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  • [International de pétanque] De jeunes joueuses talentueuses

    [International de pétanque] De jeunes joueuses talentueuses

    Après un samedi ou le quota limité à 128 triplettes engagées était bien rempli. Elles ne sont plus que 16 le lendemain pour venir s’attaquer au Graal. Ces dernières assaillantes seront rejointes par 74 triplettes de jeunes venus disputer leur propre compétition, dans la répartition suivante : 25 minimes, 28 cadets et 21 en juniors.

    En zappant d’un jeu à l’autre sur cette verdoyante et ombragée étendue du Parc Jourdan, avant d’arriver au stadium, écrin des parties finales, on pouvait observer et apprécier de jeunes et talentueux boulistes, qui mettaient bien du cœur à l’ouvrage, histoire de porter ou d’ouvrir d’un fleuron leur palmarès. Chez les féminines, elles font partie du Pôle espoir du département. Elles se sont déjà distinguées dans d’autres épreuves nationales, mais cette fois au cœur de la Provence, elles se sont mises en évidence, s’illustrant au plus haut niveau, ces trois jeunes filles, bien en osmose, ce qui va leur permettre de surmonter les difficultés, d’aligner les succès pour décrocher le graal. L’affaire dans le dernier acte, sera réglée en six mènes dont deux nulles, face à des Bivéroises emmenées par Marine Rocchietta. Principal artifice de ce rapide succès, la force de frappe de cette jeunesse : Mélissa Marsille frappant 7 boules sur 8 tirées et Mélissa Mordenti réalisant un 2 sur 2. Si l’on ajoute sur chaque ouverture de mène Léa Navarro qui mettait la table, le Pôle 13 peut prétendre tenir, là, de « belles » espoirs, de talentueuses jeunes joueuses…

    Fiche technique

    Quarts de finale

    1) Ginier-Maurel Bat Bonetto – Montagne Salas 13-0

    2) Navarro bat Lavaly- Mahé – Bernard 3 -13

    3) Dran ba Arnaud – Blanche – Cros 13 -11

    4) M. Ferrero Bat Piazzola – Verdoya – Bert 13 – 8

    Demi-finales

    Navarro bat Dran – Brondino – Onorrus 13 à 4

    Ferrero bat Ginier-Maurel – Germain – Romuald 13 à 12

    Finale

    Navarro – Mordenti – Marsille battent M et A Ferrero – Rocchietta

    Evolution du score : 3-0 / N / 7-0 / N / 11-0 / 13-0

    Focus sur les jeunes

    MINIMES

    Cette ultime partie dirigée par l’arbitre local Fréd. Cafieri. Kaylon Winterstein – Vaildy Fajardo – Jackson Vignal (à droite) les vainqueurs ont battu en finale les Varois de Salerne : Noé Lamotte- Maylan Démol – Keelan Lacroix 13 à 4. Ces Varois sur lesquels les joueurs de la Barque Esaie Cortes, le récent champion départemental en individuel, Tyron Sbrega et Anthony Bajolle ont échoué au stade des demi-finales.

    JUNIORS

    Si les « Barquais » Enzo Alazay, Gianni Seignouret et Tylan Kapfer pouvaient prétendre à un statut de favoris, leur défaite en quart de finale pouvait laisser présager d’un passage de témoin. Cela va se vérifier deux heures plus tard quand leurs vainqueurs Lorenzo Béraud, Malone Mourzelas et Valentin Vallet, après avoir vaincu Sony Guermoud, Dylan Cantarel et Jimmy Botella, vont se retrouver en finale. Dans ce dernier face-à-face, le suspense ne sera pas ménagé. Les joueurs de la Barque Diego Chapiteau, Lionnel Rodriguez Pinto ont fort bien voyagé avec la Monégasque Naïs Szczotkowski, avant d’échouer d’un infime écart.

