres, huit avions multirôles Rafale patientent sagement, prêts au décollage. Ce mardi, quatre d’entre eux participeront à la mission Pégase 2026, accompagnés de quatre Airbus A330 MRTT, deux A400M Atlas et 300 aviateurs. Cette 7e itération de la mission vise à parcourir 40 000 kilomètres autour du globe en 40 jours, de la BA 125 jusqu’en Égypte en passant par le Groenland, le Canada, l’Alaska, le Japon, la Corée du Sud, l’Indonésie, l’Inde, le Qatar et la Réunion. L’opération est pilotée depuis le centre Air de planification et de conduite des opérations (Capcoda), à la base aérienne 942 de Lyon-Mont-Verdun.

    Aux militaires présents lors du briefing de masse, la ministre déléguée aux Anciens combattants Alice Rufo indique qu’il s’agit d’un « moment d’une génération que d’ouvrir une nouvelle route vers l’indo-pacifique, l’Inde et l’Indonésie ». Cette opération de projection de puissance aérienne de longue portée, dont la BA 125 est l’outil dédié, est garante selon la ministre de « la signature française de crédibilité » dans la capacité de la France à « être là où elle veut dans le monde pour défendre ses intérêts ».

    Une dimension partenariale

    De passage et d’escale dans une multitude de pays différents, cette mission s’effectue dans « une dimension internationale et partenariale » d’après la ministre déléguée. Que ce soit avec le Danemark, le Canada et les États-Unis, où le matériel sera testé et éprouvé dans des conditions particulières, confortant la « stratégie Arctique » de la France soulevée par Alice Rufo. « On peut compter sur la France jusqu’au Moyen-Orient, percuté de déstabilisations », assure la ministre, entre les escales de valorisation de la BA 181 de La Réunion et celles visant à renforcer les partenariats stratégiques avec les pays d’Asie traversés, au travers notamment de l’exercice multinational Tarang Shakti piloté par l’Inde.

    Sur le fond, la ministre déléguée affirme que la mission Pégase 2026 constitue surtout « un acte géopolitique important », dans la consécration de « la liberté de circulation » aérienne comme maritime et dans « la valeur du droit international », parlant de construire « un monde fondé sur le droit respect des souverainetés et alliances entre nations ».

    Plus tard, en marge du briefing lors d’un point presse, Alice Rufo insiste sur le fait que la BA 125 d’Istres est « le poumon opérationnel de la mission », « tout part d’ici et tout y reviendra ». « Les deux lois de programmation militaire ont renforcé cette base d’importance cruciale », rappelle la ministre, relevant « la base industrielle et technologique » en arrière-plan.

    La France est « une puissance de paix » qui « renforce l’autonomie stratégique européenne » selon Alice Rufo, insistant sur le « développement de l’interopérabilité avec les armées partenaires : on vole, se pose et travaille ensemble ». « Si on est amenés à agir face à une menace on doit être prêts » ajoute-t-elle, précisant que cette posture n’est « pas en réaction ». À l’heure du choc des impérialismes, le vœu est pieux.

  • Robin Prétot salue le retrait du projet d’incinérateur

    Robin Prétot salue le retrait du projet d’incinérateur

    Après des mois de controverse, c’est le soulagement pour de nombreux habitants. Le groupe Suez a confirmé, dans un communiqué vendredi soir, l’abandon de son projet Iren. Ce dernier prévoyait de transformer le centre de tri installé à la Grande Groupède en une unité de préparation et de valorisation énergétique de combustibles solides de récupération (CSR). Une chaufferie assimilée par ses opposants à un incinérateur. Suez estime « que les conditions n’étaient pas réunies pour l’implantation de ce projet à Istres. Le groupe retire donc son dossier en cours d’instruction (…). La réussite durable d’un projet de territoire nécessite que l’ensemble des parties prenantes concernées partage la conviction de sa bonne localisation et de son bien-fondé ».

