Tag: incendie

  • [Maj] Les deux bateaux en feu sur le Vieux-Port de Marseille ont coulé

    [Maj] Les deux bateaux en feu sur le Vieux-Port de Marseille ont coulé

    Une grosse fumée noire qui obscurcit le ciel du Vieux-Port. Un incendie s’est déclaré à bord d’un bateau ce dimanche 5 juillet. L’alerte a été donnée à 10h30 nous indique le bataillon des marins pompiers. Une vedette d’une dizaine de mètre est actuellement en feu. De nombreux moyens sont déployés.

    Les passagers du navire ont été évacués.
    Les bars et restaurants sont aussi évacués et fermés à cause de l’épaisse fumée noire.

    Le bataillon précise qu’il s’agit de 2 bateaux à quai. Un de 20m en parallèle de la scène, qui a coulé, un autre de 12m à gauche de la scène. On dénombre dix victimes, 6 blessés légers provenant des bateaux, et quatre qui ont inhalé les fumées dont une personne de la sécurité du port, et des policiers.

    Pas moins de 150 marins pompiers ont été mobilisés équipés de 37 engins. Le secteur est à éviter. Le deuxième bateau de 12m vient aussi de couler aussi.

  • Un feu de forêt parcourt des dizaines d’hectares à Fréjus

    Un feu de forêt parcourt des dizaines d’hectares à Fréjus

    À 18h30, 30 hectares avaient déjà brûlé. Un important dispositif a été mis en place par le Sdis 83. Des évacuations ont été conduites dans plusieurs campings. Des personnes ont été confinées dans les écoles Caïs et Paul-Roux. 186 sapeurs-pompiers, 73 véhicules, 3 Canadair et 3 hélicoptères bombardiers d’eau ont été mobilisés.

    Le feu a été fixé, ont indiqué les pompiers à 19h30.

  • Saison des feux : la colonne des Alpes du Sud prête à intervenir

    Saison des feux : la colonne des Alpes du Sud prête à intervenir

    Ce mardi matin, le long de la côte Reynard, sur la commune de La Rochette, on pouvait observer une impressionnante colonne de camions de pompiers et de véhicules de l’Office national des forêts (ONF). Réunis à l’initiative de Philippe Bailbé, préfet des Hautes-Alpes, et de Marcel Cannat, président du conseil d’administration du Sdis (Service départemental d’incendie et de secours), agents de l’ONF et sapeurs-pompiers ont présenté le dispositif de lutte et de prévention contre les feux de forêt pour la saison estivale à venir.

    Alors que les périodes de sécheresse et de fortes chaleurs se multiplient chaque été, les incendies gagnent en fréquence et en intensité. Un problème majeur appelé à s’aggraver dans les départements méridionaux disposant de vastes et précieux espaces boisés, comme les Hautes-Alpes.

    Premier maillon du dispositif d’intervention, les agents de l’ONF. Mobilisés par paire, ils se répartissent entre les unités en voiture, chargées de prévenir les comportements à risque et de verbaliser si besoin, et les unités embarquées dans des pick-up munis d’une réserve d’eau et d’une pompe, capables d’intervenir sur un départ de feu. Lorsqu’un incendie se déclare dans un secteur, l’ONF peut également fournir aux pompiers des informations cartographiques sur la zone concernée, les accès, le type de végétation et les exploitations présentes.

    Vient ensuite la colonne feux de forêt des sapeurs-pompiers, composée de trois groupes d’intervention de 18 personnes chacun. Ces groupes sont eux-mêmes constitués d’un véhicule de commandement (un 4×4) et de quatre camions de lutte contre les feux de forêt.

    Troisième maillon essentiel du dispositif, les prévisionnistes de Météo-France, aux niveaux national et local, produisent quotidiennement des évaluations météorologiques des risques d’incendie.

    À ces dispositifs s’ajoute le travail permanent de vigilance des agents des parcs nationaux, de la gendarmerie et de la police. La stratégie française de lutte contre les incendies repose sur le principe de l’attaque massive du feu naissant, sans hésiter à mobiliser d’emblée deux à quatre camions, puis à renforcer rapidement les moyens engagés si nécessaire. Une stratégie qui permet à 80% des feux de rester inférieurs à 5 hectares.