    CADETS

    Dans cette finale, sous l’arbitrage du Vauclusien Jean Saletti, une question se pose. Que s’est-il passé dans la tête de ces Aixois qui sont vice-champions de France, ne l’oublions pas ? Loni Szczotkowski, Mylan Terryn et Ezekiel Cortes. Eux qui viennent d’inscrire 4 points suite à trois tirs victorieux dont trois carreaux. Rendant ainsi la pareille à leurs adversaires. Le score indique une égalité à 11 Dans le jeu suivant refusant d’attaquer ils vont sentir souffler le vent du boulet. Ne concédant qu’un point. Sur le renvoi, le jet des Varois de Salerne n’est pas bon, les locaux décident de flirter avec la bordure. Le visiteur réalise un appoint moyen sur lequel Cortes reste court par deux fois… C’est à partir de là que tout part à vau-l’eau, ils décident quatre boules en main de noyer le petit, mais par trois fois il surnage. Le dernier appoint par en éclat sur un tir victorieux. Les Salernois Devon Demol – Tom Lamotte – Keelan Lacroix s’imposent donc 13 à 11 face aux vice-champions de France, dont on peut écrire qu’ils se sont fourvoyés.

  • [International de pétanque] Christophe Pattier persiste à faire patiner les boules

    [International de pétanque] Christophe Pattier persiste à faire patiner les boules

    Les passionnés de pétanque se sont massés autour du carré d’honneur, dimanche matin au Parc Jourdan, pour assister au quart de finale de Maison Durk, Kévin Prud’homme et Baldwin Magny, considérés comme les favoris au titre après avoir éliminé la veille Jean-Michel Puccinelli, Mickaël Bonetto et Dawson Herlemann. Face aux trois canonniers, trois hommes aux maillots blancs, dont un reconnaissable à sa barbe soignée et à son regard déterminé, étaient prêts à en découdre.

    Originaire de Marseille, avec des attaches familiales à Aix-en-Provence et Tarascon, Christophe Pattier, licencié au Jardin du Luxembourg (Paris 6e), a longtemps été considéré comme un prodige de la pétanque. « Il était très fort quand il était jeune », se souvient Maryan Barthélémy, directeur du Mondial La Marseillaise.

    Une dizaine de titres des Bouches-du-Rhône chez les jeunes, trois titres de Ligue (championnat régional) et un titre de champion du Vaucluse, lui ont ouvert les portes du groupe France junior en 2003. Malgré son talent, Christophe Pattier n’a jamais eu sa chance avec la sélection nationale, pour des raisons « extra-sportives ».

    « J’avais a minima le même niveau que les autres », estime le minot de la génération 1988, en concurrence avec des garçons à l’instar de Mickaël Jacquet, Christophe Calissi ou Jérémy Darodes. « Il savait tout faire », confirme Maryan Barthélémy.

    Longue pause de 12 ans

    Sa progression fulgurante s’est construite au sein de clubs provençaux comme les Cigalons Meyrarguais, « chez Jean-Roch (Marchetti) » à la Boule du Panier, avec laquelle il a été champion des clubs des Bouches-du-Rhône, ou encore la Boule de la Petite Vitesse, au parc Jourdan. Lieu qu’il a retrouvé ce week-end lors de son aventure jusqu’en quart de finale de l’International d’Aix.

    « Ce sont des bons souvenirs qui remontent. J’ai été licencié ici, j’allais à l’école et au lycée ici. J’avais les boules dans le sac pour aller faire des parties d’intérêt après les cours », sourit-il.

    Après une seule saison chez les seniors, le Marseillais avait rangé les boules pour se consacrer à sa vie familiale et professionnelle. Douze ans plus tard, il a retrouvé le chemin des terrains, malgré un emploi du temps chargé. Père de six enfants, il travaille dans le secteur du nucléaire, avec six jours de travail par semaine et de nombreux déplacements en France et à l’étranger.