    Une « décision sage »

    Ce choix intervient à l’issue d’une forte mobilisation citoyenne, plusieurs réunions publiques crispées et un avis défavorable du commissaire enquêteur, le 31 juillet dernier, alors que l’enquête publique du projet s’était achevée le 2 juin, après un mois et demi de consultations. Tout au long de la procédure, le projet a suscité un rejet marqué au sein de la population.

    Le maire d’Istres, Robin Prétot (LR), a publié un communiqué, vendredi soir, saluant « une victoire collective, une victoire d’un territoire uni ! (…) Je veux également saluer la décision sage et responsable des dirigeants de Suez, qui ont finalement pris les devants et ont entendu une évidence : en 2026, on ne peut plus imposer à un territoire un projet de cette ampleur en faisant fi de la volonté de ses habitants ». L’élu ajoute : « Pendant trop longtemps, notre territoire a davantage subi la politique des déchets qu’il n’a participé à la décider. Bien sûr, la question du traitement et de la valorisation des déchets est majeure. Elle est même urgente. Je ne le nie pas. Mais cette responsabilité doit être équitablement partagée. Car la solidarité territoriale ne peut pas toujours fonctionner dans le même sens. »

  • À Istres, la majorité veut revoir la cantine et renforcer l’inclusion

    À Istres, la majorité veut revoir la cantine et renforcer l’inclusion

    Élue depuis mars dernier, la majorité vit sa première rentrée scolaire. Avec la volonté de voir certaines choses changer, à commencer par la restauration collective. Dès octobre, après les premières vacances scolaires, la municipalité engagera une réflexion globale à ce sujet, allant de la préparation des repas à l’organisation du temps méridien.

    « L’effet pervers de la cantine à un euro fait qu’il y a beaucoup d’élèves qui y mangent », commence le maire (LR) Robin Prétot. À ce jour, 2 637 enfants y sont inscrits, mais la mairie estime qu’ils seront 3 800 à y déjeuner en réalité. La cuisine centrale produit 4 300 repas par jour, puisqu’elle fournit aussi le collège Alain-Savary, le seul du département à être sous statut municipal. « C’est heureux, mais les services n’étaient pas préparés pour. On a une cuisine centrale qui est sous-dimensionnée et donc la qualité s’en retrouve dégradée. On fait peu de cuisson, beaucoup de décongélation et de réchauffement… C’est dommage, les enfants et leurs parents s’en plaignent derrière. Il y a aussi la question du temps méridien, avec des problèmes de discipline puisqu’il y a beaucoup d’élèves. »

    Concrètement, des groupes de travail seront créés sur les différentes thématiques liées à la cantine, associant les agents concernés, les parents d’élèves mais aussi l’opposition. Les premières conclusions sont attendues pour la rentrée 2027 mais d’ici la, la municipalité « réfléchit en interne à des pistes d’amélioration », précise l’adjointe au maire déléguée à l’éducation Sophie Declercq.

    Continuité des dispositifs

    Robin Prétot affirme : « Toutes les options sont sur la table. Je ne saurais pas dire s’il faut qu’on arrête la restauration pour préférer une délégation de service public, qu’on agrandisse la cuisine centrale, qu’on revoit l’organisation parce qu’il y a des problématiques au niveau de la réservation des repas, qu’on peut annuler 48h avant ce qui engendre du gaspillage. La problématique est globale, il faut qu’on se pose et qu’on parle de tout, du tarif, des agents, de la qualité des repas, des commandes, du budget… »

    Autre gros chantier, qui était une promesse de campagne pour cette équipe qui place son mandat sous le signe de l’inclusion : l’amélioration de l’accompagnement des élèves en situation de handicap. Cette rentrée, un Pass pôle d’appui à la scolarité a été ouvert au CEC des Heures Claires pour permettre aux familles d’obtenir des réponses plus rapidement face aux besoins de leurs enfants et de mieux coordonner leur accompagnement. Mais la majorité veut aussi renforcer les dispositifs qui relèvent de l’Éducation nationale.

