Tag: Hérault

  • Embarquez pour des « voyages extraordinaires » au musée Médard à Lunel

    Embarquez pour des « voyages extraordinaires » au musée Médard à Lunel

    Dédié au livre et au patrimoine écrit, ce musée, construit autour des collections du bibliophile lunellois Louis Médard, dispose dans son fonds « de nombreux récits de voyage. On s’est rendu compte qu’on pouvait quasiment parcourir le monde avec ces livres », relate la directrice du musée, Valérie-Alice Dumoulin.

    Les cinq continents

    La commissaire d’expo a donc puisé dans les trésors de Louis Médard pour emmener les visiteurs sur les cinq continents, à travers les siècles (les ouvrages présentés vont du XVe au XIXe siècle). « L’ouvrage le plus ancien est un prêt exceptionnel de la bibliothèque de Montpellier. Il s’agit d’un incunable imprimé à la fin du XVe siècle, Les Chroniques de Nuremberg, colorisé à la main. Il présente notamment une carte du monde tel qu’il était connu juste avant les grandes découvertes », décrit Valérie-Alice Dumoulin. Des emprunts patrimoniaux aux bibliothèques de Nîmes et de Toulouse complètent cette riche sélection.

    Le radeau de la Méduse, invité exceptionnel

    Mais c’est un tableau de peinture qui sera le clou de l’expo ! « Dans les livres de voyage de Louis Médard figure un ouvrage de 1821 qui fait le récit du naufrage du radeau de la Méduse et le procès qui a suivi, où le capitaine a été condamné. Ça nous a donné envie de faire un focus sur cette aventure incroyable », relate la directrice. Qui a alors l’idée de présenter, en appui de ce récit, le célèbre tableau « Le Radeau de la Méduse », qui immortalise cette catastrophe maritime survenue en 1816 au large de la Mauritanie, provoquant la mort de 150 personnes. Impossible, bien sûr, de déplacer l’original peint par Géricault, de 7 mètres sur 5, qui ne quitte pas le Louvre. « Mais ce tableau a inspiré d’autres artistes, notamment Henri Regnault, un peintre voyageur orientaliste qui, en 1965, en a fait une copie conservée au musée d’Hyères, dans le Var. » C’est lui que les visiteurs pourront découvrir dans la section de l’exposition consacrée à l’Afrique.

    Le musée Médard a également voulu apporter un regard contemporain en invitant l’artiste-voyageuse Stéphanie Ledoux. Pastels et crayons dans la besace, elle parcourt la planète et dessine celles et ceux qu’elle croise sur son chemin, leurs habitats, la nature qui les entourent… Ses œuvres ponctueront les vitrines des cinq continents, échos contemporains aux ouvrages exposés.

    Enfin, « pour rendre cette exposition plus familiale », une séquence est également dédiée aux voyages imaginaires dans les mondes souterrains (Homère et la descente aux enfers, le Moyen-Age avec Dante, les premiers livres d’anticipation sur des mondes souterrains du XVIIIe siècle, sans oublier bien sûr Jules Verne et Tolkien avec le Hobbit, qui se déroule sous la montagne…) Pour le plus grand plaisir des petits, l’exposition se clora sur une expérience immersive avec une lampe torche et des lunettes 3D conçue à partir d’une BD de Matthias Picard, Jean Jambe et le mystère des profondeurs.

    Amélie Goursaud

    Du 17 avril au 20 septembre. Entrée libre et gratuite

  • Des milliers de lapins de garenne ravagent les cultures dans l’Hérault

    Des milliers de lapins de garenne ravagent les cultures dans l’Hérault

    L’ennemi numéro un a de grandes oreilles et fait ses coups la nuit… Alors que ses effectifs sont globalement en forte baisse dans le pays depuis plus de 25 ans, le lapin de garenne se porte comme un charme dans l’Hérault, où il est devenu, depuis quelques années, le cauchemar des agriculteurs des terres agricoles situées à l’est de Montpellier. Et pour cause : malgré un plan d’action de trois ans piloté par l’État entré en vigueur en octobre 2024, sa prolifération reste pour l’heure hors de contrôle. Et des hordes de dents déciment, chaque nuit, des milliers d’hectares de pousses de blé, de pieds de vignes, de salades, d’asperges, de fraises, de choux, de blettes… Au point de menacer la survie économique de certains agriculteurs.