    Le National aixois n’est d’ailleurs que sa 5e compétition de la saison. « Je suis devenu l’ombre de moi-même », lâche Christophe Pattier. « Sans pratique, impossible de performer. Après un long arrêt, retrouver le rythme, le mental et la confiance est compliqué. »

    Cela ne l’a toutefois pas empêché de signer une belle performance à Aix, en éliminant en 8e de finale Sébastien Batista et Stéphane Pagni, quarts de finalistes du France doublette.

  • Aix-en-Provence : concilier patrimoine et tourisme durable

    Aix-en-Provence : concilier patrimoine et tourisme durable

    Ils sont une dizaine de professionnels du patrimoine, de l’urbanisme, de la culture et du tourisme arrivés du monde entier à s’être retrouvés dans la capitale de Provence, le temps d’une semaine. Venus de Croatie, de Palestine, du Liban ou d’Amérique du Sud, ils ont entamé lundi une semaine de formation internationale, pilotée par l’association des Sites et Cités Remarquables de France.

    Fondée en 2001, elle compte désormais 320 villes et territoires français en son sein. Son activité consiste notamment à réfléchir à la protection et la valorisation du patrimoine. L’événement, privé, a lieu une fois par an dans une ville différente. Un thème sert de fil rouge aux débats et ateliers proposés qui rythment l’emploi du temps des participants : le « patrimoine et tourisme durable ».

    « Au cours de cette semaine de discussions et d’échanges, on va se rendre compte qu’au travers de cultures, de pays différents, nous avons en fait des projets communs, des visions qui peuvent être identiques comme différentes. Et l’on s’enrichit des différences des autres », contextualise Marie-Pierre Sicard-Desnuelles, vice-présidente de l’association et adjointe au patrimoine de la Ville. Pour intégrer la semaine de formation, les participants ont dû répondre à un appel à projet, lancé par Sites et Cités il y a quatre mois. Plusieurs visites des lieux culturels de la ville et de ses alentours sont au programme pour les participants sur place.

    « Aix est une ville

    assez exemplaire »

    Notamment le musée Granet, le grand site de la Sainte-Victoire, mais aussi le village de Puyloubier… Plusieurs conférences, échanges et débats sont également prévus. Parmi les intervenants attendus, Michel Fraisset, directeur de l’Office de Tourisme d’Aix, Edane Edane Dorgelet Adonis, directeur de l’Office de tourisme d’Ebolowa, au Cameroun, Anne Vourc’h, docteur en sociologie et conseillère du réseau Grands sites de France…

    « L’idée globale de cette rencontre est de voir comment une ville, grâce à son patrimoine, peut être attractive sans rester sous cloche. Soit trouver un équilibre entre un cadre de vie pour les habitants tout en étant touristique, précise Florence Sirot, directrice de Sites et Cités. Aix est une ville assez exemplaire sur cette caution d’attractivité touristique, de gestion du tourisme… Cela nous semblait naturel de le faire ici. Aussi, tout le département travaille sur (la question du tourisme durable), pour éviter, par exemple, que les mêmes sites soient visités. »

    Mais Florence Sirot de préciser : « Attention, nous ne sommes pas là pour dire quoi faire. On reste sur de l’échange et du partage d’idées. »

  • Le gratin de la pétanque mondial réuni sur les terrains du Parc Jourdan

    Le gratin de la pétanque mondial réuni sur les terrains du Parc Jourdan

    Avec plus de 400 triplettes dans le concours masculin, on peut se douter que les cadors de la discipline seront présents ce week-end à Aix. Inscrite en première, l’équipe de Jean-Michel Puccinelli, accompagné par Mickaël Bonetto et Dawson Herlemann, tous deux vainqueurs du Critérium de Laragne-Montéglin, fait partie des favoris à la victoire. Les amis lyonnais Romain Fournie – en tête des Qualif’Masters 2027 – et Kevin Malbec, associé au bombardier Nicky Gargowitch, finaliste du Supranational de Bourg-Saint-Andéol avec Henri Lacroix, seront également à surveiller. Tout comme les prodiges de Fréjus, Jason Giraud et Dylan Dubois, équipés avec l’expérimenté double champion du monde Thierry Grandet. Côté international, le pointeur malgache Christian Andriantseheno fera équipe avec ses partenaires habituels, Donovan Lamberger et Baldwin Magny, sous les couleurs de la Team MPpronos. Les trois compères étaient par ailleurs demi-finalistes du Mondial La Marseillaise à pétanque en 2024.