    La conseillère municipale déléguée à l’inclusion et réussite éducative Céline Brull détaille : « Aujourd’hui, seules 3 des 27 écoles maternelles et élémentaires disposent d’une Ulis. Parmi nos collèges, seul Élie-Coutarel en bénéficie. Nous disposons aussi d’une unité d’enseignement maternelle autisme à Maurice-Gouin qui accueille jusqu’à 7 enfants de 3 à 6 ans, ce qui est très peu. Aucun dispositif équivalent n’existe ensuite à Istres en école élémentaire. Cette absence de continuité peut placer les enfants et leur famille face à une rupture de parcours. » Le maire a donc saisi le directeur académique pour demander de renforcer les Ulis et de créer un dispositif adapté aux enfants autistes dès la rentrée 2027. La Ville se dit prête à accompagner ces ouvertures en menant à disposition des locaux adaptés.

  • À Istres, la rentrée sous le signe de l’inclusion

    À Istres, la rentrée sous le signe de l’inclusion

    Dans l’urgence, au mois de juin, la Ville d’Istres avait déployé un plan de rafraîchissement dans ses 13 groupes scolaires. Les deux mois d’été ont été l’occasion de poursuivre la trajectoire entamée par la précédente mandature pour une meilleure adaptation des écoles au changement climatique, notamment avec le marché global de performance énergétique (MGPE) « avec un double objectif : améliorer le confort et réaliser des économies, dans le respect de l’environnement », détaille le maire (LR) Robin Prétot. À Jule-Ferry, dans le quartier du Prépaou, une subvention de 900 000 euros du fonds européen Feder a permis de réaliser la rénovation thermique du bâtiment.

    La promesse de campagne de climatiser toutes les salles de classe avant l’été 2027 « sera tenue », assure l’édile. Un emprunt de 2,5 millions d’euros a dû être contracté par la nouvelle majorité pour financer le marché, qui était passé mais dont le budget n’était pas prévu. Quatre premiers groupes scolaires seront équipés avant la fin de l’année 2026 : Jean-Moulin, Mendès-France, Clé des Champs et Clos de la Roche. « Forcément ça va faire grimper la facture d’électricité, mais tout l’intérêt de poursuivre le MGPE est de la faire baisser par ailleurs en chauffage l’hiver, grâce à une meilleure isolation », souligne Robin Prétot.

    Une bulle sensorielle

    Une autre promesse de campagne s’est concrétisée lors de cette rentrée : celle de faire de l’inclusion la cause du mandat. Une première bulle sensorielle est déjà opérationnelle dans l’école Reine Marie Casimir Gouin, une deuxième ouvrira à Mendès-France après les vacances d’automne. Ce nouvel espace, peint en bleu, est dédié à l’apaisement, au calme et au repos et s’adresse aux enfants porteurs de handicap, ou ayant des troubles du comportement ou de l’apprentissage (dys). « L’idée c’est d’avoir un petit coin de répit, un petit sas de décompression, pour les élèves en crise », détaille Sophie Declercq, adjointe au maire déléguée à l’éducation.

    Cécile Tivoli, conseillère municipale déléguée au handicap et aux solidarités, ajoute : « Le but c’est que l’école s’adapte à eux. Ces élèves ont des besoins particuliers, ils peuvent être sur stimulés par le bruit, ou par un temps de concentration trop long. Avec cette bulle, on désengorge les classes perturbées par des crises en offrant une solution pédagogique qui favorise le retour en cours. »

  • La Libération fêtée par tous partout dans la région

    La Libération fêtée par tous partout dans la région

    Vendredi 21 août, Jean-Pierre Squillari (DVG) élu en mai dernier et ses adjoints ont célébré la journée durant les libérateurs. « Le 21 août 1944, un jour historique pour notre ville, l’entrée des forces alliées et des mouvements de Résistance qui mettait fin à l’occupation nazie et rendait à Aubagne sa liberté » relatait la municipalité invitant la population à les rejoindre « pour honorer la mémoire de celles et ceux qui se sont battus pour notre liberté » .

