Tag: habitants

  • La gauche aixoise va collecter les propositions des habitants

    La gauche aixoise va collecter les propositions des habitants

    « Nous avons la volonté d’être unis face à la mairie de droite et aussi face à l’extrême droite qui est entrée dans le Conseil municipal. Une grosse responsabilité », affiche en ce 12 septembre Marc Pena (PS).

    À la tête d’Aix Avenir, principal groupe d’opposition – passé de six à neuf élus – à la maire d’Aix Sophie Joissains (UDI), il entend être force de « proposition » et « animer les discussions en conseil municipal qui sont souvent refusées par la majorité actuelle ». Dans son local de la rue du Puits-neuf, le groupe ne compte pas ses critiques envers la première magistrate de la ville, pointant « la dégradation » de l’état des écoles. « Des classes ont fermé à la rentrée comme à l’École Daudet. D’autres sont encore menacées de fermeture comme l’école maternelle Campra, dernière maternelle publique du centre-ville intra-muros », déplore David Tessier. L’élu communiste souligne à quel point « un rapport de force » est nécessaire et « peut payer comme l’a montré la lutte victorieuse des parents d’élèves et personnels de l’école les Floralies ».

    Porte-voix des Aixois

    S’appuyer sur l’expérience et les revendications du monde associatif, syndical et des habitants en général pour s’en faire l’écho en conseil municipal : telle est la démarche d’Aix Avenir, qui va par exemple collecter « à partir d’octobre, les propositions des Aixois » contre les chaleurs extrêmes pour les porter dans l’hémicycle afin que « les effets de l’été que l’on vient de connaître ne se reproduisent plus », situe le conseiller PS Cyril Di Meo. « Entre mai et septembre, Aix a connu cinq canicules. La mairie n’a pris aucune mesure d’urgence, n’a pas ouvert les piscines municipales gratuitement à tous, a réduit les horaires des musées. Au lieu de ça, la mairie construit un parking sur le parc de la Torse, bétonise les champs d’amandiers à la Constance… À Aix, on vit encore comme il y a 50 ans », regrette quant à elle l’élue municipale Cécile Cristofari.

    Parmi les autres thématiques évoquées, celle du patrimoine municipal et de la « mise en vente des bijoux de famille aixois », l’Hôtel de Venel dernièrement. « Depuis un quart de siècle, la droite aixoise sert le même discours selon lequel elle n’a pas les sous pour la réhabilitation. Un autre chemin est pourtant possible », explique le conseiller municipal Hervé Guerrera.

    La mise à mal du tissu associatif aixois a aussi été abordée, notamment l’arbitraire des subventions qui lui est alloué. Philippe Amsellem

  • Graffiti, DJ et breakdance pour les minots de la Gavotte-Peyret

    Graffiti, DJ et breakdance pour les minots de la Gavotte-Peyret

    Les premiers pas sur le lino, posé en plein cœur de la résidence de la Gavotte-Peyret à Septèmes-les-Vallons, sont un peu timides. Installé ce vendredi après-midi, l’objectif est de faire découvrir aux enfants mais aussi aux plus grands, la culture hip-hop. Au programme : initiations gratuites aux tags, au mixage et à la breakdance.

    Et pour chauffer tous les habitants, c’est Mofak, breaker, compositeur et directeur artistique de la Breaking Cup, qui est au micro. L’artiste participe à l’événement depuis 3 ans. Pour cet enfant de Marseille « c’est important de transmettre ce que l’on nous a appris. Ça fait partie des valeurs de ce milieu ». Alors, il n’hésite pas à motiver les plus timides à venir apprendre les bases de la danse avec Lina Félicité, danseuse de l’association Ac2n.

    Mais au début, le lino impressionne un peu, laissant la piste à la danseuse qui en profite pour faire une petite démonstration. C’est vers les bombes de peinture que les minots se précipitent d’abord. Organisés par le graffeur Ozas, les petits apprennent « les bases : comment utiliser la bombe, à quelle distance et avec quelle pression », explique le taggeur. Ce qu’ils testent en remplissant les lettres du nom de leur quartier, dessinées par Ozas. Une petite victoire pour Aziza, qui avec deux amies observe toute cette effervescence. « Je suis contente, mon petit-fils est là-bas, alors que normalement, il n’y a que le foot qui compte. »

    Passées les premières réticences, des petits groupes de curieux s’aventurent sur la scène centrale. Si les premiers gestes sont hésitants, les conseils de Lina semblent porter leurs fruits : Iden et ses amis s’essaient même à quelques figures. Des tentatives encouragées par Mofak au micro : « je vois que ça break un max ».

