Tag: Gardanne

  • Autour du biométhane, le débat reste ouvert pour les salariés de la centrale de Gardanne

    Autour du biométhane, le débat reste ouvert pour les salariés de la centrale de Gardanne

    Lancée lundi, la concertation préalable volontaire initiée par l’association des salariés de la Centrale (ATCG) a donné lieu à une première réunion publique tenue elle, ce mardi soir. Objectif : présenter le projet biométhane, qu’ils portent conjointement avec la société Gazotech. Si le projet a majoritairement été soutenu par les riverains présents, nombreuses ont été les interrogations et surtout les oppositions au projet, tel quel. À commencer par l’Association de lutte contre les nuisances et la pollution de Gardanne (ANLP) qui a tenu une prise de parole unique avant de quitter la salle avec la FNE13 et les CIQ Gardanne Est et Langarie. « Aucune véritable co-construction n’a été organisée avec les associations locales, aucune étude globale sérieuse n’a été présentée sur les impacts cumulés avec la centrale P4 aujourd’hui et tous les autres demains », déroulait Marie Christine Borgna, pour l’ALNP, précisant rester « disponibles pour une véritable concertation indépendante ». Jean-Louis Debard, pour la CEPG (Convergence écologique du Pays d’Aix), estimait que « les associations comme les populations ont été mises à l’écart, cantonnées dans des réunions de cadre de vie inefficaces et limité dans leur objectif ». La réunion passée, il concède : « On est prêts à discuter. Les moyens qu’ils ont sont limités, et pour nous aussi. » Jean-Michel Rocassalva, secrétaire de la CGT de la Centrale, rapporte de son côté que « les garants [de la concertation] ont proposé à ces associations de nous rencontrer avant la réunion publique. Ils ne l’ont pas souhaité (…) on a jamais été opposés à présenter notre projet à qui que ce soit ».

  • Le projet Biométhane au cœur du débat public

    Le projet Biométhane au cœur du débat public

    Opération « transparence », pour l’Association des travailleurs de la centrale de Gardanne (ATCG). Dans la salle de la Maison du peuple, la totalité des sièges installés sont occupés : ils étaient 200, ce mardi soir, à faire face aux représentants de l’Association des travailleurs de Gardanne, fondateurs de la Société de production d’énergie gardannaise (Speg), elle-même porteuse du projet Bio-Méthane Provence (BMP), dans le cadre d’une concertation préalable et volontaire, autour de ce projet né d’une lutte sociale.

    Le projet doit permettre la production « d’énergie verte », à partir de bois de récupération en fin de vie, tout en sauvegardant des emplois et en en créant (nos précédentes éditions). Aux côtés des salariés de la centrale, les représentants de Gazotech, et deux garants missionnés par la Commission nationale du débat public (CNDP), saisis par l’ATCG. Face à la petite foule, les porteurs du BMP s’attellent à présenter leur projet pour la première fois aux riverains. Mais aussi se confronter aux questions du public, habitants comme associations locales. « C’est un projet qui a eu plusieurs vies, il était important d’avoir un moment d’échange et dans un cadre organisé, sous l’égide de la CNDP », contextualise Mael Disa, directeur de Gazotech. Tout en rappelant que ce projet « se construit dans un cadre maîtrisé. On reste dans un cadre compatible avec des habitations ».

    Majoritairement salué

    « Le projet présenté ce soir s’inscrit dans le contexte d’évolution du site et permettra à chacun de disposer de toutes les informations nécessaires », encourage le maire (LR) Hervé Granier, soutient du projet. Pour autant, les premières interventions se sont avérées tendues. L’ANLP, première à prendre la parole, en son nom et celui des CIQ Gardanne Est et de la FNE13, a annoncé se retirer de la réunion, déplorant « une concertation biaisée et verrouillée d’avance ». Un départ sous les huées, comme les applaudissements. Les questions sur les nuisances sonores, les pollutions, ont largement ponctué les échanges… « La prise en compte des riverains, on y est attachés, pour la simple et bonne raison que les travailleurs en font partie », rappelait Jean-Michel Roccasalva, secrétaire général de la CGT du site. Nombreuses sont les interrogations autour des divers financements du projet. « Le coût total du projet est de 183 millions d’euros, pour l’usine clés en main. Aujourd’hui on fonctionne avec un financement en concertation, réparti entre ATCG et Gazotech. (…), rappelle Mael Disa. On est sur un financement stable, et pérenne. » En bref, un dossier « ficelé », selon Amélie Barbey, secrétaire locale du PCF, et salué à plusieurs reprises par l’assemblée. Notamment pour les créations d’emplois, puisque 50, au total y seront intégrés. « On a vocation à travailler le projet, regarder toutes les meilleures techniques existantes sur le marché et regarder comment faire pour le rendre porteur d’emploi. Sur le plan Environnemental, c’est bon. Socialement, très bon si on le peut et économiquement rentable », insiste Loic Delpech, président de l’ATCG. Deux autres réunions sont à venir.

