Tag: habitants

  • À Port-de-Bouc, un nouveau journal pour les habitants de la Presqu’île créé avec les jeunes

    À Port-de-Bouc, un nouveau journal pour les habitants de la Presqu’île créé avec les jeunes

    Ils sont deux journalistes en herbe. Islem et Zakaria, âgés respectivement de 13 et 15 ans, ont passé des vacances pour le moins atypiques pour des adhérents d’un centre social. Et pour cause : ils ont participé à la collecte d’informations et à l’élaboration d’un nouveau magazine de quartier, à parution trimestrielle, destiné aux habitants de la Presqu’île de Port-de-Bouc.

    Le périmètre couvert par ce nouveau « canard » ne doit rien au hasard. Le quartier est en pleine mutation dans le cadre du Nouveau programme national de renouvellement urbain (NPNRU), qui prévoit la démolition de la barre de la Lèque et de plusieurs bâtiments des Aigues-Douces, ainsi que la rénovation des logements et des espaces publics. C’est dans ce contexte que le centre social Fabien-Menot, les services de la Ville, l’État et 13 Habitat se sont associés afin de mieux informer les habitants sur l’avenir de leur quartier, au plus près du terrain.

    En cinq matinées, les deux jeunes reporters ont posé leurs questions au maire (PCF) Laurent Belsola sur les modalités de concertation avec les habitants. Ils ont aussi rencontré Céline Félices, du service patrimoine de la Ville, afin de revenir sur les grandes étapes de l’histoire du quartier, de la fermeture de l’usine Saint-Gobain en 1958 jusqu’aux prémices du projet de renouvellement urbain, lancé en 2016. Enfin, ils se sont entretenus avec l’entreprise chargée de la démolition des logements.

    Le premier numéro de La Gazette de la Presqu’île paraîtra en juin et sera distribué directement aux habitants « Il faut que les gens lisent ce journal, car il donne des infos qu’on n’a pas à la télé », vante Zakaria.

  • Jean-Jacques Micoud : « Le tourisme contribue au cadre de vie des Martégaux »

    Jean-Jacques Micoud : « Le tourisme contribue au cadre de vie des Martégaux »

    Marquée par une affluence concentrée sur le mois d’août, la saison estivale 2025 avait posé plusieurs enjeux. Un an après sa prise de fonction, Jean‑Jacques Micoud analyse le tourisme en pays martégal.

    La Marseillaise : Comment se passe
    ce début de la saison touristique
     ?

    Jean-Jacques Micoud : On a commencé par un vrai festival de la banane, lors de la fête des 20 ans de Camping Paradis, le 18 avril. C’était un peu le premier élément de la saison. Quatre ponts arrivent, il fait beau, on a de bons espoirs d’avoir du monde. Mars a été bon avec une fréquentation de l’office de tourisme en augmentation de 8 à 9% par rapport à mars 2025. C’est pas le reflet du territoire, mais un indicateur.

    Comment caractérisez-vous le fait touristique en pays martégal ?

    J.-J.M. : Il y a plusieurs indicateurs. L’année dernière, la fréquentation des hébergements marchands a augmenté de 8%, sachant que 53% des nuitées se font dans le secteur non marchand, chez les copains par exemple. Il faut aussi constater qu’il y a de moins en moins de saisonnalité, on vient à Martigues toute l’année. On peut aussi parler du taux d’intensité touristique, c’est-à-dire le nombre de lits par rapport à la population. On en dénombre 6 000 dans le secteur marchand, pour 15 000 au total. Pour une population d’à peu près 50 000 personnes ça nous donne autour des 30%. Ce taux est de 16% à l’échelle des Bouches-du-Rhône. Nous ne sommes pas loin d’un million de nuitées à l’année. Ça représente à la louche 200 000 personnes, en partant de la moyenne de 5 nuitées par séjour. Il faut ajouter les excursionnistes, qui ne viennent qu’à la journée, à peu près 150 000 personnes. Donc 350 000 touristes sur l’année, et ce ne sont que des fourchettes basses. Martigues est donc bel et bien une ville touristique et industrielle. Et c’est notre travail d’objectiver ces données.