    Les champions du monde italiens Alessio Cocciolo et Diego Rizzi vont être très attendus aux côtés du Malgache Yves Rakotoarisoa, vainqueur de La Marseillaise en 2025 avec son frère Lova et Tiana Razanadrakoto, dit « Tonnerre ». Mais un tel International réserve toujours des surprises.

  • Aix capitale de la pétanque

    Aix capitale de la pétanque

    Bruno Mansio le président de la Boule Aixoise et son équipe ont déjà réussi leur pari.

    L’incroyable engouement pour cette deuxième édition a poussé les organisateurs à porter la limite des engagements à 500 équipes. C’est dire combien la mayonnaise a pris dans la cité du Roi René pour cet événement.

    La première édition a été remportée par Mickaël Bonetto, Jean-Michel Puccinelli et Ludovic Montoro. Puccinelli et Bonetto associés à Montoro viennent de se rencontrer lors de la finale à Nyons. Ce sont les hommes en forme du moment. Montoro absent, ce sera le jeune Dawson Herlemann (tout récent champion d’Europe triplette juniors et vice-champion d’Europe de tir de précision) qui prendra le relais. Autant dire que cette triplette sera dans le Top 4 des grands favoris.

    Et ils seront nombreux les prétendants. Un parterre de champions venus des quatre coins de France et du monde.

    On pense à Adrien Delahaye, Pierre Maurel en forme olympique associé à Joseph Gimenez. Maison Durk, Kévin Prud’homme, Baldwin Magny ne seront pas loin de l’arrivée. La triplette Italo-Malgache composée de Diego Rizzi, Alessio Cocciolo. Yves Rakotoarisoa est sacrément armée.

    Frédéric Cantarel, David Riviera, Michel Hatchadourian voudront briller de mille feux à domicile, tout comme Marco Foyot, Jérémy Fernández, Fernand Molinas.

    Henri Lacroix et Frédéric Bauer associés peuvent faire des étincelles. Le local Christian Bandikian mènera le bouchon. Ce n’est qu’un aperçu de la liste des potentiels vainqueurs, d’autres joueurs de renom tels que Romain Fournié, Jacques Basil. Maryon Baudino, Christian Andriantseheno, Patrice Gregori, Gino Deslys, Thierry Grandet, Gilles Gayraud ne sont pas là pour faire du tourisme.

    La table est mise, il ne reste plus qu’à déguster ce fabuleux menu pour les nombreux et nombreuses passionnés qui seront présents au Parc Jourdan

    En marge de cette compétition, le président Bruno Mansio et son équipe ont concocté un programme très varié.

    Le programme

    Vendredi 9 octobre 14h

    Doublette choisie 300e + les mises

    Samedi 10 octobre 9h

    International triplette poule.

    Samedi 10 octobre 14h

    International Féminin limité à 128 équipes.

    Dimanche 11 octobre

    International jeune limité à 32 équipes

  • L’Italie en cheffe de file des pavillons de la Foire de Marseille

    L’Italie en cheffe de file des pavillons de la Foire de Marseille

    De nombreux élus et représentants d’institutions ont participé, ce jeudi matin au parc Chanot, à l’inauguration de la Journée officielle de l’Italie à la Foire. Valentina Muiesan, consule générale d’Italie, Ilaria Bozzo, conseillère métropolitaine représentant la Ville et la Métropole de Gênes, Martine Vassal, présidente (DVD) du conseil départemental des Bouches-du-Rhône, ou encore Maxime Tommasini, président de la chambre italienne de commerce pour la France à Marseille, ont fait le déplacement pour l’occasion.