  • Le cinéma de Gardanne retrouve enfin ses spectateurs

    Le cinéma de Gardanne retrouve enfin ses spectateurs

    Sa réouverture était devenue une véritable arlésienne. Après de longs mois de travaux, débutés en 2025, du retard, et de nombreux échanges houleux entre oppositions et majorité en conseil municipal, le Cinéma 3 Casino rouvre enfin ses portes. Ce mardi 12 mai, dans les trois salles obscures de ce lieu associatif défileront de nouveau les images du septième art, les fauteuils rouges seront de nouveau occupés par le public. « Il nous aura fallu plus de temps que prévu, et nous avons été amenés à dépasser l’enveloppe (budgétaire) initiale, déroule Antonio Mujica, premier adjoint en charge des travaux, rappelant les découvertes d’amiante, entre autres, problématique régulièrement relevée par la majorité. Mais pour ce mardi soir, les salles ont toutes été réservées », poursuit l’élu. Un fait confirmé par Laure Gonzales, présidente de l’association en charge du cinéma. Les bénévoles, passés de cinq à trois depuis la fermeture du lieu – l’un est parti à la retraite, l’autre a déménagé – a tenu tant bien que mal sa trésorerie et son activité. « Cela commençait à devenir compliqué pour tout le monde, notamment financièrement », concède Laure Gonzales. Déplacés dans une salle communale de la mairie après avoir vu les salles fermer, puis la partie bar, installée en rez-de-chaussée de l’ancien bâti, les bénévoles du Trois Casino ont tant bien que mal poursuivi les projections à destination des scolaires, dans des salles prêtées par la mairie. « Nous avions arrêté cela en février de cette année, puisque nous devions rouvrir en mars », précise Laure Gonzales. Après ces années de paralysie de l’activité, la gérante de l’association rapporte le soulagement des bénévoles, mais aussi l’engouement des Gardannais autour de cette première soirée de projection. La première, depuis des années. L’ouverture de la 79e édition du Festival de Cannes sera projetée dans l’une des trois salles, le film La Vénus électrique de Pierre Salvadori, dans une autre. Dans la troisième, ces deux séquences seront diffusées l’une après l’autre. La programmation classique reprendra dès ce mercredi 13 mai. « Samedi, jour des préventes pour les places de cinéma, une trentaine de personnes attendaient avant même l’ouverture des guichets, rapporte Laurence Gonzales. En deux heures, nous avons vendu 171 billets. Cette réouverture est une bonne nouvelle, surtout que tout affiche complet ! Il ne reste plus que six places de disponibles [sur la soirée, Ndlr]. » Toujours selon la présidente d’association, la rediffusion de films dans ce cinéma de proximité sera un nouveau souffle pour le centre-ville. « Il permettra de le redynamiser culturellement. C’est important, pour une ville de presque 22 000 habitants, souligne Laure Gonzales. De façon générale, on générait de l’activité aussi pour les commerces autour, on travaillait avec les autres commerces en cas d’événement… Les gens sont en demande d’un lieu culturel de proximité. »