    « C’est la première année où des structures commencent à parler de fermeture à moyen terme », confirme Baptiste Aberlenc, responsable, depuis près de 15 ans des Jardins de Bentenac, exploitation de maraîchage bio installée à Mauguio. « Ça fait quatre ou cinq ans que la présence du lapin se fait ressentir et à peu près trois ans qu’on est vraiment impactés », explique-t-il. « On a entre 20 et 30% du chiffre d’affaires qui est perdu chaque année ». Ce n’est pas faute d’avoir tenté des parades  : clôtures électriques, grillage enterré, rehaussement du grillage… Rien n’y fait.

    « Le problème, c’est le nombre »

    Malgré un investissement évalué à 10 000 euros sur ces trois dernières années, « tous les six mois, ils arrivent à s’adapter à ce qu’on met en place. On a l’impression qu’on ne va jamais s’en sortir », soupire Baptiste Aberlenc. « Même quand ils n’attaquent pas directement certaines cultures comme les courgettes, par exemple, ils s’en prennent aux tuyaux d’irrigation pour boire », explique-t-il. « Le problème, c’est le nombre. Ça m’arrive souvent de venir le soir pour regarder : autour de la clôture, sur 400 m de linéaire, vous avez 300 lapins… Et j’en ai vu sauter la clôture à l’endroit le plus haut, à 1 mètre 50 ! », témoigne le maraîcher héraultais. « L’année dernière, à Mauguio, les chasseurs en ont tué à peu près 15 000 sur la saison de chasse. Sachant qu’il y en a peut-être 5 ou 7 fois plus… Mais tout ça reste trop vague. Un vrai recensement serait nécessaire », estime Baptiste Aberlenc.

    « La problématique de la prolifération de lapins existe depuis plusieurs années dans l’Hérault. Depuis 2018, elle est particulièrement aiguë dans l’Est du département, entre Montpellier et Marsillargues. Elle est apparue également côté biterrois ces derniers mois », indique la préfecture qui, face à ce fléau, a mis en place un plan d’action en vigueur jusqu’à l’automne 2027, a minima. Depuis le début de l’année, déjà 72 arrêtés d’autorisation de capture de lapins ont été pris par la préfecture, contre 89 sur toute l’année dernière. Sept arrêtés de régulation administrative ciblant le lapin ont par ailleurs été pris pour trois mois et les circonscriptions concernées par le problème vont obtenir entre deux et trois louvetiers en renfort.

    Le 26 mars, une réunion sur le sujet s’est tenue en préfecture en présence de tous les acteurs (notamment le président de la chambre d’agriculture de l’Hérault, Jérôme Despey, qui est allé jusqu’à demander de faire appel à l’armée contre les lapins !). « Tous les outils réglementaires possibles ont été mobilisés dans le département. Seule la mise en œuvre complète de l’ensemble des outils du plan lapin, par tous les acteurs, peut atténuer cette nuisance », a déclaré la préfète de l’Hérault, Chantal Mauchet. « J’appelle donc les agriculteurs, les chasseurs, les maires et les gestionnaires d’infrastructures à se mobiliser dans le même sens, dans chaque commune concernée, pour réduire cette surpopulation de lapins  ».

  • Impôts sur le revenu : les nouveautés 2026

    Impôts sur le revenu : les nouveautés 2026

    Qui dit printemps dit, impôts sur le revenu ! La déclaration a beau être pré-remplie et le prélèvement a beau être désormais à la source, il est nécessaire de déclarer ses revenus. Y compris pour les foyers fiscaux non imposables, en proportion plus nombreux dans l’Hérault (61% des 783 517 foyers fiscaux) qu’en France (53%). Dans ce seul département, 1,244 milliard d’euros avaient été réglés en 2025 auxquels s’ajoutent 263 millions d’euros de prélèvements sociaux.

    Les contribuables ont jusqu’au 19 mai pour effectuer leurs démarches sur papier et dans l’Hérault jusqu’au 28 mai sur impots.gouv.fr. À noter que pour des « raisons d’économies » (5 millions d’euros), le formulaire papier n’est plus envoyé qu’à ceux qui en font la demande… sur leur espace numérique ! La Direction départementale des finances publiques de l’Hérault (Ddfip34) fait aussi valoir que l’accès à la messagerie sécurisée est à présent disponible sur smartphone avec un moteur de recherche amélioré grâce à l’intelligence artificielle (IA).