    Quel est l’impact économique ?

    J.-J.M. : Si on se base sur la consommation départementale de 74 euros par personne et par jour, en comptant en moyenne 24€ d’hébergement, on peut l’estimer à près de 23 millions d’euros à l’année.

    Est-ce une fin en soi d’attirer du monde ?

    J.-J.M. : Le tourisme n’est pas une finalité mais un élément de l’attractivité du territoire. C’est un vecteur économique, d’aménagement du territoire, d’embellissement, de lien social qui contribue au cadre de vie et donc aux habitants. Un cercle vertueux qui ne veut pas juste dire hôtels campings restaurants. C’est comme ça que je travaille dans l’ombre pour porter ce nouveau regard. Le but n’est pas de faire plus tourisme mais mieux tourisme. On ne vient pas par hasard à Martigues, sa signature est « Bien plus que vous imaginez ». On commence par la Côte bleue, puis on découvre la ville, puis l’étang de Berre, puis le cinéma avec Provence Studios…

    Pourquoi l’office propose
    des activités payantes ?

    J.-J.M. : Car c’est le métier des prestataires qui les réalisent, nous ne gagnons pas grand-chose dessus. C’est une mise en lumière. Car nous sommes un lieu dans lequel on vient chercher des infos… Mais pas que ! On a une boutique, une salle d’exposition à destination des associations et des Martégaux. On va aussi recommencer la billetterie pour le Summer Festiv’Halles.

    Entretien réalisé par Antonin Maja

  • À Arles, l’opposition rejette un budget jugé trop fragile

    À Arles, l’opposition rejette un budget jugé trop fragile

    Un mois après le second tour des élections municipales, la présentation du budget primitif 2026 figurait à l’ordre du jour du conseil municipal d’Arles. Une séance fleuve, marquée par l’examen de 82 délibérations, pour plusieurs heures de discussions.

    Le budget présenté par l’adjointe aux finances, Sylvie Petetin, s’articule en deux volets. Le premier porte sur le compte financier unique 2025 de la Ville, qui affiche 158 millions d’euros de recettes pour 144 millions de dépenses, soit un excédent de 14 millions d’euros. Celui-ci résulte du report d’excédents des années précédentes, d’une participation exceptionnelle de l’État et d’un recours à l’emprunt plus faible que prévu au cours des deux dernières années.

    Une épargne à 1,12 %

    Pour 2026, l’adjointe a présenté un budget de 170,73 millions d’euros, à l’équilibre entre recettes et dépenses, dont la charge principale demeure la masse salariale. Un élément soulevé par l’opposition hors gauche. « La masse salariale était de 5 millions d’euros en 2020, contre 62,5 millions en 2026, soit près de 60% des dépenses », pointe Jean‑Michel Jalabert, ancien premier adjoint (DVC) du maire Patrick De Carolis (Horizons). « J’avais donné l’alerte sur le sujet. Ce budget donne l’illusion de solidité, pour combien de temps encore avec une épargne ridicule ? », tance l’élu. « Je trouve ça fort de votre part sachant que j’ai alerté depuis 2021 sur les DRH qu’on laissait filer », rétorque Sylvie Petetin. « Qui a porté les négociations pour le passage aux 1 607 h ? Cherchons le responsable et on trouvera la lumière », souffle le maire, accusateur.

    À gauche, le budget est perçu comme « une continuité claire » des « certitudes dictées plus par la communication que par le quotidien des Arlésiens », selon Jean-Frédéric Déjean (PCF). « Vous avez choisi de réduire la dette sans toucher aux investissements ou la fiscalité, en augmentant le tarif du service public, pendant que la moitié des investissements sont financés par ce qui était autrefois du fonctionnement », analyse l’élu communiste, qui parle d’« impact sur la propreté, l’entretien des espaces publics et de qualité des services ».