  • Le projet Bio-Méthane en débat public

    Le projet Bio-Méthane en débat public

    Ils seront nombreux à répondre au rendez-vous organisé par l’Association des travailleurs de la centrale de Gardanne (ATCG). Partant d’une démarche volontaire, les salariés de la centrale, porteurs du projet Bio-Méthane Provence (BMP), lancent depuis ce lundi une consultation publique autour de celui-ci. Dans ce cadre-là, trois réunions publiques sont organisées par la CGT du site. La première se tiendra ce mardi 12 mai, dès 18h, à la Maison du Peuple de Gardanne. Pour rappel, le projet BMP est porté par la Société de production d’énergie gardannaise (Speg), sous l’égide de l’ATCG, en association avec Gazotech. Née de longues années de lutte, après la fermeture de la tranche charbon de la centrale, celle-ci a pour objectif de « produire de l’énergie verte à partir de ressources locales et contribuer ainsi à la décarbonation du territoire et à son indépendance énergétique », indique la CGT dans un tract distribué à la population la semaine dernière.

    Les porteurs du projet Bio-Méthane organisent, dans le cadre de cette concertation, trois réunions publiques, permettant de présenter le projet en détail, mais aussi de répondre aux questions des citoyens, comme tenter de rassurer les plus sceptiques vis-à-vis du projet. « Le projet n’a jamais été présenté au public (sous cette forme-là), même si nous avons toujours été clairs sur notre projet et avons toujours informé le public de notre projet. Mais cette réunion permet une information pleine et entière pour tous les riverains, recontextualise Jean-Michel Roccasalva, secrétaire général de la CGT du site. (Cette consultation), nous n’avions pas obligation de la faire. Mais selon la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (Dreal), il y avait une forte probabilité qu’on soit amenés à la faire via la Commission nationale du débat public (CNDP). » Celle-ci, a donc été saisie au plus tôt. La consultation elle, est ouverte jusqu’au 22 juin. Parmi les trois réunions publiques, la première se tiendra ce mardi 12 mai, dès 18h, à la Maison du Peuple de Gardanne.

    Associations, partis et élus présents

    L’entrée à cette rencontre reste libre, dans la mesure des places libres. Parmi les présents dans la salle, une délégation envoyée par la majorité – le maire, Hervé Granier (LR), se rendra sur place entouré de quelques élus. François Canu, secrétaire de l’Union départementale CGT et secrétaire général de l’Union locale d’Aix, sera lui aussi présent. « La lutte des salariés de la centrale est un dossier départemental, rappelle ce dernier. Le meeting tenu avec Sophie Binet à la centrale [en février 2026, Ndlr] était une première victoire, nous venons soutenir les camarades qui sont encore en train de boucler le projet. » Ce lundi soir, l’Union locale PCF, qui se rendra également à la Maison du peuple, indiquait recevoir dans ses locaux l’ATCG. « Ce projet, on le soutient. Il correspond à tout ce que l’on veut au niveau de l’emploi, de l’industrie… », souligne Amélie Barbey. Mais également, plusieurs associations et militants, notamment écologistes, opposés au projet devraient être présents.

    « Cette réunion permet une information pleine et entière »

  • Gardanne : Concertation à venir pour le projet des salariés de la centrale thermique

    Gardanne : Concertation à venir pour le projet des salariés de la centrale thermique

    Top départ, ce lundi, pour la concertation préalable volontaire autour du projet Bio-Méthane Provence, à Gardanne.

    Ce dernier, porté par la Société de production d’énergie gardannaise (Speg), détenue par l’Association des travailleurs de la centrale de Gardanne (ATCG) et résultant d’une lutte sociale de plusieurs années, a pour but de produire du gaz renouvelable sur le site de la centrale thermique de la commune.

    « On a saisi volontairement la Commission nationale du débat public (CNDP), on a pris les devants pour une totale transparence dans l’élaboration du dossier d’un point de vue administratif », campe Jean-Michel Roccasalva, secrétaire général de la CGT du site, cheville ouvrière de l’ATCG. Ce dernier rappelle : « On n’est pas des porteurs de projet lambda, la genèse du projet BMP vient en réponse à l’arrêt du charbon sur le site, pour une transition avec le maintien d’emplois et des compétences… ». Les travailleurs espèrent produire du gaz dit « vert » via un procédé industriel de pointe pour transformer du bois de récupération en fin de vie en combinant pyrolyse et méthanation, mais sans incinération.

