Tag: Hautes-Alpes

  • La Marseillaise dans les Hautes-Alpes, un moment de convivialité et de lutte

    La Marseillaise dans les Hautes-Alpes, un moment de convivialité et de lutte

    Ce samedi à la salle 750 à la Bâtie-neuve, la Fête de La Marseillaise était presque aussi attendue que le retour du journal lui-même. Une table ronde en compagnie de journalistes du Dauphiné Libéré, de Ram05 et de BFMDICI a animé la matinée, avant l’ouverture de la restauration à midi.

    En parallèle, plusieurs associations tenaient des stands sur place, de Terres de lien, association qui acquiert des terres agricoles pour installer les jeunes paysans, à France Solidarités Palestine et Solidarité Madagascar en passant par la coopérative Scop-Ti, célèbre pour son mouvement social de 1336 jours et ses thés. « Cela montre la symbiose entre un certain nombre d’associations et de mouvements et ces moments de retrouvaille, de convivialité, sont importants pour créer de la solidarité entre nous », a souligné Frédérique Lainé, présidente du comité alpin des Amis de La Marseillaise, qui a beaucoup œuvré pour que notre journal parte à la conquête des Alpes.

    « L’envie de rencontrer les acteurs de la presse, c’est quelque chose qui revient beaucoup dans les discussions ici, pour qu’ils puissent parler de leurs contraintes, des pressions, des réalités des médias qui ne sont pas aux mains des milliardaires », rapporte-t-elle.

    L’occasion était aussi de se serrer les coudes dans une période politique inquiétante qui vire au brun, et de s’appuyer sur les conseils des anciens. « La Marseillaise porte une ligne éditoriale précieuse, surtout dans cette période où l’on nous met en condition de concevoir et d’accepter la guerre comme une nécessité, où l’on fournit des milliards d’euros pour des armes, pour tuer, alors qu’on refuse d’allouer des crédits à la santé, à l’éducation, pour tout le service public », a affirmé Antoine Mignemi, survivant de la rafle du Vieux-Port à Marseille en 1943 et infatigable militant communiste.

    De la musique qui secoue pour une fête engagée

    L’après-midi a été rythmée par les Fralibos, groupe formé par des ouvriers de l’usine à thé Fralib durant leurs 1336 jours de grève, une musique aux accents de solidarité et de progrès social qui résonne avec les valeurs de La Marseillaise. Pour la soirée, la scène du 750 a vu défiler la musique punk du groupe Red Shift de Chorges, puis le rock haut-alpin de De Mist et le néo-métal montagnard de Spit on that thing, avant de conclure avec Airain, groupe de métal Embrunais.

    Fatigués mais heureux, les artisans de la Fête, pensaient déjà à l’année prochaine.

  • Précarité alimentaire : les associations fixent les besoins dans les Hautes-Alpes

    Précarité alimentaire : les associations fixent les besoins dans les Hautes-Alpes

    En 2026, la précarité alimentaire concerne 16% des Français, soit 8 millions de personnes. Or 78% des personnes en situation de précarité ne demandent pas d’aide par peur de la stigmatisation ou par manque d’information. Autant dire qu’il s’agit d’une urgence nationale. C’était d’ailleurs l’objet des Rencontres solidaires de ce vendredi, organisées par le Département des Hautes-Alpes et l’Agence de développement. Deux acteurs qui ont identifié cette urgence, puisqu’a été lancé un observatoire de la précarité alimentaire en décembre dernier.

    « Chaque association

    est dans son couloir »

    L’observatoire a déjà glané des premiers chiffres pour les Hautes-Alpes : 17% de la population, soit une personne sur six, y est en situation de précarité alimentaire. Encore jeune, le but de cet observatoire va être de continuer à récolter des chiffres et à faire le lien et donner une direction de travail aux différents acteurs : pouvoirs publics, services sociaux, associations, etc.