    La 1ère adjointe, Mandy Graillon (DVD), se dit « étonnée » d’une « hypothétique baisse de service ou d’augmentation d’investissement en dépit du service aux habitants (…) Citez-nous des exemples ! Nous avons augmenté les places en crèche, les subventions au CCAS, triplé les subventions aux centres sociaux, fermé aucun service, seulement maintenu ou étendu des services ».

    En définitive, le budget a été adopté sans les voix de l’opposition, qui pointe un manque de solidité, notamment au regard d’une épargne jugée « extrêmement faible, à 1,12% », relevée par Jean-Michel Jalabert. Un indicateur qui constitue le « cœur de la solidité d’une commune », selon Jean-Frédéric Déjean. « Nous sommes précautionneux avec un fonds de roulement de 90 jours et des prévisions en dessous du réel », assume Sylvia Petetin.

    Les délégations

    Mandy Graillon, 1ère adjointe à la démocratie de proximité, relations aux usagers, sécurité, prévention de la délinquance, traditions

    Cyril Juglaret, 2e adjoint délégué à l’activité, transports, mobilités

    Claire de Causans, 3e adjointe délégué à la culture, patrimoine, vie associative

    Pierre Raviol, 4e adjoint délégué à la gestion des risques, l’hydraulique, l’irrigation, Rhône

    Sylvie Petetin, 5e adjointe aux finances, fonds européens, urbanisme, foncier

    Sylvère Bastien, 6e adjoint à l’éducation, écoles, enseignement supérieur

    Claire Mailhan, 9e adjointe à la transition écologique, espaces naturels, agriculture, aménagement du territoire, Gageron, Gimeaux.

    Antoine Parra, 10e adjoint à la voirie, éclairage public, bâtiments communaux, Plan-du-Bourg

    Ilham Bouaroua, 11e adjointe à la jeunesse, centres de loisirs, vie étudiante, Bariol

    Gérard Quaix, 12e adjoint à la police rurale et Raphèle

    Martine Gournes, 13e adjointe au social, solidarités, logement CCAS

  • Le CIL de Besse-sur-Isole défend Sœur Mathilde, accusée de ne pas être une religieuse

    Le CIL de Besse-sur-Isole défend Sœur Mathilde, accusée de ne pas être une religieuse

    Le communiqué de Monseigneur Touvet, évêque du Diocèse de Toulon-Fréjus, publié le 17 avril, a de nouveau troublé la tranquillité du village de Besse-sur-Issole, 3 200 habitants. Il y est affirmé que sœur Mathilde des Cœurs Unis (Mathilde Rocoffort de Vinnière de son nom civil) « n’est pas une “religieuse” ».

    Arrivée à Besse-sur-Issole en 2020, elle prononce des vœux de chasteté, de pauvreté et d’obéissance, le 2 février de cette année, en présence de l’évêque de l’époque, Mgr Rey. Des vœux privés, qui, selon Mgr Touvet « ne donnent droit ni au titre de religieuse, ni au port d’un habit religieux ».

    Gonfaron,

    point de discorde ?

    Pourtant, l’actuel évêque envisageait de lui confier une mission à Gonfaron, en 2025, mission qu’elle aurait refusée. L’évêque aurait alors estimé qu’elle ne pouvait être considérée comme religieuse et ne pouvait donc pas assurer de fonction religieuse. « C’est faux, elle avait accepté, mais ne pouvant payer trois mois de loyer d’avance pour son logement, elle a dû se raviser », rétorque François Paz, président d’un Comité d’intérêt local (CIL) laïc créé la même année, pour soutenir sœur Mathilde, « une personne qui mène une vie de religieuse tout en étant très utile et aimée ». Fort de 600 adhérents, le CIL l’a d’ailleurs missionnée pour s’occuper d’enfants, « sans dispenser de formation religieuse », précise-t-il.