    Cependant, comme l’a rappelé le préfet Philippe Bailbé, « le feu de forêt le plus facile à éteindre est celui qui ne se déclenche pas, et après, celui qui ne s’étend pas ».

    Or, pour cela, les actions en amont sont primordiales. La prévention du public constitue un premier enjeu. « Nous avons une responsabilité collective à sensibiliser aux bons comportements, au fait qu’on ne jette pas un mégot par dessus la fenêtre de la voiture, a rappelé Philippe Bailbé. En période de fortes chaleurs, ce n’est pas possible. Dans une végétation très sèche, le mégot va produire immédiatement un embrasement. »

    Le préfet a aussi cité plusieurs comportements à risque en cette période, comme allumer des barbecues en dehors des zones autorisées, ou travailler avec des outils comme des meuleuses, qui produisent des étincelles, à proximité d’une végétation sèche : « Des gestes qui peuvent produire une catastrophe. »

    Le débroussaillage, précaution essentielle

    En matière de prévention, le personnel de l’ONF a également rappelé l’obligation légale de débroussaillage dans les zones exposées au risque d’incendie. Cette mesure impose aux propriétaires de débroussailler dans un rayon de 50 mètres autour des habitations, constructions et autres installations de toute nature. Si elle n’est pas toujours simple à réaliser, entre les obligations de préserver les espaces naturels et le partage des parcelles de terre parfois entre plus d’une dizaine de propriétaires, cette mesure est considérée par l’ONF comme la plus efficace pour limiter les dégâts causés aux habitations et protéger leurs occupants en cas de feu de forêt.

  • Les feux de forêt, principal péril estival dans le Var

    Les feux de forêt, principal péril estival dans le Var

    C’est une rengaine dont on se passerait volontiers. Chaque été, le Var figure parmi les territoires français les plus exposés au risque d’incendie. Entre les fortes chaleurs, une population estivale multipliée par deux, le vent et ses 388 000 hectares de forêts, le département présente tous les ingrédients propices aux départs de feu. Avec 67 % de sa superficie boisée, il est d’ailleurs le troisième département le plus forestier de France en proportion.

    Un cocktail encore plus explosif cet été que les autres, avec un mercure qui a atteint des niveaux jamais enregistrés dans le pays, entraînant « trois semaines d’avance en termes de sécheresse », alerte Eric Grohin, directeur du Sdis du Var. « Des conditions de feu » rendues d’autant plus préoccupantes par « le vent important » attendu dans les prochains jours, et « une saison qui rappelle beaucoup l’année 2003 », s’inquiète-t-il.

    C’est dans ce contexte que la ministre des Armées, Catherine Vautrin, a rendu visite au 7e Régiment d’instruction et d’intervention de la Sécurité civile (Riisc) de Brignoles, qui appuie les services de sécurité civile dans la lutte contre les catastrophes naturelles, jeudi dernier. Et annoncé le déclenchement avancé de l’opération Héphaïstos, mission estivale de vigilance contre les incendies.

    « Le meilleur feu, celui

    qui ne se déclenche pas »

    Alors que l’on déplore déjà cinq fois plus de départs de feu et de surfaces parcourues qu’à la même période l’an dernier, même si les incendies sont restés de taille modeste, la prévention demeure le premier levier d’action. Car « le meilleur feu est celui qui ne se déclenche pas », martèle le préfet du Var, Simon Babre.

    Outre le rappel des obligations légales de débroussaillement, des campagnes de sensibilisation contre les jets de mégots et les feux de camp ont été déployées. À cela s’ajoutent 44 patrouilles de surveillance et d’intervention présentes dans les massifs forestiers. La carte d’accès aux massifs est actualisée quotidiennement pour informer les usagers des restrictions. Si la prévention ne suffit pas, les contrevenants s’exposent à des amendes pouvant atteindre 1 000 euros pour un mégot jeté en forêt, voire à des peines de prison en cas d’incendie.

