Tag: inclusion

  • Les non-voyants reprennent le volant au Castellet

    Les non-voyants reprennent le volant au Castellet

    Depuis 2022, le Circuit Paul-Ricard ouvre ses portes à l’association « Les non-voyants et leurs drôles de machines » pour relever un défi particulier. Faire conduire des personnes aveugles ? Voici une idée insensée. Devenir « acteur » de son déplacement quand on est dans le noir, un rêve ? Non, une réalité !

    L’association « Les non-voyants et leurs drôles de machines » en partenariat avec les auto-écoles « Yanic » de Vienne (38), « Talabot » de Nîmes (30), « Chabran » de Draguignan (83), ainsi que la direction du Circuit Paul-Ricard ont décidé de relever ce défi.

    Mardi, dès 9h, huit personnes en situation de handicap visuel (dont deux venues spécialement de Belgique) vont se glisser derrière le volant de plusieurs véhicules écoles sur la piste du circuit varois, qui accueille notamment des Grand Prix de Formule 1.

    L’objectif n’est, bien sûr, pas de passer le permis de conduire, mais de permettre à ces non-voyants de partager les sensations occasionnées par la conduite et pouvoir dire « je sais ce que cela fait de conduire ». C’est également l’opportunité pour eux de reprendre confiance en eux et de se sentir intégré. De même, pour les personnes qui ont pu conduire lors de leur vie de voyant, c’est un magnifique retour aux sources, un rappel des sensations.

    C’est le cas de Luc Costermans, bénévole de l’association et organisateur de cette manifestation. Après avoir perdu la vue en 2004, il a décidé de reprendre le volant de sa voiture mais aussi de permettre à d’autres personnes, aveugles comme lui, de vivre cette passion qu’est l’automobile. En 2008, il a ainsi battu le record du monde de vitesse pour une personne non-voyante (308 km/h au volant d’une Lamborghini). Il a surtout mis en place des stages de conduite ouverts aux déficients visuels.

    L’association européenne « Les non-voyants et leurs drôles de machines » est basée dans le sud de la Drôme. Elle s’appuie sur le soutien de nombreux parrains et marraines célèbres (Didier Auriol, Ari Vatanen, Romain Dumas, Daniel Elena, Matthieu Baumel et bien d’autres) et déploie son activité dans toute la France ainsi qu’en Belgique.

  • Du stade vers l’emploi, Busserade sert de vecteur

    Du stade vers l’emploi, Busserade sert de vecteur

    Une parenthèse ensoleillée illumine les abords de la caserne du Muy.

    Comme si elle avait voulu saluer l’initiative de la Délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (Drajes), la météo a dégagé le ciel de la Busserade, pour permettre aux ateliers de l’opération « stade vers l’emploi » de se dérouler au sec.

    Parmi les 85 personnes ayant répondu à l’invitation de la Drajes, France travail, l’Agence nationale du sport, les Entreprises s’engagent et de la Ligue Région Sud d’athlétisme, Axelle et Lila ont montré une belle application dans chacun des exercices proposés.

    « C’est une très bonne initiative, qui nous permet d’aborder de manière différente un entretien d’embauche. C’est cool de l’aborder comme ça », remarque Axelle, après s’être initiée au lancer et au sprint. Pour sa pote Lila, « le contexte est moins stressant qu’un entretien classique. Avec ces exercices, on entrevoit le travail en équipe et apprend à mieux se connaître ».

    La demi-journée de la Busserade a été possible aussi parce que la SCO Sainte-Marguerite a répondu à l’appel, en mettant à disposition des éducateurs et son matériel pour les ateliers d’une initiative « destinée à briser les barrières. Car durant les exercices, personne ne sait qui est qui », explique Philippe Lamblin, précurseur du programme et venu encourager les initiatives dans le Sud.

    Si personne ne sait qui est qui, c’est parce que, mêlés aux demandeurs d’emploi, se retrouvent des employeurs. « Chacun apprend à travailler en équipe autour d’un but sportif commun, sans savoir son rôle. L’employeur peut avoir ainsi une idée concrète des compétences des personnes à ses côtés », détaille Frédéric Caillol.

    Suivi en aval

    Le directeur de l’antenne marseillaise de France Travail indique que « des personnes qui sont sur le stade ce matin peuvent trouver un travail dès la fin de la journée. Et il y aura un suivi en aval, dans les jours et semaines qui suivent ».

    En 2025, 600 rendez-vous de ce type ont été proposés. La Région Sud en a organisé 47 et l’objectif est de passer, dès 2026, à 900 sur l’ensemble de l’hexagone, dont 70 dans le Sud. À chaque manifestation, un club partenaire est associé, qui bénéficie d’une dotation financière. Mardi, c’était la SCO Sainte Marguerite, avec le soutien de la Ligue d’athlétisme.

