200 mètres de berges restaurées, 500 mètres de voie verte pour vélos et piétons, 10 000 plants pour redonner vie à la nature, 8 000 m² d’espaces végétalisés : après 20 mois de travaux, le parc de l’Huveaune a été inauguré samedi en présence de nombreux élus venus entourer le maire d’Aubagne Gazay. D’un coût total de 3,3 millions d’euros, le projet revu suite à une importante pression citoyenne, a été réalisé par l’Epage HuCA et soutenu par la Métropole, dont la présidente, Martine Vassal, a salué samedi « un lieu de respiration et de vie où la rivière retrouve sa place, protège la ville et lui rend sa verdure ».
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Plan écoles : la joie préside à l’inauguration du groupe scolaire Bouge
C’est un groupe scolaire de 28 classes – 9 maternelles, 18 élémentaires, 1 classe ULIS – dessiné par l’agence Satori Architectes sur le plateau des Lauriers (13e) dans le quartier de Malpassé, où les élèves plutôt que de descendre les marches du grand escalier ouvrant sur les cours de récréation, peuvent emprunter un toboggan géant.
Nombreux étaient hier les minots à s’y glisser pour l’inauguration officielle de cet équipement public ambitieux, ouvert à la rentrée et qui s’inscrit dans la vague 1 de rénovation du vaste Plan École, un programme historique de 1,5 milliard d’euros qui concerne l’intégralité des 470 écoles de la ville dont 188 écoles nouvelles ou totalement rénovées.
« C’est une très belle école en terme architectural, mais ce n’est pas qu’un geste architectural, c’est du très haut niveau d’exigence qualitative, environnementale. C’est pensé pour les enfants, les enseignants, le changement climatique mais aussi pour le quartier quand on voit la dimension du gymnase. Pour les écoles, il faut le meilleur », confie le maire de Marseille, Benoît Payan, quelques instants après avoir dévoilé la plaque avec la sous-préfète chargée du plan Marseille en grand, Virginie Avérous et le recteur d’académie, Benoît Delaunay. « La réalité de l’enveloppe, c’est 400 millions de l’État du plan Marseille en grand et on va être 1,1 milliard d’euros de la mairie si les coûts n’augmentent pas, explique le maire. « On voit bien qu’en 4 ans, c’est 300 millions d’euros supplémentaires. Mais quand on a autant de chantiers, les choses ne sont jamais comme certains peuvent l’imaginer. On ne construit pas des écoles avec des tweets. »
« C’est magnifique ! C’est grand et pratique. Les petits adorent. Vous n’avez pas connu avant, c’était petit, vétuste, le gymnase était condamné », sourit une maman sur la terrasse pédagogique co-construite avec l’association Les Archiminots où les tout-petits font du vélo. Le meilleur est là. Chaque salle de classe de l’école élémentaire est équipée d’écran numérique interactif. On y trouve une bibliothèque, deux cantines, le gymnase de 600m², une conciergerie, deux cours de récréation végétalisées et désimperméabilisées.
« C’est prometteur pour leur épanouissement »Situé en quartier prioritaire, le groupe scolaire a coûté 19,6 millions d’euros (40% État, 37% ANRU et 23% Ville). « On est sur une des dernières écoles de la vague 1. On était venu ici il y a 4 ans avec le président de la République, rendez-vous compte aujourd’hui de l’équipement qu’on a ! », se remémore la sous-préfète Virginie Avérous, qui goûte au plaisir de voir les sourires des enfants, des parents et des équipes éducatives. « Les écoles des vagues 2 et 3 qui entrent en chantier en cette fin d’année, ensuite la vague 4 annoncée par le maire. Sur 188 écoles, on en a livré 15 et une soixantaine sont encore en phase d’études et de démarrage des travaux », ajoute-t-elle.
Un enthousiasme que partage le recteur d’académie, Benoît Delaunay : « Cette école offre des conditions de travail très bonnes pour les enseignants et les agents. C’est très prometteur pour l’épanouissement de ces enfants et leur devenir professionnel. Pour les deux directrices d’école que j’ai saluées, cela permet de repenser pédagogiquement les choses avec des espaces nouveaux. L’école, c’est justement offrir de nouvelles possibilités ».
