Tag: inclusion

  • Marseille-Cassis, l’ouverture et l’inclusion

    Marseille-Cassis, l’ouverture et l’inclusion

    Le Marseille-Cassis des quartiers passe la seconde. Pour la deuxième fois consécutive, cette initiative, imaginée par André Giraud et portée par la SCO Sainte-Marguerite, propose à près de 100 jeunes issus de quartiers défavorisés de découvrir l’emblématique course de plusieurs manières. « L’idée est de faire courir ou devenir bénévole des jeunes de quartiers, qui sont un peu éloignés du sport, de l’école, du monde professionnel. C’est également pour les rapprocher des mondes de l’emploi ou associatif, mais aussi mettre en avant leur don de soi » explique Laurent Manneveau, directeur sportif du club d’athlétisme de la SCO.

    La course représente donc un challenge conséquent pour toutes les personnes concernées. Mais, derrière, d’autres opportunités pourraient s’ouvrir à eux. Là est tout le principe de ce dispositif. « Ils seront ensuite invités à une opération “Stade vers l’emploi”. C’est-à-dire faire du sport avec des chefs d’entreprise, personne ne sait qui est qui et à la fin il y a un job dating pour, peut-être, décrocher un emploi », synthétise Laurent Manneveau.

    Parrainé par le champion du monde Jimmy Gressier

    Les instigateurs de ce Marseille-Cassis des quartiers sont aussi heureux de voir le nombre de participants augmenter d’une année sur l’autre. Ce nombre a quasiment doublé, avec une présence féminine accrue pour cette « aventure humaine », version 2025. Ces jeunes ont notamment été conseillés par l’Epide, l’École de la 2e chance ou encore l’Entreprise éphémère, des instituts de formation pour les adultes.

    Vendredi, à 18h, ils entreront réellement dans le vif du sujet avec la remise des dossards pour la course. Ils seront attribués par un invité spécial, que présente le directeur sportif de la SCO Sainte-Marguerite. « Jimmy Gressier va leur remettre les dossards. C’est très bien, je trouve, car lui aussi vient d’un quartier défavorisé, même si ce n’est pas de Marseille mais de Boulogne-sur-Mer. Il a suivi le même parcours, le sport a été un tremplin pour lui. » Champion du monde du 10 000 mètres et médaillé de bronze sur 5 000 m, le mois dernier, le Nordiste participera aussi à la course. Il courra avec sa compagne, Aude Clavier, elle aussi athlète de l’équipe de France.

    Rattaché au Mois

    de l’inclusion

    Cette initiative n’aurait pas été possible sans André Giraud, figure du sport marseillais et ancien président de la Fédération française d’athlétisme (2017-2025). Le Marseille-Cassis des quartiers s’inscrit désormais dans le Mois de l’inclusion, créé cette année, pour combler un vide persistant. « Il est né d’un coup de colère. J’ai en partie participé à la construction des Jeux de Paris, surtout sur le côté héritage. Quand les JO se sont finis, il y a un peu plus d’un an, on parlait beaucoup d’héritage, mais il n’y avait pas beaucoup d’actions » lance Giraud, lui-même enfant des quartiers Nord de la ville et natif des Rosiers (14e). Ce dernier a même été professeur de maths dans son quartier d’origine.

    Le mois d’octobre, dans la cité phocéenne, est à caractère sociétal avec des événements liés à la course à pied (Algernon, Marseille en rose, la course pour la mémoire…). Une première édition qui n’en appelle pas une autre puisque le but est d’ancrer l’inclusion sur toute l’année, pour André Giraud : « À l’origine, j’ai contacté les organisateurs de ces événements qui ont tous adhéré au projet. Il ne faut pas s’arrêter là, fédérer d’autres associations et faire vivre l’inclusion. » Marseille, à jamais la première, car aucune autre ville en France ne s’est investie autant sur la mixité et l’inclusion, qui plus est par le sport.

  • Le parcours Vita veut conjuguer sport et lien social

    Le parcours Vita veut conjuguer sport et lien social

    Juste derrière le lycée Fourcade, le chemin piétonnier de Vallat Saint-Pierre, qui longe le ruisseau éponyme, est désormais jalonné d’équipements sportifs. Ce « parcours santé » Vita (vie, en latin) est aujourd’hui accessible à tous. Sur plus d’un kilomètre en nature, dix-huit modules sportifs, inaugurés samedi dernier, sont répartis sur trois sections.