    Le moment a aussi permis au monde associatif de pointer les manques ou les progrès à faire dans la lutte contre la précarité alimentaire. Ainsi, au moment d’évoquer les dispositifs de formation, Jean-Claude Eyraud, président de l’Union départementale de l’économie sociale et solidaire, a regretté un manque de coordination entre les structures : « Chaque association est dans son couloir. C’est normal que chacun fasse ses formations, vous défendez votre culture », a-t-il d’abord plaidé. « Mais on n’a pas parlé d’un sujet qui est préoccupant, c’est qu’on n’a pas de Banque alimentaire sur le territoire. On ne peut pas continuer comme ça, pour une raison simple : la pauvreté gagne du terrain et on nous signale encore des demandes d’aides supplémentaires. Si on n’arrive pas à casser les cloisons entre nous, on ne sortira pas de cette situation. »

    Le manque de logement sur le territoire complique aussi l’implantation des structures d’aide alimentaire. Robert Durand, de l’association Alisol, a rapporté que son collectif cherche depuis un an et demi un local à Veynes pour y implanter une épicerie solidaire, sans succès. « Soit les propriétaires veulent bien louer mais à condition qu’on fasse les travaux, soit, on entend des échos, que ça provoque de l’inquiétude dans l’environnement immédiat. En d’autres termes, on a peur des pauvres, ça dérange, ça gêne », a-t-il alerté. Face à cette impasse, il en appelle à revoir les conditions d’aides publiques : « Soit les pouvoirs publics nous louent un local, soit, l’autre cas, c’est d’avoir des subventions, mais elles nous sont refusées parce qu’on n’a pas de local, mais on n’a pas de local parce qu’on n’a pas d’argent. Peut-être la puissance publique devrait s’interroger sur la façon dont les subventions sont données », a-t-il proposé.

  • À Gap, malgré la perte des silos,les hirondelles sont toujours là

    À Gap, malgré la perte des silos,les hirondelles sont toujours là

    « Il y a 400 nids et ils sont tous pleins, il y a donc au moins 800 hirondelles et martinets », confirme Eliane Dupland coordinatrice de la Ligue de protection des oiseaux (LPO) de Gap. Ce mercredi matin, avec un groupe de bénévoles, elle est venue compter les hirondelles de fenêtre et les martinets noirs sur l’ancien site des silos à grain. Ces bâtiments de stockage du grain, détruits en 2021, étaient un refuge de l’hirondelle de fenêtre, espèce menacée en France. Le principal problème pour l’hirondelle est qu’à la différence du martinet, elle ne niche pas dans les cavités des bâtiments mais construit ses nids de boue sur les parois. Or, cela lui est impossible sur la plupart des façades des constructions modernes.

    Un temps boudés, les nids sont pleins

    « Avec le plan de démolition, on est intervenus pour que les nids soient pris en compte. Ainsi, il n’y a pas eu de travaux pendant les périodes de nidification, et une mare a été créée à proximité pour que les hirondelles y cherchent la boue pour leur nid, explique Eliane Dupland. Depuis un an, le nouveau bâtiment est construit, on y a fait mettre des nids artificiels, en béton de bois, car, autrement, le ciment du bâtiment glisse trop pour qu’elles y fassent leur nid. » Malgré ces mesures, Eliane explique que les bénévoles sont « restés très inquiets car les premières années les nids n’étaient pas occupés, elles semblaient les bouder. » Finalement, cette dernière prospection permet de constater que les hirondelles s’en accommodent très bien. D’après la LPO gapençaise, les nids ont été conçus par une entreprise de Toulon, ville pionnière dans les mesures de protection des hirondelles en milieu urbain.