    Ce dernier a tenu à remercier l’organisation de la Foire de Marseille pour ce partenariat avec l’Italie, lors de la conférence de presse organisée au Palais des Arts. Il a poursuivi en souhaitant la « bienvenue à tous les amoureux de l’Italie, autant qu’à ceux qui veulent découvrir la richesse de l’artisanat et de la gastronomie italienne ».

    Les représentants ont ensuite entamé une visite du Pavillon italien, situé dans le hall 3. Accompagnés de Pierre Arvis, directeur de Marseille Events, ils ont pu déguster de nombreuses spécialités italiennes, de la Sicile à la Lombardie, en passant par les Pouilles, au gré de leurs rencontres avec les commerçants. Une quarantaine d’exposants, venus de toute l’Italie, sont présents. Spécialités gastronomiques régionales, créateurs de mode, artisans et même une exposition audiovisuelle occupent cet espace.

    Spécialités des quatre coins du monde

    Mais au-delà des stands italiens, de nombreux exposants proposent également des spécialités venues du monde entier. Cette dimension internationale, emblématique de la Foire, est une nouvelle fois mise à l’honneur. Entre le hall 6 et le parvis du hall 8 du parc Chanot, plus d’une quarantaine de pays sont représentés. Six pavillons sont présents, avec le Maroc, le Canada, le Vietnam, l’Inde, la Tunisie et l’Arménie, mais de nombreux autres stands mettent en avant la culture d’autres pays comme le Japon, l’Éthiopie, le Mexique, la Roumanie ou encore le Népal.

    « Cet endroit est superbe, je ne pensais pas qu’il y aurait autant de pays représentés. Ça m’a permis de découvrir beaucoup de spécialités que je ne connaissais pas. On peut vraiment faire le tour du monde en dix minutes », raconte Hervé, venu pour la première fois à la Foire ce jeudi. Léa et Agathe partagent également le même avis : « Même si nous sommes déjà venues, c’est toujours sympa de redécouvrir des cultures dont on a moins l’habitude. Même si l’on ne vient pas forcément pour acheter quelque chose, il y a toujours de quoi passer un bon moment ici. »

    Toutes sortes de produits sont proposés : de la vanille de Madagascar aux spécialités asiatiques, en passant par les couscous orientaux, les tapis et les objets de décoration venus des quatre coins du monde.

    Ouverture de 9h à 23h. Informations et programme
    sur foiredemarseille.com

    AU PROGRAMME CE VENDREDI

    Nocturne

    Les artistes Amel Bent, Upsilone ou encore Teddy Bear seront présents pour animer la soirée sur la grande scène à partir de 20h. Un feu d’artifice illuminera le ciel marseillais pour clôturer la soirée.

    Fabrication de pesto maison

    De 11h à 11h30, un atelier immersif est proposé au stand 3G22 autour du pesto, suivi d’une dégustation de produits italiens.

    Fête foraine

    Sur l’esplanade 5 et le parvis du hall 6, de nombreuses attractions sont présentes pour toute la famille, que ce soit des manèges vertigineux ou des carrousels.

  • Une Foire contrastée pour les inventeurs et démonstrateurs

    Une Foire contrastée pour les inventeurs et démonstrateurs

    Les emblématiques emplacements réservés au « Club des inventeurs » et aux démonstrateurs sont de nouveaux présents cette année sur la Foire, au parc Chanot. Un regroupement qui « évoque les marchés d’autrefois et rappelle la créativité légendaire des forains », selon les organisateurs.

    Parmi les commerçants venus mettre en avant leurs produits, de nombreux médaillés du Concours Lépine. L’occasion de découvrir le Tirflem, ramasse-boule de pétanque magnétique, ou encore l’enfile-couette Hopoli. Que ce soit pour trouver les futurs cadeaux de Noël, faire du shopping, ou se laisser séduire par les vendeurs, l’espace attire chaque année son lot de visiteurs.