    À Port-de-Bouc, les cérémonies du souvenir se sont tenues samedi 22, Laurent Belsola (PCF) et son équipe ont aussi rappelé à la population de ne « jamais oublier ». Attention le concert du 24 août se tiendra exceptionnellement salle Youri Gagarine en raison de la météo, et le feu d’artifice est reporté au samedi 29 août.

    À Istres, c’est ce dimanche 23 août que Robin Prétot (LR) et son équipe ont tenu à « réparer un oubli » en instituant une journée de la Libération. « C’est un rendez-vous pour honorer celles et ceux qui ont choisi la France, la liberté et l’honneur, mais aussi pour transmettre aux jeunes générations le sens de notre héritage républicain » indique la Ville.

  • [C’est l’été] Didier Tronc, producteur de foin de Crau, un maillon essentiel de l’élevage

    [C’est l’été] Didier Tronc, producteur de foin de Crau, un maillon essentiel de l’élevage

    Carrure solide, larges épaules. Didier Tronc a l’allure de ceux qui portent un métier, une exploitation et toute une histoire familiale. Pour ce producteur de foin de Crau, installé près d’Istres, l’agriculture a été une suite logique, « c’est comme Obélix. Je suis tombé dans la marmite quand j’étais petit ». Des deux côtés de la famille, on produit. Son père, lui, fait partie des figures historiques de la filière : en 1976, il est l’un des quatre producteurs à refonder le comité du foin de Crau pour en garantir les droits et la qualité.

    Aujourd’hui soixantenaire, c’est en 2002 que Didier Tronc prend la tête de l’exploitation de son père. Au lycée agricole de Miramas, il apprend le métier. Puis il bifurque vers le comité du foin de Crau dont il est le directeur depuis 35 ans. « À l’époque, je devais m’installer avec mon père. Mais il a perdu un fermage [bail rural de gestion de terres agricoles] et on ne pouvait pas vivre à deux familles. Donc je suis parti travailler au comité de foin de Crau », raconte-t-il. Il y avait tout à faire, mais l’agriculteur relève le défi. Il se sensibilise aux appellations et développe la filière. Le foin de Crau devient le premier produit agricole non destiné à l’alimentation humaine à obtenir une AOC (appellation d’origine contrôlée) en 1997, puis une AOP (Appellation d’origine Protégée) en 2015. En 1894, un syndicat regroupant les agriculteurs d’Arles et Saint-Martin-de-Crau, avait déjà le projet de déposer un label de qualité. « Le label AOP n’existait pas encore », précise-t-il. Un récit que Didier Tronc connaît par cœur et qu’il continue de transmettre.

    « Ça, c’était la belle histoire », avoue-t-il. Car depuis deux ans, la situation se dégrade. « Le foin de Crau est en crise. » Coûts de production élevés liés à l’irrigation, concurrence accrue, changement climatique… et baisse du cheptel français : « Moins d’animaux à nourrir, c’est moins de ventes », résume l’agriculteur.

    Tiraillé entre passion

    et épuisement

    « C’est un métier passionnant parce qu’on touche à tout », affirme-t-il encore aujourd’hui, le regard empreint de passion et d’usure. Sur ses 15 hectares, les prairies en pente sont irriguées par un système par gravité : l’eau de la Durance, chargée en minéraux, glisse et nourrit les sols. La plus ancienne technique utilisée par l’Homme. Tous les deux jours, il faut inonder et faucher trois fois par an. Le reste du temps, il faut tenir : « Je ne fais que ça. Travailler. » Ses dernières vacances remontent à 2020. Une semaine. Avant cela, c’était en 2014. À 60 ans, le producteur de foin de Crau laisse transparaître sa fatigue : « J’ai plus que quatre ans à tirer, après j’arrête ». Même ses activités bénévoles ne s’éloignent jamais trop de son métier. Lui qui est, entre autres, bénévole à l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO) ; mais aussi impliqué dans les Association Syndicales Autorisées (ASA) qui agissent sur l’irrigation collective en France…

