Tag: Gardanne

  • Pays d’Aix : les entreprises du territoire ouvrent leurs portes

    Pays d’Aix : les entreprises du territoire ouvrent leurs portes

    Face à un parterre de chefs d’entreprise, d’élus et de partenaires, Fanny Nadeau, directrice de l’office de tourisme de Gardanne, rappelle les enjeux derrière les Indus’3Days, lancés en 2016. L’édition 2026 vient d’être inaugurée ce mercredi, à la Société du Canal de Provence, l’un des partenaires historiques d’Indus 3’Days. « Pour nous, visiter une entreprise ce n’est pas uniquement du tourisme industriel, c’est plonger dans le cœur battant de notre économie, déroule Fanny Nadeau. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : plus de 130 entreprises mobilisées sur près de 5 000 km², des centaines d’heures de visite et près de vingt thématiques explorées, on peut le dire, c’est une véritable prouesse collective. »

    Sous la bannière de ce rendez-vous, des centaines d’entreprises, de la station d’épuration Aix-Ouest, à la Centrale de Provence, en passant par la confiserie du Roy René, au site Arcelor Mittal de Fos-sur-Mer, les directions et équipes de petites, moyennes, grandes entreprises du territoire, ses ateliers, ses galeries et ses usines, inviteront le public à découvrir le quotidien entre les murs « de lieux devant lesquels nous passons régulièrement, mais derrière lesquels nous ne savons absolument pas ce qu’il se passe », glisse, à l’issue des discours, Fanny Nadeau.

    Plus loin, plus longtemps

    Les visites, organisées en nombre limité -les places sont à réserver au plus tôt sur le site de l’événement-, sont ouvertes à tous, adaptées aux familles. « C’est aussi la plus belle façon d’inspirer les vocations de demain », estimait la directrice de l’office de tourisme. Lancé en 2016 avec la participation de neuf entreprises mobilisées sur une durée de trois jours, cette édition s’étend sur une durée de trois semaines. Et s’exporte sur le territoire. De métropolitain, Indus’3 Days devient régional. « Nous avons pris notre envol pour nous étendre au pays de Manosque et à la Provenceverte », se félicite Fanny Nadeau, non sans rappeler qu’Indus’3 Days est né sur une terre de mineurs. « Ce n’est pas quelque chose de folklorique, c’est quelque chose d’utile, ajoute Arnaud Mazille, élu à la culture dans la majorité d’Hervé Granier, maire de Gardanne. Il est utile en ce qui concerne la connaissance et donc l’acceptabilité de nos opérateurs économiques. Tout le monde est d’accord pour consommer local, avoir des entreprises locales, pour avoir des investisseurs locaux, mais jamais à côté de chez soi. À Gardanne, on en est parfois le triste exemple. »

    Mathilde Benedetto, déléguée régionale pour l’antenne sud de l’association Entreprises et Découvertes, rappelle que : « La Région Sud occupe une place exceptionnelle en matière de tourisme de savoir faire, avec 4,2 millions de visiteurs sur un total national de 22 millions. » Soit « près de 20% de la fréquentation ». Eva Bonnet-Gonnet

  • État des lieux du projet de rénovation des écoles de Gardanne

    État des lieux du projet de rénovation des écoles de Gardanne

    Le plan de rénovation des écoles avait été lancé dès 2020, tient à repréciser Antonio Mujica, premier adjoint d’Hervé Granier (LR), délégué aux travaux. Lors de sa première campagne, la rénovation des écoles ne figurait pas parmi les promesses du maire. D’après la majorité, les établissements avaient été trouvés « dans un état déplorable » à son arrivée. En revanche, pour le second mandat, en 2026, « on l’a inscrit au programme », note le premier adjoint.

    Entre 2020 et aujourd’hui, « nous nous sommes occupés de l’hygiène et de la sécurité [dans les écoles, Ndlr.], le minimum pour pouvoir tenir (…). On a injecté 2 millions d’euros dans les sanitaires, des réfectoires couverts de salpêtre. On a fait des choses, assure Antonio Mujica. Depuis 2020, nous avons mis un peu plus de 2 millions d’euros » sur ce volet-là.

    Il reste désormais à rénover les treize écoles de Gardanne et de Biver « de fond en comble », notamment en s’attaquant à l’isolation phonique et thermique, à la désimperméabilisation des cours d’école, ou encore aux îlots de chaleur. « Les travaux vont être exclusivement centrés sur la performance énergétique, le confort des enfants et enseignants, la performance acoustique », détaille Antonio Mujica.