    « Informer les riverains »

    Concrètement, trois réunions publiques sont au programme : les 12 mai, 26 mai et 16 juin, à 18h, à la Maison du peuple à Gardanne. Un dossier de concertation est à disposition dans les mairies du périmètre large du projet : Gardanne, Meyreuil, Fuveau, Bouc-Bel-Air et Aix-en-Provence. De même qu’un site internet est dédié à la concertation. « On veut éteindre toute incertitude sur ce qu’est le projet BMP, ce qu’on va faire, ce qui va être exploité, quelle ressource… », résume Jean-Michel Roccasalva. Avant de développer : « On ne convaincra pas certaines associations qui sont opposées à tout projet qui peut émerger dans le bassin. On s’en accommode, mais on souhaite surtout informer les riverains, directement concernés ou pas, le plus précisément possible. »

    D’où un déroulement précis des réunions : « On prévoit une réunion de deux heures, les garants de la CNDP présenteront la concertation. Il y aura un premier volet sur l’élaboration et le pourquoi de l’émergence du projet, puis un échange avec le public et un volet technique : comment on fabrique, quels enjeux, quels risques, quel niveau d’étude… ».

  • Gardanne : Sabrina Roubache en visite au lycée de l’étoile

    Gardanne : Sabrina Roubache en visite au lycée de l’étoile

    Dernière étape de la visite de la ministre déléguée Sabrina Roubache, ce lundi : la section professionnelle du lycée Fourcade de Gardanne, site du lycée de l’Étoile. Celui-ci regroupe plus de 300 élèves contre 1950 sur la totalité du site. Après ses visites à Istres et Salon-de-Provence, Sabrina Roubache a rencontré les équipes pédagogiques avant d’échanger avec les élèves en formation dans les services d’aide à la personne.

    Une problématique bien spécifique a été portée à sa connaissance par le proviseur, Jean-Paul Peyrache. Il y a 9 ans, le lycée professionnel de l’étoile a été rattaché au lycée général et technologique (LGT) de Fourcade. « Une fusion qui demeure insatisfaisante à ce jour. Les professionnels que nous sommes ont su s’adapter. Mais, là ou l’école doit œuvrer à la mixité sociale et l’intégration, nos élèves de la Section d’enseignement professionnel (SEP) vivent leur scolarité à un kilomètre de leurs camarades du LGT », a expliqué le proviseur. Il a aussi rappelé que « le LGT affiche un IPS [indice de position sociale] de 126,8, quand celui de la SEP est de 92,3, soit 34 points de moins. Quand le recrutement des filières générale et technologique s’effectue à 75% sur un secteur résidentiel privilégié, celui de la SEP a le même taux sur des quartiers marseillais défavorisés et éloignés. Ce qui pourrait n’être qu’un constat classique des différences habituelles entre enseignement pro, général et technologique, prend une dimension bien plus stigmatisante dans ce lycée ». Une seule solution pour Jean-Paul Peyrache : implanter l’étoile sur le site du lycée général et technologique. Le foncier, selon lui, est disponible.

    « La voie pro attire »

    « Vous avez une ministre qui a été choisie par le président pour reprendre ce portefeuille qui, depuis 2024, n’existait plus trop, rappelle Sabrina Roubache. Je suis venue vous voir pas seulement pour visiter, mais pour prendre votre dossier, travailler et vous apporter le maximum de solutions. » La ministre a précisé que, sur ce dossier, « ce qu’on nous demande, c’est d’avoir quelque chose qui ressemble plus à une cité scolaire, plutôt que deux pans de formation qui ne se croisent pas. C’est un problème de bâti, de structure, de foncier ».

    Ce point local abordé, la ministre a élargi les échanges aux enjeux plus globaux de la voie professionnelle, qu’elle affirme toujours attractive. Et rappelle que « 650 000 lycéens professionnels représentent un tiers des lycéens ». En apprentissage, les apprentis seraient passés de 300 000 en 2017 à un million à ce jour. « Que la voie professionnelle n’attire pas, ce n’est pas vrai », assure la ministre, qui souhaite « déployer les internats, donner des possibilités d’hébergement aux familles pour que chaque enfant qui a envie de faire une formation [puisse la faire] ».