    à commencer par « l’initiation à la marche pour personnes sédentaires ou en reprise d’activité », qui s’adresse aux usagers à mobilité dite très réduite, en grandes difficultés pour marcher. « Ces parcours, en accès libre, ça n’existe nulle part ailleurs. C’est un projet innovant, rapporte Jean-François Garcia, adjoint délégué au sport et à la santé de la Ville, médecin de profession, à l’initiative du projet. Ce parcours d’initiation à la marche existe dans les Ehpad ou les IME à destination des personnes qui séjournent dans ces établissements. »

    Trente mètres plus loin, une autre section conçue pour les usagers à mobilité réduite (PMR). Composée de cinq modules, elle permet la pratique d’une activité physique adaptée. L’équipement a été réalisé de façon à travailler le corps dans sa globalité : motricité, coordination, équilibre, tonus et fonctions cognitives. Un QR code, affiché à proximité des installations, toutes sections confondues, permet d’accéder à des vidéos d’exercices, conçues par les équipes de la Ville (service des sports et communication).

    Inclusion par le sport

    En longeant le ruisseau, la dernière section du parcours propose des modules dits de « sport classique », davantage dédiés au travail de l’équilibre et de la souplesse, avec la coordination plutôt que la fitness. « L’objectif de ce parcours reste celui de la santé pour tous, précise Jean-François Garcia. Les modules de fitness, on en voit partout, mais ils ne sont pas accessibles à une certaine partie de la population. Cette aire est conçue pour cela. Sur les 18 modules du parcours, 10 sont accessibles et PMR ou activité physique adaptée (APA). Cela s’adresse aux personnes atteintes d’un handicap moteur, d’un trouble du spectre autistique, souffrant d’obésité ou de diabète. On voit trop de personnes sédentaires, une attitude mauvaise pour la santé. Certains ne peuvent simplement pas pratiquer le sport parce qu’ils n’ont pas de lieu adapté et accessible. »

    Ce projet vise également à favoriser « le brassage entre personnes valides et non valides », en créant un lieu « de vie intergénérationnel et interquartiers », propice au lien social, précise l’adjoint. Son emplacement stratégique, à proximité d’un lycée, du centre-ville, du quartier Notre-Dame (ancien quartier prioritaire, désormais territoire à fort enjeu), d’un parcours de promenade familiale et d’un city-stade, renforce cette ambition.

    Le coût global du projet s’élève à 220 000 euros, dont 33% financés par le Département.

  • Fête le mur célèbre le tennis à Istres

    Fête le mur célèbre le tennis à Istres

    Le tennis comme outil pour briser certaines frontières. À l’initiative de l’association Fête le mur, créée en 1996 par Yannick Noah, 25 jeunes venant d’Istres, Salon-de-Provence, Arles et Aix-en-Provence se sont réunis, ce lundi, à Istres, pour une journée découverte. Au programme, des matchs de tennis adaptés aux niveaux de chacun, de la découverture culturelle et des moments de rencontre entre jeunes. “Sur un même court, on ne voit plus les différences : on se parle, on joue, on rit. Ce sont des moments qui marquent les enfants et qui ouvrent des portes bien au-delà du sport” raconte Aymen, responsable de l’antenne istréenne.

    Ces journées “Matchs, culture et mixité” sont soutenues par BNP Paribas et la Fondation Engie et se veulent être “un tremplin pour l’inclusion et l’égalité des chances”. En effet, le tennis peut souvent être jugé peu accessible et réserver à une certaine élite. Un sport où les dépenses en matériel, voyage et entraînements peuvent devenir mirobolantes après seulement quelques années de pratique.

    Le but est aussi d’emmener ces enfants hors de leur quartier et tisser de nouveaux liens, en dehors de leur cercle habituel. Tous ont pu découvrir ce sport qu’est le tennis, sur la terre battue intérieure du club local, à Istres. Divers jeux étaient organisés pour qu’ils s’habituent à la discipline et puissent apprendre de manière ludique. Un moment qui est amené à se répéter pour permettre à un plus grand nombre d’enfants de participer à cet événement.