    Selon la majorité, ce grand projet de rénovation pourrait être bouclé d’ici « 8 ou 10 ans », avec environ une année de travaux par école. « L’idée, aujourd’hui, est de travailler école par école », déroule l’élu, qui estime le coût des travaux à 1,5 million d’euros pour chaque établissement. « On a écrit un budget, cette année, autour de 19 millions d’euros. Les 2 millions par écoles, c’est dans nos moyens. »

    Pour permettre la continuité des cours pendant les travaux, un permis de construire pour une école modulaire, dont le coût avoisine les 1,8 million d’euros, « devrait bientôt être déposé » auprès des services de l’urbanisme. Cette structure provisoire, un vaste Algeco doté de onze classes de 50m² chacune, accueillera les élèves le temps des rénovations.

    En 2020, ce projet avait déjà été décrié par l’opposition, qui doute toujours. « Ce projet, on en parle depuis des années, mais il n’a jamais vu le jour, commente Jean-Marc La Piana, élu d’opposition (DVG). Pour l’instant, c’est un projet arbitraire : comment dire 1,8 million par école ? Elles ne sont pas toutes dans le même état. Il faudra voir ce que disent les études. »

  • Gardanne : la majorité fait de « l’écologie » sa cause municipale 2026

    Gardanne : la majorité fait de « l’écologie » sa cause municipale 2026

    Cette année, l’environnement a été choisi comme cause municipale 2026. L’annonce, a été formulée par la majorité ce jeudi 16 avril, au cours d’un conseil municipal en grande partie dédié au rapport d’orientation budgétaire 2026. « La commune poursuit sa transition énergétique et écologique en investissant de manière importante dans la rénovation de ses éclairages publics, avec une enveloppe de près d’un million d’euros permettant de réduire sa consommation énergétique », précisait Sandrine Zunino, reconduite comme adjointe aux finances. « Nous avons toujours estimé que la collectivité se doit de montrer l’exemple par des actes concrets », déroulait Pascal Nalin, nouvel adjoint en charge de la transition énergétique.

    Promesse de projets

    Sur le précédent mandat, la majorité considère que son bilan est positif : plantation de 750 arbres et désimperméabilisation de 11 000m2 de sols, création d’espaces verts, labellisation Territoires engagés transition écologique, d’ailleurs relancé avec l’ambition d’un meilleur score à l’issue des quatre prochaines années…

    Parmi les projets phares de cette cause municipale, la majorité promet une « rénovation des abords de l’Étang de Fontvert » pour en faire « un lieu de rencontre et de loisir tout en ayant scrupuleusement en tête la préservation du développement de la biodiversité », mais aussi la lutte contre les incivilités en poursuivant des actions de prévention et de répression, « aux moyens de la vidéoverbalisation concernant les dépôts sauvages ». Pour stabiliser son budget lié au coût de l’énergie, la majorité ambitionne d’atteindre un objectif « 100% LED » d’ici la fin du mandat. « Depuis 2020, nous avons réduit notre consommation de l’éclairage public de 27,5%, présente Pascal Nalin. Soit une réduction globale de l’énergie de plus de 26% avec une baisse, entre 2024 et 2025, de 8%. Un résultat indispensable pour les surcoûts d’énergie qu’on subit tous et pour absorber l’ouverture prochaine du cinéma, celle de la plateforme qui a déjà eu lieu et du foyer des seniors qui aura lieu à Biver. » Une mesure « insuffisante », pour Marion Robert, élue d’opposition dans le groupe de Jean-Marc La Piana. « Les charges passent de 7,4% en 2025 à 8,9% en 2026. Sur ces montants, plus de 34% concernent les fluides. Les LED, c’est peut-être fort utile, mais ce n’est pas suffisant », estime l’élue. Dans la même équipe, Laurent Deshaies (EELV) pointe, sur les questions d’énergie toujours, un manque de « stratégie écologique (…). Le document prévoit une baisse significative du coût de l’énergie (…) mais on ne peut pas à la fois constater l’instabilité du contexte et retenir un scénario aussi optimiste ».