    Sur le terrain, jusqu’à 1 150 pompiers pourront être mobilisés chaque jour, renforcés, si besoin, par des moyens militaires. Côté matériel, le Sdis s’appuye sur quatre hélicoptères bombardiers d’eau, 100 camions-citernes feux de forêt moyens, 37 fourgons pompe-tonne de 3 000 litres de capacité, de véhicules tout-terrain et drones. « Chez nous, la réponse, c’est les grandes capacités d’eau et la capacité à l’acheminer dans les zones reculées », soutient le préfet. Des moyens actés par quatre conventions signées entre Département et État, « avec une aide au Sdis passant de 51 à 63 millions », souligne Jean-Louis Masson, président du Département.

  • La stratégie globale des pompiers face au risque d’incendie

    La stratégie globale des pompiers face au risque d’incendie

    Les sapeurs-pompiers sont sur le qui-vive. Alors que l’hexagone connaît des niveaux records de températures, les premiers départs de feu en bord de route sont enregistrés par le Service départemental d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône (Sdis 13). « C’est significatif, assure son directeur le colonel Jean-Luc Beccari. On assiste à une accélération du dessèchement de la végétation superficielle. On bénéficie d’un bon apport des pluies du début de printemps pour la sécheresse profonde, mais aujourd’hui ça s’atténue. Cette semaine va peut-être faire basculer la situation. »

    Avec une éventualité qui nécessite une grande vigilance : la dispersion des moyens aériens nationaux en cas d’accentuation du risque incendie dans les départements plus au nord de la zone de défense.

    De leurs côtés, les pompiers du 13 se préparent. Ce mardi 23 juin, la caserne de Coudoux forme des cadres dits « HBE », pour hélicoptères bombardiers d’eau. Au-dessus du vallon de l’Aigle, un pilote s’entraîne et effectue des va-et-vient entre le canal situé en contrebas et les équipes au sol avec une précision horlogère.

    Cette année, le département dispose de deux engins pour la saison estivale, soit un budget de 800 000 euros (sur 4,1 millions d’euros au total pour le Sdis). Le commandant Jean-Philippe Rey, responsable de l’équipe HBE qui compte 27 hommes dont trois pilotes, explique : « On établit une stratégie globale, mais le fait d’avoir un moyen aérien projetable très rapidement augmente nos chances de traiter le feu au moment de l’éclosion. » Ces hélicoptères permettent aussi d’embarquer les 236 sapeurs-pompiers du Détachement d’intervention héliporté (DIH) pour les déposer au plus près des sinistres difficiles d’accès, comme celui du massif de Marseilleveyre ce week-end.

    « Diversifier la boîte

    à outils opérationnels »

    Cette année, plusieurs nouveaux dispositifs sont expérimentés. Parmi eux, le module de Surveillance et d’intervention sur les grands axes routiers (Sigar) : « Lors des journées à fort danger, deux camions seront positionnés et prêts à bondir sur les autoroutes, car les départs en bord de route sont un énorme problème », explique Richard Mallié, président du Sdis 13.

    Face à l’intensification du risque incendie, « on continue de progresser et de diversifier notre boîte à outils opérationnels », affirme le colonel Jean-Luc Beccari. D’un point de vue matériel, une politique d’accroissement des capacités d’actions terrestres permet au Sdis de se doter de deux nouveaux véhicules lourds pour atteindre les 20 camions-citernes 13 000 litres l’an prochain. D’un point de vue humain, le service départemental mène un plan de recrutement jusqu’en 2028 pour augmenter le nombre de sapeurs pompiers professionnels et atteindre un effectif de 1 400.

  • Pleins feux sur les dispositifs contre les feux de forêts

    Pleins feux sur les dispositifs contre les feux de forêts

    Il y a une semaine, c’est à Villeneuve-les-Avignon que le premier incendie marquant de l’année s’est déroulé. Dans la commune gardoise certes, mais mitoyenne d’Avignon où 3 hectares ont brûlé en zone résidentielle nécessitant l’intervention d’un canadair et de 100 pompiers dont 28 venus du Vaucluse voisin. Hasard du calendrier, le lendemain la préfecture présentait, dans une forêt de Lioux, son dispositif annuel et estival de prévention et lutte contre les feux de forêts.

