Tag: inauguration

  • Aix : dans la cité Corsy, une place publique flambant neuve

    Aix : dans la cité Corsy, une place publique flambant neuve

    Lundi matin, la place Jean Michel – nommée d’après une « figure » du quartier – est presque déserte : l’esprit de fête installé la veille, jour de son inauguration, s’est consumé. Cet espace, en plein centre du quartier de la cité Corsy vient d’être entièrement reconfiguré, depuis les travaux lancés en juin 2025 et bouclés le mois dernier. Bilan de ces travaux : « Plus de 4 000m2 d’espaces réaménagés », 64 arbres plantés, une désimperméabilisation « d’une partie des stationnements » mais aussi l’installation de deux caméras de vidéoprotection, parmi les quatre installées dans le quartier, rapporte la municipalité. 342 heures d’insertion ont également participé à restaurer cette place désormais recouverte de pavés blancs. Sur la place et autour, il y a les quelques nonchalants. « Ça ne change pas grand-chose, visuellement c’est agréable, c’est vrai. Mais ça n’enlève rien aux problématiques d’un quartier », répond cet habitant, avant de tracer sa route. Assis devant les agents des espaces verts, deux hommes estiment être « surtout contents que les travaux soient terminés ». Mais sur le peu d’habitants rencontrés, les premiers retours restent relativement positifs. « C’est apprécié quand les travaux s’excentrent ! Quand on donne de l’attention aux quartiers, pas qu’au centre-ville », pointe une autre habitante de la cité.

    Continuité d’un projet

    À l’accueil du centre social Albert Camus, qui jouxte la place flambant neuve et qui, dimanche, a organisé la grande journée d’inauguration, on trouve avantage à cette transformation. « Autrefois, ce n’était qu’un espace de terre battue, ce n’était pas forcément esthétique, il y avait aussi une route proche, retrace Didier, agent d’accueil du centre social. Ces travaux, et la fête d’inauguration, sont profitables pour nous aussi. Ça nous permet de recentrer notre activité, d’avoir une meilleure visibilité aussi. » Pour rappel, cette requalification a nécessité un « investissement total de 1,53 million d’euros TTC », rappelle la municipalité, cofinancée par la Ville à hauteur de 53,11% et à 46,89% par la Métropole. Il fait suite à des projets similaires sur les places Joséphine Baker, dans le secteur nord d’Aix et Marcel Tavé, et la transformation récente de la place Romée de Villeneuve dans le quartier d’Encagnane.

  • La plaine des sports du Mourillon offerte à tous

    La plaine des sports du Mourillon offerte à tous

    Un terrain de foot à cinq, du beach-volley, du tennis, du rugby, des tables de ping-pong, des agrès de fitness… Il y en a pour tous les goûts et tous les publics sur la plaine des sports du Mourillon. Et de toute évidence, chacun s’en donne à cœur joie. À l’arrière, des seniors en plein cours de gymnastique ; devant, les minots sur le skatepark ; et ailleurs, les adeptes des sports collectifs.

    « Toulon est une ville de sport et de sportifs », a déclaré la maire de Toulon, Josée Massi, lors de l’inauguration de ce nouvel équipement public, ouvert à tous et en libre accès, se félicitant du nombre de Toulonnaises et de Toulonnais qui ont déjà investi cet espace de 6 000 m2, ouvert depuis le 4 avril. Une très bonne nouvelle puisque l’ambition est d’en faire « un lieu qui regroupe, un lieu qui rassemble et qui relie ». à l’image d’ailleurs des plages du Mourillon, rappelle la première magistrate.

    Un investissement de 1,285 million d’euros d’autant plus salutaire que le projet vise également à « promouvoir une société plus inclusive, plus éducative ». « Car le sport, en plus d’être bon pour la santé, éduque, j’en suis persuadée », insiste Josée Massi.