  • À Gardanne, les ambitions de la majorité municipale sous le feu des critiques

    À Gardanne, les ambitions de la majorité municipale sous le feu des critiques

    Sous la mandature d’Hervé Granier (LR), il est le septième budget présenté. Et un credo : « investir plus pour l’avenir », promet le premier magistrat de la Ville, alors que ce jeudi soir, en conseil municipal était débattu le rapport d’orientations budgétaires (ROB) 2026. « Le budget 2026 se définit ainsi : par une maîtrise de la dépense de fonctionnement, une gestion responsable des charges de personnel (…) le maintien des taux d’investissement locaux », déroule, en début de séance Sandrine Zunino, reconduite comme adjointe aux finances. Malgré le contexte « économique restreint » et une politique nationale « complexe », doublé d’un renouvellement du conseil municipal, la majorité présente un budget, selon elle, « rigoureux ».

    La majorité prévoit d’importants investissements pour les équipements de la commune – outre le cinéma qui doit bientôt sortir de terre et la Plateforme récemment inaugurée, des projets de rénovation de l’Étang de Fontvenelles, et de l’éclairage public sont listés. La municipalité voulant atteindre un objectif 100% LED, d’ici la fin du mandat et fait d’ailleurs de la transition écologique sa grande cause municipale. La réhabilitation du boulevard Cezanne, plusieurs rénovations d’écoles et la réalisation d’un foyer seniors sont aussi à l’ordre du jour du mandat.

    Un plan pluriannuel d’investissement a été élaboré, pour l’année 2026 et 17,7 millions d’euros sont annoncés pour les dépenses d’équipements. Quelques points noirs, pèsent sur le budget au vu du contexte : l’augmentation des dépenses alimentaires, liées à l’inflation, ou le reversement « d’une partie du Dilico : 30% de notre budget », indique Sandrine Zunino. Un budget « responsable » pour la majorité, pourtant remis en cause sur plusieurs points par les oppositions. Bien que les débats, soient restés cordiaux. Le RN, décrit des fonds de rendement en baisse, le ratio est « largement optimiste », pour l’adjointe aux finances. « Vous présentez deux gros investissements : le cinéma et la Plateforme, avec +100% de l’augmentation de la dépense pour le cinéma. Cela veut dire aussi que les autres investissements vont peut-être largement dépasser que ce qui est prévu ? », questionne Jean-Marc La Piana, pour la gauche. Celui-ci s’inquiète d’une pénalité possible sur les autres projets. La faute, entre autres, aux imprévus survenus au cours des chantiers, selon la majorité. Le budget, sera voté la semaine prochaine, jeudi 23 avril.

  • Les fermetures d’écoles au menu du conseil municipal de Gardanne

    Les fermetures d’écoles au menu du conseil municipal de Gardanne

    Premier conseil municipal après l’installation l’oblige, la séance a largement été dédiée à l’installation de représentants d’élus dans divers conseils d’administrations de la Ville et créations de commissions municipales. Parmi lesquelles quatre nouvelles : l’une dédiée aux finances, à l’éducation et la petite enfance, la jeunesse, une commission sport, culture et associations ainsi qu’une commission travaux, structure, urbanisme et transition écologique et énergétique. La séance de ce jeudi 8 avril a permis, aussi, l’installation d’une nouvelle conseillère municipale, Harmonie Ingrasci, qui remplace Vanessa Bosca, qui laisse son poste pour des raisons de santé. Entre les séquences de vote pourtant, le sujet des mobilisations devant les écoles a été remis sur la table.

    Mobilisation

    contre l’austérité

    Pour rappel, deux écoles – Paul Cezanne, à Biver, et Lucie Aubrac, à Fontvenelles – menacées par des fermetures de classe, ont vu enseignants et parents se rassembler la semaine dernière. « Les enseignants se sont mobilisés pour protester contre le budget d’austérité proposé par l’Éducation nationale (…) l’action collective a permis de sauver au moins la classe de Cezanne, mais nous ignorons le sort réservé à l’école Lucie Aubrac (…) il est urgent de défendre nos services publics d’éducation, c’est cette exigence politique que nous portons et défendons. Où en sont les discussions à ce sujet ? », pose Johanne Guedini-Souche, issue du groupe d’opposition mené par Jean-Marc La Piana (DVG), absent ce jour pour raisons professionnelles. La majorité, qui se dit « unanimement d’accord » avec la remarque, rappelle s’être mobilisée.