    Elle réitère son projet de « réforme de carte des formations professionnelles » articulée autour d’une question : « Comment créer, dans des bassins d’emploi, notamment chez nous avec Gardanne, Istres, Fos et Berre, des formations qui vont donner d’ici 2030 entre 6 000 et 10 000 emplois ? » Et assure, sur les baisses des aides aux entreprises pour le recrutement en alternance : « Il n’y a pas de baisse drastique, il y a un réajustement à la maille, mais c’est une politique qui a démarré il y a 9 ans. »

  • Finances de la Métropole et Smart City au menu des débats

    Finances de la Métropole et Smart City au menu des débats

    Ce jeudi, Sandrine Zunino, élue aux finances, a présenté un bilan financier 2025 qui « démontre que les efforts fournis dès le début de mandat produisent leurs effets ». Pour 2026, le budget présenté, qui s’élève à 84,646 millions d’euros, a été « construit dans un contexte difficile, une habitude pour nous depuis 2020 (…). Nous avons tenu grâce à une gestion rigoureuse », concluait, en fin de conseil, le maire Hervé Granier. Pas d’augmentation d’impôts non plus, et des « efforts nécessaires » pour « amortir l’inflation ». Sur le budget primitif 2026 du budget principal, « il s’équilibre à 35,875 millions d’euros en section d’investissement et à 48,770 millions d’euros en section de fonctionnement ». De quoi faire réagir, notamment à gauche au sein du groupe mené par Jean-Marc La Piana.

    Les inquiétudes ont notamment porté sur les aides attribuées par la Métropole, en déficit de 123 millions d’euros, et sur la menace de plusieurs maires de ne pas voter le prochain budget (nos éditions des 21 et 22 avril). « ça pourrait avoir des conséquences lourdes pour notre commune. Le Département prévoit aussi de réduire d’un tiers son aide aux communes, ce qui aura un impact sur nos capacités d’investissement. Quels seront les impacts concrets sur les projets d’investissement de notre ville ? », interroge Jimmy Bessaih (DVG). « Nous n’avons pas de dispositif de subvention d’investissement de la Métropole, à part le fond concours, qui permet de prolonger les délais et permettait de disposer de subvention d’investissement pour les projets des communes. Il y a une prolongation de dates pour que l’on puisse finaliser et justifier nos opérations, veut rassurer Sandrine Zunino. Pour le Département, les dossiers sont de plus en plus exigeants (…). Jusqu’à présent, on n’a pas été impactés sur nos dossiers. »

    Un autre sujet épineux s’est invité dans les débats : celui de la Smart City. Lancé en 2021, le projet évalué à près de 40 millions d’euros a été abandonné fin 2022. La résiliation du marché a donné lieu à des contentieux. « Les provisions pour risques sont établies à 143 000 euros. On persiste à penser qu’avec les recours contentieux autour de la Ville, notamment celui de la Smart City, cela nous semble assez bas », estime Marion Robert (DVG).

    Provisions

    « Je retourne la question : à combien la fixez-vous ?, lance Arnaud Mazille, troisième adjoint. En ne se fondant pas sur les demandes folkloriques, faramineuses et infondées qui ont bonne voix dans la presse, mais ne sont en rien justifiées et dépassent le montant initial du marché ? » « Il aurait fallu provisionner au moins un quart du budget. L’entreprise demande 40 millions de dommages et intérêts, il est logique de mettre un quart de ces provisions en place. C’est ce que la Cour des comptes (CRC) demande », insiste Bruno Priouré (RN), document de la CRC brandi à l’appui. À noter que le montant spécifiquement provisionné pour ce contentieux s’élève à 10 000 euros. « Il existe beaucoup de voies de recours, mais il y en a une qu’on n’a pas encore invitée, c’est celle contre la bêtise, sinon, vous passeriez du temps dans les prétoires, rétorque Arnaud Mazille. La provision est évaluée au regard des éléments du dossier, que nous avons à jour, de risques qui sont regardés par les services et conseils de la ville. Déjà trois décisions ont été rendues dans l’intérêt de la commune. »