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La Marseillaise: un nouveau siège signe d’un élan retrouvé
Ils étaient des centaines réunis lundi place de La Marseillaise, cours d’Estienne d’Orves, à avoir répondu l’invitation pour l’inauguration du nouveau siège du journal. Tous les amis du journal, de Nicolas le cuisinier du Mondial à Robert Voisard, un des anciens directeurs, en passant par d’anciens salariés, soutiens, représentants syndicaux et corps consulaires, venus fêter l’installation dans ces nouveaux locaux. Parmi eux, aussi de nombreux élus de divers horizons. Le signe d’une profonde reconnaissance. Tout au long de l’après-midi, les visites dans ces 1000 mètres carrés complètement remis à neuf se sont enchaînées.
Une fierté, cinq ans après la reprise du journal à la barre du tribunal de commerce emporté par la crise Covid alors que les banques avaient refusé au journal un prêt garanti par l’État. Signe de temps, son premier représentant sur le territoire, le préfet Georges-François Leclerc est sorti de sa réserve pour venir prendre part à cette joyeuse cérémonie.
« Liberté, nous avons écrit ton nom et ce soir nous recommençons. Car nous sommes nés pour te connaître, te nommer Liberté », lancera Léo Purguette, le directeur éditorial et président du journal, paraphrasant Paul Éluard avant d’adresser un message de devant les jeunes du collège Jean de Bernardy. La chorale et de l’orchestre de cet établissement marseillais rebaptisé depuis la rentrée du nom d’un des fondateurs du journal tombé au combat face à l’ennemi Nazi, a interprété un émouvant Chant des partisans, et une non moins émouvante Marseillaise, accompagnant la chanteuse Alicia.
Et Léo Purguette de rappeler trois lignes rouges tracées il y a cinq ans : le maintien de l’emploi. « Nous étions 49 et nous sommes aujourd’hui plus de 60, 70 avec nos amis de Zébuline », glisse-t-il. Le maintien de la zone de diffusion étendue depuis au Vaucluse. Et le maintien enfin de la ligne éditoriale, une « ligne qui s’est aiguisée, affirmée et nous a permis de progresser. » martèle-t-il encore, évoquant une progression de 10 % des ventes en kiosques en 2024.
Et de chuter sur la défense de la liberté de la presse et du pluralisme : « Ce n’est pas une préoccupation catégorielle mais un impératif démocratique dans une république qui va si mal. À la suite des états généraux de l’information et des démarches alternatives de nombreuses propositions sont sur la table elle devrait réunir une majorité attachée à l’état de droit et aux principes démocratiques avant que le débat public ne soit asphyxié par un paysage médiatique totalement soumis au pouvoir de l’argent et au projet politique de l’extrême droite ».
ILS ONT DITAudrey Garino, Adjointe PCF au maire de Marseille
« Il y a près de 82 ans, des femmes et des hommes ont pris la plume, non pas pour plaire mais pour résister. Depuis La Marseillaise fait entendre la voix de Marseille libre, populaire et courageuse. »
Isabelle Campagnola-Savon, Conseillère régionale
« La Marseillaise est le miroir de notre région avec ses forces, ses faiblesses et ses espoirs. Un engagement qui dépasse les époques. C’est un journal né de la Résistance, qui a su traverser les décennies en restant fidèle à son esprit fondateur. »
Martine Vassal, présidente DVD du Département.
« C’est important d’avoir un journal qui retransmette ce que nous disons sans mauvaise interprétation avec de la vérité. C’est ce qui vous a transcendé au fil de ces années, dire les choses et les faire avec beaucoup de passion. »
Jérémy Bacchi, sénateur PCF
« La Marseillaise s’installe dans un nouveau monde, mais son âme reste la même, celle d’un journal libre, combatif, populaire, l’âme d’une presse qui n’a jamais renoncé à son engagement pour la justice et le progrès social. »
Georges-François Leclerc, préfet de région
« Un préfet qui arrive par la magie d’une nomination se doit d’épouser la région qu’il a l’honneur d’administrer. Et lorsque je lis La Marseillaise, j’ai l’impression de toucher une des vérités des Bouches-du-Rhône et de Marseille. »
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La cuisine centrale de La Ciotat à la pointe de la sécurité alimentaire
« Ici, on cuisine comme à la maison », lance, mercredi, le maire (DVD) Alexandre Doriol.