    « À ce jour, l’information [au sujet de l’école Cezanne, Ndlr.] est de source non officielle, puisque nous n’avons pas reçu de courrier, précise Antonio Mujica, premier adjoint. Pour l’école Aubrac, nous n’avons toujours pas de nouvelles on attend un courrier officiel du Dasen. » L’occasion des nominations au sein du conseil d’administration dans les collèges et lycées a cette fois été prétexte, pour Jimmy Bessaih, aussi dans le groupe de La Piana, de rappeler les « baisses de dotations globales horaires (DGH) », les conditions d’enseignement et appelle « les collègues qui iront dans cette instance à se battre pour que ces DGH soient augmentées ». Un fait « auquel nous serons effectivement attentifs », promet le maire (LR), Hervé Granier.

  • À Gardanne, un pôle pour recycler les déchets plastiques

    À Gardanne, un pôle pour recycler les déchets plastiques

    Jusqu’ici le terrain face à Altéo était une friche. Jusqu’à ce que Stéphane et Christophe Testa, deux frères à la tête de MP Industrie, lancent le projet d’un Ecopôle, baptisé Molx, éponyme d’une carrière minière dans la zone d’Alvon, et doté d’une unité industrielle permettant la fabrication de Recyclène, matériau issu de déchets plastiques. Un matériau « assez lourd mais parfait pour être utilisé, et déplacé tous les jours, imputrescible, idéal pour les utilisations en extérieur, ne peut pas être peint », précise Christophe Testa. Le Recyclène, permet, par exemple, de fabriquer du mobilier urbain. Le projet Molx ambitionne, à moyen terme, « d’absorber la production de déchets ménagers plastiques de la commune de Gardanne à l’horizon 2035. On espère que ce projet soit reproductible et soit un morceau de la solution de la transition écologique et du problème des plastiques », estime Stéphane Testa, alors que ce mercredi, en présence des institutions et acteurs locaux partenaires du projet, validé par le PLUi en décembre 2025, celui-ci sera présenté en détail lors du lancement du chantier.

    Aligné avec à la transition

    « Ce sont 27 000m2 de foncier, c’est 8 000m2 de bâtiments qui vont être construits, ce sont une vingtaine de sociétés qui vont s’installer sur cette zone et la création d’une centaine d’emplois et d’utilisateurs sur la zone, développe Stéphane Testa. Au-delà de la construction et de la partie immobilière, ce qu’on voulait présenter est un écosystème autour des métiers de l’environnement, notamment autour du recyclage de plastique. On a pensé ce site comme une logique de filière avec au cœur de ce projet, la société MP Industries. » Le site, acquis en 2012, par l’EPF (établissement public foncier) a fait l’objet d’une convention d’intervention foncière à vocation économique en 2020 : décision prise conjointement avec le maire (LR) Hervé Granier et la Métropole. Fondée en 1998 à Gardanne, la société MP Industries est déjà installée sur un site industriel de Valabre, « peu adapté » au développement de l’industrie. Autour de l’activité principale de fabrication de Recyclène, 3 500m2 sont laissés disponibles pour des partenaires du projet, startups et PME (petites et moyennes entreprises) pour « qu’ils puissent travailler le produit Recyclène ». Activités de commerces et services, comme une micro-crèche, devraient sortir de terre. Pour Hervé Granier, maire (LR) de Gardanne, le projet « s’inscrit pleinement dans la priorité que nous portons pour Gardanne en matière d’environnement. Votre ambition de contribuer à faire de notre ville un territoire neutre en déchets plastiques à l’horizon de 5 à 7 ans à travers un Ecopole capable de traiter l’équivalent de déchets produits par la commune est à la fois concrète et inspirante ». Mathieu Gatineau, sous-préfet d’Aix-en-Provence, estime que « c’est un des premiers projets qui va s’installer ici, cela fait partie d’une dynamique qu’on veut ensemble instaurer pour le territoire de Gardanne et l’ancien bassin minier de Provence ». Il faudra attendre l’hiver 2026, avant que la première tranche du projet ne soit livrée.