    Une thématique prégnante en cette période caniculaire alors que le Vaucluse est placé depuis vendredi en vigilance rouge, avec risque incendie élevé. « Le défi est de taille : avec 150 000 hectares de forêts, soit 43% de la surface du département, le Vaucluse doit préserver son patrimoine naturel face aux premières canicules estivales, c’est près de 10% de la population qui se trouve en zone à risque », campe la préfecture, épaulée dans ce dispositif par le Département, la Région et ses éco-gardes dans les parcs naturels régionaux du Luberon et Mont-Ventoux, mais aussi évidemment le Sdis (service incendie et de secours), la gendarmerie, l’Office national des forêts ou les 28 agents du syndicat mixte forestier de Vaucluse.

    « La prévention, notre meilleure assurance »

    Toutefois, « la prévention est notre meilleure assurance », souligne Dominique Santoni, présidente (LR) du Département. Car malgré l’ampleur du dispositif -3 400 sapeurs-pompiers professionnels et volontaires-, l’essentiel de la vigilance repose sur la population. « Un feu de végétation démarre du sol et, dans 9 cas sur 10, est d’origine humaine, rappelle la préfecture. En outre, 8 feux sur 10 démarrent à moins de 50 m d’une habitation. » D’où l’importance de respecter les obligations légales de débroussaillement, obligatoire dans un périmètre de 50m autour des bâtiments et installations de toute nature.

    Pour parer aux incendies, 225 citernes d’eau de 60 à 120m3 sont installées dans les massifs et quelque 2 800 hectares de surfaces ont été débroussaillées en bordure de pistes, « permettant aux pompiers d’assurer une lutte efficace contre les incendies de forêt », précise la préfecture. Chaque jour jusqu’à mi-septembre, l’accès aux massifs est réglementé et soumis aux aléas météo. « Les bons comportements passent par l’interdiction des barbecues, usage de feux d’artifice et des jets de cigarettes », martèle le préfet, Thierry Suquet. L’ensemble du dispositif est piloté par un plan départemental qui s’achève cette année et fait actuellement l’objet d’une nouvelle mouture.

  • Un nouvel épisode de canicule démarre

    Un nouvel épisode de canicule démarre

    Des jours chauds et des nuits tropicales… Un peu épargnée jusque-là, notre région rentre à son tour dans la séquence canicule qui sévit déjà dans une bonne partie de la France. Alors que 49 départements sont placés « en vigilance rouge canicule » lundi, un record, à partir de midi, les départements des Bouches-du-Rhône, du Var et du Vaucluse sont placés en vigilance orange.

    Une période de chaleur « longue, intense » avec « en début de semaine, les températures les plus chaudes jamais observées », a prévenu dès ce vendredi Sophie Voirin, permanencière à la direction de Météo France lors d’un point de situation. Dès le dimanche, « des pointes à 40 degrés dans l’intérieur de la Provence » seront atteintes précise-t-elle. Un épisode similaire à celui de juillet 2019 et août 2003 ajoute-t-elle en termes d’intensité pour les températures, aussi bien la nuit que le jour.

    Plus précisément ce sera chaud dans le Var, le Vaucluse, les Alpes-de-Haute-Provence ou les Bouches-du-Rhône, indique Paul Marquis, météorologue indépendant, qui assure des prévisions locales avec son application « La météo du 13 ». Un épisode dont la fin reste pour le moment incertaine, mais pourrait durer au moins toute la semaine. « Des modélisations voient la canicule perdurer jusqu’au 28 juin, d’autres jusqu’au 3 juillet », précise-t-il.

    « étant donné la masse d’air chaud, le dôme de chaleur qui va s’inviter à partir de ce week-end sur le pays, est un élément météorologique qui, une fois qu’il est en place, met du temps à bouger, à évoluer », confirme François Gourand, prévisionniste à Météo-France.

    Un impact sanitaire

    Cette chaleur va peser lourd sur les organismes. « La santé de la population dans son ensemble peut être affectée », alerte Sophie Voirin, rappelant qu’un numéro vert a été mis en place* par le ministère de la Santé. C’est d’ailleurs quand on prend en compte l’impact sanitaire qu’on utilise le mot canicule détaille François Gourand.