    Après cet épisode, en octobre, le curé de la paroisse, l’abbé Bonfils, refuse de célébrer une messe en l’honneur de l’anniversaire de ses vœux. Conséquence du différend de Gonfaron ? « Je pense que cette situation a commencé avant, on voulait se débarrasser d’elle pour une raison que j’ignore », estime François Paz. Après les élections municipales, un nouvel épisode survient. Selon le président du CIL, sœur Mathilde est accusée « d’avoir fait perdre le maire sortant » et serait devenue la cible d’insultes, ce qui la pousse à déposer plainte. Dans le cadre de l’enquête, l’abbé Bonfils ainsi qu’un prêtre d’un village voisin sont convoqués par la gendarmerie, « sous prétexte qu’ils refuseraient de la considérer comme une religieuse », écrit Mgr Touvet. « Il ne prend pas en compte les mesquineries qu’elle a subies », juge le président du CIL. Tous deux disent vouloir le « retour du calme » au sein du village. « C’est notre ligne directrice et pour cela, il faut du dialogue », conclut François Paz.

  • Une campagne pour piéger les frelons

    Une campagne pour piéger les frelons

    Des aides financières pour la destruction des nids à destination des particuliers mais aussi des communes. C’est ce que propose le Conseil départemental des Bouches-du-Rhône dans le cadre d’un vaste plan de lutte contre le frelon envahissant. Deux espèces sont dans le collimateur : le célèbre frelon asiatique à pattes jaunes, arrivé voilà plus de 20 ans et bien installé mais aussi son homologue, le frelon oriental.

    Des insectes qui présentent une « triple menace » indique le Département. Pour l’apiculture puisqu’ils sont à l’origine d’une surmortalité des abeilles, pour la préservation de la biodiversité car « ce sont des prédateurs des pollinisateurs sauvages locaux » et également pour « la santé et la sécurité des personnes » car leurs piqûres sont dangereuses.

    Autant de raisons d’engager un « piégeage de printemps » pour limiter la formation des nouvelles colonies, quand une seule reine frelon peut « en une année produire environ 13 000 ouvrières et 500 futures reines » précise le Département. La collectivité s’engage à financer les dispositifs pour les communes et regroupement de communes de moins de 200 000 habitants à hauteur de 70%.

    Des résultats

    « encourageants »

    Des pièges qui peuvent aussi être mis à disposition des particuliers, apiculteurs, agriculteurs ou entreprises. Pour les particuliers, une aide de 50%, plafonnée à 100 euros par intervention de neutralisation de nids est aussi mise en place. Depuis le lancement de ce plan en 2025, 69 municipalités et un groupement de 13 communes, Terre de Provence Agglomération, ont signé une charte de bonne pratique. Un référent communal a été nommé pour animer le réseau des piégeurs et alimenter un recensement national. Les premiers résultats sont « extrêmement encourageants » estime Didier Réault, vice-président du Conseil départemental délégué à l’Agenda 2030, affirmant que « les Bouches-du-Rhône sont aujourd’hui le département le plus actif au plan national » en matière de piégeage de printemps.

    Un dispositif qui a permis l’année dernière de capturer plus de 15 000 reines fondatrices de frelon asiatique à pattes jaunes sur un total de 35 865 bestioles attrapées en France. Pas moins de 15 reines fondatrices de frelon oriental ont aussi été prises sur un total de 115 dans le pays.

  • De la rafle de Saint-Jean au camp de Sachsenhausen

    De la rafle de Saint-Jean au camp de Sachsenhausen

    Une délégation de dix membres du Collectif Saint-Jean 24 janvier 1943 est à Berlin depuis vendredi pour le 81e anniversaire de la libération du camp de concentration de Sachsenhausen situé à 30 km de la capitale allemande. Ces descendants des raflés et déportés y dévoileront dimanche une plaque rendant hommage aux Marseillais du quartier de Saint-Jean qui y ont été déportés et où une centaine n’est jamais revenue comme le boxeur Kid Francis.

    Alors que le fascisme veut renaître de ses cendres, la plaque grave dans le marbre « La rafle du Vieux-Port – Marseille 1943 » avec un texte en français et en allemand : « Le 24 janvier 1943 à Marseille, les 20 000 habitants du quartier Saint-Jean furent raflés. Leur quartier sera entièrement détruit par dynamitage. Plus de 250 Marseillais seront déportés à Sachsenhausen, beaucoup ne reviendront pas. Ce crime contre l’humanité fut perpétré par le nazisme avec la collaboration de l’État français. En mémoire de toutes ces victimes. Restons vigilants. Plus jamais ça ! ».