    Un sujet faisant écho à celui réalisé par notre journal le 2 septembre 2025, sur l’initiative de Guy Pinna. Cet homme a créé un circuit des quartiers, à Marseille, pour permettre à des jeunes défavorisés de jouer au tennis.

  • Inclusion scolaire : « Un nombre inédit d’écoles nous ont alertés »

    Inclusion scolaire : « Un nombre inédit d’écoles nous ont alertés »

    « Jamais nous n’avons recensé autant de manquements », dénoncent, dans un communiqué commun, la FSU-SNUipp 34, le Snes-FSU 34, le Snep-FSU 34, le SNnuep-FSU 34 et SUD Education 34, qui ont déposé, le 6 octobre, une alerte sociale « pour dénoncer les conditions de travail dégradées des personnels de l’Éducation nationale, notamment en matière d’inclusion scolaire ».

    20 ans après le vote de la loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées, la réalité semble bien loin du compte. « La loi a certes permis une prise en compte de ces élèves, mais cette ambition ne s’est pas accompagnée des moyens nécessaires », déplorent les syndicats mobilisés. « Depuis le premier jour de la rentrée, un nombre inédit d’écoles nous ont alertés sur le manque cruel de moyens financiers et humains à leur disposition. »

    Certains Pial (Pôles inclusifs d’accompagnement localisé, chargés de gérer les besoins d’accompagnement des élèves en situation de handicap) auraient notamment décidé, depuis la rentrée, « d’accompagner uniquement les élèves à fort besoin, donc relevant d’un accompagnement individuel, au détriment de ceux censés bénéficier d’un accompagnement mutualisé qui ont pourtant eux aussi besoin de cet accompagnement pour progresser », assure Clémence Cimier, co-secrétaire départementale de la FSU-SNUipp 34 et accompagnante d’élèves en situation de handicap (AESH).

    « Si les Pial priorisent les accompagnements individuels, c’est parce que la loi oblige à les accompagner. Alors que pour les élèves qui ont un accompagnement mutualisé, c’est beaucoup plus flou, donc plus difficile pour les familles de se retourner contre ça », confie l’AESH montpelliéraine. L’accompagnement mutualisé « consiste surtout en du scolaire  : reformuler des consignes, réexpliquer ce que l’enseignant vient de dire, etc. En accompagnement individuel, on va avoir des élèves beaucoup plus lourdement handicapés, qui ne sont pas forcément au niveau de la classe dans laquelle ils sont scolarisés  », détaille Clémence Cimier.

    « À l’école Léo Malet, où je travaille, sur 38 élèves notifiés pour un accompagnement individuel ou mutualisé, 15 n’ont aucun accompagnement. Et on ne parle que d’une école, imaginez à l’échelle du département… », illustre la représentante de la FSU-Snuipp, qui assure que des écoles sont concernées dans tout l’Hérault. « Privés de cet accompagnement, les enseignants doivent donc gérer à la fois les élèves en situation de handicap, les élèves non-lecteurs mais qui n’ont pas forcément d’accompagnement parce que les dossiers ne sont pas montés, les élèves allophones qui viennent d’arriver en France, les élèves dits “classiques”… ça devient trop. Tout ça entraîne de la souffrance, tant pour les enseignants que pour les AESH  », assure Clémence Cimier. « On n’a pas l’impression de ne pas pouvoir faire correctement notre travail ». Sans compter la fatigue  : « Accompagner uniquement les élèves qui ont des accompagnements individuels, donc des handicaps plus sévères, c’est une plus grande fatigabilité. Car on en accompagne plusieurs toute la journée, dans différentes classes, et ces enfants-là on ne peut pas les lâcher du regard, il faut être tout le temps là. Ils peuvent faire des crises, se jeter par terre, se frapper… », témoigne la représentante de la FSU Snuipp 34.

    « Le ministère porte la responsabilité de l’altération de la santé de ses personnels, qui tiennent seuls l’École à bout de bras, comme des conditions de scolarisation de tous les élèves, notamment ceux et celles porteurs et porteuses d’un handicap », estiment les syndicats mobilisés. Au lendemain de cette alerte sociale, ils « attendent des retours concrets, tant au niveau national qu’au niveau départemental ». « À l’aune des réponses reçues », ils « prendront leurs responsabilités quant aux suites à donner à cette alerte.  » Une rencontre était prévue jeudi 9 octobre avec la Dasen de l’Hérault.