    Et de citer, « un célèbre joueur de football, Pelé », qui « disait que le sport est un langage universel ». « En voyant ici tellement de visages différents, jeunes, seniors, Toulonnais, visiteurs… Comment ne pas être d’accord ? », interroge-t-elle.

    La diversité des pratiques comme celle des publics donne envie, c’est certain, de venir bouger, partager l’espace et transmettre les valeurs du sport.

    Et d’ici quelques semaines, un parcours ninja sera construit et ouvert aux seniors comme aux plus jeunes, afin de travailler l’agilité, la force, l’équilibre et l’endurance. Il n’y a plus qu’à s’y mettre.

  • Le centre hospitalier d’Avignon modernise son laboratoire d’analyses

    Le centre hospitalier d’Avignon modernise son laboratoire d’analyses

    C’est un service de l’hôpital d’Avignon invisible du grand public et qui tourne pourtant à plein tube : le laboratoire d’analyses, qui traite quelque 2,45 millions de tests par an. Il fonctionne H24 et 7 jours sur 7, grâce à une équipe de 6 secrétaires, 8 agents de service hospitalier, 12 biologistes et 59 techniciens. Du personnel qui bénéficie depuis peu d’un nouvel outil, une chaîne d’automates de dernière génération, visant à moderniser les analyses en bio-chimie et immuno-analyse.

    Un équipement inauguré ce jeudi, qui permet « d’augmenter la cadence d’analyse afin de répondre à l’augmentation d’activité, de réduire le délai de rendu de résultats aux prescripteurs, d’optimiser les temps de maintenances et de réaliser un panel plus important de tests avec une sous-traitance réduite », synthétise l’hôpital. Ces nouveaux automates concernent la principale spécialité de biologie du laboratoire, à savoir la biochimie (1,7 million d’analyses par an, soit 2 200 tubes par jour en moyenne). La microbiologie (245 000 analyses) et l’hématologie (400 000 analyses) y sont aussi réalisées. Cette modernisation a été conjointe avec l’hôpital de Cavaillon et « a suivi celle réalisée précédemment sur celui d’Orange en 2023 », visant « à l’harmonisation de l’analyse sur l’ensemble des établissements de Vaucluse ».

  • À Forcalquier, la biscuiterie, installée dans une ancienne forge, s’agrandit

    À Forcalquier, la biscuiterie, installée dans une ancienne forge, s’agrandit

    La biscuiterie de Forcalquier, installée dans une ancienne forge du XIXe siècle, a repris les locaux de la boulangerie mitoyenne qui a fermé ses portes il y a quelques mois. Elle a ainsi pu doubler sa surface et réorganiser l’atelier, désormais ouvert au public. Elle promet à ses visiteurs une « expérience immersive au plus près du geste de nos biscuitiers, de façon à comprendre les coulisses de la fabrication », avec l’atelier de production ouvert sur la boutique, grâce à ses grandes vitres transparentes.

    L’ancienne forge avait été transformée en biscuiterie en 2014. « On a pu développer ce savoir-faire de biscuitier qui valorise de belles filières agricoles locales, comme le dernier moulin familial à Malijai, dont toutes nos farines sont issues », explique Laure Pierrisnard, directrice générale en charge des manufactures du groupe Territoire de Provence, auquel la biscuiterie appartient.

    32 tonnes de biscuits y sont fabriquées chaque année. « Des recettes très traditionnelles issues des savoir-faire provençaux, comme les macarons de Haute-Provence, les navettes, avec une recette revisitée par Pierre Hermé, les croquants, le gibassier », détaille Laure Pierrisnard.

    « Il a fallu qu’on se batte, avec le maire de Forcalquier, pour que l’on poursuive la construction de ce bâtiment, parce qu’on était à deux doigts d’arrêter le projet en 2020 », s’est rappelé Michel Dalmasso, vice-président du conseil départemental, présent à l’inauguration.