    Une transmission incertaine

    Cette vie-là, il ne la transmettra pas en famille. « J’ai deux filles. Et j’ai tout fait pour qu’elles ne restent pas dans l’agriculture », lâche-t-il, « très inquiet » pour l’avenir. Lui-même a connu les limites de sa passion : jongler avec deux emplois pour vivre, les contraintes administratives et « le manque de reconnaissance des concitoyens, ça c’est le plus dur », souffle-t-il l’air contrarié, sinon triste face à ce constat. Son métier, il l’aime pourtant : « J’ai la chance de ne pas me lever le matin avec la boule au ventre ».

    Seulement, si le foin de Crau se perd, c’est tout un système qui en pâtit. Car il participe à un équilibre écologique. « La disparition de cette production serait une véritable catastrophe économique et écologique », alerte le producteur. Grâce à l’irrigation, les prairies alimentent à hauteur de 70% la nappe phréatique de la Crau, qui fournit en eau potable près de 300 000 habitants. Chaque année, une prairie reçoit en moyenne 20 000 m³ d’eau. En s’infiltrant, elle recharge artificiellement cette réserve.

    « Entre l’eau et l’air, il y a des enjeux très très forts », résume-t-il, car les prairies de foin de Crau jouent aussi un rôle de puits de carbone : jusqu’à 120 tonnes de CO2 stockées par an, contre environ 80 tonnes pour des prairies « classiques ».

    Marie Moreau

    Une histoire à rebondissement

    Grâce à l’eau de la Durance, le Foin de Crau est riche en minéraux. Le soleil et le Mistral favorisent le séchage et limitent l’altération des éléments nutritifs. À la fin du XIXe siècle, sa qualité est telle que les trafics de certifications se multiplient. En 1976, le syndicat fraîchement reconstitué a l’idée de remplacer des étiquettes facilement interchangeables, une ficelle rouge et blanche brevetée à l’INPI que seul le comité du foin de Crau est capable de fabriquer.

  • À Istres, l’incinérateur de Suez reçoit un avis défavorable

    À Istres, l’incinérateur de Suez reçoit un avis défavorable

    Les conclusions ont mis un coup dans l’aile de l’incinérateur. Alors que l’enquête publique du projet « Istres recyclage et énergie » (dit Iren) porté par Suez s’est achevée le 2 juin après un mois et demi de consultations, le commissaire-enquêteur a rendu son avis le 31 juillet. Et concernant l’unité de valorisation énergétique de type CSR (combustible solide de récupération), il est défavorable. Philippe Magnus pointe notamment l’absence de concertation préalable, l’usage du terme « chaufferie » plutôt qu’incinérateur jugé trompeur et l’absence de débouchés pour l’énergie produite, faute de réseau de chaleur à proximité. Le maire Robin Prétot (LR) salue une « première victoire » collective.

    Dévoilé par Marsactu quelques jours après les élections municipales, ce projet a immédiatement suscité une levée de boucliers de la part des élus et associations locales, et plus largement de la population. Le rapport de l’enquête publique soulève une « participation exceptionnelle par son ampleur ». Au total, 4 114 contributions ont été déposées. Entre 80% et 89% d’entre elles y sont défavorables. Deux pétitions en ligne ont recueilli 466 signatures et près de 900 personnes ont participé aux deux réunions.