    Ce devoir de mémoire et de transmission veut remettre en lumière « l’opération Sultan » coproduite par l’occupant nazi et Vichy, suivie du dynamitage de près de 1 500 immeubles, 80 rues et places. Ce 24 janvier, 20 000 habitants sont chassés de cette « Petite Naples ». Un transfert forcé de population civile s’organise avec René Bousquet à la manœuvre. 12 000 hommes, femmes et enfants sont conduits par wagons à Fréjus pour être trié. Ce jour-là, un premier convoi de 1 600 Marseillais dont moitié sont juifs raflés les jours précédents part pour Compiègne. En tout 600 habitants de Saint-Jean seront déportés sur différents sites. C’est en avril 1943 qu’un convoi de 250 Marseillais arrive à Sachsenhausen.

    « Avec cette plaque, tous ceux qui viendront à Sachsenhausen sauront que des Marseillais ont été victimes d’une action conjointe et concertée des nazis et de l’État français de Vichy » résume l’avocat Pascal Luongo qui en janvier 2019 a déposé plainte pour quatre survivants et quatre descendants des rafles pour crime contre l’humanité. « Cette reconnaissance est essentielle dans une période où les héritiers de Pétain côté français et d’Hitler côté allemand, retapent à la porte du pouvoir. Cette rafle doit être enseignée comme la rafle du Vél d’Hiv commise six mois plus tôt par les mêmes acteurs », insiste Me Luongo.

    « C’est très émouvant car papa était dans le convoi du 28 avril. Il avait 21 ans », confie Gérard Agresti. « Il est revenu du camp mais en parlait peu car les choses atroces ne sont pas à entendre pour les petits. » Roger Agresti a été ensuite de longues années typographe à La Marseillaise. « Après deux guerres mondiales, ce serait terrible si cet humaniste et militant de gauche voyait qu’autant de peuples se font massacrer en Europe et au Moyen-Orient. Cette plaque prend absolument tout son sens. Ce n’est pas un témoignage ancré dans le passé. Il doit éveiller les consciences. »

    Vendredi, la délégation a été reçue au lycée John-Lennon de Berlin. Ils ont raconté à ces jeunes Allemands cette mémoire qui relie Marseille et Berlin. « C’est notre devoir de transmettre la mémoire de cette opération concertée entre la collaboration et le nazisme mais aussi de délivrer un message de paix », confie Antoine Migneni. Il avait 5 ans le jour de la rafle. Retenu à Marseille, il a fait lire son texte aux jeunes Berlinois : « Le racisme et l’antisémitisme sont des délits majeurs. Les guerres ne sont pas une fatalité. Les hommes et les femmes ont droit au bonheur et à la paix. Soyez vigilants ! S’il ne faut pas vivre dans le passé, il ne faut pas l’effacer non plus. Un peuple qui l’oublie est condamné à le revivre. »

    Cette plaque est pour Fernand Riberi, un aboutissement. « Ce sera mon lieu de recueillement pour mon grand-père, Francesco Commentale, déporté politique, matricule 65028, mort à Sachsenhausen le 30 juin 1944. Il avait 59 ans. Il habitait rue de la Reynarde avec ma grand-mère et leurs six enfants. C’était un modeste piqueur de sel de la communauté napolitaine. Dimanche, ce sera une émotion intense quand je découvrirai le block 24 où a été enfermé ce grand-père que je n’ai pas connu. »

  • Josée Massi confirme la feuille de route pour ses cent premiers jours

    Josée Massi confirme la feuille de route pour ses cent premiers jours

    Après ses deux victoires consécutives, à la tête de la Ville puis de la Métropole, la première magistrate de Toulon a le vent en poupe pour poursuivre la transformation de la ville. Et ce sans attendre. C’est ce qu’elle a rappelé jeudi soir devant la presse en déclinant aux côtés de son premier adjoint Julien Orlandini la feuille de route des 100 premiers jours du nouveau mandat.