Devant la nouvelle cuisine centrale, située sur la voie Roumagoua Sud, plus de 150 personnes assistent à l’inauguration. Les enfants de trois centres de loisirs, ceux de l’Abeille, de Louis-Pécout et Paul-Bert, ont planté juste avant un olivier, un citronnier, et un laurier-sauce aux abords du bâtiment.
Hormis le fait que cette « cuisine familiale » est destinée à 2 400 petits Ciotadens chaque jour, la société Garig, à qui la Ville a confié la gestion du service de restauration scolaire ; prépare les repas sur place, à partir de produits frais, locaux et de saison. Elle s’est notamment engagée à favoriser les producteurs du terroir, en circuit court, le bio, avec deux repas entièrement issus de l’agriculture biologique par semaine, et à garantir une alimentation équilibrée, adaptée aux besoins nutritionnels des enfants.
« Si nous apprenons à chacun à bien se nourrir, je crois que nous aurons fait le meilleur cadeau que l’on puisse faire aux enfants », souligne pour sa part Jean-Louis Tixier, adjoint à l’éducation. Conçu par l’architecte Clément Croce, le bâtiment de la cuisine centrale, qui s’étend sur 3 200 mètres carrés sur un terrain de 6 180m2, intègre en effet, à l’étage, une cuisine pédagogique. Par le biais d’ateliers, les minots seront initiés au goût, aux saisons et à l’origine des produits. Ils apprendront à réaliser des recettes, parfois avec les aînés qui partageront leur savoir-faire.
Purée de pommes du chefEntreprise familiale régionale fondée en 2006, a rappelé Martin Dubar, son président, la société Garig s’est vue confier par la Ville de La Ciotat la délégation de service public (DSP) sur la restauration scolaire pendant douze ans. Sur un terrain propriété de la commune, Garig a pré-financé la cuisine centrale, pour 3,9 millions d’euros. Au bout de douze ans, la Ville, au travers du prix des repas payés à la société, aura remboursé cette somme et le bâtiment lui reviendra. Référent chef de production chez Garig, Christophe Brocci guide maintenant un groupe dans le bâtiment de la cuisine centrale. Chacun doit porter des surchaussures par mesure d’hygiène. Sous un éclairage blanc, les chambres froides se succèdent, pour les fruits, les fromages, la viande, les légumes… Dans la salle de préparation froide, il fait moins de 10 degrés. Puis on pénètre dans la zone de préparation chaude, équipée de fours, sauteuses… dernier cri, choisis pour leur faible consommation énergétique. Tout est fait pour veiller à une sécurité alimentaire optimale. En fin de circuit, l’allotisseur répartit, école par école, les repas que les petits Ciotadens retrouveront à la cantine. Par exemple cette « purée de pommes du chef » cuisinée le jour même.
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L’hommage de Payan à Jean-Claude Gaudin
Ils sont venus, ils sont tous là, ce mercredi matin, face à la fontaine de l’Espérance qui marque l’entrée du parc du XVIe centenaire, dans le 6e arrondissement de Marseille. Un an après la décision du conseil municipal de donner le nom de Jean-Claude Gaudin au parc qu’il avait lui-même créé, il y a près d’un quart de siècle, les élus et personnalités de tous bords sont venus nombreux pour l’inaugurer, et en particulier les très proches de l’ancien maire, son directeur de cabinet Claude Bertrand et son adjoint Jean-Pierre Chanal. Sur le premier rang protocolaire, de Martine Vassal à Sabrina Agresti-Roubache, ne manquait que le président (Ren.) de Région Renaud Muselier, représenté par son vice-président Ludovic Perney (LR).
« Éviter les fractures »« Ce parc, il me le disait souvent, c’était l’une de ses plus belles satisfactions, parce qu’il s’agissait de planter un poumon vert en cœur de ville, revitaliser des quartiers en déshérence », salue, sur l’estrade installée, Philippe Girard, qui lui a succédé à la tête de l’association Marseille Espérance. Et de rappeler la gare en déshérence qu’était cet espace, les négociations avec le ministre communiste des Transports de l’époque, Jean-Claude Gayssot, pour l’aménager. « Penser un parc urbain là où d’autres imaginaient béton, centre commercial et autres projets rémunérateurs, tout est dit de sa volonté de préférer le geste qui rassemble à celui qui fracture », insiste-t-il face aux représentants des cultes et de l’Académie des Sciences, lettres et arts de Marseille.