  • La gestion des finances de la ville agite le conseil municipal de Gap

    La gestion des finances de la ville agite le conseil municipal de Gap

    La minute de recueillement en hommage à Jean-Claude Maigre, ex-élu gapençais ayant occupé plusieurs responsabilités dont à l’office municipal des sports, aura été un des rares moments de concorde de la séance de ce mercredi au conseil municipal de Gap. Pendant plus de deux heures, les débats ont porté sur le dernier rapport de la Chambre régionale des comptes, paru ce mercredi même, laquelle s’est montrée sévère avec la gestion de Roger Didier. « Ce que ce rapport exprime, c’est que vous êtes de mauvais gestionnaires, a pointé Elie Cordier, élu municipal d’opposition. La CRC relève de nombreuses insuffisances, irrégularités et faiblesses, dans des domaines essentiels de la gestion municipale. » Des propos « déformants », a répondu Roger Didier, qui a défendu « un mode de gestion d’une équipe qui a énormément travaillé pour embellir cette ville » et qui n’a « pas rencontré d’avis négatifs des citoyens puisque nous sommes réélus depuis 2007. »

    Point crucial du rapport, qui a suscité des échanges intenses, la chambre affirme que « la commune inscrit d’importantes dépenses nouvelles, afin d’équilibrer son budget (…), qui ne sont que très partiellement consommées. Ce faisant, la commune peut être regardée comme inscrivant des dépenses fictives, entachant la sincérité de son budget. » Les magistrats pointent des recettes de fonctionnement systématiquement sous-estimées alors que celles-ci sont régulièrement revues à la hausse par des taux de taxes à Gap « très supérieures » aux communes de la même strate. Enfin, ils pointent un taux d’exécution des dépenses de fonctionnement à 69%, jugé insuffisant. Pour Charlotte Kuentz, élue d’opposition, il existe « un gouffre abyssal entre ce qui est prévu au budget primitif et ce qu’on constate des dépenses qui sont réellement exécutées, je rappelle que tout au long du mandat vous avez prévu des budgets qui allaient de 21 à 33 millions d’euros, qui font tourner le quotidien de la commune et en réalité, on constate dans le compte financier unique que vous n’en dépensez que huit millions. » Une méthode de gestion que Roger Didier a assumée et défendue. « Vous proposez de basculer une grande partie de ce que le maire ne bascule pas pour les dépenses de fonctionnement alors qu’aujourd’hui qu’Y a-t-il à revoir dans le fonctionnement de la commune ? a répondu Roger Didier. Je n’entends aucune critique de mes concitoyens ni de mes salariés. La ville est superbe, la ville est propre, les services sont bien tenus et l’activité est au top. » Malgré les remontrances du rapport, l’édile a confirmé qu’il ne comptait « rien changer » à sa gestion financière de la commune et a fustigé un rapport rédigé, selon lui, par des personnes n’ayant jamais eu la responsabilité de gérer une collectivité…

  • Hautes-Alpes : un nouveau schéma pour une décennie de tourisme

    Hautes-Alpes : un nouveau schéma pour une décennie de tourisme

    « Notre activité touristique a progressé de manière remarquable ces dernières années, que ce soit en termes de fréquentation, de nuitées, de visiteurs accueillis ou de retombées économiques », a annoncé Patrick Ricoux, vice-président chargé de l’attractivité du territoire, en préambule de l’adoption du nouveau schéma de développement du tourisme. Or, si « l’activité touristique s’est métamorphosée », comme il le rappelle, « le but de ce nouveau plan n’est pas de reproduire ce qui a été fait ces dix dernières années, au vu des évolutions des pratiques, mais de l’enrichir ».

    Développer et préserver

    Le tourisme apparaît en effet comme le moteur économique majeur du département. Entre 2015 et 2025, le chiffre d’affaires du secteur a progressé de 28% avec 919 millions d’euros générés pour l’année 2025. Il représente 25% du PIB des Hautes-Alpes, 5 millions de visiteurs par an et 15 000 emplois directement en lien avec le tourisme. Après cette décennie fructueuse pour les Hautes-Alpes, ce nouveau schéma a pour but d’établir de nouveaux objectifs. Très vite un point de tension est apparu : comment concilier l’attractivité touristique et préserver le cadre naturel, en bref continuer d’attirer sans créer de surfréquentation.