  • La Corniche en fête pour Algernon

    La Corniche en fête pour Algernon

    Du Pharo au David, les participants à la course Algernon ont vécu un dimanche exceptionnel.

    Dès 10h12, le peloton s’est élancé de la colline dominant le Vieux-Port. Qu’ils soient engagés sur la course des 5 km, des 10 km ou sur l’épreuve de marche, tous n’avaient qu’un but : « Partager un moment de convivialité ensemble, faire se rencontrer des générations et des personnes qui n’ont pas vocation à cela. Montrer que l’inclusion peut être une fête », résume Arnaud Chikli.

    Le directeur de courses et les organisateurs étaient satisfaits de voir ce flot multicolore descendre la Corniche, direction le David. Avec pour certains une boucle autour du Parc Borély

    « Simplement magnifique »

    Parmi eux, Lalie. La Martégale était inscrite sur la course des 5 kilomètres et termine 3e de sa catégorie. Sa sœur Noémie était à ses côtés. L’aînée s’est envolée, avant de franchir la ligne, à quelques minutes de celle qui a gagné chez les féminines. « Je me suis accrochée et je suis allée au bout de moi-même, parce que je voulais défendre ce podium », a-t-elle soufflé, une fois la ligne franchie. Sous les hourras de Gaëlle, sa marraine, avec qui elle participe habituellement à la Ronde Martégale.

    Au-delà de l’effort physique, c’est avant tout le partage qui
    demeure le maître-mot d’Algernon. Ils étaient 700, lors de la première édition qui s’était élancée de Luminy. Dimanche, ce sont 7 600 participants qui ont répondu à l’invitation de l’association Algernon. « Par certains aspects, elle ressemble un peu à Marseille-Cassis ! Et au moins, à l’arrivée, c’est possible de se baigner », plaisante une des figures du rendez-vous, qui n’a manqué aucune édition.

    De son côté, Clara s’est élancée du Pharo pour la quatrième fois. « Je n’ai pas de mots pour décrire ce que je ressens. Ce que j’ai vécu, c’est tout simplement magnifique. » La jeune femme, paraplégique depuis un accident, a couru avec une équipe qui l’accompagne dans ses défis depuis 2020. « Aujourd’hui, nous étions cinquante à ses côtés. Il y avait des pompiers, des soignants des hôpitaux de Hyères et la Timone qui sont toujours prêts à mouiller le maillot pour Clara », souligne la mère de l’athlète.

    Pour ce qui est des performances scratch, Jérémy Villard et Juliette Tarakanov, de l’équipe AMU Aix-Marseille, ont gagné la course des 5 kilomètres, avec un chrono de 16’55’’ et 20’56’’. L’équipe des universitaires d’Aix-Marseille s’est également distinguée sur les 10 km, avec la victoire pour Quentin Berga (32’44’’). Alors qu’Aurore Bender est la première femme (44’01’’).

    Palmarès sur www.kms.fr

  • Le nouveau défi de Joël Paris sur la route du café

    Le nouveau défi de Joël Paris sur la route du café

    Depuis qu’il a réussi la
    traversée Marseille- Carthage, Joël Paris a démontré une chose. « Qu’il est possible de naviguer avec seulement deux dixième de vision sur un œil ».

    Le Marseillais a décidé de prendre son destin en main. Vivre sa passion pour la course au large tout en affirmant que sa cécité ne serait pas un frein. « Je ne veux rien révolutionner, mais juste montrer qu’il est possible de prendre la barre. Ma présence au départ d’une des courses en mer les plus prestigieuses, c’est avant tout un message d’espoir, de solidarité et de combativité. »

    Pour le vieux loup de mer qu’il est devenu, « c’est aussi une façon de continuer à vivre mes rêves d’enfant ! » Un rêve qui s’est concrétisé après qu’il a reçu la confirmation de sa qualification pour la Transat du Café l’Or.

    Un premier exploit

    « Être au départ, c’est déjà un exploit », insiste-t-il. « Je sais qu’avec Goulven, nous ne gagnerons pas. Mais nous avons un objectif. Être le plus performant possible, montrer que chacun a sa chance dans la voile et atteindre la Martinique après 21 jours de course », poursuit-il.