Après avoir dressé le portrait, vendredi en conseil municipal, d’un maire trompé par son entourage sur l’état des écoles de Marseille, le maire (DVG) Benoît Payan lui rend aussi hommage. « Jean-Claude Gaudin n’aura hérité de rien, il aura tout gagné, tout arraché à sa propre condition, au jugement de sa propre famille politique comme aux combats électoraux qu’il aura menés », salue l’ancien opposant. Il rappelle ses réalisations, le Mucem, le stade Vélodrome, ce parc du XVIe centenaire, « un de ses premiers rêves ». « Il n’a pas eu que des mots d’amour pour Marseille, il a eu aussi des actes d’amour », lance-t-il. Avant de rappeler : « Il nous a souvent dit que la première mission d’un maire, c’était de rassembler, pour éviter les fractures. C’est cela que je veux retenir. » Un message adressé à la candidate de la droite Martine Vassal ? « Dans une matinée d’hommages, je ne vais pas commencer à porter des coups, répond-il à la presse. Ce qui m’inquiète, c’est d’abord le Rassemblement national, pas sa copie. » Au premier rang, l’intéressée, privée de parole, ne cachait pas sa colère. « Faire de ce moment de recueillement un instant de récupération politique est une erreur », partageait-elle à travers un communiqué de presse en amont, confiant sa « profonde déception » de n’avoir pu parler. Une demande des proches de l’ancien maire, qui souhaitaient l’hommage le plus sobre possible, indique la municipalité. « Je crois que Jean-Claude Gaudin aurait été heureux que cette inauguration se soit passée comme ça, et très fier que ce parc porte son nom », partage, parmi ses fidèles, Jean-Pierre Chanal. La politique, disait l’ancien maire, n’est pas tout.
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Les Aygalades inaugurées à Marseille, le plan écoles suit son rythme
Les minots sont à la fête, ce samedi matin, dans les cours du groupe scolaire Aygalades – Oasis, dans le 15e arrondissement de Marseille. «Les enfants m’ont dit que c’était super beau, qu’ils pouvaient jouer au foot le midi parce que maintenant il y a de la place, sourit Zineb, mère de deux petits en CP et CM1. Et nous, nous voyons les professeurs heureux, cela se répercute sur leur façon de travailler. »
Entre stands de pop-corn, jeux en bois et confettis, de nombreuses familles sont venues pour l’inauguration des écoles réhabilitées après deux ans d’un chantier à 25 millions d’euros, confié au groupe Bouygues. « Cela a été très tendu pour que l’école soit livrée, mais nous avons travaillé en bonne intelligence », apprécie l’adjoint (PM) au plan écoles Pierre-Marie Ganozzi, avant l’ouverture des grilles. « C’est le quartier entier qui pourra en profiter », abonde Marie-Pervenche Plaza, la secrétaire générale adjointe de la préfecture.
C’est que l’on part de loin. Pendant une décennie entière, la précédente mandature avait ignoré toutes les alertes sur les sols lourdement pollués sur lesquels ont été construits l’établissement. Désormais, en plus d’une nouvelle bibliothèque pour le groupe scolaire, le gymnase a rouvert, et Pierre-Marie Ganozzi promet que les associations y auront accès. « Nous souhaitons que les écoles soient la capitale du quartier, qu’elles soient ouvertes », explique-t-il.
Mais alors que la droite en campagne accuse la Société publique des écoles de Marseille de n’avoir livré que cinq groupes scolaires, le maire (DVG) Benoît Payan s’irrite : « Ce n’est pas parce que l’opposition dit que la Terre est plate qu’elle est plate. »
« Au rythme prévu »« Nous avons aujourd’hui 15 écoles qui ont été livrées dans le cadre de la vague 1 », assure de son côté la secrétaire générale adjointe de la préfecture. Et d’affirmer que « le Plan écoles avance au rythme qui avait été prévu », avec 33 écoles en phase d’études, 36 en cours de programmation. En ajoutant les chantiers qu’elle porte seule, la Ville en annonce de son côté 95 au total programmées. « C’est le plus gros chantier européen, c’est absolument vertigineux », assure Pierre-Marie Ganozzi, tandis que les minots, pour seuls chiffres, se contentent du joyeux décompte de l’inauguration.