  • Pays d’Aix : les entreprises du territoire ouvrent leurs portes

    Pays d’Aix : les entreprises du territoire ouvrent leurs portes

    Face à un parterre de chefs d’entreprise, d’élus et de partenaires, Fanny Nadeau, directrice de l’office de tourisme de Gardanne, rappelle les enjeux derrière les Indus’3Days, lancés en 2016. L’édition 2026 vient d’être inaugurée ce mercredi, à la Société du Canal de Provence, l’un des partenaires historiques d’Indus 3’Days. « Pour nous, visiter une entreprise ce n’est pas uniquement du tourisme industriel, c’est plonger dans le cœur battant de notre économie, déroule Fanny Nadeau. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 130 entreprises mobilisées sur près de 5 000 km², des centaines d’heures de visite et près de vingt thématiques explorées, on peut le dire, c’est une véritable prouesse collective. »

    Sous la bannière de ce rendez-vous, des centaines d’entreprises, de la station d’épuration Aix-Ouest, à la Centrale de Provence, en passant par la confiserie du Roy René, au site Arcelor Mittal de Fos-sur-Mer, les directions et équipes de petites, moyennes, grandes entreprises du territoire, ses ateliers, ses galeries et ses usines, inviteront le public à découvrir le quotidien entre les murs « de lieux devant lesquels nous passons régulièrement, mais derrière lesquels nous ne savons absolument pas ce qu’il se passe », glisse, à l’issue des discours, Fanny Nadeau.

    Plus loin, plus longtemps

    Les visites, organisées en nombre limité -les places sont à réserver au plus tôt sur le site de l’événement-, sont ouvertes à tous, adaptées aux familles. « C’est aussi la plus belle façon d’inspirer les vocations de demain », estimait la directrice de l’office de tourisme. Lancé en 2016 avec la participation de neuf entreprises mobilisées sur une durée de trois jours, cette édition s’étend sur une durée de trois semaines. Et s’exporte sur le territoire. De métropolitain, Indus’3 Days devient régional. « Nous avons pris notre envol pour nous étendre au pays de Manosque et à la Provenceverte », se félicite Fanny Nadeau, non sans rappeler qu’Indus’3 Days est né sur une terre de mineurs. « Ce n’est pas quelque chose de folklorique, c’est quelque chose d’utile, ajoute Arnaud Mazille, élu à la culture dans la majorité d’Hervé Granier, maire de Gardanne. Il est utile en ce qui concerne la connaissance et donc l’acceptabilité de nos opérateurs économiques. Tout le monde est d’accord pour consommer local, avoir des entreprises locales, pour avoir des investisseurs locaux, mais jamais à côté de chez soi. À Gardanne, on en est parfois le triste exemple. »

    Mathilde Benedetto, déléguée régionale pour l’antenne sud de l’association Entreprises et Découvertes, rappelle que : « La Région Sud occupe une place exceptionnelle en matière de tourisme de savoir faire, avec 4,2 millions de visiteurs sur un total national de 22 millions. » Soit « près de 20% de la fréquentation ». Eva Bonnet-Gonnet

  • État des lieux du projet de rénovation des écoles de Gardanne

    État des lieux du projet de rénovation des écoles de Gardanne

    Le plan de rénovation des écoles avait été lancé dès 2020, tient à repréciser Antonio Mujica, premier adjoint d’Hervé Granier (LR), délégué aux travaux. Lors de sa première campagne, la rénovation des écoles ne figurait pas parmi les promesses du maire. D’après la majorité, les établissements avaient été trouvés « dans un état déplorable » à son arrivée. En revanche, pour le second mandat, en 2026, « on l’a inscrit au programme », note le premier adjoint.

    Entre 2020 et aujourd’hui, « nous nous sommes occupés de l’hygiène et de la sécurité [dans les écoles, Ndlr.], le minimum pour pouvoir tenir (…). On a injecté 2 millions d’euros dans les sanitaires, des réfectoires couverts de salpêtre. On a fait des choses, assure Antonio Mujica. Depuis 2020, nous avons mis un peu plus de 2 millions d’euros » sur ce volet-là.

    Il reste désormais à rénover les treize écoles de Gardanne et de Biver « de fond en comble », notamment en s’attaquant à l’isolation phonique et thermique, à la désimperméabilisation des cours d’école, ou encore aux îlots de chaleur. « Les travaux vont être exclusivement centrés sur la performance énergétique, le confort des enfants et enseignants, la performance acoustique », détaille Antonio Mujica.