    « Parmi les 110 engagements de campagne, voici les mesures prioritaires sur lesquelles nous travaillons déjà », commence-t-elle après avoir rappelé sa méthode basée sur l’écoute et la concertation avant la prise de décision.

    Au niveau de la sécurité, les premières actions portent notamment sur l’augmentation des effectifs de police municipale et leur intégration renforcée dans les quartiers en proximité avec les habitants, en priorité Saint-Jean-du-Var et le Pont du Las.

    Mais également est-il précisé l’analyse complète de l’éclairage public pour identifier les zones à sécuriser. Ainsi que l’installation d’un conseil de rappel à l’ordre dans une démarche de prévention de la délinquance des mineurs et de la récidive des auteurs d’incivilités, avec la convocation des parents et le rappel des droits et des devoirs.

    Concernant la proximité ensuite, la majorité engage, entre autres, le lancement d’une concertation sur les marchés, en commençant par celui du cours Lafayette. Ainsi que les aménagements des espaces dédiés aux maisons de santé à Claret et au Pont du Las.

    Mais aussi le très attendu déploiement de la démarche « Toulon&Vous » avant le lancement de l’application éponyme. L’objectif étant, rappelle Julien Orlandini, « de faciliter la saisine de la ville par les habitants et valoriser ce qui a été fait ». On note également la mise en place des budgets participatifs et la préparation d’une consultation citoyenne.

    Consultation citoyenne

    Josée Massi a bien entendu annoncé la poursuite de la rénovation et la végétalisation des écoles, avec en 2026, Jean-Aicard et Brusquet, et l’équipement de brasseurs d’air dans 58 classes. Des améliorations vont également être apportées au niveau des inscriptions périscolaires.

    La culture poursuit également sa tournée obligée dans les quartiers avec cet été « Jazz à Toulon » qui s’étend hors du centre-ville.

    Pour ce qui est de l’attractivité, un point d’étape sur les travaux du stade Mayol va être réalisé et une nouvelle pelouse hybride installée dès cet été, pour un montant de 817 000 euros.

    Autre gros morceau d’importance : l’étude et la conception des grands projets structurants comme Mayol-Pipady, la cité judiciaire, le pôle social et culturel de la Beaucaire ou encore le Jardin Verlaque.

    Les usagers du vélo vont également recevoir très positivement l’identification annoncée de nouvelles pistes cyclables, notamment sur l’avenue de la République, ainsi qu’un marquage sur le boulevard de Strasbourg pour réduire les conflits d’usage et rappeler la présence tout aussi légitime des cyclistes urbains sur cette artère.

    La gratuité du stationnement pour les professionnels de santé en exercice est également actée.

    Ainsi que le lancement d’études sur les concessions des quartiers Pont du Las et Saint-Jean du Var, un peu sur le même modèle que le centre-ville, afin d’avoir des opérateurs capables de préempter du foncier dans une démarche d’aménagement, de dynamisation et d’animation, sans attendre un plan d’actions prioritaires pour ces quartiers.

    « En parallèle, nous poursuivons et accélérons les projets déjà engagés dans le budget 2026 », reprend Josée Massi. Comme celui de la Base nautique de la 4e anse du Mourillon où l’opération de désenvasement vient de se terminer le mois dernier.

    Concernant le complexe sportif de la Casa Italia, la première magistrate explique que le dépôt de permis est prévu pour la fin de l’année. L’occasion de rappeler que celui concernant la médiathèque Trucy, à Saint-Jean-du-Var l’a été en décembre dernier. « Par ailleurs, un des événements qui me tient particulièrement à cœur, Dimanche en roue libre sera expérimenté avant la fin de l’année 2026 », conclut Josée Massi. Force est de constater que, non seulement l’équipe est bien en place mais qu’elle est en plus bien lancée.