    « Nous avons ciblé des demandeurs d’emploi des 2e et 3e arrondissements de Marseille, dans un lieu symbolique de leur quartier. Cette dernière journée était l’occasion de donner un éclairage sur la manifestation qui, tout au long de l’année, a été possible grâce au concours de douze fédérations sportives. Et pour nous, c’est un budget de 23 000 euros qui a été consacré », explique-t-on à la Drajes.

    Après les efforts collectifs, les employeurs potentiels ont tombé le masque. Et les participants ont pu passer des échanges sportifs à des discussions plus axées sur les attentes des demandeurs d’emploi et les besoins des chercheurs.

    « Ces initiatives démontrent qu’il y a des capacités à proposer de belles manifestations et à mettre en route une dynamique », confie Isabelle Epaillard. Pour la préfète à l’égalité des chances, venue saluer les participants, « ces initiatives permettent de lever les préjugés, surmonter les timidités. À travers le sport, on se lâche et l’on se révèle dans un univers où le collectif est la force qui compte et permet d’atteindre des objectifs ».

    Depuis son lancement, « stade vers l’emploi a fait ses preuves. Permettant de changer les codes du recrutement. Près de 60% des participants ont trouvé un emploi à l’issue de ces journées », souligne Philippe Lamblin.

  • Montperrin renforce l’inclusion professionnelle

    Montperrin renforce l’inclusion professionnelle

    Au centre hospitalier de Montperrin, une petite centaine de salariés sont intégrés dans divers services de ce lieu de soin psychiatrique. Cela représente 8,21%, soit 2 points de plus que l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés dans les entreprises de plus de 20 salariés (6%).

    L’intégration de ces travailleurs, dont le handicap est dans la plupart des cas invisible, est facilitée par les directives inscrites dans une convention conclue entre le centre hospitalier de Montperrin et le Fonds pour l’insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (FIPHFP).

    Signé pour la première fois en 2021, le contrat pluriannuel a été renouvelé, lundi 24 novembre, dans la Maison des hospitaliers, en présence de la direction du FIPHFP, des équipes du centre hospitalier Montperrin, ainsi que de Marie-Pierre Sicard-Desnuelles et Silvaine Di Caro, élues locales.

    « Nous avons mis en place un certain nombre d’actions, à commencer par un plan de formation pour sensibiliser nos professionnels à l’accueil d’un collègue en situation de handicap, puis une organisation dédiée, puisque deux référents handicaps ont été nommés », liste Gaëlle Dufour, directrice du centre hospitalier.

    Travailler « dignement »

    « Cette nouvelle convention va accentuer cet engagement, avec la mise en œuvre d’un nouveau plan d’action, évalué à 447 000 euros », poursuit-elle. Sont entre autres affichés l’ambition de recruter davantage d’agents en situation de handicap, la poursuite d’aménagements de postes pour favoriser le maintien dans l’emploi, la formation de managers et équipes à l’intégration de personnels handicapés et des travaux visant à l’accessibilité numérique.

    Estelle Bruliard, cadre de santé, a bénéficié de cet accompagnement. « J’ai pu compter sur une équipe de santé réduite, mais qui fonctionnait, qui m’a permis de me poser dans ce moment aigu », rapporte cette salariée de Montperrin. Victime d’un AVC, Jérôme Renaud, témoigne lui aussi de sa « reconstruction » par le biais de ce dispositif. « Les séquelles d’un AVC ne sont pas toujours visibles. Pour travailler dignement, il y a eu un rythme adapté, une réorganisation des tâches, du matériel et des outils régulant la charge cognitive et physique (…) », poursuit cet infirmier.

    « L’enjeu maintenant est plutôt de travailler sur la dimension qualitative de l’accompagnement de ces agents en situation de handicap », précise Marine Neuville, directrice générale du FIPHFP.

  • « Rêve à perte de vue » dans la dernière ligne droite

    « Rêve à perte de vue » dans la dernière ligne droite

    Ce qui, sur le papier, ressemblait à une mission impossible, le duo marseillo-breton est en passe de réussir.

    À savoir boucler une traversée de l’Atlantique, dans le cadre de la Transat du Café l’Or, une des plus exigeantes, alors qu’un des marins souffre de déficience visuelle. Il y a deux ans, la première tentative avait tourné court, à cause d’une rupture de barre. Mais cette fois, c’est bien engagé.