    Hausse du coût de la vie

    Cependant, l’augmentation générale du coût de la vie semble freiner une partie des visiteurs. « Forcément, tout coûte plus cher, donc on achète moins, on se fait moins plaisir », expriment Béatrice et Sandrine, deux habituées de la Foire. Ce changement d’habitudes chez les clients se fait également ressentir auprès des commerçants. « On le voit, les gens n’ont plus une thune, ils dépensent moins », lance Guilhem, inventeur d’une raclette en silicone avec réservoir. « J’essaye de me mettre aux réseaux, mais c’est pas mon truc. Aujourd’hui, c’est de plus en plus dur de surprendre le public », poursuit-il, en évoquant l’impact des réseaux sociaux et de l’e-commerce sur son activité. Sentiment partagé par Anthony, un autre vendeur présent sur cet espace : « Le prix du stand a augmenté par rapport à l’an dernier, et il y a moins de visiteurs, donc forcément, c’est compliqué, y’a un souci ».

    Malgré tout, certaines grandes enseignes bénéficient de leur notoriété et ne pâtissent pas de la situation. « On n’a pas eu de baisse des ventes par rapport à l’an dernier, on est même en positif », confie Emilie Delphon, responsable du stand Tupperware.

    AU PROGRAMME CE JEUDI

    Journée senior

    Une deuxième journée senior est prévue ce jeudi à la Foire. L’accès est de nouveau gratuit pour les personnes de plus de 60 ans.

    Animations par l’ES

    Tout au long de la journée, l’association et club de loisir pour seniors ES 13, proposeront des animations sur la grande scène. Différentes activités, shows et une tombola auront lieu sur la scène centrale.

    Soirée gourmande et dansante

    Dès 19h, sur la grande scène, le groupe Gipsy by Paco Baliardo reprendra les classiques des Gipsy King.

  • Les rafles de 1943 à Marseille, un crime contre l’Humanité

    Les rafles de 1943 à Marseille, un crime contre l’Humanité

    « La rafle menée à Marseille dans le quartier Saint-Jean les 23 et 24 janvier 1943, ainsi que le pillage et la destruction du quartier dès février 1943, caractérisent indubitablement des crimes contre l’humanité au sens de la charte du tribunal militaire international de Nuremberg applicable aux crimes commis durant la Seconde Guerre mondiale » a solennellement exprimé mercredi le Procureur national antiterroriste (PNAT), Olivier Christen, devant plus de 70 victimes et descendants de victimes réunis au Palais Monthyon avec le collectif Saint-Jean et les avocats, Me Pascal Luongo et Me Michel Pautot.

    Le Procureur national a été accueilli par Olivier Leurent, le président du tribunal judiciaire qui a présidé en 2014 le premier procès à Paris du génocide des Tutsi au Rwanda. « La reconnaissance des crimes est essentielle et l’attente des victimes est légitime d’une justice intemporelle et surtout imprescriptible. Le devoir de mémoire est plus que nécessaire car l’oubli et l’ignorance sont la porte ouverte au renouvellement des crimes contre l’humanité. » Marseillais de naissance au sein d’une famille italienne, le procureur de la République de Marseille, Nicolas Bessone, a dit combien il était important « que la vérité soit établie sur ces faits terribles commis à Marseille. »

    Une reconnaissance, un classement sans suite

    Il y avait une dimension symbolique forte pour le PNAT à venir ici-même énoncer solennellement que « des persécutions, déportations et autres actes inhumains ont été commis à Marseille à l’encontre d’un groupe de population civile expressément ciblé pour des motifs politiques, raciaux ou religieux ». Qu’en outre cette tragédie a été perpétrée « dans le cadre d’un plan concerté au nom d’un état pratiquant une politique hégémonique idéologique, la rafle ayant été menée conjointement par les forces allemandes et françaises à l’instigation des plus hautes autorités SS. »

    Olivier Christen a salué le travail d’investigation notamment archivistique mené par les gendarmes de l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité, les génocides et les crimes de guerre (OCLCH) dirigé par le colonel Nicolas Philippotin, présent mercredi. 22 victimes de 20 familles ont été entendues. 17 personnes ont souhaité porter plainte pour crime contre l’humanité.