    Samia et Jasmine ont elles aussi, osé s’aventurer sur le lino. Après avoir appris quelques mouvements, elles se lancent dans une battle. Si Jasmine fait déjà de la danse, en étant pom-pom girl, c’est une première pour Samia : « j’ai trop aimé quand on a appris certains mouvements. Après la figure c’était un peu difficile », ajoute-t-elle.

    Une histoire

    de transmission

    Un savoir-faire que Lina Félicité est heureuse de transmettre. Si elle n’a fait que deux ans de cours de breaking, elle a déjà bien assimilé ses valeurs. « Je trouve ça cool de faire en sorte que les enfants s’intéressent à cet univers. Moi c’est à l’école primaire que je l’ai découvert, et j’ai tout de suite adoré », se rappelle-t-elle.

    Derrière DJ D.D, il y a foule aussi, curieux de voir comment l’artiste fait ses transitions et le fameux scratching [toucher les vinyles pour faire un effet éraflé et rythmé]. Parmi les bambins qui s’essayent aux platines, il y a le petit-fils de Shérazade, celle-ci félicite ce genre d’initiative : « c’est vraiment super ce genre d’événement, ça permet aux petits de découvrir plein d’activités et ça nous fait sortir », sourit-elle.

  • À Gap, les habitants invités à s’exprimer sur la rocade

    À Gap, les habitants invités à s’exprimer sur la rocade

    Pensé dès les années 1970 pour désengorger le centre-ville, le projet d’aménagement de la rocade de Gap avance. L’enquête publique sur la section Sud de la rocade a débuté le 7 septembre et s’étend jusqu’au 9 octobre. Elle a pour but d’informer le public sur le projet, mais aussi d’assurer sa participation en lui permettant de donner son avis.

    Avec un coût total estimé à 28,3 millions d’euros, il est prévu pour la section Sud un aménagement de 2,4 km entre le carrefour du Sénateur et la route de Marseille (RN85). Une piste cyclable longera tout le long de cette rocade. Un pont sera aussi construit au-dessus de la voie de chemin de fer, ainsi qu’une passerelle piétons-cycles.

    « Ne pas perdre

    une minute de plus »

    « En dépit des difficultés techniques qui affectent la section centrale de la rocade, portée par l’état, la suite du projet, dont la Ville de Gap a obtenu la maîtrise d’ouvrage unique, avance », a indiqué la Ville de Gap dans un communiqué, en début de semaine.

    « L’objectif est de ne pas perdre une minute de plus dans ce dossier », explique le maire de Gap, Roger Didier. Il rappelle que parallèlement à cette enquête publique, les services techniques travaillent sur la section Nord. « Notre volonté est de lancer la concertation publique d’ici la fin de l’année ou au tout début de l’année prochaine. La priorité reste de mettre en service la section Nord le plus rapidement possible après l’ouverture de la section centrale, que l’état annonce pour la fin de l’année prochaine. » À la suite d’un glissement de terrain en septembre 2025, les travaux de la partie centrale ont été interrompus. Ils ont repris depuis le 20 juillet 2026.

    Le dossier d’enquête publique est consultable à la mairie ou sur le site de la préfecture. Le public peut porter ses observations en mairie ou via pref-rocadesudgap@hautes-alpes.gouv.fr

    Agathe Di Lenardo

  • Pour faire vivre la démocratie participative à Toulon

    Pour faire vivre la démocratie participative à Toulon

    Pour ne pas résumer la démocratie municipale aux seules échéances électorales et aux débats en séance du conseil municipal avec l’opposition, réduite ici maintenant à l’extrême droite, la Ville prend le parti de réactiver ses conseils de secteur et de les doter d’un budget participatif. À charge aux habitants, associations et commerçants qui siégeront dans ses instances avec les élus de se faire force de proposition.