    « L’attractivité de notre département repose avant tout sur ce qui fait son identité : des paysages préservés, des espaces naturels remarquables, des villages authentiques. C’est parce que nous avons su préserver ces paysages que nous arrivons à attirer des visiteurs. Alors je souhaite poser une question simple, jusqu’où devons-nous développer notre tourisme sans dénaturer ce qui fait précisément sa force ? », a questionné Gérard Ténoux, vice-président en charge de l’habitat. De son côté, Yvain Chaix, président de l’agence de développement des Hautes-Alpes, a assuré qu’« un grand objectif du schéma c’est de garantir le développement du tourisme haut-alpin tout en veillant sur nos milieux et nos hôtes ». Toutefois, l’heure n’est pas à l’écologie radicale : « On souhaite s’engager dans une voie de développement, bon nombre de nos contemporains prônent la décroissance, ce n’est pas le sujet de ce schéma, il s’inscrit dans une dynamique de croissance car on sait comme c’est important pour fixer les populations et créer des emplois. »

    Faire adhérer

    la population

    Le schéma a aussi pour ambition affichée de s’assurer de l’adhésion des populations locales. « On voit bien qu’il y a un sujet central sur l’acceptation du développement touristique », a rappelé Yvan Chaix. Toutefois, une adhésion totale s’apparente à « un vœu pieux », pour Jean-Baptiste Allaud, conseiller départemental : « On voit bien au sujet de l’organisation des JOP 2030, qu’il y a toujours des gens qui dénonceront les actions que nous portons (…). Il y a des gens qui se sont installés dans notre département dans l’idée que dès leur installation, il faudrait que rien n’évolue. Même s’il faut intégrer certains points de vue on ne peut pas aller dans la démarche d’arrêter de développer notre département du point de vue touristique », a-t-il affirmé.

  • L’hôpital de Gap ambassadeur du don d’organes

    L’hôpital de Gap ambassadeur du don d’organes

    « Parlez du don d’organes ! », voilà le mot d’ordre du nouveau partenariat entre l’Hôpital de Gap et l’association pour le don d’organes et de tissus (ADOT). À l’occasion de la journée nationale de prévention pour le don d’organe, l’établissement hospitalier est devenu « ambassadeur du don d’organes », statut inauguré par un panneau à l’entrée de la structure.

    « Cela montre que la ville et l’hôpital de Gap ont une culture du don. C’est une ville où des actions sont menées pour parler de don d’organes, pour que les gens parlent entre eux et qu’en cas de situation difficile, ce soit quelque chose de déjà réfléchi, qu’on ne soit pas pris de court et qu’on soit moins en détresse sur cette question-là », explique Marion Berthé, médecin en anesthésiologie-réanimation à Gap.

    Une augmentation

    des refus

    Les lois bioéthiques de 2004 établissent une présomption de donation, chaque personne est présumée donneuse tant qu’elle ne s’est pas prononcée contre. « La loi se voulait généreuse, elle dit que celui qui ne fait pas connaître son refus sur le régime des refus est prélevable. Mais, ainsi, beaucoup de gens pensent qu’il n’y a pas besoin de motiver leur volonté d’être prélevable, explique René Vallarino, président de l’ADOT 05. Sauf que l’on oublie que la loi dit qu’avant d’être prélevé, les médecins doivent consulter la famille pour savoir si l’intéressé n’était pas contre. Dans 99% des cas, elle n’en sait rien ! La famille est tellement sous le choc des morts violentes, qu’elle préfère, dans le doute, dire non. »

    Chaque personne peut manifester sa volonté de donner ou non en cas de décès, en le disant à ses proches ou en laissant une preuve écrite. La pédagogie et le dialogue au sein des familles et des groupes d’amis sont essentiels pour que chaque choix puisse se faire de façon éclairée, et d’éviter ainsi les « refus par défaut », qui se multiplient. René Vallarino rapporte que le taux de refus au don d’organe est monté à 37% en 2025, contre 28% en 2020. « Une hausse aussi due à une défiance qui a augmenté avec le Covid », reconnaît Marion Berthé. Face à cela, la visibilisation et la prévention restent le meilleur outil des soignants pour faire avancer la cause, essentielle pour sauver des vies. On estime qu’un seul donneur peut sauver jusqu’à sept patients en attente de greffe.