    Xavier Pannecoucke, sous-préfet de Digne-les-Bains, a salué « l’entreprise emblématique ». Le premier adjoint au maire de Forcalquier, Gérard Vasseur, était également présent.

  • Un nouveau souffle pour la clinique de l’Espérance à Hyères

    Un nouveau souffle pour la clinique de l’Espérance à Hyères

    Après un an et demi de fermeture due à un incendie ravageur survenu en mai 2024, la clinique de l’Espérance, successeure de l’hôpital privé Sainte-Marguerite d’Hyères, a rouvert ses portes en janvier. Même structure, mais changement de nom et de direction : après sa mise en liquidation judiciaire en mars, l’établissement a été repris par le groupe Almaviva Santé en mai 2025, qui a investi environ 15 millions. 110 des 255 emplois que recensait l’hôpital ont pu être sauvegardés.

    La clinique a ainsi été inaugurée, jeudi soir, en présence de Véronique Bernardini, maire d’Hyères, Jean-Louis Masson, président (LR) du Département du Var, et Yann Coléou, PDG du groupe Almaviva.

    Malgré des effectifs moindres, la clinique assure un certain nombre de services, seulement pour les patients adultes : hémodialyse, médecine et chirurgie (maxillo-faciale, stomatologie et chirurgie orale ; vasculaire et endovasculaire ; viscérale et digestive ; gynécologie-obstétrique à l’exception des accouchements ; ophtalmologie, urologie ; orthopédique et traumatologique ; plastique et reconstructrice…). Avec un bloc opératoire et un service stérilisation totalement rénovés.

    L’établissement est aujourd’hui doté de 86 lits (contre 150 avant) : 17 en service de médecine, 26 en chirurgie (hospitalisation complète), 28 en chirurgie ambulatoire et 15 en unité de soins continus. 25 places supplémentaires s’ajouteront avec le centre de dialyse, pour le moment délocalisé à Toulon.

  • Vers une réhabilitation du Moulin de Notre-Dame à Avignon

    Vers une réhabilitation du Moulin de Notre-Dame à Avignon

    L’un des symboles de l’agriculture à Avignon, le Moulin de Notre-Dame, est en bonne voie pour retrouver une nouvelle jeunesse. Le Collectif Avignon Sud, qui regroupe les associations des quartiers situés au sud de la Cité des Papes, inaugure ce samedi 28 février un panneau historique au-devant du bâtiment, vieux d’un peu moins de 200 ans. Une première étape avant, ils l’espèrent, la suite du chantier.

    La bâtisse, qui se trouve au croisement du chemin du Moulin-de-Notre-Dame, avec l’allée Saint-Martial, et l’avenue de la Bouquetière, en plein cœur de la ceinture verte, est un « symbole de l’histoire agricole de la ville », estime Maxime Rieu, membre du collectif et secrétaire de l’Association de sauvegarde de la ceinture verte d’Avignon (ASCVA). Cette inauguration « plutôt symbolique » du panneau, qui orne la devanture depuis les années clinquantes, est l’occasion de remettre en valeur l’ensemble du site.

    Rénovation en attente

    Ainsi, le collectif se réunit dès 10 heures pour réaliser un « nettoyage citoyen des abords du Moulin » avant le début de l’événement. La restauration du panneau a été financée par la Caisse locale du Crédit Agricole d’Avignon.

    Mais, comme le Collectif Avignon Sud le rappelle, « cette initiative s’inscrit dans une dynamique plus large de rénovation du site ». En 2024, 75 000 euros avaient été accordés suite à la participation au budget participatif d’Avignon, afin « d’intervenir dans la première phase des travaux de rénovation de la grande salle au rez-de-chaussée », peut-on lire dans le projet déposé à l’époque. Et ce, afin de créer un lieu destiné à « rassembler et mettre en valeur les traces de l’histoire agricole d’Avignon » et en faire « un théâtre de transmissions culturelles et d’échanges entre la cité, la périphérie et la ceinture verte, une passerelle reliant les générations, les identités et la mémoire des quartiers alentour ».