    Si l’équipage a gardé son nom, « Rêve à perte de vue », avec l’arrivée d’un nouveau coéquipier, Joël Paris sait qu’il peut aller jusqu’au bout, cette fois.

    « Goulven Marie est un marin expérimenté. Un Breton taiseux, mais terriblement efficace, qui navigue depuis une vingtaine d’années. Et il a mis son bateau à disposition, ce qui change tout », explique Joël Paris. Toujours en Class40, le bateau qui va embarquer les deux hommes, qui est à quai au Havre depuis quelques jours, « est plus dynamique et moins gourmand financièrement ».

    Les deux hommes ont pu tester leur entente et leur maîtrise du bateau lors de l’épreuve de qualification. Une course entre Antibes et Lisbonne qui leur a ouvert les portes de la Transat.

    « Le bateau fait 14 mètres de long, 4,5 de large, avec une quille à 3,50 mètres et un mât de 18 mètres. Nous avons presque bouclé le budget et nous serons prêts pour le jour J », détaille le Marseillais.

    Pour les deux marins, il y aura le défi sportif à relever, « vivre près de trois semaines dans 4 m². Je sais que ce sera rude, mais j’ai hâte d’y être. » Au-delà de la course au large, il y aura également l’idée « d’écrire une belle histoire, de celles qui font rêver les gens, ce qui arrive de moins en moins souvent ces derniers temps », précise Joël Paris, qui sera le seul Marseillais engagé dans l’édition 2025.

    Son engagement, c’est aussi une réponse à tous ceux qui ont tenté de le dissuader d’aller au bout de ses rêves. « Je ne compte plus ceux qui m’ont dit que naviguer, ce n’était pas pour moi », rappelle-t-il.

    Il est conscient que sa vision très réduite n’est pas idéale, mais il ne cesse de répéter que « lorsque vous avez un handicap, vous êtes habitués à ce que l’on vous dise non. Habitués à vous relever face aux embûches. Vous avez, de fait, plus de résilience, mais également d’appétence dans toutes vos initiatives », conclut Joël Paris.

    Cent équipages seront au départ du Havre

    Le 26 octobre, près de 200 marins s’élanceront du Havre vers Fort-de-France pour la 17e édition de la Transat Café l’Or Le Havre Normandie.

    Cette transatlantique en double réunit les classes Imoca, Ultim, Ocean Fifty et Class40. Elle mêle performance sportive et conscience environnementale. Les plus rapides boucleront les 6 205 miles nautiques (environ 11 500 km) en deux semaines.

    Les participants devront franchir deux fois l’Équateur, avant de rejoindre Fort-de-France.

    « C’est bien plus qu’une traversée de l’Atlantique. C’est un véritable défi d’endurance, de stratégie et de complicité », indique Franck Cammas, ancien vainqueur.

  • Une foire internationale toujoursplus inclusive en faveur des femmes

    Une foire internationale toujoursplus inclusive en faveur des femmes

    Dans les halls et les allées de la foire internationale de Marseille, ce mardi 30 septembre, on rencontrait en majorité des femmes. Et pour cause, en ce cinquième jour de l’événement, l’entrée leur était offerte. L’occasion, pour celles qui ne pourraient pas se le permettre, de découvrir la richesse des produits, services et animations proposés.

    Pour certaines, la gratuité de l’entrée était un critère essentiel pour se rendre à la foire. « Je suis venue avec ma mère, mes deux tantes et mes trois nièces. On n’aurait jamais pu se permettre de payer sept billets d’entrée », explique Aïcha à la sortie du Grand Palais, dédié aux produits du monde. « Cette gratuité nous a permis de nous offrir un petit restaurant sur place, où nous avons découvert des spécialités brésiliennes », poursuit-elle. Un peu plus loin, Joëlle, retraitée, a profité de cette journée gratuite pour rendre visite aux exposants une « troisième fois » : « j’étais déjà venue avec mon mari et des amis, mais j’avais envie de revenir seule, pour prendre un peu plus le temps de flâner », admet-elle.

    La journée gratuite pour les femmes, lancée il y a plus de vingt ans, est « un rendez-vous historique » pour les visiteuses, souligne Aurélie Prost, nouvelle directrice opérationnelle de la foire internationale de Marseille. Une journée dédiée aux femmes mais sans trop en faire.