    « Je veux impliquer très concrètement les Toulonnais dans la vie de la cité », explique Josée Massi.

    En tout cinq conseils de secteur de 4 collèges de 5 membres chacun avec outre les élus, des représentants des habitants, des associations et des commerçants qui vont être désignés par tirage au sort le 28 septembre. L’appel à candidature est lancé depuis lundi (jusqu’au 22 septembre) et des urnes disposées dans les mairies annexes recueillent les formulaires d’inscription. La démarche est également sur le site internet de la Ville.

    « Le message que l’on adresse aujourd’hui aux habitants est très simple. Votre quartier compte, votre parole compte, et nous allons vous le démontrer par des actes », ajoute la première magistrate. Et de poursuivre : « Vous connaissez par cœur, ma méthode : écouter, concerter, décider. Donc, j’ai envie de dire aux habitants, engagez-vous ! »

    « L’objectif, c’est de faire monter les idées et les propositions de celles et ceux qui connaissent leur quartier au quotidien », confirme l’adjointe au maire à la Démocratie de proximité, Corinne Jouve.

    Les Toulonnais invités

    à s’engager

    Et d’insister sur « le budget participatif [qui] est une première à Toulon ». Et qui change tout puisque contrairement aux Comités d’intérêts locaux (CIL) qui recueillent essentiellement les doléances des habitants pour les transmettre à la ville, il s’agit ici de construire collectivement des projets. Même si la Ville garde la main décisionnelle, elle s’engage à motiver le cas échéant ses refus.

    Aux représentants de laisser s’exprimer leur imagination et leur créativité pour l’intérêt général. Que ce soit pour installer, une table de jeu d’échecs dans un parc, la création d’un jardin partagé, d’une fresque pour les plus classiques voire des projets beaucoup plus ambitieux.

    Les élus qui vont présider ces conseils de secteurs sont Brigitte Genetelli pour le Nord-ouest, Jean-Charles Brochot pour le Nord-est, Hélène Audibert pour le centre-ville et Saint-Jean du Var, Ali Khalfaoui pour les quartiers Ouest et Albert Tanguy pour ceux du Sud.

    Voilà, reste plus qu’à oser et rêver sa ville et son quartier comme les minots le font pour leurs écoles lorsqu’ils y sont invités.

    Une nouvelle respiration démocratique permettant de confronter les points de vue et de chercher ensemble des solutions. De faire de la politique en somme.

  • Top départ pour les forums des associations

    Top départ pour les forums des associations

    Vivacités est mort, vive Les rendez-vous des associations ! Après 17 éditions réussies, le traditionnel événement qui regroupait plusieurs centaines de structures associatives sur le Vieux-Port de Marseille évolue pour cette année 2026. Une véritable révolution pour les associations, puisque cette grande fête devient, pour la première fois, une myriade de rendez-vous décentralisés dans tous les arrondissements et étalés sur un mois, du 5 au 28 septembre.

    « On est dans une approche beaucoup plus globale qu’auparavant. Après un an de consultation et les États Généraux des associations, nous avons pris des engagements concrets. La mise en place de ces rendez-vous de la vie associative en est la concrétisation », explique Nora Primus, directrice de la vie associative et du lien social à la Ville de Marseille. Et le terme « d’approche plus globale » n’est pas galvaudé. La Ville propose pas moins de huit forums, soit un par secteur (lire encadré ci-contre), mais aussi d’autres rendez-vous à destination des acteurs associatifs directement comme des soirées portes ouvertes des Maisons des Associations.

    De quoi porter l’ensemble des événements à plus d’une quinzaine sur un mois. Et surtout de quoi améliorer « le maillage territorial » et le lien avec les habitants : « En étant directement sur les territoires, on espère que cela va avoir une retombée directe pour les associations et leurs publics, que cela suscite l’envie de plus de bénévolat », développe-t-elle.