    Parmi les nouveautés fiscales 2026, le barème a été revalorisé à hauteur de 0,5 % pour une première tranche fixée à 11 601 euros (taux stable à 11 %). Pour les loueurs de meublés non professionnels, les seuils (de 77 700 à 15 000 euros) et l’abattement (30 % au lieu de 50 %) ont été abaissés. Le taux de la CSG a été augmenté. Un taux dérogatoire (9,2 %) cohabite avec le taux de droit commun (10,6 %). Les 120 foyers fiscaux héraultais soumis à la Contribution différentielle sur les hauts revenus (supérieurs à 250 000 euros annuels avec taux d’imposition moyen inférieur à 20 %) doivent verser un acompte entre le 1er et le 15 décembre.

    Des renseignements peuvent être demandés à l’administration fiscale via la messagerie sécurisée sur le site, au numéro vert 0809 401 401 (8h30-19h), en prenant un rendez-vous téléphonique ou dans les accueils de proximité (maisons France Services, services des impôts des particuliers).

    La moitié des contrôles déclenchés par l’IA !

    Après le prélèvement à la source, une autre « vraie révolution » concerne cette année « tous les acteurs économiques assujettis à la TVA, soit 10 millions d’acteurs en France », prévient Carole Vassal de la Ddfip34. Il s’agit de la facturation électronique. Au 1er septembre 2026, toutes les entreprises et les collectivités auront l’obligation de recevoir ces factures et de les émettre un an plus tard. Une réforme destinée à « renforcer la comptabilité des entreprises, diminuer les coûts de la facturation et à lutter contre les fraudes » et qui nécessite l’adhésion à l’une des 112 plateformes agréées, précise David Faure de la Ddfip34. Des amendes de 50 euros par facture, plafonnées à 15 000 euros par an sont prévues. « Il faudrait que tout le monde soit à bord au 30 juin ! », presse Laurent Guillon.

    Le directeur départemental des finances publiques insiste par ailleurs sur la lutte accrue contre la fraude fiscale dont la partie émergée de l’iceberg s’élevait en 2025 à 17,1 milliards d’euros dans l’Hexagone. Grâce aux partenariats avec la police/gendarmerie, la préfecture, l’Inspection du travail ou l’Urssaf, la Ddfip34 qui compte 150 agents traque les fraudeurs qui fournissent par exemple de faux justificatifs pour obtenir des crédits d’impôts. L’administration fiscale est aussi aidée par l’IA qui nourrit déjà la moitié des contrôles ! En 2024, l’IA a détecté dans l’Hérault 5 140 piscines non déclarées soumises à la taxe foncière (1 million d’euros récupérés). Cette année, les bâtiments non déclarés sont aussi passés au scan de l’IA. Mais les premiers fraudeurs restent les entreprises. Sur les 108 millions d’euros réclamés en 2025, 33 concernaient des sociétés. Les déclarations de succession et donations patrimoniales sont aussi dans le viseur. Enfin, la Ddfip34 est engagée contre le narcotrafic et le blanchiment d’argent sale. Le directeur, Laurent Guillon, rappelle que « frauder expose à deux types de sanctions : fiscales et pénales qui sont cumulables ».

  • [Quoi de neuf] Pénélope Diot : « On a voulu raconter des histoires de femmes »

    [Quoi de neuf] Pénélope Diot : « On a voulu raconter des histoires de femmes »

    Olivier Nottale : Pouvez-vous présenter votre association ?

    Pénélope Diot : Jasmin d’Orient existe depuis 20 ans dans le quartier Saint-Martin/Tournezy à Montpellier. Elle a été fondée par Samia Khouaja qui est toujours la présidente. À la base, l’association propose des cours d’apprentissage du français et des cours de gym. En arrivant dans ce quartier prioritaire avec beaucoup de familles monoparentales, Samia a vu beaucoup de femmes isolées sans activité. Elle a eu envie de créer des espaces pour ces femmes pour qu’elles puissent créer du lien, sortir de chez elles, de l’isolement. C’est aussi une association où il y a beaucoup de jeunes. On leur a proposé des actions culturelles, des sorties, des séjours, des cafés rencontres sur de l’accompagnement à la parentalité. C’est une association à l’écoute des besoins des territoires en offrant des solutions, des espaces, des projets participatifs. À travers l’apprentissage du français, la culture ou l’accès au sport, on va créer du lien social. On se décrit comme une association socio-culturelle.