    GL Events, aux manettes de l’organisation de cette 100e foire, a conscience de l’impact symbolique d’une telle initiative. « La société a changé depuis 20 ans, alors on se pose des questions pour savoir comment continuer à honorer les femmes sans pour autant basculer dans la caricature », affirme Aurélie Prost. « C’est pour cette raison que, cette année, nous n’avons pas programmé des défilés de mode ou des ateliers beauté, comme cela pouvait être le cas pour les éditions précédentes », ajoute la directrice, qui promet que « contrairement à ce que l’on peut croire, cette journée s’inscrit dans une démarche inclusive, qui vise à valoriser les femmes et les talents féminins ».

  • La Guinguette sonore,un festival rock et inclusif

    La Guinguette sonore,un festival rock et inclusif

    La Guinguette sonore, un festival de rock indépendant avec une programmation « exigeante et engagée » revient à Istres pour une huitième édition. Rock, Indie, post-punk, garage… autant de styles qui seront à écouter dans le cadre idyllique de la plage de la Romaniquette.

    Créé en 2017 par l’association Les oreilles en face des Trous, La Guinguette sonore est déterminée à proposer un festival fidèle à ses valeurs. Malgré les coupes budgétaires dans la culture, le festival promet un week-end suspendu fait « de chaleur humaine, de musique sincère, de bonheur partagé sous un soleil rock » !

    Au programme : dix groupes de qualité venus de France et d’ailleurs et qui comportent un nombre important de chanteuses. Comme l’année précédente, le festival est adapté aux familles (entrée gratuite pour les moins de 16 ans) et propose des activités ludiques pour les enfants. L’entrée est à 16 euros pour un jour, 24 euros pour le week-end (tarif réduit : 10 euros par jour et 16 euros le week-end).

    Un dispositif spécifique

    La nouveauté de cette année : « Proposer de la musique à des personnes sourdes », explique Sébastien Dreyer, président de l’association Les Oreilles en face des Trous et directeur artistique du festival. Un nouvel univers à découvrir pour les organisateurs, qui « se sont renseignés pour savoir quels sont les écueils à éviter, et au contraire, ce qu’il faut faire ». En partenariat avec la ville d’Istres, ils ont créé le dispositif OctoPulse, qui comporte deux volets.

    OctoPulse, c’est d’une part la mise à disposition de gilets vibrants qui impulsent la musique en vibrations (réservation par mail adminisatration@laguinguettesonore.fr ou au 06. 21. 86. 02. 85). Les gilets vibrants sont à destination des personnes atteintes d’un handicap auditif, mais également des personnes avec un symptôme autistique.

    OctoPulse, c’est aussi, chaque soir, un concert performé en chansigne par Laëty ChanSigne et Théo Gauliard. L’objectif ? « faire en sorte que le public sourd puisse autant profiter et kiffer que le public entendant », déclare Laëty.

    Un concert en chansigne, ce n’est pas seulement une traduction des paroles, mais un véritable travail de création. Pour préparer les deux concerts, il aura fallu trois mois de travail, environ 20h à 30h par titre. Après l’étape de traduction, les artistes LSF (langue des signes française) vont travailler le rythme, la tonalité puis la mémorisation et, enfin, les répétitions. Un travail de longue haleine pour aboutir à un spectacle chansigné salutaire !

    « L’idée de potentiellement pouvoir attirer une famille avec quelqu’un qui est sourd et qu’ils puissent se retrouver et vivre le moment ensemble, c’est notre volonté », confie Sébastien Dreyer, animé par des valeurs de partage et de convivialité.

    Pour assister à ces performances « chansignées », rendez-vous le vendredi 29 août à 20h30 pour le concert de Crache (rock’n’roll absolu) et samedi 30 août, toujours à 20h30, pour le concert de Irnini Mons (indie/ post punk). Laëty invite le public « à venir nombreux pour qu’on puisse tous faire la fête sous les signes du rock’n’roll ! »

    Vendredi 29 août : Le Bien, 111, Ramkot, NastyJoe et Crache.
    Samedi 30
    août :
    Curtism, Treaks, Projector, Péniche et Irnini Mons.
    Dès 18h30, plage de la Romaniquette
    Tarif : 16
    euros(10 euros réduit) pour un jour ; 24 euros (16 euros réduit) pour deux jours. Gratuit moins de 16 ans