    Les enquêteurs ont identifié les 12 000 membres des forces de police et de gendarmerie françaises mobilisés pour la rafle et ont identifié 150 noms dans la liste des 100 000 collaborationnistes. « Pour celles encore vivante, il n’a pas été possible d’établir leur implication précise » a dit Olivier Christen. Les recherches en Allemagne pour retrouver des personnes n’ont pas abouti. Si la juste qualification juridique des crimes est posée, « la procédure a été classée sans suite, en l’absence de responsables pénalement poursuivables identifiés 83 ans après les faits » n’a pu que conclure le Procureur national.

    Pour autant les responsables sont connus. Heinrich Himmler, le ministre de l’Intérieur du IIIe Reich qui a donné l’ordre. Karl Olberg, le chef de la SS en France, qui écrit que « l’autorité allemande veut nettoyer de tous les indésirables les vieux quartiers et les détruire par la mine et le feu. » Sont aussi responsables Bernhard Griese, le chef des SS, Rolf Müller, le chef de la Gestapo à Marseille, René Bousquet, le chef de la police de Vichy, Antoine Lemoine, le préfet de Région, Pierre Barraud, l’administrateur provisoire de Marseille sous tutelle. Tous posent sur le même cliché pris à l’Hôtel de Ville le 23 janvier 1943 au terme de la dernière conférence préparatoire à l’Opération Sultan.

    Le maire de Marseille, Benoit Payan, voit dans cette reconnaissance « le résultat de décennies de lutte pour la mémoire de Marseille. Merci à l’ensemble des familles et associations mobilisées dans ce combat pour la Justice et la mémoire des victimes trop longtemps oubliées. Marseille se souvient. »

    « Ce travail de mémoire résonne avec une force particulière auourd’hui. À l’heure où l’extrême droite progresse et où le Rassemblement national cherche à se détacher de l’histoire du Front national, nous ne pouvons pas effacer d’où vient ce parti, fondé notamment avec d’anciens Waffen-SS », souligne pour sa part le sénateur communiste Jérémy Bacchi.

    Après deux heures de restitutions pédagogiques des 7 années d’enquête pénale et d’échanges avec quelques rescapés et de nombreux descendants de victimes, le Procureur national antiterroriste, Olivier Christen, a pris la parole vers midi pour annoncer officiellement la reconnaissance par la justice du crime contre l’humanité. PHOTO D.C.

  • Le savoir-faire artisanal local mis à l’honneur à la Foire de Marseille

    Le savoir-faire artisanal local mis à l’honneur à la Foire de Marseille

    Pour la première fois, le label « Fabriqué à Marseille » bénéficie de son propre « village » à la Foire. Une initiative destinée à offrir une large visibilité à l’artisanat local.

    Rebecca Bernardi (DVG), adjointe au maire en charge des Commerces et de l’Artisanat, insiste sur l’importance de mettre en valeur le savoir-faire marseillais et en définit le label comme son emblème. « Dans une époque où tout ce qui vient de l’autre bout du monde est moins cher, plus accessible, plus visible, ça a évidemment du sens de rappeler aux gens qu’on peut produire de la qualité à l’échelle locale. Les labellisés en sont la preuve et nous permettent de nous reconnecter avec notre identité de Marseillais », commente-t-elle. « Le label est une marque économique qui va rayonner à l’international, au-delà de Marseille. C’est important pour la ville de porter des ambassadeurs, de leur permettre de se développer et de stabiliser une structure », poursuit Julien Harounyan (MadMars), adjoint au maire en charge du tourisme durable et de l’attractivité économique.

    Dans le village du label, on retrouve des stands divers et variés : brasserie, marque de textiles, pâtisserie… Tous les artisans se réjouissent du soutien de la Ville au travers du label. « Les gens ne nous connaissent pas, donc c’est très bien qu’on soit là, la Foire nous sert beaucoup en termes de notoriété. Les gens ont besoin de repères, le label permet donc aux gens d’acheter de la qualité en toute certitude », explique Clément Courcy, de la boutique des Navettes des Accoules.