    Certes, le Rêve à perte de vue de Joël Paris et Goulven Marie ne va pas gagner l’épreuve en Class40, dans laquelle l’équipage est en course. Mais le simple fait d’arriver à Fort-de-France constituera la plus belle des victoires.

    Pétole malvenue

    Depuis le départ du Havre, les deux hommes ont dû se battre contre l’adversité. Enchaînant les pannes, les déchirures de voile, ils ont su surmonter les déboires pour franchir les tempêtes et les coups de vent. Passer outre également une pétole malvenue, en plein cœur de l’Atlantique.

    « Si nous sommes là, c’est bien sûr parce que j’y ai cru très longtemps et très fortement » nous a transmis Joël Paris, lors de son dernier point radio. Le Marseillais associe à sa quête ceux qui l’ont aidé. « D’autres y ont cru et ça, moi qui ai le syndrome de l’imposteur, je trouve ça dingue ! ».

    Le bateau est en approche de la Martinique. « Nous avons la vitesse, mais il nous manque l’angle optimal. ». Car, si l’arrivée à Fort-de-France est proche, il reste un dernier challenge à relever. Finir dans les temps. La perte d’un spi n’a pas aidé. Mais le compte à rebours est lancé.

    Pour être classé, Rêve à perte de vue doit franchir la ligne lundi, à 12h temps universel.

    Ce qui, semble encore possible.

  • L’inclusion à l’honneur à l’occasion des Trophées inclusion handicaps Var

    L’inclusion à l’honneur à l’occasion des Trophées inclusion handicaps Var

    À l’occasion de la 29e semaine européenne pour l’emploi des personnes handicapées, Ladapt Méditerranée organise, ce mardi (18h) au Zénith de Toulon, la 1ère édition des Trophées Inclusion Handicaps Var. Objectif : mettre en lumière cinquante initiatives locales en faveur de l’emploi, de la formation et de l’accessibilité. Cette soirée rassemblera plus de 400 participants – entreprises, associations, acteurs publics – autour d’un message fort : l’inclusion comme moteur de changement. Parmi les invités d’honneur, Adda Abdelli, créateur de la série Vestiaires.

    Six catégories récompenseront l’engagement : entreprises privées (PME et grands groupes), employeurs publics, recrutement exemplaire, manager exemplaire et coup de cœur du jury… Les candidatures, closes fin octobre, ont été évaluées selon l’impact concret, l’innovation et la durabilité des actions. Au-delà des trophées, l’événement se veut catalyseur de coopération et vitrine du dynamisme territorial. Le temps d’une soirée, le Var célèbre l’inclusion dans ce qu’elle a de plus essentiel : la reconnaissance et la rencontre.

  • Une semaine pour défendre le droit des enfants

    Une semaine pour défendre le droit des enfants

    C’est au Pont du Gard, site emblématique et symbolique du lien entre les générations, que le Département a lancé, le 5 novembre, la Semaine gardoise des droits de l’enfant. Autour de Maryse Giannaccini, vice-présidente du Conseil départemental déléguée à la Protection de l’enfance, de Bénédicte Quimpert, présidente de Défense des enfants international Gard (DEI 30), et de David Rohi, chef du pôle régional Occitanie du Défenseur des droits, une trentaine d’associations étaient réunies pour sensibiliser petits et grands aux droits fondamentaux inscrits dans la Convention internationale des droits de l’enfant, adoptée il y a 36 ans.

    Le Forum des enfants, organisé ce jour-là, a réuni des centaines de jeunes autour de jeux, d’ateliers éducatifs et de rencontres citoyennes. Le Conseil départemental des jeunes, composé de collégiens engagés, s’est illustré en animant des débats et des micros-trottoirs sur la citoyenneté et le développement durable. Parmi les intervenants, Marine Kedjroub, 21 ans, ancienne bénéficiaire de l’Aide sociale à l’enfance (ASE), a livré un témoignage poignant : « Être placée, ça a été comme une tempête. Mais j’ai compris que c’était pour me donner la chance de devenir la jeune femme que je suis aujourd’hui ».

    Une semaine

    pour sensibiliser

    Dans le Gard, près de 4 000 enfants sont confiés à l’ASE, soit deux fois plus qu’il y a trois ans. « C’est une priorité absolue », souligne Maryse Giannaccini. Le Département mobilise 430 assistants familiaux, 12 Maisons d’enfants à caractère social et une vingtaine de lieux de vie, pour un budget annuel dépassant les 95 millions d’euros. « C’est en les accompagnant aujourd’hui dans leurs apprentissages et leurs libertés fondamentales qu’ils construiront une société plus solidaire demain », rappelle la présidente Françoise Laurent-Perrigot.