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Au pied de la mairie de La Ciotat, un jardin paysager a remplacé le bitume
« Là où autrefois était une vaste esplanade, fonctionnelle mais froide, maintenant, à deux pas des quais, le parvis de l’hôtel de ville s’est transformé en jardin arboré, propice aux sorties de mariage, aux moments de calme et de détente », présente, vendredi en fin d’après-midi devant le public, le maire (DVD) Alexandre Doriol.
« Nous avons gardé les arbres existants et nous avons planté près de 40 nouvelles essences de savonniers, camphriers, aubépines (…) et des arbustes adaptés au climat méditerranéen », détaille-t-il. Depuis le premier coup de pioche, ou plutôt de tractopelle, un matin gris du 13 janvier, les travaux d’aménagement du parvis de l’hôtel de ville, réalisés sur 2 510 mètres carrés (3 166 en tout si on inclut ceux de la placette Romain-Rolland, de l’autre côté de la rue) ont duré jusqu’à fin juillet. Ils ont coûté plus de 1,3 million d’euros.
Davantage de vertAdjoint aux travaux et aux espaces verts, Noël Collura explique : « Dès que le maire est arrivé aux affaires, en 2023*, il a souhaité transformer le parvis de l’hôtel de ville. L’endroit, noir, couvert de bitume, retenait la chaleur… ». Architecte paysagiste ciotadenne, Sarah Ten Dam a dessiné le projet, avec le bureau d’études marseillais Alma Provence. La feuille de route était de « désimperméabiliser l’espace, végétaliser et créer un lieu de vie devant l’hôtel de ville », énonce-t-elle. À la place du bitume couleur charbon, des allées en béton désactivé, claires, créent aujourd’hui une promenade pour les piétons et égaient l’endroit, exposé au Nord. Au magnolia et au cèdre d’envergure, enracinés de longue date dans les talus, tout comme les micocouliers, la paysagiste a ajouté des essences aux feuilles caduques. À intervalles réguliers, les passants trouvent un mobilier urbain, des chaises autour de tables d’échecs, pour jouer, ou faire une halte. Un point d’eau complète l’ensemble. Autre changement, de taille : « Auparavant, il y avait des escaliers assez raides à l’entrée de la mairie. Désormais ils occupent toute la base de l’hôtel de ville », précise Noël Collura. « Ce projet s’inscrit dans la continuité des opérations de requalification et de verdissement du Port-Vieux, où nous avons planté 18 arbres, et du Domaine de la Tour, pour créer une trame verte dans la ville », souligne le maire.
* Suite à la démission d’Arlette Salvo, Alexandre Doriol, son 1er adjoint est devenu maire.
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Au pied de la mairie, un jardin paysager a remplacé le bitume
« Là où autrefois était une vaste esplanade, fonctionnelle mais froide, maintenant, à deux pas des quais, le parvis de l’hôtel de ville s’est transformé en jardin arboré, propice aux sorties de mariage, aux moments de calme et de détente », présente, vendredi en fin d’après-midi devant le public, le maire (DVD) Alexandre Doriol.
« Nous avons gardé les arbres existants et nous avons planté près de 40 nouvelles essences de savonniers, camphriers, aubépines (…) et des arbustes adaptés au climat méditerranéen », détaille-t-il. Depuis le premier coup de pioche, ou plutôt de tractopelle, un matin gris du 13 janvier, les travaux d’aménagement du parvis de l’hôtel de ville, réalisés sur 2 510 mètres carrés (3 166 en tout si on inclut ceux de la placette Romain-Rolland, de l’autre côté de la rue) ont duré jusqu’à fin juillet. Ils ont coûté plus de 1,3 million d’euros.