    Pour d’autres artisans qui ne possèdent pas de commerce physique, la Foire représente l’occasion de rencontrer leurs clients. C’est le cas de Stéphane Chevé de la Maison Matthieu, un atelier de fumaison de poissons qui vend ses produits dans différents restaurants ou épiceries de la région. « Je discute énormément avec des gens qui connaissent mes produits, mais les achètent ailleurs dans l’année et qui sont contents de me rencontrer en vrai », précise le maître saurisseur.

    Développer un réseau local au travers du label

    Le label représente aussi l’opportunité pour ces artisans de développer des liens professionnels forts, mais pas seulement. « On se lie d’amitié entre labellisés, cela permet de discuter, d’échanger et d’envisager des projets ensemble », déclare Clément Courcy. Les exposants témoignent d’ailleurs de la bonne ambiance sur le stand. « Une belle famille pour représenter notre belle ville », résume Serge Bruna, maître savonnier à la Licorne.

    Le stand du label « Fabriqué à Marseille » à la Foire internationale s’inscrit dans une démarche de développement du soutien de la Ville à l’artisanat local, avec notamment une nouvelle vague de labellisation annoncée pour les prochaines semaines.

    Etienne Devillard Lacordaire

    De 10 à 19h ce mercredi, au parc Chanot. Informations surfoiredemarseille.com

    AU PROGRAMME CE MERCREDI

    Spectacle « Voyage au-delà des mers »

    De 14h30 à 15h30 sur la Grande Scène, ce spectacle musical et immersif est pensé pour éveiller la curiosité des jeunes pour le monde marin et sa biodiversité.

    Réalité virtuelle

    Avec un casque VR, il sera possible d’explorer les fonds marins et d’en découvrir ses trésors cachés dans l’Allée de la Méditerranée. À découvrir toute la journée.

    Atelier peinture sur céramique

    Une initiation à cette pratique ancestrale et emblématique de la Méditerranée est proposée. À découvrir toute la journée.

  • Les entreprises locales à l’honneur de la Foire de Marseille

    Les entreprises locales à l’honneur de la Foire de Marseille

    La Foire internationale de Marseille, rendez-vous incontournable de la rentrée, se tient du 25 septembre au 5 octobre, au parc Chanot. Pour son ouverture, l’accès à la Foire est gratuit ce vendredi. L’occasion de découvrir tous ces stands à moindre coût. Les visiteurs, attendus en nombre, pourront alors profiter des quelque 1 000 exposants, que ce soit pour faire du shopping ou pour découvrir des spécialités culinaires du monde entier. La Méditerranée sera mise en avant lors de cette édition avec le slogan : « La Méditerranée en scène ». Ainsi, de nombreuses activités et expositions liées à la mer et sa préservation seront au programme de la foire, comme des ateliers d’upcycling, des immersions en réalité virtuelles, et bien d’autres.

    Start-up de la région

    La Foire accueille de nouveau un village dédié aux entrepreneurs marseillais et de la région, intitulé Innova’Marseille. Cet espace sera présent du 25 au 28 septembre et « regroupera douze innovateurs, sélectionnés au préalable par un jury », précisent les organisateurs. Ils auront l’occasion de mettre en avant leur produit ou leur concept afin de séduire les passants. À l’issue du week-end, le prix « coup de cœur du public » sera décerné à l’inventeur qui aura le plus convaincu les visiteurs. Des démonstrations, des quiz et des jeux seront proposés à chaque stand afin d’interagir avec le public et solliciter leur soutien.

    Parmi les entreprises sélectionnées, une marque d’encens sains et durables, l’inventeur d’une bâche photovoltaïque pour voiture, ou encore des applications boostées à l’IA pour faciliter le quotidien.

    Simon Vukojevic

    Informations et programme : foiredemarseille.com