  • Un budget « éloigné du quotidien » selon l’opposition municipale

    Un budget « éloigné du quotidien » selon l’opposition municipale

    L’exposé de l’adjoint délégué au budget Philippe Caizergues est exhaustif à l’heure d’aborder le débat d’orientation budgétaire, lors de ce deuxième conseil municipal de la nouvelle mandature, en la salle Pagnol, lundi soir. Port-Saint-Louis dispose de 19,1 millions d’euros de recettes, dont les trois quarts proviennent de sa fiscalité, qui n’est pas augmentée contrairement aux dépenses qui s’élevaient à 17,6 millions d’euros en 2025. D’un côté le fonctionnement augmenterait de 6,83% par rapport à 2025, de l’autre la prévision de -9,5% de dépenses en énergie, eau et carburants, les fluides, a été réalisée en début d’année avant les conflits internationaux. « On s’attend à une augmentation du carburant pour les véhicules et le chauffage », prévient l’adjoint.

    D’autre part, « l’aggravation » de la contribution de la Ville au Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (Fpic) soulevée par l’adjoint, à hauteur de 57 000 euros, soit 200% en plus depuis 2021.

    Un manque d’ambition ?

    Philippe Caizergues pointe une « situation maîtrisée de l’endettement », avec 4,1 millions d’euros d’en-cours en 2026, soit 0,92% du budget de fonctionnement et une capacité de désendettement de 2,43 ans. « Cela permet d’envisager de nouveaux emprunts pour des investissements structurants » estime l’élu, comme le maintien du soutien aux associations.

    Un rapport « quasi identique aux années antérieures » selon l’opposante Aurélie Grach. « Votre budget se veut prudent et responsable mais reste trop éloigné des réalités du quotidien des habitants en termes de santé, de pouvoir d’achat, de services publics… » tance l’élue, qui préférerait un budget pour « maintenir et faire vivre notre centre médical » ou « faciliter le quotidien et alléger les charges des familles ».

    Le maire Martial Alvarez affirme en réponse qu’il « partage » cette vision, parlant de « la protection de la population comme leitmotiv », et invoquant « la marge laissée par la gestion exceptionnelle des dernières années ». « Le travail sur le foncier économique va permettre de retombées fiscales et nous travaillons à une nouvelle organisation entre élus et administration pour chercher les économies là où il y aura le moins d’impact pour la population », développe le maire, renvoyant les mesures plus précises au prochain conseil municipal, prévu le 27 avril, pour le vote du budget.

  • Un budget « éloigné du quotidien » selon l’opposition municipale

    Un budget « éloigné du quotidien » selon l’opposition municipale

    L’exposé de l’adjoint délégué au budget Philippe Caizergues est exhaustif à l’heure d’aborder le débat d’orientation budgétaire, lors de ce deuxième conseil municipal de la nouvelle mandature, en la salle Pagnol, lundi soir. Port-Saint-Louis dispose de 19,1 millions d’euros de recettes, dont les trois quarts proviennent de sa fiscalité, qui n’est pas augmentée contrairement aux dépenses qui s’élevaient à 17,6 millions d’euros en 2025. D’un côté le fonctionnement augmenterait de 6,83% par rapport à 2025, de l’autre la prévision de -9,5% de dépenses en énergie, eau et carburants, les fluides, a été réalisée en début d’année avant les conflits internationaux. « On s’attend à une augmentation du carburant pour les véhicules et le chauffage », prévient l’adjoint.

    D’autre part, « l’aggravation » de la contribution de la Ville au Fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales (Fpic) soulevée par l’adjoint, à hauteur de 57 000 euros, soit 200% en plus depuis 2021.

    Un manque d’ambition ?

    Philippe Caizergues pointe une « situation maîtrisée de l’endettement », avec 4,1 millions d’euros d’en-cours en 2026, soit 0,92% du budget de fonctionnement et une capacité de désendettement de 2,43 ans. « Cela permet d’envisager de nouveaux emprunts pour des investissements structurants » estime l’élu, comme le maintien du soutien aux associations.