    Rémy Cougnenc : Vous avez 20 bénévoles et 6 salariés. Ce sont des jeunes du quartier qui s’investissent ?

    P.D. : La plupart des bénévoles sont des enseignants FLE (français langue étrangère). Ils participent à nos actions dans l’espace public. Par exemple pendant deux ans au festival « Au rythme de la vie » qui n’a pas pu être maintenu pour des raisons financières. On a aussi des bénévoles de l’accompagnement scolaire du lundi au jeudi avec un maillage intergénérationnel.

    Rémy Cougnenc : Avez-vous perçu un risque de décrochage scolaire dans ce quartier en raison de la barrière de la langue par exemple ?

    P.D. : Une des problématiques de ce quartier c’est effectivement qu’on a beaucoup de jeunes en décrochage scolaire entre 16 et 25 ans. Des acteurs sont mobilisés comme la mission locale. Mais il y a un enjeu sur la jeunesse. On propose des stages d’initiation à la photographie, on a un agrément jeunesse et éducation populaire, on propose des débats philos avec des intervenants…

    Rémy Cougnenc : Les parents viennent-ils davantage vers vous de peur que leurs enfants ne tombent dans le fléau du narcotrafic ?

    P.D. : Il y a une inquiétude des parents et nous aussi notre rôle est de rassurer de mettre en lien avec des structures psy. La santé mentale est un sujet dans les quartiers et il y a peu de structures. Il faut déconstruire les idées reçues. On propose des espaces avec les mamans, autour de goûters on discute de troubles de santé mentale, sur comment discuter avec son adolescent… Les mamans se rassurent entre elles, se rendent compte qu’elles ne sont pas seules. On essaye de dynamiser le quartier parfois diabolisé dans les médias, de ne pas le rendre fantôme.

    Olivier Nottale : C’est vrai que les quartiers sont souvent stigmatisés sur de fausses idées…

    P.D. : C’est ce qu’on défend avec Samia. Les jeunes sont mobilisés dans ces quartiers, il y a beaucoup de solidarité, une interculturalité aussi. Le mélange des cultures crée du lien et des choses magnifiques. On essaye de valoriser l’image des quartiers.

    Rémy Cougnenc : De quels pays sont originaires les gens qui viennent vers l’association ? Avez-vous des Syriens, des Ukrainiens ?

    P.D. : Le cœur de l’activité de l’association c’est l’apprentissage du FLE. On compte 57 nationalités différentes. Il y a des apprenants qui viennent de partout dans le monde et de plusieurs endroits de Montpellier. On n’est pas cantonné à Saint-Martin. Cela crée des échanges riches. On développe des actions culturelles grâce à cette interculturalité. Par exemple, pour notre exposition créée cette année, on a 10 personnes de 6 nationalités différentes. On a des femmes du Liban, un homme d’Algérie, une femme d’Albanie… Aussi une personne qui vient d’Ukraine, beaucoup d’Amérique du Sud : Colombie, Mexique, Brésil. On a aussi des femmes chinoises, thaïlandaises, vietnamiennes…

    Olivier Nottale : Cette exposition sonore propose une rencontre avec des récits de femmes marquées par le déplacement, la transmission et la mémoire. Pouvez-vous nous en dire plus ?

    P.D. : C’est une exposition qui est le résultat d’actions collectives. L’idée c’est de créer une participation active des personnes. Dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes (le 8 mars), on a voulu raconter des histoires de femmes. C’est une exposition sonore. On a enregistré 7 personnes (10 ont participé aux ateliers) pour faire revivre leurs anecdotes, leurs histoires. L’idée c’était de parler de soi en tant que femme ou bien de parler d’une femme qu’on connaît : sa mère, sa sœur… et de croiser ces mémoires. On peut se rendre à cette exposition au Café social, près de la tour Saint-Martin. On est en train de visiter d’autres lieux d’exposition pour faire circuler ces récits, que d’autres personnes puissent les écouter dans d’autres quartiers et communes. On s’est aperçus que peu importe d’où on vient, des histoires très personnelles peuvent toucher d’autres gens.