    Pour ce qui est des alertes météo, des départements classés orange pouvant passer au rouge cette semaine, « les critères se basent sur les seuils de température par département qui tiennent compte des canicules passées et leurs impacts sur la mortalité et le niveau d’acclimatation du territoire » poursuit Sophie Voirin. Provence-Alpes-Côte d’Azur a été la région la plus touchée en 2025, avec la mortalité attribuable à la chaleur la plus importante de l’hexagone, note dans son bilan publié en février 2026, Santé publique France. Soit plus de 710 décès attribuables à la hausse des températures. Concernée par 3 des 4 épisodes de canicule cette année-là, la région a vu grimper le recours aux soins d’urgence. Près de 2 800 pour canicule enregistrés pendant l’été, dont 27% pendant les épisodes météo, deux-tiers de ces passages étant suivis d’une hospitalisation poursuit l’agence nationale. Toutes les classes d’âges étaient concernées mais les personnes de 75 ans ou plus ont été les plus touchées précise-t-elle.

    Parmi les populations fragiles, on retrouve aussi les personnes à la rue. « Elles meurent de chaud, l’accès à l’eau est vital en période de canicule, plus encore pour les personnes sans abri, particulièrement exposées », alerte Médecins du Monde ce jeudi 18 juin, qui « demande une mise à l’abri immédiate » et « l’accès à un accueil et à un logement dignes ».

    Avec cette fournaise, le risque incendie sera également élevé prévient Sophie Voirin, la « météo des forêts » passant à l’orange pour la semaine, et même rouge dans le Vaucluse depuis vendredi dernier. Le taux d’humidité de 20% rendant ce département et le nord des Bouches-du-Rhône particulièrement exposés.

    Après celle déjà vécue fin mai, cette nouvelle vague de chaleur ne surprend pas. « On l’a vu venir il y a une semaine » commente Paul Marquis. « Nous nous attendons à observer des canicules de plus en plus précoces, intenses, fréquentes et tardives », analyse Matthieu Sorel, climatologue à Météo-France. De là à dire que l’été sera brûlant, il n’y a qu’un pas que ce dernier se refuse à franchir. « Il n’y a pas de lien entre la canicule que nous connaissons et la suite de l’été. Les événements sont indépendants. La canicule que nous connaissons, aussi intense soit-elle, ne présage en rien de l’été qui arrive », assure le scientifique.

    Mireille Roubaud

    * Canicule info service
    au 0800.06.66.66

  • [Maj] 5000 mètres carrés partent en fumée à Marseilleveyre

    [Maj] 5000 mètres carrés partent en fumée à Marseilleveyre

    Quatre canadairs et un hélicoptère bombardier d’eau loué par la ville de Marseille, ont été mobilisés, ainsi qu’une soixantaine de marins-pompiers.

    « La police municipale a également bloqué les accès routiers et les sentiers de randonnée », indiquait Arnaud Drouot, l’adjoint au maire de Marseille chargé du bataillon des Marins pompiers, rapidement présent sur place. L’alerte à été donnée à 16h45.

    Vers 19h, le foyer était fixé après avoir parcouru entre 4000 et 5000 mètres carrés. Les forces terrestres sont alors entrées en action pour se rendre sur site et définitivement maitriser le foyer.

  • L’Entente Valabre lance sa prévention contre les feux

    L’Entente Valabre lance sa prévention contre les feux

    Une, puis deux bouffées de cigarette. Le mégot est ensuite jeté dans un bac rempli de végétation sèche. Sous l’effet d’un ventilateur simulant le vent, les flammes apparaissent en quelques secondes. Cette démonstration vise à reproduire les conditions dans lesquelles un simple mégot lancé en bord de route peut être à l’origine d’un incendie. « Il faut réunir le triptyque température, hydrométrie et vent, qui apporte l’oxygène nécessaire. Au-delà de 30 °C, le milieu devient favorable. C’est très rapidement le cas en bord de route », explique Téo Polimann, docteur en énergétique au laboratoire du Centre d’essais et de recherche (Ceren) de Valabre.