    La Ville table d’ailleurs sur plus de 8 000 participants, contre 3 400 auparavant. « On essaie d’imaginer une autre façon de travailler collectivement à l’élaboration d’une vision pour la vie associative. On a besoin de se réinventer, de bousculer nos pratiques », abonde Yannick Ohanessian (PS), adjoint au maire en charge de la vie associative, ce vendredi soir, lors d’une une table ronde intitulée « Coopérer pour transformer les quartiers », qui faisait office de soirée de lancement.

    L’élu entend notamment s’attaquer aux besoins d’engagement des associations : « Comment on tisse du lien social avec nos concitoyens qui ont besoin des associations ? L’engagement, le bénévolat, ce sont des sujets qui doivent nous interpeller. » Justement, une large part des forums sera consacrée à cette problématique : « À chaque forum, les collègues de la division bénévolat animeront ce qu’on appelle la fresque du bénévolat, pour casser les idées reçues, les craintes et les peurs autour du bénévolat », conclut Nora Primus. Top départ, ce samedi pour trois secteurs de Marseille.

    « L’engagement, le bénévolat,
    ce sont
    des sujets qui doivent nous interpeller »

  • À Naples, la renaissance d’un quartier par la culture et la solidarité

    À Naples, la renaissance d’un quartier par la culture et la solidarité

    La simple évocation du quartier de la Sanità avait le don de provoquer des réactions de rejet à Naples. Il était synonyme de criminalité, de grande pauvreté, de narchomicides et pour tout dire… de Camorra, la mafia locale.

    Mais, depuis plusieurs années, sans disposer de baguette magique, des habitants multiplient les initiatives pour faire changer la vie quotidienne dans leur quartier.

    Figure de proue de cette transformation : l’église Sant’Aspreno ai Crociferi. Défraîchie et inoccupée depuis 40 ans, elle est devenue un musée consacré aux œuvres du sculpteur contemporain Jago, en mai 2023. Le lieu est géré par la coopérative La Sorte, composée de jeunes du quartier : la moyenne d’âge de ses membres est de 24 ans.

    Un réseau citoyen contre la toile d’araignée mafieuse

    Imaginé pendant le confinement, le projet Luce per il rione Sanità (lumière pour le quartier de la Sanità) n’est pas un rayon de soleil isolé dans l’obscurité. La coopérative gère deux autres lieux culturels créés dans des églises désaffectées.

    « Il y a ce que fait notre coopérative, mais aussi toute une nuée de collectifs et d’associations qui ont créé un réseau d’une trentaine de lieux dans tout le quartier », précise Raffaela, une jeune femme qui travaille au sein du musée Jago. « Souvent, dans des lieux religieux abandonnés, on a ouvert ici un centre social, là une galerie culturelle », rapporte-t-elle. Habitante du quartier depuis sa naissance, elle insiste : « Cela fait des lieux ressources pour les jeunes, mais aussi des emplois ». « On fait partie d’une génération qui veut prendre ses affaires en main, même s’ils ne règlent pas tout, ces lieux maillent tout le quartier et contribuent à le faire changer au quotidien ». Face à la toile d’araignée mafieuse, ce réseau citoyen lui a « rendu l’espoir ».

  • Samir Allel accuse Olivier Galzi d’ostraciser les quartiers populaires

    Samir Allel accuse Olivier Galzi d’ostraciser les quartiers populaires

    Le soir de sa victoire au second tour, Olivier Galzi (DVD) promettait d’être « le maire de tous les Avignonnais », un précepte accentué une semaine plus tard lors de son discours d’installation : « L’avenir d’Avignon passera par les ponts que nous saurons créer entre ses neuf quartiers, par-delà les remparts ».

    Cinq mois plus tard, Samir Allel dresse un constat inverse. Ce jeudi, le conseiller départemental écologiste tenait un point presse de rentrée, ciblé sur le premier bilan du maire dans le canton d’Avignon 1, où il est élu et qui englobe les quartiers sud et ouest (30 000 habitants).