    Retrouvez l’émission en cliquant sur le lien.

  • Le Printival enchante Pézenas

    Le Printival enchante Pézenas

    Concerts de jour ou de soirée, spectacles jeune public, vitrines artistiques… Durant 4 jours, du 22 au 25 avril, Pézenas va vivre au rythme bouillonnant du Printival. Créé en 2000 par Jackie Lapointe, le fils de Boby, et Sam Olivier, ce festival dédié à la chanson francophone, aujourd’hui piloté par la petite-fille du célèbre chanteur à la marinière, a conservé son esprit d’ouverture, d’éclectisme et de fantaisie. La recette d’un succès qui ne se dément pas, puisque la manifestation attire quelque 7 000 participants chaque année.

    Du solo intimiste à la transe collective, de la pop électro à la chanson engagée, la diversité est au rendez-vous de cette nouvelle édition qui propose, c’est une nouveauté, des pass festival 2 jours (50€ – 6 artistes) et 3 jours (75€- 9 artistes) permettant de composer un parcours à la carte.

    4 grandes soirées concert

    Comme chaque année, quatre grandes soirées ponctueront le festival. C’est la pop de Zaza Fournier qui ouvrira le bal mercredi 22 avril à 20h30 avec son nouveau spectacle « Fièvre humaine », dans lequel « elle raconte son parcours de femme  », décrit Dany Lapointe. Elle sera précédée du « parcours chanson » : 9 artistes sélectionnés sur un appel à candidatures présenteront des chansons qu’ils auront écrites et composées collectivement au terme de 6 jours de collaboration.

    Jeudi 23 avril à 21h, le Montpelliérain Dimoné dévoilera son nouveau spectacle en trio accompagné de Jean-Christophe Sirven et Alban Barate, avant de laisser la place à David Walters qui tisse, entre beats électroniques et folk acoustique, un univers métissé où s’entrelacent ses racines afro-caribéennes et ses inspirations modernes.

    Vendredi 24 avril à 21h, soirée féminine avec Alma Rechtman, « dont les textes sont des poèmes écorchés, des confidences, parfois des coups de griffes », qui assurera la première partie de Mathilde, « une artiste à la voix magnifique qui a fait The Voice en 2015, qui vient du chant lyrique et qui est très engagée dans les luttes féministes », présente Dany Lapointe.

    Samedi 25 avril à 21h, enfin, bouquet final avec le groupe montpelliérain Full Tükan, qui fait se croiser la techno et les sonorités latines, suivi de Vaudou game, « du funk dansant qui emmène dans une sorte de transe collective et joyeuse. »

    Mais le festival battra également son plein en journée, avec des concerts à midi (gratuits) puis à 19h, des spectacles jeune public ou encore des vitrines artistiques*.

    Enfin, moment emblématique du Printival à ne pas rater  : le fameux « concours de marinières » (samedi 25 avril à 17h) en hommage à Boby Lapointe, qui a réuni 3 400 personnes sur le cours Jean Jaurès l’an dernier !

    * Infos et billetterie : printivalbobylapointe.com

  • Occitanie : l’épandage par drones, une bonne solution ?

    Occitanie : l’épandage par drones, une bonne solution ?

    Le mois de mars a été marqué par de fortes précipitations dans l’Hérault, excédentaire à 50% selon le dernier bulletin de Météo France. Conséquences pour les viticulteurs ? Des vignes inondées et inaccessibles, pouvant favoriser l’apparition de mildiou. Alors, la FDSEA34 avait demandé une dérogation pour traiter les vignes par drone. Demande reçue cinq sur cinq puisque le 26 mars, la ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, autorisait « l’épandage par drone de cuivre dans les zones géographiques impactées de l’Aude, de l’Hérault, du Gard et des Pyrénées-Orientales où les traitements à pied ne sont pas réalisables » jusqu’au 30 avril.