  • Les sections du PCF de la région ont tenu leurs congrès

    Les sections du PCF de la région ont tenu leurs congrès

    De Martigues à Embrun en passant par Toulon ou Marseille, les différentes sections locales du Parti communiste français de toute la région ont tenu leurs congrès, ou conférences de section, ce week-end. « Il y aura eu 38 congrès de sections qui se seront tenu d’ici mardi soir. La plupart l’ont fait entre jeudi et ce week-end », relate Dylan Zeitoun, responsable fédéral de la vie du parti dans les Bouches-du-Rhône. Avant de rappeler que ces congrès se déroulent à quelques semaines du congrès national du PCF à Lille, début juillet : « L’objectif c’est aussi de travailler à l’unité des communistes signataires des 4 textes. » Dans son département, les militants ont approuvé à 74% le texte du conseil national (CN) comme base commune. « Il y a une confiance dans la direction et ses orientations. Pour autant, les camarades essaient de trouver un élan. » De quoi bien préparer les différents congrès fédéraux qui se dérouleront également simultanément, le week-end prochain. « On veut créer les conditions d’être en ordre de bataille dans la perspective des élections. Les communistes ne se cantonnent pas aux échéances électorales mais savent que c’est un moment attendu », martèle Dylan Zeitoun.

    Même retour dans les Alpes-de-Haute-Provence où 9 sections ont également fait leurs conférences. « Elles se sont déroulées dans la sérénité, avec la volonté d’avancer très sérieusement pour enrichir le texte de la base commune », explique Bertrand Perrin, secrétaire fédéral. Comme pour les Bouches-du-Rhône, ce moment de démocratie a permis un « renouvellement » dans certaines sections.

    « S’enrichir mutuellement »

    « Il y a des camarades qui laissent la place à des jeunes, avec le sentiment d’une passation générationnelle », développe Bertrand Perrin, notant que le texte de base commune a été voté à 65% dans son département.

    Si le texte proposé par le CN n’a été voté qu’à 48% dans le Var, les débats des congrès des 18 sections ont été tout autant enrichissant. « Il y a des discussions qui reflètent une diversité d’opinion mais une volonté de converger. Beaucoup de camarades veulent piocher de bonnes réflexions dans les différents textes, pour s’enrichir mutuellement », relate Pierre Daspre, secrétaire fédéral varois.

    « Tout le monde a quelque chose à amener, les congrès se sont déroulés de manière très fraternelle », abonde Sophie Delfino, secrétaire fédérale pour les Hautes-Alpes qui compte 5 sections et où « la base commune proposée par le CN a été plébiscitée à 84% ».

  • Le Duc de Lesdiguières sort des Archives départementales des Hautes-Alpes

    Le Duc de Lesdiguières sort des Archives départementales des Hautes-Alpes

    François de Bonne, duc de Lesdiguières, est un personnage méconnu du grand public, à l’échelle nationale comme dans les régions qui constituent l’ancienne province du Dauphiné. À l’occasion des 400 ans de sa mort, les Archives départementales lui consacrent l’exposition « Lesdiguières, destin extraordinaire d’un Champsaurin », accessible gratuitement jusqu’en septembre. Commandant des protestants du Champsaur lors des guerres de religions, François de Bonne devient l’un des chefs militaires du roi Henri IV, qui l’envoie reprendre le Dauphiné et Grenoble à la ligue catholique.

    Devenu maréchal de France, il mène plusieurs batailles, sièges et missions diplomatiques dans les guerres du nouveau roi. Fait duc du Champsaur sous Louis XIII, il est nommé connétable de France en 1622, la plus haute figure de commandement de l’armée. Il sera le dernier à ce poste, et décède à 83 ans, en 1626.

    Des documents inédits

    L’exposition aux Archives est volontairement centrée sur ses liens avec les Hautes-Alpes, appelées Haut-Dauphiné en son temps. Bernadette Saudemont, vice-présidente du Département chargée de la Culture, explique que les collections présentent des « documents tout à fait intéressants, voire inédits, comme ces lettres signées par Lesdiguières adressées aux communautés d’habitants, cartes et plans du XVIIe siècle, dessins et relevés de monuments aujourd’hui disparus ».