    250 millions d’investissement

    C’est bien cette unité de valorisation CSR qui pose problème. Elle est présentée par Suez comme une réponse à la possible fermeture de plusieurs centres pour des raisons réglementaires, supprimant 350 000 tonnes de capacité de stockage. Gardanne, les Pennes-Mirabeau et Septèmes-les-Vallons pourraient être concernés d’ici 2032. Mais pour les habitants et leur maire, « pas question qu’Istres devienne la poubelle de la région ». Le commissaire-enquêteur relève d’ailleurs que l’implantation du site, « excentrée sur le territoire (…) par rapport au centre de la Métropole », constitue un point négatif, tout comme sa proximité avec plusieurs infrastructures industrielles. Cette opposition franche et massive a donc porté ses fruits. « Ce n’est qu’une étape, rappelle Robin Prétot. La Ville poursuivra désormais son action auprès des services de l’État afin que cet avis défavorable soit pleinement entendu et que le projet d’incinérateur soit définitivement abandonné. » D’autres composantes du dossier ont reçu l’avis favorable de Philippe Magnus : l’unité de méthanisation, la modernisation du centre CSR, et la nouvelle unité de réception, de tri et de préparation de déchets valorisables. C’est un projet global que Suez souhaite déployer sur le site de La Grande Groupède, qu’il exploite depuis 2011, pour un investissement de 250 millions d’euros. La décision revient au préfet des Bouches-du-Rhône.

  • Du covoiturage plutôt que le projet de liaison Fos-Salon

    Du covoiturage plutôt que le projet de liaison Fos-Salon

    « Notre idée c’est d’abord de privilégier le covoiturage en le rendant le plus pratique possible », estime Pascal Bazile, coprésident Istréen de l’association des Vélos des étangs. Alors que la réalisation de la liaison Fos-Salon se profile pour 2032, l’association propose un contre-projet à cette route à 566 millions d’euros devant accueillir 40 000 véhicules par jour selon l’État, dont 10 000 camions.

    C’est pourquoi Pascal Bazile défend l’idée « de réduire les voitures sur cet axe » pour éviter les travaux. « Nous trouvons que ce projet ne se justifie pas », assume-t-il, « aux Pays-Bas, chaque gros carrefour dispose d’une aire de covoiturage, de ranges-vélos et d’arrêt de bus, on est vraiment en retard », estime le militant écologiste.

    Une application

    pour covoiturer

    Défenseur du vélo, mais pas ayatollah. « Évidemment que les gens qui viennent bosser à Fos depuis Salon vont pas le faire à vélo », reconnaît Pascal Bazile, « mais quelqu’un de Miramas doit pouvoir accéder à une aire de covoiturage en vélo ou en bus et se faire récupérer par son collègue de Salon », illustre-t-il. Pour compléter, l’association a créé une carte reprenant la liaison Fos-Salon pour y montrer les emplacements stratégiques pour ces futurs carrefours intermodaux. « Il faut cesser d’être seul en voiture » reprend le cycliste, « réaliser les aires et adapter le transport est une chose, mais créer une application comme cela se fait à Chambéry ou bien d’autres endroits, est nécessaire », estime Pascal Bazile.

    Reste à porter cette politique. La Métropole propose déjà un dispositif de covoiturage avec application en lien avec les entreprises. Le plan de déplacement urbain prévoit notamment la réduction de 68 à 60% des déplacements en voiture particulière sur cet axe.

  • [C’est l’été] Fraîcheur et découverte à la Bambouseraie de Sulauze à Istres

    [C’est l’été] Fraîcheur et découverte à la Bambouseraie de Sulauze à Istres

    C’est un lieu qui recèle de secrets que vous propose de découvrir Frédéric, le propriétaire du domaine agricole de Sulauze dans lequel se trouve la Bambouseraie. Les pieds dans l’eau et à l’ombre des bambous, petits et grands embarqueront pour une balade dont le dernier rendez-vous est donné ce lundi à Istres.

    Animaux et foin de Crau

    Un royaume créé au XIXe siècle et niché au bout d’une grande allée de platanes vous attend. Après un accueil chaleureux et convivial autour d’un café, la singulière et verdoyante bambouseraie s’offrira aux visiteurs qui pourront ensuite marcher pieds nus dans les champs de foin gorgés d’eau. C’est pourquoi il vous est demandé de venir avec des chaussures ouvertes pour cette visite.

    Vient ensuite la rencontre avec les animaux de la ferme des veaux aux cochons en passant par les vaches Aubrac. Ce qui aura de quoi séduire les plus jeunes !

    Entrée du domaine à gauche
    de la RN569 en direction de Miramas.