    Un territoire qui concentre 80% des quartiers prioritaires de la ville, désormais ostracisés par la nouvelle municipalité aux yeux de Samir Allel. « Ces quartiers ne l’intéressent pas, il y a du mépris vis-à-vis de la population en déshérence, hors de question que les habitants soient considérés comme des sous-citoyens », estime le conseiller départemental qui, en tant qu’opposant, arrive malgré tout à être entendu, « comme sur la réhabilitation du collège Roumanille », alors qu’en mairie « l’opposition est méprisée ». « Olivier Galzi est sur un triptyque sécurité, propreté, centre-ville, tout le reste est superfétatoire », juge l’élu écologiste, qui était candidat aux municipales sur la liste de David Fournier (PS).

    Tout en reconnaissant être « en campagne permanente », Samir Allel incite le maire à déployer son action partout. « Certes, je n’en voyais pas beaucoup avant, mais depuis qu’il est élu, je n’ai jamais vu de policiers municipaux à pied dans mon canton », pointe-t-il. Même sentiment sur la propreté, « où mes interventions sur les dépôts sauvages en ceinture verte n’ont pas de réponses ». « Les quartiers ont besoin de solidarité et sont les premiers victimes de la canicule, où il a fait jusqu’à 50 degrés dans certains appartements ». En cette période de rentrée, « le maire ne peut balayer la suspension de la végétalisation des cours d’écoles d’un revers de main financier, c’est un choix politique », considère Samir Allel.

    De manière plus générale, le conseiller départemental dépeint une majorité quelque peu hors sol « avec bon nombre d’adjoints qui ne vivent pas à Avignon et un maire qui fait des choix de communication pour lui et non pour la Ville ».

  • Gagner du terrain, sur tous les fronts

    Gagner du terrain, sur tous les fronts

    Marseille a raison de regarder du côté de Naples. Non pour y chercher une recette miracle, mais parce que la ville italienne a appris, dans la douleur, qu’on ne gagne jamais la bataille contre la criminalité organisée sur un seul et unique terrain. Face à la pègre, il faut tenir tous les fronts à la fois.

    Sans surprise, il faut cibler les réseaux, démanteler les trafics, saisir les fortunes bâties sur le sang et la misère. Renoncer à la répression serait abandonner les habitants aux groupes criminels. Mais croire qu’elle suffit, relève de l’illusion. Derrière chaque point de deal prospèrent aussi le chômage, le décrochage scolaire, l’absence de perspectives et l’abandon des quartiers populaires.

    Un écho à l’Appel de Marseille

    L’expérience napolitaine est intéressante parce qu’elle conjugue ces dimensions. La confiscation des biens mal acquis n’y est pas seulement une sanction. Elle devient un outil de reconquête collective. Terres, villas ou bâtiments arrachés à la mafia sont transformés en lieux d’insertion, de culture, de solidarité. Un symbole fort : ce qui servait à asseoir la domination criminelle revient à la société.

    Cette approche fait écho à l’Appel de Marseille, lancé en janvier 2024 par des responsables progressistes, des élus, des syndicalistes et des acteurs associatifs. Leur conviction demeure juste : face aux trafics, il faut une réponse globale, déterminée et durable. Sécurité, justice sociale, services publics, prévention, éducation et émancipation ne s’opposent pas. Elles se renforcent. C’est à cette condition que la République pourra reprendre durablement le terrain perdu face aux narcotrafiquants.

  • La concertation « Bonjour Nîmes » à l’heure de la restitution

    La concertation « Bonjour Nîmes » à l’heure de la restitution

    Après les salles pleines, les micros qui circulent et les doléances déposées quartier par quartier, « Bonjour Nîmes » revient pour une dernière étape. Prévue début juillet mais reportée en raison des fortes chaleurs, la réunion de restitution de cette grande concertation municipale se tiendra finalement mardi 8 septembre, de 18h30 à 20h30, au Parnasse. Un rendez-vous attendu pour Bouget et sa nouvelle équipe, après sept rencontres organisées entre mai et juillet dans les grands secteurs de la ville.

    De l’écoute aux décisions

    Lancée quelques semaines après l’installation de la nouvelle majorité, l’opération voulait donner une première traduction concrète à l’une des promesses de campagne de Nîmes en commun : renouer le lien entre l’hôtel de ville et les habitants. Pendant trois mois, les Nîmoises et les Nîmois ont été invités à parler de leur quartier, de leurs colères, de leurs besoins, mais aussi de leurs envies. Transports, sécurité, propreté, écoles, jeunesse, chaleur, précarité, vie associative : derrière les interventions parfois très concrètes, c’est une même demande de considération qui a traversé les rencontres.