    Du 19 au 28 novembre, la Semaine des droits de l’enfant se poursuivra dans onze communes gardoises, de Nîmes à Barjac, en passant par Uzès, Alès ou Pont-Saint-Esprit, avec conférences, spectacles, expositions et projections : le programme est à retrouver le site du département. Temps fort de l’édition : la rencontre Jeunes en lumière, le 19 novembre à Vergèze, où des enfants confiés à l’ASE témoigneront de leur parcours devant des professionnels. « Les enfants ont des droits particuliers parce qu’ils ont une vulnérabilité, conclut David Rohi. Nous avons encore beaucoup de chemin à faire pour que leur parole soit vraiment entendue ».

  • Le Port du Levant mise sur l’inclusion sociale

    Le Port du Levant mise sur l’inclusion sociale

    Deux acteurs engagés dans la solidarité au sein du Port du Levant se sont retrouvés avec l’ambition de renforcer leur partenariat. Le CCAS qui met en œuvre de nombreux dispositifs d’aide et d’accompagnement destinés aux publics vulnérables, notamment les personnes âgées ou (et) isolées, ou encore en recherche d’insertion ainsi que les familles en difficulté. Et le Cedis qui intervient lui, depuis de nombreuses années auprès des allocataires de minima sociaux afin de favoriser leur insertion sociale et professionnelle.

    Pour mémoire, l’association gère entre autres trois établissements d’accueil de la petite enfance et un Relais petite enfance, avec un soutien spécifique aux familles bénéficiaires de ces minima sociaux. Mais également l’entreprise d’insertion les Mamans cuisinières du monde (MCM) qui emploie et forme des mères de famille peu ou pas qualifiées, issues des quartiers prioritaires, dans le domaine de la restauration collective. La convention de partenariat porte notamment sur la création des « Ateliers pour tous » destinés à accompagner et remobiliser ces publics afin de leur « redonner confiance » en mettant avant leurs compétences.

    Mais aussi sur le projet « Mieux manger pour tous – Seniors ». Une expérimentation portée par le CCAS visant à offrir à des seniors allocataires de minima sociaux la possibilité de bénéficier gratuitement de repas équilibrés dans les restaurants des résidences autonomie.

    L’objectif étant tout à la fois de promouvoir de meilleures habitudes alimentaires, de renforcer le lien social et de lutter contre l’isolement, mais aussi de promouvoir la transmission et la convivialité entre les générations. Et dans ce domaine des actions partagées entre jeunes enfants accueillis dans les structures du Cedis et personnes âgées résidant dans les établissements du CCAS vont être également développées.

    Une signature qui confirme la volonté commune d’agir ensemble pour une solidarité basée sur la coopération et l’innovation sociale.

  • Un nouveau lieu inclusif pour les sourds et malvoyants à Marseille

    Un nouveau lieu inclusif pour les sourds et malvoyants à Marseille

    Ce mercredi 5 novembre à 11h, l’Institut régional des sourds et aveugles de Marseille (Irsam) a présenté la Villa Saint-Louis et son superbe site, au pied de Notre-Dame de la Garde. Futur lieu de vie et d’inclusion, il ouvrira au public début 2026. L’Irsam, qui accompagne les jeunes et adultes présentant une déficience ou un handicap sensoriel, s’attache à travers ce lieu à favoriser leur autonomie au quotidien.

    « C’est un tiers-lieu qui remplira trois objectifs, présente Ambroise Arnaud, le président de l’Irsam. Il s’agit d’abord d’un habitat inclusif. Ce sera ensuite un lieu de vie sociale et partagée ouvert à tous, et enfin une entreprise adaptée, que nous avons nommé Le Répit de Notre-Dame », ajoute-t-il, rayonnant. « Ce Répit permettra non seulement d’accueillir les visiteurs et pèlerins qui montent et descendent, mais permettra également aux résidents que nous accompagnons, de pouvoir travailler et donc de s’épanouir davantage », poursuit-il.

    Le Répit de Notre-Dame

    En plus de bénéficier d’un panorama exceptionnel, la bâtisse proposera des salons type lounge, un espace à louer pour les entreprises, un espace de restauration dans un esprit épicerie de quartier, et plus encore. « L’activité de restauration sera tenue par des personnes potentiellement déficientes visuelles ou cognitives », décrit Julie Giraud, pilote du projet pour l’Irsam. « Et la vie collective se passera aussi au niveau des jardins : on a quatre restanques magnifiques, qui vont être aménagées pour avoir un potager, un terrain de pétanque, une terrasse pour le café », détaille-t-elle.