    Sauf que le vent a commencé à souffler, rendant l’utilisation de drones impossible tout en diminuant les risques d’apparition du mildiou. « Mais on risque d’avoir de plus en plus des hivers et des débuts de printemps très pluvieux puis des périodes sèches. Sauf que les vignes avec des chaleurs et une forte pluviométrie débourrent plus tôt donc si on n’intervient pas pour protéger le végétal des maladies, on risque d’avoir des attaques de mildiou conséquentes », souligne Jérôme Despey, secrétaire général de la FNSEA et président de la chambre d’agriculture de l’Hérault. Pour le moment, la loi autorise l’épandage dans des cas spécifiques, notamment pour les cultures situées sur des pentes de plus de 20 %. « Pour éviter de faire chaque année une demande de dérogation, des discussions sont en cours pour mettre en place un décret, il y a une consultation publique jusqu’au 23 avril. Nous souhaitons obtenir un décret d’application du traitement aérien de façon pérenne », poursuit Jérôme Despey.

    La Conf’ vent debout

    De plus, le viticulteur met en avant le fait que le traitement aérien est plus précis que l’épandage classique, « permettant une meilleure sécurité pour les agriculteurs et les riverains ». Un constat qui n’est pas partagé par tous les agriculteurs. Dénonçant « un pansement sur une jambe de bois », Morgane Bara, porte-parole de la Confédération paysanne, fait valoir des « études sur la qualité de l’air montrant des produits phytosanitaires pulvérisés au sol se retrouvant dans l’air. » L’agricultrice estime « avoir besoin d’une réflexion plus large que l’immédiateté en changeant notre approche agricole : au lieu d’être destructrice, elle devrait être constructrice. » Deux visions qui rappellent à quel point le monde agricole est fracturé.

  • Dans le secondaire, les collèges payent le prix fort

    Dans le secondaire, les collèges payent le prix fort

    « Jusqu’à présent on avait une hausse des effectifs que les moyens alloués ne suffisaient pas à compenser, et maintenant qu’on a un léger tassement démographique, on nous enlève plus massivement des postes et des moyens », dénonce Stéphane Audebeau, co-secrétaire académique du Snes-FSU Montpellier. Le second degré (collèges et lycées) n’est pas épargné par les suppressions de postes et les fermetures de divisions, conséquences directes « d’une baisse des dotations horaires globalisées dans tous les départements de l’Académie », qui cible plus particulièrement les collèges.

    Ceux du Gard accusent une perte de 868 heures et ceux de l’Hérault, une baisse de plus de 500 heures d’enseignement, qui se traduisent respectivement par la suppression de 26 et 21 postes d’enseignants à la rentrée prochaine. Si on pousse un peu plus dans le détail, les 21 postes supprimés dans l’Hérault sont le résultat de 46 suppressions auxquelles sont soustraites 25 créations, mais des créations quasiment toutes (20) dévolues aux deux nouveaux collèges, à Juvignac et Maraussan, qui ouvrent en septembre. Autrement dit, « si on enlève les deux nouveaux établissements, c’est 41 suppressions. C’est pour ça qu’on parle vraiment de saignée au collège pour cette rentrée 2026 », insiste le représentant du Snes FSU.

    « Cette baisse démographique est instrumentalisée »

    L’Académie justifie ses choix par une baisse des effectifs scolaires, que Stéphane Audebeau préfère qualifier de « tassement ». « Sur les lycées de l’Académie, cette baisse est de – 0,6%. Dans les collèges de l’Hérault, on est à
     0,8%… C’est très faible. Cette baisse démographique est complètement instrumentalisée. Elle est vraiment à relativiser. Ensuite, pour nous, c’est une chance historique qu’on attend depuis longtemps de pouvoir améliorer le fonctionnement du système éducatif, alors que depuis plus de 10 ans les moyens par élève ont considérablement baissé et les effectifs par classe, augmentés. Là, on s’en éloigne complètement », déplore le syndicaliste.

    Bien que moins impactés, les lycées ne sont pas pour autant épargnés. « S’ils ont reçu, au niveau académique, une dotation équivalant à zéro, c’est-à-dire pas de baisse ni de moyens supplémentaires, au final on assiste quand même à 14 suppressions de postes dans l’Académie, sachant qu’un nouvel établissement ouvre à Cournonterral, dans l’Hérault, qui absorbe 22 créations », détaille Stéphane Audebeau.

    Au-delà des postes d’enseignants, certains dispositifs sont également sacrifiés, notamment dans les collèges, en lien avec la baisse des dotations horaires globales. « Il y a tout un ensemble de dédoublements, en sciences et langues vivantes notamment, qui ne sont plus possibles parce que les collèges n’ont pas de marge suffisante pour les mettre en place. On est aussi parfois obligés, sur certaines options, je pense notamment à l’allemand, l’italien ou l’occitan, de regrouper plusieurs niveaux (5e, 4e, 3e…) dans un même groupe », regrette le co-secrétaire académique du Snes-FSU Montpellier. Qui pointe également « le manque de personnels de vie scolaire et de santé » dans les établissements.