    Le bâtiment avait servi pendant plus de 50 ans, au XIXe siècle, avant l’obstruction du canal d’eau qui l’alimentait. Il aurait ensuite servi d’étable, d’atelier pour des cours de mécanique, de permanence du Crédit Agricole (d’où la participation à la restauration du panneau), ou encore de salle pour les lotos du quartier.

    « Un lieu de mémoire »

    « C’est vraiment un point de repère emblématique pour les gens du quartier. On souhaite en faire un lieu de mémoire de l’agriculture passée et aussi mettre en avant l’agriculture de demain, ce qui fait la richesse d’Avignon », insiste Maxime Rieu. Mais la mise en route de cette réhabilitation prend du temps. D’autant que 120 000 euros supplémentaires ont été mobilisés par la SPL Grand Avignon Aménagement, qui « témoignent de l’intérêt collectif porté à la valorisation de ce site emblématique », insiste le collectif.

    Le responsable associatif évoque notamment des problématiques juridiques qui ralentissent la mise en route de ces réfections. Un bail emphytéotique avait notamment été signé avec la Ville d’Avignon, il y a plusieurs dizaines d’années, et celui-ci « était mal ficelé », glisse Maxime Rieu, qui assure que la question a été réglée depuis avec des avocats et des notaires. Mais, ces derniers mois, ce sont plutôt les élections municipales qui mettent en pause le processus. « On compte sur le prochain maire », conclut Maxime Rieu.

  • Martial Alvarez inaugure son local à Port-Saint-Louis

    Martial Alvarez inaugure son local à Port-Saint-Louis

    « On va gagner parce qu’on est les meilleurs », clame Martial Alvarez devant son local de campagne, inauguré pour l’occasion.

    Le maire (SE) de Port-Saint-Louis-du-Rhône, candidat à un nouveau mandat, a donné le ton de sa campagne, estimant qu’« aujourd’hui, on ne joue pas une présidence, ni une législative », dans un message adressé à ses adversaires. Il affirme ne pas apprécier « ces discours qui gâchent la ville et son unité ». Le candidat incite ses supporters à monter dans le train du « Port-Saint-Louis gagnant », son slogan de campagne affiché en devanture, tout en martelant que « rien n’est acquis, tout est fragile ».

    « Porte-parole

    du territoire »

    Martial Alvarez se représente pour un 3e mandat sans étiquette, bien que soutien d’Emmanuel Macron en 2022 et partisan de Martine Vassal (DVD) à la Métropole. L’édile vante « les qualités d’une équipe qui a porté des dossiers et d’un maire qui a tissé des liens avec les partenaires », revendiquant notamment son action sur le dossier de la santé. « C’est parce qu’on a travaillé avec l’Agence régionale de santé et nos partenaires pour restructurer l’hôpital de Martigues que l’ARS a posé les bases nécessaires », affirme le 1er magistrat saint-louisien, en référence aux 60 millions d’euros engagés pour le projet immobilier du centre hospitalier martégal.

    Beau parleur, Martial Alvarez assume : « Vos visages disent ah il parle bien le maire. Oui, car nous avons besoin d’un porte-parole pour le territoire pour relever les défis de la mobilité, du travail, de la jeunesse et ouvrir la maison de retraite ». Et promet le soleil après la pluie du samedi matin.

  • À Aix, la Plaine nature ouvre ses équipements à tous

    À Aix, la Plaine nature ouvre ses équipements à tous

    Inaugurée en avril dernier, la Plaine nature Carcassonne (autrefois complexe Georges-Carcassonne) a été pensée, par les services des sports de la Ville, comme un lieu ouvert à tous, gratuit et proche de la nature, puisque relié au Parc national urbain (PNU) et au Parc de la Torse. Surtout, la Plaine nature se veut proche du centre-ville, à une dizaine de minutes, et est desservie par les réseaux de bus, permettant ainsi aux jeunes (et aux moins jeunes) d’y accéder facilement. Le site a aussi été conçu pour être accessible aux personnes à mobilité réduite (PMR).