Davantage de vertAdjoint aux travaux et aux espaces verts, Noël Collura explique : « Dès que le maire est arrivé aux affaires, en 2023*, il a souhaité transformer le parvis de l’hôtel de ville. L’endroit, noir, couvert de bitume, retenait la chaleur… ». Architecte paysagiste ciotadenne, Sarah Ten Dam a dessiné le projet, avec le bureau d’études marseillais Alma Provence. La feuille de route était de « désimperméabiliser l’espace, végétaliser et créer un lieu de vie devant l’hôtel de ville », énonce-t-elle. À la place du bitume couleur charbon, des allées en béton désactivé, claires, créent aujourd’hui une promenade pour les piétons et égaient l’endroit, exposé au Nord. Au magnolia et au cèdre d’envergure, enracinés de longue date dans les talus, tout comme les micocouliers, la paysagiste a ajouté des essences aux feuilles caduques. À intervalles réguliers, les passants trouvent un mobilier urbain, des chaises autour de tables d’échecs, pour jouer, ou faire une halte. Un point d’eau complète l’ensemble. Autre changement, de taille : « Auparavant, il y avait des escaliers assez raides à l’entrée de la mairie. Désormais ils occupent toute la base de l’hôtel de ville », précise Noël Collura. « Ce projet s’inscrit dans la continuité des opérations de requalification et de verdissement du Port-Vieux, où nous avons planté 18 arbres, et du Domaine de la Tour, pour créer une trame verte dans la ville », souligne le maire.
* Suite à la démission d’Arlette Salvo, Alexandre Doriol, son 1er adjoint est devenu maire.
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Le nom de Pape Diouf donné au centre sportif de Belsunce
C’est une forte personnalité de la ville de Marseille qui a été honorée, ce mercredi, à Belsunce. Le centre sportif Pape-Diouf (décédé en mars 2020 du Covid-19) a été inauguré en présence de sa famille, dont son fils Karim, ainsi que de la maire des 1er et 7e arrondissements Sophie Camard (GRS). Ce nouveau lieu voit enfin le jour, quinze ans après les premières idées de transformation.
Un relooking total pour l’ancien couvent des Visitandines devenu un complexe de 885 m² sur trois étages. Des salles multisports, sports de combat et danse ont été créées et serviront aux écoles, centres aérés et associations sportives du quartier. Ce bâtiment, avec ses voûtes et sa charpente en bois, a été sublimé pour pouvoir offrir aux locaux un terrain d’épanouissement. Cette inauguration vient compléter le fait que le city stade jouxtant la bâtisse a été ouvert en 2015. À l’ombre des immeubles, non loin de la gare Saint-Charles, les jeunes ont maintenant un lieu pour pratiquer de nombreuses activités physiques.
Lors de son allocution, Sophie Camard a mis en avant le pourquoi du choix Pape Diouf pour ce centre sportif. « Il fallait quelqu’un symbolisant le quartier, une personnalité synonyme d’ascension. Pape Diouf était simplement aimé des Marseillais et Marseillaises. » La maire poursuit : « En avril 2024, les élus, quel que soit leur bord politique, ont validé à l’unanimité le choix de Pape Diouf pour le nom de ce centre sportif. » Après le feu vert de la famille, la décision a été entérinée. Sur l’estrade installée devant la façade de l’édifice, Karim Diouf a pris la parole pour évoquer le souvenir de son père. Des applaudissements ont suivi. « C’est une immense fierté et un grand honneur d’inaugurer ce lieu. Mon père est arrivé à Marseille à 18 ans. C’est là où il s’est installé, là où il a appris la vie et a créé ses premières connexions dans la ville. »
Pape Diouf, marseillais de préférenceBelsunce, lieu de rencontres, celle avec son premier amour, la mère de Karim, et simplement l’endroit où il aimait revenir, pour aller au café ou au restaurant.
Journaliste pendant 12 années à La Marseillaise (lire ci-contre), Pape Diouf a grandi grâce à sa ville d’adoption. Adopté, le mot est évident pour désigner la relation entre Marseille et l’ancien président de l’OM (2005-2009). La cité phocéenne l’a couvé et Pape Diouf a voulu le lui rendre tout au long de sa vie. « Il était fasciné par la ville, au point qu’il a longtemps repoussé son retour au Sénégal », en sourit son fils. S’il lui faudrait « trois millions de signes » pour décrire ce qu’il garde de son père, Karim apprécie l’image conservée par son aîné : « C’était un homme juste, simple et généreux. Je suis heureux qu’il ait laissé un héritage à Marseille, en France et en Afrique. »
Pape Diouf aimait le sport, la compétition mais aussi la jeunesse. L’idée de transmettre était essentielle. Avec une fresque en son honneur dévoilée face au centre sportif, il veillera à jamais sur le complexe portant désormais son patronyme.
« Je suis heureux qu’il ait laissé un héritage à Marseille »
Karim Diouf