  • À Briançon, Arnaud Murgia met en avant le désendettement de la Ville

    À Briançon, Arnaud Murgia met en avant le désendettement de la Ville

    Au moment d’entamer le deuxième conseil municipal de la mandature, les groupes d’opposition et de la majorité se sont officiellement formés. La liste citoyenne « Briançon territoire Vivant » a fondé son groupe d’opposition, composé de six membres, avec Luc Marchello à sa tête. L’autre liste d’opposition, « Bien vivre à Briançon », a également constitué son groupe de deux élus, dirigé par Aurore Marchand. La majorité, elle, est composée de 25 élus, dont neuf adjoints.

    Au cours des débats préliminaires, Maxime Brousse, de l’opposition citoyenne de gauche, s’est satisfait de l’intention affirmée par Arnaud Murgia, dans son discours préliminaire, d’organiser des concertations concernant l’arrivée des JO 2030 dans les prochains mois. Le conseiller d’opposition s’est néanmoins inquiété de ce qu’il serait réellement possible de discuter au vu de l’état d’avancement déjà très engagé des décisions et des travaux. « La campagne a montré qu’il y avait des craintes et des inquiétudes et c’est normal, mais nous nous pensons qu’ils sont une échéance extraordinaire pour ce territoire et nous le défendrons. Nous devons et nous serons au rendez-vous de la concertation et de l’explication », a assuré Arnaud Murgia.

    Un endettement réduit

    Au moment de voter le compte administratif 2025, document qui retrace l’évolution du budget communal de l’année écoulée, le maire a mis en avant les chiffres du désendettement de la ville. Selon la municipalité, les comptes de la ville présentent 6,32 millions d’excédents et 5,2 millions euros affectés vers la section d’investissements. « Notre capacité de désendettement est passée de 16 années il y a 12 ans, à moins de 6 ans à l’heure actuelle, ce qui nous place sous tous les seuils d’alerte du ministère des finances, alors qu’on a été pendant des années au-dessus », a précisé Arnaud Murgia.

    Aurore Marchand, élue d’opposition, a alors rappelé que sous la mandature de Gérard Fromm (2014-2020), la dette avait été baissée de 16 millions contre 8 millions sous le mandat d’Arnaud Murgia (2020-2026). Une différence que ce dernier a expliquée par la volonté d’étaler le désendettement la ville tout en continuant d’investir et ne pas reproduire « le choix qui consistait à rembourser les banques et ne rien faire ».

  • JO 2030 : les épreuves s’éloignent aussi de Gap

    JO 2030 : les épreuves s’éloignent aussi de Gap

    Face à la polémique liée au coût jugé exorbitant pour installer les épreuves sur glace à l’Allianz Riviera de Nice, Roger Didier, maire (DVD) de Gap, avait, à plusieurs reprises, proposé sa ville comme alternative moins onéreuse. « Gap est un haut lieu des sports de glace en France, comme en témoignent les quatre titres de champion de France remportés par son équipe de hockey. […] De plus, l’accueil de certaines épreuves à l’Alp’Arena […], permettrait de remédier aux enjeux budgétaires que pose le projet d’une triple patinoire à Nice », argumentait l’élu dans un communiqué paru en novembre, proposant notamment l’accueil du curling à la patinoire gapençaise.

    L’Alp’Arena proposée

    « Nous avons expertisé tous les sites, répond Renaud Muselier, président de Région, ce lundi. Nous avons eu la confirmation qu’il n’y avait pas les équipements, qu’à Gap, c’était trop petit. » La ville de Gap n’a, à cette heure, pas réagi à l’annonce de dimanche. Mais, avec le ski alpin majoritairement en Savoie et les épreuves en patinoire déplacées à Lyon, cette décision risque de faire grincer des dents dans le département, où certains dénonçaient déjà un déséquilibre entre les Alpes du Sud et celles du Nord dans la répartition des compétitions majeures.