  • [Entretien] Laurent Bouby : « Le Sud de la France est le berceaude la viticulture dans le pays »

    [Entretien] Laurent Bouby : « Le Sud de la France est le berceaude la viticulture dans le pays »

    La Marseillaise : La vigne domestique arrive en France par Marseille il y a 2 600 ans. En quoi est-ce une étape importante pour la viticulture ?

    Laurent Bouby : C’est véritablement le début d’une viticulture d’importance en France. Avant, les gens ont pu cultiver de la vigne sauvage, mais avec des résultats assez aléatoires. La vigne sauvage et la vigne domestique sont très proches biologiquement. Ce sont deux sous-espèces interfertiles qui se croisent facilement. Mais pour un vigneron, ce sont des plantes très différentes.

    Pourquoi ?

    L.B. : Les formes domestiques ont été sélectionnées pour leurs caractéristiques propices à la viticulture et la production de vin. Les fruits sont plus gros et plus juteux que ceux des vignes sauvages – qui sont eux remplis de pépins. Et les fleurs des vignes domestiques sont hermaphrodites : elles peuvent s’auto-féconder, ce qui rend la fécondation plus sûre et maximise la production de fruits. Pour la vigne sauvage, c’est plus aléatoire.

    Quelle place occupe le Sud de la France dans l’émergence de la viticulture dans le pays ?

    L.B. : C’est le berceau de la viticulture en France. Après son arrivée à Marseille, la culture de la vigne domestique se répand très vite sur le pourtour méditerranéen français. Nous en retrouvons des traces à Saint-Maximin il y a 2 500 ans, puis à Martigues, Lattes, Nîmes, Antibes… À la différence des Marseillais, ils ne vendent pas leur vin au début. Le commerce arrive à l’époque romaine, vers le Ier siècle de notre ère. La région méditerranéenne se couvre alors de vignobles.

    Propos recueillis par X.B.

  • Un budget de 718 millions pour lancer le mandat à Montpellier

    Un budget de 718 millions pour lancer le mandat à Montpellier

    Mardi 14 avril, le nouveau conseil municipal de Montpellier a adopté (53 voix, 8 LFI contre, 8 abstentions du groupe Altrad), le premier budget de la mandature. Qualifié par le maire Michaël Delafosse (PS) de « responsable, sérieux et volontariste » en dépit d’un « contexte d’incertitudes » sur les recettes fiscales et du « désengagement progressif de l’État » ajoute Julie Frêche (PS), le budget 2026 de la Ville s’élève à 718 millions d’euros (ME). Malgré l’inflation (2,6% attendus en 2026), le « choix fort » a été fait de ne pas augmenter les taux de la taxe foncière bâtie (52,63%), non bâtie (112,71%) et de la taxe d’habitation (22,49%) sur les résidences secondaires.

    Autre double pari ambitieux : celui des « efforts de gestion sans transiger la qualité des services publics ». Dans une ville à la « solvabilité préservée », « chaque euro dépensé doit être utile », prévient Serge Guiseppin, l’adjoint aux finances. Sous réserves d’ajustements, 240 ME doivent être dépensés en investissement et 396 ME pour le fonctionnement (dont 222 ME en dépenses de personnel).

    Des projets déjà contestés

    Sur les 498 ME affectées aux politiques publiques, l’école (nouveaux groupes scolaires), les crèches et l’alimentaire se taillent la part du lion avec 181 ME. 64ME seront consacrés à l’aménagement (foncier, Zac Montpellier Sud, ravalement des façades…), 53 ME à la sécurité (vidéo-protection, lutte contre les tags…), 44 ME à la solidarité (CCAS, Ehpad, tarifs sociaux dans les cantines…), 38 ME au sport (assos, clubs…) et à la culture (Moco, Pavillon Populaire…) ou encore 32 ME à la transition écologique.