    Sous les yeux des caméras et des partenaires de l’Entente Valabre, réunis sur son domaine à Gardanne, les braises deviennent en moins d’une minute d’immenses flammes, poussant rapidement le public à reculer. Ce mercredi, l’Entente Valabre, l’un des principaux acteurs de la prévention et de la gestion des risques face aux feux de forêt, l’Alcome, éco-organisme créé pour réduire la présence de mégots dans l’espace public, la Confédération des buralistes et les sapeurs-pompiers, se saisissent du sujet de feux provoqués par les jets de mégots.

    Sensibilisation lancée

    Une opération de sensibilisation est lancée sur le territoire national, avec distribution de cendriers de poches dans les bureaux de tabac – environ 200 000 – et des affichages massifs. Jeter ce déchet par la fenêtre de sa voiture provoque des incendies parfois terribles et mobilise, dans une situation évitable, des forces de pompiers. « Un mégot peut initier l’éclosion d’un feu entre une minute, jusqu’à 6 ou 7 minutes, rappelle Frédérique Giroud, cheffe de la division recherche scientifique à l’Entente. Les gens ne réalisent pas suffisamment la problématique de ces jets de mégots en période estivale. » Si tous les feux ne sont pas provoqués par des jets de mégots, ils en sont bien souvent à l’origine. « Cette démonstration à pour but d’expliquer à ceux qui doutent la réalité du départ d’incendie par des mégots », pose Jacky Gérard, président de l’Entente Valabre. Un geste « qui a énormément de conséquences. On ne réussira pas notre objectif de réduire le nombre de mégots dans l’espace public et de protéger nos forêts si nous ne convainquons pas les fumeurs que ce geste est socialement inacceptable », appuie de son côté Vincent Zappia, président de l’Alcome. « On fait appel aux constructeurs automobiles pour remettre les cendriers dans les véhicules », plaide Éric Borcardi, directeur de la communication de la Fédération nationale des sapeurs pompiers. Il rappelle « qu’aujourd’hui, le risque incendie feu de forêt vient ajouter de la surcharge opérationnelle » et qu’« on peut être sûrs aujourd’hui que les mégots sont responsables de 10% des incendies ».

  • Le sénateur Bacchi demande à accélérer le projet Frégate

    Le sénateur Bacchi demande à accélérer le projet Frégate

    Le sénateur des Bouches-du-Rhône Jérémy Bacchi (PCF) s’est fendu d’un communiqué, lundi, pour « sommer l’État d’agir à la hauteur du péril » qu’est « l’aggravation considérable du risque incendie » en France et dans le département.

    Le parlementaire regrette la « livraison tardive » des quatre Canadairs commandés depuis 2024, et pointe « une impasse » pour la France que de « déléguer sa responsabilité à l’Union Européenne » et de commander des appareils de construction canadienne, soumis à la norme Itar des États-Unis limitant les exportations de matériel aérospatial.

    Ces raisons conduisent le sénateur à demander au gouvernement de mandater urgemment la Direction générale de l’armement (DGA) afin de lancer au plus tôt la production de l’Hynaero Frégate F-100, bombardier d’eau de conception française dont le fabricant doit s’installer à Istres d’ici 2028.

    Garantir la souveraineté

    « L’implantation de la société Hynaero sur le pôle aéronautique Jean-Sarail d’Istres pour y assembler le Frégate-F100 doit attirer toute notre attention », insiste Jérémy Bacchi, particulièrement au regard des « performances inédites » promises par les concepteurs, à savoir une contenance de dix tonnes d’eau contre les six des Canadairs CL-415, trois heures d’autonomie en combat du feu et une vitesse de croisière de 250 nœuds (environ 460 km/h).

    Mais, au-delà des performances, le sénateur relève que le Frégate F-100 est un appareil « free Itar », « garantissant une souveraineté française absolue et la création de plus de 700 emplois directs » sur le territoire. Les prototypes sont attendus pour 2030, marquant le début de deux ans de certification avant utilisation en action.