    Un rapport « quasi identique aux années antérieures » selon l’opposante Aurélie Grach. « Votre budget se veut prudent et responsable mais reste trop éloigné des réalités du quotidien des habitants en termes de santé, de pouvoir d’achat, de services publics… » tance l’élue, qui préférerait un budget pour « maintenir et faire vivre notre centre médical » ou « faciliter le quotidien et alléger les charges des familles ».

    Le maire Martial Alvarez affirme en réponse qu’il « partage » cette vision, parlant de « la protection de la population comme leitmotiv », et invoquant « la marge laissée par la gestion exceptionnelle des dernières années ». « Le travail sur le foncier économique va permettre de retombées fiscales et nous travaillons à une nouvelle organisation entre élus et administration pour chercher les économies là où il y aura le moins d’impact pour la population », développe le maire, renvoyant les mesures plus précises au prochain conseil municipal, prévu le 27 avril, pour le vote du budget.

  • Des bateaux de croisière de plus en plus branchés

    Des bateaux de croisière de plus en plus branchés

    Une « première en France » s’est félicité ce samedi 11 avril le ministre des Transports, Philippe Tabarot, venu sur le Grand Port maritime de Marseille (GPMM) inaugurer le branchement électrique à quai des bateaux de croisière. Déployée dans le cadre du dispositif « Connexion électrique des navires à quai, Escale zéro fumée », cette technologie permet de connecter en simultané trois navires, dont les besoins peuvent atteindre les 16 mégawatts chacun, soit la consommation d’une ville de 13 000 habitants, et de couper les moteurs durant l’escale. De quoi améliorer la qualité de l’air quand le maritime représente « 37% des émissions d’oxyde d’azote » a rappelé en préambule Dominique Robin, directeur de l’association de surveillance de qualité de l’air, AtmoSud.

    Si « la trajectoire baisse depuis 15 ans, de 7 ou 10%, on a besoin d’accélérer », estime-t-il. Se basant sur une étude « récente » de la Ville de Marseille, il indique que « près de 780 personnes décèdent de façon prématurée en lien avec la pollution ». Mais pour Hervé Martel, président du directoire du GPMM, c’est une « étape majeure » qui a été franchie. Mieux, de l’avance a été prise sur la réglementation européenne qui impose que 90% des escales de navires de passagers et de porte-conteneurs utilisent l’électricité à l’horizon 2030.

    200 millions investis

    Et de citer une autre étude, du Pôle mer Méditerranée, selon laquelle le branchement des navires permet de réduire de 80% les émissions d’oxyde de soufre, de 75% les oxydes d’azote, et de 60% les particules fines. Dans un contexte de guerre au Proche et au Moyen-Orient, il s’agit aussi de réduire la facture énergétique, de se détacher des énergies fossiles pour renforcer sa souveraineté dans un secteur stratégique pour l’économie mondiale précise Philippe Tabarot. « L’État a investi plus de 50 millions d’euros, soit près de la moitié des investissements publics de ce projet » de 200 millions d’euros a-t-il détaillé.

    Côté croisiéristes, on se félicite de l’usage de cette électricité « verte » pour « se consacrer à toute la chaîne de valeurs entre le départ et l’arrivée du bateau », résume Jacques Hardelay, président de l’association Marseille-Provence croisière. Et de défendre l’impact économique « important » sur la Ville, « 57 euros par personne et par jour dépensés » par les passagers en transit avance-t-il, et aussi sur les entreprises, entre taxis et avitaillement. Parmi les représentants des collectivités, le président de la Région, Renaud Muselier (Ren.), bombe le torse rappelant sa capacité à aller chercher les financements européens. Plus nuancé, Laurent Lhardit, député PS des Bouches-du-Rhône et conseiller municipal, évoque, au nom du maire de Marseille, la volonté de maîtriser un tourisme que la Ville souhaite « durable » et « bien loin d’une massification qui devra être régulée ». Le nombre de croisiéristes accueillis par le port de Marseille étant passé de 62 000 en 1996 à… 3 millions prévus cette année.