    Parmi les projets emblématiques, figure la future cité de l’alimentation (60 ME) qui en 2028 « produira près du marché gare 16 000 repas bio et locaux pour renforcer notre souveraineté alimentaire », détaille Marie Massart. À l’élu d’opposition LFI Antoine Bertrand qui préférerait « la gratuité des cantines » à la tarification sociale (repas dès 50 centimes), l’écologiste répond. « Ce n’est pas comparable aux transports. Le coût serait élevé (100ME) avec un risque de saturation des cantines ».

    L’écolo Stéphane Jouault a vanté le projet (8,3ME) de la « grande boucle piétonne » du futur « poumon vert » du nord (parc Lunaret, Lavalette, Montmaur) et Serge Guiseppin celui de l’Hôtel des Sécurités (17,8 ME) en devenir à Celleneuve. De quoi agacer Livia Jampy (LFI). « C’est open bar pour le tout répression et des miettes pour répondre à la crise sociale ». Attaque contre laquelle Hervé Martin (PCF) dégainera l’« agence municipale du logement ».

    Pas de quoi convaincre Salim Jahwari (pro-Altrad) qui pointe les 468 ME de dette (et 117 ME d’emprunt) ni Nathalie Oziol (LFI). « Ce budget est la mise en œuvre de la feuille de route austéritaire dictée par le gouvernement ». Caricatural pour l’écolo Manu Reynaud qui, face à ce « macronisme fantasmé », invite LFI à « ne pas se tromper de combat ni d’adversaire à la Présidentielle ».

  • Le Printival enchante Pézenas

    Le Printival enchante Pézenas

    Concerts de jour ou de soirée, spectacles jeune public, vitrines artistiques… Durant 4 jours, du 22 au 25 avril, Pézenas va vivre au rythme bouillonnant du Printival. Créé en 2000 par Jackie Lapointe, le fils de Boby, et Sam Olivier, ce festival dédié à la chanson francophone, aujourd’hui piloté par la petite-fille du célèbre chanteur à la marinière, a conservé son esprit d’ouverture, d’éclectisme et de fantaisie. La recette d’un succès qui ne se dément pas, puisque la manifestation attire quelque 7 000 participants chaque année.

    Du solo intimiste à la transe collective, de la pop électro à la chanson engagée, la diversité est au rendez-vous de cette nouvelle édition qui propose, c’est une nouveauté, des pass festival 2 jours (50€ – 6 artistes) et 3 jours (75€- 9 artistes) permettant de composer un parcours à la carte.

    4 grandes soirées concert

    Comme chaque année, quatre grandes soirées ponctueront le festival. C’est la pop de Zaza Fournier qui ouvrira le bal mercredi 22 avril à 20h30 avec son nouveau spectacle « Fièvre humaine », dans lequel « elle raconte son parcours de femme  », décrit Dany Lapointe. Elle sera précédée du « parcours chanson » : 9 artistes sélectionnés sur un appel à candidatures présenteront des chansons qu’ils auront écrites et composées collectivement au terme de 6 jours de collaboration.

    Jeudi 23 avril à 21h, le Montpelliérain Dimoné dévoilera son nouveau spectacle en trio accompagné de Jean-Christophe Sirven et Alban Barate, avant de laisser la place à David Walters qui tisse, entre beats électroniques et folk acoustique, un univers métissé où s’entrelacent ses racines afro-caribéennes et ses inspirations modernes.

    Vendredi 24 avril à 21h, soirée féminine avec Alma Rechtman, « dont les textes sont des poèmes écorchés, des confidences, parfois des coups de griffes », qui assurera la première partie de Mathilde, « une artiste à la voix magnifique qui a fait The Voice en 2015, qui vient du chant lyrique et qui est très engagée dans les luttes féministes », présente Dany Lapointe.

    Samedi 25 avril à 21h, enfin, bouquet final avec le groupe montpelliérain Full Tükan, qui fait se croiser la techno et les sonorités latines, suivi de Vaudou game, « du funk dansant qui emmène dans une sorte de transe collective et joyeuse. »

    Mais le festival battra également son plein en journée, avec des concerts à midi (gratuits) puis à 19h, des spectacles jeune public ou encore des vitrines artistiques*.

    Enfin, moment emblématique du Printival à ne pas rater  : le fameux « concours de marinières » (samedi 25 avril à 17h) en hommage à Boby Lapointe, qui a réuni 3 400 personnes sur le cours Jean Jaurès l’an dernier !

    * Infos et billetterie : printivalbobylapointe.com