    Selon la majorité, ce grand projet de rénovation pourrait être bouclé d’ici « 8 ou 10 ans », avec environ une année de travaux par école. « L’idée, aujourd’hui, est de travailler école par école », déroule l’élu, qui estime le coût des travaux à 1,5 million d’euros pour chaque établissement. « On a écrit un budget, cette année, autour de 19 millions d’euros. Les 2 millions par écoles, c’est dans nos moyens. »

    Pour permettre la continuité des cours pendant les travaux, un permis de construire pour une école modulaire, dont le coût avoisine les 1,8 million d’euros, « devrait bientôt être déposé » auprès des services de l’urbanisme. Cette structure provisoire, un vaste Algeco doté de onze classes de 50m² chacune, accueillera les élèves le temps des rénovations.

    En 2020, ce projet avait déjà été décrié par l’opposition, qui doute toujours. « Ce projet, on en parle depuis des années, mais il n’a jamais vu le jour, commente Jean-Marc La Piana, élu d’opposition (DVG). Pour l’instant, c’est un projet arbitraire : comment dire 1,8 million par école ? Elles ne sont pas toutes dans le même état. Il faudra voir ce que disent les études. »

  • Gardanne : la majorité fait de « l’écologie » sa cause municipale 2026

    Gardanne : la majorité fait de « l’écologie » sa cause municipale 2026

    Cette année, l’environnement a été choisi comme cause municipale 2026. L’annonce, a été formulée par la majorité ce jeudi 16 avril, au cours d’un conseil municipal en grande partie dédié au rapport d’orientation budgétaire 2026. « La commune poursuit sa transition énergétique et écologique en investissant de manière importante dans la rénovation de ses éclairages publics, avec une enveloppe de près d’un million d’euros permettant de réduire sa consommation énergétique », précisait Sandrine Zunino, reconduite comme adjointe aux finances. « Nous avons toujours estimé que la collectivité se doit de montrer l’exemple par des actes concrets », déroulait Pascal Nalin, nouvel adjoint en charge de la transition énergétique.

    Promesse de projets

    Sur le précédent mandat, la majorité considère que son bilan est positif : plantation de 750 arbres et désimperméabilisation de 11 000m2 de sols, création d’espaces verts, labellisation Territoires engagés transition écologique, d’ailleurs relancé avec l’ambition d’un meilleur score à l’issue des quatre prochaines années…

    Parmi les projets phares de cette cause municipale, la majorité promet une « rénovation des abords de l’Étang de Fontvert » pour en faire « un lieu de rencontre et de loisir tout en ayant scrupuleusement en tête la préservation du développement de la biodiversité », mais aussi la lutte contre les incivilités en poursuivant des actions de prévention et de répression, « aux moyens de la vidéoverbalisation concernant les dépôts sauvages ». Pour stabiliser son budget lié au coût de l’énergie, la majorité ambitionne d’atteindre un objectif « 100% LED » d’ici la fin du mandat. « Depuis 2020, nous avons réduit notre consommation de l’éclairage public de 27,5%, présente Pascal Nalin. Soit une réduction globale de l’énergie de plus de 26% avec une baisse, entre 2024 et 2025, de 8%. Un résultat indispensable pour les surcoûts d’énergie qu’on subit tous et pour absorber l’ouverture prochaine du cinéma, celle de la plateforme qui a déjà eu lieu et du foyer des seniors qui aura lieu à Biver. » Une mesure « insuffisante », pour Marion Robert, élue d’opposition dans le groupe de Jean-Marc La Piana. « Les charges passent de 7,4% en 2025 à 8,9% en 2026. Sur ces montants, plus de 34% concernent les fluides. Les LED, c’est peut-être fort utile, mais ce n’est pas suffisant », estime l’élue. Dans la même équipe, Laurent Deshaies (EELV) pointe, sur les questions d’énergie toujours, un manque de « stratégie écologique (…). Le document prévoit une baisse significative du coût de l’énergie (…) mais on ne peut pas à la fois constater l’instabilité du contexte et retenir un scénario aussi optimiste ».