  • À Gardanne, ils se mobilisent contre la loi Yadan

    À Gardanne, ils se mobilisent contre la loi Yadan

    Visant à « lutter contre les formes renouvelées de l’antisémitisme », la loi Yadan, qui doit être présentée à l’Assemblée nationale le 16 avril, suscite des oppositions. Ce mardi 7 avril, à l’appel du PCF de Gardanne, le Collectif Aixois en soutien au peuple palestinien et libanais (SAP) a organisé une veillée pour la Palestine, et manifestait, à cette occasion, son opposition au texte. Un moment « solennel », assure Morgan Hamdan, coresponsable du SAP, alors que les prises de paroles sur la loi Yadan et le « génocide à Gaza et sur les massacres au Liban par les forces d’occupation israéliennes », se sont succédées. Selon les militants PCF sur place, une soixantaine de personnes ont participé au rassemblement. À cette occasion Morgan Hamdan rappelle qu’une lettre ouverte, cosignée, entre autres, par le SAP, les Jeunes communistes des Bouches-du-Rhône, les Jeunes insoumis d’Aix, l’Union étudiante Aix-Marseille et l’association France Palestine Solidarité, appellent Marc Pena (PS), député des Bouches-du-Rhône, à voter contre cette loi qui « cherche à faire taire la critique d’un état génocidaire et apartheidaire au moment précis ou ce débat est le plus nécessaire », indique cette lettre.

  • À Gardanne-Biver, une issue positive se dessine pour l’école Paul-Cezanne

    À Gardanne-Biver, une issue positive se dessine pour l’école Paul-Cezanne

    Huit heures ce jeudi, à Gardanne, quartier Biver. Le bruit des casseroles et les chants de mécontentement venant de petites foules de parents d’élèves réunis devant les portails de deux écoles de la commune se font entendre. La menace d’une fermeture de classes à Lucie-Aubrac et Paul-Cezanne (Biver), dans le cadre d’une reconfiguration de la carte scolaire, a suscité la colère des parents d’élèves. Mais aussi des jeunes concernés.

    « On est sur une proposition de fermeture de classe avec un comptage des effectifs sur les deux écoles élémentaires [Mistral et Cezanne, Ndlr]. Actuellement, il y a douze classes entre les deux sites, six d’un côté, six de l’autre. Ils veulent revenir à onze classes, avec un effectif d’une moyenne de 25 élèves par classe. Ce qui est acceptable, mais avec une moyenne de 23-24 d’un côté et une moyenne de 27-28 élèves de l’autre », a expliqué Ariane Bonnet, présidente de l’Association FCPE (Fédération des conseils de parents d’élèves) Biver.

    Présent sur place, Antonio Mujica, adjoint au maire, a estimé : « On ne peut pas faire des préconisations en disant que 24 élèves est une moyenne et balayer ça ensuite. Nous ne sommes pas d’accord avec ça. »

    Un écrit « pour confirmer »

    Il rappelle que la nouvelle configuration de la carte scolaire inclut « une ouverture de classe », prévue à l’école Beaurecueil, dans le centre de Gardanne. Finalement, et contre toute attente, les parents ont obtenu gain de cause. La commission carte scolaire n’aurait pas voté la fermeture d’une classe à l’école Paul-Cezanne, selon la FCPE de Biver. « L’action commune, entre la mairie et les parents d’élèves, a fonctionné. Cela met en avant l’efficacité de l’action collective », a commenté, en fin de journée, la FCPE. De son côté, la mairie indique attendre un écrit « officiel, d’ici le début de la semaine prochaine, pour confirmer ces informations ». La Direction des services départementaux de l’éducation nationale (DSDEN), en revanche, n’a pas pu nous confirmer l’information.

    Devant le portail de l’école Lucie-Aubrac, le ton est monté aussi, jeudi matin. « On a stressé pour nos enfants, puisque les classes pourraient aller jusqu’à 29-30 enfants, ce qui nous paraît énorme avec 15 enfants notifiés MDPH (Maison départementale des personnes handicapées) sur l’école », indique Audrey. « On pense aussi à nos enseignants : 30 élèves, ce n’est pas possible. Nos enfants ne sont pas dans un apprentissage correct, on perd l’école publique. Cette fermeture accompagne tout le monde, le personnel accompagnant aussi », ajoute Camille. L’évolution de la situation concernant la fermeture de classe à Lucie-Aubrac n’était pas connue au moment où nous écrivons ces lignes.