    La restitution du 8 septembre devra dire ce que la Ville retient de cette parole habitante. Après le temps de l’écoute, vient celui des choix : quelles priorités, quels arbitrages, quelle méthode pour inscrire cette concertation dans la durée ? Pour la nouvelle majorité, l’enjeu est politique. Il s’agit de prouver que « Bonjour Nîmes » n’était pas seulement une tournée de début de mandat, mais bien une manière de gouverner autrement. Habitants engagés ou simples curieux sont invités à ce dernier rendez-vous, avec retranscription en langue des signes française.

  • Des vélos et des trottinettes sont en libre-service à Gap

    Des vélos et des trottinettes sont en libre-service à Gap

    Reconnaissables de loin à leur couleur bleu ciel et leur panier accroché au guidon, les nouveaux vélos à assistance électrique promis par la municipalité sont arrivés fin août dans les rues gapençaises. L’objectif : offrir aux habitants « une alternative à la voiture pour les déplacements en ville ».

    Les trottinettes électriques font quant à elles leur grand retour. Déployées dans un premier temps il y a quatre ans au centre-ville par l’entreprise Bird, elles avaient ensuite disparu de la circulation en 2025, suite à la fin du contrat. Bird revendiquait 943 utilisateurs réguliers et 178 trajets par jour, en moyenne, en 2024.

    Sécurité avant tout

    Souhaitant poursuivre sur cette lancée, la Ville avait lancé, en mai dernier, un appel à manifestation d’intérêt, remporté par la société ZYP. 120 trottinettes (150 en été) et 50 vélos sont disponibles sur cinquante emplacements, situés aussi bien au centre-ville qu’en périphérie. Les trottinettes sont utilisables uniquement de mi-mars à mi-novembre et les vélos toute l’année.

    « Nous tenons à ce que ces modes de transport de micro-mobilité s’intègrent au mieux aux autres moyens de déplacement, tout en veillant particulièrement à la sécurité des piétons », a communiqué la Ville de Gap. Elle rappelle que des limitations de vitesse sont imposées par l’application en fonction des lieux où circule le véhicule : 25 km/h maximum de manière générale, 6 km/h maximum en centre-ville, et arrêt du véhicule s’il se trouve hors de la ville. Géolocalisé, il adaptera automatiquement sa vitesse. Certaines zones de Gap sont même interdites d’accès.

    Pour limiter les inquiétudes liées à la sécurité, plusieurs consignes ont été données : « Interdiction de circuler sur les trottoirs, de tenir un téléphone en main, de porter des écouteurs et d’être à plusieurs sur la trottinette ou le vélo ». Les mineurs n’ont par ailleurs pas le droit d’utiliser le service. Le port du casque n’est pas obligatoire, mais vivement recommandé.

    Ces nouveaux moyens de transport viennent compléter l’offre de bus gérée par la Communauté d’agglomération Gap Tallard Durance. Ces cars sont gratuits, mais les vélos et trottinettes ne le sont pas. Sans l’abonnement, il faut débourser 25 centimes pour une minute de trajet à vélo et 20 centimes en trottinette. Sans compter les frais de réservation et de déverrouillage qui s’élèvent à 1,90 euro pour un vélo et 1,60 euro pour une trottinette. Il est également nécessaire de disposer d’un smartphone, car le paiement et la réservation se font uniquement via l’application ZYP.

    Si les vélos se développent à Gap, encore faut-il que la ville soit adaptée. En 2025, le baromètre vélo, une étude nationale de la Fédération française des usagers de la bicyclette, pilotée à Gap en partie par l’association locale Mobil’idées, attribuait à la commune la note globale de 2,86 sur 6. L’étude qualifie Gap de ville « plutôt défavorable » à la pratique du vélo, sur des critères de confort, de sécurité ou encore de facilité de stationnement. Reste à voir si la mise en place de ces vélos fera augmenter la note pour la prochaine édition du baromètre.

    Agathe Di Lenardo