    Depuis son inauguration, la Plaine nature ne désemplit pas, fréquentée autant par les sportifs licenciés que par les familles. Ce nouvel écrin s’inscrit dans la dynamique créée l’année des Jeux olympiques, période durant laquelle la Ville d’Aix avait été labellisée « Terre de Jeux » et désignée comme deuxième ville la plus sportive de France. Les travaux, qui ont duré un peu plus de deux ans, représentent un investissement de plus de 15 millions d’euros. Le Département a financé à hauteur de 3,190 millions d’euros, la Métropole à hauteur de 1,954 million d’euros et la Région à hauteur de 400 000 euros.

  • Campus Hoche : l’Université de Nîmes entre dans une nouvelle ère

    Campus Hoche : l’Université de Nîmes entre dans une nouvelle ère

    Sous la chapelle restaurée, baignée de lumière et surmontée de son dôme majestueux, l’émotion était palpable ce mardi 20 janvier. Devant élus, représentants de l’État, partenaires institutionnels, personnels et invités, Benoît Roig, président de Nîmes Université, a inauguré la seconde et dernière tranche du site Hoche. Un moment attendu de longue date, qui marque l’aboutissement d’un projet engagé au milieu des années 2000 et devenu, au fil du temps, bien plus qu’un simple chantier immobilier.

    Installé dans l’ancien hôpital Gaston-Doumergue, fermé après les inondations de 1988 et les fragilités structurelles révélées par le temps, le site Hoche raconte à lui seul une histoire nîmoise : celle d’un patrimoine transformé en lieu de savoir. Racheté par la Ville en 2003, réhabilité par étapes successives – ouverture de Hoche 1 en 2013, livraison du bâtiment de recherche en 2023, puis restauration de l’aile sud-ouest et de la chapelle en 2026 –, le campus est désormais pleinement achevé.

    La dernière tranche inaugurée représente près de
    2 400 m² supplémentaires, avec dix salles de cours et douze salles de travaux pratiques dédiées aux pôles scientifiques (physique, chimie, biologie). Dès la rentrée prochaine, les formations scientifiques quitteront le site des Carmes pour rejoindre Hoche, permettant à terme l’accueil d’environ 1 500 étudiants sur ce campus en cœur de ville. Un équipement moderne, pensé pour les usages pédagogiques actuels, avec une attention particulière portée au confort thermique, visuel et acoustique.

    Au total, le projet représente un investissement d’environ 53 à 54 millions d’euros, financé dans la durée par l’État, la Région, le Département, l’Agglomération, la Ville et l’université elle-même. Un engagement collectif salué par le président de Nîmes Université, qui voit dans cette inauguration « l’aboutissement d’un projet mené sur le long terme », rendu possible par « l’appui constant de l’État et l’engagement déterminant des collectivités ».

    « Un nouveau chapitre »

    Mais pour Benoît Roig, pas question de parler de consécration ou de point final. « Ce n’est pas une fin, c’est un nouveau chapitre », a-t-il insisté, inscrivant cette inauguration dans une trajectoire plus large : celle d’une université construite progressivement, avec parfois peu de moyens mais une volonté intacte. De simples antennes universitaires dans les années 1980 à une université forte de plus de 6 000 étudiants aujourd’hui, implantée à Nîmes, Mende, Le Vigan et demain à Alès, le chemin parcouru est considérable. Lors de ses vœux pour 2026, prononcés à l’issue de l’inauguration, le président a réaffirmé la vocation profondément territoriale de l’établissement. Plaidant pour une université « ouverte sur les bassins de vie et les réalités sociales du département », il a rappelé que près de la moitié des nouveaux étudiants sont les premiers de leur famille à accéder à l’enseignement supérieur. Une donnée qui dit beaucoup de la mission sociale de Nîmes Université et de son rôle comme levier d’émancipation.