    Le tiers-lieu mettra à disposition dix appartements. Trois accueilleront des personnes suivies par l’Irsam, comme Camille, 32 ans, malvoyant, qui travaillera au Répit de Notre-Dame. Il sera le tout premier locataire. « Cela représente pour lui la concrétisation d’un long travail personnel de développement de son autonomie. Lorsqu’on présente une déficience visuelle, plier son linge ou se faire à manger n’est pas si simple » raconte Jérémy Brakha, accompagnant éducatif et social.

    Pour les autres appartements, des locataires volontaires seront sélectionnés pour prendre part à ce projet de vie. Le site promet donc un souffle nouveau. Il a été offert il y a quelques années par la Congrégation des Sœurs immaculées de Marie à l’association Irsam. « C’est un projet de rénovation qui a pris du temps car on voulait vraiment mettre ce lieu au profit des personnes qu’on accompagne », explique Julie Giraud. « On aimerait louer à partir de février, glisse-t-elle, et ouvrir les lieux communs à partir de mars »… Pour le plus grand bonheur de ce quartier touristique, jusqu’ici pauvre en propositions de restauration.

  • Transat du Café l’Or : le skipper marseillais Joël Paris est à La Corogne

    Transat du Café l’Or : le skipper marseillais Joël Paris est à La Corogne

    Joël Paris a réussi. Associé à Goulven Marie, le skipper marseillais est parvenu à amener à bon port son « Rêve à perte de vue » dans le port de La Corogne (Espagne). Les organisateurs de la Transat du Café l’Or avaient ajouté cette escale technique, afin que les Class40 ne soient pas pénalisés par l’énorme tempête que la flottille a dû traverser pour rejoindre la Martinique.

    « Nous sommes super contents d’arriver sans casse majeure » confie Joël Paris, après une nuit de sommeil réparateur. Mais qui dit escale, dit aussi travail sur le bateau, avec la quête d’un « aérien », élément majeur de sécurité que l’équipage a perdu lors d’un coup de vent au large de Cherbourg. « Ce qui nous a privés d’informations météo importantes et nous a fait perdre du temps », avoue le Marseillais.

    Une fois le nouveau matériel installé, le tandem va pouvoir se remettre à l’ouvrage et se projeter vers la seconde partie de la course. Et tenter de regagner quelques places au classement général. « Sans la perte de l’aérien, nous aurions pu conserver notre place dans le top 25 et rester connecté aux bulletins météo », reconnaît Joël Paris.

    Samedi, à midi, temps universel, avec Goulven Marie, il repartira au large. En espérant ne plus s’arrêter avant de rejoindre la Martinique.

  • Un nouveau partenaire institutionnel dans la course

    Un nouveau partenaire institutionnel dans la course

    Jean-Michel Leclercq a pris ses fonctions de délégué régional de la Drajes de la région Sud-Paca le 1er mai dernier.

    Après avoir exploré son nouveau territoire, ce Pas-de-Calaisien de naissance a souhaité impliquer sa structure dans les diverses manifestations du Mois de l’inclusion par le sport. « C’est une de nos missions, à savoir rapprocher des publics éloignés de la pratique sportive par un incident de la vie », indique-t-il. Le choix de Marseille-Cassis coulait de source. « Il s’agit d’un événement de très haut niveau, où se côtoient des gens qui viennent pour la performance et d’autres pour se mesurer à eux-mêmes. »

    Jeunes adolescents et scolaires

    Il pense ainsi aux diverses déclinaisons de l’épreuve, comme « le Marseille-Cassis des quartiers, qui permet de sortir des gamins en difficulté en les préparant à la course dans les conditions du haut niveau. Ou cette initiative d’accompagner des patients en rémission de cancer pour les amener à prendre le départ de la course, ce qui constitue une aide non négligeable pour lutter contre la maladie ».

    Le public visé par les actions de la Drajes sont les jeunes adolescents et les scolaires. « Nous sommes dans la course pour accompagner sa dynamique, dans un domaine, le sport, qui est une activité universelle. »

    Outre Marseille-Cassis, la délégation de Jean-Michel Leclercq a également accompagné l’Algernon, où valides et handicapés partent sur un pied d’égalité dans une épreuve disputée le long de la Corniche de Marseille, les diverses courses organisées dans le cadre d’octobre rose pour la prévention du cancer du sein, ou encore les courses de la Mémoire dans le cadre du Mois de l’inclusion par le sport.

    « Nous nous sommes lancés dans le bain en utilisant des épreuves de course à pied. C’était pour lancer une dynamique », précise-t-il. « À terme, nous souhaitons que la Drajes apparaisse sur d’autres terrains. Tout au long de l’année », conclut-il.