  • Hervé Granier réinstallé en mairie de Gardanne

    Hervé Granier réinstallé en mairie de Gardanne

    Une partie du public s’est engouffrée en mairie, tandis qu’une autre scrutait l’écran de la Maison du Peuple, sur lequel était diffusé le conseil municipal d’installation à Gardanne, ce samedi. Hervé Granier (DVD) réélu maire pour un second mandat, avec 50,45% des suffrages exprimés, vient d’être reconduit, avec ses adjoints, par son conseil municipal. À sa gauche, siègent six élus issus de la liste menée par Jean-Marc La Piana (DVG). « Les promesses ne devront pas être oubliées et devront se confronter aux faits. Notre équipe au conseil municipal sera engagée, déterminée à représenter une opposition vigilante, exigeante et constructive dans l’intérêt de nos concitoyens », affirme Jean-Marc La Piana.

    Deux sièges sont occupés par le RN, mené par Bruno Priouret, ayant obtenu 12,08% des voix. « Durant cette campagne, nous avons été dignes, honnêtes, sincères, transparents. Nous avons présenté un projet sérieux et concret, qui nous servira de base de travail pour ce mandat, déclare Hervé Granier. Au-delà de ces engagements, les électeurs ont validé, lors de ces élections, notre méthode et notre façon d’agir, à savoir la proximité et la transparence (…) nous poursuivrons également notre gestion rigoureuse pour faire en sorte de pouvoir rendre des services publics de qualité à l’ensemble des administrés. » Et de promettre qu’un premier engagement de campagne sera « prochainement » concrétisé : la signature par les élus de la majorité d’une déclaration d’intérêts, consultable par les citoyens. Celle-ci sera aussi proposée aux élus de l’opposition.

    Les adjoints

    La liste d’Hervé Granier se compose de 10 adjoints au maire. Les attributions de délégations restent encore à venir. Antonio Mujica, déjà premier adjoint en 2020, chef d’entreprise ; Sandrine Zunino-Ghougassian, adjointe aux finances en 2020, fonctionnaire territoriale ; Arnaud Mazille, adjoint à la culture en 2020, avocat ; Claire Campodonico, infirmière libérale ; Alain Giusti, retraité de la fonction publique territoriale ; Sophie Cucchi-Gilas, mère au foyer ; Pascal Nalin, ingénieur chargé d’affaires ; Noura Araba, assistante de vie ; Vincent Randazzo, chef d’entreprise retraité ; Magali Scelles, préparatrice en pharmacie.

  • L’abandon du projet Hynovera sur la centrale de Gardanne confirmé

    L’abandon du projet Hynovera sur la centrale de Gardanne confirmé

    Hy2Gen avait déjà placé ses pions sur un autre échiquier et officialisé en mai 2025 un accord H2V, porteur depuis 2021 d’un projet industriel d’hydrogène renouvelable sur la zone industrialo-portuaire de Fos-sur-Mer. Le 10 février, une convention d’occupation sur 46,6 hectares de la ZIP était signée pour le nouveau projet H4, auquel le Port Marseille-Fos, Hy24 et Technip Energies sont associés. Cette fois, le groupe a définitivement jeté l’éponge à Gardanne face à la fronde citoyenne.

    À Fos, c’est un projet de grande envergure nécessitant un investissement de 1,5 milliard d’euros qui doit voir le jour en 2030 pour produire 390 MW d’hydrogène bas carbone pour l’avitaillement du transport aérien, avec 165 emplois à la clé. Il enterrait de fait Hynovera, qui soumis à la concertation publique sous l’égide de la Commission nationale du débat public (CNDP), se retrouvait avec d’énormes bâtons dans les roues. Le 11 mars, le président et cofondateur, Cyril Dufau-Sansot, a confirmé que « fin 2025, le propriétaire du site a mis fin à ses engagements relatifs au foncier. Sans cette disponibilité foncière, le projet ne peut espérer le développement programmé ».

    L’avenir des salariés

    Du côté des salariés de la centrale thermique de Meyreuil qui ferraillent depuis 10 ans pour garantir l’avenir de l’activité et des emplois, « en réalité ça fait deux ans que ce projet est tombé aux oubliettes », note sans surprise Jean-Michel Roccasalva, délégué CGT. Sur le site, alors que le projet d’unité de biométhane de BMP, filiale de GazoTech, doit entrer dans la phase de concertation sous l’égide de la CNDP, c’est maintenant la très libérale Cour des comptes qui cherche des poux dans le contrat qui lie GazelEnergie à l’État.