    Le message s’est aussi adressé aux élus et acteurs économiques présents : l’université doit être pleinement considérée comme un moteur d’attractivité, de cohésion sociale et de développement. « Il n’est pas nécessaire de passer le Vidourle ou le Rhône pour trouver des talents », a lancé Benoît Roig sous la chapelle, dans une formule qui a fait mouche. Avec son dôme reconstruit par les compagnons du devoir, sa chapelle transformée en salle de prestige, ses bâtiments mêlant mémoire et modernité, le site Hoche est désormais bien plus qu’un campus. Il devient un symbole : celui d’une ambition universitaire assumée pour Nîmes et pour tout un territoire qui, longtemps, a dû se battre pour faire reconnaître sa place dans le paysage de l’enseignement supérieur.

  • La Plateforme, à Gardanne, réunit sous un même toit culture et services

    La Plateforme, à Gardanne, réunit sous un même toit culture et services

    La livraison du chantier était l’un des objectifs de mandat du maire sortant. Dans ces anciens locaux d’Enedis, par ailleurs acquis par l’ancienne majorité, est désormais installé tout un espace d’arts et « de découvertes ». Le long de l’avenue de Nice, une bâtisse remodelée, modernisée, aux allures boisées et vitrée accueille désormais les élèves de l’École de musique et d’arts plastiques, des salles de répétitions et une salle de gaming, imaginée par l’élu municipal Vincent Bouteille. Dans les étages supérieurs sont aussi installés des services communaux parmi lesquels la Mission locale du Pays d’Aix, le Centre d’information et d’orientation et l’Accueil jeunes.

    Ce samedi, une foule compacte s’est engouffrée dans l’une des salles dédiée aux répétitions de musiques, baptisée Charles-Aznavour : ce jour, l’École de musique et d’arts plastiques est inaugurée. Un espace pédagogique, sera lui, nommé après Alain-Puech, ancien directeur de l’École d’arts.

    Un « bien commun »

    « Ce lieu est porteur d’ambition et de projets artistiques. Il va permettre aux équipes pédagogiques de réaliser sans contrainte et dans le plus grand confort des ateliers, des représentations et des expositions de qualité », présente Hervé Granier, maire (LR) avant de poursuivre : « Cet établissement n’est pas seulement un bâtiment communal qui accueille des activités, il est aussi un lieu d’apprentissage, d’échanges, de partage et de réalisation. Nous avons imaginé, lors de sa conception un lieu moderne, attractif, à portée des familles et innovant, un lieu d’expression et de partage au service de la vie culturelle locale. L’école de musique et d’arts est désormais un bien commun. Ici on ne parle pas de politique, de religion ou de choses qui fâchent. Ici, on rêve, on ambitionne, on projette. »

    Si le ruban a été coupé ce samedi, le lieu vit depuis le 12 janvier. Dans l’une des salles au rez-de-chaussée, le club de gravure vaque déjà à ses occupations. Parmi les occupants, le constat est unanime. « Mieux ici ? Il n’y a pas photo ! Autrefois, dans le centre, nos locaux n’étaient pas adaptés », lâche Jaqueline. « Avant, nous avions nos locaux boulevard Carnot, en centre-ville dans un vieux bâtiment rénové en 1983. Les locaux étaient au départ conçus pour 150, 180 élèves alors que là, nous sommes 320 sur l’École de musique et 220 sur l’École d’arts, soit plus de 500 élèves, précise Paul Giancaterina, directeur de l’École d’arts plastiques et de musique. Ce lieu va être appelé à vivre, un vendredi soir, un samedi soir, avec les concerts, une audition de classe… » Au total, le coût du projet s’élève à 4,32 millions d’euros hors taxes, incluant 1,9 million d’euros, hors taxes également.